Thursday, July 12, 2018
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July 2018
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  Fête nationale du Kiribati
Location:
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Description:
Fête nationale du Kiribati

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 13 décembre 2017 au 20 mai 2018, prolongation jusqu'au 12 août 2018
Du mercredi au vendredi : 11h - 17h / Samedi et dimanche : 14h - 18h
Groupes : sur rendez-vous du mardi au dimanche - Fermé le lundi et les jours fériés

Entrée libre le premier dimanche de chaque mois
Plein tarif : 4.70 € / 3.60 € pour les Isséens et GPSO
Tarif réduit : 3.60 € / 2.60 € pour les Isséens et GPSO
Gratuit pour les moins de 26 ans
Audio guide français / anglais : gratuit

Labellisée « Centenaire Auguste Rodin », cette exposition au Musée Français de la Carte à Jouer sera la dernière manifestation de cette année consacrée à l'une des figures les plus indépendantes du monde de l'art. Mêlant sculptures et photographies, elle s'accompagnera d'une riche programmation avec des conférences mensuelles et des projections.

En 1908, Auguste Rodin, qui habite la Villa des Brillants à Meudon depuis une douzaine d'années, fait installer dans les communs du château des Conti à Issy-les-Moulineaux l'atelier d'un de ses derniers mouleurs et proches collaborateurs : Paul Cruet.

Employé par le Maître, puis par le Musée Rodin de novembre 1905 à février 1940 en qualité de chef-mouleur, celui-ci devient un collaborateur précieux et estimé dont l'expertise a régulièrement été sollicitée dans différents domaines. C'est en particulier à lui qu'est confiée la tâche d'achever la mythique Porte de l'Enfer en 1917.

Jusqu'à sa fermeture en 1937, son atelier isséen compte parmi l'un des principaux lieux d'activité du Musée Rodin.

A la fin de sa vie, il possédait une collection dont donation a été faite à la Ville en 1966 et 1974. Conservé au Musée Français de la Carte à Jouer, ce fonds comprend en particulier des photographies anciennes, une aquarelle et sept sculptures en plâtre (dont un buste de Camille Claudel et une tête d'un des Bourgeois de Calais, Pierre de Wissant).

L'ensemble sera présenté au côté d'une sélection d'œuvres à la réalisation desquelles Paul Cruet a travaillé. L'exposition a en effet bénéficié de l'aide et du soutien du Musée Rodin qui a bien voulu ouvrir largement l'accès à ses archives et à ses réserves.

Elle permettra aussi sur le plan esthétique de s'arrêter sur les processus créatifs en sculpture et plus particulièrement le procédé du moulage. Le mouleur joue en effet un rôle important non seulement sur le plan technique (du fait du nombre et de la complexité des étapes mises en œuvre) mais surtout sur le plan esthétique.

#CentenaireRodin
#Rodin100
http://rodin100.org/fr/actualit%C3%A9s/auguste-rodin-et-son-mouleur-paul-cruet

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Paul Cruet procédant au moulage d'Ugolin, tirage photographique 22.4 x 17.3 cm, coll. M F C J - Issy-les-Moulineaux © F. Doury

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), L'Âge d'airain (Grand modèle), 1877, plâtre patiné au vernis gomme laque, 180 x 68.5 x 54.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Saint Jean-Baptiste (Grand modèle), 1880, plâtre patiné au vernis gomme laque, 203 x 71.7 x 119.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Buste de Dalou, 1883, plâtre stéariné, 52 x 43 x 24 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Fête nationale de Sao Tomé et Principe
Location:
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Description:
Fête nationale de Sao Tomé et Principe

Exposition "Picasso et la danse"
Location:
Palais Garnier
Opéra national de Paris / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra, Palais Garnier
Entrée à l'angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"

Du 19 juin au 16 septembre 2018
Tous les jours 10h > 17h

Tarifs de visite
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €
Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi.

Commissariat
Bérenger Hainaut, conservateur au département de la Musique, BnF
Inès Piovesan, chef du Service des éditions, Opéra national de Paris

Catalogue
Picasso et la danse
Sous la direction de Bérenger Hainaut et Inès Piovesan BnF Éditions
22 x 27 cm, 192 pages, 100 illustrations environ, 39 €

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso et Jacqueline Rogue dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris)
© Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris)
© Succession Picasso 2018

Pablo Picasso (1881-1973) est certainement l'un des artistes les plus complets du xxe siècle : à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, il n'a cessé d'approfondir toutes les techniques, explorant les champs et les modes d'expression les plus divers. À partir des années 1910, il découvre le monde du spectacle et travaille à la création de décors et costumes qui marqueront l'histoire du ballet. Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920), Mercure (1924) constituent autant de repères majeurs pour cet art. L'héritage de Picasso reste d'ailleurs vivace au sein du répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, témoignant de l'importance de la place qu'il occupe dans le paysage chorégraphique.
Mais il faut dépasser le cadre du ballet pour découvrir que l'intérêt de Picasso pour la danse s'est en réalité exprimé dès ses plus jeunes années. Des danseuses de cirque des années 1900 aux danses érotiques du dernier Picasso, en passant par les scènes de bacchanales des années 1940 à 1960, tout a semblé prétexte à représenter des corps en mouvement. La dynamique du mouvement dansé a ainsi traversé toute l'œuvre du maître, allant parfois jusqu'à alimenter son geste artistique.
L'exposition organisée par la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris explore les différentes facettes du rapport de Picasso à la danse, entre vie de troupe et recherches créatrices, entre beaux-arts et spectacle vivant.


I. La troupe des Ballets russes

En mars 1915, Jean Cocteau cherche à rencontrer Picasso. Le jeune écrivain, qui côtoie les Ballets russes depuis 1909, souhaite marquer les esprits et s'imposer en tant que créateur auprès de Serge Diaghilev, le directeur de la compagnie. Il imagine donc de rallier le chef de file du mouvement cubiste et de le convaincre de participer à un de ses projets scéniques : Parade. Au début de l'été, le compositeur Edgar Varèse accepte de présenter Cocteau à Picasso : cette première rencontre signe le début de la collaboration de l'artiste avec les Ballets russes.
De 1917 à 1925, Picasso partage régulièrement la vie de la troupe, à l'occasion de résidences de travail ou de tournées, en France et à l'étranger. Il incarne une forme de renouveau au sein des Ballets russes, aux côtés de Cocteau mais aussi de Léonide Massine, alors principal chorégraphe. Au fil de ces années de collaboration, Picasso noue de nombreuses amitiés, dont témoignent portraits et caricatures, ainsi qu'une abondante correspondance. Sa forte implication dans l'univers mondain du ballet s'explique aussi par sa rencontre avec Olga Khokhlova : danseuse pour Diaghilev depuis 1911, elle entame une liaison avec Picasso en 1917, avant de l'épouser le 12 juillet 1918. Jusqu'en 1924, elle sera omniprésente dans ses œuvres.
Dans ce contexte, le ballet devient une thématique à part entière : Picasso réalise de nombreuses études de mouvements dansés et multiplie les dessins de danseurs, de ballerines et de pas de deux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Danseuse ayant servi de frontispice pour le livre de Boris Kochno, Le Ballet, mars 1954 lithographie en couleur BnF, Estampes et photographie

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Deux danseurs (1925) reproduction issue de l'ouvrage Pablo Picasso, Grâce et mouvement Zürich, Louis Grosclaude, 1943 BnF, Réserve des livres rares
© Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Trois danseuses, [1919-1920] Crayon graphite sur trois feuilles de papier raboutées Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979
© Sylvie Chan-Liat / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018


II. Travailler pour le ballet

Picasso a contribué à dix productions de ballets, dont six pour les Ballets russes. Son implication se limite parfois à un simple rideau de scène, ou à des indications pour le faire réaliser : c'est le cas par exemple pour Le Train bleu (1924) ou Le Rendez-vous (1945). Entre 1917 et 1924, il s'investit toutefois très activement dans quatre productions majeures : Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920) et Mercure (1924), ballets pour lesquels il conçoit décors, costumes et rideaux de scène.
Ces réalisations coïncident avec une prise de distance vis-à-vis de la technique cubiste. Après une dizaine d'années de recherches systématiques, qui l'ont mené du proto-cubisme des Demoiselles d'Avignon (1907) au cubisme synthétique, il commence à explorer de nouvelles directions. Des dessins naturalistes font leur réapparition dès 1915. Dans Parade cohabitent éléments néo-classiques et éléments cubistes, que Picasso n'abandonne pas pour autant : il les distille au fil des productions, par petites touches, avant de leur substituer une première forme de surréalisme dans Mercure. Le ballet accompagne ainsi les mutations successives de l'artiste.
À partir des années 1970, certains de ces ballets ont été reconstitués par l'Opéra de Paris. Après Parade, recréé en 1979 à l'occasion d'un hommage à Erik Satie, ce sont Le Tricorne, Le Train bleu et Le Rendez-vous qui intègrent simultanément le répertoire de l'Opéra en 1992. En comptant aussi Icare, dans une nouvelle production créée au Palais Garnier en 1962, cinq des ballets de Picasso sont actuellement au répertoire de l'institution.

Parade, 1917

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Projet pour le rideau de scène du ballet Parade, [1916-1917] Crayon graphite et aquarelle sur papier Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979 © Succession Picasso 2018

Imaginé par Cocteau, l'argument de Parade est très simple : devant un chapiteau, les artistes tentent de convaincre le public d'entrer pour assister à leur spectacle en donnant un aperçu de leurs numéros (la « parade »). Cocteau veut puiser la « force de vie » présente dans le cirque pour « féconder » un art théâtral jugé moribond. Ce projet ne pouvait mieux convenir à Picasso : particulièrement sensible à l'univers des saltimbanques, il s'identifie à Arlequin, « double mélancolique » très présent dans son œuvre. Sollicité par Cocteau, il accepte de participer, aux côtés de Massine et du compositeur Erik Satie. Il réalise un décor cubiste, qui contraste avec le néo-classicisme de son rideau de scène. Par ailleurs, Picasso modifie le ballet de façon notable. Il introduit les personnages des managers, dont les costumes sont pensés comme des sculptures cubistes, ainsi qu'un numéro de « cheval-jupon », sur le modèle de celui qu'il a observé au cirque Medrano. Ses costumes contribuent largement au scandale de la création de Parade, qui finit néanmoins par s'imposer.

Le Tricorne, 1919

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Le Tricorne : maquette du décor définitif (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenbe
© Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Projet de costume pour le ballet Le Tricorne : un voisin (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Pa
© Succession Picasso 2018

Après la réussite de Parade, Diaghilev invite Picasso à participer à un second ballet, entièrement espagnol : El Sombrero de tres picos (Le Tricorne), adapté du roman picaresque de Pedro de Alarcón. Manuel de Falla compose la musique et Massine est de nouveau chargé de la chorégraphie, conseillé par Félix Fernandez, un danseur de flamenco. L'intrigue du ballet s'articule autour des personnages du meunier et de sa femme, convoitée par le gouverneur de la province. À la suite de nombreuses péripéties, le gouverneur est rossé, avant que la foule ne se lance dans une jota finale, danse traditionnelle espagnole. Picasso réalise des décors aux teintes douces, à la fois naturalistes et subtilement cubistes, sur lesquels ses costumes très colorés, d'inspiration populaire, se détachent vivement. Le Tricorne, qui lui rappelle ses racines andalouses, lui permet d'exprimer sa passion pour la corrida, qu'il fait infuser dans le ballet : il fait danser matador et picador au milieu des villageois, et représente sur le rideau de scène une arène, un jour de corrida.

Pulcinella, 1920

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Étude de décor pour le ballet Pulcinella [ca. 1920] Procédé Jacomet (gouache appliquée au pochoir sur impression phototypique) BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En avril 1917, les Ballets russes sont en tournée en Italie : la troupe se produit à Rome, avant de gagner Naples. Alors que Picasso travaille sur Parade, Diaghilev et Massine rassemblent des matériaux pour un nouveau ballet, inspiré de la commedia dell'arte. Adaptant une pièce du théâtre napolitain du xviiie siècle, Massine écrit l'argument de Pulcinella quelques mois plus tard. Diaghilev, de son côté, après avoir collecté des manuscrits attribués à Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736), propose à Igor Stravinsky de s'en servir pour composer une nouvelle musique de ballet. Picasso rejoint le projet en décembre 1919 et réalise une première série d'esquisses évoquant l'esthétique du Second Empire. Après plusieurs refus de Diaghilev, il opte pour une scène de rue nocturne : Naples est représentée selon les principes cubistes, avec vue sur le Vésuve. Les costumes qu'il conçoit empruntent à la fois aux costumes du XVIIIe siècle et aux traditions populaires napolitaines, qu'il a découvertes en 1917. Pulcinella est créé par les Ballets russes à l'Opéra de Paris le 15 mai 1920.

Mercure, 1924

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Scène de la confrontation entre Mercure (Léonide Massine)et Apollon (Boris Lissanevitch), Mercure [1927][Photographe non identifié], © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En 1924, Diaghilev et Cocteau montent Le Train bleu. Sollicité, Picasso accepte qu'un de ses tableaux soit reproduit pour servir de rideau de scène. Au même moment, le comte Étienne de Beaumont lance un projet concurrent. Pour ses « Soirées de Paris », il réunit une équipe composée de Satie, Massine et Picasso, auxquels il commande un ballet autour du dieu Mercure.
Picasso a carte blanche. S'éloignant du cubisme, il conçoit des « poses plastiques » d'allure surréaliste : les Trois Grâces apparaissent travesties ; certains personnages sont incarnés par des sculptures mobiles. L'artiste approfondit aussi une nouvelle technique, à base de lignes continues : ce style, dit « calligraphique » ou
« curvilinéaire », irriguera sa production dans les années suivantes.
Lors de la première de Mercure, le 15 juin 1924, un groupe de dadaïstes menés par André Breton et Louis Aragon déclenche une cabale visant Satie et Beaumont. Quelques jours plus tard, ils dressent toutefois dans la presse un portrait élogieux de Picasso : son dernier ballet majeur signe ainsi son entrée dans le surréalisme.

Icare, 1962

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Attilio Labis dans le rôle-titre d'Icare Palais Garnier, Paris, 1962 BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Roger Pic/ BnF © Succession Picasso 2018

En 1962, Serge Lifar est invité par l'Opéra de Paris à remonter son ballet Icare. L'argument qu'il a conçu s'inspire de la mythologie grecque : grâce aux ailes fabriquées par son père Dédale, Icare s'élance dans les airs ; mais grisé par le vol, il s'approche trop près du soleil, la cire de ses ailes fond et il tombe dans la mer. Créé en 1935, le ballet est un manifeste où la danse s'écrit indépendamment de la musique : outre la chorégraphie, Lifar est responsable des « rythmes » qui l'accompagnent, orchestrés par Arthur Honegger.
Pour cette reprise, l'ancien danseur conçoit lui-même de nouveaux costumes et propose à son ami Picasso, rencontré grâce aux Ballets russes dans les années 1920, de réaliser décor et rideau de scène. Depuis 1924, Picasso n'a plus travaillé pour le ballet, à l'exception d'un rideau pour Le Rendez-vous (1945) de Roland Petit, qui reprend une toile existante. L'artiste accepte pourtant d'imaginer ce nouveau décor : il fournit à Lifar une esquisse rappelant une autre « chute d'Icare », celle de la fresque qu'il a peinte en 1958 pour le siège de l'Unesco.


III. Représenter la danse

Au-delà de l'univers du ballet, Picasso a représenté un grand nombre de scènes de danses. Dès la fin des années 1890, des danseuses de cabaret apparaissent dans ses œuvres. L'artiste fréquente alors beaucoup music-halls et cafés-concerts : les danseuses de french cancan mais aussi les bals populaires qu'il dépeint, sont autant de témoins de sa vie de bohème, en prise avec le monde de la nuit et de la fête. Ces premières thématiques laissent ensuite la place à d'autres sujets, prétextes à l'introduction de nouvelles danses : danses orientales, danses mythologiques, danses traditionnelles espagnoles comme le flamenco, la jota ou encore la sardane, liée à la
« ronde de la paix »...
Réalisé entre 1904 et 1972, l'œuvre gravé de Picasso accompagne l'évolution de son rapport au mouvement dansé et permet de proposer un aperçu de la présence continue de la danse dans sa production, à travers quatre thématiques majeures.

Au cirque - Forains et saltimbanques

Picasso a toujours été fasciné par le monde circassien. À Paris, dès 1904, il est un habitué du cirque Medrano. Cette fréquentation assidue se ressent dans sa création : en 1905, les saltimbanques deviennent omniprésents dans ses œuvres. Suivant les traces de Toulouse-Lautrec, Picasso dessine ses premières « danseuses à cheval » ou « écuyères à panneau », du nom de la selle plate sur laquelle ces baladines se produisent. Au fil des années, il convoquera souvent cette figure, que l'on retrouve notamment sur le rideau de Parade.

Les danses mythologiques

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Faunes et chèvres, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie
© Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Grand nu dansant, 1962 linogravure en couleurs, BnF, Estampes et photographie
© Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Centaure dansant, fond noir, octobre 1948 lithographie BnF, Estampes et photographie
© Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso Bacchanale avec une femme assise tenant un bébé, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie
© Succession Picasso 2018

La mythologie gréco-latine a profondément nourri l'œuvre de Picasso. Si le minotaure, alter ego de l'artiste, domine les années 1930, ce sont les bacchantes et l'ensemble du cortège dionysiaque qui s'imposent à partir des années 1940. Les bacchantes sont ces femmes enivrées qui pratiquent une danse rituelle en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin et du théâtre. Picasso s'inspire des bacchanales du classicisme français pour représenter ce nouveau type féminin. En août 1944, dans l'euphorie de la Libération de Paris, il reproduit Le Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (1594-1665), qu'il réinterprète d'une manière cubiste : célébrant la joie de vivre retrouvée, cette peinture initie un nouveau départ dans son œuvre. À la faveur du retour à la paix et de séjours réguliers à Antibes, satyres, centaures, faunes et bacchantes s'affirment alors dans des compositions mêlant musique, danse et fête, dans lesquelles on voit parfois poindre l'influence du néo-classicisme de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

Danser la corrida

Dans la culture populaire espagnole, les affinités entre danse et tauromachie sont nombreuses : les paroles et les figures du flamenco font souvent référence à la corrida ; le paso doble évoque le tercio de muleta, combat final du matador contre le taureau. Réciproquement, un certain nombre de musiques de danse sont jouées tout au long de la corrida. Lorsque le matador choisit de poser lui-même les banderilles, il le fait au son d'une valse ou d'une jota issue du folklore espagnol, dansant et virevoltant devant le taureau pour provoquer sa charge. Puis, alors que l'orchestre interprète un paso doble, le matador exécute, avec une cape rouge, une série de passes parfois comparées à des mouvements de flamenco, avant l'estocade finale. Picasso a pleinement intégré le potentiel dansant de la corrida. Si les danseurs des Ballets russes incarnaient matador et picador dans Le Tricorne, ce sont ici les toréros qui se font danseurs. Les banderilleros sont suspendus dans des postures qui semblent chorégraphiées, tandis que chevaux et taureaux se figent au milieu de pas de deux brutaux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso
Tauromaquia : suerte de muleta
1957
Aquatine au sucre
BNF, Estampes et photographie

Le pouvoir érotique de la danse

Au cours des années 1960, la présence de l'érotisme dans les œuvres de Picasso s'intensifie considérablement. L'artiste revisite les sujets qui lui sont chers pour en proposer une nouvelle interprétation, fortement sexualisée. En particulier, il explicite beaucoup plus que par le passé le caractère sensuel voire luxurieux de la danse : bacchantes, circassiennes et danseuses orientales apparaissent nues, leurs attributs sexuels exacerbés. Plus encore, ses représentations mettent en scène avec insistance le pouvoir érotique de la danse. Les danseuses adoptent des poses lascives, attirant de façon magnétique le regard de spectateurs concupiscents, auxquels Picasso paraît une nouvelle fois s'identifier. Ces jeux de séduction fascinent diverses figures incarnant l'autorité ou le pouvoir, captives de ces visions érotiques, tel Hérode face à Salomé. Le public lui-même est renvoyé à sa posture de voyeur, à l'image de ce cavalier, échappé de l'univers de Rembrandt (1606-1669), qui surprend une bacchanale nocturne dans une composition de 1971.


IV. De la danse au geste dansé

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée national Picasso - Paris. MP819. © René Gabriel Ojéda / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Amateur de bals populaires et de fêtes mondaines, Picasso a dansé toute sa vie. Sur certains clichés, on le voit, amusé, tenter un levé de jambe maladroit en pleine rue, ou ébaucher un pas de danse en compagnie de Jacqueline Roque, sa dernière égérie. Pour autant, cette affinité avec le mouvement dansé peut-elle avoir influencé sa pratique artistique ?
La série de photographies réalisée par Gjon Mili pour le magazine Life en août 1949 apporte quelques éléments de réponse. À l'aide d'un crayon lumineux, Mili invite Picasso à exécuter des dessins immatériels. Constitué d'une ligne ininterrompue de lumière, chaque motif est fixé sur la pellicule grâce à une durée d'exposition très longue. Parfois, une succession de flashs permet de capturer différents états de la gestuelle de l'artiste : son corps apparaît tourné dans plusieurs directions à la fois, à la façon d'un tableau cubiste.
Cette technique du trait continu, Picasso l'a expérimentée dès la fin des années 1900 : la pointe du crayon se pose sur le papier et ne le quitte qu'une fois le dessin achevé. Entre 1917 et 1924, l'artiste s'en sert de nouveau, aboutissant au « style curvilinéaire » de Mercure. Mais la proposition de Mili implique une nouveauté de taille : cette fois, le tracé s'épanouit dans un espace à trois dimensions. Mouvements amples des bras, extension maximale, le corps de Picasso semble se projeter dans une sphère pour déployer une imagerie en volume. Son geste devient, en quelque sorte et pour un bref instant, un geste de danseur, immortalisé par l'œuvre photographique, comme une esquisse de notation chorégraphique.

https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/picasso-et-la-danse

08:00  
09:00  
10:00  
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12:00  
13:00  
14:00 [14:30-16:00] Cérémonie de remise des prix du Concours général des lycées et des métiers
Location:
La Sorbonne
45/47, rue des Ecoles
75005 Paris
M° Cluny - La Sorbonne, Odéon, RER B Luxembourg
France
Internet Site : www.univ-paris1.fr
Description:
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, participera à la cérémonie de remise des prix du Concours général des lycées et des métiers, qui se tiendra le jeudi 12 juillet, en Sorbonne.

Créé en 1744 par l'Université de Paris, le Concours général distingue les meilleurs élèves de première et de terminale des lycées d'enseignement général, technologique et des lycées professionnels, ainsi que des centres de formation d'apprentis.

Sélectionnés par leurs professeurs pour l'excellence de leurs résultats scolaires, les candidats sont évalués sur des sujets conformes aux programmes officiels, mais dans le cadre d'épreuves plus exigeantes et plus longues que l'examen du baccalauréat.

Cette année, 49 disciplines allant de la philosophie au chinois, en passant par l'artisanat et les métiers d'arts, option métiers de la pierre ou plastiques et composites étaient proposées aux 17 678 candidats, en France et à l'étranger.

129 lauréats seront récompensés, marchant sur les traces d'illustres personnalités comme les écrivains Charles Baudelaire et Victor Hugo ou de scientifiques comme Louis Pasteur.

Déroulé
14h30 : Arrivée de Jean-Michel Blanquer
Présentation des 3 prix du Concours général des lycées en arts plastiques et de 5 œuvres des premiers prix du Concours général des métiers par les lauréats et leurs enseignants.
14h45 : Discours d'ouverture du ministre
15h : Remise de prix par le ministre et des personnalités

15:00
16:00  
17:00  
18:00 [18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "SESSIONS #7 | TANDEM"
Location:
Galerie Bertrand Grimont
42-44, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 30 87
Mobile : +33 (0)6 85 45 01 30
Mail : info@bertrandgrimont.com
Internet Site : www.bertrandgrimont.com
Description:
SESSIONS #7 - Tandem
Exposition du 13 au 28 Juillet 2018
Vernissage le jeudi 12 juillet de 18 à 21h

Initié en 2016 par la Galerie Backslash, SESSIONS est un événement annuel collaboratif entre galeries et acteurs du monde de l'art, né de la volonté de créer un espace de dialogue, de convivialité et de partage.

Fort du succès de SESSIONS #5 et #6 à la Galerie Paris-Beijing en 2017, la Galerie Bertrand Grimont accueille cette année le volet #7 de SESSIONS et réunit 20 galeries parisiennes autour d'une exposition spontanée. Les galeries sont invitées en duo et confrontent dans un accrochage les travaux de leurs artistes respectifs.

SESSIONS a pour ambition de développer une réflexion transversale sur l'émergence de nouvelles voix de galeries d'art contemporain. C'est également l'occasion pour les artistes, galeristes, journalistes, curateurs, collectionneurs et le public, de se rencontrer et d'échanger lors d'une soirée de vernissage conviviale.

Vernissage de l'exposition "SESSIONS #7 - Tandem"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Summer Season"
Location:
Galerie Brugier-Rigail
Art Partner Galerie
40, rue Volta
75003 Paris
M° Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 77 09 00
Mobile : +33 (0)6 99 42 10 50
Fax : +33 (0)1 42 77 09 00
Mail : contact@artpartnergalerie.com
Internet Site : www.artpartnergalerie.com
Description:
Vernissage de l'exposition collective "Summer Season"

Summer season est l'occasion de vous montrer nos recherches et découvertes artistiques, les émotions qui nous animent et la diversité de nos coups de cœurs.
Cet été nous avons voulu vous présenter la collection de la galerie, un échantillon de ce que nous avons recherché, découvert et sélectionné cette année.
S'il est difficile de formuler une véritable cohérence dans la diversité créative de nos coups de cœur, l'énergie qui se dégage des œuvres est sans aucun doute le point commun entre elles.
En souhaitant s'affranchir des catégories, cette exposition rassemble des œuvres modernes, urbaines et contemporaines.
Nous espérons que nos coups de cœur vous séduiront autant qu'ils nous ont donné de plaisir cette année.

Nous vous souhaitons un bel été,
Éric et Laurent


ARTISTES PRÉSENTÉS :
César - Larry Clark - Guy Denning - Shepard Fairey - Hyoseok JIN - JonOne - Ladislas Kijno - LA II - L'Atlas - Levalet - MadC - John Matos Crash - M. Chat - Jérôme Mesnager - Monkeybird - Nasty - Cédric Taling - Tanc - Bernar Venet - Fabien Verschaere - Claude Viallat - Jacques Villeglé - Nick Walker

Vernissage de l'exposition collective "Summer Season"
Bernar Venet
"Double lignes indéterminées"
Pièce unique, dossier historique complet : œuvre ayant été à l'origine des lignes indéterminées en acier Corten.
Sculpture murale en bois et patine metal, 207x360x30cm, 1984, provenance de l'atelier

Vernissage de l'exposition collective "Summer Season"
César
"Expansion"
Pièce unique, signée sous la base, archive Madame Denise Durand-Ruel, circa 1961
Expansion de résine peinte depuis un pot en verre, 24x17x6,5cm

Vernissage de l'exposition collective "Summer Season"
JonOne
"HPM 2018-1"
Sérigraphie, aquarelle et acrylique sur papier Arches, signée, datée et numérotée sur 25 exemplaires, 81x121cm, 2018
Chaque pièce est rehaussée et donc différente, uniquement le noir est sérigraphié, les autres couleurs sont à l'aquarelle et les rehauts à l'acrylique.
Cette œuvre a été exposée dans le cadre de l'exposition "JonOne: Birth of the Wind" présentée à la galerie Brugier-Rigail du 16 mars au 21 avril 2018.
L'œuvre est reproduite dans le catalogue de l'exposition, p. 85.

Vernissage de l'exposition collective "Summer Season"
Nick Walker
"Châtelet"
Pièce unique, aérosol sur toile, 61.2x152.5cm, 2017

Vernissage de l'exposition collective "Summer Season"
M.Chat
"Ciel de Paris"
Acrylique sur panneau de béton et bois, 80x55cm, 2018

[18:00-22:00] Vernissage du collectif La Fourmilière
Location:
59Rivoli
L'Aftersquat - Collectif d'artistes « Chez Robert, électrons libres »
59, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Châtelet
France
Mail : rivoli59@gmail.com
Internet Site : www.59rivoli.org
Description:
Si tu veux aller vite, marche seul.
Mais si tu veux aller loin, marchons ensemble!

A la croisée des mondes artistiques, La Fourmilière, jeune collectif toulousain, présente au travers d'une expo envahissante, le travail de ses fourmis.

Après avoir retourné Toulouse en collaborant avec de nombreux collectifs locaux, et posé ses valises à Berlin le temps d'une résidence artistique forte, la Fourmilière vient coloniser le 59 Rivoli le temps d'une semaine.

Né d'une volonté d'être ensemble, de partager et de s'inspirer, ce collectif soutien les parcours individuels de cette colonie hors normes tout autant que les actions collectives plus monumentales dont la façade du 59 Rivoli sera un bel exemple avec une performance à grande échelle.

Plus qu'une simple expo, c'est un véritable univers qui se dépliera dans la galerie du 59 Rivoli, avec une scénographie travaillée et des performances.


Au programme :

VERNISSAGE le jeudi 12 juillet, 18h-22h - FREE

Fourmilière music club / 18h-22h
HLB - https://www.youtube.com/watch?v=IaBVQysTg2M
SYYL. - https://soundcloud.com/syylandsthaun
SNDYCRML - https://soundcloud.com/sndycrml
LABORDE - https://soundcloud.com/laborde
PLAN-K - https://www.youtube.com/watch?v=f-50eQs1CxE

Performance collective : improvisation dansée sur fond sonore expérimental et peinture (21h - 15min)

Amandine Lamouroux (danse)


EXPO :
performance monumentale façade :
Claudia Espina - https://www.instagram.com/coquelicot_balloons/

expo :

ABSCON - http://instagram.com/boitede6
SYYL. - https://www.instagram.com/syyl.art/
BASTIEN RIGAUD - https://www.instagram.com/bastienrigaud/
EMILIO LABORDE
HUGO LE BIHAN - https://www.instagram.com/hu_g_o/
LN Guillaumes - https://www.instagram.com/lnguiyom/
PLAN-K https://www.instagram.com/corentinplancade/
OLGA -https://www.instagram.com/olgawladivoskvaya/
EGLANTINE ALO - https://www.instagram.com/eglantine_alo/
CHAT NOIR - https://www.instagram.com/clairchatnoir/
LEA SIFFREDI - https://www.instagram.com/leonestla/
VINCENT BATTAULT - https://www.instagram.com/vincentbattault/
SUZANNE RIVERE - https://www.instagram.com/suzieblondeur/
CORALIE MALET

[18:30-21:30] Vernissage d'Alice Leblanc Laroche "Océan Terres"
Location:
Slow Galerie
5, rue Jean-Pierre Timbaud
141, rue Amelot
75011 Paris
M° Filles du Calvaire, Oberkampf, République
France
Phone : +33 (0)1 43 55 44 68
Mail : contact@slowgalerie.com
Internet Site : www.slowgalerie.com
Description:
Jusqu'au 25 août
Du mardi au samedi de midi à 19h30

Alice Leblanc Laroche expose jusqu'au 25 août, 20 sérigraphies, de sel, d'écume et de terre !

Pour Alice une nouvelle vie commence tout juste.
Au plus près des éléments aquatiques et du littoral, elle dessine des horizons : comme une ligne entre ciel et terre, entre terres et montagnes, entre chemin et ciel.
C'est le geste de la main qui influence la trace, le pinceau qui trace la route, et la tache qui fait nuage.
Le mouvement dessine le paysage : ses courbes naissent sur le papier, au fil de l'encre.
Parfois, des intrus apparaissent au gré des sillons : phares, châteaux d'eau, voiles...et même quelques animaux, volant ou nageant.
Elle sérigraphie sur des plaques de pâte à papier brute, débarquées du port : l'impression sur la matière accentue le relief des paysages.

"Je suis dessinatrice textile et sérigraphe depuis 2002, après des études en arts appliqués et en design textile à Boulle et à Duperré. Attachée depuis à la technique de la sérigraphie, je monte mon propre atelier il y a 10 ans, au sein du Pôle des métiers d'art d'Est Ensemble, en Ile de France. Depuis 2016 à La Rochelle, j'ai installé mon atelier et commencé des collaborations artistiques et pédagogiques sur le territoire.
Je pratique l'impression au cadre plat, technique artisanale et modulable. Sur papier ou sur tissu, je raconte avant tout des histoires graphiques entre leçon de choses et associations décalées d'images et de mots. Le motif doit faire sens, l'illustration doit évoquer. Mes inspirations naviguent entre traditions artisanales et dessins contemporains. Je cultive un dessin naïf mais stylisé, et explore une palette de couleurs acidulées et profondes.
Variations géométriques, illustrations autour du mot et du jeu de mots, animaux & éléments constituent mes thèmes de prédilection.
Je dessine d'abord mes motifs à la main, mes collections partant toutes de thèmes précis. Je prépare ensuite mes cadres pour imprimer, ainsi que ma gamme de couleurs.
Je sérigraphie avec des cadre plats et des encres sans solvants. Je varie toujours les superpositions de motifs et de couleurs, car j'aime m'amuser avec mon "répertoire de formes". Les combinaisons sont donc souvent différentes, et les séries de pièces textiles et de tirages papier toutes petites. Mes collections textiles, des pièces pour tous les jours, sont imprimées sur des draps anciens, dans un processus de recyclage.
Je suis très investie dans des actions collectives, autour du dessin, de la sérigraphie et des pratiques artisanales, car je crois à l'énergie de la mutualisation et du regroupement. Je suis ainsi à l'origine de groupes d'artisans - designers, comme 110 par minute ou la Manufacture des Pépins. Mes ateliers étaient collectifs (notamment l'atelier Rouge Manufacture, à Pantin), et je suis en train d'en monter un de nouveau, à la Rochelle; nous le voulons comme un lieu de partage et d'expérimentation, ouvert à différentes pratiques et différents publics."

http://aliceleblanclaroche.blogspot.com

Vernissage d'Alice Leblanc Laroche "Océan Terres"

Vernissage d'Alice Leblanc Laroche "Océan Terres"

Vernissage d'Alice Leblanc Laroche "Océan Terres"


[19:00-21:00] Vernissage de Romain Vicari
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
Romain Vicari
"I have on the top of my tongue your name almost forgot"

Du 13/07/2018 au 09/09/2018

Romain Vicari réalise un ensemble d'oeuvres hybrides, mixant sculptures in situ, sons, odeurs et clip de rap, autant d'éléments qui composent un paysage où la fiction se joue du réel, où le sacré rencontre le profane et où le divertissement devient religion. Plongeant le public dans un environnement entre jungle urbaine et naturelle, l'exposition fonctionne comme un flash : la traversée d'un mirage convoquant tous nos sens.

Des sculptures en résine, en mousse expansive, en métal, en sable et en carrelage se confrontent à l'architecture brute et bétonnée de la zone d'exposition. Une télévision avec écran plat diffuse un clip réalisé dans le chantier des rues d'Aubervilliers et dans l'obscurité des salles du Palais de Tokyo, film tissant des liens entre le hip hop, culture alternative devenue mainstream, la religion et les gestuelles corporelles sculptées par l'usage des réseaux sociaux. Un son traverse l'exposition, celui d'une prière futuriste, accompagné par la diffusion d'une odeur faite de cannabis et de cuir. Vicari danse sur les frontières du précaire et de l'apparat et conjugue l'espace public (la rue, le chantier, la publicité, les mauvaises herbes, le banc où l'on squatte...) et l'espace intime (le salon, la chambre, le canapé, les fleurs de compagnies, la télévision...). Autant de lieux colonisés par les techniques du divertissement de masse et qui sont au coeur du travail de Romain Vicari.

Commissaire : Hugo Vitrani

« Le langage du rap est un outil de communication musical. Lié au discours, il prend une forme politique et même sacrée. Le rappeur est un gourou qui prêche des paroles, il souligne et imagine des situations fonctionnant comme des rituels liés au quotidien. A l'image du prêtre, le rappeur se met sur scène dans une posture mi Homme mi Dieu. Il s'adresse au public et raconte une histoire comme le font les politiciens. » Romain Vicari


Romain Vicari

Romain Vicari est né en 1990 à Paris, il vit et travaille entre Paris et Sao Paulo.

Diplômé et félicité de l'ENSA Dijon (2012) et l'ENSBA Paris (2014), Romain Vicari est le lauréat du Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo (2016). Son travail a été présenté dans plusieurs expositions monographiques et collectives, notamment aux Magasins Généraux (Pantin, 2018), aux Ateliers Vortex (Dijon, 2017), au Parc Saint Léger, Centre d'Art Contemporain (Dorne, 2017), à la galerie Bugada & Cargnel (Paris, 2017), à la galerie Air Project (Genève), à la Villa Medicis (Rome, 2017), à la galerie Double V (Marseille, 2017), à l'artist-run-space Sans Titre (2016, Paris), à la galerie Ceysson & Bénétière (Saint Etienne, 2016), à la galerie Jeanroch Dard (Bruxelles, 2015) ou encore à la Friche Belle de Mai (Marseille, 2015) et au CAC La Traverse (Alfortville, 2015).

Romain Vicari participe au commissariat du projet réalisé avec Le Collective dans une église abandonnée de Marseille pendant Art- O-Rama (septembre 2018).

Vernissage de Romain Vicari "I have on the top of my tongue your name almost forgot"

[19:00-21:00] Vernissage de Simon Pradinas "Paris en Plans"
Location:
Galerie Derniers Jours
5, rue Saint-Blaise
75020 Paris
M° Porte de Bagnolet, Gambetta, Alexandre Dumas
France
Mobile : +33 (0)6 85 07 63 32
Mail : lazy@9kub.com
Internet Site : www.derniersjours.com
Description:
12 juillet >> 08 août 2018
Vernissage le 12 juillet 19:00

Les bons plans parisiens de Simon Pradinas :

Au gré de ses 50 acryliques, Simon nous invite à re-découvrir un Paris plein de poésie, d'Histoire et d'anecdotes qu'il a croqué pendant ses vagabondages.

Ses toiles colorées et faussement naïves nous mènent vers les secrets parisiens croisés au coin des rues et boulevards que nous croyons connaitre et cherchons à dépister.

http://simon.pradinas.com

Vernissage de Simon Pradinas "Paris en Plans"

Vernissage de Simon Pradinas "Paris en Plans"

Vernissage de Simon Pradinas "Paris en Plans"

Vernissage de Simon Pradinas "Paris en Plans"

Vernissage de Simon Pradinas "Paris en Plans"

Vernissage de Simon Pradinas "Paris en Plans"

[19:30-23:00] Lancement du nouveau numéro d'Usbek & Rica
Location:
Le Consulat
Le Consulat De La Gaîté
2, rue Vercingétorix
75014 Paris
M° Gaîté
France
Mail : hello@leconsulat.org
Internet Site : www.leconsulat.org
Description:
On le sait : il était inconcevable pour vous de partir en vacances sans le nouvel Usbek & Rica. On vous rassure, notre numéro d'été débarque le 12 juillet ! Pour fêter sa sortie, on se retrouve dans un endroit unique : un ancien parking transformé en un lieu éphémère dédié à l'art de vivre festif et à l'engagement. On a hâte de vous retrouver ;)

Lancement du nouveau numéro d'Usbek & Rica




[21:00-23:00] Projection de "Their Eyes Were Watching" de Melik Ohanian
Location:
Magasins Généraux
Magasins Généraux de Pantin
1, rue de l'Ancien Canal
93500 Pantin
M° Eglise de Pantin
France
Mail : Hello@magasinsgeneraux.com
Internet Site : www.magasinsgeneraux.com
Description:
Melik Ohanian
Their Eyes Were Watching

Une installation publique composée d'écrans led de grand format diffusant en simultané les regards des joueurs de l'équipe de France, revoyant l'intégralité de la finale de la Coupe du Monde 1998.

Projection de "Their Eyes Were Watching" de Melik Ohanian
Projection de "Their Eyes Were Watching" de Melik Ohanian
Melik Ohanian, Their Eyes Were Watching (still), 2018, installation vidéo, 11 écrans, durée : 90 min
Courtesy de l'artiste et de la Galerie Chantal Crousel, Paris © Melik Ohanian / ADAGP Paris (2018)

19:00
20:00
21:00
22:00
23:00  
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