Friday, June 22, 2018
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22
June 2018
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  Fashion Week Homme Printemps-été 19
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
du 19 juin au 24 juin

http://www.modemonline.com/fashion/fashion-weeks/spring-summer-2019/paris/men/fashion-shows
http://www.modemonline.com/fashion/fashion-weeks/spring-summer-2019/paris/men/events

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Exposition "Picasso et la danse"
Location:
Opéra national de Paris
Palais Garnier / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra, Palais Garnier
Entrée à l'angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"

Du 19 juin au 16 septembre 2018
Tous les jours 10h > 17h

Tarifs de visite
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €
Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi.

Commissariat
Bérenger Hainaut, conservateur au département de la Musique, BnF
Inès Piovesan, chef du Service des éditions, Opéra national de Paris

Catalogue
Picasso et la danse
Sous la direction de Bérenger Hainaut et Inès Piovesan BnF Éditions
22 x 27 cm, 192 pages, 100 illustrations environ, 39 €

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso et Jacqueline Rogue dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Pablo Picasso (1881-1973) est certainement l'un des artistes les plus complets du xxe siècle : à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, il n'a cessé d'approfondir toutes les techniques, explorant les champs et les modes d'expression les plus divers. À partir des années 1910, il découvre le monde du spectacle et travaille à la création de décors et costumes qui marqueront l'histoire du ballet. Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920), Mercure (1924) constituent autant de repères majeurs pour cet art. L'héritage de Picasso reste d'ailleurs vivace au sein du répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, témoignant de l'importance de la place qu'il occupe dans le paysage chorégraphique.
Mais il faut dépasser le cadre du ballet pour découvrir que l'intérêt de Picasso pour la danse s'est en réalité exprimé dès ses plus jeunes années. Des danseuses de cirque des années 1900 aux danses érotiques du dernier Picasso, en passant par les scènes de bacchanales des années 1940 à 1960, tout a semblé prétexte à représenter des corps en mouvement. La dynamique du mouvement dansé a ainsi traversé toute l'œuvre du maître, allant parfois jusqu'à alimenter son geste artistique.
L'exposition organisée par la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris explore les différentes facettes du rapport de Picasso à la danse, entre vie de troupe et recherches créatrices, entre beaux-arts et spectacle vivant.


I. La troupe des Ballets russes

En mars 1915, Jean Cocteau cherche à rencontrer Picasso. Le jeune écrivain, qui côtoie les Ballets russes depuis 1909, souhaite marquer les esprits et s'imposer en tant que créateur auprès de Serge Diaghilev, le directeur de la compagnie. Il imagine donc de rallier le chef de file du mouvement cubiste et de le convaincre de participer à un de ses projets scéniques : Parade. Au début de l'été, le compositeur Edgar Varèse accepte de présenter Cocteau à Picasso : cette première rencontre signe le début de la collaboration de l'artiste avec les Ballets russes.
De 1917 à 1925, Picasso partage régulièrement la vie de la troupe, à l'occasion de résidences de travail ou de tournées, en France et à l'étranger. Il incarne une forme de renouveau au sein des Ballets russes, aux côtés de Cocteau mais aussi de Léonide Massine, alors principal chorégraphe. Au fil de ces années de collaboration, Picasso noue de nombreuses amitiés, dont témoignent portraits et caricatures, ainsi qu'une abondante correspondance. Sa forte implication dans l'univers mondain du ballet s'explique aussi par sa rencontre avec Olga Khokhlova : danseuse pour Diaghilev depuis 1911, elle entame une liaison avec Picasso en 1917, avant de l'épouser le 12 juillet 1918. Jusqu'en 1924, elle sera omniprésente dans ses œuvres.
Dans ce contexte, le ballet devient une thématique à part entière : Picasso réalise de nombreuses études de mouvements dansés et multiplie les dessins de danseurs, de ballerines et de pas de deux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Danseuse ayant servi de frontispice pour le livre de Boris Kochno, Le Ballet, mars 1954 lithographie en couleur BnF, Estampes et photographie

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Deux danseurs (1925) reproduction issue de l'ouvrage Pablo Picasso, Grâce et mouvement Zürich, Louis Grosclaude, 1943 BnF, Réserve des livres rares © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Trois danseuses, [1919-1920] Crayon graphite sur trois feuilles de papier raboutées Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979
© Sylvie Chan-Liat / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018


II. Travailler pour le ballet

Picasso a contribué à dix productions de ballets, dont six pour les Ballets russes. Son implication se limite parfois à un simple rideau de scène, ou à des indications pour le faire réaliser : c'est le cas par exemple pour Le Train bleu (1924) ou Le Rendez-vous (1945). Entre 1917 et 1924, il s'investit toutefois très activement dans quatre productions majeures : Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920) et Mercure (1924), ballets pour lesquels il conçoit décors, costumes et rideaux de scène.
Ces réalisations coïncident avec une prise de distance vis-à-vis de la technique cubiste. Après une dizaine d'années de recherches systématiques, qui l'ont mené du proto-cubisme des Demoiselles d'Avignon (1907) au cubisme synthétique, il commence à explorer de nouvelles directions. Des dessins naturalistes font leur réapparition dès 1915. Dans Parade cohabitent éléments néo-classiques et éléments cubistes, que Picasso n'abandonne pas pour autant : il les distille au fil des productions, par petites touches, avant de leur substituer une première forme de surréalisme dans Mercure. Le ballet accompagne ainsi les mutations successives de l'artiste.
À partir des années 1970, certains de ces ballets ont été reconstitués par l'Opéra de Paris. Après Parade, recréé en 1979 à l'occasion d'un hommage à Erik Satie, ce sont Le Tricorne, Le Train bleu et Le Rendez-vous qui intègrent simultanément le répertoire de l'Opéra en 1992. En comptant aussi Icare, dans une nouvelle production créée au Palais Garnier en 1962, cinq des ballets de Picasso sont actuellement au répertoire de l'institution.

Parade, 1917

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Projet pour le rideau de scène du ballet Parade, [1916-1917] Crayon graphite et aquarelle sur papier Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979 © Succession Picasso 2018

Imaginé par Cocteau, l'argument de Parade est très simple : devant un chapiteau, les artistes tentent de convaincre le public d'entrer pour assister à leur spectacle en donnant un aperçu de leurs numéros (la « parade »). Cocteau veut puiser la « force de vie » présente dans le cirque pour « féconder » un art théâtral jugé moribond. Ce projet ne pouvait mieux convenir à Picasso : particulièrement sensible à l'univers des saltimbanques, il s'identifie à Arlequin, « double mélancolique » très présent dans son œuvre. Sollicité par Cocteau, il accepte de participer, aux côtés de Massine et du compositeur Erik Satie. Il réalise un décor cubiste, qui contraste avec le néo-classicisme de son rideau de scène. Par ailleurs, Picasso modifie le ballet de façon notable. Il introduit les personnages des managers, dont les costumes sont pensés comme des sculptures cubistes, ainsi qu'un numéro de « cheval-jupon », sur le modèle de celui qu'il a observé au cirque Medrano. Ses costumes contribuent largement au scandale de la création de Parade, qui finit néanmoins par s'imposer.

Le Tricorne, 1919

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Le Tricorne : maquette du décor définitif (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Projet de costume pour le ballet Le Tricorne : un voisin (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Après la réussite de Parade, Diaghilev invite Picasso à participer à un second ballet, entièrement espagnol : El Sombrero de tres picos (Le Tricorne), adapté du roman picaresque de Pedro de Alarcón. Manuel de Falla compose la musique et Massine est de nouveau chargé de la chorégraphie, conseillé par Félix Fernandez, un danseur de flamenco. L'intrigue du ballet s'articule autour des personnages du meunier et de sa femme, convoitée par le gouverneur de la province. À la suite de nombreuses péripéties, le gouverneur est rossé, avant que la foule ne se lance dans une jota finale, danse traditionnelle espagnole. Picasso réalise des décors aux teintes douces, à la fois naturalistes et subtilement cubistes, sur lesquels ses costumes très colorés, d'inspiration populaire, se détachent vivement. Le Tricorne, qui lui rappelle ses racines andalouses, lui permet d'exprimer sa passion pour la corrida, qu'il fait infuser dans le ballet : il fait danser matador et picador au milieu des villageois, et représente sur le rideau de scène une arène, un jour de corrida.

Pulcinella, 1920

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Étude de décor pour le ballet Pulcinella [ca. 1920] Procédé Jacomet (gouache appliquée au pochoir sur impression phototypique) BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En avril 1917, les Ballets russes sont en tournée en Italie : la troupe se produit à Rome, avant de gagner Naples. Alors que Picasso travaille sur Parade, Diaghilev et Massine rassemblent des matériaux pour un nouveau ballet, inspiré de la commedia dell'arte. Adaptant une pièce du théâtre napolitain du xviiie siècle, Massine écrit l'argument de Pulcinella quelques mois plus tard. Diaghilev, de son côté, après avoir collecté des manuscrits attribués à Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736), propose à Igor Stravinsky de s'en servir pour composer une nouvelle musique de ballet. Picasso rejoint le projet en décembre 1919 et réalise une première série d'esquisses évoquant l'esthétique du Second Empire. Après plusieurs refus de Diaghilev, il opte pour une scène de rue nocturne : Naples est représentée selon les principes cubistes, avec vue sur le Vésuve. Les costumes qu'il conçoit empruntent à la fois aux costumes du XVIIIe siècle et aux traditions populaires napolitaines, qu'il a découvertes en 1917. Pulcinella est créé par les Ballets russes à l'Opéra de Paris le 15 mai 1920.

Mercure, 1924

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Scène de la confrontation entre Mercure (Léonide Massine)et Apollon (Boris Lissanevitch), Mercure [1927][Photographe non identifié], © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En 1924, Diaghilev et Cocteau montent Le Train bleu. Sollicité, Picasso accepte qu'un de ses tableaux soit reproduit pour servir de rideau de scène. Au même moment, le comte Étienne de Beaumont lance un projet concurrent. Pour ses « Soirées de Paris », il réunit une équipe composée de Satie, Massine et Picasso, auxquels il commande un ballet autour du dieu Mercure.
Picasso a carte blanche. S'éloignant du cubisme, il conçoit des « poses plastiques » d'allure surréaliste : les Trois Grâces apparaissent travesties ; certains personnages sont incarnés par des sculptures mobiles. L'artiste approfondit aussi une nouvelle technique, à base de lignes continues : ce style, dit « calligraphique » ou
« curvilinéaire », irriguera sa production dans les années suivantes.
Lors de la première de Mercure, le 15 juin 1924, un groupe de dadaïstes menés par André Breton et Louis Aragon déclenche une cabale visant Satie et Beaumont. Quelques jours plus tard, ils dressent toutefois dans la presse un portrait élogieux de Picasso : son dernier ballet majeur signe ainsi son entrée dans le surréalisme.

Icare, 1962

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Attilio Labis dans le rôle-titre d'Icare Palais Garnier, Paris, 1962 BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Roger Pic/ BnF © Succession Picasso 2018

En 1962, Serge Lifar est invité par l'Opéra de Paris à remonter son ballet Icare. L'argument qu'il a conçu s'inspire de la mythologie grecque : grâce aux ailes fabriquées par son père Dédale, Icare s'élance dans les airs ; mais grisé par le vol, il s'approche trop près du soleil, la cire de ses ailes fond et il tombe dans la mer. Créé en 1935, le ballet est un manifeste où la danse s'écrit indépendamment de la musique : outre la chorégraphie, Lifar est responsable des « rythmes » qui l'accompagnent, orchestrés par Arthur Honegger.
Pour cette reprise, l'ancien danseur conçoit lui-même de nouveaux costumes et propose à son ami Picasso, rencontré grâce aux Ballets russes dans les années 1920, de réaliser décor et rideau de scène. Depuis 1924, Picasso n'a plus travaillé pour le ballet, à l'exception d'un rideau pour Le Rendez-vous (1945) de Roland Petit, qui reprend une toile existante. L'artiste accepte pourtant d'imaginer ce nouveau décor : il fournit à Lifar une esquisse rappelant une autre « chute d'Icare », celle de la fresque qu'il a peinte en 1958 pour le siège de l'Unesco.


III. Représenter la danse

Au-delà de l'univers du ballet, Picasso a représenté un grand nombre de scènes de danses. Dès la fin des années 1890, des danseuses de cabaret apparaissent dans ses œuvres. L'artiste fréquente alors beaucoup music-halls et cafés-concerts : les danseuses de french cancan mais aussi les bals populaires qu'il dépeint, sont autant de témoins de sa vie de bohème, en prise avec le monde de la nuit et de la fête. Ces premières thématiques laissent ensuite la place à d'autres sujets, prétextes à l'introduction de nouvelles danses : danses orientales, danses mythologiques, danses traditionnelles espagnoles comme le flamenco, la jota ou encore la sardane, liée à la
« ronde de la paix »...
Réalisé entre 1904 et 1972, l'œuvre gravé de Picasso accompagne l'évolution de son rapport au mouvement dansé et permet de proposer un aperçu de la présence continue de la danse dans sa production, à travers quatre thématiques majeures.

Au cirque - Forains et saltimbanques

Picasso a toujours été fasciné par le monde circassien. À Paris, dès 1904, il est un habitué du cirque Medrano. Cette fréquentation assidue se ressent dans sa création : en 1905, les saltimbanques deviennent omniprésents dans ses œuvres. Suivant les traces de Toulouse-Lautrec, Picasso dessine ses premières « danseuses à cheval » ou « écuyères à panneau », du nom de la selle plate sur laquelle ces baladines se produisent. Au fil des années, il convoquera souvent cette figure, que l'on retrouve notamment sur le rideau de Parade.

Les danses mythologiques

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Faunes et chèvres, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Grand nu dansant, 1962 linogravure en couleurs, BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Centaure dansant, fond noir, octobre 1948 lithographie BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso Bacchanale avec une femme assise tenant un bébé, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

La mythologie gréco-latine a profondément nourri l'œuvre de Picasso. Si le minotaure, alter ego de l'artiste, domine les années 1930, ce sont les bacchantes et l'ensemble du cortège dionysiaque qui s'imposent à partir des années 1940. Les bacchantes sont ces femmes enivrées qui pratiquent une danse rituelle en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin et du théâtre. Picasso s'inspire des bacchanales du classicisme français pour représenter ce nouveau type féminin. En août 1944, dans l'euphorie de la Libération de Paris, il reproduit Le Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (1594-1665), qu'il réinterprète d'une manière cubiste : célébrant la joie de vivre retrouvée, cette peinture initie un nouveau départ dans son œuvre. À la faveur du retour à la paix et de séjours réguliers à Antibes, satyres, centaures, faunes et bacchantes s'affirment alors dans des compositions mêlant musique, danse et fête, dans lesquelles on voit parfois poindre l'influence du néo-classicisme de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

Danser la corrida

Dans la culture populaire espagnole, les affinités entre danse et tauromachie sont nombreuses : les paroles et les figures du flamenco font souvent référence à la corrida ; le paso doble évoque le tercio de muleta, combat final du matador contre le taureau. Réciproquement, un certain nombre de musiques de danse sont jouées tout au long de la corrida. Lorsque le matador choisit de poser lui-même les banderilles, il le fait au son d'une valse ou d'une jota issue du folklore espagnol, dansant et virevoltant devant le taureau pour provoquer sa charge. Puis, alors que l'orchestre interprète un paso doble, le matador exécute, avec une cape rouge, une série de passes parfois comparées à des mouvements de flamenco, avant l'estocade finale. Picasso a pleinement intégré le potentiel dansant de la corrida. Si les danseurs des Ballets russes incarnaient matador et picador dans Le Tricorne, ce sont ici les toréros qui se font danseurs. Les banderilleros sont suspendus dans des postures qui semblent chorégraphiées, tandis que chevaux et taureaux se figent au milieu de pas de deux brutaux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso
Tauromaquia : suerte de muleta
1957
Aquatine au sucre
BNF, Estampes et photographie

Le pouvoir érotique de la danse

Au cours des années 1960, la présence de l'érotisme dans les œuvres de Picasso s'intensifie considérablement. L'artiste revisite les sujets qui lui sont chers pour en proposer une nouvelle interprétation, fortement sexualisée. En particulier, il explicite beaucoup plus que par le passé le caractère sensuel voire luxurieux de la danse : bacchantes, circassiennes et danseuses orientales apparaissent nues, leurs attributs sexuels exacerbés. Plus encore, ses représentations mettent en scène avec insistance le pouvoir érotique de la danse. Les danseuses adoptent des poses lascives, attirant de façon magnétique le regard de spectateurs concupiscents, auxquels Picasso paraît une nouvelle fois s'identifier. Ces jeux de séduction fascinent diverses figures incarnant l'autorité ou le pouvoir, captives de ces visions érotiques, tel Hérode face à Salomé. Le public lui-même est renvoyé à sa posture de voyeur, à l'image de ce cavalier, échappé de l'univers de Rembrandt (1606-1669), qui surprend une bacchanale nocturne dans une composition de 1971.


IV. De la danse au geste dansé

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée national Picasso - Paris. MP819. © René Gabriel Ojéda / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Amateur de bals populaires et de fêtes mondaines, Picasso a dansé toute sa vie. Sur certains clichés, on le voit, amusé, tenter un levé de jambe maladroit en pleine rue, ou ébaucher un pas de danse en compagnie de Jacqueline Roque, sa dernière égérie. Pour autant, cette affinité avec le mouvement dansé peut-elle avoir influencé sa pratique artistique ?
La série de photographies réalisée par Gjon Mili pour le magazine Life en août 1949 apporte quelques éléments de réponse. À l'aide d'un crayon lumineux, Mili invite Picasso à exécuter des dessins immatériels. Constitué d'une ligne ininterrompue de lumière, chaque motif est fixé sur la pellicule grâce à une durée d'exposition très longue. Parfois, une succession de flashs permet de capturer différents états de la gestuelle de l'artiste : son corps apparaît tourné dans plusieurs directions à la fois, à la façon d'un tableau cubiste.
Cette technique du trait continu, Picasso l'a expérimentée dès la fin des années 1900 : la pointe du crayon se pose sur le papier et ne le quitte qu'une fois le dessin achevé. Entre 1917 et 1924, l'artiste s'en sert de nouveau, aboutissant au « style curvilinéaire » de Mercure. Mais la proposition de Mili implique une nouveauté de taille : cette fois, le tracé s'épanouit dans un espace à trois dimensions. Mouvements amples des bras, extension maximale, le corps de Picasso semble se projeter dans une sphère pour déployer une imagerie en volume. Son geste devient, en quelque sorte et pour un bref instant, un geste de danseur, immortalisé par l'œuvre photographique, comme une esquisse de notation chorégraphique.

https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/picasso-et-la-danse

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 13 décembre 2017 au 20 mai 2018, prolongation jusqu'au 12 août 2018
Du mercredi au vendredi : 11h - 17h / Samedi et dimanche : 14h - 18h
Groupes : sur rendez-vous du mardi au dimanche - Fermé le lundi et les jours fériés

Entrée libre le premier dimanche de chaque mois
Plein tarif : 4.70 € / 3.60 € pour les Isséens et GPSO
Tarif réduit : 3.60 € / 2.60 € pour les Isséens et GPSO
Gratuit pour les moins de 26 ans
Audio guide français / anglais : gratuit

Labellisée « Centenaire Auguste Rodin », cette exposition au Musée Français de la Carte à Jouer sera la dernière manifestation de cette année consacrée à l'une des figures les plus indépendantes du monde de l'art. Mêlant sculptures et photographies, elle s'accompagnera d'une riche programmation avec des conférences mensuelles et des projections.

En 1908, Auguste Rodin, qui habite la Villa des Brillants à Meudon depuis une douzaine d'années, fait installer dans les communs du château des Conti à Issy-les-Moulineaux l'atelier d'un de ses derniers mouleurs et proches collaborateurs : Paul Cruet.

Employé par le Maître, puis par le Musée Rodin de novembre 1905 à février 1940 en qualité de chef-mouleur, celui-ci devient un collaborateur précieux et estimé dont l'expertise a régulièrement été sollicitée dans différents domaines. C'est en particulier à lui qu'est confiée la tâche d'achever la mythique Porte de l'Enfer en 1917.

Jusqu'à sa fermeture en 1937, son atelier isséen compte parmi l'un des principaux lieux d'activité du Musée Rodin.

A la fin de sa vie, il possédait une collection dont donation a été faite à la Ville en 1966 et 1974. Conservé au Musée Français de la Carte à Jouer, ce fonds comprend en particulier des photographies anciennes, une aquarelle et sept sculptures en plâtre (dont un buste de Camille Claudel et une tête d'un des Bourgeois de Calais, Pierre de Wissant).

L'ensemble sera présenté au côté d'une sélection d'œuvres à la réalisation desquelles Paul Cruet a travaillé. L'exposition a en effet bénéficié de l'aide et du soutien du Musée Rodin qui a bien voulu ouvrir largement l'accès à ses archives et à ses réserves.

Elle permettra aussi sur le plan esthétique de s'arrêter sur les processus créatifs en sculpture et plus particulièrement le procédé du moulage. Le mouleur joue en effet un rôle important non seulement sur le plan technique (du fait du nombre et de la complexité des étapes mises en œuvre) mais surtout sur le plan esthétique.

#CentenaireRodin
#Rodin100
http://rodin100.org/fr/actualit%C3%A9s/auguste-rodin-et-son-mouleur-paul-cruet

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Paul Cruet procédant au moulage d'Ugolin, tirage photographique 22.4 x 17.3 cm, coll. M F C J - Issy-les-Moulineaux © F. Doury

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), L'Âge d'airain (Grand modèle), 1877, plâtre patiné au vernis gomme laque, 180 x 68.5 x 54.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Saint Jean-Baptiste (Grand modèle), 1880, plâtre patiné au vernis gomme laque, 203 x 71.7 x 119.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Buste de Dalou, 1883, plâtre stéariné, 52 x 43 x 24 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

08:00  
09:00  
10:00 [10:00-11:00] Défilé Junya Watanabe Man
Location:
Parc André Citroën
2, rue Cauchy
2, rue de la Montagne de la Fage
Quai André Citroën
75015 Paris
M° Javel - André Citroën, Lourmel, Balard, RER C Boulevard Victor, RER C Javel
France
Internet Site : agenda.germainpire.info/redirect.php?link_id=38
Description:
Serre de L'Orangerie du parc André Citroën
13 Rue de la Montagne de la Fage

Défilé Junya Watanabe Man

Défilé Junya Watanabe Man

Défilé Junya Watanabe Man

Défilé Junya Watanabe Man

[10:00] Fête nationale du Québec : lever des couleurs
Location:
Saint-Germain-des-Prés
Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés
France
Internet Site : www.saint-germain-des-pres.com
Description:
La Mairie du 6e en partenariat avec la Délégation générale du Québec de Paris invite tous les amis du Québec à assister au lever des couleurs.

Vendredi 22 juin à 10h

Place du Québec

Fête nationale du Québec : lever des couleurs

11:00 [11:00-12:00] Défilé Maison Margiela
Location:
Maison Margiela Headquarters
163, rue Saint-Maur
75011 Paris
France
Phone : +33 (0)1 44 53 63 00
Internet Site : www.maisonmargiela.com
Description:
Coinciding with the house's first Artisanal Men's show presented this morning in Paris, Maison Margiela launches a new first of a kind fashion podcast series: 'The Memory of... With John Galliano'. Creative Director John Galliano personally reveals the thinking behind his first Artisanal Men's collection.

12:00 [12:00-13:00] Défilé Ann Demeulemeester
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
en présence de Kozue Akimoto (秋元梢) et Sandara Park (박산다라, Dara), Marc Goehring

Défilé Ann Demeulemeester - Kozue Akimoto (秋元梢) et Sandara Park (박산다라, Dara)
Kozue Akimoto (秋元梢) et Sandara Park (박산다라, Dara)

Défilé Ann Demeulemeester

Défilé Ann Demeulemeester

Défilé Ann Demeulemeester

13:00 [13:00-14:00] Défilé Juun.J
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
Défilé Juun.J

[13:30-14:30] Défilé Ninamounah
Location:
Le Dépôt
10, rue aux Ours
75003 Paris
M° Etienne Marcel, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 96 96
Mail : contact@ledepot.com
Internet Site : www.ledepot-paris.com
Description:
Défilé Ninamounah


[14:00-15:00] Défilé Maison Mihara Yasuhiro
Location:
Garage Lübeck
Verrière Lübeck - Espace Lübeck
22, rue de Lübeck
75016 Paris
M° Iéna, Boissière
France
Mail : contact@volumes-ephemeres.com
Internet Site : www.volumes-ephemeres.com
Description:
Défilé Maison Miharayasuhiro

14:00
15:00 [15:00-16:00] Défilé Hed Mayner
Location:
Théâtre Trévise
14, rue de Trévise
75009 Paris
M° Grands Boulevards, Cadet
France
Phone : +33 (0)1 45 23 35 45
Mail : thierry@theatre-trevise.com
Internet Site : www.theatre-trevise.com
Description:
Défilé Hed Mayner

16:00 [16:00-17:00] Défilé Cerruti 1881
Location:
Grand Palais
Galeries Nationales du Grand Palais
avenue Winston Churchill
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau
France
Internet Site : www.grandpalais.fr
Description:
en présence de Jeremy Meeks

Défilé Cerruti 1881 - Jeremy Meeks
Jeremy Meeks

Défilé Cerruti 1881
Callum

Défilé Cerruti 1881

Défilé Cerruti 1881

Défilé Cerruti 1881

[16:00-20:00] Vernissage de Takashi Murakami et Virgil Abloh "TECHNICOLOR 2"
Location:
Gagosian Gallery Paris
4, rue de Ponthieu
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 75 00 05 92
Fax : +33 (0)1 70 24 87 10
Mail : paris@gagosian.com
Internet Site : www.gagosian.com
Description:
en présence de Takashi Murakami, Mos Def, Kid Cudi et Virgil Abloh, Sarah Andelman, Brian Donnelly (Kaws), Haider Ackermann, Gaia Repossi, Jean-Olivier Despres, Luka Sabbat, Noah Dillon, Katharina Grosse, Siobhan Bell, Heron Preston, Karla Otto, Brice Butler, Giulia Venturini, Camilla Venturini, Amalie Gassmann, Kareem Burke

Vernissage de Takashi&snbp;Murakami et Virgil Abloh "TECHNICOLOR 2"
Takashi Murakami and Virgil Abloh

23 juin - 28 juillet 2018
Vernissage: vendredi 22 juin, 16:00 - 20:00

Pour des raisons de sécurité, l'accès à l'exposition sera limité et soumis à la discrétion de la galerie.

Nous voulons voir ce qu'il y a de plus contemporain. C'est parce que nous voulons voir le futur, même pour un court instant. C'est le moment où, même si nous ne comprenons pas totalement ce que nous avons aperçu, nous en sommes malgré tout affectés. C'est ce que nous avons appelé art.
-Takashi Murakami

Nous sommes habités par l'intention fondamentale de faire des œuvres d'art qui sont formées par l'observation de la société - dans une variété de formats - et qui par leur seule existence produisent un impact culturel nouveau.
-Virgil Abloh

Gagosian est heureuse de présenter de nouvelles œuvres collaboratives par Takashi Murakami et Virgil Abloh, après leur première exposition future history à Gagosian Londres.

Au cours de leur récente collaboration, Murakami et Abloh ont produit des œuvres dans lesquelles leurs styles respectifs et leurs signes caractéristiques se croisent dans un flux de liberté, aux mash-ups à l'esprit punk. Dans cette exposition, de nouvelles peintures "TIMES NATURE" (2018) et des œuvres multimédias, animées et illuminées se jouent des références culturelles, le concept de production et de reproduction, et l'idée de temps linéaire. Deux sculptures seront inclues dans l'exposition : dans "LIFE ITSELF" (2018), une version surdimensionnée en trois dimensions de l'emblématique fleur rieuse de Murakami est disposée à l'entrée d'une structure semblable à une serre, peinte au spray noir.

Dans "OUR OUTER SPACE" (2018), Mr. DOB, l'un des nombreux personnages inventés par Murakami émerge du logo à quatre pointes fléchées de Virgil Abloh. Les deux artistes, esprits très liés venant de différents horizons au cœur d'un paysage culturel plus large, mènent une réflexion incisive sur les signes de l'époque dans laquelle nous vivons, et contribuent à bouleverser les stratifications de la production culturelle.

Dans son œuvre protéiforme, Murakami tire son inspiration d'influences aussi diverses que la peinture japonaise traditionnelle, la culture otaku, la théorie de l'art occidentale, le cinéma hollywoodien et le hip-hop. Sa production artistique étendue trouve sa source dans la mode, le cinéma, les marchandises commerciales qu'elles soient luxueuses ou bon marché, effaçant ainsi les divisions tranchées entre art établi et culture pop.

Abloh, architecte et ingénieur de formation, articule son travail à travers la mode, l'architecture, la performance et les produits de consommation, tout en souvent déconstruisant le processus créatif en public pour défier autant qu'analyser les systèmes esthétiques existants et leurs modes de distribution. La marque street-couture Off-White qu'il a fondée en 2013 allie des coupes conventionnelles à des références subversives.

Les artistes seront présents au vernissage de l'exposition.

Takashi Murakami est né en 1962 à Tokyo où il vit et travaille. Parmi ses expositions muséales récentes on compte Takashi Murakami Versailles, Château de Versailles, France (2010); Murakami-Ego, Qatar Museums Authority, Doha (2012); Arhat Cycle, Palazzo Reale, Milan (2014); Murakami: The 500 Arhats, Mori Art Museum, Tokyo (2015); Murakami by Murakami, Astrup Fearnley Museet, Oslo, Norvège (2017); Takashi Murakami: The Deep End of the Universe, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NY; Takashi Murakami. Under the Radiation Falls, Garage Museum of Contemporary Art, Moscou (2017); The Octopus Eats Its Own Leg, Museum of Contemporary Art, Chicago (2017, exposition itinérante à la Vancouver Art Gallery, Canada, en 2018; et Modern Art Museum of Fort Worth, Texas, en 2018). Murakami est le fondateur de Kaikai Kiki Co. Ltd., une compagnie de production et de management artistique qui produit ses oeuvres mais constitue également un environnement favorable pour l'émergence de jeunes artistes.
The Octopus Eats Its Own Leg est actuellement visible au Modern Art Museum of Fort Worth, Texas, jusqu'au 16 septembre.

Virgil Abloh est né en 1980 à Rockford, Illinois. Diplômé en Génie Civil de l'Université du Wisconsin-Madison, il a obtenu un master en Architecture à l'Illinois Institute of Technology. Il fonde en 2013 sa ligne de vêtements basée à Milan, Off-White, pour laquelle il a été récompensé du British Fashion Council's Urban Luxe award en 2017. En 2019, le Museum of Contemporary Art, Chicago, lui consacrera une rétrospective de son œuvre (Commissariat: Michael Darling).
En mars, Louis Vuitton a nommé Virgil Abloh Directeur artistique des collections masculines. Il montrera sa première collection pour Louis Vuitton durant la semaine de la mode parisienne le 21 juin 2018.

#MurakamiandAbloh #Technicolor2 #Gagosian

Vernissage de Takashi Murakami et Virgil&snbsp;Abloh "TECHNICOLOR 2"
Takashi Murakami and Virgil Abloh, "TIMES NATURE", 2018, acrylic on canvas mounted on board, 59 1/16 x 59 1/16 inches (150 x 150 cm) © Virgil Abloh and © Takashi Murakami


[17:00-18:00] Défilé Comme des Garçons Homme Plus
Location:
Pavillon Cambon Capucines - Potel et Chabot
46, rue Cambon
75001 Paris
M° Madeleine, Opéra
France
Phone : +33 (0)1 47 20 04 05
Fax : +33 (0)1 47 20 10 60
Mail : cambon@poteletchabot.fr
Internet Site : www.poteletchabot.com
Description:
Défilé Comme des Garçons Homme Plus



[18:00-21:00] Celebration party of the Vault by Vans FDMTL collaboration
Location:
Galerie Wanted Paris
galerie de photographie contemporaine
23, rue du Roi de Sicile
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 54 02 55
Fax : +33 (0)1 45 20 17 94
Mail : contact@wantedparis.com
Internet Site : www.wantedparis.com
Description:
Press Contact: Shinji Kitada
kitada@jumble-tokyo.com

Celebration party of the Vault by Vans FDMTL collaboration

[18:00-19:00] Défilé Alexander McQueen
Location:
Orangerie du Sénat
Orangerie du Jardin du Luxembourg
19 bis, rue de Vaugirard
Jardin du Luxembourg
Accès porte Férou
75006 Paris
M° RER B Luxembourg, Saint-Sulpice, Rennes, Mabillon, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 42 64 33 99
Internet Site : www.senat.fr
Description:
Défilé Alexander McQueen

[18:00-20:00] Finissage de Erin Lawlor & Bram van Velde L'Echappée Belle"
Location:
Galerie Pauline Pavec
39, rue de Grenelle
75007 Paris
M° Rue du Bac, Saint-Sulpice
France
Mobile : +33 (0)6 26 85 73 70
Mail : contact@paulinepavec.com
Internet Site : www.paulinepavec.com
Description:
Exposition du 24 mai au 24 juin 2018

La Galerie Pauline Pavec est heureuse de vous convier au vernissage de l'exposition L'Echappée Belle, un regard entre l'artiste anglaise Erin Lawlor et l'historique Bram Van Velde.

La peau

Debout dans le garage, nous regardons ses derniers travaux. Une gouache me frappe particulièrement. Evidente, une structure s'impose, et on commence à la parcourir de haut en bas. Puis soudain, on se rend compte que se présente une autre possibilité de lecture. On abandonne donc la première, pour suivre la seconde. Mais déjà, une troisième possibilité s'offre... Ainsi est-on entraîné puis bientôt perdu, sans appui selon l'expression, immergé dans la couleur, dans ces courants d'énergie, ces tensions, ces transparences, cette sorte de foisonnement d'où monte une sensation de vitalité, de jaillissement - la vie comme saisie à son origine.

Dans le journal de Charles Juliet, Rencontres avec Bram van Velde, l'effet miroitant de l'amitié de l'écrivain pour le peintre fait taire un étrange paradoxe. On a tant dit l'extrême solitude, et la claustration dans l'atelier de l'artiste, que l'on ne voit pas une allégresse, une vraie candeur. En invitant l'artiste Erin Lawlor, quelque chose se lit, la couleur non enclose et la suspension du geste. Il suffit de regarder, de ressentir les intentions. Les pâles cabochons roses gorgés d'eau, la bave du bleu nocturne qui goutte en bas, d'une gouache, Sans Titre de 1978. Et la grande vague de rose moiré, un peu vrillée, qui teinte le vert forêt et le jaune chartreux du Pretty Green, 2017. Les constructions en triangles bleus, violines ou terre cuite dans la gouache de la Chapelle de Carouge de 1973. Et le grand lé de jaune safran qui ondule à coté des éclats, rouge, vert, du Homeward, 2017. De l'un à l'autre, c'est bien heureux, le geste n'a pas la même valeur. Une fixation dans l'instant ; une profondeur par la surface, en des temps qui diffèrent et des artistes qui se rencontrent.

Erin Lawlor, dans l'atelier londonien, peint au sol, sur des grands formats qui peuvent, parfois, dépasser largement l'amplitude de la main et du bras, et travaille, comme elle dit, dans le mouillé. Ce qui l'oblige à former le tableau dans un temps de révélation assez court, qu'il serait absurde de nommer de spontané. Mais plutôt d'oriental, dispos à l'attente de l'impulsion, de décision vive des motifs et des couleurs. Artiste de son époque, publiant sur Instagram, une chronique d'images nourrie de peinture des autres, De Kooning, Per Kirbeky, Frank Auerbach et tant d'autres, Erin Lawlor peint vite, fait des toiles au bord de son dojo, dit le paradoxe de la vitesse et de l'alangui, de l'évanescent et du fixé, des chairs de la couleur et de l'ombre tenace presque noire. Une peau peinture.

Laurent Boudier

Extrait de Rencontres avec Bram van Velde, Charles Juliet, édition P.O.L.

[18:00-21:00] Finissage de l'exposition "Challenge Artistique de l'été"
Location:
La Galerie des Arts Plastiques
28, rue Darcet
75017 Paris
M° Place de Clichy
France
Mobile : +33 (0)7 60 87 86 44
Mail : Contact@La-GALERIE-Des-Arts-Plastiques.org
Internet Site : www.La-GALERIE-Des-Arts-Plastiques.org
Description:
Finissage de l'exposition "Challenge Artistique de l'été"

[18:00-21:00] Réouverture du Musée de la Vie Romantique
Location:
Musée de la Vie Romantique
Hôtel Scheffer-Renan
16, rue Chaptal
75009 Paris
M° Pigalle, Blanche, Saint-Georges, Liège
France
Phone : +33 (0)1 55 31 95 67
Fax : +33 (0)1 48 74 28 42
Internet Site : vie-romantique.paris.fr
Description:
Réouverture du Musée de la Vie Romantique - Installation d'Anne-Lise Broyer "madame Air"

Installation photographique "madame Air" dans les collections permanentes ; une création de l'artiste plasticienne Anne-Lise Broyer en 2 chapitres et en 2 lieux, d'abord à Paris au musée, puis au Domaine de George Sand à Nohant-Vic du 05 octobre au 02 décembre 2018

madame Air
Chap. I, je vous envoie un nouveau roman,

22 juin - 23 septembre 2018

Cette exposition est réalisée en partenariat avec le Centre des Monuments Nationaux et la Galerie Particulière Paris.

VERNISSAGE/ VENDREDI 22 JUIN de 18h à 21h
VISITE de PRESSE > 17h avec Anne-Lise Broyer, créatrice et photographe, Jérôme Farigoule directeur du musée, Sophie Eloy, directrice adjointe

Réouverture du Musée de la Vie Romantique - Installation d'Anne-Lise Broyer "madame Air"
crédits: Nohant 2017, et Paon 2016 (c) Anne-Lise Broyer -courtesy La Galerie Particulière

LA RÉOUVERTURE DU MUSÉE EST L'OCCASION DE DÉCOUVRIR LA NOUVELLE INSTALLATION DANS LES COLLECTIONS PERMANENTES, DE « MADAME AIR » DU 22 JUIN AU 23 SEPTEMBRE 2018 D'ANNE-LISE BROYER.

Une création de l'artiste photographe Anne-Lise Broyer, autour d'un ensemble d'œuvres photographiques (tirages argentiques, dessins et objets de petits formats) véritables mises en lumière et en perspective de la vie intime de l'écrivain George Sand, par des jeux de correspondances et de déambulations.

> Cette manifestation organisée conjointement avec le Domaine de George Sand, s'articule en 2 temps : d'abord au musée de la Vie romantique Chap.1 / Je vous envoie un nouveau roman, et cet automne à Nohant, Chap. 2/ Laissez verdure du 06 octobre au 02 décembre 2018.


Chapitre 1. Je vous envoie un nouveau roman
Musée de la Vie romantique
22 juin - 23 septembre 2018

« Le rêve est une seconde vie ». Ainsi commence Aurélia de Gérard de Nerval et c'est sous cet adage que se construit ce projet. Ce projet ne sera qu'une suite de rêves. Le spectateur déambulera dans l'espace du Musée de la vie romantique comme perdu dans l'espace et le temps. Un personnage féminin hantera le lieu, Madame Air, tour à tour, George, Rachel, Maria, Pauline, Sophie, Aurore... Madame Air est toutes ces femmes, artistes et muses à la fois. « Petite âme individuelle », la présence (selon Barthes) est liée à la question de l'air. L'air est comme un supplément de vie. Par un jeu de présence/ absence, se créeront de mystérieuses liaisons entre le présent et le passé, l'intérieur et le dehors, Nohant, ma maison natale et l'atelier de la rue Chaptal... En tenant compte de l'architecture et des caractéristiques du lieu, il sera question d'envisager le musée comme le réceptacle de cette rêverie.

Entre les images photographiques, les dessins et les objets créés, entre les pièces de la collection, s'installera une sorte de trouble de la perception. L'espace sera comme un territoire sans frontière dans lequel différents médiums se répondront.

Anne-Lise Broyer est représentée par La Galerie Particulière, Paris

Depuis 2009 La Galerie Particulière, basée dans Le Marais (16 rue du Perche), alterne les expositions d'artistes français et étrangers, émergents ou reconnus, dont le travail questionne l'identité, individuelle ou collective d'une manière poétique. L'ouverture en 2012, d'un second espace dans la même rue a permis de diversifier la programmation en l'ouvrant à de nouveaux médiums. En 2014, la galerie a ouvert un troisième espace en Belgique à Bruxelles.
Email : info@lagalerieparticuliere.com


Chapitre 2. Laissez verdure...*
Domaine de George Sand
6 octobre au 2 décembre 2018

Si le chapitre 1. rend plus compte de la vie intime de l'écrivaine, Laissez verdure... sera plus métaphorique et prendra la forme d'un théâtre bucolique. Procédant de la même féminité, il s'agira là de montrer l'endroit où l'écriture a éclôt.C'est comme retourner dans un terrain sauvage, celui de l'enfance de l'écrivain. C'est fouler ce territoire, ce paysage, ce domaine de la Champagne Berrichonne, c'est parler du paysage comme un lieu d'écriture, comme une distance qui relierait des livres entre eux, des moments de vie.
Dans ce Berry, si doux en sa mélancolie, persiste, comme attaché aux lieux mêmes et aux choses, le vivant souvenir de l'écriture de George Sand. Tout ce pays est rempli d'elle ; c'est un chemin abandonné qui ne conduit nulle part : l'herbe y a poussé, verdoyante et haute, au pied des peupliers ébranchés qui montent vers le ciel gris et des chênes taillés sans cesse qui marquent de leurs corps robustes et difformes les limites des champs.

Domaine de George Sand/ Centre des monuments nationaux
2, place Sainte Anne- 36400 Nohant-Vic
Renseignements au 02 54 31 06 04 et sur www.maison-george-sand.fr

Réouverture du Musée de la Vie Romantique
Nohant 2017, photo dessin - (c) Anne-Lise Broyer courtesy La Galerie Particulière

Réouverture du Musée de la Vie Romantique
Paon 2016 - (c) Anne-Lise Broyer courtesy La Galerie Particulière

Réouverture du Musée de la Vie Romantique
La Salle Manziat, 2005 - (c) Anne-Lise Broyer courtesy La Galerie Particulière

Réouverture du Musée de la Vie Romantique
Boîte Nohant, 2016 - (c) Anne-Lise Broyer courtesy La Galerie Particulière

Réouverture du Musée de la Vie Romantique
Atelier de Maurice, 2017 - (c) Anne-Lise Broyer - courtesy La Galerie Particulière

Réouverture du Musée de la Vie Romantique
(c) Anne-Lise Broyer et MMM

[18:00-21:00] Vernissage de B.Boucau
Location:
Le Marais
Marais
75004 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau, Arts et Métiers
France
Description:
8, Rue Charles-François-Dupuis

http://www.b-boucau.com

Vernissage de B.Boucau

[18:00-21:00] Vernissage de Carole Melmoux "Au fil de l'eau"
Location:
Etampes
Etampes
91150 Etampes
M° Gare SNCF d'Etampes
France
Internet Site : www.mairie-etampes.fr
Description:
Huiles sur toiles - Gravures - Collages
Digigraphies® (estampes numériques)

Exposition du 22 juin au 25 août 2018

- Espace Déclic - 10, rue Aristide-Briand
- Musée intercommunal d'étampes
- Hors les murs (Grilles de l'Hôtel-de-Ville, du Conservatoire et cour de la Bibliothèque)

Vernissage de Carole Melmoux "Au fil de l'eau"

[18:00-20:00] Vernissage de Jason Martin "New Pigments"
Location:
Galerie Thaddaeus Ropac
7, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 72 99 00
Fax : +33 (0)1 42 72 61 66
Mail : galerie@ropac.net
Internet Site : www.ropac.net
Description:
22 juin - 28 juillet 2018
Vernissage Vendredi 22 juin 2018, 18h-20h

Je considère toujours la nature comme l'étalon à laquelle la peinture devrait aspirer- le paradis sur terre que l'on trouve en contemplant la gloire éclatante d'une fleur. J'expérimente avec la nature et je me sers de la nature mais je ne l'imite pas. Jason Martin

La Galerie Thaddaeus Ropac a le plaisir de présenter dans son espace du Marais la dernière série de Pigment Paintings de Jason Martin. Ancré dans la tradition moderne de la peinture gestuelle et monochrome, Jason Martin n'a de cesse de questionner la définition même de la discipline quitte à la repousser au-delà de ses limites. Espace, mouvement et forme posent le cadre conceptuel au sein duquel l'artiste a choisi d'évoluer. Les mouvements chorégraphiques du pinceau et le minutieux contrôle exercé sur l'application du pigment confère à cette dernière série une extraordinaire qualité sculpturale tout en conservant sa bidimensionnalité.

Avec ses Pigment Paintings les plus récents, l'artiste plonge dans une nouvelle dimension. Les œuvres de cette série sont modelées à la main et formées d'une multitude de couches de matière épaisse. En résulte un tissage dense de textures entremêlées. D'épais mouvements de pinceaux ponctuent les flux et les coulées de magma solidifié. L'organique se mêle à l'inorganique et les surfaces moelleuses acquièrent une dimension quasi minérale. Des pigments purs sont projetés sur ces surfaces irrégulières qui évoquent des paysages telluriques ou volcaniques. L'apparition ça et là de nénuphars traduit le pouvoir subjectif de la peinture abstraite à convoquer une image dans l'esprit de celui qui la regarde.

Vernissage de Jason Martin "New Pigments"
Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac, London - Paris - Salzburg
Photos: Dave Morgan
© Jason Martin / Adagp Paris, 2018

[18:00-21:00] Vernissage de Pierre Gaste
Location:
Galerie Malebranche
11, rue Malebranche
75005 Paris
M° RER B Luxembourg
France
Mobile : +33 (0)6 09 05 77 56
Mail : galerie.malebranche@gmail.com
Description:
À la Galerie Malebranche
Pierre Gaste
a invité
la Baigneuse Valpinçon de Jean-Auguste-Dominique Ingres

au bain de l'été 2018

Vendredi 22 Juin 2018 de 18h00 à 21h00

Vernissage de Pierre Gaste
Pierre Gaste - La Baigneuse, 179 x 128 cm
Techniques mixtes sur papier calque

Pour la première partie d'une exposition à trois volets du peintre français Pierre GASTE, prix Fénéon de peinture en l969, et dessinateur, Premier prix du Salon de Montrouge en 1977, nous vous présentons une série de calques peints.

Presque deux cents ans après la création de la peinture de La Baigneuse, dite de Valpinçon, de Jean-Auguste-Dominique Ingres, illustrant sa parole : « J'ai pour exemple le grand Poussin qui a si souvent répété les mêmes sujets. » Pierre Gaste s'est attaché à mettre en relation les énigmes dont Ingres a entouré son modèle, fragile profil fuyant et dos offert, magnifique, nous les restituant avec une sensibilité et un talent personnels forgés aux questionnements de notre modernité.
M.C

Exposition du Vendredi 22 Juin au Vendredi 13 Juillet 2018
Ouvert du Mardi au Samedi de 14H30 à 19H30

[18:00-23:00] Vernissage de l'exposition "N1B Lux, Live the life style you love"
Location:
DOC!
26, rue du Docteur Potain
75019 Paris
M° Télégraphe, Pré-Saint-Gervais
France
Mail : contact@doc.work
Internet Site : doc.work
Description:
N1B LUX est un entrepôt de produits haute de gamme designés pour votre mode de vie luxueux. Sa sélection inclut des vêtements de haute couture, des catalogues d'art inédits, des pièces d'art contemporain révolutionnaires et enfin une cuisine fraîche et succulente. Le tout vous est délivré par un service chaleureux et sincère. Vivez la vie luxueuse que vous aimez à N1B LUX.

avec :
Narves1biblioteket (Norvège) : Christa Barlinn Korvald, Erlend Peder Kvam, Herman Breda Enkerud, Sunniva Aurora Dybvig

LIENS
http://www.narves1biblioteket.no/
https://doc.work/

DATES
22 juin au 24 juin.

VERNISSAGE
le 22 juin, 18h - 23h

EXPOSITION :
Samedi : 14h - 22h
Dimanche : 14h - 18h

ORGANISATRICE
Alizée De Pin

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Rapports"
Location:
Les Rituelles
6, rue Houdon
75018 Paris
M° Pigalle
France
Phone : +33 (0)1 77 16 57 29
Mail : contact@lesrituelles.fr
Internet Site : www.lesrituelles.fr
Description:
Nouvelle exposition chez Les Rituelles !

Des artistes, associés deux par deux (en trichant), font se rencontrer leurs œuvres.

Sur un même support ou sur des supports dissociés, photographie, peinture et dessin forment des tableaux d'images se rapportant à la sensualité, au corps, à l'érotisme, comme toutes nos précédentes expositions.

Venez découvrir les associations de :
- Jacques Bosser et lui-même - peinture et photographies
- Jérémie Mazenq et Stéphanie Caillaud - photographies et illustrations
- La fille renne et Hélène Planquelle - photographies et illustrations
- Romy Furie Alizée et Stéphanie Eden - photographies et illustrations
- Lobbiaz et Alexis Janevsky - photographies et illustrations

Rendez-vous autour d'un petit verre le vendredi 22 juin à partir de 18h.

Vernissage de l'exposition "Rapports"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Fading Away"
Location:
22,48 m²
30, rue des Envierges
75020 Paris
M° Jourdain, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)9 81 72 26 37
Mail : contact@2248m2.org
Internet Site : www.2248m2.org
Description:
Cécile Beau
Bianca Bondi
Emilie Brout & Maxime Marion
Jean-Baptiste Caron
Claire Chesnier
Caroline Delieutraz
Thierry Fournier
Jérôme Game
Carine Klonowski
Claudia Larcher
Lucie Le Bouder
Nicolas Maigret
Jeff McMillan
Jonathan Monaghan
Flora Moscovici
Bertrand Rigaux
Evan Roth
Géraud Soulhiol

FADING AWAY

22/06 - 28/07/2018
vernissage vendredi 22/06/2018, 18h

Commissaires / curators : Céline Flecheux, Rosario Caltabiano

22.48 m² est heureuse de présenter Fading away, une collaboration avec la philosophe Céline Flécheux dont les recherches portent principalement sur l'horizon. À l'occasion de cette exposition sont réunis les artistes de la galerie ainsi que des artistes invités dont les préoccupations rejoignent le propos de Fading away.

L'horizon se définit comme le lieu où se rencontrent le ciel et la terre. Fréquemment associé au regard vague sur le lointain, il signale également un phénomène précis et réel, la limite du champ visuel de l'observateur, qui se déplace avec lui. L'horizon détermine, en retour, la place de l'observateur, c'est-à-dire son ancrage dans le monde. Par rapport à la Renaissance, moment où l'horizon fut pris en considération dans le champ pictural, la situation a considérablement changé. Non seulement pouvons-nous observer la Terre depuis le ciel, mais nous avons la possibilité de nous déplacer virtuellement grâce aux technologies et aux écrans, nouvelles « fenêtres ouvertes » sur le monde. Nous voilà désormais propulsés dans des espaces d'où l'on peut observer l'élargissement considérable de l'horizon jusqu'à sa dissolution dans le ciel étoilé. Il n'en demeure pas moins que l'horizon a résisté à toutes les révolutions scientifiques et qu'il est, encore aujourd'hui, le support de puissantes rêveries artistiques.

S'il apparaît comme une ligne, il n'y réduit pas. Nous avons tous fait l'expérience des couleurs qui s'éclaircissent dans la distance, lors de couchers ou de levers du soleil, quand la montée progressive de la lumière donne à sentir une immense expansion du monde. Un tel éclaircissement se voit dans la nature et dans l'art en un dégradé de couleurs pâlissant vers l'horizon (que les anciens ont nommé « horizon atmosphérique ») ; les objets y ont des contours moins nets, ils semblent moins consistants. Perdre en saturation colorée, pâlir ou faiblir dans le lointain comme une étoile perd sa brillance : telles sont les traductions possibles de Fading away.

Vernissage de l'exposition collective "Fading Away"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Rituels, Images vivantes"
Location:
H Gallery
ex. Galerie Sisso
90, rue de la Folie-Méricourt
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier, République, Goncourt
France
Phone : +33 (0)1 48 06 67 38
Mail : galerie@h-gallery.fr
Internet Site : www.h-gallery.fr
Description:
Exposition du 23 juin au 21 juillet 2018

avec Sandrine Elberg, Isabelle Lévénez, Caroline Le Méhauté, Michel Nedjar, Arthur Novak, Aurore Pallet, Jeanne Susplugas, Ritual Inhabitual, Melvin Way

H Gallery est heureuse d'inviter le critique d'art et commissaire d'exposition Clément Thibault, pour la dernière exposition de l'année.

Nous vous attendons nombreux le vendredi 22 juin prochain pour découvrir cette exposition collective : "Rituels, Images vivantes" avec Sandrine Elberg, Isabelle Levenez, Caroline Le Méhauté, Michel Nedjar, Arthur Novak, Aurore Pallet, Jeanne Susplugas, Ritual Inhabitual (Florencia Grisanti et @Tito gonzales), Melvin Way ainsi qu'une sélection d'oeuvres d'art classiques africaines (Côte d'Ivoire).

L'exposition se tiendra jusqu'au 21 juillet 2018.
La galerie sera exceptionnellement fermée le samedi 14 juillet.

Vernissage de l'exposition "Rituels, Images vivantes"
Mask (2009), Jeanne Susplugas

[18:00-20:00] showroom . tokyo cocktail party
Location:
Espace 5 bis
5 bis, rue Froissart
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 76 02 00
Internet Site : www.espace5bis.com
Description:
showroom . tokyo hosts a cocktail party during the Paris Men's Fashion Week SS19

Press Contact: info@showroomtokyo.com

[18:30-22:00] CUBE_SHOWROOM Garden Press Party
Location:
Station
Smart Urban Space
13-15, rue du Pont-aux-Choux
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)9 52 06 79 01
Internet Site : www.station.paris
Description:
CUBE_SHOWROOM Garden Press Party (Music, Drinks & Food)

Brands :139Dec, 44Studio, Army of me, Atelieer Aura, Avant Darc, Charlotten Meillen, Culpa, Draug, Gegenuber, Hamc.us, Holzpuppe, Fase, Irofusi, Johannes Adele, Kyle'lyk, Leonid Yakushev, Limitato, Maison Opia, Matteo Pressamariti, Midgard, Mokoo, Mosais, Nobody Clothing, Nomad Goba, Nikben, Nomen Nescio, Pollacki, Rejmer, Ressources Humaines, Sadak, Sens Common, Shannon Koszyk, Raglan United, Skinnosh, The Rowan Edwards, Tsung, Twelve Sons, Ummock, Vague Black, Vanon Studio, Versuchskind, Ylati.
Guest / nonlectures

Press Contact: Philippe / RSVP
T : +33 (0)6 86 08 72 22
cube@n10-showroom.com

[18:30-21:00] Lancement de l'Artothèque de Bagneux
Location:
Bagneux
Bagneux
92220 Bagneux
M° RER B Bagneux
France
Internet Site : www.bagneux92.fr
Description:
Marie-Hélène Amiable,
Maire de Bagneux,
Conseillère départementale des Hauts-de-Seine

Patrick Alexanian,
Maire adjoint délégué à la culture

ont le plaisir de vous convier à l'inauguration de l'Artothèque de Bagneux

Vendredi 22 juin 2018 à 18h30

Piscine de Bagneux, avenue de Stalingrad

Vernissage en présence des artistes
Ateliers de sérigraphie et autres surprises

https://bagneux.artotheque.fr

Lancement de l'Artothèque de Bagneux

[18:30-20:30] Paco Rabanne x Appartamento Cocktail Party
Location:
Boutique Paco Rabanne
12, rue Cambon
75001 Paris
M° Concorde, Madeleine
France
Phone : +33 (0)1 42 36 22 26
Mail : boutique.cambon@pacorabanne.fr
Description:
Paco Rabanne x Appartamento Cocktail Party

[18:30-22:00] Tranoï Feel Good Party
Location:
Palais Brongniart
Palais de la Bourse des Valeurs de Paris
28, Place de la Bourse
75002 Paris
M° Bourse
France
Phone : +33 (0)1 83 92 30 20
Fax : +33 (0)1 49 27 55 20
Mail : palais.brongniart@gl-events.com
Internet Site : www.palaisbrongniart.com
Description:
TRANOÏ and Smiley would like to invite you to the "FEEL GOOD PARTY" to share a smile and a drink with them.

The access is only for TRANOÏ badge holder and Guestlist members.

Press Contact: RSVP
party@tranoi.com

Tranoï Feel Good Party

[18:30-21:00] Vernissage de Todd Bienvenu "Jaywalk"
Location:
Galerie Laurent Godin - second space
36 bis, rue Eugène Oudiné
75013 Paris
M° Tram T3a Maryse Bastié, Olympiades, Bibliothèque François Mitterrand
France
Mail : info@laurentgodin.com
Internet Site : www.laurentgodin.com
Description:
Jaywalk, solo show by Todd Bienvenu, Galerie Laurent Godin, Paris, 2018
(in collaboration with galerie Sébastien Bertrand, Geneva)

Du Samedi 23 juin 2018 au Samedi 28 juillet 2018.

1956: Sortie du premier LP d'Elvis Presley, vrai-faux suicide de Jackson Pollock, à Tokyo Tanaka Atsuko s'habille d'une prodigieuse robe d'ampoules électriques et de tubes fluorescents au cours d'une des premières actions de Gutai, sur les écrans sort «Lust for Life», flamboyante biographie de Van Gogh signée Minnelli qui fixe à jamais dans l'esprit du public l'image du génie artistique. Alan Bermowitz a dix-huit ans. Une année qui semble devoir compter un peu plus qu'une autre.

Alan Vega alias Alan Bermowitz dira plus tard que les tas d'ampoules et les entrelacs de fils électrique qui le révèlent au monde artistique au début des années 1970 étaient le mythe du brise-glace de l'École de New York et qu'il oublie ce que celui-ci fait à la peinture. Il est vrai en tout cas que ses installations jetées au sol sont portées par une dynamique du corps et une apparence organique qui les placent à cent lieux des accumulations post-dada mais les rapprochent de l'eccentric abstraction, par laquelle Lucy Lippard a nommé une certaine constellation post-minimale.

Après viendront les reliefs cruciformes, pour ne pas prononcer le mot «crucifix», et différents assemblages porteurs d'images trouvées, pour ne pas dire icônes, avec une prédilection pour les figures de boxeurs; sorte de croisement de Peter Blake et de Ray Johnson. L'artiste Vega n'est ni en retard, ni en avance sur une histoire de l'art pour laquelle il devait, on suppose, n'éprouver qu'une certaine indifférence, lui qui commence par contester avec les art workers avant de songer à se faire une carrière. Au jeu de qui perd gagne, il fut véritablement imbattable, s'ingéniant à garder soudés les liens de la flamboyance et de la dèche.

Parfaitement en phase avec son époque et, contrairement à tous les post-dadaïstes accrochés à leur beauté d'indifférence, porté par un excès d'empathie qui le pousse à accueillir dans ses croix et ses gris-gris toute une épopée, de la fascination pour les boxeurs noirs et la colère qui les anime, à la terreur devant l'effroyable beauté marmoréenne des soldats de la Wehrmacht. Des titres tels que «Dachau», du nom d'une banlieue de Munich, ou «Buchenwald», du nom d'une banlieue de Weimar, montrent que Vega savait aussi choisir ses camps. Cette captation électrique des beautés et des tragédies avec les moyens du bord ou ceux de la rue, les ampoules en vrac contre les ors de l'église Pop ou ceux du temple minimaliste, c'est un peu la messe des pauvres façon Vega. Enfer et ciel mêlés ou croisés puisque le croisement des routes du blues définit aussi un itinéraire spirituel et qu'il se trouve peut-être un morceau de la vraie croix dans les assemblages de Vega. Alors que les reines et les rois de l'art contemporain se fabriquent de petits récits ou jouent des performances auxquelles ils raccordent ensuite leur objet, ut pictura praxis, Vega aura réussi à ce que Suicide, quintessence et grand récit derrière (ou devant) son art, couvre celui-ci de son ombre. Un duo qui incarne à jamais l'esprit et la probité du rock, musique du diable, mais un rock sans guitares ni batteries, comme par refus de s'asservir à la loi du rythme à deux temps. Le Punk aura été une histoire de résurrection et de ferveur, cette ferveur que l'on éprouve à l'écoute des lamentos de Frankie Teardrop ou de 96 Tears, et qui autorise à reconnaître chez cet artiste sur scène le don des larmes dont parle l'Evangile. Il faudra attendre Felix Gonzalez-Torres pour voir des loupiotes raccordées à une tragédie personnelle et figurer un corps glorieux aux côtés d'une eucharistie en papiers dorés. Ne peut-on voir les illuminations d'Alan Vega comme un lien secret entre Flavin et Gonzalez-Torres ? Les dessins et les tableaux de la fin tracent un étrange chemin de retour vers une peinture existentialiste. Star apparaît comme le tableau phare de la série, celui qui creuse la disparition rayonnante de son avatar.

Dans sa peinture, Todd Bienvenu cite à plusieurs reprises et explicitement Max Beckmann, ce médiéval moderne foudroyé au milieu de Central Park au retour d'une visite au Metropolitan pour contrôler l'accrochage d'un de ses autoportraits. À croire qu'il s'est trouvé un esprit frère auquel le rattache autant un esprit d'enfance qu'un sens du grotesque. Dans le teatrino de Bienvenu où l'espace est rabattu sur le plan de la toile, on voit des personnages minuscules largement brossés et façadés ou refaçadés, mais aussi des figures simplement esquissées et fantomatiques, des objets de l'atelier ou des scènes de rue bonnes pour Instagram (Ah la cycliste ! Ah la vue nocturne sur Manhattan !), on célèbre la vie terriblement quotidienne mais on s'amuse aussi à mettre en jeu les codes de la représentation et le travail du peintre, à allégoriser un peu. C'est, par exemple, un écran d'ordinateur sur lequel s'affiche REC alors que le couple qui se met en scène est ramené à une tache noire ultraplate plus fausse que les reflets du miroir d'un bar aux Folies Bergères. Il y a une vitesse et un tranchant que seule la peinture permet pour se faire le témoin ahuri et émerveillé d'une époque, et quand il veut moquer les profondes réflexions sur la sexualité assistée par ordinateur ou l'art surchargé d'ambition et de missions, Bienvenu va droit à un essentiel, qu'il aime parfois empâter comme pour souligner le faire artisanal. C'est encore une bacchanale sur le mur du bar où le malheureux héros de la soirée crache une monstrueuse langue verte que l'on suppose synthèse d'alcools et de liqueurs.

Sous une désinvolture apparente, cet artiste se défait de pas mal d'encombrants, à commencer par la veine réaliste américaine qui court de Hopper à Fischl et qui se croit moderne à fixer les oiseaux de nuit ou la génération X. Bienvenu produit une forme d'art populaire des petites perversions new yorkaises ; un monde trop protégé qui connaît parfois l'excès mais auquel fait défaut la dimension tragique, ou le simple sens du drame. Ce travail est un éloge de la liberté et de l'immaturité, parce qu'on ne peint pas son atelier, un double portrait ou des scènes de genre, sans avoir quelque part sa place dans la comédie. Aux masturbateurs lyriques de l'Ecole de New York, aux Women de de Kooning, Bienvenu répond par un colosse portant sa proie, l'objet de son désir, réduite à presque rien enveloppée d'un jean, ou par un geste tendre d'un baiser déposé une seule tache de rose où il faut deviner un cul ; parfaite mise à plat du désir et puérilité au bon goût de peinture.

À moins que ce ne soit le retour d'Ulysse - Leopold Bloom découvrant les deux hémisphères de Molly. Immature et railleur, Bienvenu est également libre au point de s'écarter quand il le souhaite de l'obsession beckmannienne pour plonger dans le feu expressionniste (de la Saint-Jean) à la manière d'une tapisserie, par encastrement et concaténation. Furieux et rageur mais en mode mineur, et l'on croit entendre les cris du petit blanc qui se risque sur la voie sauvage à la façon du bavarois Kirchner.

De Vega légende noire, au pseudo judicieusement choisi, à Bienvenu, que son patronyme affuble d'un sourire permanent, on peut reconnaître une faculté proche à dialoguer avec les morts et à se choisir des héros, et avec eux à tailler dans le vif. Pour l'un et l'autre, l'art est cette suspension de l'incrédulité qui faisait dire à Rauschenberg : si vous ne prenez pas ça au sérieux, alors il n'y a rien à prendre. Savoir que d'une soirée trop arrosée ou d'un tas de marchandises à 1$, on peut provoquer quelque chose qui ressemble à de l'émerveillement.

Patrick Javault


Todd Bienvenu (1980, Little Rock, Arkansas) vit et travaille à New York. Il est diplômé de la Louisiana State University (2003), et du New York Studio School (2007). Jaywalk - présentée en collaboration avec la Galerie Sébastien Betrand à Genève, est sa première exposition personnelle en France, il a deja eu plusieurs expositions dans des galeries américaines, à la galerie Sébastien Bertand (2016). Son travail a également été présenté au cours d'expositions collectives notamment à l'Académie américaine des arts et des lettres, New York (2018) ; à la FLAG art foundation, NY (2017); au Sculpture Center à New York (2015).

Vernissage de Todd Bienvenu "Jaywalk"
Todd Bienvenu, I miss Cigarettes, 2018

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "Alan Vega - Universe"
Location:
Galerie Laurent Godin - second space
36 bis, rue Eugène Oudiné
75013 Paris
M° Tram T3a Maryse Bastié, Olympiades, Bibliothèque François Mitterrand
France
Mail : info@laurentgodin.com
Internet Site : www.laurentgodin.com
Description:
Universe, solo show by Alan Vega, Galerie Laurent Godin, Paris, 2018

Du Samedi 23 juin 2018 au Samedi 28 juillet 2018.

1956: Sortie du premier LP d'Elvis Presley, vrai-faux suicide de Jackson Pollock, à Tokyo Tanaka Atsuko s'habille d'une prodigieuse robe d'ampoules électriques et de tubes fluorescents au cours d'une des premières actions de Gutai, sur les écrans sort «Lust for Life», flamboyante biographie de Van Gogh signée Minnelli qui fixe à jamais dans l'esprit du public l'image du génie artistique. Alan Bermowitz a dix-huit ans. Une année qui semble devoir compter un peu plus qu'une autre.

Alan Vega alias Alan Bermowitz dira plus tard que les tas d'ampoules et les entrelacs de fils électrique qui le révèlent au monde artistique au début des années 1970 étaient le mythe du brise-glace de l'École de New York et qu'il oublie ce que celui-ci fait à la peinture. Il est vrai en tout cas que ses installations jetées au sol sont portées par une dynamique du corps et une apparence organique qui les placent à cent lieux des accumulations post-dada mais les rapprochent de l'eccentric abstraction, par laquelle Lucy Lippard a nommé une certaine constellation post-minimale.

Après viendront les reliefs cruciformes, pour ne pas prononcer le mot «crucifix», et différents assemblages porteurs d'images trouvées, pour ne pas dire icônes, avec une prédilection pour les figures de boxeurs; sorte de croisement de Peter Blake et de Ray Johnson. L'artiste Vega n'est ni en retard, ni en avance sur une histoire de l'art pour laquelle il devait, on suppose, n'éprouver qu'une certaine indifférence, lui qui commence par contester avec les art workers avant de songer à se faire une carrière. Au jeu de qui perd gagne, il fut véritablement imbattable, s'ingéniant à garder soudés les liens de la flamboyance et de la dèche.

Parfaitement en phase avec son époque et, contrairement à tous les post-dadaïstes accrochés à leur beauté d'indifférence, porté par un excès d'empathie qui le pousse à accueillir dans ses croix et ses gris-gris toute une épopée, de la fascination pour les boxeurs noirs et la colère qui les anime, à la terreur devant l'effroyable beauté marmoréenne des soldats de la Wehrmacht. Des titres tels que «Dachau», du nom d'une banlieue de Munich, ou «Buchenwald», du nom d'une banlieue de Weimar, montrent que Vega savait aussi choisir ses camps. Cette captation électrique des beautés et des tragédies avec les moyens du bord ou ceux de la rue, les ampoules en vrac contre les ors de l'église Pop ou ceux du temple minimaliste, c'est un peu la messe des pauvres façon Vega. Enfer et ciel mêlés ou croisés puisque le croisement des routes du blues définit aussi un itinéraire spirituel et qu'il se trouve peut-être un morceau de la vraie croix dans les assemblages de Vega.

Alors que les reines et les rois de l'art contemporain se fabriquent de petits récits ou jouent des performances auxquelles ils raccordent ensuite leur objet, ut pictura praxis, Vega aura réussi à ce que Suicide, quintessence et grand récit derrière (ou devant) son art, couvre celui-ci de son ombre. Un duo qui incarne à jamais l'esprit et la probité du rock, musique du diable, mais un rock sans guitares ni batteries, comme par refus de s'asservir à la loi du rythme à deux temps. Le Punk aura été une histoire de résurrection et de ferveur, cette ferveur que l'on éprouve à l'écoute des lamentos de Frankie Teardrop ou de 96 Tears, et qui autorise à reconnaître chez cet artiste sur scène le don des larmes dont parle l'Evangile. Il faudra attendre Felix Gonzalez-Torres pour voir des loupiotes raccordées à une tragédie personnelle et figurer un corps glorieux aux côtés d'une eucharistie en papiers dorés. Ne peut-on voir les illuminations d'Alan Vega comme un lien secret entre Flavin et Gonzalez-Torres ? Les dessins et les tableaux de la fin tracent un étrange chemin de retour vers une peinture existentialiste. Star apparaît comme le tableau phare de la série, celui qui creuse la disparition rayonnante de son avatar.

Dans sa peinture, Todd Bienvenu cite à plusieurs reprises et explicitement Max Beckmann, ce médiéval moderne foudroyé au milieu de Central Park au retour d'une visite au Metropolitan pour contrôler l'accrochage d'un de ses autoportraits. À croire qu'il s'est trouvé un esprit frère auquel le rattache autant un esprit d'enfance qu'un sens du grotesque. Dans le teatrino de Bienvenu où l'espace est rabattu sur le plan de la toile, on voit des personnages minuscules largement brossés et façadés ou refaçadés, mais aussi des figures simplement esquissées et fantomatiques, des objets de l'atelier ou des scènes de rue bonnes pour Instagram (Ah la cycliste ! Ah la vue nocturne sur Manhattan !), on célèbre la vie terriblement quotidienne mais on s'amuse aussi à mettre en jeu les codes de la représentation et le travail du peintre, à allégoriser un peu. C'est, par exemple, un écran d'ordinateur sur lequel s'affiche REC alors que le couple qui se met en scène est ramené à une tache noire ultraplate plus fausse que les reflets du miroir d'un bar aux Folies Bergères. Il y a une vitesse et un tranchant que seule la peinture permet pour se faire le témoin ahuri et émerveillé d'une époque, et quand il veut moquer les profondes réflexions sur la sexualité assistée par ordinateur ou l'art surchargé d'ambition et de missions, Bienvenu va droit à un essentiel, qu'il aime parfois empâter comme pour souligner le faire artisanal. C'est encore une bacchanale sur le mur du bar où le malheureux héros de la soirée crache une monstrueuse langue verte que l'on suppose synthèse d'alcools et de liqueurs.

Sous une désinvolture apparente, cet artiste se défait de pas mal d'encombrants, à commencer par la veine réaliste américaine qui court de Hopper à Fischl et qui se croit moderne à fixer les oiseaux de nuit ou la génération X. Bienvenu produit une forme d'art populaire des petites perversions new yorkaises ; un monde trop protégé qui connaît parfois l'excès mais auquel fait défaut la dimension tragique, ou le simple sens du drame. Ce travail est un éloge de la liberté et de l'immaturité, parce qu'on ne peint pas son atelier, un double portrait ou des scènes de genre, sans avoir quelque part sa place dans la comédie. Aux masturbateurs lyriques de l'Ecole de New York, aux Women de de Kooning, Bienvenu répond par un colosse portant sa proie, l'objet de son désir, réduite à presque rien enveloppée d'un jean, ou par un geste tendre d'un baiser déposé une seule tache de rose où il faut deviner un cul ; parfaite mise à plat du désir et puérilité au bon goût de peinture. À moins que ce ne soit le retour d'Ulysse - Leopold Bloom découvrant les deux hémisphères de Molly.

Immature et railleur, Bienvenu est également libre au point de s'écarter quand il le souhaite de l'obsession beckmannienne pour plonger dans le feu expressionniste (de la Saint-Jean) à la manière d'une tapisserie, par encastrement et concaténation. Furieux et rageur mais en mode mineur, et l'on croit entendre les cris du petit blanc qui se risque sur la voie sauvage à la façon du bavarois Kirchner.

De Vega légende noire, au pseudo judicieusement choisi, à Bienvenu, que son patronyme affuble d'un sourire permanent, on peut reconnaître une faculté proche à dialoguer avec les morts et à se choisir des héros, et avec eux à tailler dans le vif. Pour l'un et l'autre, l'art est cette suspension de l'incrédulité qui faisait dire à Rauschenberg : si vous ne prenez pas ça au sérieux, alors il n'y a rien à prendre. Savoir que d'une soirée trop arrosée ou d'un tas de marchandises à 1$, on peut provoquer quelque chose qui ressemble à de l'émerveillement.

Patrick Javault


Alan Vega (1938-2016, NY) est diplômé du Brooklyn College / City University of New York. Universe est sa seconde exposition personnelle à la galerie, plusieurs autres lui ont été consacrées : chez Jeffrey Deitch (2017), à l'Entrepôt 9, Quetigny (2015), au Moma PS1, NY, au Magasin, Grenoble et au Fresnoy à Tourcoing (2014) ; au Musée d'Art Contemporain de Lyon (2009). Son travail a également été présenté au cours d'expositions collectives au Mumok de Vienne (2018), à la Collection Lambert en Avignon (2017); au Barbican Center, Londres (2015) ; à la Maison Rouge, Paris (2012 et 2014) ; au Garage Museum of Contemporary Art, Moscou (2011).

Hommage à Alan Vega

A l'occasion de son anniversaire posthume, Samedi 23 Juin, sur une idée de Liz Lamere (femme d'Alan Vega) produit par Alain Lahana (production Le Rat des Villes) et sous la direction artistique de Marc Hurtado, nous rendons hommage à cette figure mythique de la scène underground à travers une soirée dédiée à son oeuvre subversive et à son univers créatif disruptif.

Cette soirée sera à l'image d'Alan Vega et de son héritage artistique. Au programme : des projections, une série de concerts et une signature. L'occasion pour tous de redécouvrir cet artiste, la puissance de son oeuvre et l'ampleur de son héritage artistique.

Vernissage de l'exposition "Alan Vega - Universe"
Alan Vega, Stars, 2016




[19:00-20:00] Défilé Sean Suen
Location:
Lycée Victor Duruy
33, boulevard des Invalides
72, rue de Babylone
75007 Paris
M° Saint-François-Xavier
France
Phone : +33 (0)1 40 62 31 31
Mail : contact@victor-duruy.org
Internet Site : www.victor-duruy.org
Description:
Défilé Sean Suen

[19:00-20:30] Rencontre avec Tatiana Leskova
Location:
Maison de l'Amérique Latine
217, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
M° Rue du Bac, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 49 54 75 00
Fax : +33 (0)1 45 49 06 33
Mail : culturel@mal217.org
Internet Site : www.mal217.org
Description:
Le Centre Culturel du Brésil est ravi de vous inviter à cette rencontre inédite avec Tatiana Leskova le 22 Juin de 2018.

Âgée de 95 ans, Tatiana Leskova a fait preuve d'une carrière exemplaire de 82 ans qui la place comme une référence mondialement connue du ballet classique.

Originaire de Paris, Madame Leskova fut l'une des premières ballerines de l'original ballet russe.

En 1944, Madame Leskova s'installe définitivement à Rio de Janeiro, où elle deviendra à 28 ans la directrice du Théâtre Municipal.

Connue comme 'L'encyclopedie du ballet', Leskova reste toujours impliquée dans l'univers du ballet en qualité de coach auprès des danseurs.

Son rôle au Theâtre Municipal de la ville de Rio a été très important grâce à ses efforts pour reproduire plusieurs mises en scene des ballets classiques ainsi qu'à la formation de danseurs et danseuses, tout en apportant une touche française au Theâtre.

De nombreux ballerines et maîtres du ballet classique de L'Opéra Garnier ont été invités à collaborer au sein de ses mises en scène au sein du Théâtre Municipal de Rio de Janeiro.

Rencontre avec Tatiana Leskova

[19:00-22:00] Vernissage de Tomihiro Kono "Wigs" + Haruka Spring et Shauna T.
Location:
The Community
65, rue du Château d'Eau
75010 Paris
M° Strasbourg - Saint-Denis, Jacques Bonsergent
France
Mail : info@thecommunity.io
Internet Site : www.thecommunity.io
Description:
Opening : Wigs (Perruques) by Tomihiro Kono and "I'm having a dinner with a friend" by Haruka Spring and Shauna T.

Join us tonight at 19h00 for the opening of The Community : Double Date. This weekend we are hosting two very special exhibitions for the occasion of Paris Fashion Week.

Wigs (Perruques)
by Tomihiro Kono
Tomihiro Kono will show an installation of wigs and prints from his latest book "Head Prop Studies 2013-2016". Visitors are encouraged to try on the wigs. Tomihiro will be also handcrafting wigs at the gallery during the show.

"I'm having a dinner with a friend"
by Haruka Spring and Shauna T.
Haruka Spring and Shauna T. are presenting new printed works and installations that create a dialogue between the traditional Japanese Ikebana flower arrangement and sightings from streets of the Château d'Eau area in Paris.

Vernissage de Tomihiro Kono "Wigs" + Haruka Spring et Shauna T.

[19:00-23:00] Vernissage de l'exposition "Abstract Attraction"
Location:
DOC!
26, rue du Docteur Potain
75019 Paris
M° Télégraphe, Pré-Saint-Gervais
France
Mail : contact@doc.work
Internet Site : doc.work
Description:
ABSTRACT ATTRACTION
+ lancement IT MIGHT BE A THING. MAYBE A SCULPTURE.
par Mahalia Köhnke-Jehl

Lancement et vernissage le 22.06.2018 de 19h à 23h

Exposition
23.06 au 24.06.2018 de 14h à 18h

Mahalia Köhnke-Jehl nous dévoile sa pratique de dessin, rarement destinée à être montrée au public mais pourtant indispensable à la production de ses sculptures. Contrairement à une esquisse, une maquette ou un brouillon qui prépare le passage d'une idée à sa réalisation en trois dimensions, ses dessins cherchent les apparences involontaires de volume dans leur platitude physique et métaphysique.

Pour cette série, qui est le sujet de l'édition "It might be a thing. Maybe a sculpture.", l'artiste part du geste de signer, un geste banal de la vie quotidienne, où l'on dessine spontanément une ligne abstraite. Beaucoup plus qu'un acte froid et bureaucratique, l'artiste perçoit la signature comme une trace intime et personnelle qui garde en soi l'identité de son créateur. Inspirée par la simplicité de cet acte, elle le projete dans l'espace réel, le maintient pendant sa transformation en objet statique, en mouvement vivace. Bizarrement, ce sont les dessins les plus plats, dont leur forme n'évoque pas le volume, qui sont souvent le point de départ de ses sculptures.

Quatre sculptures de la série Signatures" sont montrées parmi d'autres pièces dans l'exposition "Abstract Attraction". L'artiste travaille principalement avec des lignes courbes sur un matériel inflexible comme le plâtre, et vient souligner un érotisme contenu issu d'une abstraction. À l'inverse de Pygmalion qui souhaite voir son oeuvre vivante, Mahalia Köhkne-Jehl se réfère aux aspects d'une séduction fétichiste pour l'inhumain. Le rapport qu'elle développe avec sa sculpture pendant le processus créatif est un échange continu entre chaleur et froideur, où le rôle de créateur et d'amant se confondent. La main qui travaille est aussi la main qui caresse.

I've been working from seven to eleven every night
it kinda makes my life a drag
baby, since I've been loving you
I'm about to lose my worried mind

Led Zeppelin, Since I've been loving you, 1970

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Le fanzine artistique "Everything I picture disappears" invite chaque trois mois un artiste pour réaliser un projet en 24 pages sur un format prédéfini. Chaque lancement est accompagné d'un événement.
Pour sa deuxième édition EIPD invite Mahalia Köhnke-Jehl à présenter son projet éditorial It might be a thing. Maybe a sculpture.
Éditrice : Eva Vaslamatzi
Graphisme : Stavros Bilionis

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "La disgrâce d'Apollon"
Location:
Les éditeurs associés
11, rue de Médicis
75006 Paris
M° RER B Luxembourg, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 43 36 81 19
Mail : edassocies@gmail.com
Internet Site : www.lesediteursassocies.com
Description:
Vernissage vendredi 22 juin à 19h
Exposition du 19 juin au 7 juillet 2018

Vernissage et atelier artistique en compagnie de Céline Delabre et Sylvestre Bouquet à l'occasion de la parution de leur nouvel album *La disgrâce d'Apollon* d'après une nouvelle de Gary Victor paru aux Éditions Points de Suspension.

Atelier samedi 23 juin à 11h
Un atelier découpage haut en couleur pour inventer des créatures marines, animé par Céline Delabre et Sylvestre Bouquet. À partir de 5 ans. Tarif 5 euros sur inscription (01 43 36 81 19 ou edassocies@gmail.com).

Vernissage de l'exposition "La disgrâce d'Apollon"

[19:30-22:00] Carbon Buying Showroom - Opening Night
Location:
Académie d'Architecture
Hôtel de Chaulnes
9, place des Vosges
75004 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 48 87 83 10
Mail : contact@academie-architecture.fr
Internet Site : www.academie-architecture.fr
Description:
Meet the designers who will be presenting their SS19 collections.

Press Contact: Nagham Kamel
T : +33 (0)6 03 07 32 04
nagham@carbon-buying.com

Carbon Buying Showroom - Opening Night

[19:30-23:55] Inauguration de la 33ème Fête des Tuileries 2018
Location:
Jardin des Tuileries
234, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Tuileries, Concorde
France
Description:
en présence de la marraine Laura Smet, Marcel Campion, Bernard Montiel, Louis-Michel Colla, Didier Barbelivien, Laure Barbelivien, Capucine Anav, Stella Belmondo, Natty Belmondo, Sylvie Ortega Munos, Nadège Beausson-Diagne, Danièle Evenou, Séverine Ferrer, Caroline Barclay, Sarah Lavoine, Anne Parillaud, Christian Bîmes, Pierre-Jean Chalençon, Brahim Zaibat, Jean-Paul Rouve, Yves Boujenah, Thierry Frémont, François Berléand, Alexia Stresi, Samy Naceri, Singrid Campion, Lolita Lempicka et son mari Jos, Karole Rocher, André Bercoff, Daniel Lauclair, Alexandra Lauclair, Alain Madelin, Stéphane Freiss, Ursula Freiss, Bianca Freiss, Pauline Lefèvre, Régine, Jean-Luc Moreau, Patrick Mille, Justine Lévy, Nicole Garcia, David Brécourt, Esther Braun, Salomé Braun, Jean-Luc Moreau, Mathilde Pénin, Chloé Lambert, Thibault Ameline, Alice Taglioni

Inauguration de la 33ème Fête des Tuileries 2018
Laura Smet, Marcel Campion, Didier Barbelivien

Inauguration de la 33ème Fête des Tuileries 2018
Capucine Anav, Sylvie Ortega Munos, Laura Smet, Bernard Montiel et Nadège Beausson-Diagne

Inauguration de la 33ème Fête des Tuileries 2018
Laura Smet

Inauguration de la 33ème Fête des Tuileries 2018
Nadège Beausson-Diagne, Capucine Anav, Séverine Ferrer, Pierre-Jean Chalençon, Danièle Evenou, Brahim Zaibat

L'édition 2018 de la fête foraine d'été des Tuileries sera sous l'égide de la marraine Laura Smet, fille de Johnny, l'ouverture de cette fête foraine traditionnelle à Paris se fera le 22 juin 2018 à partir de 19 heures avec un dîner des stars sur place sur les invitations de Laura.

Cette fête foraine accordée par l'Etat et non la mairie de Paris conserve ses traditions et sera ouverte tous les jours avec ses 70 attractions du 22 juin au 26 août 2018 de 11 heures à 24 heures, plus 1 heure les vendredi, samedi et veille de fête.

Les 14 et 15 août grand festival de jazz manouche gratuit avec le trio Rosenberg, Angelo Debarre, les Rapetous, Yorgui Loeffler et de nombreux autres guitaristes et avec une heure de jazz gospel sous la direction de Chriss Campion et sa guitare.


Le jardin des Tuileries accueille sa traditionnelle fête foraine. Petits et grands, touristes et parisiens, pourront, pendant 2 mois, s'amuser avec les 60 attractions du 23 juin au 26 août 2018.
Auto-tamponneuses, trains fantômes, tirs à la carabine, palais des glaces, chevaux de bois 1900, etc. Quelques jeux d'adresse sont également proposés comme le chamboultout ou la pêche aux canards, un classique pour les plus jeunes.

Les enfants peuvent s'adonner aux joies du trampoline, s'initier à l'escalade et glisser sur le grand toboggan. En famille ou entre amis, détendez-vous et flânez dans l'allée principale en dégustant quelques gourmandises (barbes à papa, croustillons, glaces à l'Italienne, crêpes, beignets, pommes d'amour, sandwichs chauds, etc.).

L'entrée à la fête foraine est gratuite mais les attractions sont payantes. Pour le confort de tous, la fête foraine du jardin des Tuileries est sans sonorisation.

Concernant les attractions de la Fête des Tuileries, on retrouvera cette année :
D'authentiques manèges de chevaux de Bois datant de 1900
La fameuse Grande Roue
Des autos tamponneuses
Le Trains fantômes
Le 6G, le manège moderne de la foire qui tourne à 140 km/h
Trampolines et toboggans géants pour les enfants.
Les jeux d'adresses sont aussi de la partie : pêche aux canards, Chamboule-tout...
Mais aussi des animations ludiques et sportives tel que Tir au but ou mur d'escalade.

Les plus gourmands pourront regarder les attractions tout en dégustant les indispensables gaufres, churros, barbe à papa et pommes d'amour.

Inauguration de la 33ème Fête des Tuileries 2018

[19:30-21:00] Prix Scam 2018
Location:
SCAM
Société Civile des Auteurs Multimedia
5, avenue Vélasquez
75008 Paris
M° Villiers, Monceau
France
Phone : +33 (0)1 56 69 58 58
Fax : +33 (0)1 56 69 58 59
Mail : webmaster@scam.fr
Internet Site : www.scam.fr
Description:
Les prix de la Scam récompensent dans leur diversité les plus belles écritures. Chaque année, des œuvres remarquables sont distinguées par des jurys d'auteurs et d'autrices. Cette mise en lumière encourage les plus jeunes et rend hommage aux auteurs et autrices confirmées. Parmi eux, trois talents sont récompensés pour l'ensemble de leur carrière : Luc Moullet, François Angelier, Florence Aubenas.
Prix et bourses, Audiovisuel et cinéma, Photographie, Art numérique, Journalisme, Littérature, Radio, Oeuvres institutionnelles, Communiqué, action culturelle


PRIX JEAN-MARIE DROT : Jean-Noël JEANNENEY

Le conseil d'administration de la Scam a souhaité donner au prix des Auteurs, créé en 2009, le nom de Jean-Marie Drot, réalisateur et écrivain, membre fondateur de la Scam et défenseur inlassable des arts, de la diversité culturelle et du droit d'auteur. Ce prix qui récompense celles et ceux qui, par leur engagement, œuvrent en faveur de la culture et des auteurs.
Né en 1942 à Grenoble, diplômé de l'IEP de Paris et agrégé d'histoire, Jean-Noël Jeanneney consacre une année à faire le tour du monde grâce à une bourse Singer-Polignac. Il en fera le récit dans Le Riz et le Rouge : cinq mois en Extrême-Orient (Le Seuil, 1969). À son retour, il enseigne l'histoire contemporaine à l'université de Nanterre. Docteur ès lettres en 1975, avec une thèse sur François de Wendel en République : l'argent et le pouvoir (Le Seuil, 1976), il est nommé professeur des universités à Sciences Po en 1977. Il y a enseigné depuis lors l'histoire politique, l'histoire culturelle et l'histoire des médias. Il a exercé diverses responsabilités publiques, dont président de Radio France et de RFI, de la Mission du Bicentenaire de la Révolution et président, entre 2002 et 2007, de la BnF, où il a conduit en particulier un combat pour la création d'une bibliothèque numérique européenne. Il a appartenu à deux gouvernements de François Mitterrand (1991-1993). Aujourd'hui, il préside le conseil scientifique des Rendez-vous de l'Histoire de Blois, le jury du prix du Livre d'histoire du Sénat, le jury du prix François Mauriac de Malagar, ainsi que la Fondation du musée Clemenceau. Auteur de nombreux ouvrages historiques, de documentaires et de deux pièces de théâtre, il présente chaque samedi matin Concordance des temps sur France Culture. Jean-Noël Jeanneney est docteur honoris causa de l'Université libre de Bruxelles, chevalier de la Légion d'honneur et grand officier de l'ordre national du Mérite.


AUDIOVISUEL

Prix Charles Brabant pour l'ensemble de l'œuvre : Luc Moullet
« Qui n'a pas vu Luc Moullet danser à sa manière dans Ma première brasse (1981) n'a rien vu. Le cinéaste a tourné plus de quarante films, de tous les formats et selon tous les genres, dont dix longs-métrages. "Il y a sans doute une espèce de folie en moi, "reconnaît-il. "Il s'agit d'une folie douce. Je ne sais pas lacer mes chaussures, tenir ma cuillère à table, je ne sais pas skier, ni conduire, ni danser, ni marcher au pas. Mais cette différence, qui passe pour de la folie, peut être également le fondement de la création artistique."»
Antoine De Baecque
Né en 1937, Luc Moullet débute comme critique aux Cahiers du cinéma. Auteur, cinéaste, acteur, producteur (de ses propres films mais aussi d'Eustache ou de Duras), qualifié par Godard de «Courteline revu par Brecht», sa filmographie se distingue par son éclectisme aussi savant que fou : comédie (Brigitte et Brigitte), aventure (Les Contrebandières), western (Une aventure de Billy le Kid), film érotique (Anatomie d'un rapport), journal intime (Ma première brasse, Les Minutes d'un faiseur de films), road movie (Parpaillon), film criminel (Au champ d'honneur), documentaire militant (Genèse d'un repas), géographique (Terre noire, La Terre de la folie), pédagogique (Barres, Essai d'ouverture)...
Luc Moullet sera l'invité du FID Marseille pour une carte blanche le 12 juillet prochain. Et la Cinémathèque du documentaire lui consacrera une rétrospective les 9, 10 et 11 novembre à la Bpi au Centre Pompidou.

Prix de l'œuvre audiovisuelle : Steve Faigenbaum
pour City of Dreams, une histoire américaine
86', TS Productions
Histoire, 2014

Mention à Mehdi Ahoudig et Samuel Bollendorff
pour La Parade
52', Les FIlms du Bilboquet, Pictanovo, 2017

Prix Découverte : Samuel Bigiaoui
pour 68, mon père et les clous
84' Petit à Petit Production, Vosges Télévision, 2017


INSTITUTIONNEL

Prix de l'œuvre institutionnelle : François Resbeut et Ronald Vargas
pour La Voie des invisibles
51', Association Utopia
Collectif Cinéma pour TCA (Tout cérébro-lésé Assistance), 2017

Mention à Pauline Brunner et Marion Verlé
pour Bassin minier, patrimoine mondial de l'Unesco
4'14, Avril Films pour Mission Bassin Minier Nord-Pas-de-Calais, 2017


SONORE

Prix pour l'ensemble de l'œuvre : François Angelier
François Angelier est né en 1958 à Angers. Marqué par son père bibliophile, il fait de brèves études de lettres et s'engage dans une expérience théâtrale avec Anne Delbée, sous le patronage de Claudel et Racine. Il fait ses débuts radiophoniques en 1981 sur France Culture, grâce à Olivier Germain-Thomas et Michel Cazenave, avec une émission consacrée à Lovecraft. En 1989, il intègre l'équipe de Jean Lebrun à Culture Matin. C'est avec ce programme, auquel il collaborera jusqu'en 1997, qu'il entre vraiment en radio. Il y pratiquera quotidiennement toutes formes d'activités, du reportage à la chronique, en passant par l'érudition et... le mannequinat. Il écrit une fiction et produit plusieurs émissions, l'une d'entre elles étant consacrée au romancier Jean-René Huguenin. En 1992, il crée, avec Emmanuel Laurentin et Jean-Christophe Ogier, l'émission Mauvais genres (ex-Bande à part) sur France Culture, magazine d'actualité des cultures de genre (polar, SF, BD, érotisme), qu'il reprendra en 1997 et dont il assure l'animation et la production depuis vingt ans.
Collaborateur du Monde des livres, il est également l'auteur d'ouvrages consacrés à Claudel, à François de Sales et à Jules Verne. Il travaille actuellement à une biographie de Georges Bernanos.

Prix de l'œuvre sonore : Pascale Pascariello
pour Les Braqueurs
11 épisodes (entre 8'et 18'), Arte Radio, 2017

Prix Découverte : Michaël Filler
pour Les Chasseurs de trains
35', Radio Grenouille, 2017


JOURNALISME

Prix Christophe de Ponfilly pour l'ensemble de l'œuvre : Florence Aubenas
« Quand j'ai commencé le reportage, c'est tout de suite devenu une drogue : je n'arrivais plus à rentrer chez moi ».
Engagée à Libération en 1986, Florence Aubenas y travaille pendant plus de vingt ans avant de rejoindre Le Nouvel Observateur, et aujourd'hui Le Monde, témoignant des événements dans les zones de conflit : l'Algérie, le Rwanda, le Kosovo, l'Irak, la Syrie... Refusant l'appellation « correspondante de guerre », elle travaille aussi sur ce qu'elle nomme « les dossiers du bas de la pile », ces petites histoires que rien ne prédestine à finir dans les colonnes d'un journal : les vacances en Camargue, le suicide d'un agriculteur vendéen (qui finalement ne se suicide pas) ou le premier jour de travail d'un apprenti dealer à Nanterre. Le 5 janvier 2005, lors d'un reportage sur les réfugiés de Falloujah, en Irak, elle est enlevée, avec son fixeur Hussein Hanoun al-Saadi. Ils seront libérés au bout de six mois. Pour son livre Le Quai de Ouistreham (prix Joseph Kessel 2010), elle s'est inscrite à Pôle emploi et a passé six mois aux côtés de femmes de ménage sur un ferry. Elle a également publié La Méprise, sur l'affaire d'Outreau et En France (prix de l'Académie française 2015), recueil de ses chroniques dans Le Monde.


ÉCRIT

Prix François Billetdoux : Jean-Philippe Toussaint
pour Made in China
Les Éditions de Minuit, 2017
lire le communiqué du 14 juin


ÉCRIT / IMAGES

Prix du récit dessiné : Yannis La Macchia
pour Des bâtisseurs
Atrabile, 2017

Mention à Lamia Ziadé
pour Ma très grande mélancolie arabe
P.O.L, 2017


ÉCRITURES ET FORMES ÉMERGENTES

Prix de l'œuvre expérimentale : Stéphanie Solinas
pour Ne me regarde pas
9'48, documentaire, Les Films Pelléas, Opéra national de Paris, 2017

Prix nouvelles écritures : Joséphine Derobe et Carlos Franklin
pour Les Noces de Cana de Paul Véronèse
7'50, VR, Les Poissons Volants, Arte France, RMN-Grand Palais, 2017

[19:30-22:00] Soirée du créateur Eric Maillot et Joseph Afterwork
Location:
Régine's Club
49/51, rue de Ponthieu
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt, George V, Saint-Philippe-du-Roule
France
Phone : +33 (0)1 43 59 21 60
Mobile : +33 (0)6 21 70 52 56
Mail : asbaillet@regine-paris.com
Internet Site : www.regine-paris.com
Description:
Soirée du créateur Eric Maillot et Joseph Afterwork





[20:00-21:00] Défilé SELFMADE
Location:
Théâtre Trévise
14, rue de Trévise
75009 Paris
M° Grands Boulevards, Cadet
France
Phone : +33 (0)1 45 23 35 45
Mail : thierry@theatre-trevise.com
Internet Site : www.theatre-trevise.com
Description:
Défilé SELFMADE

[20:00-23:00] Showroom Romeo 20th Anniversary
Location:
Showroom Romeo
18, rue Ferdinand Duval
75004 Paris
M° Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 77 29 83
Mail : contact@showroomromeo.com
Internet Site : www.showroomromeo.com
Description:
Celebrating 20 years (Music, Food, Drink)
By Invitation Only

Press Contact: Chintia
T : + 33 (0)1 42 77 29 83
chintia@showroomromeo.com

Showroom Romeo 20th Anniversary







[22:00-23:55] Equis Afterparty
Location:
Silencio
144, rue Montmartre
75002 Paris
M° Bourse, Sentier, Grands Boulevards
France
Mail : contact@silencio-club.com
Internet Site : www.silencio-club.com
Description:
Equis Afterparty

17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00
23:00
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