Friday, July 13, 2018
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July 2018
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  Fête nationale du Monténégro
Location:
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Description:
Fête nationale du Monténégro

Fête nationale
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Description:
Fête nationale

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Location:
Musée Français de la Carte à Jouer
16, rue Auguste Gervais
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 83 60
Fax : +33 (0)1 41 23 83 66
Mail : musee@ville-issy.fr
Internet Site : www.museecarteajouer.com
Description:
Du 13 décembre 2017 au 20 mai 2018, prolongation jusqu'au 12 août 2018
Du mercredi au vendredi : 11h - 17h / Samedi et dimanche : 14h - 18h
Groupes : sur rendez-vous du mardi au dimanche - Fermé le lundi et les jours fériés

Entrée libre le premier dimanche de chaque mois
Plein tarif : 4.70 € / 3.60 € pour les Isséens et GPSO
Tarif réduit : 3.60 € / 2.60 € pour les Isséens et GPSO
Gratuit pour les moins de 26 ans
Audio guide français / anglais : gratuit

Labellisée « Centenaire Auguste Rodin », cette exposition au Musée Français de la Carte à Jouer sera la dernière manifestation de cette année consacrée à l'une des figures les plus indépendantes du monde de l'art. Mêlant sculptures et photographies, elle s'accompagnera d'une riche programmation avec des conférences mensuelles et des projections.

En 1908, Auguste Rodin, qui habite la Villa des Brillants à Meudon depuis une douzaine d'années, fait installer dans les communs du château des Conti à Issy-les-Moulineaux l'atelier d'un de ses derniers mouleurs et proches collaborateurs : Paul Cruet.

Employé par le Maître, puis par le Musée Rodin de novembre 1905 à février 1940 en qualité de chef-mouleur, celui-ci devient un collaborateur précieux et estimé dont l'expertise a régulièrement été sollicitée dans différents domaines. C'est en particulier à lui qu'est confiée la tâche d'achever la mythique Porte de l'Enfer en 1917.

Jusqu'à sa fermeture en 1937, son atelier isséen compte parmi l'un des principaux lieux d'activité du Musée Rodin.

A la fin de sa vie, il possédait une collection dont donation a été faite à la Ville en 1966 et 1974. Conservé au Musée Français de la Carte à Jouer, ce fonds comprend en particulier des photographies anciennes, une aquarelle et sept sculptures en plâtre (dont un buste de Camille Claudel et une tête d'un des Bourgeois de Calais, Pierre de Wissant).

L'ensemble sera présenté au côté d'une sélection d'œuvres à la réalisation desquelles Paul Cruet a travaillé. L'exposition a en effet bénéficié de l'aide et du soutien du Musée Rodin qui a bien voulu ouvrir largement l'accès à ses archives et à ses réserves.

Elle permettra aussi sur le plan esthétique de s'arrêter sur les processus créatifs en sculpture et plus particulièrement le procédé du moulage. Le mouleur joue en effet un rôle important non seulement sur le plan technique (du fait du nombre et de la complexité des étapes mises en œuvre) mais surtout sur le plan esthétique.

#CentenaireRodin
#Rodin100
http://rodin100.org/fr/actualit%C3%A9s/auguste-rodin-et-son-mouleur-paul-cruet

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Paul Cruet procédant au moulage d'Ugolin, tirage photographique 22.4 x 17.3 cm, coll. M F C J - Issy-les-Moulineaux © F. Doury

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Vernissage de l'exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), L'Âge d'airain (Grand modèle), 1877, plâtre patiné au vernis gomme laque, 180 x 68.5 x 54.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Saint Jean-Baptiste (Grand modèle), 1880, plâtre patiné au vernis gomme laque, 203 x 71.7 x 119.5 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Auguste Rodin et son mouleur Paul Cruet"
Auguste RODIN (1840-1917), Buste de Dalou, 1883, plâtre stéariné, 52 x 43 x 24 cm. © MuMa Le Havre / Charles Maslard

Exposition "Picasso et la danse"
Location:
Palais Garnier
Opéra national de Paris / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra, Palais Garnier
Entrée à l'angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"

Du 19 juin au 16 septembre 2018
Tous les jours 10h > 17h

Tarifs de visite
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €
Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi.

Commissariat
Bérenger Hainaut, conservateur au département de la Musique, BnF
Inès Piovesan, chef du Service des éditions, Opéra national de Paris

Catalogue
Picasso et la danse
Sous la direction de Bérenger Hainaut et Inès Piovesan BnF Éditions
22 x 27 cm, 192 pages, 100 illustrations environ, 39 €

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso et Jacqueline Rogue dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Pablo Picasso (1881-1973) est certainement l'un des artistes les plus complets du xxe siècle : à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, il n'a cessé d'approfondir toutes les techniques, explorant les champs et les modes d'expression les plus divers. À partir des années 1910, il découvre le monde du spectacle et travaille à la création de décors et costumes qui marqueront l'histoire du ballet. Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920), Mercure (1924) constituent autant de repères majeurs pour cet art. L'héritage de Picasso reste d'ailleurs vivace au sein du répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, témoignant de l'importance de la place qu'il occupe dans le paysage chorégraphique.
Mais il faut dépasser le cadre du ballet pour découvrir que l'intérêt de Picasso pour la danse s'est en réalité exprimé dès ses plus jeunes années. Des danseuses de cirque des années 1900 aux danses érotiques du dernier Picasso, en passant par les scènes de bacchanales des années 1940 à 1960, tout a semblé prétexte à représenter des corps en mouvement. La dynamique du mouvement dansé a ainsi traversé toute l'œuvre du maître, allant parfois jusqu'à alimenter son geste artistique.
L'exposition organisée par la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris explore les différentes facettes du rapport de Picasso à la danse, entre vie de troupe et recherches créatrices, entre beaux-arts et spectacle vivant.


I. La troupe des Ballets russes

En mars 1915, Jean Cocteau cherche à rencontrer Picasso. Le jeune écrivain, qui côtoie les Ballets russes depuis 1909, souhaite marquer les esprits et s'imposer en tant que créateur auprès de Serge Diaghilev, le directeur de la compagnie. Il imagine donc de rallier le chef de file du mouvement cubiste et de le convaincre de participer à un de ses projets scéniques : Parade. Au début de l'été, le compositeur Edgar Varèse accepte de présenter Cocteau à Picasso : cette première rencontre signe le début de la collaboration de l'artiste avec les Ballets russes.
De 1917 à 1925, Picasso partage régulièrement la vie de la troupe, à l'occasion de résidences de travail ou de tournées, en France et à l'étranger. Il incarne une forme de renouveau au sein des Ballets russes, aux côtés de Cocteau mais aussi de Léonide Massine, alors principal chorégraphe. Au fil de ces années de collaboration, Picasso noue de nombreuses amitiés, dont témoignent portraits et caricatures, ainsi qu'une abondante correspondance. Sa forte implication dans l'univers mondain du ballet s'explique aussi par sa rencontre avec Olga Khokhlova : danseuse pour Diaghilev depuis 1911, elle entame une liaison avec Picasso en 1917, avant de l'épouser le 12 juillet 1918. Jusqu'en 1924, elle sera omniprésente dans ses œuvres.
Dans ce contexte, le ballet devient une thématique à part entière : Picasso réalise de nombreuses études de mouvements dansés et multiplie les dessins de danseurs, de ballerines et de pas de deux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Danseuse ayant servi de frontispice pour le livre de Boris Kochno, Le Ballet, mars 1954 lithographie en couleur BnF, Estampes et photographie

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Deux danseurs (1925) reproduction issue de l'ouvrage Pablo Picasso, Grâce et mouvement Zürich, Louis Grosclaude, 1943 BnF, Réserve des livres rares © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Trois danseuses, [1919-1920] Crayon graphite sur trois feuilles de papier raboutées Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979
© Sylvie Chan-Liat / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018


II. Travailler pour le ballet

Picasso a contribué à dix productions de ballets, dont six pour les Ballets russes. Son implication se limite parfois à un simple rideau de scène, ou à des indications pour le faire réaliser : c'est le cas par exemple pour Le Train bleu (1924) ou Le Rendez-vous (1945). Entre 1917 et 1924, il s'investit toutefois très activement dans quatre productions majeures : Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920) et Mercure (1924), ballets pour lesquels il conçoit décors, costumes et rideaux de scène.
Ces réalisations coïncident avec une prise de distance vis-à-vis de la technique cubiste. Après une dizaine d'années de recherches systématiques, qui l'ont mené du proto-cubisme des Demoiselles d'Avignon (1907) au cubisme synthétique, il commence à explorer de nouvelles directions. Des dessins naturalistes font leur réapparition dès 1915. Dans Parade cohabitent éléments néo-classiques et éléments cubistes, que Picasso n'abandonne pas pour autant : il les distille au fil des productions, par petites touches, avant de leur substituer une première forme de surréalisme dans Mercure. Le ballet accompagne ainsi les mutations successives de l'artiste.
À partir des années 1970, certains de ces ballets ont été reconstitués par l'Opéra de Paris. Après Parade, recréé en 1979 à l'occasion d'un hommage à Erik Satie, ce sont Le Tricorne, Le Train bleu et Le Rendez-vous qui intègrent simultanément le répertoire de l'Opéra en 1992. En comptant aussi Icare, dans une nouvelle production créée au Palais Garnier en 1962, cinq des ballets de Picasso sont actuellement au répertoire de l'institution.

Parade, 1917

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Projet pour le rideau de scène du ballet Parade, [1916-1917] Crayon graphite et aquarelle sur papier Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979 © Succession Picasso 2018

Imaginé par Cocteau, l'argument de Parade est très simple : devant un chapiteau, les artistes tentent de convaincre le public d'entrer pour assister à leur spectacle en donnant un aperçu de leurs numéros (la « parade »). Cocteau veut puiser la « force de vie » présente dans le cirque pour « féconder » un art théâtral jugé moribond. Ce projet ne pouvait mieux convenir à Picasso : particulièrement sensible à l'univers des saltimbanques, il s'identifie à Arlequin, « double mélancolique » très présent dans son œuvre. Sollicité par Cocteau, il accepte de participer, aux côtés de Massine et du compositeur Erik Satie. Il réalise un décor cubiste, qui contraste avec le néo-classicisme de son rideau de scène. Par ailleurs, Picasso modifie le ballet de façon notable. Il introduit les personnages des managers, dont les costumes sont pensés comme des sculptures cubistes, ainsi qu'un numéro de « cheval-jupon », sur le modèle de celui qu'il a observé au cirque Medrano. Ses costumes contribuent largement au scandale de la création de Parade, qui finit néanmoins par s'imposer.

Le Tricorne, 1919

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Le Tricorne : maquette du décor définitif (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Projet de costume pour le ballet Le Tricorne : un voisin (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Après la réussite de Parade, Diaghilev invite Picasso à participer à un second ballet, entièrement espagnol : El Sombrero de tres picos (Le Tricorne), adapté du roman picaresque de Pedro de Alarcón. Manuel de Falla compose la musique et Massine est de nouveau chargé de la chorégraphie, conseillé par Félix Fernandez, un danseur de flamenco. L'intrigue du ballet s'articule autour des personnages du meunier et de sa femme, convoitée par le gouverneur de la province. À la suite de nombreuses péripéties, le gouverneur est rossé, avant que la foule ne se lance dans une jota finale, danse traditionnelle espagnole. Picasso réalise des décors aux teintes douces, à la fois naturalistes et subtilement cubistes, sur lesquels ses costumes très colorés, d'inspiration populaire, se détachent vivement. Le Tricorne, qui lui rappelle ses racines andalouses, lui permet d'exprimer sa passion pour la corrida, qu'il fait infuser dans le ballet : il fait danser matador et picador au milieu des villageois, et représente sur le rideau de scène une arène, un jour de corrida.

Pulcinella, 1920

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Étude de décor pour le ballet Pulcinella [ca. 1920] Procédé Jacomet (gouache appliquée au pochoir sur impression phototypique) BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En avril 1917, les Ballets russes sont en tournée en Italie : la troupe se produit à Rome, avant de gagner Naples. Alors que Picasso travaille sur Parade, Diaghilev et Massine rassemblent des matériaux pour un nouveau ballet, inspiré de la commedia dell'arte. Adaptant une pièce du théâtre napolitain du xviiie siècle, Massine écrit l'argument de Pulcinella quelques mois plus tard. Diaghilev, de son côté, après avoir collecté des manuscrits attribués à Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736), propose à Igor Stravinsky de s'en servir pour composer une nouvelle musique de ballet. Picasso rejoint le projet en décembre 1919 et réalise une première série d'esquisses évoquant l'esthétique du Second Empire. Après plusieurs refus de Diaghilev, il opte pour une scène de rue nocturne : Naples est représentée selon les principes cubistes, avec vue sur le Vésuve. Les costumes qu'il conçoit empruntent à la fois aux costumes du XVIIIe siècle et aux traditions populaires napolitaines, qu'il a découvertes en 1917. Pulcinella est créé par les Ballets russes à l'Opéra de Paris le 15 mai 1920.

Mercure, 1924

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Scène de la confrontation entre Mercure (Léonide Massine)et Apollon (Boris Lissanevitch), Mercure [1927][Photographe non identifié], © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En 1924, Diaghilev et Cocteau montent Le Train bleu. Sollicité, Picasso accepte qu'un de ses tableaux soit reproduit pour servir de rideau de scène. Au même moment, le comte Étienne de Beaumont lance un projet concurrent. Pour ses « Soirées de Paris », il réunit une équipe composée de Satie, Massine et Picasso, auxquels il commande un ballet autour du dieu Mercure.
Picasso a carte blanche. S'éloignant du cubisme, il conçoit des « poses plastiques » d'allure surréaliste : les Trois Grâces apparaissent travesties ; certains personnages sont incarnés par des sculptures mobiles. L'artiste approfondit aussi une nouvelle technique, à base de lignes continues : ce style, dit « calligraphique » ou
« curvilinéaire », irriguera sa production dans les années suivantes.
Lors de la première de Mercure, le 15 juin 1924, un groupe de dadaïstes menés par André Breton et Louis Aragon déclenche une cabale visant Satie et Beaumont. Quelques jours plus tard, ils dressent toutefois dans la presse un portrait élogieux de Picasso : son dernier ballet majeur signe ainsi son entrée dans le surréalisme.

Icare, 1962

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Attilio Labis dans le rôle-titre d'Icare Palais Garnier, Paris, 1962 BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Roger Pic/ BnF © Succession Picasso 2018

En 1962, Serge Lifar est invité par l'Opéra de Paris à remonter son ballet Icare. L'argument qu'il a conçu s'inspire de la mythologie grecque : grâce aux ailes fabriquées par son père Dédale, Icare s'élance dans les airs ; mais grisé par le vol, il s'approche trop près du soleil, la cire de ses ailes fond et il tombe dans la mer. Créé en 1935, le ballet est un manifeste où la danse s'écrit indépendamment de la musique : outre la chorégraphie, Lifar est responsable des « rythmes » qui l'accompagnent, orchestrés par Arthur Honegger.
Pour cette reprise, l'ancien danseur conçoit lui-même de nouveaux costumes et propose à son ami Picasso, rencontré grâce aux Ballets russes dans les années 1920, de réaliser décor et rideau de scène. Depuis 1924, Picasso n'a plus travaillé pour le ballet, à l'exception d'un rideau pour Le Rendez-vous (1945) de Roland Petit, qui reprend une toile existante. L'artiste accepte pourtant d'imaginer ce nouveau décor : il fournit à Lifar une esquisse rappelant une autre « chute d'Icare », celle de la fresque qu'il a peinte en 1958 pour le siège de l'Unesco.


III. Représenter la danse

Au-delà de l'univers du ballet, Picasso a représenté un grand nombre de scènes de danses. Dès la fin des années 1890, des danseuses de cabaret apparaissent dans ses œuvres. L'artiste fréquente alors beaucoup music-halls et cafés-concerts : les danseuses de french cancan mais aussi les bals populaires qu'il dépeint, sont autant de témoins de sa vie de bohème, en prise avec le monde de la nuit et de la fête. Ces premières thématiques laissent ensuite la place à d'autres sujets, prétextes à l'introduction de nouvelles danses : danses orientales, danses mythologiques, danses traditionnelles espagnoles comme le flamenco, la jota ou encore la sardane, liée à la
« ronde de la paix »...
Réalisé entre 1904 et 1972, l'œuvre gravé de Picasso accompagne l'évolution de son rapport au mouvement dansé et permet de proposer un aperçu de la présence continue de la danse dans sa production, à travers quatre thématiques majeures.

Au cirque - Forains et saltimbanques

Picasso a toujours été fasciné par le monde circassien. À Paris, dès 1904, il est un habitué du cirque Medrano. Cette fréquentation assidue se ressent dans sa création : en 1905, les saltimbanques deviennent omniprésents dans ses œuvres. Suivant les traces de Toulouse-Lautrec, Picasso dessine ses premières « danseuses à cheval » ou « écuyères à panneau », du nom de la selle plate sur laquelle ces baladines se produisent. Au fil des années, il convoquera souvent cette figure, que l'on retrouve notamment sur le rideau de Parade.

Les danses mythologiques

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Faunes et chèvres, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Grand nu dansant, 1962 linogravure en couleurs, BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Centaure dansant, fond noir, octobre 1948 lithographie BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso Bacchanale avec une femme assise tenant un bébé, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

La mythologie gréco-latine a profondément nourri l'œuvre de Picasso. Si le minotaure, alter ego de l'artiste, domine les années 1930, ce sont les bacchantes et l'ensemble du cortège dionysiaque qui s'imposent à partir des années 1940. Les bacchantes sont ces femmes enivrées qui pratiquent une danse rituelle en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin et du théâtre. Picasso s'inspire des bacchanales du classicisme français pour représenter ce nouveau type féminin. En août 1944, dans l'euphorie de la Libération de Paris, il reproduit Le Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (1594-1665), qu'il réinterprète d'une manière cubiste : célébrant la joie de vivre retrouvée, cette peinture initie un nouveau départ dans son œuvre. À la faveur du retour à la paix et de séjours réguliers à Antibes, satyres, centaures, faunes et bacchantes s'affirment alors dans des compositions mêlant musique, danse et fête, dans lesquelles on voit parfois poindre l'influence du néo-classicisme de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

Danser la corrida

Dans la culture populaire espagnole, les affinités entre danse et tauromachie sont nombreuses : les paroles et les figures du flamenco font souvent référence à la corrida ; le paso doble évoque le tercio de muleta, combat final du matador contre le taureau. Réciproquement, un certain nombre de musiques de danse sont jouées tout au long de la corrida. Lorsque le matador choisit de poser lui-même les banderilles, il le fait au son d'une valse ou d'une jota issue du folklore espagnol, dansant et virevoltant devant le taureau pour provoquer sa charge. Puis, alors que l'orchestre interprète un paso doble, le matador exécute, avec une cape rouge, une série de passes parfois comparées à des mouvements de flamenco, avant l'estocade finale. Picasso a pleinement intégré le potentiel dansant de la corrida. Si les danseurs des Ballets russes incarnaient matador et picador dans Le Tricorne, ce sont ici les toréros qui se font danseurs. Les banderilleros sont suspendus dans des postures qui semblent chorégraphiées, tandis que chevaux et taureaux se figent au milieu de pas de deux brutaux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso
Tauromaquia : suerte de muleta
1957
Aquatine au sucre
BNF, Estampes et photographie

Le pouvoir érotique de la danse

Au cours des années 1960, la présence de l'érotisme dans les œuvres de Picasso s'intensifie considérablement. L'artiste revisite les sujets qui lui sont chers pour en proposer une nouvelle interprétation, fortement sexualisée. En particulier, il explicite beaucoup plus que par le passé le caractère sensuel voire luxurieux de la danse : bacchantes, circassiennes et danseuses orientales apparaissent nues, leurs attributs sexuels exacerbés. Plus encore, ses représentations mettent en scène avec insistance le pouvoir érotique de la danse. Les danseuses adoptent des poses lascives, attirant de façon magnétique le regard de spectateurs concupiscents, auxquels Picasso paraît une nouvelle fois s'identifier. Ces jeux de séduction fascinent diverses figures incarnant l'autorité ou le pouvoir, captives de ces visions érotiques, tel Hérode face à Salomé. Le public lui-même est renvoyé à sa posture de voyeur, à l'image de ce cavalier, échappé de l'univers de Rembrandt (1606-1669), qui surprend une bacchanale nocturne dans une composition de 1971.


IV. De la danse au geste dansé

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée national Picasso - Paris. MP819. © René Gabriel Ojéda / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Amateur de bals populaires et de fêtes mondaines, Picasso a dansé toute sa vie. Sur certains clichés, on le voit, amusé, tenter un levé de jambe maladroit en pleine rue, ou ébaucher un pas de danse en compagnie de Jacqueline Roque, sa dernière égérie. Pour autant, cette affinité avec le mouvement dansé peut-elle avoir influencé sa pratique artistique ?
La série de photographies réalisée par Gjon Mili pour le magazine Life en août 1949 apporte quelques éléments de réponse. À l'aide d'un crayon lumineux, Mili invite Picasso à exécuter des dessins immatériels. Constitué d'une ligne ininterrompue de lumière, chaque motif est fixé sur la pellicule grâce à une durée d'exposition très longue. Parfois, une succession de flashs permet de capturer différents états de la gestuelle de l'artiste : son corps apparaît tourné dans plusieurs directions à la fois, à la façon d'un tableau cubiste.
Cette technique du trait continu, Picasso l'a expérimentée dès la fin des années 1900 : la pointe du crayon se pose sur le papier et ne le quitte qu'une fois le dessin achevé. Entre 1917 et 1924, l'artiste s'en sert de nouveau, aboutissant au « style curvilinéaire » de Mercure. Mais la proposition de Mili implique une nouveauté de taille : cette fois, le tracé s'épanouit dans un espace à trois dimensions. Mouvements amples des bras, extension maximale, le corps de Picasso semble se projeter dans une sphère pour déployer une imagerie en volume. Son geste devient, en quelque sorte et pour un bref instant, un geste de danseur, immortalisé par l'œuvre photographique, comme une esquisse de notation chorégraphique.

https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/picasso-et-la-danse

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17:00 [17:00-19:00] Finissage de l'exposition des lauréats du Concours SOPHOT 2018
Location:
Galerie Fait & Cause
58, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 74 26 36
Mail : contact@sophot.com
Internet Site : www.sophot.com
Description:
Vernissage mardi 15 mai 2018 de 18H à 21H

Exposition, du mercredi 16 mai au vendredi 13 juillet 2018
Galerie ouverte du mardi au samedi de 14H à 19H

L'association Pour Que l'Esprit Vive vous invite au vernissage de l'exposition des deux reportages lauréats du concours SOPHOT 2018

« GROENLAND - Le dilemme des glaces »
(Groenland 2017),
réalisé par Samuel Turpin - France

Vernissage de l'exposition des lauréats du Concours SOPHOT 2018

Les Molgaard, une famille de pêcheurs sur la côte ouest du Groenland sont les temoins directs des conséquences du réchauffement climatique. L'Arctique est devenu en 20 ans un objet de spéculation. Le recul de l'inlandsis et la fonte des glaces permettent l'accès à des ressources très convoitées. Les autorités groenlandaises comptent bien y trouver leur compte. © Samuel Turpin

« SERGE et JACQUELINE »
(Lille - France 2017),
réalisé par Laure Vouters - France

Vernissage de l'exposition des lauréats du Concours SOPHOT 2018

Une rencontre fortuite avec Jacqueline un jour de pluie : "Elle me dit bonjour, voit mon appareil photo. Nous échangeons quelques paroles. - Je rêve depuis toujours de rencontrer quelqu'un pour raconter notre histoire, c'est le Seigneur qui vous envoie...". Un épisode de vie, tendre, parsemé d'humour et d'empathie dans un contexte social difficile. © Laure Vouters


Finalistes

« DIS PAPA »
Chronique et témoignage bouleversants d'un quotidien qui se poursuit malgré la maladie : la schizophrénie. Images et écrits d'un père se posent en témoins des représentations de l'isolement, de la confusion comme de la souffrance psychique.
Paris - France 2010/2017
Geoffroi Caffiery

« VAGUE À L'ÂME »
"L'Oeuvre Royale Ibis", institution centenaire, autrefois vouée à l'accueil des orphelins de marins pêcheurs, accueille aujourd'hui des garçons de 6 à 16 ans extirpés d'un environnement familial difficile.
Belgique-Ostende 2014/2016
Elena Fusco

« MÉMOIRES D'ENFANCES EXILÉES »
L'histoire dite « des enfants de la Creuse » nous ramène quelques cinquante ans en arrière quand des enfants réunionnais ont été exilés dans la Creuse sur ordre de Michel Debré, alors député de l'île de La Réunion.
France 2017
Corinne Rozotte

« ATHÈNES : portrait d'une ville après la crise »
Alors que la Grèce émerge enfin des profondeurs de la crise, les Athéniens se sentent trahis par leur gouvernement. Les façades décaties d'Athènes débordent des cris de rage et d'espoir qui recouvrent les murs...
Grèce 2017
Natalya Saprunova

« LES GITANS DU QUARTIER SAINT JACQUES »
"Il règne dans le quartier une tristesse permanente. Contrairement à l'Andalousie, on n'entend pas de musique dans la rue, peu d'enfants jouent à des jeux de leur âge. Femmes et enfants n'ont pas d'espoir, ils ne vivent que dans l'instant présent car il n'y a pas de lendemain...".
Perpignan - France 2017
Jeanne Taris

« RENCONTRES SUR LA ROUTE D'EUROPE »
Dans les camps de réfugiés, les squats de sans-papiers, de Za'atari à Bruxelles, de Ceuta à Calais, entre espoir et déception, entre rêve et réalité, des histoires bouleversantes de rencontres sur les routes migratoires qui témoignent d'une réalité tragique.
2009/2017
Bertrand Vandeloise


[18:00-22:00] Opening Fab City Store
Location:
Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès
Parc de la Villette
75019 Paris
M° Porte de Pantin, Porte de la Villette
France
Internet Site : www.villette.com
Description:
Villette makerz
Galerie de la Villette

[18:00-22:00] Vernissage de Chloé Vanderstraten "Les Formes du Monde"
Location:
Galerie l'Inlassable - Saint-Germain-des-Prés
13 bis, rue de Nevers
18, rue Dauphine
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 73 74 75 45
Mobile : +33 (0)6 71 88 21 14
Mail : galerie@linlassable.com
Internet Site : www.galerielinlassable.com
Description:
DU 13 JUILLET AU 01 SEPTEMBRE
Vernissage le vendredi 13 juillet de 18h à 22h

Il est possible de relier entres elles des étoiles proches les unes des autres par des lignes imaginaires.
On appelle « constellation » la forme aléatoire dessinée à partir des tracés de ces projections sur la voûte céleste.
Des pensées d'images, des constellations d'idées que Chloé Vanderstraeten archive sous forme plastique, un flux ambiant pour comprendre les phénomènes du monde en matière. La peinture imprègne ces captations d'un geste.
Elle accentue une myopie moderne et nous octroie des instants silencieux.
L'archive chevauche les images fantasmées d'un présent subjectif.
L'anthropologue Tim Ingold parle d'oeuvre d'Art « comme le résultat d'une recherche anthropologique ».
Il est possible de circuler entre les archipels, traversant une mythologie d'époque, allant d'un temps historique à un autre.
Des images à travers lesquelles on sillonne et on se perd : il faut tisser des liens pour y voir des histoires et des Histoires, avancer sur des itinéraires mouvants pour y déceler les ramifications du présent.

Vernissage de Chloé Vanderstraten "Les Formes du Monde"
Chloé Vanderstraeten, 1969, 2017, oil on canvas - huile sur bois, 50 x 40 cm

Vernissage de Chloé Vanderstraten "Les Formes du Monde"
Chloé Vanderstraeten, l'homme spatiale, 2017, huile sur bois - oil on canvas, 40 x 50 cm

[18:00-21:00] Vernissage de Pablo Reinoso "Pause-Lapin"
Location:
Musée de Cluny
Musée national du Moyen-Age - Thermes et hôtel de Cluny
6, place Paul Painlevé
75005 Paris
M° Cluny - La Sorbonne, Odéon, RER B Saint-Michel - Notre-Dame
France
Phone : +33 (0)1 53 73 78 16
Mail : contact.musee-moyenage@culture.gouv.fr
Internet Site : www.musee-moyenage.fr
Description:
L'artiste franco-argentin Pablo Reinoso inaugure demain soir sa nouvelle œuvre « Pause-Lapin » réalisée à quatre mains avec la complicité de Florence de Ponthaud-Neyrat.

Une assise sculpturale qui vient orner le nouvel accueil du Musée de Cluny, qui rouvre ses portes au public ce 14 juillet, après deux ans de rénovation.

Imaginée dans le cadre du 1% artistique, « Pause-Lapin » se veut le point de rencontre entre l'univers médiéval du Musée de Cluny et l'architecture moderne des nouveaux bâtiments, conçus par l'architecte Bernard Desmoulin.

Vernissage de Pablo Reinoso "Pause-Lapin"

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "Fukami, une plongée dans l'esthétique japonaise"
Location:
Hôtel Salomon de Rothschild
Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques
11, rue Berryer
75008 Paris
M° George V, Ternes, Charles de Gaulle - Etoile
France
Phone : +33 (0)1 71 93 75 37
Fax : +33 (0)1 71 93 75 38
Mail : contact@HotelSalomondeRothschild.com
Internet Site : www.hotelsalomonderothschild.com
Description:
Vernissage de l'exposition "Fukami, une plongée dans l'esthétique japonaise"

「深みへ‐日本の美意識を求めて‐」展

Du 14 juillet au 21 août 2018
Tous les jours de 11h à 20h (fermeture les 23 juillet et 6 août)

Entrée : 5€

Concept initial : Masahiko Tsugawa
Commissariat : Yuko Hasegawa

https://fukami.japonismes.org/artists.html

Tradition et modernité, flou et forme, éphémère et éternité, deux faces contraires d'un même élément : l'esthétique japonaise ou l'art de la coexistence des opposés.

Présentée dans l'Hôtel Salomon de Rothschild, cette exposition qui marquera le coup d'envoi de Japonismes 2018 est conçue sous le commissariat de Yuko Hasegawa, directrice artistique au musée d'art contemporain de Tokyo. Elle dévoilera l'âme de l'esthétique japonaise à travers un parcours jalonné d'œuvres traditionnelles et de productions contemporaines. Quel meilleur exemple pour illustrer l'harmonie qui transcende les medium artistiques et les époques et pour incarner la vitalité propre à l'esthétique japonaise, qu'une poterie Jômon de plusieurs milliers d'années avant J.C., présentée à côté d'une robe sculptée par le jeune créateur de la marque Anrealage, inspirée justement de ladite poterie ? À travers un large éventail de créations (peinture, installation, photographie, mode, sculpture, etc.) et de thématiques illustrant une multiplicité de concepts (primitivisme, hybridation, minimalisme, alchimie, philosophie de la légèreté, renaissance, etc.), l'exposition appréhendera l'esthétique japonaise, qui unit tradition et modernité, sous une perspective nouvelle.

Vernissage de l'exposition "Fukami, une plongée dans l'esthétique japonaise"

UN VOYAGE AU COEUR DE 10 000 ANS D'HISTOIRE DE L'ART

Cette exposition a pour vocation de synthétiser les éléments des manifestations prévues à Paris dans le cadre de la saison culturelle « Japonismes 2018 ».

La culture artistique de cet archipel d'Extrême-Orient, dont le climat varie considérablement du nord au sud et avec les saisons, est intimement liée à la nature. Son isolement a donné naissance à une façon originale d'absorber et de développer la culture.

L'esthétique japonaise inclut ainsi des éléments parfois antagonistes tels que le calme et le mouvement, le masculin et le féminin, le bien et le mal, la forme et le chaos, la permanence et l'instant, le baroque et le minimalisme, la tradition et la modernité ; c'est dans cette zone de flottement où les pôles opposés deviennent les deux facettes d'une même pièce qu'elle s'épanouit. Il n'est pas question de synthèse conciliatrice où les éléments opposés seraient à la fois éliminés et affirmés (aufhebung) comme dans la dialectique occidentale. Au contraire, ils restent bien distincts l'un de l'autre.

D'une certaine façon, on pourrait parler de « dialectique du flottement ».

Cette vision ne repose pas sur l'anthropocentrisme occidental qui affirme le dualisme soi/autre et sujet/objet, séparant la nature de la société, mais sur un anti-anthropocentrisme animiste où l'homme ne fait qu'un avec la nature et avec l'environnement et qui reconnaît la nature divine de toute chose. Cet état d'esprit mène à un moyen de « japoniser » librement les cultures étrangères grâce à l'imitation et à une grande curiosité intellectuelle, sans filtre critique. Lévi-Strauss oppose à la conception « centrifuge » du sujet qui prévaut en Occident une conception « centripète », relativement ouverte, où l'essence de l'individu dépend des circonstances dans lesquelles ils se trouve. Reposant sur la liberté d'assimilation et une identité ouverte en fonction des circonstances, la culture japonaise possède un dynamisme et une énergie qui rappellent l'activité biologique et le renouvellement cellulaire.

À l'ère de l'anthropocène (changements environnementaux causés par l'anthropocentrisme), confrontées à la question du terrorisme et des migrations, la France et l'Europe cherchent à tâtons une nouvelle direction. Cette exposition est aussi un message du Japon en faveur de la coexistence du présent et du passé et du vivre-ensemble. Son titre, « Fukami » - une plongée dans l'esthétique japonaise, enjoint les visiteurs à dépasser les clichés existants pour s'immerger sans les profondeurs de la véritable essence de l'esthétique japonaise. L'espace d'exposition est donc conçu de façon interactive, afin que le public puisse éprouver les liens créatifs entre des œuvres très différentes. Les œuvres exposées au sein de ce magnifique bâtiment français du 19e siècle couvrent 10 000 ans d'histoire. La conception de l'espace a été confié à l'agence d'architecture SANAA. Les interactions entre les œuvres et le bâtiment, tout en transparence et en flottement, annulent leurs origines, guidant les visiteurs dans un espace de pur dialogue avec les objets. Cette scénographie interactive qui traverse les âges et les pays en juxtaposant œuvres anciennes et contemporaines d'une part, japonaises et occidentales d'autre part, invite un voyage qui apporte de nouvelles perspectives et de nouveaux regards sur le monde. Cent pièces créées par 25 artistes sont exposées, avec « l'expression du vivant » pour fil conducteur.

Elles sont organisées autour de 10 thèmes :
- Prologue - Dualité d'échos, Exprimer les origines de la vie - déconstruction et transmission de l'animisme
- L'alchimie - transformer la matière, transformer la perception
- Esthétique de la disparition - Minimalisme
- Vers le Sud - Revitalisation de la créativité par la sphère périphérique
- Représentation du désastre et de la crise - les médias vers une nouvelle existence
- Renaissance répétée, Renaissance de l'intangible
- Paysage subjectif - philosophie de la légèreté
- Hybridation - Coexistance
- Epilogue - Transformation


Tout comme le japonisme du 19e siècle a eu un fort impact sur Paris et sur l'Europe, cette exposition est une occasion de favoriser le tissage de liens variés et stimulants et de suggérer que des imaginations diverses peuvent entrer en résonance, de nos jours, en 2018.

Yuko Hasegawa

Vernissage de l'exposition "Fukami, une plongée dans l'esthétique japonaise"
(Left) National Treasure, Flame Style Vessel, Tokamachi City Museum (Right) ANREALAGE, collaboration with NAWA Kohei | SANDWICH, ANREALAGE 2017-2018 autumn & winter collection "ROLL"

Vernissage de l'exposition "Fukami, une plongée dans l'esthétique japonaise"
Kohei Nawa

Vernissage de l'exposition "Fukami, une plongée dans l'esthétique japonaise"
Itô Jakuchu

Vernissage de l'exposition "Fukami, une plongée dans l'esthétique japonaise"
Lee Ufan

Vernissage de l'exposition "Fukami, une plongée dans l'esthétique japonaise"
Paul Gauguin



[19:00-21:00] Lancement de Papier Magazine Hors Série N2
Location:
Le Consulat
Le Consulat De La Gaîté
2, rue Vercingétorix
75014 Paris
M° Gaîté
France
Mail : hello@leconsulat.org
Internet Site : www.leconsulat.org
Description:
Lancement de Papier Magazine Hors Série N2 en collaboration avec Le Consulat, lieu éphémère & engagé

A l'occasion de cette collaboration, Papier Magazine sort son deuxième Hors Série, une édition spéciale Le Consulat et limitée à 2000 exemplaires.
15 artistes se sont exprimés sur l'engagement. Les 15 illustrations sont tirées en posters individuels, rassemblés dans une pochette aux couleurs de l'engagement.

Programme
- Exposition du travail des artistes Gaadjika, Ana Castillo, Jules Magistry, Louise Duneton, Lokz Phoenix & Camille Deschiens.
- Espace de vente du magazine & de tirages numérotés et signés par les artistes

Artistes publiés dans Papier Magazine x Le consulat :
Gaadjika, Jules Magistry, Alliées, Groduk&Boucar, Cécile iacancio, Antoine Duruflé, Hector de la Vallée, Louise Duneton, Léopoldine Siaud, Adriana Lozano Roman, Julien Cornette, Camille Deschiens, Klima, Ana Castillo, Lokz Phoenix

Lancement de Papier Magazine Hors Série N2

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Yu-ichi Inoue 1916-1985 -La calligraphie libérée"
Location:
Maison de la Culture du Japon à Paris
MCJP
101 bis, quai Branly
75015 Paris
M° Bir-Hakeim, RER C Champ de Mars - Tour Eiffel
France
Phone : +33 (0)1 44 37 95 00
Fax : +33 (0)1 44 37 95 15
Internet Site : www.mcjp.asso.fr
Description:
Dans le cadre de Japonismes 2018

Du 14 juillet au 15 septembre 2018

Le calligraphe Yu-ichi Inoue (1916-1985) est l'un des représentants les plus créatifs de l'avant-garde artistique du Japon de l'après-guerre. Transcendant les conventions et les règles traditionnelles, il érigea la calligraphie au rang de véritable art contemporain. L'exposition présentera ses principaux chefs-d'œuvre, dévoilant un univers monochrome aux formes riches et multiples, avec pour seuls médiums le papier et l'encre de Chine.
Parmi ces œuvres d'une remarquable variété figureront : Muga [Non conscience de soi], caractéristique de ses débuts ; Hin [Dénuement] qui exprime un mode de vie et une philosophie ; des calligraphies composées d'un seul caractère et faisant appel à des matériaux qu'Inoue avait lui-même mis au point et à des techniques ingénieuses comme Hana [Fleur] ; Nametokoyama no Kuma [Les Ours de la montagne Nametoko], un conte pour enfants de Kenji Miyazawa (1896-1933) qu'Inoue a écrit à la mine de plomb, au crayon Conté et au fusain, tout en le récitant à voix haute.

Vernissage de l'exposition "Yu-ichi Inoue 1916-1985 -La calligraphie libérée"
(Left) Yu-ichi Inoue, Muga, 1956, the National Museum of Modern Art, Kyoto, © UNAC TOKYO
(Right) Yu-ichi Inoue, Hin, 1972, the National Museum of Modern Art, Kyoto, © UNAC TOKYO

[19:30-22:30] Réception / Garden-party à l'occasion de la Fête Nationale
Location:
Ministère de la Défense
Hôtel de Brienne
14, rue Saint-Dominique
75007 Paris
M° Invalides, Solférino
France
Internet Site : www.defense.gouv.fr
Description:
Le général Pierre de Villiers n'a pas reçu de carton d'invitation à la traditionnelle réception du 13 juillet à l'Hôtel de Brienne. L'an dernier, c'est au cours de cette garden-party que le chef de l'Etat avait prononcé des mots très durs à son égard, le poussant à la démission cinq jours plus tard. Depuis lors, l'ancien chef d'état-major des armées a publié un livre, « Servir » (Fayard) qui a rencontré un grand succès (130 000 exemplaires) et qui sortira en édition de poche à la rentrée. Pierre de Villiers a systématiquement refusé d'entrer dans des polémiques avec le chef de l'Etat, se contentant de rappeler que les propos qu'ils avaient alors tenus l'avaient été à huis clos, devant les élus de la Nation.

Pierre de Villiers ne fait toutefois pas l'objet d'une fatwa particulière, puisque ses deux prédécesseurs, le général Georgelin et l'amiral Guillaud, n'ont eux non plus, pas été invités. Le ministère n'entend sans doute pas transformer cette réception, destinée à honorer les blessés et les troupes défilantes, en une réunion d'anciens, mais ceux-ci auraient sans doute apprécié d'y être conviés.

Interrogé vendredi matin sur LCI, le général de Villiers a indiqué que s'il avait été invité au 14 juillet, il n'y serait pas allé.




[20:00-21:00] Performance d'Ana Mazzei
Location:
La Galerie de Noisy-le-Sec
Centre d'art contemporain de Noisy-le-Sec
1, rue Jean-Jaurès
93130 Noisy-le-Sec
M° RER E Noisy-le-Sec
France
Phone : +33 (0)1 49 42 67 17
Fax : +33 (0)1 48 46 10 70
Mail : info@lagalerie-cac-noisylesec.fr
Internet Site : lagalerie-cac-noisylesec.fr
Description:
Dans le cadre de l'exposition "Mains, Sorts et Papiers"

avec :
Ana Mazzei
Félicia Atkinson
Laëtitia Badaut Haussmann
Cyril Verde et Sébastien Rémy

Ouverture vendredi 18 mai de 18h à 21h
Du 19 mai au 21 juillet 2018
Du mercredi au vendredi de 14h à 18h
Samedi de 14h à 19h

"Mains, Sorts, Papiers" ressemble à une variante du jeu de main à trois choix "Pierre, Feuille, Ciseaux". Les "théories du pierre-feuille-ciseaux" livrent des analyses éclairantes sur les collisions entre hasard et prédiction. L'une d'elles est que si les joueurs pouvaient jouer de façon complètement aléatoire, ce serait le meilleur moyen d'obtenir un tiers de probabilité de gagner. Elles nous apprennent aussi qu'une séquence aléatoire est impossible à générer sans l'aide d'une machine, de dés ou de pièces de monnaie... Avec ce jeu de main, la compétition porte le plus souvent sur l'analyse du comportement de l'adversaire qui, se sachant observé, change de stratégie afin de rester le plus imprévisible possible. En plus de capter toute l'attention des joueurs qui cherchent à la fois à percer la logique de l'autre et à brouiller ses propres suites, les chances de gagner par cette technique de déduction sont encore plus réduites et finalement les meilleurs joueurs sont ceux qui parviennent à enlever toute apparence logique à leurs choix. Le hasard apparaît alors comme inaccessible à l'esprit humain, trop logique, trop prévisible, trop préoccupé par le lien. C'est là que le sort intervient dans le jeu comme un facteur de désordre : au lieu de mimer le hasard, laissons le sort agir et la magie nous dicter un scénario extra-humain, nous libérer de tout effort d'anticipation et d'improvisation. Glissé entre la pierre, la feuille ou les ciseaux, ou entre la main et le papier, le sort libère le joueur de toute volonté de contrôle, de tout projet. Accueillir le sort, c'est reconnaître une forme de puissance aléatoire imaginaire, c'est permettre de passer de la main au papier, du projet au geste sans avoir prévu les effets de ce passage. Voilà une autre forme d'hospitalité radicale, celle qui perd le contrôle, qui s'en remet au sort et lui passe la main. Le sort, sur lequel la main ne peut rien, lui redonne goût au jeu.

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