Wednesday, July 11, 2018
Public Access


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11
July 2018
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  Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 13 décembre 2017 au 20 mai 2018, prolongation jusqu'au 12 août 2018
Du mercredi au vendredi : 11h - 17h / Samedi et dimanche : 14h - 18h
Groupes : sur rendez-vous du mardi au dimanche - Fermé le lundi et les jours fériés

Entrée libre le premier dimanche de chaque mois
Plein tarif : 4.70 € / 3.60 € pour les Isséens et GPSO
Tarif réduit : 3.60 € / 2.60 € pour les Isséens et GPSO
Gratuit pour les moins de 26 ans
Audio guide français / anglais : gratuit

Labellisée « Centenaire Auguste Rodin », cette exposition au Musée Français de la Carte à Jouer sera la dernière manifestation de cette année consacrée à l'une des figures les plus indépendantes du monde de l'art. Mêlant sculptures et photographies, elle s'accompagnera d'une riche programmation avec des conférences mensuelles et des projections.

En 1908, Auguste Rodin, qui habite la Villa des Brillants à Meudon depuis une douzaine d'années, fait installer dans les communs du château des Conti à Issy-les-Moulineaux l'atelier d'un de ses derniers mouleurs et proches collaborateurs : Paul Cruet.

Employé par le Maître, puis par le Musée Rodin de novembre 1905 à février 1940 en qualité de chef-mouleur, celui-ci devient un collaborateur précieux et estimé dont l'expertise a régulièrement été sollicitée dans différents domaines. C'est en particulier à lui qu'est confiée la tâche d'achever la mythique Porte de l'Enfer en 1917.

Jusqu'à sa fermeture en 1937, son atelier isséen compte parmi l'un des principaux lieux d'activité du Musée Rodin.

A la fin de sa vie, il possédait une collection dont donation a été faite à la Ville en 1966 et 1974. Conservé au Musée Français de la Carte à Jouer, ce fonds comprend en particulier des photographies anciennes, une aquarelle et sept sculptures en plâtre (dont un buste de Camille Claudel et une tête d'un des Bourgeois de Calais, Pierre de Wissant).

L'ensemble sera présenté au côté d'une sélection d'œuvres à la réalisation desquelles Paul Cruet a travaillé. L'exposition a en effet bénéficié de l'aide et du soutien du Musée Rodin qui a bien voulu ouvrir largement l'accès à ses archives et à ses réserves.

Elle permettra aussi sur le plan esthétique de s'arrêter sur les processus créatifs en sculpture et plus particulièrement le procédé du moulage. Le mouleur joue en effet un rôle important non seulement sur le plan technique (du fait du nombre et de la complexité des étapes mises en œuvre) mais surtout sur le plan esthétique.

#CentenaireRodin
#Rodin100
http://rodin100.org/fr/actualit%C3%A9s/auguste-rodin-et-son-mouleur-paul-cruet

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Paul Cruet procédant au moulage d'Ugolin, tirage photographique 22.4 x 17.3 cm, coll. M F C J - Issy-les-Moulineaux © F. Doury

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), L'Âge d'airain (Grand modèle), 1877, plâtre patiné au vernis gomme laque, 180 x 68.5 x 54.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Saint Jean-Baptiste (Grand modèle), 1880, plâtre patiné au vernis gomme laque, 203 x 71.7 x 119.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Buste de Dalou, 1883, plâtre stéariné, 52 x 43 x 24 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Fête nationale de Mongolie
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Fête nationale de Mongolie

Exposition "Picasso et la danse"
Location:
Palais Garnier
Opéra national de Paris / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra, Palais Garnier
Entrée à l'angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"

Du 19 juin au 16 septembre 2018
Tous les jours 10h > 17h

Tarifs de visite
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €
Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi.

Commissariat
Bérenger Hainaut, conservateur au département de la Musique, BnF
Inès Piovesan, chef du Service des éditions, Opéra national de Paris

Catalogue
Picasso et la danse
Sous la direction de Bérenger Hainaut et Inès Piovesan BnF Éditions
22 x 27 cm, 192 pages, 100 illustrations environ, 39 €

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso et Jacqueline Rogue dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Pablo Picasso (1881-1973) est certainement l'un des artistes les plus complets du xxe siècle : à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, il n'a cessé d'approfondir toutes les techniques, explorant les champs et les modes d'expression les plus divers. À partir des années 1910, il découvre le monde du spectacle et travaille à la création de décors et costumes qui marqueront l'histoire du ballet. Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920), Mercure (1924) constituent autant de repères majeurs pour cet art. L'héritage de Picasso reste d'ailleurs vivace au sein du répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, témoignant de l'importance de la place qu'il occupe dans le paysage chorégraphique.
Mais il faut dépasser le cadre du ballet pour découvrir que l'intérêt de Picasso pour la danse s'est en réalité exprimé dès ses plus jeunes années. Des danseuses de cirque des années 1900 aux danses érotiques du dernier Picasso, en passant par les scènes de bacchanales des années 1940 à 1960, tout a semblé prétexte à représenter des corps en mouvement. La dynamique du mouvement dansé a ainsi traversé toute l'œuvre du maître, allant parfois jusqu'à alimenter son geste artistique.
L'exposition organisée par la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris explore les différentes facettes du rapport de Picasso à la danse, entre vie de troupe et recherches créatrices, entre beaux-arts et spectacle vivant.


I. La troupe des Ballets russes

En mars 1915, Jean Cocteau cherche à rencontrer Picasso. Le jeune écrivain, qui côtoie les Ballets russes depuis 1909, souhaite marquer les esprits et s'imposer en tant que créateur auprès de Serge Diaghilev, le directeur de la compagnie. Il imagine donc de rallier le chef de file du mouvement cubiste et de le convaincre de participer à un de ses projets scéniques : Parade. Au début de l'été, le compositeur Edgar Varèse accepte de présenter Cocteau à Picasso : cette première rencontre signe le début de la collaboration de l'artiste avec les Ballets russes.
De 1917 à 1925, Picasso partage régulièrement la vie de la troupe, à l'occasion de résidences de travail ou de tournées, en France et à l'étranger. Il incarne une forme de renouveau au sein des Ballets russes, aux côtés de Cocteau mais aussi de Léonide Massine, alors principal chorégraphe. Au fil de ces années de collaboration, Picasso noue de nombreuses amitiés, dont témoignent portraits et caricatures, ainsi qu'une abondante correspondance. Sa forte implication dans l'univers mondain du ballet s'explique aussi par sa rencontre avec Olga Khokhlova : danseuse pour Diaghilev depuis 1911, elle entame une liaison avec Picasso en 1917, avant de l'épouser le 12 juillet 1918. Jusqu'en 1924, elle sera omniprésente dans ses œuvres.
Dans ce contexte, le ballet devient une thématique à part entière : Picasso réalise de nombreuses études de mouvements dansés et multiplie les dessins de danseurs, de ballerines et de pas de deux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Danseuse ayant servi de frontispice pour le livre de Boris Kochno, Le Ballet, mars 1954 lithographie en couleur BnF, Estampes et photographie

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Deux danseurs (1925) reproduction issue de l'ouvrage Pablo Picasso, Grâce et mouvement Zürich, Louis Grosclaude, 1943 BnF, Réserve des livres rares © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Trois danseuses, [1919-1920] Crayon graphite sur trois feuilles de papier raboutées Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979
© Sylvie Chan-Liat / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018


II. Travailler pour le ballet

Picasso a contribué à dix productions de ballets, dont six pour les Ballets russes. Son implication se limite parfois à un simple rideau de scène, ou à des indications pour le faire réaliser : c'est le cas par exemple pour Le Train bleu (1924) ou Le Rendez-vous (1945). Entre 1917 et 1924, il s'investit toutefois très activement dans quatre productions majeures : Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920) et Mercure (1924), ballets pour lesquels il conçoit décors, costumes et rideaux de scène.
Ces réalisations coïncident avec une prise de distance vis-à-vis de la technique cubiste. Après une dizaine d'années de recherches systématiques, qui l'ont mené du proto-cubisme des Demoiselles d'Avignon (1907) au cubisme synthétique, il commence à explorer de nouvelles directions. Des dessins naturalistes font leur réapparition dès 1915. Dans Parade cohabitent éléments néo-classiques et éléments cubistes, que Picasso n'abandonne pas pour autant : il les distille au fil des productions, par petites touches, avant de leur substituer une première forme de surréalisme dans Mercure. Le ballet accompagne ainsi les mutations successives de l'artiste.
À partir des années 1970, certains de ces ballets ont été reconstitués par l'Opéra de Paris. Après Parade, recréé en 1979 à l'occasion d'un hommage à Erik Satie, ce sont Le Tricorne, Le Train bleu et Le Rendez-vous qui intègrent simultanément le répertoire de l'Opéra en 1992. En comptant aussi Icare, dans une nouvelle production créée au Palais Garnier en 1962, cinq des ballets de Picasso sont actuellement au répertoire de l'institution.

Parade, 1917

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Projet pour le rideau de scène du ballet Parade, [1916-1917] Crayon graphite et aquarelle sur papier Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979 © Succession Picasso 2018

Imaginé par Cocteau, l'argument de Parade est très simple : devant un chapiteau, les artistes tentent de convaincre le public d'entrer pour assister à leur spectacle en donnant un aperçu de leurs numéros (la « parade »). Cocteau veut puiser la « force de vie » présente dans le cirque pour « féconder » un art théâtral jugé moribond. Ce projet ne pouvait mieux convenir à Picasso : particulièrement sensible à l'univers des saltimbanques, il s'identifie à Arlequin, « double mélancolique » très présent dans son œuvre. Sollicité par Cocteau, il accepte de participer, aux côtés de Massine et du compositeur Erik Satie. Il réalise un décor cubiste, qui contraste avec le néo-classicisme de son rideau de scène. Par ailleurs, Picasso modifie le ballet de façon notable. Il introduit les personnages des managers, dont les costumes sont pensés comme des sculptures cubistes, ainsi qu'un numéro de « cheval-jupon », sur le modèle de celui qu'il a observé au cirque Medrano. Ses costumes contribuent largement au scandale de la création de Parade, qui finit néanmoins par s'imposer.

Le Tricorne, 1919

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Le Tricorne : maquette du décor définitif (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Projet de costume pour le ballet Le Tricorne : un voisin (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Après la réussite de Parade, Diaghilev invite Picasso à participer à un second ballet, entièrement espagnol : El Sombrero de tres picos (Le Tricorne), adapté du roman picaresque de Pedro de Alarcón. Manuel de Falla compose la musique et Massine est de nouveau chargé de la chorégraphie, conseillé par Félix Fernandez, un danseur de flamenco. L'intrigue du ballet s'articule autour des personnages du meunier et de sa femme, convoitée par le gouverneur de la province. À la suite de nombreuses péripéties, le gouverneur est rossé, avant que la foule ne se lance dans une jota finale, danse traditionnelle espagnole. Picasso réalise des décors aux teintes douces, à la fois naturalistes et subtilement cubistes, sur lesquels ses costumes très colorés, d'inspiration populaire, se détachent vivement. Le Tricorne, qui lui rappelle ses racines andalouses, lui permet d'exprimer sa passion pour la corrida, qu'il fait infuser dans le ballet : il fait danser matador et picador au milieu des villageois, et représente sur le rideau de scène une arène, un jour de corrida.

Pulcinella, 1920

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Étude de décor pour le ballet Pulcinella [ca. 1920] Procédé Jacomet (gouache appliquée au pochoir sur impression phototypique) BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En avril 1917, les Ballets russes sont en tournée en Italie : la troupe se produit à Rome, avant de gagner Naples. Alors que Picasso travaille sur Parade, Diaghilev et Massine rassemblent des matériaux pour un nouveau ballet, inspiré de la commedia dell'arte. Adaptant une pièce du théâtre napolitain du xviiie siècle, Massine écrit l'argument de Pulcinella quelques mois plus tard. Diaghilev, de son côté, après avoir collecté des manuscrits attribués à Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736), propose à Igor Stravinsky de s'en servir pour composer une nouvelle musique de ballet. Picasso rejoint le projet en décembre 1919 et réalise une première série d'esquisses évoquant l'esthétique du Second Empire. Après plusieurs refus de Diaghilev, il opte pour une scène de rue nocturne : Naples est représentée selon les principes cubistes, avec vue sur le Vésuve. Les costumes qu'il conçoit empruntent à la fois aux costumes du XVIIIe siècle et aux traditions populaires napolitaines, qu'il a découvertes en 1917. Pulcinella est créé par les Ballets russes à l'Opéra de Paris le 15 mai 1920.

Mercure, 1924

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Scène de la confrontation entre Mercure (Léonide Massine)et Apollon (Boris Lissanevitch), Mercure [1927][Photographe non identifié], © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En 1924, Diaghilev et Cocteau montent Le Train bleu. Sollicité, Picasso accepte qu'un de ses tableaux soit reproduit pour servir de rideau de scène. Au même moment, le comte Étienne de Beaumont lance un projet concurrent. Pour ses « Soirées de Paris », il réunit une équipe composée de Satie, Massine et Picasso, auxquels il commande un ballet autour du dieu Mercure.
Picasso a carte blanche. S'éloignant du cubisme, il conçoit des « poses plastiques » d'allure surréaliste : les Trois Grâces apparaissent travesties ; certains personnages sont incarnés par des sculptures mobiles. L'artiste approfondit aussi une nouvelle technique, à base de lignes continues : ce style, dit « calligraphique » ou
« curvilinéaire », irriguera sa production dans les années suivantes.
Lors de la première de Mercure, le 15 juin 1924, un groupe de dadaïstes menés par André Breton et Louis Aragon déclenche une cabale visant Satie et Beaumont. Quelques jours plus tard, ils dressent toutefois dans la presse un portrait élogieux de Picasso : son dernier ballet majeur signe ainsi son entrée dans le surréalisme.

Icare, 1962

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Attilio Labis dans le rôle-titre d'Icare Palais Garnier, Paris, 1962 BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Roger Pic/ BnF © Succession Picasso 2018

En 1962, Serge Lifar est invité par l'Opéra de Paris à remonter son ballet Icare. L'argument qu'il a conçu s'inspire de la mythologie grecque : grâce aux ailes fabriquées par son père Dédale, Icare s'élance dans les airs ; mais grisé par le vol, il s'approche trop près du soleil, la cire de ses ailes fond et il tombe dans la mer. Créé en 1935, le ballet est un manifeste où la danse s'écrit indépendamment de la musique : outre la chorégraphie, Lifar est responsable des « rythmes » qui l'accompagnent, orchestrés par Arthur Honegger.
Pour cette reprise, l'ancien danseur conçoit lui-même de nouveaux costumes et propose à son ami Picasso, rencontré grâce aux Ballets russes dans les années 1920, de réaliser décor et rideau de scène. Depuis 1924, Picasso n'a plus travaillé pour le ballet, à l'exception d'un rideau pour Le Rendez-vous (1945) de Roland Petit, qui reprend une toile existante. L'artiste accepte pourtant d'imaginer ce nouveau décor : il fournit à Lifar une esquisse rappelant une autre « chute d'Icare », celle de la fresque qu'il a peinte en 1958 pour le siège de l'Unesco.


III. Représenter la danse

Au-delà de l'univers du ballet, Picasso a représenté un grand nombre de scènes de danses. Dès la fin des années 1890, des danseuses de cabaret apparaissent dans ses œuvres. L'artiste fréquente alors beaucoup music-halls et cafés-concerts : les danseuses de french cancan mais aussi les bals populaires qu'il dépeint, sont autant de témoins de sa vie de bohème, en prise avec le monde de la nuit et de la fête. Ces premières thématiques laissent ensuite la place à d'autres sujets, prétextes à l'introduction de nouvelles danses : danses orientales, danses mythologiques, danses traditionnelles espagnoles comme le flamenco, la jota ou encore la sardane, liée à la
« ronde de la paix »...
Réalisé entre 1904 et 1972, l'œuvre gravé de Picasso accompagne l'évolution de son rapport au mouvement dansé et permet de proposer un aperçu de la présence continue de la danse dans sa production, à travers quatre thématiques majeures.

Au cirque - Forains et saltimbanques

Picasso a toujours été fasciné par le monde circassien. À Paris, dès 1904, il est un habitué du cirque Medrano. Cette fréquentation assidue se ressent dans sa création : en 1905, les saltimbanques deviennent omniprésents dans ses œuvres. Suivant les traces de Toulouse-Lautrec, Picasso dessine ses premières « danseuses à cheval » ou « écuyères à panneau », du nom de la selle plate sur laquelle ces baladines se produisent. Au fil des années, il convoquera souvent cette figure, que l'on retrouve notamment sur le rideau de Parade.

Les danses mythologiques

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Faunes et chèvres, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Grand nu dansant, 1962 linogravure en couleurs, BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Centaure dansant, fond noir, octobre 1948 lithographie BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso Bacchanale avec une femme assise tenant un bébé, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

La mythologie gréco-latine a profondément nourri l'œuvre de Picasso. Si le minotaure, alter ego de l'artiste, domine les années 1930, ce sont les bacchantes et l'ensemble du cortège dionysiaque qui s'imposent à partir des années 1940. Les bacchantes sont ces femmes enivrées qui pratiquent une danse rituelle en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin et du théâtre. Picasso s'inspire des bacchanales du classicisme français pour représenter ce nouveau type féminin. En août 1944, dans l'euphorie de la Libération de Paris, il reproduit Le Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (1594-1665), qu'il réinterprète d'une manière cubiste : célébrant la joie de vivre retrouvée, cette peinture initie un nouveau départ dans son œuvre. À la faveur du retour à la paix et de séjours réguliers à Antibes, satyres, centaures, faunes et bacchantes s'affirment alors dans des compositions mêlant musique, danse et fête, dans lesquelles on voit parfois poindre l'influence du néo-classicisme de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

Danser la corrida

Dans la culture populaire espagnole, les affinités entre danse et tauromachie sont nombreuses : les paroles et les figures du flamenco font souvent référence à la corrida ; le paso doble évoque le tercio de muleta, combat final du matador contre le taureau. Réciproquement, un certain nombre de musiques de danse sont jouées tout au long de la corrida. Lorsque le matador choisit de poser lui-même les banderilles, il le fait au son d'une valse ou d'une jota issue du folklore espagnol, dansant et virevoltant devant le taureau pour provoquer sa charge. Puis, alors que l'orchestre interprète un paso doble, le matador exécute, avec une cape rouge, une série de passes parfois comparées à des mouvements de flamenco, avant l'estocade finale. Picasso a pleinement intégré le potentiel dansant de la corrida. Si les danseurs des Ballets russes incarnaient matador et picador dans Le Tricorne, ce sont ici les toréros qui se font danseurs. Les banderilleros sont suspendus dans des postures qui semblent chorégraphiées, tandis que chevaux et taureaux se figent au milieu de pas de deux brutaux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso
Tauromaquia : suerte de muleta
1957
Aquatine au sucre
BNF, Estampes et photographie

Le pouvoir érotique de la danse

Au cours des années 1960, la présence de l'érotisme dans les œuvres de Picasso s'intensifie considérablement. L'artiste revisite les sujets qui lui sont chers pour en proposer une nouvelle interprétation, fortement sexualisée. En particulier, il explicite beaucoup plus que par le passé le caractère sensuel voire luxurieux de la danse : bacchantes, circassiennes et danseuses orientales apparaissent nues, leurs attributs sexuels exacerbés. Plus encore, ses représentations mettent en scène avec insistance le pouvoir érotique de la danse. Les danseuses adoptent des poses lascives, attirant de façon magnétique le regard de spectateurs concupiscents, auxquels Picasso paraît une nouvelle fois s'identifier. Ces jeux de séduction fascinent diverses figures incarnant l'autorité ou le pouvoir, captives de ces visions érotiques, tel Hérode face à Salomé. Le public lui-même est renvoyé à sa posture de voyeur, à l'image de ce cavalier, échappé de l'univers de Rembrandt (1606-1669), qui surprend une bacchanale nocturne dans une composition de 1971.


IV. De la danse au geste dansé

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée national Picasso - Paris. MP819. © René Gabriel Ojéda / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Amateur de bals populaires et de fêtes mondaines, Picasso a dansé toute sa vie. Sur certains clichés, on le voit, amusé, tenter un levé de jambe maladroit en pleine rue, ou ébaucher un pas de danse en compagnie de Jacqueline Roque, sa dernière égérie. Pour autant, cette affinité avec le mouvement dansé peut-elle avoir influencé sa pratique artistique ?
La série de photographies réalisée par Gjon Mili pour le magazine Life en août 1949 apporte quelques éléments de réponse. À l'aide d'un crayon lumineux, Mili invite Picasso à exécuter des dessins immatériels. Constitué d'une ligne ininterrompue de lumière, chaque motif est fixé sur la pellicule grâce à une durée d'exposition très longue. Parfois, une succession de flashs permet de capturer différents états de la gestuelle de l'artiste : son corps apparaît tourné dans plusieurs directions à la fois, à la façon d'un tableau cubiste.
Cette technique du trait continu, Picasso l'a expérimentée dès la fin des années 1900 : la pointe du crayon se pose sur le papier et ne le quitte qu'une fois le dessin achevé. Entre 1917 et 1924, l'artiste s'en sert de nouveau, aboutissant au « style curvilinéaire » de Mercure. Mais la proposition de Mili implique une nouveauté de taille : cette fois, le tracé s'épanouit dans un espace à trois dimensions. Mouvements amples des bras, extension maximale, le corps de Picasso semble se projeter dans une sphère pour déployer une imagerie en volume. Son geste devient, en quelque sorte et pour un bref instant, un geste de danseur, immortalisé par l'œuvre photographique, comme une esquisse de notation chorégraphique.

https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/picasso-et-la-danse

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:30-13:00] Inauguration de l'Arbre de pluie
Location:
Médiathèque Françoise Sagan
8, rue Léon Schwartzenberg
75010 Paris
M° Gare de l'Est
France
Phone : +33 (0)1 53 24 69 70
Mail : mediatheque.francoise-sagan@paris.fr
Internet Site : equipement.paris.fr/mediatheque-francoise-sagan-8695
Description:
L'ARBRE DE PLUIE
ARBRE AUGMENTÉ POUR RAFRAÎCHIR LA VILLE

Mercredi 11 juillet à 11h30
en présence d'Alexandra Cordebard, Maire du 10e arrondissement de Paris
Square Schwartzenberg, Paris 10

Adresse et lieu de rendez-vous : Square Schwartzenberg, 13 rue Léon Schwartzenberg, Paris 10
Métro : Gare de l'Est, lignes 4, 5 et 7
RSVP : faire@pavillon-arsenal.com

Alors que les températures quotidiennes parisiennes dépassent les 30°C, le Pavillon de l'Arsenal expérimente pour quelques jours, dans le 10e arrondissement, l'arbre de pluie, dispositif de rafraîchissement urbain pour lutter contre les les îlots de chaleur.

Conçu par Clément et Antoine Bertin, architecte et artiste sonore et réalisé en collaboration avec Artists & Engineers, l'arbre de pluie est une installation technique sonore et de jeux d'eau qui se greffe sur des arbres existants pour inventer un « arbre augmenté » qui fait tomber la pluie lorsqu'il détecte un cri. Les fines gouttes de pluies se dispersent à travers les feuilles et créent des reflets pour les yeux et les oreilles. La bruine ainsi produite permet d'abaisser la température dans des environnement citadins et minéraux comme le Square Schwartzenberg.

A travers les âges et le monde, les danses de pluies estivales autour des arbres ont toujours souhaité influencer le climat, éviter les sécheresses et favoriser les récoltes. Retranscrites aujourd'hui en ville à une époque où le changement climatique semble diviser, l'interprétation contemporaine de ces cérémonies pourrait, grâce à la mise en place de ces arbres de pluie, offrir tant l'opportunité de se réunir que de se rafraîchir.

Réalisé dans le cadre du programme FAIRE, accélérateur de projets urbains et architecturaux innovants lancé par le Pavillon de l'Arsenal avec le soutien de la Ville de Paris, de la Caisse des Dépôts et en partenariat avec l'Ordre régional des architectes d'Île-de-France, l'arbre de pluie est un démonstrateur et une expérimentation unique réalisée grâce au soutien de la mairie du 10e arrondissement, de la médiathèque Françoise Sagan et de l'école Léon Schwartzenberg.

L'installation est expérimentée du 12 au 15 juillet 2018
Square Schwartzenberg, 13 rue Léon Schwartzenberg, Paris 10
Accès libre et gratuit de 9h à 21h

Inauguration de l'Arbre de pluie

12:00
13:00  
14:00 [14:30-19:00] Rencontre avec Samuel Turpin
Location:
Galerie Fait & Cause
58, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 74 26 36
Mail : contact@sophot.com
Internet Site : www.sophot.com
Description:
Dans le cadre de l'exposition des lauréats du Concours SOPHOT 2018

Vernissage mardi 15 mai 2018 de 18H à 21H

Exposition, du mercredi 16 mai au vendredi 13 juillet 2018
Galerie ouverte du mardi au samedi de 14H à 19H

L'association Pour Que l'Esprit Vive vous invite au vernissage de l'exposition des deux reportages lauréats du concours SOPHOT 2018

« GROENLAND - Le dilemme des glaces »
(Groenland 2017),
réalisé par Samuel Turpin - France

Vernissage de l'exposition des lauréats du Concours SOPHOT 2018

Les Molgaard, une famille de pêcheurs sur la côte ouest du Groenland sont les temoins directs des conséquences du réchauffement climatique. L'Arctique est devenu en 20 ans un objet de spéculation. Le recul de l'inlandsis et la fonte des glaces permettent l'accès à des ressources très convoitées. Les autorités groenlandaises comptent bien y trouver leur compte. © Samuel Turpin

« SERGE et JACQUELINE »
(Lille - France 2017),
réalisé par Laure Vouters - France

Vernissage de l'exposition des lauréats du Concours SOPHOT 2018

Une rencontre fortuite avec Jacqueline un jour de pluie : "Elle me dit bonjour, voit mon appareil photo. Nous échangeons quelques paroles. - Je rêve depuis toujours de rencontrer quelqu'un pour raconter notre histoire, c'est le Seigneur qui vous envoie...". Un épisode de vie, tendre, parsemé d'humour et d'empathie dans un contexte social difficile. © Laure Vouters


Finalistes

« DIS PAPA »
Chronique et témoignage bouleversants d'un quotidien qui se poursuit malgré la maladie : la schizophrénie. Images et écrits d'un père se posent en témoins des représentations de l'isolement, de la confusion comme de la souffrance psychique.
Paris - France 2010/2017
Geoffroi Caffiery

« VAGUE À L'ÂME »
"L'Oeuvre Royale Ibis", institution centenaire, autrefois vouée à l'accueil des orphelins de marins pêcheurs, accueille aujourd'hui des garçons de 6 à 16 ans extirpés d'un environnement familial difficile.
Belgique-Ostende 2014/2016
Elena Fusco

« MÉMOIRES D'ENFANCES EXILÉES »
L'histoire dite « des enfants de la Creuse » nous ramène quelques cinquante ans en arrière quand des enfants réunionnais ont été exilés dans la Creuse sur ordre de Michel Debré, alors député de l'île de La Réunion.
France 2017
Corinne Rozotte

« ATHÈNES : portrait d'une ville après la crise »
Alors que la Grèce émerge enfin des profondeurs de la crise, les Athéniens se sentent trahis par leur gouvernement. Les façades décaties d'Athènes débordent des cris de rage et d'espoir qui recouvrent les murs...
Grèce 2017
Natalya Saprunova

« LES GITANS DU QUARTIER SAINT JACQUES »
"Il règne dans le quartier une tristesse permanente. Contrairement à l'Andalousie, on n'entend pas de musique dans la rue, peu d'enfants jouent à des jeux de leur âge. Femmes et enfants n'ont pas d'espoir, ils ne vivent que dans l'instant présent car il n'y a pas de lendemain...".
Perpignan - France 2017
Jeanne Taris

« RENCONTRES SUR LA ROUTE D'EUROPE »
Dans les camps de réfugiés, les squats de sans-papiers, de Za'atari à Bruxelles, de Ceuta à Calais, entre espoir et déception, entre rêve et réalité, des histoires bouleversantes de rencontres sur les routes migratoires qui témoignent d'une réalité tragique.
2009/2017
Bertrand Vandeloise




[17:00-19:00] Vernissage de Koichi Watanabe "パリの華跡 - Traces de Fleur"
Location:
SWAY Gallery Paris
18-20, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 40 33 67 13
Mail : parisinfo@sway-gallery.com
Internet Site : paris.sway-gallery.com
Description:
[Exposition] Traces de Fleur パリの華跡
[Artiste] Koichi Watanabe 渡邊晃一
[Dates] 11/07/2018 - 28/07/2018 (fermeture exceptionnelle le samedi 14 juillet)
VERNISSAGE le mercredi 11 Juillet de 17h à 19h - entré libre

Cette exposition « Traces de Fleur » prend comme thème la relation entre les japonais et la nature, la « distance » entre la lumière du soleil et la plante physique, exprimé par l'espérance de vie limitée des fleurs.

Les images sont crées à partir d'une vraie fleur, recouverte directement d'un spray acrylique blanc, qui fait ressortir les ombres et les textures.

La recherche sur l'anatomie artistique de Watanabe a déclenché ce travail particulier. Quand on regarde une partie du corps, nous reconnaissons le contour, la forme, la couleur, la texture et le mouvement comme des parties séparées dans le cerveau, puis avec ces éléments nous créons l'image entier. Comme on ressent plus souvent « la réalité » dans les images noir et blanc plutôt qu'on couleur, avec les jeu d'ombres dans certains des créations de Watanabe, c'est le cerveau qui mélange des indices fournis dans le travail pour faire apparaître « la fleur ». Watanabe a réussi à créer un monde unique.

Cette série « Traces de fleur » a été exposé dans trois endroits différents. En 2002, lorsqu'il vivait à Londres, Watanabe utilisait les fleurs dans son propre jardin, ainsi que celles de ses voisins, pour créer des oeuvres qui étaient exposés à Christ Church. C'était l'occasion de faire beaucoup de connaissances dans le monde de l'art.
En 2010 il a crée des nouveaux oeuvres pour la « Biennale de Fukushima », passant un an a récolté des fleurs près de sa maison et aux alentours. C'était juste avant le séisme et tsunami de 2011 de Tôhoku. Après le tremblement de terre, le sol a été contaminé par la radiation déclenché par la centrale nucléaire de Fukushima. Les plantes, les fleurs, le sol, ont tous subi de la contamination radioactive. Tout d'un coup, cette série a pris une nouvelle signification concernant la nature et l'humain.
En 2018 Watanabe a exposé au Musée d'art de Tanaka Ichimura. Cette fois-ci il a utilisé les fleurs de l'ile d'Amami Oshima, représentant les quatre saisons.

Cette exposition à Paris est soutenu par l'Association GAMBALO, qui aide les enfants de Fukushima à prendre des vacances joyeux en France, et aussi des activités qui aide la région toujours dévasté. Watanabe, qui vit à Fukushima, souhaite transmettre la beauté et la résilience du monde naturel, au plus grand nombre.


L'artiste : KOICHI WATANABE

Professeur d'art et de littérature à l'Université de Fukushima ainsi que Directeur de la laboratoire régionale de création, l'université de Fukushima, Watanabe est actuellement professeur invité aux beaux-arts de Paris. Très actif au niveau d'expositions personnelles au Japon et à l'étranger, il est aussi auteur de nombreux livres. Watanabe passe souvent aux émissions artistiques sur la chaîne NHK.

Vernissage de Koichi Watanabe "パリの華跡 - Traces de Fleur"

[17:30-21:00] Paul Clinton with Elisabeth Lebovici & Goswell Road Book Launch
Location:
Galerie Balice Hertling Belleville
47 bis, rue Ramponeau
75020 Paris
M° Belleville, Couronnes, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 40 33 47 26
Mobile : +33 (0)6 19 60 88 94
Fax : +33 (0)1 40 33 47 36
Mail : gallery@balicehertling.com
Internet Site : www.balicehertling.com
Description:
5.30pm - A Goswell Reader Publication launch / drinks
6.30pm - Paul Clinton in conversation with art historian and critic Elisabeth Lebovici
7.30 - 9pm - drinks

Space is limited, so come early to avoid disappointment.

To coincide with the exhibition, 'Forbidden to Forbid' at Balice Hertling Belleville, Goswell Road publishes a Goswell Reader with Balice Hertling edited by Paul Clinton, featuring essays by Clinton, T.J. Demos and Virgile Iscan.

To launch the publication, the editor and curator of the exhibition will be in conversation with art historian and art critic Elisabeth Lebovici, to discuss points of overlap with her award winning book Ce que le sida m'a fait published by JRP Ringier. They will discuss the relationship between the art and politics of sexual liberation, explored in 'Forbidden to Forbid', and cultural activism after AIDS, the subject of Lebovici's book, as well as their different approaches to writing about those eras.


Dans le cadre de l'exposition collective "Forbidden to Forbid"

Goswell Road at Balice Hertling

Forbidden to Forbid
curated by Paul Clinton

With
Lionel Soukaz, Oreet Ashery, Beth Collar and Giles Round
&
archival material from
Pierre Klossowski & Pierre Zucca, Claude Faraldo and Bazooka

May 31 - July 13, 2018
Opening on Thursday, May 31st from 6 to 9pm

[17:30-20:30] Vernissage de Francesco Gennari "Drawings"
Location:
Galerie Antoine Levi
44, rue Ramponeau
75020 Paris
M° Belleville, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)9 53 56 49 56
Mobile : +33 (0)6 95 65 44 67
Mail : info@antoinelevi.fr
Internet Site : www.antoinelevi.fr
Description:
Vernissage Wednesday July 11th, 2018
5.30pm - 8.30pm
July 11th - August 4th, 2018

Vernissage de Francesco Gennari "Drawings"





[18:00-20:00] Finissage de Sinzo Aanza "Pertinences citoyennes"
Location:
Galerie Imane Farès
41, rue Mazarine
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 46 33 13 13
Mail : contact@imanefares.com
Internet Site : www.imanefares.com
Description:
La Galerie Imane Farès a le plaisir de vous inviter à une rencontre avec Sinzo Aanza à l'occasion du finissage de sa première exposition personnelle "Pertinences citoyennes".

Mercredi 11 juillet 2018, de 18h à 20h en présence de l'artiste!

À cette occasion, nous sommes heureux de vous inviter à célébrer les vacances d'été et l'obtention du visa tant attendu de l'artiste autour d'une coupe de champagne.


Du 17 mai au 28 juillet 2018
Vernissage le jeudi 17 mai, à partir de 17h30 en présence de l'artiste

Sinzo Aanza est un jeune auteur congolais, né en 1990 à Goma (RDC), dont la pratique se tourne progressivement vers le champ de l'art contemporain. Sa plume, à la fois poétique et irrévérente, questionne la situation politique en République Démocratique du Congo, ainsi que l'image construite de ce pays qui « appartient aux investisseurs depuis toujours, étrangers de préférence ». L'exploitation des ressources naturelles, la représentation des identités nationales et les dérives de celles-ci, ou encore la construction de l'image du Congo depuis l'époque coloniale sont des thèmes qui nourrissent aussi bien ses œuvres visuelles que littéraires.

Son premier roman Généalogie d'une banalité (2015) aborde la richesse minière du Congo à travers un récit à la fois absurde et lucide. En 2017, Sinzo Aanza est en résidence au centre d'art bruxellois Wiels, où il amorce l'installation Projet d'attentat contre l'image qui sera par la suite exposée à la Biennale de Lyon.

Vernissage de Sinzo Aanza "Pertinences citoyennes"
Sans titre 3, 2018, photographie © Courtesy de l'artiste et Galerie Imane Farès

[18:00-20:00] Vernissage de Gérald Blanchard
Location:
Tough Cookie Shop
40, rue de Meudon
92100 Boulogne-Billancourt
M° Marcel Sembat
France
Mobile : +33 (0)6 21 63 44 17
Internet Site : www.toughcookieshop.fr
Description:
Vernissage de Gérald Blanchard

[18:00-21:00] Vernissage de Lou Kat "BLEU DE NUIT"
Location:
Curieuse Galerie
25, rue Chanzy
75011 Paris
M° Charonne, Faidherbe - Chaligny
France
Mobile : +33 (0)6 63 04 44 58
Internet Site : www.curieusegalerie.com
Description:
Curieuse galerie vous invite à découvrir l'exposition BLEU DE NUIT, autour des dessins de LOU KAT.
Quand la nuit tombe, les couleurs se révèlent, sous la lumière tamisée des bistrots parisiens ou celle des des éclairages nocturnes. Ambiance d'un quartier, le 11 ème arrondissement, postures, pauses...

Vernissage de Lou Kat "BLEU DE NUIT"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Ecole(s) suédoise(s) de Paris"
Location:
Institut Suédois
11, rue Payenne
Hôtel de Marle
75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 44 78 80 20
Fax : +33 (0)1 44 78 80 27
Mail : info@ccs.si.se
Internet Site : www.ccs.si.se
Description:
12 - 26 juillet 2018
Jeudi - dimanche / 14:00 - 19:30
Vernissage Mercredi 11 juillet 18:00 - 21:00

Avec :
Thomas Ahl, Birgit Alm-Pons, Katarina Axelsson, Eva Bergman, Karin Crona, Ann Dillemann, Maud du Jeu, Jens Ferm, Gun Fransson, Katrine Helmersson, Madlen Herrström, Nanna Johanson-Quillin, Tarik Kiswanson, Setareh Korkchi, Sidney Levine, Karin Lewin, Liv Mathilde Méchin, Anna Nilsdotter Karlson, Iris Olsson, Fredrik Ramberg, Michael Rehnvall, Tonie Roos, Ulla Rousse, Osa Scherdin, Anna Senno, Lena Steen Gensollen, Susanna Sundman, Nils Thornander, Wiveka Wachtmeister, Agnes Widbom, Örjan Wikström

Grande nouveauté cette année, l'Institut suédois complète sa programmation avec une exposition pour l'été. Venez découvrir Ecole(s) suédoise(s) de Paris rassemblant des artistes contemporains suédois résidant à Paris. Ces derniers se relaieront pendant toute la durée de l'exposition pour aller à la rencontre du public.

De Paris à Grez-sur-Loing, les nombreuses colonies d'artistes suédois en France montrent l'intérêt suivi des Suédois, depuis des siècles, pour la scène artistique et la vie à la française. Actuellement, ils sont toujours nombreux à faire le choix de venir s'installer en France. Hier ce fut Alexandre Roslin et Julia Beck, qui sont-ils aujourd'hui ?

L'exposition, conçue par le commissaire français Christian Alandete, vise à montrer au public la vivacité de ces Ecole(s) suédoise(s) de Paris. En écho à la fameuse formule « Ecole de Paris » qui, au tournant du 20e siècle, servait à désigner les artistes étrangers vivant à Paris, l'exposition tend à révéler la grande variété de pratiques et non une homogénéité stylistique ou un mouvement artistique organisé. Autour d'une présentation centrale interrogeant les notions de territoire et d'identités mouvantes, l'exposition s'inspire des Salons d'avant-garde et rassemble des artistes de générations et d'univers différents.


MEET THE ARTISTS : QUI EST L'ARTISTE DERRIÈRE CETTE ŒUVRE ?
Parallèlement à l'exposition Ecole(s) suédoise(s) de Paris, une vingtaine d'artistes se succède tout au long de l'été pour présenter individuellement leur travail et leur démarche artistique au public. Les artistes suédois de l'exposition s'appuient sur l'œuvre qu'ils présentent dans l'exposition. Celle-ci sera décrochée et replacée dans un espace dédié permettant une rencontre privilégiée avec le public. L'occasion pour les amateurs d'art contemporain de venir discuter avec l'artiste suédois qui a fait le choix de vivre en France.


En collaboration avec Svenska Konstföreningen i Paris (L'Association artistique suédoise à Paris). - Dans le cadre du jardin à l'heure d'été

Vernissage de l'exposition "Ecole(s) suédoise(s) de Paris"
Duckface - Karin Crona

[18:30-21:00] Vernissage d'Axel Morin "Paris Marseille Lyon"
Location:
Espace Léon Frot
68, rue Léon Frot
75011 Paris
M° Charonne, Voltaire, Philippe Auguste
France
Description:
Frenzy Paris présente : PARIS MARSEILLE LYON Une exposition d'Axel Morin réalisée à l'iPhone X Espace Léon Voltaire

Vernissage le mercredi 11 juillet à partir de 18h30

Axel Morin, représenté par l'agence Frenzy Paris, est un artiste issu de la culture street. Dès l'âge de 13 ans, il tague, pose des graffitis avant de les prendre en photo à l'aide d'un appareil jetable. Là où commence son envie de capturer des instants de vie en image. Après des études à l'Institut des Arts Appliqués à Paris, il utilise son background artistique pour mélanger les genres, les médiums (photo, vidéo, analogique, HD, iPhone, Super8, 16mm, VHS, ...) qu'il utilise comme des pinceaux. Son but, toujours conserver l'authenticité, que ce soit de la mode ou de la musique...

Dans son dernier projet "Paris Marseille Lyon", Axel vise à célébrer la France contemporaine en se concentrant sur trois des plus grandes villes du pays : Marseille, Lyon et, bien sûr, Paris. Pas de visions romantiques clichées autour de la France. Au lieu de cela, la campagne se concentre sur la réalité urbaine d'aujourd'hui, et 3 films réalisés sur la musique de 3 artistes français : les rappeurs Chilla (Lyon), Lomepal (Paris) et Reef (Marseille).

3 films, mais aussi une campagne photo en noir et blanc emplie d'esthétisme qui met en lumière l'identité de chacune des trois villes. L'émotion des trois cités, leurs lieux et leurs habitants exprimés à travers l'œil d'Axel. L'exposition mettra en parallèle le portrait des trois villes soulignant l'univers et l'énergie de chacune. À découvrir le 11 juillet à partir de 18h30 à l'Espace Léon Voltaire.


À propos d'Axel Morin :
Axel Morin est un photographe et réalisateur passionné représenté par Frenzy Paris. Plongé dans la culture urbaine dès sa jeunesse, il se découvre rapidement un talent à créer des images au travers de ce prisme. Son esthétique profonde témoigne d'une exceptionnelle capacité à transmettre des histoires uniques. Aujourd'hui, son style convoité est un assemblage parfait de sophistication intemporelle et d'une interprétation fraîche et provocante.

http://www.frenzyparis.com/talents/axel-morin
https://www.instagram.com/axelmorin_


À propos de Frenzy Paris : Frenzy représente et développe des talents pluridisciplinaires ; réalisateurs, photographes et directeurs artistiques des quatre coins du monde dont le talent créatif se traduit sur le terrain de la comédie, beauté, luxe, mix media, clip vidéo et storytelling. Dénicheurs de talent, studio créatif et maison de production, l'intérêt premier de Frenzy est de développer et de transformer des idées convaincantes en des projets inventifs et visionnaires.
Nous sommes Frenzy
Nous sommes des créatifs/ storytellers/ créateurs d'image Nous représentons des talents / réalisateurs / photographes et directeurs artistiques.
Nous produisons des idées / films / prints / contenus digitaux Nous sommes Français / internationaux

Contact : Aliou Maro, aliou.maro@gmail.com, +33633329519

Vernissage d'Axel Morin "Paris Marseille Lyon"






[19:00-22:00] Creative Valley - KB
Location:
Le Kremlin-Bicêtre
Le Kremlin-Bicêtre
94270 Le Kremlin-Bicêtre
M° Le Kremlin-Bicêtre
France
Internet Site : www.kremlinbicetre.fr
Description:
Creative Valley
11 Rue Carnot

Au menu : Cocktails, Barbecue, Startups, Investisseurs, le tout dans une ambiance conviviale et joviale pour fêter l'été et la réussite de nos entrepreneurs !

>> RSVP

Creative Valley - KB

[19:00-21:00] Visite de l'exposition de Gilles Caron "Chorégraphie de la révolte"
Location:
School Gallery
322, rue Saint-Martin
75003 Paris
M° Strasbourg - Saint-Denis, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 78 20
Mobile : +33 (0)6 13 50 78 87
Mail : olivier.schoolgallery@gmail.com
Internet Site : www.schoolgallery.fr
Description:
EXPOSITION 24 mai > 13 juillet 2018
Mardi - Samedi 14h - 19h et sur RDV

Cette exposition à la galerie fait écho à la première exposition majeure consacrée à Gilles Caron par la Ville de Paris, à l'occasion du cinquantenaire de MAI 68.

« Chorégraphie de la révolte »

Paris, Londonderry, Prague : entre 1968 et 1969, Gilles Caron consacre nombre de reportages à des situations inédites dans l'Europe des Sixties. Les révoltes opposent frontalement populations et forces armées dans des combats où sont en jeux des puissances coloniales (l'Angleterre en Irlande du Nord), des armées d'occupations (l'URSS en Tchécoslovaquie) ou bien des forces de l'ordre (en France). Ce sont à chaque fois des manifestations qui dégénèrent et une forme de lutte qui s'invente : la guérilla urbaine, bien différente des classiques champs de bataille que Caron a pu couvrir jusqu'alors (Israël, le Vietnam, le Biafra). Sur le théâtre quotidien des villes, la violence explose dans un rapport asymétrique : d'un côté des manifestants sommairement armés de pierre ou de cocktails Molotov, de l'autre des militaires parfois lourdement équipés.

Comment documenter et fournir des images emblématiques de telles révoltes où le déséquilibre des forces n'a d'égal que l'héroïsme des manifestants ?

Dès 1967, dans la Bretagne française où les paysans se soulèvent contre les règlements européens, Caron avait identifié la figure du lanceur de pierre comme celle qui peut contenir la puissance symbolique de la révolte. Ce sont des centaines de vues qu'il réalise les années suivantes pour parvenir à traiter le lanceur comme la synthèse de l'instantanéité et du schéma visuel. Véritable hiéroglyphe documentaire, le lanceur devient pour Caron une figure exprimant toutes les variations de la révolte : torse nu, en blazer ou en pull-over, emporté dans son élan ou rivé au sol en catapulte, le lanceur devient danseur. L'être singulier se fait silhouette universelle.

Esthétique est l'enjeu de la réalisation de telles images. Politique est le sens de cette gestuelle inséparable de ce qui la motive. Caron l'insoumis de la guerre d'Algérie connaît le prix du refus et celui de l'exemplarité. En créant l'archétype du lanceur, Gilles Caron nous lègue une figure profondément actuelle dans laquelle chacun reconnaît ses propres combats.

Michel Poivert, historien de la photographie

Vernissage de Gilles Caron "Chorégraphie de la révolte"
Daniel Cohn Bendit devant la Sorbonne, Paris 6 mai, 1968 ©Fondation Gilles Caron GC-8067-16

Vernissage de Gilles Caron "Chorégraphie de la révolte"
Affrontements CRS/étudiants, rue Saint Jacques, Paris, 06/05/1968 ©Fondation Gilles Caron GC-08079-23A24

Vernissage de Gilles Caron "Chorégraphie de la révolte"
Manifestation CGT, Place de la République (détail), Paris 1968 ©Fondation Gilles Caron GC-08630-36A

Vernissage de Gilles Caron "Chorégraphie de la révolte"
Premiers affrontements entre CRS et étudiants, boulevard Saint Germain, Paris 6 mai, 1968 ©Fondation Gilles Caron GC-8066-30

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