Saturday, March 10, 2018
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10
March 2018
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  Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 13 décembre 2017 au 20 mai 2018, prolongation jusqu'au 12 août 2018
Du mercredi au vendredi : 11h - 17h / Samedi et dimanche : 14h - 18h
Groupes : sur rendez-vous du mardi au dimanche - Fermé le lundi et les jours fériés

Entrée libre le premier dimanche de chaque mois
Plein tarif : 4.70 € / 3.60 € pour les Isséens et GPSO
Tarif réduit : 3.60 € / 2.60 € pour les Isséens et GPSO
Gratuit pour les moins de 26 ans
Audio guide français / anglais : gratuit

Labellisée « Centenaire Auguste Rodin », cette exposition au Musée Français de la Carte à Jouer sera la dernière manifestation de cette année consacrée à l'une des figures les plus indépendantes du monde de l'art. Mêlant sculptures et photographies, elle s'accompagnera d'une riche programmation avec des conférences mensuelles et des projections.

En 1908, Auguste Rodin, qui habite la Villa des Brillants à Meudon depuis une douzaine d'années, fait installer dans les communs du château des Conti à Issy-les-Moulineaux l'atelier d'un de ses derniers mouleurs et proches collaborateurs : Paul Cruet.

Employé par le Maître, puis par le Musée Rodin de novembre 1905 à février 1940 en qualité de chef-mouleur, celui-ci devient un collaborateur précieux et estimé dont l'expertise a régulièrement été sollicitée dans différents domaines. C'est en particulier à lui qu'est confiée la tâche d'achever la mythique Porte de l'Enfer en 1917.

Jusqu'à sa fermeture en 1937, son atelier isséen compte parmi l'un des principaux lieux d'activité du Musée Rodin.

A la fin de sa vie, il possédait une collection dont donation a été faite à la Ville en 1966 et 1974. Conservé au Musée Français de la Carte à Jouer, ce fonds comprend en particulier des photographies anciennes, une aquarelle et sept sculptures en plâtre (dont un buste de Camille Claudel et une tête d'un des Bourgeois de Calais, Pierre de Wissant).

L'ensemble sera présenté au côté d'une sélection d'œuvres à la réalisation desquelles Paul Cruet a travaillé. L'exposition a en effet bénéficié de l'aide et du soutien du Musée Rodin qui a bien voulu ouvrir largement l'accès à ses archives et à ses réserves.

Elle permettra aussi sur le plan esthétique de s'arrêter sur les processus créatifs en sculpture et plus particulièrement le procédé du moulage. Le mouleur joue en effet un rôle important non seulement sur le plan technique (du fait du nombre et de la complexité des étapes mises en œuvre) mais surtout sur le plan esthétique.

#CentenaireRodin
#Rodin100
http://rodin100.org/fr/actualit%C3%A9s/auguste-rodin-et-son-mouleur-paul-cruet

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Paul Cruet procédant au moulage d'Ugolin, tirage photographique 22.4 x 17.3 cm, coll. M F C J - Issy-les-Moulineaux © F. Doury

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), L'Âge d'airain (Grand modèle), 1877, plâtre patiné au vernis gomme laque, 180 x 68.5 x 54.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Saint Jean-Baptiste (Grand modèle), 1880, plâtre patiné au vernis gomme laque, 203 x 71.7 x 119.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Buste de Dalou, 1883, plâtre stéariné, 52 x 43 x 24 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Voyage au centre de la Terre"
Location:
13ème arrondissement de Paris
13ème arrondissement de Paris
75013 Paris
France
Internet Site : www.mairie13.paris.fr
Description:
espaces éphémères d'Emerige
7 rue Tolbiac

9-15 mars 2018, prolongée jusqu'au 25 mars
en accès libre de 12h à 19h

Commissariat : Jérôme Sans

Emerige et le Fonds de dotation Emerige présentent du 9 au 15 mars l'exposition « Voyage au centre de la Terre » : une expédition à travers l'univers de 8 artistes - Romain Bernini, Jennyfer Grassi, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Eva Jospin, Bruno Perramant, Lucie Picandet et Pierre Seinturier - qui ont pris possession d'une série d'anciens entrepôts dissimulés derrière le portail du 7 rue de Tolbiac. Ces espaces d'expérimentation abritent depuis plus d'un an une activité artistique plurielle, mise en lumière in situ grâce à l'exposition qui se veut un voyage esthétique et poétique, non linéaire, au cœur de la création en train de se faire.

Mécène engagé aux côtés de la scène artistique française depuis de nombreuses années, conscient du manque d'ateliers pour les artistes vivant à Paris, Emerige a choisi de mettre à disposition ses espaces du quartier Bibliothèque François Mitterrand à ces 8 artistes représentatifs du dynamisme de la scène émergente française. À travers cet accompagnement matériel, le Groupe leur offre un soutien fondamental sur le long terme.

Voué dans quelques semaines à la démolition, ce théâtre éphémère de la création artistique deviendra à l'horizon 2021 une immeuble de logements réalisé par Emerige.

Une déambulation « au delà du miroir »

Vernissage de l'exposition "Voyage au centre de la Terre"
© Florian Kleinefenn

Renouant, d'une certaine manière, avec l'histoire passée des ateliers collectifs, où les cultures se répondent et s'entrecroisent, les artistes se sont emparés des lieux. Tous ont en commun une recherche qui tend vers la notion de profondeur saisissable au fil des espaces : au rdc des paysages de forêts tels de gigantesques bas-reliefs qui seraient issus de contes fantastiques chez Eva Jospin ; des fleurs photoluminescentes plongées dans l'obscurité par Jennyfer Grassi comme des chimères, jusqu'aux peintures de jungles imaginaires et autres mythologies contemporaines de Romain Bernini.

À l'étage, dans les combles, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige présentent autant de vestiges des transformations invisibles des mondes souterrains. Dans la pièce voisine, les aquarelles de Lucie Picandet prennent forme tel un voyage introspectif à l'intérieur de son organisme, et, lové au fond du couloir, Pierre Seinturier dévoile un univers graphique et pictural qui campe comme une intrigue, un suspens issus de films policiers américains ou de série B.

Enfin, le sous-sol devient un vaste jardin onirique pictural, bordé d'allées, habité aussi d'êtres étranges évoluant dans des fonds marins indéterminés, créés par Bruno Perramant. Utopies, rituels, expériences rythment ces diverses propositions dans un autre espace-temps, celui du processus de création.

Réunis comme une île à la périphérie du paysage du centre parisien, les espaces du 7 rue Tolbiac ont constitué pour ces artistes un nouveau centre original du monde. Aujourd'hui, c'est aussi un écho à la fois proche et lointain du futur pôle artistique et culturel porté par Emerige qui naîtra sur l'Île Seguin d'ici 2021 : l'amorce d'un programme ambitieux, inattendu, hors des sentiers battus de l'art contemporain, dans lequel Emerige se porte comme un nouvel acteur du rayonnement de la création contemporaine française à l'échelle internationale. L'histoire ne fait que commencer...

Vernissage de l'exposition "Voyage au centre de la Terre"

Visite de la résidence premium Pierre & Vacances de Presqu'île de la Touques
Location:
Deauville
Deauville
14800 Deauville
M° Gare SNCF Trouville - Deauville
France
Internet Site : www.mairie-deauville.fr
Description:
L'ouverture de la Résidence premium de la Presqu'île de la Touques est prévue au printemps et il est encore possible de profiter des dernières opportunités d'investissement au sein de ce programme immobilier d'exception.

PROGRAMME DE LA VISITE
Accueil à l'Hôtel Barrière - Le Normandy
Visite privilège en avant-premiere
Cocktail à l'Hôtel Barrière - Le Normandy
Inscrivez-vous dès maintenant à une visite privée le 9 ou le 10 mars 2018.

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Un conseiller vous contactera pour fixer avec vous la date et l'heure de votre visite.

Exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"
Location:
Galerie Azzedine Alaïa
18, rue de la Verrerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 42 72 19 19
Mail : galerie@alaia.fr
Internet Site : www.alaia.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Du 22 janvier au 10 juin
Tous les jours de 11h à 19h

Vernissage le dimanche 21 janvier en présence d'Olivier Saillard, Christoph bon Weyhe, Jean-Baptiste Mondino, Naomi Campbell, Didier Krzentowski, Jack Lang, Cindy Crawford Kaia Gerber, Farida Khelfa, Carla Sozzani, Paolo Roversi

Disparu le 18 novembre 2017, le génie d'Azzedine Alaïa s'expose au sein de son atelier et de sa galerie d'art dans le 4ème arrondissement de Paris dès aujourd'hui. Orchestrée par Olivier Saillard, cette exposition met en lumière les pièces les plus emblématiques du créateur, qui sera également à l'honneur du Design Museum de Londres qui, dès le mois de mai 2018, accueillera l'exposition "Azzedine Alaïa, The Couturier". Le plus ? C'est le créateur lui-même qui a choisi les 60 pièces couture exposées.

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Décédé le 18 novembre 2017, Azzedine Alaïa a laissé une mode meurtrie de son départ mais enrichie par ses créations. Avec son élégance et ses coupes précises sublimant les courbes comme marques de fabrique, le couturier se voit déjà célébré par une exposition parisienne. Direction l'atelier et la galerie d'art du créateur, situés au 18 rue de la Verrerie dans le quatrième arrondissement où les créations les plus emblématiques d'Azzedine Alaïa se donnent à voir, scénographiées par Olivier Saillard, ancien directeur du Palais Galliera. A voir jusqu'au 10 juin 2018. Et cette année sera assurément l'année Alaïa puisqu'Outre-Manche, le créateur sera également à l'honneur d'une exposition au Design Museum.

Du 10 mai au 7 octobre 2018, "Azzedine Alaïa : The Couturier" dévoilera une soixantaine de silhouettes choisies avec soin par le maître avant son décès. Curatée en partie par le créateur lui-même, cette exposition promet de mettre en scène des pièces plus qu'intimes et chargées d'histoire. C'est à même la peau de ses mannequins qu'il sculptait ses robes aujourd'hui pièces de collection. Travaillant les tissus les plus luxueux, Azzedine Alaïa mêlait aussi son savoir-faire précieux aux matières innovantes et aux techniques modernes.

Pour faire écho à plus de 35 ans de couture, des pièces architecturales seront commandées pour l'occasion. Artistes et designers rendront ainsi hommage au couturier à la passion brûlante de la mode.

Azzedine Alaïa : Je suis Couturier - jusqu'au 10 juin 2018 18 rue de la Verrerie 75004 Paris

Azzedine Alaïa : The Couturier - du 10 mai au 7 octobre 2018 Design Museum - 224-238 Kensington High St, Kensington, Londres

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

Vernissage de l'exposition "Azzedine Alaïa : Je suis Couturier"

08:00  
09:00  
10:00 [10:00-21:00] Vernissage de Florence Cantié-Kramer "Mot pour mot"
Location:
Galerie Rabouan-Moussion
11, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 75 91
Mobile : +33 (0)6 10 82 39 77
Fax : +33 (0)1 42 71 42 81
Mail : rabouanmoussion@noos.fr
Internet Site : www.rabouan-moussion.com
Description:
Du 10 mars au 7 avril 2018
Vernissage le samedi 10 mars de 10h à 21h

Les mots dessinés et sculptés par Florence Cantié-Kramer sont plus que des signes.
« Mot pour mot » - comme la promesse d'une parole donnée ou la vengeance selon les préceptes du talion, les mots sont ici pris en tant que matériau à la fois poétique et plastique : leur sens s'accompagne du son de leur lecture intérieure, in petto.

C'est sans doute le lien entre le son et l'idée qu'ils véhiculent qui favorise leur présence, en tant que tels. Les écrits ainsi façonnés sont disséminés sur le quadrillage de couvertures de survie, la lumière noire qui les habille y projetant un reflet bleu. Ces bouteilles à la mer égrènent des messages dont le sens reste ouvert : glorious, imagine, where are we now, heroes, lies lies lies, ahava (amour en hébreu), why not, Dieu fumeur de Havane, ... - certains y reconnaîtront les formulations de Gainsbourg ou David Bowie.

Florence Cantié-Kramer trouve une délectation certaine à travailler des matières brutes malléables et sensuelles. Les mots donc, par leur sens et le matériau dans lequel elle les forme, mais également la cire, le plomb et la lumière, modulée par ses reflets. Dans une cire presque translucide, dont la douce opacité évoque la carnation, sont incrustées des lettres de plomb - apparence fragile qui nous renvoie à notre présence en ce monde. Une grande surface de cire, comme une stèle, porte en sa partie inférieure ce qui pourrait être un hommage au sulfureux Caravage : chiaroscuro, clair-obscur.

Matériau traditionnel du culte, la cire apparaît également être le point de départ d'une réflexion rationnelle et logique qui fonda notre pensée contemporaine. C'est en effet un fragment de cire qui mena René Descartes au célèbre cogito :

« Prenons pour exemple ce morceau de cire : il vient tout fraîchement d'être tiré de la ruche, il n'a pas encore perdu la douceur du miel qu'il contenait, il retient encore quelque chose de l'odeur des fleurs dont il a été recueilli ; sa couleur, sa figure, sa grandeur sont apparentes ; il est dur, il est froid, il est maniable [...] Mais voici que pendant que je parle, on l'approche du feu : ce qui y restait de saveur s'exhale, l'odeur s'évapore, sa couleur se change, sa figure se perd, sa grandeur augmente, il devient liquide, il s'échauffe, à peine peut-on le manier [...] » Descartes, Méditations métaphysiques, 1641

Ces transformations potentielles sont également au cœur des rites qui rythment toutes les étapes de la vie.Aussi retrouvera-t-on au fil de l'exposition des images de ces passages, de ces transitions d'un état à un autre, mis en scène de façon symbolique.

Vernissage de Florence Cantié-Kramer "Mot pour mot"
LANGUAGE (2018)
Photographies en noir et blanc de lèvres, fils métalliques, lumière noire
Série 1 - 50 cm x 20 cm
Série 2 - 120 x 40 cm

Vernissage de Florence Cantié-Kramer "Mot pour mot"
Florence Cantié-Kramer, Et Caetera, Couvertures de survie, fils métalliques, néons Dimensions variables, 2018

Vernissage de Florence Cantié-Kramer "Mot pour mot"
Florence Cantié-Kramer, Deer Moult, Bois de ramasse, plomb 220 x 90 cm, 2012


[11:00] Vernissage de Jo Ann Callis "Early Color"
Location:
Galerie Miranda
fine photography & selected books
21, rue du Château d'Eau
75010 Paris
M° République
France
Phone : +33 (0)1 40 38 36 53
Mail : enquiries@galeriemiranda.com
Internet Site : www.galeriemiranda.com
Description:
8 mars - 28 avril 2018

Montrée pour la première fois en 2014 à la ROSEGALLERY de Los Angeles, la série Early Color a été produite par Jo Ann Callis (née 1940, USA) en 1976-1977 à Los Angeles à son domicile et met en scène les plaisirs, les troubles et les angoisses de la vie domestique. En mélangeant les matières et les surfaces - la peau, le tissu du mobilier mais aussi la soie, le cuir, des traces de rouge à lèvre, du miel - Jo Ann Callis propose une vision du corps et un « érotisme mystérieux » qui sont l'antithèse des postures explicites et codifiées par la pornographie et la publicité de l'époque. Se sentant en phase avec la bataille menée pour les droits des femmes, en pleine ébullition à l'époque, Callis ne se décrit pourtant pas comme une 'militante'. Avec cette série, elle a voulu retranscrire un état d'esprit révélé par le corps. En 1990 Jo Ann Callis a été lauréate du prix Guggenheim.

Jo Ann Callis : Early Color

Jo Ann Callis est une artiste majeure de la photographie américaine du 20ème siècle. Produite il y a plus de 40 ans, la série Early Color est frappante par son approche contemporaine et annonce par exemple la « staged photography », ou photographies mises en scène, comme celles de Cindy Sherman (dont la série Film Stills est produite de 1977 à 1980) ou de Gregory Crewdson.

Early Color : Montrée pour la première fois en 2014 à la ROSEGALLERY de Los Angeles, la série Early Color a été produite en 1976-1977 à Los Angeles, au domicile de l'artiste qui, en plein divorce, met en scène les plaisirs, les troubles et les angoisses de la vie domestique. En mélangent les matières et les surfaces - la peau, le tissu du mobilier mais aussi la soie, le cuir, des traces de rouge à lèvre, du miel - l'artiste propose une vision du corps et un « érotisme mystérieux » (Dazed magazine, 2014) qui sont l'antithèse des postures explicites et codifiées par la pornographie et la publicité de l'époque. Se sentant en phase avec la bataille menée pour les droits des femmes, en pleine ébullition à l'époque, Callis ne se décrit pourtant pas comme une « militante ». Avec cette série, elle a voulu retranscrire un état d'esprit révélé par le corps.Une image peut-elle représenter à la fois de la sensualité et du cérébral ? Depuis les années 60, Jo Ann Callis explore ces émotions complexes et souvent contradictoires ; aussi, ses photographies sont à la fois esthétiques et gênantes, délicates et crues, mystérieuses et réfléchies ».


The Galerie Miranda will open with a beautiful show of rare prints by artist Jo Ann Callis (b. 1940, Ohio).

The gallery will also present a small selection of vintage prints from other photographers - known and unknown - in partnership with the website for rare prints: www.yourdailyphotograph.com.

Accompanying the exhibitions will be a curated selection of books:, mainly photography, artist biographies, reviews and essays.

Exposition produite avec l'aimable collaboration de la ROSEGALLERY (Santa Monica, USA).
Biographie complète de l'artiste : www.rosegallery.net
Site web de l'artiste : www.joanncallis.com

Vernissage de Jo Ann Callis "Early Color"
©Jo Ann Callis

Vernissage de Jo Ann Callis "Early Color"
©Jo Ann Callis

Vernissage de Jo Ann Callis "Early Color"
©Jo Ann Callis

Vernissage de Jo Ann Callis "Early Color"
©Jo Ann Callis

Vernissage de Jo Ann Callis "Early Color"
©Jo Ann Callis

[11:15] Inauguration de la place Monique Antoine
Location:
Le Marais
Marais
75004 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau, Arts et Métiers
France
Description:
à l'intersection des rues Vieille du Temple et des Francs-Bourgeois (3e et 4e)

Hélène Bidard, adjointe à la Maire de Paris en charge de l'égalité femmes/hommes, inaugurera la place Monique Antoine, à l'occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Monique Antoine était une figure emblématique des combats féministes de la lutte pour le droit à l'avortement.

Monique Antoine est née le 21 juillet 1933 à Paris. Après une licence en droit obtenue à Toulouse, elle déménage à Paris à la fin des années 50 et devient conseillère juridique dans une banque. Par la suite avocate, elle représente principalement les femmes violées et des prostituées. Lors du fameux procès de Bobigny en 1972, elle a notamment plaidé au côté de Gisèle Halimi en faveur d'une mineure jugée pour avoir avortée à la suite d'un viol. Elle s'est par ailleurs battue pour que les viols ne soient plus jugés en correctionnelle mais aux assises.

Elle a cofondé en 1973 le Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception (MLAC), dissout en 1975 après la dépénalisation de l'IVG.

Ses convictions l'ont par ailleurs conduite à être emprisonnée plusieurs mois pour avoir hébergé des militants du Front de libération nationale (FLN) qui avaient refusé d'aller au combat.

Personnalités présentes :
- Hélène Bidard, adjointe à la Maire en charge de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains
- Ariel Weil, Maire du 4ème arrondissement
- Benoîte Lardy, conseillère du 3ème arrondissement et représentante du maire, Pierre Aidenbaum
- Martine Storti, journaliste, écrivaine et militante féministe




[13:00-21:00] Village officiel FFR pour le match des VI nations France-Angleterre
Location:
Stade de France
rue Jules Rimet
93216 Saint-Denis La Plaine Cedex
M° Saint-Denis - Porte de Paris, RER B La Plaine, RER D Stade de France
France
Phone : +33 (0)1 55 93 00 00
Fax : +33 (0)1 55 93 00 05
Internet Site : www.stadefrance.com
Description:
Village officiel FFR pour le match des VI nations France-Angleterre





[14:00-20:00] Vernissage d'Hervé Quenolle
Location:
Galerie Samy Kinge
54, rue de Verneuil
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino, RER C Musée d'Orsay
France
Phone : +33 (0)1 42 61 19 07
Fax : +33 (0)1 42 61 53 94
Mail : skinge@wanadoo.fr
Internet Site : www.samykinge.com
Description:
La galerie Samy Kinge est heureuse de présenter une sélection d'œuvres de Hervé Quenolle illustrant la diversité de son approche des couleurs, des formes et des matériaux : huile sur radiographie, peinture de ruissellement et tableau-écorché. En manipulant la couche picturale, cette dernière série, comme drapée dans la peinture même, vient troubler notre perception des substances : chair, marbre ou tissu ? On peut en voir un ensemble jusqu'au 2 avril prochain dans l'exposition L'expérience de la couleur à Sèvres - Musée national de la céramique.

Vernissage d'Hervé Quenolle

[14:00-18:00] Vernissage de Markus Lindström "Inge'mer"
Location:
Institut Suédois
11, rue Payenne
Hôtel de Marle
75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 44 78 80 20
Fax : +33 (0)1 44 78 80 27
Mail : info@ccs.si.se
Internet Site : www.ccs.si.se
Description:
Du haut de ses 14 ans, Markus Lindström ne voit pas le monde comme les autres. La quinzaine de photographies présentée dans l'exposition nous fait découvrir un talent hors-du-commun : des compositions surprenantes et un univers teinté d'humour.

Le hasard des choses a fait que Markus est né autiste et hyperactif avec des troubles du langage et du développement. Au-delà, Markus invente son propre diagnostic, IM ou Inge'Mer (en français Un point c'est tout), qui est aussi devenu le thème de son travail artistique. A l'aide de son téléphone, puis de son Leica D109, Markus prend des photos de tout et sans arrêt. En la photographie, il a trouvé un moyen de se connecter avec ce qui l'entoure car l'appareil ne se soucie pas des diagnostics.

Du 11 mars au 10 juin
Vernissage lors de la Journée découverte : 10.03.2018 / 14:00 - 18:00

Vernissage de Markus Lindström "Inge'mer"

[14:00-21:00] Vernissage de Martin Mc Nulty "La couleur tombée du ciel"
Location:
Galerie Patricia Dorfmann
61, rue de la Verrerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 77 55 41
Fax : +33 (0)1 42 77 72 74
Mail : galerie@patriciadorfmann.com
Internet Site : www.patriciadorfmann.com
Description:
VERNISSAGE SAMEDI 10 MARS DE 14H À 20H
EXPOSITION DU 10 MARS AU 14 AVRIL 2018

Note d'intention de l'artiste :
"Mon travail récent se partage en deux catégories d'objets :
- les premiers sont fabriqués à la main en utilisant des matériaux dits « traditionnels » ( peinture à l'huile, acrylique, toile, résine...). D'aspect sombre et terreux, ces objets évoquent fortement les trois règnes, animal, végétal et minéral, et se rapportent directement aux mythes du passé
- le second groupe rassemble des objets de couleurs vives, réalisés manuellement à partir de matériaux « contemporains » ( plastique, peinture vinylique, papier, pâte à modeler, résine...). Contrairement aux précédents, ces objets sont purement actuels, quasi instantanés, sans références à une quelconque histoire. ils sont comme les étapes d'un processus d'apprentissage.
Ces objets peuvent être considérés chacun individuellement, leur taille varie de 2 à 40 cm. mais ils sont destinés avant tout à devenir par l'accumulation les éléments d'une future installation adaptable aux contraintes de chaque lieu."


« Les objets pailletés de martin mc Nulty semblent être disposés de manière aléatoire. impossible de dégager une forme, de déceler des invariants, noter des répétitions : une pièce est organique, l'autre géométrique, est phallique ou vulvaire, naturelle ou artificielle, évoque un déchet ou la science- fiction, et un peu tout à la fois. plutôt que de partir d'un bloc de matière, il retaille d'anciennes sculptures : il scie des cubes de mousse polyuréthane, les assemble, les ponce pour leur donner un aspect géométrique ou biomorphique, les mèle à des bouts de toile froissée. parfois, il coupe une oeuvre ancienne qu'il floque de paillettes : l'intérieur devient l'extérieur, le coeur la surface. les paillettes, cette poudre discontinue et chatoyante, ajoutent une couche d'instabilité.les associations de couleur inattendues et racoleuses rappellent la peinture préraphaélite, cette manière anglo-saxonne d'associer le pastel bonbon au noir le plus sombre, la rêverie à la tragédie. on y voit les céramiques de Fontana, dont le vernis redouble l'indécision de forme, et on pense surtout à l'informe selon Bataille, ce qui n'est pas constitué par la pensée mais lui échappe en prenant son origine dans l'inconscient. les années soixante sont passées par là, et la culture psychédélique a ouvert les portes de la perception ; le lsD a fait exploser de nouvelles associations colorées, festives et incontrôlées. » Florence Cook, 2018

« Martin Mc Nulty est un des rares artistes que l'on pourrait rapprocher de Robert Malaval (...) Mettre leurs oeuvres en regard permettrait d'écrire parmi les plus belles pages de l'art glitter ou glam-rock ».

Martin Mc Nulty est né en Angleterre en 1966. Il vit et travaille à Paris.

Vernissage de Martin Mc Nulty "La couleur tombée du ciel"

Vernissage de Martin Mc Nulty "La couleur tombée du ciel"

Vernissage de Martin Mc Nulty "La couleur tombée du ciel"
Martin Mc Nulty, Le coeur, 2014 - résine d'inclusion, toile, mousse synthétique, peinture acrylique et aérosol - 65 x 38 x 38 cm

[14:00-20:30] Vernissage de Neil Beloufa "Promotion"
Location:
Galerie de Multiples
17, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 21 77
Fax : +33 (0)1 48 87 21 77
Mail : contact@galeriedemultiples.com
Internet Site : www.galeriedemultiples.com
Description:
Vernissage de Neil Beloufa "Promotion"

[14:00-18:00] Vernissage de l'exposition "Des mondes illustrés"
Location:
Institut Suédois
11, rue Payenne
Hôtel de Marle
75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 44 78 80 20
Fax : +33 (0)1 44 78 80 27
Mail : info@ccs.si.se
Internet Site : www.ccs.si.se
Description:
Expo littérature : Des mondes illustrés

A travers 17 planches issues de la littérature enfantine suédoise, l'exposition rend hommage au livre et soulève son importance dans l'épanouissement de chacun.

Les livres participent pleinement à la découverte des mondes qui nous entourent, que ce soit celui des couleurs et des lettres ou encore celui des pays et des différentes cultures. Le livre ouvre aussi les portes de l'imagination et des concepts : le parlé et l'écrit, le concret et l'abstrait ou encore le rêve et la réalité... Et la liste des possibles pourrait continuer sans fin.

L'exposition est composée de 17 citations constituant un hommage à ce que les livres pour enfants apportent à notre vie quotidienne depuis que nous sommes petits. 17 illustrateurs phares de la littérature enfantine suédoise se sont prêtés au jeu en associant une de leur illustration à l'une des citations. Illustrations de Jens Ahlbom, Lena Anderson, Anna Bengtsson, Gunilla Bergström, Ann Forslind, Sara Gimbergsson, Gunna Grähs, Per Gustavsson, Pija Lindenbaum, Barbo Lindgren, Sara Lundberg, Sven Nordqvist, Pernilla Stahlfelt, Cecilia Torudd, Johan Unenge, Emma Virke
et Stina Wirsén.

Du 11 mars au 10 juin
Vernissage lors de la Journée découverte. 10.03.2018 / 14:00 - 18:00

Exposition produite par Barnboksakademin, l'Académie suédoise des livres pour enfants

[14:00-19:00] Vernissage de l'exposition collective "Cabinet Da-End 08"
Location:
Galerie Da-End
17, rue Guénégaud
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 43 29 48 64
Mail : galerie@da-end.com
Internet Site : www.da-end.com
Description:
Une exposition des œuvres de Markus Åkesson, Serena Carone, Marcos Carrasquer, Marion Catusse, Nicolas Darrot, Odonchimeg Davaadorj, Marielle Degioanni, Ellen Ehk, Marco Fantini, Lucy Glendinning, Paul Hazelton, Daniel Horowitz, Orié Inoué, Sarah Jérôme, Victoria Kosheleva, Lidia Kostanek, Kim KototamaLune, Akira Kugimachi, Magali Lambert, Gabriel Léger, Mike MacKeldey, Eudes Menichetti, Célia Nkala, Nieto, Till Rabus, Cendrine Rovini, Lionel Sabatté, Satoshi Saïkusa, Jean-Benoist Sallé, Carolein Smit, Tsuyoshi Tane, Mitsuru Tateishi, Nicolas Tolmachev, Paul Toupet, Edwart Vignot, Xaver Von Mentzingen

Avec l'aimable participation de : Alexandre Bernand, Galerie Hervé Perdriolle, Galerie Sator, Galerie Schoffel de Fabry

Du 10 mars au 5 mai 2015

La Galerie Da-End poursuit son cycle d'expositions-hommage aux cabinets de curiosités et invite à l'occasion de cette huitième édition une trentaine d'artistes français ou internationaux à dévoiler leurs travaux dans une scénographie évoquant les originelles « chambres des merveilles ».

A travers une collecte rigoureuse d'œuvres aux médiums variés - dessin, peinture, sculpture, vidéo ou encore photographie, l'exposition ouvre de nouveaux horizons visuels en déroulant cette année le fil rouge du Primitivisme. (...)

Utilisation brute de matières naturelles, conception d'objets symboliques habités d'un message spirituel, philosophique ou magique, perpétuation de gestes archaïques, dimension rituelle de l'acte de création, les rapports qu'entretiennent aujourd'hui les artistes avec l'art tribal sont encore ténus, même s'ils sont parfois subtils.

Vernissage de l'exposition "Cabinet Da-End 08"






[15:00-18:00] Dédicace de Mondé & Réso
Location:
Loft du 34
34, rue du Dragon
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Sèvres - Babylone
France
Mail : loftdu34@gmail.com
Description:
À l'occasion de l'exposition "Dualité II" Mondé & Réso seront présents à la Galerie Loft du 34 ce samedi 10 mars de 15h à 18h pour vous dédicacer leurs sérigraphies et digraphies en éditions limitées ainsi que les catalogues "Dualité et Dualité II".


Dualité II, Duo show des artistes Mondé & Réso

9 mars 2018 au 25 mars 2018
Ouvert tous les jours de 14h à 19h / Fermé le mardi et le mercredi

Vernissage public // Jeudi 8 mars 2018 de 18h à 21h

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la Dualité n'est pas synonyme de rivalité.
Au contraire, elle est la communion de deux éléments de nature différente.
Parfaite image donc de l'amitié qui unit Mondé et Reso, les deux artistes toulousains qui s'exposent actuellement sur les murs de la galerie Loft du 34.

Mondé, c'est la force tranquille, à mi-chemin entre la calligraphie sensuelle de Hassan Massoudy et les drippings de Jackson Pollock. Sans cadre et sans contours prédéfinis, il laisse ses écritures à la fois courbes et anguleuses prendre possession de la toile en totale liberté.

Reso, lui, c'est l'hyperactif, le graffeur sous toutes ses formes. Il affectionne aussi bien les lettrages incisifs que les flops revisités et déstructurés.
Dans les rues de sa cité natale comme du monde entier, on repère immédiatement ses œuvres graphiques et circulaires, à la mise en couleurs travaillée.

Vernissage de Mondé & Réso "Dualité II"

[15:00] Rencontre arty avec Christine Coste
Location:
Collection
la galerie d'Ateliers d'Art de France
4, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 78 67 74
Fax : +33 (0)1 42 77 42 01
Mail : collection@ateliersdart.com
Internet Site : www.ateliersdart.com
Description:
Venez (re)découvrir le travail de l'artiste céramiste, plasticienne, performeuse, à la galerie Collection Ateliers d'Art de France.

Exposée de manière permanente mais évolutive à la galerie pour l'année en cours, Christine Coste nous fera part de sa démarche, de ses intentions artistiques et nous expliquera la symbolique de ses œuvres.

La série Corpusgraphie, présentée en ce moment à la galerie, s'inscrit dans la thématique du corps, qui guide tout le travail de la créatrice.

Rencontre arty avec Christine Coste

[15:00-19:00] Rencontre avec Bruno Nuytten
Location:
Galerie Cinema - Anne-Dominique Toussaint
26, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 40 27 09 22
Mail : contact@galeriecinema.com
Internet Site : www.galerie-cinema.com
Description:
dans le cadre de l'exposition de Bruno Nuytten "Images retrouvées"

Du 2 février au 24 mars 2018
Du mardi au samedi de 11h à 19h

Bruno Nuytten est un réalisateur et directeur de la photographie plusieurs fois césarisé. Il a mis en images plus d'une trentaine de films qui ont marqué le cinéma des années 70 et 80 : India Song de Marguerite Duras, Les Valseuses de Bertrand Blier, Barocco d'André Téchiné, Zoo Zéro d'Alain Fleischer, Possession d'Andrzej Zulawski, La vie est un roman d'Alain Resnais, La Pirate de Jacques Doillon, Détective de Jean-Luc Godard, Tchao Pantin de Claude Berri... En 1987 Bruno Nuytten réalise Camille Claudel avec Isabelle Adjani et Gérard Depardieu ou encore Passionnément avec Charlotte Gainsbourg et Gérard Lanvin en 1999.

Une vie de cinéma que Bruno Nuytten a dé nitivement quitté n septembre 2001, après le tournage d'un film pour Arte, Jim la nuit. C'est à Vladivostok dans un cirque délabré aux côtés du dernier dresseur d'ours polaires, en tournant la rencontre avec un de ces colosses féroces et imprévisibles que Bruno Nuytten découvre qu'il n'a plus le désir de lmer mais plus simplement celui de voir, à l'œil nu, s'abandonner sans le filtre de la fiction à ce que chaque instant du réel nous propose. Cette rupture brutale avec la caméra d'abord vécue comme une étrangeté absurde et inavouable est devenue pour lui au fil du temps déterminante et libératrice, une nouvelle expérience

En 2016 suite à une proposition d'Alain Fleischer, Bruno Nuytten accompagne des jeunes artistes au Fresnoy et produit dans le même temps une installation vidéo faite de 1000 images, présentée sur 10 écrans numériques.

Aujourd'hui, la Galerie Cinema, en collaboration avec Le Fresnoy, présente le premier solo show de l'artiste. Images retrouvées est une expérience, une œuvre inédite constituée de captures brutes, organiques où les jeux de lumières, de matières et de couleurs s'apparentent à un retour aux sensations primitives, à un état sauvage dans le rapport à l'image. A travers films, photographies et installations Bruno Nuytten invite le spectateur à se questionner sur le sens de ses images étonnantes, conçues comme les réminiscences d'une hypersensibilité originelle.

Dans la salle de projection des extraits Nuytten / Film documentaire réalisé par Caroline Champetier reviendront sur le parcours de Bruno Nuytten, gure majeure du cinéma français.


La Galerie Cinema, animée par la productrice Anne-Dominique Toussaint, présente, du 2 février au 24 mars 2018, "Images retrouvées", une exposition de photographies de Bruno Nuytten qui donnent à voir son travail de recherche sur ce qu'il a capté d'instants du réel où son regard s'est posé.
Bruno Nuytten, réalisateur et directeur de la photographie, a mis en images plus d'une trentaine de films qui ont marqué le cinéma des années 1970-80 : India Song, de Marguerite Duras, Les Valseuses, de Bertrand Blier, Barocco, d'André Téchiné, Zoo zéro, d'Alain Fleischer, Possession, d'Andrzej Zulawski, La vie est un roman, d'Alain Resnais, La Pirate, de Jacques Doillon, Détective, de Jean-Luc Godard, Tchao Pantin, de Claude Berri... En 1987, Bruno Nuytten réalise Camille Claudel ou encore, en 1999, Passionnément.

Une vie de cinéma que Bruno Nuytten a définitivement quitté en septembre 2001, après le tournage d'un film pour Arte, Jim la nuit. C'est à Vladivostok dans un cirque délabré aux côtés du dernier dresseur d'ours polaires, en tournant la rencontre avec un de ces colosses féroces et imprévisibles que Bruno Nuytten découvre qu'il n'a plus le désir de filmer mais plus simplement celui de voir, à l'œil nu, s'abandonner sans le filtre de la fiction à ce que chaque instant du réel nous propose. Cette rupture brutale avec la caméra d'abord vécue comme une étrangeté absurde et inavouable est devenue pour lui au fil du temps déterminante et libératrice, une nouvelle expérience.

En 2016, suite à une proposition d'Alain Fleischer, Bruno Nuytten accompagne des jeunes artistes au Fresnoy et produit dans le même temps une installation vidéo faite de 1 000 images, présentée sur 10 écrans numériques.

Aujourd'hui, la Galerie Cinema, en collaboration avec Le Fresnoy, présente le premier solo show de l'artiste. Images retrouvées est une expérience, une œuvre inédite constituée de captures brutes, organiques où les jeux de lumières, de matières et de couleurs s'apparentent à un retour aux sensations primitives, à un état sauvage dans le rapport à l'image. A travers films, photographies et installations, Bruno Nuytten invite le spectateur à se questionner sur le sens de ses images étonnantes, conçues comme les réminiscences d'une hypersensibilité originelle.

Dans la salle de projection des extraits de Nuytten / Film, documentaire réalisé par Caroline Champetier, AFC, reviendront sur le parcours de Bruno Nuytten, figure majeure du cinéma français.

(Source Galerie Cinema)

Pour l'AFC, Bruno Nuytten explique sa démarche
« Lorsque Le Fresnoy vous invite à accompagner les projets de jeunes artistes, vous êtes dans l'obligation d'avoir un projet personnel financé par l'Ecole. C'est ce qui avait amené Caroline Champetier à faire un film sur mon travail passé.
N'ayant aucun projet, j'ai décidé de faire un journal photographique entre la fin novembre 2016 et août 2017. L'idée était de capter tout ce qui attire mon attention au quotidien. J'avais donc besoin d'avoir un capteur toujours sur moi. Mon smartphone (iPhone SE, pour info et sans publicité) a fait l'affaire.
J'ai donc fait environ 10 000 snapshots pour n'en garder que 1 000 pour une installation de 10 écrans de 55 pouces. Une espèce de diaporama de 2 heures (7.2 secondes par image).
Les images sont volées un peu partout sans intervention de ma part à l'exception d'un travail avec l'application de l'iPhone en plusieurs passes et de ProCam afin de débrayer les réglages automatiques mais aucun travail sur ordinateur.
Cette matière brute et la basse définition m'obligeaient à chercher ailleurs.
Quand j'ai été invité à la Galerie Cinema, Anne-Dominique Toussaint m'a demandé des tirages, chose à laquelle je n'avais pas destiné ces images.
J'ai profité du beau laboratoire du Fresnoy pour chercher une manière moins numérique et plus picturale avec l'aide d'une ancienne élève, Anna-Katharina Scheidegger.
L'expo propose, entre autres, le résultat de cette recherche plus quelques transparents rétroéclairés et un des écrans du Fresnoy qui propose des extraits du journal que je continue (400 images / une sur trois sélectionnée au hasard). »

Vernissage de Bruno Nuytten "Images retrouvées"

Vernissage de Bruno Nuytten "Images retrouvées"

Vernissage de Bruno Nuytten "Images retrouvées"

Vernissage de Bruno Nuytten "Images retrouvées"

Vernissage de Bruno Nuytten "Images retrouvées"

Vernissage de Bruno Nuytten "Images retrouvées"

Vernissage de Bruno Nuytten "Images retrouvées"

[15:00-21:00] Vernissage d'Edi Dubien "Apparitions sentimentales"
Location:
Galerie Alain Gutharc
7, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 47 00 32 10
Fax : +33 (0)1 40 21 72 74
Mail : gutharc@free.fr
Internet Site : www.alaingutharc.com
Description:
Vernissage le samedi 10 mars
Exposition du 10 mars au 14 avril 2018

"Pour cette première exposition il est question de sentiments mutants autant que du corps.

Dans le tableau "Planet Claire" d'après les B52s,
le Pinocchio est aussi Cendrillon et se retrouve à apparaître dans un paysage rose.

(She came from Planet Claire
I knew she came from there
She drove a Plymouth Satellite
A-faster than the speed of light
Planet Claire has pink air
All the trees are red
No one ever dies there
No one has a head)

dans ce tableau le paysage transcrit l'émotion et les sentiments du personnage en transition

tout comme dans le tableau (d'un rêve à l'autre) l'enfant assis est suspendu dans le temps et traversé par un lièvre,

L'apparition est une reconstitution d'un tout et ce tout devient alors visible aux autres.

Les sentiments qui se transforment apparaissent comme un nouveau langage.

Dans chacune de mes oeuvres il est question de mutation, de passage et de temps.

Dans les sculptures (Apparitions sentimentales) il est question de nature liée au corps
et à la naissance des sentiments, les petites mains d'enfants qui naissent de cette branche
annoncent une nouvelle vie et un nouveau monde.

Dans les sculptures tout est corps,
on pourrait croire que l'animal est comme empêché, emprisonné par la matière
mais celle-ci est le prolongement de son être en mutation,
comme quoi le vivant s'adapte grâce au sentiment profond d'exister".

Edi Dubien

Avec le soutien aux galeries / première exposition du Centre National des Arts Plastiques

Vernissage d'Edi Dubien "Apparitions sentimentales"

Vernissage d'Edi Dubien "Apparitions sentimentales"

[15:00-20:30] Vernissage de Clémence Van Lunen "Fountains"
Location:
Galerie Polaris
Bernard Utudjian
15, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 72 21 27
Mobile : +33 (0)6 12 22 77 15
Fax : +33 (0)1 42 76 06 29
Mail : contact@galeriepolaris.com
Internet Site : www.galeriepolaris.com
Description:
Exposition du samedi 10 mars au samedi 20 avril 2018

Vernissage de Clémence Van Lunen "Fountains"

[15:00-20:00] Vernissage de Florin Stefan "This is not a love song"
Location:
Galerie Anne-Sarah Bénichou
45, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 93 91 48
Mail : galerie@annesarahbenichou.com
Internet Site : www.annesarahbenichou.com
Description:
Exposition personnelle du 10 mars au 28 avril 2018
Vernissage le samedi 10 mars de 15h à 20h
Avec le soutien de l'Institut culturel roumain

Pour sa seconde exposition personnelle à la Galerie Anne-Sarah Bénichou, et pour fêter les deux ans de la galerie, Florin Stefan continue d'explorer les thèmes qui lui sont chers : les femmes, les scènes d'intimité du quotidien, avec une douceur et une touche sensuelle, comme une chanson d'amour, mais qui dévoilent une réalité plus confuse et douce-amère. Les histoires qu'il peint divulguent une apparence et demandent à explorer un entre-deux du sens, multiplicité de l'interprétation mais également des références. Ce double registre est donné à voir dans le titre même de l'exposition : "This is not a love song. A la fois réitération du fameux Ceci n'est pas une pipe, mais également référence musicale personnelle.

Vernissage de Florin Stefan "This is not a love song"
Florin Stefan
Je t'aime moi non plus, 2017
Huile sur toile
35 x 40 cm

Florin Stefan est un artiste roumain, qui vit et travaille à Cluj, l'autre capitale artistique de la Roumanie après Bucarest. Cette ville a retenu l'attention ces dernières années par l'émergence de ce que certains appellent son « école de peinture », à l'instar de Leipzig.
La peinture de Florin Stefan traite aussi bien de scènes d'intérieur et de genre que des portraits, des nus et du paysage. Les figures féminines sont très nombreuses dans l'oeuvre de Stefan. Qu'elles soient « assises, penchées, assoupies, devant un miroir, à la toilette ou au lit, toutes reflètent l'instantané, le désir qui naît ou s'émousse, l'attraction » comme l'écrit Ami Barak. Ces femmes deviennent des oeuvres impertinentes grâce à leur cadrage et la richesse des tons utilisés. Le regard que Florin Stefan pose sur ce qui l'entoure, ses sujets, ne manque pas de caractère et il l'exprime à travers la couleur, la lumière, la matière.

Florin Stefan est également l'un des premiers artistes à s'être affranchi du poids du passé chaotique de son pays. Il a fait le choix d'un art résolument contemporain, qui n'exclut pas ses doutes, ses inquiétudes, et met en avant un combat entre l'artiste et sa peinture.

Il vit et travaille aujourd'hui à Cluj en Roumanie où il dirige également un centre d'art.

Vernissage de Florin Stefan "This is not a love song"
Florin Stefan
Camera obscura #2, 2017
Huile sur toile
130 x 130 cm

[15:00-20:00] Vernissage de Gabriel Leger "VERTIGO"
Location:
Galerie Sator
8, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 04 84
Internet Site : www.galeriesator.com
Description:
du 9 mars au 28 avril 2018
vernissage samedi 10 mars 15h - 20h

http://gabrielleger.com

On imagine une comète
qui reviendrait après des siècles.
Philippe Jaccottet, "À Henry Purcell", 1981

À ce qui jamais ne décline, qui pourrait se soustraire ?

Comme pour répondre à la question sibylline d'Héraclite, Gabriel Leger déploie des énigmes plus vastes encore. Il fait réfléchir les miroirs. Il creuse l'éternité des visages.
Il fait s'écouler le temps avec des corps célestes. Il s'empare de nébuleuses en ébullition. Il fait tenir le vertige en équilibre. Il pétrifie l'espace. Il fait parler l'insondable. Il dévoile des secrets ancestraux en en créant de nouveaux. Il anime les profondeurs de la matière et de l'être. Mais d'abord, il dérobe au soleil son ardeur...

Oui ! Avec la méticulosité d'un enfant happé par un objet fascinant, l'artiste se penche sur la puissance corrosive de la boule de feu. Quand on est le soleil, brûler, c'est signer. Point. Et de fait, lorsqu'il n'est pas le simple rival de la lune, le soleil est enivrant, obsédant: il a vu naître et périr tant de beautés, exploser tant de vies dans des fracas silencieux...
C'est en qualité de témoin éternel que Gabriel Leger lui demande une petite signature, juste au-dessus des vestiges antiques, comme pour dire: «J'ai vu. Je ne suis pas à ce point aveuglé par ma propre lumière ». Et en enregistrant patiemment sa chaleur, c'est la peau du monde que nous révèle l'artiste.

Mais Gabriel Leger ne dialogue pas qu'avec l'astre du jour, il tisse également des liens avec l'infini, dans ses formes spatiales, temporelles et ontologiques. Que ce soit le cosmos, l'éternité ou l'essence de l'être humain, l'abîme est ouvert. Et c'est le vertige assuré - brut, sans ménagement. Gabriel Leger le cherche, ce vertige, le provoque et, une fois trouvé, ne le lâche plus : il plante son regard affûté dans des espaces sans fin, il joue avec les nerfs de l'impermanence, il s'engouffre dans la crypte du temps.

En mariant les photos de ciel étoilé dans la France de Vichy à des clichés vernaculaires pris au même moment, l'artiste pointe la parenté («Kinship»), pour le moins fabuleuse: nous sommes de la poussière d'étoiles ! Et si davantage que la Terre, notre berceau véritable était la Voie Lactée ? Ainsi, retrouver la danse folle et statique des étoiles permet de s'élever au-dessus des ravages du présent. Ce même présent qui, pris dans le commerce sanglant des hommes, n'a ni l'aura ni l'allure des vestiges et des astres, chers à l'artiste.

C'est sans doute parce qu'il chérit l'insondable que, pour mieux le préserver, Gabriel Leger crée des épiphanies. Dans Les miroirs incessants, deux glaces argentées par l'artiste dans le noir (n'ayant donc jamais reflété personne) et scellées l'une à l'autre, sont condamnées à se faire face pour toujours et se taire à jamais. L'idée est aussi belle que glaçante: si même les miroirs n'échappent pas à leurs propres simulacres, comment le pourrions-nous ? C'est cette même question abyssale qui est soulevée avec l'œuvre The Face I Had. En posant une obsidienne ou une agate à la place de là où se tiendrait un visage de chair, tendu vers l'adversaire, l'artiste crée un anti-masque : il dénue la profondeur de l'être.

L'exposition Vertigo est une quête poétique à travers le for intérieur et l'intimité du monde, une errance entre macro et micro histoire. Avec l'émerveillement d'un enfant et l'habileté d'un sage, l'artiste ouvre des compromis et des passages. A nous de nous y engouffrer, mais il faudra faire preuve d'audace - car le gouffre qu'il nous indique... c'est le nôtre, depuis la nuit des temps. L'œuvre de Gabriel Leger est comme une crypte, un labyrinthe dans lequel, loin de se perdre, il est possible de trouver quelque chose de plus grand et de plus précieux que soi. Le monde, peut-être ? A moins que ce ne soit l'éternité...

Clarisse Gorokhoff

Vernissage de Gabriel Leger "VERTIGO"

[15:00-20:00] Vernissage de Gabrielle Wambaugh "Unwillingness"
Location:
Galerie Eric Dupont
138, rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 14
Fax : +33 (0)1 44 54 04 24
Mail : info@eric-dupont.com
Internet Site : www.eric-dupont.com
Description:
Du 10 mars au 7 avril 2018

Vernissage de Gabrielle Wambaugh "Unwillingness"
Gabrielle Wambaugh, 2018, céramique émaillée, 20 x 6 cm environ, ADAGP Paris, Courtesy Gabrielle Wambaugh & Galerie Eric Dupont, Paris

Vernissage de Gabrielle Wambaugh "Unwillingness"

Vernissage de Gabrielle Wambaugh "Unwillingness"
Gabrielle Wambaugh, Quatuor, détail, 2017, Céramique, céladon, or et téflon, 38 x 150 x 75.3 cm, Photo de J.-F. Rogeboz, © ADAGP, Courtesy galerie Eric Dupont, Paris

[15:00-19:00] Vernissage de Laurent Lacotte "Présences"
Location:
Galerie Les filles du calvaire
17, rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 74 47 05
Fax : +33 (0)1 42 74 47 06
Mail : paris@fillesducalvaire.com
Internet Site : www.fillesducalvaire.com
Description:
en vitrine

Exposition du 10 mars au 21 avril 2018
Vernissage Samedi 10 mars 2018 de 15h à 19h

Dans le cadre du Festival Circulation(s), la galerie Les filles du calvaire a invité Laurent Lacotte à investir la vitrine sur rue. Il y condense en trois photographies les figures qui marquent son imaginaire.

Vernissage de Laurent Lacotte "Présences"
La France, 2015

[15:00-19:00] Vernissage de Paulo Nozolino "Loaded Shine"
Location:
Galerie Les filles du calvaire
17, rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 74 47 05
Fax : +33 (0)1 42 74 47 06
Mail : paris@fillesducalvaire.com
Internet Site : www.fillesducalvaire.com
Description:
10 mars - 21 avril 2018

Vernissage de Paulo Nozolino "Loaded Shine"
Paulo Nozolino, Sans titre #12, série Loaded Shine, 2008-2013

La galerie Les filles du calvaire annonce « Loaded Shine », la première exposition personnelle de Paulo Nozolino à la galerie. Cette série de vingt images présentée en 2017 à PhotoEspaña synthétise avec force l'écriture d'un travail photographique mené depuis plus de 40 ans par l'artiste.

Paulo Nozolino est sans conteste l'une des figures majeures de la photographie portugaise et européenne. C'est dans le Londres animé des années 70 qu'il débute son parcours. S'en suit une série de voyages en Europe, et dans les pays du monde arabe qu'il sillonne entre 1983 et 1995. Le récit de cette errance initiatique et solitaire est retracé dans Penumbra, un ouvrage où s'illustre les préoccupations politiques du photographe. En 2002, la Maison européenne de la photographie lui consacre une exposition rétrospective, Nada. En 2005, il est invité pour une nouvelle rétrospective (Far Cry) au Museu de Serralves de Porto, qui accueille pour la première fois le travail d'un photographe portugais.

Vernissage de Paulo Nozolino "Loaded Shine"
Paulo Nozolino, Sans titre #02, série Loaded Shine, 2008-13
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Les images présentées à la galerie ont été prises entre 2008 et 2013 à New York, Lisbonne, Paris, Berlin et les campagnes françaises et portugaises. Toutes décrivent verticalement une séquence d'objets, sans indice de lieu ou de temps. Nozolino a opté pour cette stricte verticalité il y a presque 20 ans, réduisant toujours plus son champ de vision à la recherche de l'essentiel. « Du pur » dirait-il. Depuis ses débuts, le photographe cultive une singulière écriture en noir et blanc, une densité sombre désormais indissociable de son œuvre. Si la lumière est bien présente, elle n'a pour véritable intérêt que de montrer le noir.

Vernissage de Paulo Nozolino "Loaded Shine"
Paulo Nozolino, Sans titre #18, série Loaded Shine, 2008-13
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Paulo Nozolino est un fervent contemplatif et le plus souvent cette attitude lui sert à épurer l'image. Il photographie pour isoler et simplifier. Avec Loaded Shine, cette épuration s'opère par un arrêt sur le motif, une pause dans le noir. Parce qu'il prend son temps, son œil reconnaît la charge symbolique et poétique des objets et des situations. Le talent est là, il dépasse la première impression et l'apriori pour en redéfinir les codes d'appréciation. Derrière ces objets oubliés, il est bien question de disparition mais c'est aussi surtout le refus du grandiose, l'apologie du quotidien, du banal et du pauvre. Une même lumière éclaire donc, sans distinction, la croix et les sabots d'un animal mort. Le sublime et le sacré semblent dès lors d'une étonnante simplicité, il suffit de regarder.

Vernissage de Paulo Nozolino "Loaded Shine"
Paulo Nozolino, Sans titre #05, série Loaded Shine, 2008-2013
Courtesy Galerie Les filles du calvaire

Dans l'heure du Diable, Pessoa rappelait : « Je suis naturellement poète parce que je suis la vérité qui parle par erreur, et toute ma vie, finalement, est un système spécial de morale déguisé en allégorie et illustré par des symboles ». C'est avec cette même lucidité tragique et symbolique que Nozolino a composé Loaded Shine : il revoit et réattribue nos conceptions sur le connu à partir des malentendus possibles avec le réel. Dans cette série, il n'y a désormais plus de mots, seulement l'image pour témoigner de la perte et du délabrement. Pour Nozolino la photographie a à voir avec la poésie et Bone Lonely, paru en 2011 chez Steidl, est la preuve de leur inséparable lien. Il soigne ainsi son caractère mystique, quasi religieux, à la fois dans son attitude - celle d'un photographe en mission - mais aussi dans le résultat obtenu.

La séquence d'images est pour moi la clé. Le plus important dans l'idée d'une séquence photographique, poétique ou musicale ce ne sont pas les images, les mots ou les notes, c'est l'espace qu'il y a entre eux.

Sébastien Borderie

[15:00-20:00] Vernissage de Vincent Bioulès "Au dedans et au dehors"
Location:
Galerie Marie-Hélène de La Forest Divonne
12, rue des Beaux-Arts
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 40 29 97 52
Mobile : +33 (0)6 84 33 98 88
Fax : +33 (0)1 42 71 39 75
Mail : contact@galeriemhlfd.com
Internet Site : www.galeriemhlfd.com
Description:
8 mars - 12 mai 2018

Cette exposition personnelle de Vincent Bioulès à la Galerie La Forest Divonne présentera les dernières peintures de l'artiste.

Vernissage de Vincent Bioulès "Au dedans et au dehors"
Vincent Bioulès, Le matin calme
Huile sur toile - 97 x 130 cm
Courtesy of the artist & Galerie la Forest Divonne, Paris

Vernissage de Vincent Bioulès "Au dedans et au dehors"
Vincent Bioulès, Dans un jardin, 2017
Huile sur toile, 162 x 130 cm
Courtesy of the artist & Galerie la Forest Divonne, Paris

Vernissage de Vincent Bioulès "Au dedans et au dehors"
Vincent Bioulès, Après l'orage, 2017
Huile sur toile - 130 x 162 cm
Courtesy of the artist & Galerie la Forest Divonne, Paris

Vernissage de Vincent Bioulès "Au dedans et au dehors"
Vincent Bioulès, Le temps s'est arrêté, 2017
Huile sur toile - 130 x 162 cm
Courtesy of the artist & Galerie la Forest Divonne, Paris

[15:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Carte Blanche"
Location:
Le Marais
Marais
75004 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau, Arts et Métiers
France
Description:
GALERIE MR80 - 80, rue de Turenne - 75003 Paris

par Bernard Vidal - Nathalie Bertoux art contemporain
https://twitter.com/VidalBertoux

œuvres de Martin Assig, Katrin Bremermann, Pius Fox, Per Kirkeby, Thomas Müller, Piero Pizzi Cannella.

du 10 au 25 mars
du mardi au samedi de 11h à 19h
ouvert le dimanche 25 mars

Vernissage
le samedi 10 mars à partir de 15h et soirée musicale à partir de 18h
Cocktail offert par DON PAPA

[15:00-19:30] Vernissage de l'exposition "David Malkin"
Location:
Galerie Arnoux
27, rue Guénégaud
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 46 33 04 66
Fax : +33 (0)1 46 33 25 40
Mail : galeriearnoux@noos.fr
Internet Site : www.galeriearnoux.fr
Description:
Peintures des années 50 à 90

jusqu'au 7 avril

Vernissage de l'exposition "David Malkin"
huile sur papier marouflé sur toile
40 x 50.2 cm

Vernissage de l'exposition "David Malkin"
Vernissage de l'exposition "David Malkin"

[15:00-20:00] Vernissage de l'exposition "les Nus de 1930 à 1970"
Location:
Galerie espace marie-robin
18, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Mobile : +33 (0)6 80 26 74 04
Mail : espace.marie-robin@wanadoo.fr
Description:
Vernissage samedi 10 mars 15h-20h & Jeudi 15 mars 16h-20h

Du 10 mars au 7 avril 2018

DESSINS DES NUS
d'André DERAIN,
Y. CHAPOVAL,
Vera PAGAVA,
Henri JANNOT,
Georges KARS,
Georges TRIBOUT,
Maurice CROZET,
Maria Eva BERGMAN,
Kurt MAIR,

DESSINS DES ABSTRAITS
Jean BERTHOLLE,
Roger-Edgar GILLET,
Jean SIGNOVERT,
Maria MANTON,
Roger CHASTEL,
Ferdinand SPRINGER,
Nelly Marez DARLEY,
Adja YUNKERS,
C. FRAISSE,
CURSLAND

DESSINS DES NUS
d'Esther HESS







[16:00-19:00] Finissage de Pierre Mabille - exposition "Similiblic" de Sylvie Ruaulx
Location:
Galerie Jean Fournier
22, rue du Bac
75007 Paris
M° Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 42 97 44 00
Fax : +33 (0)1 42 97 46 00
Mail : info@galerie-jeanfournier.com
Internet Site : www.galerie-jeanfournier.com
Description:
À l'occasion du finissage de l'exposition de Pierre Mabille - Découpages en séquences

samedi 10 mars à 16h

Le Similiblic, exposition télévisuelle de Sylvie Ruaulx

L'exposition télévisuelle Le SIMILIBLIC s'inspire du fameux jeu télévisé de 1969 présenté par Guy Lux «Le Schmilblik» et avant cela, d'un objet indéfinissable créé par Pierre Dac en 1950,
aujourd'hui inscrit dans le dictionnaire pour définir un «truc», un «machin».

Le SIMILIBLIC présenté à la Galerie Jean Fournier est à la fois un jeu télévisé mais aussi un objet étrange issu de la fabrication industrielle et dont il faudra trouver le nom. Par ces enquêtes participatives de la lecture de l'objet et des gestions ininterrompues de nos productions, Le SIMILIBLIC
nous véhiculera au travers des réminiscences de l'histoire de l'art.

réservation souhaitée // rsvp : justine@galerie-jeanfournier.com

Finissage de Pierre Mabille "Découpages en séquences" - Similiblic de Sylvie Ruaulx




25 janvier - 10 mars
vernissage jeudi 25 janvier 18h - 20h30

Pierre Mabille - Lecture par François Chattot
Rencontre Samedi 17 février
François Chattot présente « C'est cadeau », un livre de poèmes et de dessins de Pierre Mabille aux éditions Unes.

Pierre Mabille - Emission télévisée en direct
Evénement Samedi 10 mars
Le Similiblic, émission télévisée en direct réalisée par Sylvie Ruaulx (ouvert au public, réservation souhaitée).

La galerie Jean Fournier présente la cinquième exposition personnelle de Pierre Mabille consacrée à un ensemble de peintures récentes.

Depuis 1997, la démarche de Pierre Mabille s'est concentrée autour de la répétition d'une même forme. Cette forme lui est apparue pour la première fois lors de la lecture d'un poème de Fernando Pessoa, Bureau de tabac dans lequel l'enseigne est présentée comme un repère visuel à partir duquel s'organise le développement narratif. Si l'artiste opère un tel protocole, la répétition d'une même forme, c'est avant tout pour créer les conditions d'une exploration la plus large possible du champ coloré. La forme étant ainsi définie et répétée avec une grande liberté de variations, le peintre peut se concentrer sur le travail de la couleur, devenue le sujet de son œuvre.

Toute la tension de l'œuvre de Pierre Mabille réside dans un équilibre entre répétition et mise à jour des différences.

Les tableaux actuels sont issus de réflexions amorcées au printemps 2016 avec une série de collages réalisés pour l'exposition collective Matisse Now, présentée à la galerie et largement développées à l'été 2017 lors d'une résidence à la Fondation Albers dans le Connecticut. Pierre Mabille s'est davantage concentré sur la question de la découpe et de la contre-forme ouvrant ainsi son système à de multiples possibilités optiques et colorées. Morcelée, découpée, sa forme originelle se joue des contrastes et ses compositions évoquent certains aspects du travail de Bridget Riley. Séquencée, la forme introduit le mouvement dans le continuum de la peinture et l'idée d'interchangeabilité entre les tableaux d'un même polyptyque.

La vivacité des couleurs accentue le contraste entre les formes et les contre-formes. Si cette réflexion fond/forme a toujours régi le travail de Pierre Mabille, il prend ici une autre dimension avec la série des polyptyques où chaque tableau est vu comme partie d'un tout, comme une mise en abîme de son propre système formel et conceptuel. Dans « C'est cadeau », le livre publié à l'occasion de cette exposition, les dessins et les textes s'organisent dans un jeu de variation et de rythme en dialogue avec les peintures.

Le grand polyptyque sous la verrière, composé de douze tableaux, témoigne de son immense talent de coloriste faisant cohabiter les tons sourds aux teintes presque acides, et peut être compris tout à la fois comme un hommage à Matisse et à Albers.

Vernissage de Pierre Mabille "Découpages en séquences"
Pierre Mabille, Sans titre, 2017
Acrylique sur toile, polyptyque - 180 x 320 cm
© J-F Rogeboz

Vernissage de Pierre Mabille "Découpages en séquences"
Pierre Mabille, Sans titre, 2017
Acrylique sur toile - 100 x 240 cm
© J-F Rogeboz, Courtesy Galerie Jean Fournier, Paris

Vernissage de Pierre Mabille "Découpages en séquences"
Pierre Mabille, Sans titre, 2017
Acrylique sur toile - 80 x 150 cm
© J-F Rogeboz, Courtesy Galerie Jean Fournier, Paris

Vernissage de Pierre Mabille "Découpages en séquences"
Pierre Mabille, Sans titre, 2017
Acrylique sur toile - 70 x 90 cm
© J-F Rogeboz, Courtesy Galerie Jean Fournier, Paris

Vernissage de Pierre Mabille "Découpages en séquences"
Pierre Mabille, Sans titre, 2017
Acrylique sur toile - 73 x 93 cm
© J-F Rogeboz, Courtesy Galerie Jean Fournier, Paris

[16:00-19:00] Signature de la collection de livres photo Le Pont Rouge
Location:
Artphotoby
40, rue de la Tour d'Auvergne
75009 Paris
M° Pigalle, Notre-Dame-de-Lorette, Le Peletier
France
Mail : contact@artphotoby.com
Internet Site : www.artphotoby.com
Description:
A l'occasion de l'exposition "Regards d'Asie" la Galerie Artphotoby présente la collection de livres photo Le Pont Rouge d'Iki Editions, en présence de son éditrice Valerie Douniaux et des artistes Nadia Anemiche, Patrick Rimond, et Thierry Clech, auteur des photographies noir et blanc sur Tokyo.


dans le cadre de l'exposition collective "Regards d'Asie"

REGARDS D'ASIE
YEONG MEA KIM
TAKESHI SHIKAMA
MOTOKI LEE
JEAN-MICHEL VOGE

Exposition collective du 30 janvier au 17 mars 2018

"Regards d'Asie" présente le travail d'artistes japonais, coréen et français autour de la même passion : sublimer le réel. Regards sur la beauté de la nature par Yeong Mea Kim et par Takeshi Shikama ; Regard sur les femmes à Tokyo par Motoki Lee ; Regard sur la vie des sumos par Jean-Michel Voge - Portfolio de tirages noir et blanc sur papier japonais ; Regard sur l'Asie du sud-est par Claude Guillaumin ; Regard sur le Japon par Thierry Clech et son livre photo "Explosante-fixe" Le Pont Rouge Collection.

Exposition de photographie du 30 janvier au 17 mars 2018
Vernissage mardi 30 janvier de 18h30 à 21h30

Vernissage de l'exposition collective "Regards d'Asie"

Vernissage de l'exposition collective "Regards d'Asie"
©Takeshi Shikama / Central Park, New-York, Etats-Unis ; Tirage platine palladium sur papier japonais réalisé par Motoyuki Kobo chez Amanasalto, Tokyo en 2015. Edition 3/5 ; Format : 63.3 x 63.5 cm

[16:00-21:00] Vernissage d'Ignasi Aballí "presque invisible"
Location:
Galerie Thomas Bernard-Cortex Athletico
13, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 75 50 42 65
Mail : info@cortexathletico.com
Internet Site : www.cortexathletico.com
Description:
10.03.2018 - 21.04.2018
Vernissage le 10.03.2018 de 16h à 21h

Logique du doute

Penser au travail d'Ignasi Aballí et aux oppositions et inversions qu'en permanence il convoque soudain fait resurgir cette phrase au combien célèbre de Fernando Pessoa, tirée de son Livre de L'intranquillité : « La solitude me désespère ; la compagnie des autres me pèse. »

Une analogie quelconque entre l'artiste catalan et l'écrivain portugais pourrait paraître parfaitement incongrue et hors sujet tant ce dernier, notamment, a inscrit sa trajectoire littéraire dans le cadre d'une fiction radicale ; fiction parfaitement étrangère à l'univers d'Aballí qui, tout au contraire, ancre son œuvre dans un réel qui lui en fourni matière à réflexion mais aussi matériaux : qu'il s'agisse d'objets, de coupures de journaux, de formes d'enregistrement diverses, de mesures ou d'occurrences du spectre des couleurs entre autres exemples.

Mais pourtant... D'un côté comme de l'autre, avec des référents et des ressorts certes forts différents, se fait jour une lecture, une analyse du monde qui pour beaucoup tient dans une observation scrupuleuse et lucide non de son absurdité mais des éléments qui en rendent la lecture complexe, parce que bâtie sur des incertitudes et des oppositions vertigineuses et sans fin.

Si la présente exposition est intitulée « presque invisible », la précédente de l'artiste dans l'ancien lieu de la galerie en 2015 avait pour titre « presque visible », tandis que l'exposition que lui consacrait en 2016 le Museo nacional Centro de arte Reina Sofía, à Madrid était titrée « sans début / sans fin ».

Pessoa encore : « J'ai pris une telle habitude de ressentir le faux comme le vrai, les choses rêvées aussi nettement que les choses vues, que j'ai perdu la capacité humaine, erronée me semble-t-il, de distinguer la vérité du mensonge. » S'il n'est chez Aballí nulle préoccupation relative au mensonge, est par contre toujours à l'œuvre une incertitude relative à la vérité établie.

Ainsi lorsqu'il expose une longue suite de près de deux-cents feuilles de papier sur chacune desquelles est inscrit, à peine lisible, le terme « presque » suivi d'un adjectif à chaque fois différent (Almost, 2018). Rien n'est donc beau, mais « presque beau ». L'adverbe est récurrent et tenace, signe d'une impossibilité à retenir une signification définitive, à enfermer la lecture, et surtout à signifier un accomplissement.

De cette instabilité constitutive du réel, de la difficulté - de l'impossibilité ? - à s'assurer que la nature même des choses est bien conforme à ce que l'on croit, Ignasi Aballí tire une œuvre complexe basée sur des rapprochements et des oppositions qui impose à l'autre, au spectateur, la nécessité d'opérer des choix, de décider quelle lecture il embrasse in fine de ce qui lui est soumis.

Dans sa Traduction d'un dictionnaire japonais (2018), qui prend la forme de collages de plages de couleurs découpées dans des journaux, qui là encore pourraient sembler être sans fin, se fait jour une forme d'absurdité ; si ces associations trouveraient une utilité dans des cahiers de tendances utilisées par les acteurs de la mode ou du design, elles constituent un répertoire visuel qui éventuellement pourrait trouver à être traduit dans les champs mentionnés mais qui ne constitue nullement lui-même une traduction. Avec en outre, autre source de confusion, l'usage du journal qui est bien l'un des derniers endroits où l'œil va véritablement prêter attention à la couleur.

Pessoa de nouveau : « La seule réalité pour moi, ce sont mes sensations. Les choses n'ont de valeur que par l'interprétation qu'on en donne. »

Entretenir le doute, laisser ouverts les possibles, se nourrir des incertitudes, outre que cela contribue à éviter l'enfermement (Pessoa toujours : « Passer des fantômes de la foi aux spectres de la raison, c'est simplement changer de cellule. »), a pour conséquence ici de constamment maintenir en alerte la réflexion certes, mais aussi de maintenir une instabilité qui confère aux choses un caractère vivant, qui permet de ne rien figer, car toujours manque un détail ou un fragment qui permettrait d'assurer que « l'objet » considéré se livre de manière complète ou achevée.

Ainsi de ce récipient de laboratoire en verre, qui fut brisé avant que l'artiste ne tente de le reconstituer au mieux (Tentative de reconstruction, 2018). Au-delà de l'absurdité de l'idée même et du défi à la logique qu'elle constitue, l'imperfection qui en résulte, nourrie par cette nature incertaine qui induit la curiosité, ouvre la voie à l'exploration d'un infime paradoxal dans lequel viennent se glisser les œuvres d'Ignasi Aballí. Ainsi encore de ces parenthèses au mur, entre lesquelles n'est lisible que du blanc ((...), 2018). L'artiste semble en effet s'ingénier à s'immiscer dans les entre-deux afin d'ausculter le réel, non pas dans sa contingence assurée mais dans ses failles et ses interstices ; dans sa potentielle part d'ombre presque.

Pessoa enfin : « La vie entière de l'âme humaine est mouvement dans la pénombre. Nous vivons dans le clair-obscur de la conscience, [...]. » Là où s'infiltre le doute... ?

Frédéric Bonnet, 2018

Vernissage d'Ignasi Aballí "presque invisible"

Ignasi Aballí (Barcelone, 1958) a étudié les Beaux-Arts à l'Université de Barcelone.

Depuis les années 1990, il a notamment exposé au Drawing Center (New York), MACBA (Barcelone), ZKM (Karls- ruhe), Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid), Le Printemps de Septembre (Toulouse), Galerie Meessen-de Clercq (Bruxelles), Galerie Estrany de la Mota (Barcelone), Galerie Elba Benitez (Madrid), Gagosian gallery (New York), Frac Lorraine (Metz), Centre National d'Art Contemporain Villa Arson (Nice), Fondation Maeght, (Saint-Paul de Vence), la Pinacoteca do Estado de São Paulo.

Il a également participé à plusieurs biennales internationales comme la 52ème biennale de Venise en 2007, la biennale de Sharjah en 2007 ou la 11ème Biennale de Sydney en 1998.

Ignasi Aballí a reçu le prix Joan Miró 2015 pour sa « réflexion aboutie sur les limites de la peinture et de la repré- sentation, pour son attention méticuleuse aux conséquences significatives que peut générer le plus petit changement opéré dans une stratégie de re-signification, ainsi que pour son rôle de mentor auprès d'artistes plus jeunes ».

Une rétrospective de son travail depuis 2005 a eu lieu au Reina Sofía (Madrid) en 2015 et en 2016 à la Fondation Joan Miró (Barcelone).

[16:00-20:00] Vernissage de Cécile Veilhan
Location:
Artclub Gallery
172, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 47 03 42 20
Mail : contact@artclub.fr
Internet Site : www.artclub.fr
Description:
du 10 au 31 mars https://veilhan-cecile.book.fr

[16:00-21:00] Vernissage de Danhôo
Location:
Domaine départemental de Chamarande
38, rue du Commandant Arnoux
91730 Chamarande
M° RER C Chamarande
France
Phone : +33 (0)1 60 82 52 01
Fax : +33 (0)1 60 82 57 79
Mail : chamarande@essonne.fr
Internet Site : www.chamarande.essonne.fr
Description:
au château et à l'orangerie

Les mots que je peins sur chaque toile représentent
nos vrais besoins quotidiens comme l'amour, la famille...
C'est une déclaration à la société.
Danhôo

10 février - 22 avril 2018

> au château
mercredi, 14h-17h
samedi et dimanche, 13h-17h
fermé les jours fériés

> à l'orangerie
tous les jours, à partir de 9h

Vernissage de Danhôo

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Jean Bouvier"
Location:
Galerie Berthet-Aittouarès
14&29, rue de Seine
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 43 26 53 09
Fax : +33 (0)1 43 26 95 66
Mail : contact@galerie-ba.com
Internet Site : www.galerie-ba.com
Description:
Jean Bouvier à l'honneur
Peintures

10 mars - 31 mars
Vernissage samedi 10 mars 16h
au 29 rue de Seine, Paris 6eme

et

09 mars - 06 avril
exposition à la Mairie du 4eme, Paris

Vernissage de l'exposition "Jean Bouvier"

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition "La bague dans tous ses états"
Location:
Galerie Sophie etc
Bijoux contemporains
2, rue Gambey
75011 Paris
M° Parmentier, Oberkampf
France
Phone : +33 (0)1 48 05 80 38
Mail : sophie.etc@gmail.com
Internet Site : sophie-etc.book.fr
Description:
Du 10 au 24 mars

Vernissage de l'exposition "La bague dans tous ses états"

[16:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Mon enfant peut en faire autant"
Location:
Galerie Anne Barrault
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Internet Site : www.galerieannebarrault.com
Description:
10 mars - 21 avril 2018

Mon enfant peut en faire autant

David B et son fils Ulysse, Ramuntcho Matta, ses enfants et son père,
Guillaume Pinard et sa fille Sasha, Jochen Gerner, sa fille Marta et son fils Caspar, Nicolas et Roland Topor.

L'idée de cette exposition commence avec un livre intitulé « Un monsieur tout esquinté » publié en 1972. Il rassemble une centaine de dessins réalisés par Roland Topor et son fils Nicolas, alors âgé de 5 ans.
L'ouvrage débute avec un entretien entre le père et son fils :
« Nicolas, vous êtes un petit garçon de cinq ans et demi, vous faites de superbes dessins et vous racontez de magnifiques histoires, pourtant cela ne semble étonner personne.
On ne vient jamais vous interviewer pour connaître votre avis sur une foule de choses, comme l'Art, votre œuvre, ou les différents problèmes de l'heure. Cette indifférence est surprenante à une époque où l'on est particulièrement friand d'opinions. Je suis donc heureux de réparer cet oubli grâce à la série d'entretiens que vous avez bien voulu m'accorder.... »
Dans cet échange Nicolas Topor parle d'un Chinois, de chevaux et d'Indiens. Il déclare d'ailleurs parler couramment indien.

De nombreux artistes ont parlé du dessin d'enfant, comme un dessin brut, d'un dessin primitif, dénué de toutes formes préfabriquées, loin de toute socialisation. Un geste pur, non encore conditionné.
Céline Delavaux dans un article publié dans la revue Hors-Champs explique que : Dans les années vingt, Paul Klee accorde un rôle déterminant aux travaux des enfants qu'il donne pour modèles à ses étudiants du Bauhaus. Il introduit ses propres dessins d'enfant dans le catalogue de ses œuvres : « Je veux être un nouveau-né, ne sachant rien de l'Europe, ignorant les poètes et les modes, presque un primitif. »

En 1863, dans « Le peintre de la vie moderne », Baudelaire écrivait « Le génie n'est que l'enfance retrouvée à volonté (... )», ou encore « rien ne ressemble plus à ce qu'on appelle l'inspiration, que la joie avec laquelle l'enfant absorbe la forme et la couleur »


Ramuntcho Matta, lui, dessinait régulièrement dans l'atelier de son père Roberto. Tous deux réalisaient des peintures et des dessins ensemble. Le père était très intéressé par les dessins de son fils. Pour Ramuntcho Matta, en plus du plaisir de peindre, c'était un moyen d'entrer en communication avec son propre père, un dialogue silencieux, un dialogue par les formes.
Le jour où Ramuntcho Matta est devenu parent, il a laissé ses enfants œuvrer de leur côté, en se gardant d'intervenir, sans vouloir s'imposer. Sa manière a lui de dialoguer avec eux fut de leur dessiner des histoires.
Il y a quelques années, Jochen Gerner avait réalisé des dessins avec ses fils Pavel et Caspar.
Aujourd'hui il dessine avec sa fille Marta qui a 6 ans. Chaque jour, elle réalise plus d'une dizaine de dessins, à l'école, dans sa chambre, dans l'atelier de son père. Jochen Gerner a pris l'habitude de conserver précieusement les dessins de ses trois enfants. Il n'a jamais voulu leur apprendre à dessiner, surtout pas ! Aujourd'hui il présente un ensemble de dessins réalisés à 4 mains avec Marta, Caspar et Pavel.

En 2010, Guillaume Pinard a réalisé avec sa fille Sasha un livre. Les dessins avaient été réalisés individuellement, mais ils les ont ensuite sélectionnés pour qu'ils se répondent.
Après cette expérience, Guillaume a proposé à sa fille de réaliser un film d'animation. Sasha a imaginé l'histoire et Guillaume a créé l'animation avec les dessins de sa fille. « Youki », puisque c'est le titre de ce film, narre une histoire dramatique. Sasha du haut de ses 5 ans, à l'époque, ne l'avait pas aimé. Depuis, 7 années se sont écoulées, elle a appris à l'apprécier et nous a donné son accord pour le montrer aujourd'hui.
Et enfin David B présentera des dessins réalisés avec son fils Ulysse. Le grand frère de David B en est le sujet. Ce frère terrassé par la maladie et sublimé par David B au fil de ses livres et ses expositions. Aujourd'hui, son fils dessine cet oncle qu'il ne connaît qu'à travers les dessins de son père.

Le titre de cette exposition est emprunté à certains visiteurs, qui en regardant une œuvre ayant peu de valeur à leurs yeux, disent que leur enfant pourrait en faire autant.
Alors, comment ne pas conclure en citant cette fameuse phrase de Picasso : Quand j'étais enfant, je dessinais comme Raphaël mais il m'a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant.

Vernissage de l'exposition "Mon enfant peut en faire autant"
Ramuntcho et Roberto Matta
sans titre, 1965
crayons de couleur sur papier








[17:00-21:00] HEY! Modern Art & Pop Culture fête sa nouvelle formule
Location:
Le Monte-en-l'air
71, rue de Ménilmontant
2, rue de la Mare
75020 Paris
M° Ménilmontant, Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 40 33 04 54
Mail : lemontenlair@free.fr
Internet Site : montenlair.wordpress.com
Description:
Rencontre et signature du HEY! DELUXE #1, avec à la table des dédicaces... La HEY-Team, Arnus, Beb-deum, Coralie Barbier, Jérôme Barbosa, Sophie Dutertre (TBC), Séverine Gambier, Dav Guedin, Jb Hanak, Fred Lavergne, mad meg, Carmen Pluto, Gil Rigoulet, Cédric Tanguy, Yannick Unfricht.

HEY! Modern Art & Pop Culture fête sa nouvelle formule

[17:00-21:00] Vernissage d'Eric Dalbis, œuvres récentes
Location:
Galerie Placido
41, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 23 21
Fax : +33 (0)1 42 12 09 86
Mail : info@galerie-placido.com
Internet Site : www.galerie-placido.com
Description:
Du 10 mars au 26 avril

Avec sa troisième exposition personnelle à la galerie Placido, Eric DALBIS poursuit une oeuvre dont les principes se sont édifiés dès les années 1980 et qui a profondément évolué.
A première vue, il pourrait sembler que le même tableau se répète de toiles en toiles avec d'infimes transformations...
Si le processus de recouvrement de voiles de couleurs qui se superposent est une constante de sa pratique, ces dernières années, l'espace du tableau s'est à la fois simplifié et structuré de façon plus géométrique ; mais cette géométrie n'est qu'apparente.
Comme l'évoque à son propos en 1996 Christine Buci-Gluksman : « Le clair, le très clair, le très peu, crée (alors) un effet d'allègement. La peinture retrouve ses référents tactiles dans une matière spirituelle quasi volatile et vibratile ».
Cette technique du palimpseste donne à voir des plages de couleur qui disparaissent dans le jeu des superpositions mais dont des traces infimes restent apparentes sur les bords du tableau et créent une vibration subtile avec le vide silencieux du centre.
Cela engendre une impression d'ouvert, d'immatérialité, de flottement, de lumière vibrante et de pure énergie spirituelle.
« La lumière n'accompagne plus de figure, elle appartient à la matière du tableau. » Daniel Arasse

Vernissage d'Eric Dalbis, œuvres récentes

[17:00-20:00] Vernissage de Stéphane Lallier "Urbex"
Location:
Moret-sur-Loing
Moret-sur-Loing
77250 Moret-sur-Loing
M° Gare SNCF de Moret - Veneux-les-Sablons
France
Internet Site : www.ville-moret-sur-loing.com
Description:
Espace Regards
12, rue du Donjon
Tel. : 01 60 70 98 47 / 06 25 62 12 64
Courriel : 77regards@gmail.com / davidsmadja.regards@gmail.com
https://www.facebook.com/espace.regards
https://www.instagram.com/espace_regards

Exposition du 10 mars au 8 avril 2018
Ouvert les 10-11 mars, 17-18 mars, 7-8 avril,
De 14h à 19h et sur rendez-vous

Vernissage le samedi 10 mars 2018 à partir de 17h

[17:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Comme Un #14"
Location:
La Réserve d'area
50, rue d'Hauteville
Fond de cour - 2ème étage
75010 Paris
M° Bonne Nouvelle, Château d'Eau
France
Phone : +33 (0)1 45 23 31 52
Fax : +33 (0)1 45 23 37 80
Mail : area.paris@wanadoo.fr
Internet Site : www.lareserveparis.com
Description:
Lancement du numéro 14 de "Comme Un"

Sortie du numéro 14 de "Comme Un" à la galerie Area 39 rue Volta métro Arts et Métiers, avec la participation de Ninon Hivert, Guillaume Mathivet, Philippe Marcus et Thomas Perino.

A partir du 7 mars du mercredi au samedi de 14h à 19h

Vernissage le samedi 10 mars
Lecture à 17h

Vernissage de l'exposition "Comme Un #14"

[17:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Les Pionnières"
Location:
Galerie Pierre-Alain Challier
Pacea
8, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 49 96 63 00
Mail : galerie@pacea.fr
Internet Site : www.pacea.fr
Description:
Les Pionnières
11 FEMMES, 11 ARTISTES du XXème siècle

Etel Adnan, Geneviève Asse, Pierrette Bloch
Geneviève Claisse, Parvine Curie, Sheila Hicks, Shirley Jaffe
Véra Molnar, Aurélie Nemours, Marta Pan, Judit Reigl

Une exposition qui rassemble pour la première fois ces 11 peintres et sculpteurs, réunies par l'abstraction...

Exposition du 10 mars au 7 avril 2018
du mardi au samedi de 11h à 19h

Vernissage samedi 10 mars de 17h à 21h
Dédicace en avant première du livre publié par Somogy Éditions d'Art par les auteurs :
Catherine Panchout
Élisabeth Védrenne
Valérie de Maulmin

Cet ouvrage a été publié grâce au soutien de Danièle Kapel-Marcovici, Présidente du groupe RAJA.
En partenariat avec Connaissance des Arts

Les oeuvres originales de ces 11 artistes, peintres et sculpteurs, seront exposées en parallèle des photographies d'atelier de Catherine Panchout.

Dans les autres étages, une sélection d'oeuvres du fond de la galerie seront exposées, mettant en avant le travail d'autres femmes artistes :
Sonia Delaunay, Alicia Penalba, Natalia Dumitresco, Niki de Saint Phalle, Joan Mitchell, etc...

[17:00-20:00] Vernissage de l'exposition "This is Utopia, to Some"
Location:
Kadist Art Foundation
19 bis, rue des Trois Frères
75018 Paris
M° Abbesses, Anvers
France
Phone : +33 (0)1 42 51 83 49
Fax : +33 (0)1 42 51 83 49
Mail : contact@kadist.org
Internet Site : www.kadist.org
Description:
This is Utopia, to Some

Avec Steffani Jemison & Justin Hicks, Isaac Kariuki & Tamar Clarke-Brown, Chloé Quenum, Martine Syms

Co-commissaire : Elise Atangana

Vernissage : samedi 10 mars 2018, de 17h à 20h
Performance d'Isaac Kariuki : 17h30 et 19h30

Dates d'exposition : 11 mars - 13 mai 2018

L'exposition This is Utopia, to Some[1] conçue en collaboration avec la commissaire Elise Atangana, rend visible des récits représentant une multiplicité de subjectivités et d'identités qui coexistent et interagissent. La distinction entre des pratiques reconnues par le musée et, « la culture comme expression de la vie quotidienne, qui, de fait, est dénigrée et rabaissée au rang de produit de la culture de masse »[2], autrement dit entre la culture dite savante et la culture populaire, est dépassée. Dès lors, la définition de l'art devrait inclure les gestes et les pratiques d'artistes qui créent leurs propres plateformes éditoriales et conçoivent des modèles autonomes de l'art contemporain, comme autant d'outils de visibilité. Ils interviennent à l'intersection du langage privé et de la sphère de la communication, et modifient leur rapport au public. De nouveaux rituels de réappropriation, de traduction, de partage d'expériences personnelles et collectives engendrent une circulation des images entretenant les liens entre passé, présent et futur. Les participants à cette exposition se réfèrent à des savoirs spécifiques, appliqués à différents domaines (graphisme, mode, musique et littérature), comme autant de formes de résistance qui forcent l'imaginaire politique.

Ces savoirs spécifiques sont hérités, et impliquent la notion de propriété. Ils ne sont pas publics, ils sont possédés. La question des sources et de la responsabilité envers ces savoirs et récits requiert une attention particulière dès lors que s'opère une traduction.
La série Les Allégories de Chloé Quenum apparaît comme une abstraction formelle. Cet ensemble provient de ses recherches menées en Afrique de l'Ouest (Bénin et Togo) sur les notions d'origine et de transmission à travers le support textile. Les systèmes et compositions graphiques des tissus wax répondent à des codes spécifiques qui forment une écriture que l'artiste a transposé en motif de plomb sur du verre cathédral. Traversées par la lumière et soumises aux vibrations du verre, ces représentations, déplacent la lecture de ces motifs de leur contexte d'origine.

Ces œuvres font écho à la manière dont Steffani Jemison envisage la notion d'expérience, à la fois dans ses dimensions esthétique, extatique et intellectuelle. Power listening (Power power power power) résulte d'une collaboration entre Steffani Jemison et Justin Hicks à Brooklyn avec des habitants de logements sociaux, pendant l'été 2017. Une séance d'écoute a permis la retranscription collective d'une pièce audio sur papier. De cette expérience, Steffani Jemison a conçu un dessin sur du velours intitulé Power listening (How would we ever get over / over), une manière d'explorer la corrélation entre dessin et écriture.

La dimension collaborative est au cœur de Cbt (coding : braiding : transmission). C'est à la fois une performance et une vidéo conçue par Isaac Kariuki avec Tamar Clarke-Brown, dans laquelle les gestes et l'action de tresser génèrent un code informatique. L'emploi de caméras GoPro et du logiciel de détection de mouvement, fait référence pour Isaac Kariuki aux formes contemporaines de maintien de l'ordre qui utilisent la technologie pour identifier les individus. « La surveillance n'a rien de nouveau pour les Noirs »[3]. La performance fait le lien entre la reconnaissance des corps noirs dans l'espace public occidental et la tradition du tressage des cheveux qui s'est répandue avec la diaspora africaine.

Enfin, la production des images est liée à la construction de l'identité, comme le montre la pratique de Martine Syms. En 2012, elle a conçu la plate-forme éditoriale Dominica Publishing dédiée à définir la notion de blackness comme un sujet, une référence, un marqueur et un public de la culture visuelle. L'installation vidéo SHE MAD: Laughing Gas fait référence à la sitcom comme forme, à l'omniprésence des écrans, des réseaux sociaux et des téléphones portables qui composent la toile de fond de notre quotidien. La vidéo s'inspire du court-métrage muet Laughing Gas (1907) d'Edwin Porter, dans lequel joue l'actrice afro-américaine Bertha Regustus première femme noire dans un rôle principale au cinéma. Syms y voit "un exemple précoce de représentation de femmes noires affichant une forme de subjectivité". Par ses références, Martine Syms ancre l'œuvre dans une dynamique historique qui pose notamment la question du devenir de l'afro-féminisme.

C'est une utopie, pour certains (This is Utopia, to Some) souligne la complexité des identités tout en montrant leur continuité. Dans cette perspective, la projection d'un futur hypothétique par les artistes s'appuie sur des pratiques vernaculaires, et explore dans le même geste des histoires spécifiques, leurs modes d'existence et leurs réappropriations, pour contrebalancer les représentations qui encadrent notre quotidien.

[1] Ce titre s'inspire d'une nouvelle récemment écrite par Martine Syms, Solitude publiée par Triple Canopy https://www.canopycanopycanopy.com/contents/solitude/#three-one
[2] Kobena Mercer, « Le black art et le fardeau de la représentation », (1990), in Art et mondialisation, édité par Sophie Orlando sous la direction de Catherine Grenier, ed. Centre Pompidou, Paris, 2013, p. 115.
[3] Simone Brown, Dark Matters: On the Surveillance of Blackness, DukeUniversity Press Books, 2015. Source citée par l'artiste.

Vernissage de l'exposition "This is Utopia, to Some"









[18:00-21:00] Cocktail musical - exposition d'Yves Crenn
Location:
Galerie Schwab Beaubourg
35, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 71 12 16
Mail : edouard.schwab@hotmail.fr
Internet Site : www.galerieschwabbeaubourg.com
Description:
Vous aurez le plaisir d'entendre deux très bons musiciens de jazz : la chanteuse Lynn Adib et le pianiste Fady Farah qui se produisent l'un et l'autre sur les meilleures scènes européennes.


dans le cadre de l'exposition d'Yves Crenn

Exposition du 14 février au 24 mars
Vernissage en présence de l'artiste jeudi 15 février de 18h à 19h

Né en 1969 à Vernon, dans l'Eure, diplômé de l'École des Beaux-Arts de Rouen, Yves Crenn vit et travaille à Rouen.
Il a d'abord été remarqué par Daniel Duchoze qui lui a consacré en 2004, dans sa galerie de Rouen, une première exposition personnelle. Depuis, il expose régulièrement avec succès à Rouen, Paris, New-York et Boston. En 2008, il a participé à une exposition de pastellistes français au Panorama Museum Bad Frankenhausen de Leipzig en Allemagne.
Ce pastelliste hors pair a mis au point sa propre technique. Il enduit d'abord son papier de brou de noix, puis dessine au fusain et au pastel, avant de laver partiellement son œuvre à l'encre et à l'eau. Il précise : « Par commodité je parle de pastel, mais en fait ce n'est pas tout à fait du pastel. C'est du pigment et de l'eau, la rencontre du sec et de l'humide. C'est un peu comme si je parvenais à dissocier le pigment de son liant. Mais il y a aussi des glacis, et je les fais par-dessus le pastel. Une sorte de voile qui vient troubler le dessin, le troubler et l'abîmer. Je maltraite toujours la représentation. C'est comme si j'utilisais un phénomène naturel de catastrophe ».
Ce procédé unique donne à ses images un léger flou, comme dans certaines photos anciennes, une atmosphère vaporeuse qui les rend très délicates et semble montrer le caractère éphémère de notre monde. Il peint ainsi des nus féminins pleins de grâce, des scènes de plage qui évoquent Boudin, des arbres tout simples, des natures mortes qui font penser à Morandi. Toujours une grande douceur dans le dessin, la couleur et l'ambiance. Une beauté rêveuse qui fait le charme de cette peinture si personnelle.

Vernissage d'Yves Crenn
Le Drapé vert, 2017, 58 x 40 cm, pastel sur papier

Vernissage d'Yves Crenn
L'Horizon, 2017, 105 x 124 cm, pastel sur papier

Vernissage d'Yves Crenn
Nature morte, 2017, 35 x 57 cm, pastel sur papier

Vernissage d'Yves Crenn
Le Miroir, 2017, 105 x 80 cm, pastel sur papier

[18:00-21:00] F.R.DAVID "Flurry" - reading
Location:
Section 7 Books
31, passage du Ponceau
Code 7396
75002 Paris
M° Réaumur - Sébastopol, Strasbourg - Saint-Denis
France
Mobile : +33 (0)6 74 23 90 18
Mail : section7books@gmail.com
Internet Site : www.section7books.com
Description:
After 8 Books
31 passage du Ponceau - Paris 2e
CODE CAVE: 7396

'Flurry'
F.R.David #15, Spring 2018

Lancement du livre, lecture

"Flurry", the 15th issue of F.R.DAVID, came about after being asked to propose ten books for acquisition by the Rietveld Academy library (Amsterdam) and give a talk about that selection. Preferring to reproduce original material over commentary (or commentary as materiality), and allowing others to speak, Will prepared a reading back and forth between the ten books. It soon became clear that this reading could provide a back-bone for an issue of F.R.DAVID. Associated material came up in the process of transcription; plus a lengthy afterword by Danny Hayward, commenting on Verity Spott.

[18:00-21:00] Soirée pour l'exposition de Clémentine Mélois "De deux choses l'une"
Location:
Galerie Lara Vincy
47, rue de Seine
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 43 26 72 51
Fax : +33 (0)1 40 51 78 88
Mail : contact@lara-vincy.com
Internet Site : www.lara-vincy.com
Description:
8 février - 24 mars 2018

Vernissage de Clémentine Mélois "De deux choses l'une"
Clémentine Mélois, Maudit Bic, série Cent titres, 2013. © Editions Grasset

[18:00-21:00] Vernissage d'Amir Nave "To Give What Is Due"
Location:
In Situ Fabienne Leclerc
14, boulevard de la Chapelle
75018 Paris
M° Stalingrad, La Chapelle
France
Phone : +33 (0)1 53 79 06 12
Fax : +33 (0)1 53 79 06 19
Mail : galerie@insituparis.fr
Internet Site : www.insituparis.fr
Description:
VERNISSAGE / OPENING : 10.03.2018, 18h - 21h
10.03 - 29.04.2018

« La dimension internationale est un stade essentiel dans la vie et l'évolution d'un artiste. C'est le moment où le choc entre deux cultures peut faire apparaître un lien fertile et empreint de beauté. Dans mon exposition, je propose une perspective supplémentaire, une invitation à prendre en considération mes réflexions et observations sur l'art alors que je viens d'une terre, d'une culture, d'une vie différente. [...]

Dans ma recherche artistique, la destruction en dit plus que la construction. Je n'ai pas peur quand je peins. C'est quelque chose que je ne peux pas vraiment expliquer. C'est être dans une autre dimension. Et la lutte à l'intérieur de ma peinture est liée au rapport entre le vide et le plein. Il y a des œuvres « pleines » et des œuvres « vides ». Cette polarité m'intéresse. Pour moi, le vide peut susciter la créativité parce que c'est notre façon de décrire quelque chose que nous ne pouvons pas totalement concevoir. Le vide échappe au domaine du langage. »

Amir Nave, Trois portes, au bord de la falaise, entretien avec Claire Luna, (extrait), 2018

Vernissage d'Amir Nave "TO GIVE WHAT IS DUE"
Amir Nave, Untilted (Fragmentation), 2016

[18:00-21:00] Vernissage d'Evrard & Koch "Hors Cadre 3"
Location:
Galerie Lazarew
14, rue du Perche
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 44 61 28 73
Mobile : +33 (0)6 98 83 90 86
Mail : info@galerie-lazarew.fr
Internet Site : www.galerie-lazarew.fr
Description:
Troisième volet des explorations Hors Cadre du duo parisien Evrard & Koch, qui questionnent la représentation classique de la peinture. A mi-chemin entre architecture, peinture et sculpture ; leurs œuvres remettent en cause la notion de frontière : selon la lumière, le positionnement ou l'heure de la journée, les jeux d'ombres et les réfractions puissantes des pigments sur les murs modifient la façon d'appréhender l'œuvre.

Dans la première exposition (Hors Cadre #1, 2015), le rectangle blanc, symbole de la toile vierge, était fracturé, plié, pour inviter le hors champ à tenir le rôle principal.
Pour la seconde (Hors Cadre #2, 2016) les structures se séparaient et les vides ouvrait des perspectives inattendues.

Cette troisième exposition marque une rupture nette avec l'idée classique du tableau au mur : presque plus d'angles, des œuvres qui se fracturent en de nombreux éléments et qui investissent davantage l'espace en volume. L'élément clef de cette exposition est la courbe. Elle lie l'ensemble des éléments en un ensemble cohérent, envoûtant... et pourtant toujours insaisissable.

Exposition du 10 mars au 28 avril

Vernissage d'Evrard & Koch "Hors Cadre 3"

[18:00-21:00] Vernissage de Donatien Mary
Location:
Galerie de Manifestampe
5, rue Pierre Semard
75009 Paris
M° Poissonnière
France
Mobile : +33 (0)6 80 66 54 06
Mail : manifestampe@gmail.com
Internet Site : www.manifestampe.org
Description:
jeune talent qui compose les cases de ses bandes dessinées avec des estampes gravées sur cuivre

Vernissage de Donatien Mary

[18:00-21:00] Vernissage de François Bruetschy
Location:
Galerie Convergences
22, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 77 20
Mobile : +33 (0)6 24 54 03 09
Mail : graisvalerie@yahoo.fr
Internet Site : www.galerieconvergences.com
Description:
VERNISSAGE le samedi 10 mars à partir de 18 heures
EXPOSITION du 10 au 31 mars 2018

Vernissage de François Bruetschy

[18:00-21:00] Vernissage de Hendrik Hegray "No Banhnhof"
Location:
Galerie Escougnou-Cetraro
anciennement Galerie See studio
7, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 48 87 52 93
Mail : galerie@escougnou-cetraro.fr
Internet Site : www.escougnou-cetraro.fr
Description:
Du 10 mars au 7 avril 2018
Vernissage samedi 10 mars 2018 à 18h

Il y a peu, Hendrik Hegray m'écrivait « j'aimerais bien juste être un artiste outsider vivre à la campagne faire des peintures hideuses sur du bois et tirer au pistolet sur des boîtes de conserves vides et qu'on me foute la paix. Mais bon je suis quand même trop cultivé pour être outsider. Alors je sais pas.» Et le voilà qui fait le mariole dans une galerie du Marais: son indécision chronique - et cultivée - a malgré tout (malgré lui ?) régurgité un choix radical. Peut-on imaginer situation plus centrale, plus docile ? Doit-on saluer le louable effort d'adaptation et de conformité aux normes de la production artistique contemporaine ? Déplorer la propension du monde de l'art contemporain à absorber tout ce qui pourrait lui échapper (musique, agriculture, clubbing, cinéma, activisme, etc.) pour le faire rentrer dans des formats discursifs, convenus, acceptables d'un point de vue social et intellectuel ? Pour ma part, j'interprète plutôt ce mouvement vers le centre comme la manifestation paradoxale d'un genre d'entropie (ce terme appartient pleinement au vocable dont je viens de me gausser : maintenant qu'Hendrik est là je ne vais pas me priver de lui infliger le traitement de rigueur). Je n'irai pas jusqu'à dire que la présence de plus en plus appuyée d'Hendrik Hegray dans le milieu de l'art puisse, à la manière d'un virus salvateur, y introduire le désordre, le chaos, l'indiscipline dont il a cruellement besoin. Non, il n'y a pas de messie chez nous. Et il n'y en aura probablement jamais. En revanche, l'entropie est chez Hegray une méthode. Elle a pour corollaires la passivité et le trouble qui l'amènent à ne pas se prononcer sur les lieux où apparaiît son travail. L'entropie est aussi, souvent, le sujet de ses pièces, à fortiori quand celles-ci se penchent sur les normes de classification et de hiérarchisation de l'art, des espèces, des genres (Hegray ne distingue pas vraiment entre ces trois champs spécifiques : il est cultivé, peut se montrer docile, mais il ne faut pas exagérer). Parfois, cela produit des effets de distorsion perceptibles sur notre milieu, notre culture visuelle, son organisation : un miroir déformant.

Le film Implantation a été tourné dans le musée de l'agriculture du Caire, que j'ai visité en compagnie d'Hendrik il y a quelques années. Il faut prendre la mesure de la déréliction et de la marginalité muséographique du lieu, qui combine les missions de conservation, de pédagogie (divulguer les techniques d'élevage et d'agriculture moderne), de propagande abjecte (rappeler les bienfaits de la colonisation et ses efforts de modernisation de l'agriculture égyptienne). Il accumule des spécimen empaillés et épinglés (des moutons, des vaches, des papillons), des reproductions hyper-réalistes ou surréalistes d'objets plus ou moins physiques (aliments, maladies), des artefacts (costumes, outils, véhicules), des prélèvements (de situations de travail ou de commerce, d'environnements ruraux), des photographies, des collages, des dessins, des schémas, etc. Entre autres choses, le film d'Hendrik Hegray tend un miroir puant, putréfié, sombre à celui, célébré, lumineux, voire optimiste, réalisé par Camille Henrot au sein du Smithonian Institute, Grosse Fatigue. Comme Henrot, Hegray agence des images captées au sein du musée, sur lesquelles il pose de la musique. Mais il étire considérablement le rythme (13 minutes pour le film d'Henrot contre 25 pour celui d'Hegray qui comporte, à la louche, 30 fois moins de plans et d'images). Avec cette lenteur, il crée un effet de « chopped and screwed » visuel et sonore, selon la fameuse technique inventée par des rappers de Houston, consistant à ralentir le tempo jusqu'à une distorsion totale du son, haché comme un vieux saucisson drogué. Comme Henrot, Hegray désigne la voracité anthropologique du lieu, vouée à l'échec. Mais chez lui tout n'est que ruines, le vivant est depuis longtemps fossilisé, et il n'y a pas de morale qui tienne face à la déchéance des corps. Un film parfaitement morbide. Les « Lumières » (au sens philosophique du terme) s'y sont décomposées.

C'est cette forme d'organisation vouée au trouble, à la confusion et et à la saleté, qu'Hendrik Hegray a retenue pour le reste de son exposition, par exemple en posant simplement sur une table des objets hétérogènes qui n'ont pas pour but d'amener du sens. D'ailleurs ont-ils un but ? Sans vouloir faire un jeu de mot, je dirais qu'il s'agit plutôt de rebuts (les bouteilles de poppers sont vides bien sûr) et autres déchets esthétiques et sociaux. « La galerie idéale retranche de l'œuvre d'art tous les signaux interférant avec le fait qu'il s'agit d' "art". L'œuvre est isolée de tout ce qui pourrait nuire à son auto- évaluation. Cela donne à cet espace une présence qui est le propre des espaces où les conventions sont préservées par la répétition d'un système de valeurs clos. Quelque chose de la sacralité de l'église, du formalisme de la salle d'audience, de la mystique du laboratoire expérimental s'associe au design chic pour produire cette chose unique : une chambre d'esthétique. À l'intérieur de cette chambre, le champ magnétique perceptif est si puissant que s'il en sort, l'art peut déchoir jusqu'à un statut séculier.1» Face à 'l'idéologie de l'espace de la galerie', de surcroît commerciale, les objets d'Hegray fonctionnent comme un défi retors, presque bravache, j'irai même jusqu'à dire académique (le dénigrement du White Cube est une sorte de passage obligé pour nombre d'artistes). Mais ils ne s'adressent à personne en particulier. Ils auraient plutôt pour ambition d'avoir été toujours dans cet espace, du moins depuis longtemps, et d'y rester moisir bien après la fin de l'exposition. Leur intrusion dans ce « champ magnétique » ne fait pas évènement. Elle crée un malaise dont les symptômes (l'immiscion de doutes désagréables quant à nos petites conventions, nos petites pulsions) pourraient persister, eux aussi, après la fin de l'exposition.

Lili Reynaud Dewar

1. O'Doherty B., White cube. L'espace de la galerie et de son idéologie, traduit de l'anglais par Catherine Vasseur, Zurich, JRP Ringier ; Paris, La Maison Rouge, 2008.

Vernissage de Hendrik Hegray "No Banhnhof"

Hendrik Hegray est né en 1981 en France. Il vit et travaille à Paris.

Hendrik Hegray pratique le dessin, la musique, la performance, la photo, la vidéo, la sculpture.
Influencé à la fin des années '90 par les mouvements liés au graphisme et au dessin underground, il publie de nombreux fanzines à des tirages confidentiels, avec une implication particulière dans le domaine de l'auto-édition. Il publie également des livres chez les éditeurs Nieves et Orbe, et collabore ponctuellement avec Julien Carreyn ou Héléna Villovitch. C'est avec Jonas Delaborde, qu'il crée les revues Nazi Knife en 2006 (dont le 10ème numéro vient de paraître aux éditions Paraguay) et False Flag en 2010, dans lesquelles ils accueillent des artistes tels que Julien Carreyn, CF, Dewar & Giquel, Cameron Jamie, Lee Scratch Perry, Antoine Marquis, Terry Johnson, Lili Reynaud-Dewar, David Douard, Tonetta, Andrés Ramirez, entre autres. Ces publications débordent très vite du cadre strict du dessin pour aborder et explorer les possibles de la photo, de la sculpture ou du collage, pratiques qui convergent aujourd'hui dans le travail de l'artiste, parallèlement à une recherche musicale et performative1, reflet sonique de ses expérimentations visuelles.
Hendrik Hegray expose en 2000 et 2003 à la librairie-galerie Un Regard Moderne (Paris), et en 2005 et 2008 à la galerie France Fiction (Paris). En 2012 il est invité en résidence à l'Atelier des Arques où il participe à l'exposition collective « The Magic Porridge Pot », avec le commissariat de Daniel Dewar. En 2013 il présente deux expositions personnelles « Fine Young Cannibals », à la Galerie L'Espace d'en Bas (Paris) et « Solo Exhibition » à la Galerie Hectoliter (Bruxelles), où il expose également en 2015. En 2014 il réalise l'exposition « Hard Classic » à Le Hall (Rouen) et il participe aux expositions collectives « Suddenly this overview » à Exo (Paris) et « L'époque, les humeurs, les valeurs, l'attention » à la Fondation Ricard (Paris), avec le commissariat de castillo/corrales, dans le cadre de sa nomination au Prix de la Fondation Ricard 2014. En 2016 il présente une nouvelle exposition personnelle, "Rêve de cuir" à Treize (Paris) et obtient l'aide à la recherche du CNAP Centre National des Arts Plastiques. En 2017 il participe à l'exposition collective « Crystal Palace » à la galerie Escougnou-Cetraro, Paris où il présentera son exposition personnelle en mars 2018.

[18:00-21:00] Vernissage de Jean-Baptiste Perrot "VIDEO GAME GLITCHES"
Location:
Galerie ALB Anouk Le Bourdiec
47, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 49 96 58 09
Mobile : +33 (0)6 42 28 53 88
Mail : galeriealb@gmail.com
Internet Site : www.galeriealb.com
Description:
VIDEO GAME GLITCHES
Dessins / sculpture

10 mars / 11 avril 2018

Né en 1972 (Havre, France)
Vit et travaille à Paris

« Les hommes se croient libres pour cette seule cause qu'il sont conscients de leurs actions
et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés... » Spinoza, L'Éthique, 1677

La question épineuse du déterminisme et du libre-arbitre telle qu'elle est traitée à travers les siècles nourrit l'imaginaire créatif de Jean-Baptiste Perrot, source de toutes ses recherches plastiques. Il est animé par la réflexion esthétique permettant de traduire le processus de décision et de responsabilité qui en découle.
À l'instar d'autres artistes de sa génération, Jean-Baptiste Perrot trouve dans le jeu vidéo un répertoire de formes essentiel à sa recherche artistique. Selon lui, cet univers constitue un des lieux privilégiés de ce fameux déterminisme puisque actions, espaces et temps respectent une histoire et des règles préétablies par des scénaristes. Dans la saga GTA, une succession variée de missions, où violence et criminalité sont maîtres mots, immerge le joueur dans des villes hybrides calquées avec un réalisme dérangeant sur New- York ou Los Angeles. Le développeur conçoit de façon minutieuse l'ensemble du jeu, codifiant toutes les caractéristiques de celui-ci dans un langage informatique, infligeant un protocole strict aux joueurs.
Le jeu avant commercialisation est soumis à une batterie de tests et de mises à l'épreuve afin d'en révéler les failles et de les corriger.

Pourtant, certaines échappent à ce contrôle. C'est à cet endroit qu'intervient Jean-Baptiste Perrot en s'infiltrant dans ces failles : « Bien que toute la maîtrise soit déployée par cette industrie pour créer un produit à zéro défaut, des failles peuvent échapper aux concepteurs. On appelle ces failles des bugs. Dans le cadre de jeux vidéo, on les nomme plus spécifiquement des glitches. Les glitches ouvrent un espace de liberté à celui qui les repère. Il va pouvoir les exploiter pour agir de façon non déterminée par les concepteurs. Le joueur sort du déterminisme imposé par le jeu et ceux qui l'ont créé » explique-t-il. Jean-Baptiste Perrot rejoint Julien Prévieux lorsqu'il écrit Jouer avec le jeu - Erreur, errance et émergence dans la revue Artpress 2 (n°28 - février 2013) : « Les développeurs les traquent [les défaillances] et les éliminent pour cadrer précisément l'expérience du jeu. Les joueurs, a contrario, voient dans ces bugs de nouvelles possibilités d'action. Les bugs transforment l'expérience du jeu jusqu'à en modifier le but. On ne joue plus le jeu, on joue avec le jeu. ».

Toujours inventif dans les dispositifs de création qu'il emploie, Jean-Baptiste Perrot convertit physiquement l'imagerie numérique en matière (encre, crayon, peinture). Le papier est scarifié au scalpel en suivant le tracé d'une trame. Cette dernière est une sorte de code informatique produit par une machine, dont la réalisation est totalement rationalisée, selon un protocole strict. Le dessin ne peut échapper à cette trame, il la révèle dès lors que le fusain met en exergue la scarification du papier. « Le dessin réalisé au fusain s'humanise, le trouble visuel du glitch s'autonomise et produit sa propre identité par le grain accidentel même du fusain. » D'un univers au réalisme standardisé et aseptisé, Jean-Baptiste Perrot fait jaillir onirisme et télescopage stylistique. Paysages urbains, axes routiers, véhicules constituent un vocabulaire du déplacement et du choix. Entre représentation figurative et abstraction, l'expérience du grésillement visuel produit par le fractionnement du sujet constitue l'ADN de son œuvre. Il tend à restituer une perspective dynamique dont le dessein est de précipiter le public dans un état de lâcher prise. La sculpture de bois présente au sein de l'exposition «Video Game Glitches» est une interprétation d'un masque de collision. Ce terme spécifique au jeu vidéo désigne une simplification d'objet qui permet de définir ses contraintes physiques dans le jeu. Une immatérialité dans la matérialité 3D.

A travers l'écart informatique, le dysfonctionnement, Jean-Baptiste Perrot trouve dans le bug informatique une formidable opportunité, qu'il s'approprie et exploite pour en tirer de nouvelles formes. Le glitch ouvre un espace de liberté à celui qui les repère ; il devient un objet de révolte : révolte du jeu, révolte du bug contre le jeu, révolte du joueur contre le jeu.

Melchior Rothstein ALB

Vernissage de Jean-Baptiste Perrot "VIDEO GAME GLITCHES"

[18:00-21:00] Vernissage de Terry Taylor "The Black Mirror"
Location:
Galerie Suzanne Tarasiève
7, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 76 54
Mobile : +33 (0)6 11 01 16 79
Mail : info@suzanne-tarasieve.com
Internet Site : www.suzanne-tarasieve.com
Description:
10 - 31 mars 2018
Vernissage samedi 10 mars 2018 de 18h à 21h

La Galerie Suzanne Tarasieve est heureuse de présenter la troisième exposition personnelle de lʼartiste australienne Terry Taylor, réunissant trois séries importantes dʼœuvres nouvelles : Les douze apôtres, Les dix commandements et Les séraphins déchus.

Terry Taylor sʼest lancée ici dans une entreprise dʼune portée, dʼune ambition et dʼune ampleur monumentales à tous les sens du terme. Les trois séries ensemble composent une suite de trente grandes huiles sur toile, somptueusement passées au noir de bitume, dʼoù émergent avec force les crânes et squelettes fétiches de Terry Taylor, dont la rare vivacité morphologique anime pareillement les entrelacs sinueux de corde, tissu, chaînes et autre attirail diversement présents dans ses compositions. Ces œuvres monumentales par leur nombre et leur format, ainsi que par leur virtuosité technique, commémorent également, ou nous remémorent la condition mortelle qui est le lot de tous les êtres. Leur dimension de memento mori est en outre dotée dʼun surcroît de monumentalité. À la différence des vanités hollandaises des XVIe et XVIIe siècles, où les crânes se disséminent parmi les allégories de la fugacité des plaisirs terrestres (et lʼon ne parle pas du commerce actuel de têtes de mort « gothiques »), les squelettes de Terry Taylor restent étrangers à lʼespace du quotidien (alors quʼils sʼy inscrivent notamment dans sa série des Sept péchés capitaux). Leur espace à eux est dʼune abstraction totale : une scène plongée dans les ténèbres, dénuée de tout décor ou ornement, hormis, çà et là, quelques motifs emblématiques du martyre ou des prescriptions morales. On songe à Ribera, à Zurbarán et au Goya des Peintures noires (il y a dʼailleurs des citations explicites de ces deux derniers maîtres dans les tableaux de Terry Taylor), bien plus quʼaux peintres de vanités ou aux artistes néogothiques. Les douze apôtres, Les dix commandements et Les séraphins déchus, revisitant le baroque espagnol sur un mode épuré allègrement irrévérencieux, ne se contentent pas dʼinviter les mortels à se rappeler quʼils devront mourir. Terry Taylor invoque - ou convoque - ces déterrés monumentaux, saints, séraphins et tables de la Loi, pour nous remémorer, à nous les vivants, non seulement la valeur de lʼexistence et les valeurs qui la déterminent, mais aussi la nécessité de faire de la place à dʼautres formes de « nature »... y compris celles qui nʼont plus, ou nʼont jamais eu, de présence incarnée.

Malgré ses sources bibliques, lʼassemblée de saints, pécheurs et anges bannis (ou démons, le plus célèbre séraphin déchu étant Lucifer) que nous présente Terry Taylor ne transmet donc pas un message de rédemption, ou de damnation, conforme à lʼeschatologie du Jugement dernier, pas plus que leur représentation nʼobéit au canon iconographique. Prenez les douze apôtres. Telle une armée hétéroclite de mercenaires osseux, ils se parent de costumes dont la diversité renvoie à une pluralité dʼorigines culturelles et géographiques. La coiffe en plumes flamboyante de Jean est clairement amérindienne, jusque dans ses infimes détails, tandis que lʼornement de tête de Jacques le Majeur, avec sa bordure de dents et ossements, sʼajoute à ses deux gibecières emplies de crânes pour désigner un chasseur de têtes dʼAsie centrale. Terry Taylor sʼest manifestement inspirée de récits ou de légendes sur le destin des apôtres envoyés en mission évangélique dans de lointaines contrées, mais elle les a interprétés en laissant libre cours à son imagination, accumulant sur ses toiles les strates de sens en même temps que les couches de peinture. La référence aux cultures indigènes, explique-t-elle, est une mise au jour des croyances animistes et panthéistes que les missionnaires chrétiens ont tout fait pour anéantir brutalement. Alors, si ses apôtres annoncent effectivement la « bonne nouvelle » dʼun monde gouverné par des valeurs autres que matérielles, celle-ci ne se traduit par une joyeuse réunion avec le Seigneur au ciel, mais par une coexistence harmonieuse avec dame Nature. Cʼest en somme la coexistence de toutes les formes de la nature, possédant chacune sa pleine capacité dʼaction. Devant cette petite troupe apostolique de guerriers osseux, le spectateur percevra ou non un « sens » véhiculé par Les douze apôtres (où se déploie un assortiment de crânes aux grimaces lubriques dont les squelettes se contorsionnent sur des crucifix quand ils ne sont pas empalés sur un pieu comme celui de Simon), mais il lui sera impossible de ne pas se sentir interpellé par cette assemblée lugubre et pourtant étrangement jubilatoire. On peut en dire autant des cousins des apôtres, dans Les dix commandements et Les séraphins déchus, qui tantôt batifolent sur des croix (transgressant les interdictions de tuer et de commettre lʼadultère), tantôt écartent lascivement leurs membres écorchés désarticulés, et fixent toujours sur le spectateur un regard dʼautant plus dérangeant quʼil émane dʼorbites énucléés. Seraient-ils par hasard en train de nous braver avec la vérité dont ils sont les détenteurs, à savoir que, pour les morts, les préceptes religieux ainsi que les valeurs et conventions sociales ne signifient rien ?

Cela dit, la sollicitation instante que cette cohorte excarnée exerce sur nous est peut-être attribuable en dernier ressort à la méthode de Terry Taylor, qui extrait les personnages des couches de peinture noire visqueuse, en grattant la surface ou en la diluant à lʼessence de térébenthine, pour dévoiler un fond moelleux de tons de sienne, de terres dʼombre et dʼors vieillis, incrusté de sédiments. Le noir impénétrable qui sert dʼarrière-plan aux personnages constitue en fait la surface du tableau, ainsi transformée en fond-surface. Terry Taylor dit quʼelle « exhume » ses crânes et squelettes. Une fois exhumés, remontent-ils vraiment à la surface ou, étant donné lʼoscillation entre fond et surface induite par la technique de lʼartiste, restent-ils en suspens dans un espace à jamais incertain ? Lʼinterrogation suscitée par leur regard est en partie liée à cette existence indéterminée des crânes et des squelettes sur la toile.


Terry Taylor, née dans la province de Victoria en 1958, vit et travaille à Melbourne. Elle a eu de nombreuses expositions à travers lʼEurope et ses œuvres sont entrées dans des collections particulières prestigieuses, dont celle de Thomas Olbricht à Berlin. Deux grands musées australiens, la National Gallery of Victoria à Melbourne et la National Gallery of Australia à Canberra, en possèdent également.

Louise Burchill

Vernissage de Terry Taylor "The Black Mirror"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Galerie Sympa @ New Galerie"
Location:
New Galerie
2, rue Borda
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Temple
France
Phone : +33 (0)1 42 74 50 75
Mail : info@newgalerie.com
Internet Site : www.newgalerie.com
Description:
Sympa a ouvert sa porte le 1er juillet 2017, sous la direction de Jean Colombain (né en 1982, éditeur et marchand) et de Cédric Fargues (né en 1988, artiste).
Installée au 11 rue de Colomb à Figeac, dans le département du Lot, elle a organisé cinq expositions, avec et dans l'ordre d'apparition :

Cédric Fargues, Amalia Ulman, Ahmed Nosseir et Fred Escher.

Contents pour rien,
Jean qui rit, Jean qui pleure,
Cédric des champs et des fleurs,
prirent des dessins,
et des brins de foin,
pour leur faire peur !

Sympa
ouvert tous les samedis de 09h à 13h, de temps en temps, et, sur rendez-vous

11, rue de Colomb
46 100 Figeac
galerie-sympa.fr

Vernissage de l'exposition "Galerie Sympa @ New Galerie"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Rock on paper"
Location:
under construction gallery
6, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Mobile : +33 (0)6 37 34 99 78
Mail : underconstructiongallery@gmail.com
Internet Site : www.underconstructiongallery.com
Description:
Exposition collective d'œuvres sur papier

avec David Ancelin, Emmanuelle Bouyer, Rachel Marks, Claire Nicolet, Sandrine Rondard, Amélie Scotta, Tim Stokes, Jeanne Susplugas et Marine Wallon

Exposition du 10 mars au 7 avril 2018
Vernissage le samedi 10 mars de 18h à 21h

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "ReCycle"
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
Une exposition collective avec les oeuvres de :
Kurt Schwitters, Marcel Broodthaers, Tony Cragg, Abraham Cruzvillegas, David Douard, Robert Filliou, Isa Genzken, Wade Guyton, Thomas Hirschhorn, Ray Johnson, Jean-Luc Moulène, Carol Rama, Clément Rodzielski, Reena Spaulings, Wolfgang Tillmans, Haegue Yang, Heimo Zobernig

10 mars - 20 avril 2018
Vernissage samedi 10 mars 2018 de 18h à 21h

« Car il est pour moi de toute première importance qu'en fin de compte, une vie entière, avec toutes ses aspirations, puisse être appréhendée dans son ensemble, sans que rien ne se perde, pas même les moments d'égarement ou d'ennui. »
- Kurt Schwitters, 1927

La Galerie Chantal Crousel a le plaisir de présenter ReCycle, une réflexion sur le pouvoir du recyclage d'objets réunissant dix-sept artistes significatifs, autour d'une sélection d'œuvres créées entre 1942 et 2017.

Cette exposition retrace l'évolution du principe d'assemblage et du potentiel de recyclage à partir des œuvres pionnières de Kurt Schwitters, ainsi que d'artistes qui ont excellé dans cette voie durant les années 1980 et jusqu'à nos jours. Cette démarche n'implique pas uniquement l'idée d'investir d'un nouveau sens les matériaux de la vie quotidienne ; elle questionne également la relation que l'artiste entretient avec eux.

En associant des collages et des œuvres aux techniques mixtes signés Kurt Schwitters, Carol Rama et Ray Johnson, datant du milieu du 20ème siècle, avec des œuvres plus contemporaines, notamment de Thomas Hirschhorn, Clément Rodzielski et David Douard, l'exposition explore différentes organisations hiérarchiques des documents récupérés. Ces œuvres empruntent également des images et des éléments de langage aux magazines et aux médias, suscitant des dialogues inattendus au sein de compositions rigoureusement ordonnées.

Marcel Broodthaers, Tony Cragg et Robert Filliou, quant à eux, mènent avec humour et esprit des expérimentations formelles en jouant avec les caractéristiques physiques des éléments qu'ils emploient. De même, Isa Genzken, Abraham Cruzvillegas, Jean-Luc Moulène, Haegue Yang et Heimo Zobernig, inspirés par la recherche de la fonctionnalité initiale des objets, par les assemblages et installations, détournent la nature première des matériaux employés. À leur manière, ces artistes questionnent la notion d'objet recyclé, sa valeur sociale, économique et politique, afin de renouveler les systèmes de vision et de communication.

Enfin, l'exposition s'intéresse aux aspects des matériaux usagés, en défaut, ou en transformation. Autant de types d'altérations que l'on retrouve dans les œuvres exposées de Wade Guyton, Wolfgang Tillmans et Reena Spaulings. Les rebuts s'y dévoilent avec raffinement, créant des correspondances au-delà des frontières et redéfinissant ainsi le beau.

En définitive, la manière de faire œuvre renvoie aux problématiques actuelles d'une société marquée par les changements environnementaux. De même, la conception visionnaire de l'oeuvre d'art en tant qu'intégrité d'objets et d'expressions de la part d'artistes tels que Kurt Schwitters et les autres artistes réunis dans cette exposition, ajoute un regard positif et constructif sur cette beauté que le langage universel peut nous offrir.

1 Introduction, Kurt Schwitters Catalogue Raisonné, Band 2 1923-1936, Editions Hatje Cantz, Sprengel Museum Hannover, p.19.

Vernissage de l'exposition collective "ReCycle"
© Abraham Cruzvillegas, The hare with amber eyes (détail), 2015,
pierre, bois, brique, verre, papier, argile, fils de téléphone, disque vinyle, jauge, 125 x 245 x 55 cm - Photo : Florian Kleinefenn

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "SANS TAIN"
Location:
Espace Canopy
19, rue Pajol
75018 Paris
M° La Chapelle
France
Mobile : +33 (0)6 06 72 26 67
Fax : +33 (0)1 55 79 70 74
Mail : canopy@labelette.info
Internet Site : www.labelette.info
Description:
du 8 au 25 mars

Sans tain réunit les œuvres de 12 artistes Ateliers-Est aux univers variés : photographies, installations, art textile, peinture, sculpture, captation vidéo, projection...

Commissariat Solange Jungers et Teryl Euvremer

Tain : amalgame métallique qu'on applique derrière une vitre pour qu'elle puisse réfléchir la lumière.
Le miroir sans tain fait varier les perceptions selon le côté où l'on se trouve et selon les sources de lumières : ce qui est opaque pourra devenir transparent et inversement. Il permet d'obtenir une vision à sens unique et réciproque, agissant comme un révélateur de réalité projetée ou cachée. Un jeu des perceptions et des réalités, montrées ou tues par l'intervention de la lumière.
C'est à des univers plastiques et fantasmagoriques complexes que renvoie l'exposition « Sans tain » :
La naissance de la photographie, l'éblouissement du faisceau lumineux et de la télévision, la place du sujet regardeur au sein de l'œuvre-même dans laquelle il devient acteur, la place de l'artiste dans la création et dans son œuvre, la réalité cachée, l'image mentale trouble voire psychanalytique, l'univers poétique de la traversée du miroir, la confusion des intérieurs et des extérieurs, une certaine forme de voyeurisme, l'univers du polar.
Sans tain réunit les œuvres de 12 artistes Ateliers-Est aux univers variés : photographies, installations, art textile, peinture, sculpture, captation vidéo, projection...
Les artistes :
Bertrand Prévost, photographe
Eric Le Meudec, photographe, plasticien
Kar Sugano, plasticienne
Lucie Linder, plasticienne
Nausicaa Favart-Amouroux, photographe, plasticienne
Olivier Cans, plasticien
Serge Barto, sculpture
Solange Jungers, art textile, plasticienne
Teryl Euvremer, plasticienne
Thomas Oehm, peintre, photographe
Valéria Aussibal, illustratrice, peintre, photographe
Yves Euvremer, peintre

Vernissage de l'exposition collective "SANS TAIN"

[18:30-21:00] Vernissage de Francky Boy "LA TOURNÉE DES COLLÈGUES - ET REBELOTE"
Location:
Galerie Gratadou-Intuiti
Galerie Intuiti
16, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul
France
Mobile : +33 (0)6 82 83 26 29
Mail : cg@galerie-intuiti.com
Internet Site : www.galerie-intuiti.com
Description:
VERNISSAGE : samedi 10 mars 2018 à partir de 18H30
EXPOSITION : du 10 au 31 mars 2018

Comment être peintre dans les années 1980-1990 ? S'il y a quelques figures repérables (celles de la Figuration narrative), l'histoire de l'Art en est plutôt à l'installation, à l'appropriation d'objets, aux héritiers de Marcel Duchamp. Ce n'est pourtant pas ce qui arrête Francky Boy.

Car la peinture est chez lui un mode d'expression spontané, absolument libre, qui consiste à s'emparer de tout sujet : personnages, scènes de rues, figures connues, emprunts à divers univers culturels. Dans une ambiance festive et colorée, coexistent sans hiérarchie des personnages et des scènes de tous ordres. Les plans s'accumulent, comme ils le peuvent, parfois avec une joyeuse bancalité.

La question, pour Francky Boy, est plutôt : comment faire sien le monde autour de soi ? La société, ses images, ses mythes ? Franchise du trait façon Street art, simplicité des formes, contrastes Pop entre les couleurs, procédés venus des arts graphiques, du cinéma : tout cela est une réponse instinctivement donnée au monde tel qu'il s'offre. Peu importe qu'il s'agisse de Mickey ou d'un général. Le monde et la peinture sont d'immenses terrains de jeu.

Les années passent et Francky Boy mûrit son travail. Sous les mêmes apparences (couleurs en aplat, silhouettes simplement cernées, plans accumulés), les compositions se densifient et le choix des sujet s'affine. On retrouve tout ce qui fait sa manière propre. Pourtant, désormais, au lieu de se contenter de répondre au monde et de jouer avec les références, le peintre assume pleinement son style et inscrit sa peinture dans l'histoire.

Notamment lorsqu'il reprend les compositions des maîtres. En se les appropriant, il les fait vivre dans un nouvel univers, comme on changerait de dimension ou de galaxie. Pourtant, il a beau y apposer son estampille propre (une girafe dans un avion, des couleurs vives et des formes excessivement simplifiées), il ne les désacralise pas. Au contraire, il les pousse autant qu'il le peut dans le domaine de la légèreté, de la distanciation joyeuse, de la récréation, jusqu'à ce qu'elles y gagnent une poésie singulièrement neuve.

Anne Malherbe

Vernissage de Francky Boy "LA TOURNÉE DES COLLÈGUES - ET REBELOTE"

[18:30-21:00] Vernissage du 15ème salon d'art d'Evry
Location:
Evry
Evry
91000 Evry
M° RER D Evry - Courcouronnes
France
Internet Site : www.evry.fr
Description:
Mairie annexe du Village
Place du général de Gaulle
91000 Evry

Vernissage du 15ème salon d'art d'Evry










[19:00-22:00] La Protection Civile fête ses 20 ans
Location:
Le Duplex
2 bis, avenue Foch
75116 Paris
M° Charles de Gaulle - Etoile
France
Phone : +33 (0)1 45 00 45 00
Internet Site : www.leduplex.com
Description:
La Protection Civile fête ses 20 ans et organise une méga soirée au Duplex, Paris 16ème pour remercier ses bénévoles de leur engagement, en présence du Président Paul Francheterre et Lionel Jacqueminet Président de la Protection Civile Paris Seine.

[19:00-21:00] Vernissage d'Akenaton
Location:
Ut Pictura Poesis
Studio des Poésies Expérimentales
45, rue de la Folie-Méricourt
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Mail : poesieisnotdead@gmail.com
Description:
Le collectif Poésie is not dead vous invite au vernissage de l'exposition de Poésie expérimentale d'Akenaton à Ut Pictura Poesis (Studio des Poésies expérimentales).

Vernissage et Lectures-Performances d'Akenaton le samedi 10 Mars, de 19h à 21h

Vernissage d'Akenaton

[19:00-21:00] Vernissage de Patrick Antoine "NB-8 / Acte II"
Location:
Montreuil
93100 Montreuil
M° Robespierre, Croix de Chavaux, Mairie de Montreuil
France
Internet Site : www.montreuil.fr
Description:
Le Petit Pub
37 boulevard Rouget de Lisle

https://www.patrick-antoine.com

Vernissage de Patrick Antoine "NB-8 / Acte II"











[20:30] Performance de Tarek Atoui & Uriel Barthélémi
Location:
Silencio
144, rue Montmartre
75002 Paris
M° Bourse, Sentier, Grands Boulevards
France
Mail : contact@silencio-club.com
Internet Site : www.silencio-club.com
Description:
Merci de confirmer votre présence : rsvp@silencio-club.com

Sur une proposition de Mehdi Brit














[23:00-23:55] Vernissage de Jeff Koons "Easyfun-Ethereal"
Location:
New York
New York
10007 New York
Etats-Unis
Internet Site : www.nyc.gov
Description:
Gagosian New York
555 West 24th Street
New York, NY 10011
T. 212.741.1111
F. 212.741.9611
newyork@gagosian.com

Opening reception: Saturday, March 10, 6-8pm
March 10-April 21, 2018

My Easyfun-Ethereal paintings are very layered. My interest has always been to create art that can change with any culture or society viewing it. When I look at the paintings and realize all the historical references, it's as if, for a moment, all ego is lost to meaning.
-Jeff Koons

Gagosian is pleased to present "Easyfun-Ethereal", seven large-scale paintings by Jeff Koons, which were first presented together at the Deutsche Guggenheim Berlin in 2000. Three of the paintings are on generous loan from the Solomon R. Guggenheim Museum. Also on view, will be Woman Reclining (2010-14), a granite sculpture from the Antiquity series.

Following the enthusiastic public response to Balloon Flower (Blue), the large mirror-polished stainless steel sculpture installed in Potsdamer Platz in Berlin in 1999, the Deutsche Guggenheim commissioned the first seven of the Easyfun-Ethereal paintings: mural-sized tableaux that combine cut-out photographs of packaged foods, fragments of faces, limbs, and hair, amusement park scenes, and paradisiacal landscapes into images of convulsive beauty.

The Easyfun-Ethereal series, which eventually expanded to twenty-four paintings, allowed Koons to work more spontaneously, in contrast to the detailed production demands of the Celebration sculptures. Working from computer-scanned reproductions taken from various printed media, as well as his own photographs, he considers the use of gesture, expression, and eroticism in artistic precedents and American advertising. Multilayered yet possessing a classical order, the resulting paintings marry the immediacy of collage with Romantic grandeur.

Koons's depictions of juice, hair, milk, and cheese suggest the gestural fluidity of Abstract Expressionism, but through highly stylized, illusionistic painting. In Lips (2000), two pairs of lips, swathes of silky brown hair, and a disembodied blue eye float among oversized corn niblets and streams of red-orange liquid, with a verdant South African vista in the background. And in Hair with Cheese (2000), three short bobs in red, blonde, and purple are layered with forest brush, graphic snowflakes, and gooey, melting cheese.

Koons highlights the hyperreal, exaggerated nature of images pulled from coupons and magazines in precise areas of color. He pairs sprawling, perspectival landscapes with graphic curves and swells, every inch of the canvas bursting with detail. Cheerios and blonde braids spiral in a cavernous grotto; pedicured feet and donuts overwhelm an aerial view of Niagara Falls; and figures in lobster and octopus costumes pose within the metal armature of a rollercoaster, with syrup and butter melting over stacks of pancakes in the sky above. The Easyfun-Ethereal series infuses art history with the vernacular charge of American life, drawing the viewer into awe-inspiring panoramas that are as edgy as they are sublime.

As the title suggests, the black granite sculpture Woman Reclining depicts a female figure on a small divan, both legs raised over a planter filled with vivid blooming flowers. Like many of the Easyfun-Ethereal paintings, it draws upon the potent visual memories of childhood, in this case Koons's fascination with a novelty porcelain ashtray that sat on his grandfather's table. The ashtray was in the form of a woman lying on her back holding a fan, her legs raised in the air. When a cigarette was set to rest beneath her legs, the smoke would activate them to rock back and forth. The very same knickknack inspired the porcelain sculpture Woman in Tub (1988), from the Banality series. Koons often cites this reference, underscoring the importance of liberating oneself from cultural shame by embracing one's authentic cultural history.

Jeff Koons was born in 1955 in York, PA, and lives and works in New York. Collections include the Museum of Modern Art, New York; Solomon R. Guggenheim Museum, New York; The Broad, Los Angeles; Museum of Contemporary Art, Los Angeles; San Francisco Museum of Modern Art; Museum of Contemporary Art, Chicago; Nasher Sculpture Center, Dallas; Museo Jumex, Mexico City; Tate, London; Museum für Moderne Kunst, Frankfurt; Hamburger Kunsthalle; Stedelijk Museum, Amsterdam; Vanhaerents Art Collection, Brussels; FRAC Aquitaine, Bordeaux; MADRE - Museo D'Arte Contemporanea Donna Regina, Naples; Francois Pinault Foundation, Venice; Museu Coleção Berardo, Lisbon; Museum of Contemporary Art Tokyo; and QAGOMA, Australia. Institutional exhibitions include Astrup Fearnley Museum of Modern Art, Oslo (2004, traveled to Helsinki City Art Museum, through 2005); Lever House, New York (2005); "Jeff Koons on the Roof", Metropolitan Museum of Art, New York (2008); Museum of Contemporary Art, Chicago (2008); "Jeff Koons: Celebration", Neue Nationalgalerie, Berlin (2008); "Jeff Koons: Popeye Series", Serpentine Galleries, London (2008); "Jeff Koons: Versailles", Château de Versailles (2008-09); "ARTIST ROOMS: Jeff Koons", National Galleries of Scotland, Edinburgh (2011); "Jeff Koons: The Painter and The Sculptor", Schirn Kunsthalle and Liebieghaus Skulpturensammlung, Frankfurt (2012); Fondation Beyeler, Basel (2012); Whitney Museum of American Art, New York (2014, traveled to Centre Georges Pompidou, Paris; and Guggenheim Bilbao, through 2015); "Jeff Koons in Florence", Palazzo Vecchio and Piazza della Signoria, Florence (2015); and "Jeff Koons: Now", Newport Street Gallery, London (2016).

Vernissage de Jeff Koons "Easyfun-Ethereal"
Jeff Koons, Hair with Cheese, 2000 ©︎ Jeff Koons

Vernissage de Jeff Koons "Easyfun-Ethereal"
Jeff Koons, Lips, 2000 (detail), oil on canvas, 120 x 168 inches (304.8 x 426.7 cm) © Jeff Koons

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