Saturday, September 1, 2018
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01
September 2018
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  Fête nationale de Slovaquie
Location:
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Description:
Jour de la constitution

[Deauville] 44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Location:
Deauville
Deauville
14800 Deauville
M° Gare SNCF Trouville - Deauville
France
Internet Site : www.mairie-deauville.fr
Description:
du 31 août au 9 septembre

www.festival-deauville.com

Sandrine Kiberlain présidente du jury du 44e Festival du cinéma américain de Deauville

La comédienne française Sandrine Kiberlain a été choisie pour présider le jury de la prochaine édition du Festival du cinéma américain de Deauville, qui se déroulera du 31 août au 9 septembre prochain.

Appelez-là Madame la présidente ! L'excellente Sandrine Kiberlain sera à la tête du jury du 44e Festival du cinéma américain de Deauville, qui se déroulera du 31 août au 9 septembre prochain. La comédienne succède au réalisateur de "The Artist" Michel Hazanavicius dont le jury avait décerné le Grand Prix à "The Rider", de la jeune Chloé Zhao, le prix du jury et de la critique revenant à "A Ghost Story", de David Lowery.

César du meilleur espoir féminin pour "En avoir (ou pas)" de Laetitia Masson en 1995 et de la meilleure actrice pour "9 mois ferme" de Albert Dupontel, en 2004, Sandrine Kiberlain est une figure incontournable du cinéma français. Au cours de sa carrière elle a travaillé avec les plus grands cinéastes hexagonaux, de Jacques Audiard à Stéphane Brizé en passant par Alain Resnais, Claude Miller, André Téchiné ou encore Pierre Salvadori.

A l'affiche fin avril de "Amoureux de ma femme", de et avec Daniel Auteuil, on la reverra le 15 août prochain dans "Fleuve Noir", un thriller réalisé par Erick Zonca avec Vincent Cassel et Romain Duris à ses côtés. Après avoir été la vedette de "Elle l'adore", le premier film de Jeanne Herry, en 2014, elle l'a retrouvée pour "Les Champs de fleur", qui sortira le 18 novembre.

[Deauville] 44e Festival du Cinéma Américain de Deauville

Fête nationale de la Libye
Location:
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Description:
Coup d'État en 1969

Fête nationale d'Ouzbékistan
Location:
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Description:
Fête nationale d'Ouzbékistan

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Exposition "Picasso et la danse"
Location:
Opéra national de Paris
Palais Garnier / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra
Entrée à l'angle des rues Scribe et Auber
Courriel : bibliotheque-musee-opera@bnf.fr

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"

Du 19 juin au 16 septembre 2018
Tous les jours 10h > 17h

Tarifs de visite
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €
Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi.

Commissariat
Bérenger Hainaut, conservateur au département de la Musique, BnF
Inès Piovesan, chef du Service des éditions, Opéra national de Paris

Catalogue
Picasso et la danse
Sous la direction de Bérenger Hainaut et Inès Piovesan BnF Éditions
22 x 27 cm, 192 pages, 100 illustrations environ, 39 €

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso et Jacqueline Rogue dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Pablo Picasso (1881-1973) est certainement l'un des artistes les plus complets du xxe siècle : à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, il n'a cessé d'approfondir toutes les techniques, explorant les champs et les modes d'expression les plus divers. À partir des années 1910, il découvre le monde du spectacle et travaille à la création de décors et costumes qui marqueront l'histoire du ballet. Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920), Mercure (1924) constituent autant de repères majeurs pour cet art. L'héritage de Picasso reste d'ailleurs vivace au sein du répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, témoignant de l'importance de la place qu'il occupe dans le paysage chorégraphique.
Mais il faut dépasser le cadre du ballet pour découvrir que l'intérêt de Picasso pour la danse s'est en réalité exprimé dès ses plus jeunes années. Des danseuses de cirque des années 1900 aux danses érotiques du dernier Picasso, en passant par les scènes de bacchanales des années 1940 à 1960, tout a semblé prétexte à représenter des corps en mouvement. La dynamique du mouvement dansé a ainsi traversé toute l'œuvre du maître, allant parfois jusqu'à alimenter son geste artistique.
L'exposition organisée par la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris explore les différentes facettes du rapport de Picasso à la danse, entre vie de troupe et recherches créatrices, entre beaux-arts et spectacle vivant.


I. La troupe des Ballets russes

En mars 1915, Jean Cocteau cherche à rencontrer Picasso. Le jeune écrivain, qui côtoie les Ballets russes depuis 1909, souhaite marquer les esprits et s'imposer en tant que créateur auprès de Serge Diaghilev, le directeur de la compagnie. Il imagine donc de rallier le chef de file du mouvement cubiste et de le convaincre de participer à un de ses projets scéniques : Parade. Au début de l'été, le compositeur Edgar Varèse accepte de présenter Cocteau à Picasso : cette première rencontre signe le début de la collaboration de l'artiste avec les Ballets russes.
De 1917 à 1925, Picasso partage régulièrement la vie de la troupe, à l'occasion de résidences de travail ou de tournées, en France et à l'étranger. Il incarne une forme de renouveau au sein des Ballets russes, aux côtés de Cocteau mais aussi de Léonide Massine, alors principal chorégraphe. Au fil de ces années de collaboration, Picasso noue de nombreuses amitiés, dont témoignent portraits et caricatures, ainsi qu'une abondante correspondance. Sa forte implication dans l'univers mondain du ballet s'explique aussi par sa rencontre avec Olga Khokhlova : danseuse pour Diaghilev depuis 1911, elle entame une liaison avec Picasso en 1917, avant de l'épouser le 12 juillet 1918. Jusqu'en 1924, elle sera omniprésente dans ses œuvres.
Dans ce contexte, le ballet devient une thématique à part entière : Picasso réalise de nombreuses études de mouvements dansés et multiplie les dessins de danseurs, de ballerines et de pas de deux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Danseuse ayant servi de frontispice pour le livre de Boris Kochno, Le Ballet, mars 1954 lithographie en couleur BnF, Estampes et photographie

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Deux danseurs (1925) reproduction issue de l'ouvrage Pablo Picasso, Grâce et mouvement Zürich, Louis Grosclaude, 1943 BnF, Réserve des livres rares © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Trois danseuses, [1919-1920] Crayon graphite sur trois feuilles de papier raboutées Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979
© Sylvie Chan-Liat / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018


II. Travailler pour le ballet

Picasso a contribué à dix productions de ballets, dont six pour les Ballets russes. Son implication se limite parfois à un simple rideau de scène, ou à des indications pour le faire réaliser : c'est le cas par exemple pour Le Train bleu (1924) ou Le Rendez-vous (1945). Entre 1917 et 1924, il s'investit toutefois très activement dans quatre productions majeures : Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920) et Mercure (1924), ballets pour lesquels il conçoit décors, costumes et rideaux de scène.
Ces réalisations coïncident avec une prise de distance vis-à-vis de la technique cubiste. Après une dizaine d'années de recherches systématiques, qui l'ont mené du proto-cubisme des Demoiselles d'Avignon (1907) au cubisme synthétique, il commence à explorer de nouvelles directions. Des dessins naturalistes font leur réapparition dès 1915. Dans Parade cohabitent éléments néo-classiques et éléments cubistes, que Picasso n'abandonne pas pour autant : il les distille au fil des productions, par petites touches, avant de leur substituer une première forme de surréalisme dans Mercure. Le ballet accompagne ainsi les mutations successives de l'artiste.
À partir des années 1970, certains de ces ballets ont été reconstitués par l'Opéra de Paris. Après Parade, recréé en 1979 à l'occasion d'un hommage à Erik Satie, ce sont Le Tricorne, Le Train bleu et Le Rendez-vous qui intègrent simultanément le répertoire de l'Opéra en 1992. En comptant aussi Icare, dans une nouvelle production créée au Palais Garnier en 1962, cinq des ballets de Picasso sont actuellement au répertoire de l'institution.

Parade, 1917

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Projet pour le rideau de scène du ballet Parade, [1916-1917] Crayon graphite et aquarelle sur papier Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979 © Succession Picasso 2018

Imaginé par Cocteau, l'argument de Parade est très simple : devant un chapiteau, les artistes tentent de convaincre le public d'entrer pour assister à leur spectacle en donnant un aperçu de leurs numéros (la « parade »). Cocteau veut puiser la « force de vie » présente dans le cirque pour « féconder » un art théâtral jugé moribond. Ce projet ne pouvait mieux convenir à Picasso : particulièrement sensible à l'univers des saltimbanques, il s'identifie à Arlequin, « double mélancolique » très présent dans son œuvre. Sollicité par Cocteau, il accepte de participer, aux côtés de Massine et du compositeur Erik Satie. Il réalise un décor cubiste, qui contraste avec le néo-classicisme de son rideau de scène. Par ailleurs, Picasso modifie le ballet de façon notable. Il introduit les personnages des managers, dont les costumes sont pensés comme des sculptures cubistes, ainsi qu'un numéro de « cheval-jupon », sur le modèle de celui qu'il a observé au cirque Medrano. Ses costumes contribuent largement au scandale de la création de Parade, qui finit néanmoins par s'imposer.

Le Tricorne, 1919

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Le Tricorne : maquette du décor définitif (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Projet de costume pour le ballet Le Tricorne : un voisin (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Après la réussite de Parade, Diaghilev invite Picasso à participer à un second ballet, entièrement espagnol : El Sombrero de tres picos (Le Tricorne), adapté du roman picaresque de Pedro de Alarcón. Manuel de Falla compose la musique et Massine est de nouveau chargé de la chorégraphie, conseillé par Félix Fernandez, un danseur de flamenco. L'intrigue du ballet s'articule autour des personnages du meunier et de sa femme, convoitée par le gouverneur de la province. À la suite de nombreuses péripéties, le gouverneur est rossé, avant que la foule ne se lance dans une jota finale, danse traditionnelle espagnole. Picasso réalise des décors aux teintes douces, à la fois naturalistes et subtilement cubistes, sur lesquels ses costumes très colorés, d'inspiration populaire, se détachent vivement. Le Tricorne, qui lui rappelle ses racines andalouses, lui permet d'exprimer sa passion pour la corrida, qu'il fait infuser dans le ballet : il fait danser matador et picador au milieu des villageois, et représente sur le rideau de scène une arène, un jour de corrida.

Pulcinella, 1920

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Étude de décor pour le ballet Pulcinella [ca. 1920] Procédé Jacomet (gouache appliquée au pochoir sur impression phototypique) BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En avril 1917, les Ballets russes sont en tournée en Italie : la troupe se produit à Rome, avant de gagner Naples. Alors que Picasso travaille sur Parade, Diaghilev et Massine rassemblent des matériaux pour un nouveau ballet, inspiré de la commedia dell'arte. Adaptant une pièce du théâtre napolitain du xviiie siècle, Massine écrit l'argument de Pulcinella quelques mois plus tard. Diaghilev, de son côté, après avoir collecté des manuscrits attribués à Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736), propose à Igor Stravinsky de s'en servir pour composer une nouvelle musique de ballet. Picasso rejoint le projet en décembre 1919 et réalise une première série d'esquisses évoquant l'esthétique du Second Empire. Après plusieurs refus de Diaghilev, il opte pour une scène de rue nocturne : Naples est représentée selon les principes cubistes, avec vue sur le Vésuve. Les costumes qu'il conçoit empruntent à la fois aux costumes du XVIIIe siècle et aux traditions populaires napolitaines, qu'il a découvertes en 1917. Pulcinella est créé par les Ballets russes à l'Opéra de Paris le 15 mai 1920.

Mercure, 1924

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Scène de la confrontation entre Mercure (Léonide Massine)et Apollon (Boris Lissanevitch), Mercure [1927][Photographe non identifié], © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En 1924, Diaghilev et Cocteau montent Le Train bleu. Sollicité, Picasso accepte qu'un de ses tableaux soit reproduit pour servir de rideau de scène. Au même moment, le comte Étienne de Beaumont lance un projet concurrent. Pour ses « Soirées de Paris », il réunit une équipe composée de Satie, Massine et Picasso, auxquels il commande un ballet autour du dieu Mercure.
Picasso a carte blanche. S'éloignant du cubisme, il conçoit des « poses plastiques » d'allure surréaliste : les Trois Grâces apparaissent travesties ; certains personnages sont incarnés par des sculptures mobiles. L'artiste approfondit aussi une nouvelle technique, à base de lignes continues : ce style, dit « calligraphique » ou
« curvilinéaire », irriguera sa production dans les années suivantes.
Lors de la première de Mercure, le 15 juin 1924, un groupe de dadaïstes menés par André Breton et Louis Aragon déclenche une cabale visant Satie et Beaumont. Quelques jours plus tard, ils dressent toutefois dans la presse un portrait élogieux de Picasso : son dernier ballet majeur signe ainsi son entrée dans le surréalisme.

Icare, 1962

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Attilio Labis dans le rôle-titre d'Icare Palais Garnier, Paris, 1962 BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Roger Pic/ BnF © Succession Picasso 2018

En 1962, Serge Lifar est invité par l'Opéra de Paris à remonter son ballet Icare. L'argument qu'il a conçu s'inspire de la mythologie grecque : grâce aux ailes fabriquées par son père Dédale, Icare s'élance dans les airs ; mais grisé par le vol, il s'approche trop près du soleil, la cire de ses ailes fond et il tombe dans la mer. Créé en 1935, le ballet est un manifeste où la danse s'écrit indépendamment de la musique : outre la chorégraphie, Lifar est responsable des « rythmes » qui l'accompagnent, orchestrés par Arthur Honegger.
Pour cette reprise, l'ancien danseur conçoit lui-même de nouveaux costumes et propose à son ami Picasso, rencontré grâce aux Ballets russes dans les années 1920, de réaliser décor et rideau de scène. Depuis 1924, Picasso n'a plus travaillé pour le ballet, à l'exception d'un rideau pour Le Rendez-vous (1945) de Roland Petit, qui reprend une toile existante. L'artiste accepte pourtant d'imaginer ce nouveau décor : il fournit à Lifar une esquisse rappelant une autre « chute d'Icare », celle de la fresque qu'il a peinte en 1958 pour le siège de l'Unesco.


III. Représenter la danse

Au-delà de l'univers du ballet, Picasso a représenté un grand nombre de scènes de danses. Dès la fin des années 1890, des danseuses de cabaret apparaissent dans ses œuvres. L'artiste fréquente alors beaucoup music-halls et cafés-concerts : les danseuses de french cancan mais aussi les bals populaires qu'il dépeint, sont autant de témoins de sa vie de bohème, en prise avec le monde de la nuit et de la fête. Ces premières thématiques laissent ensuite la place à d'autres sujets, prétextes à l'introduction de nouvelles danses : danses orientales, danses mythologiques, danses traditionnelles espagnoles comme le flamenco, la jota ou encore la sardane, liée à la
« ronde de la paix »...
Réalisé entre 1904 et 1972, l'œuvre gravé de Picasso accompagne l'évolution de son rapport au mouvement dansé et permet de proposer un aperçu de la présence continue de la danse dans sa production, à travers quatre thématiques majeures.

Au cirque - Forains et saltimbanques

Picasso a toujours été fasciné par le monde circassien. À Paris, dès 1904, il est un habitué du cirque Medrano. Cette fréquentation assidue se ressent dans sa création : en 1905, les saltimbanques deviennent omniprésents dans ses œuvres. Suivant les traces de Henri de Toulouse-Lautrec, Picasso dessine ses premières « danseuses à cheval » ou « écuyères à panneau », du nom de la selle plate sur laquelle ces baladines se produisent. Au fil des années, il convoquera souvent cette figure, que l'on retrouve notamment sur le rideau de Parade.

Les danses mythologiques

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Faunes et chèvres, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Grand nu dansant, 1962 linogravure en couleurs, BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Centaure dansant, fond noir, octobre 1948 lithographie BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso Bacchanale avec une femme assise tenant un bébé, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

La mythologie gréco-latine a profondément nourri l'œuvre de Picasso. Si le minotaure, alter ego de l'artiste, domine les années 1930, ce sont les bacchantes et l'ensemble du cortège dionysiaque qui s'imposent à partir des années 1940. Les bacchantes sont ces femmes enivrées qui pratiquent une danse rituelle en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin et du théâtre. Picasso s'inspire des bacchanales du classicisme français pour représenter ce nouveau type féminin. En août 1944, dans l'euphorie de la Libération de Paris, il reproduit Le Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (1594-1665), qu'il réinterprète d'une manière cubiste : célébrant la joie de vivre retrouvée, cette peinture initie un nouveau départ dans son œuvre. À la faveur du retour à la paix et de séjours réguliers à Antibes, satyres, centaures, faunes et bacchantes s'affirment alors dans des compositions mêlant musique, danse et fête, dans lesquelles on voit parfois poindre l'influence du néo-classicisme de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

Danser la corrida

Dans la culture populaire espagnole, les affinités entre danse et tauromachie sont nombreuses : les paroles et les figures du flamenco font souvent référence à la corrida ; le paso doble évoque le tercio de muleta, combat final du matador contre le taureau. Réciproquement, un certain nombre de musiques de danse sont jouées tout au long de la corrida. Lorsque le matador choisit de poser lui-même les banderilles, il le fait au son d'une valse ou d'une jota issue du folklore espagnol, dansant et virevoltant devant le taureau pour provoquer sa charge. Puis, alors que l'orchestre interprète un paso doble, le matador exécute, avec une cape rouge, une série de passes parfois comparées à des mouvements de flamenco, avant l'estocade finale. Picasso a pleinement intégré le potentiel dansant de la corrida. Si les danseurs des Ballets russes incarnaient matador et picador dans Le Tricorne, ce sont ici les toréros qui se font danseurs. Les banderilleros sont suspendus dans des postures qui semblent chorégraphiées, tandis que chevaux et taureaux se figent au milieu de pas de deux brutaux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso
Tauromaquia : suerte de muleta
1957
Aquatine au sucre
BNF, Estampes et photographie

Le pouvoir érotique de la danse

Au cours des années 1960, la présence de l'érotisme dans les œuvres de Picasso s'intensifie considérablement. L'artiste revisite les sujets qui lui sont chers pour en proposer une nouvelle interprétation, fortement sexualisée. En particulier, il explicite beaucoup plus que par le passé le caractère sensuel voire luxurieux de la danse : bacchantes, circassiennes et danseuses orientales apparaissent nues, leurs attributs sexuels exacerbés. Plus encore, ses représentations mettent en scène avec insistance le pouvoir érotique de la danse. Les danseuses adoptent des poses lascives, attirant de façon magnétique le regard de spectateurs concupiscents, auxquels Picasso paraît une nouvelle fois s'identifier. Ces jeux de séduction fascinent diverses figures incarnant l'autorité ou le pouvoir, captives de ces visions érotiques, tel Hérode face à Salomé. Le public lui-même est renvoyé à sa posture de voyeur, à l'image de ce cavalier, échappé de l'univers de Rembrandt (1606-1669), qui surprend une bacchanale nocturne dans une composition de 1971.


IV. De la danse au geste dansé

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée national Picasso - Paris. MP819. © René Gabriel Ojéda / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Amateur de bals populaires et de fêtes mondaines, Picasso a dansé toute sa vie. Sur certains clichés, on le voit, amusé, tenter un levé de jambe maladroit en pleine rue, ou ébaucher un pas de danse en compagnie de Jacqueline Roque, sa dernière égérie. Pour autant, cette affinité avec le mouvement dansé peut-elle avoir influencé sa pratique artistique ?
La série de photographies réalisée par Gjon Mili pour le magazine Life en août 1949 apporte quelques éléments de réponse. À l'aide d'un crayon lumineux, Mili invite Picasso à exécuter des dessins immatériels. Constitué d'une ligne ininterrompue de lumière, chaque motif est fixé sur la pellicule grâce à une durée d'exposition très longue. Parfois, une succession de flashs permet de capturer différents états de la gestuelle de l'artiste : son corps apparaît tourné dans plusieurs directions à la fois, à la façon d'un tableau cubiste.
Cette technique du trait continu, Picasso l'a expérimentée dès la fin des années 1900 : la pointe du crayon se pose sur le papier et ne le quitte qu'une fois le dessin achevé. Entre 1917 et 1924, l'artiste s'en sert de nouveau, aboutissant au « style curvilinéaire » de Mercure. Mais la proposition de Mili implique une nouveauté de taille : cette fois, le tracé s'épanouit dans un espace à trois dimensions. Mouvements amples des bras, extension maximale, le corps de Picasso semble se projeter dans une sphère pour déployer une imagerie en volume. Son geste devient, en quelque sorte et pour un bref instant, un geste de danseur, immortalisé par l'œuvre photographique, comme une esquisse de notation chorégraphique.

https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/picasso-et-la-danse

08:00  
09:00 [09:00-11:00] Preview du Salon Paréidolie
Location:
Marseille
Marseille
13000 Marseille
M° Gare SNCF Marseille Saint-Charles
France
Internet Site : www.marseille.fr
Description:
Hangar J1
J1 23 quai de Joliette

Salon International du Dessin Contemporain

Samedi 1er septembre 2018 de 11h à 20h
Dimanche 2 septembre 2018 de 11h à 19h

Vernissage
Samedi 1er septembre 2018 de 11h à 13h

PREVIEW (Presse & Professionnel)
Samedi 1er septembre 2018 de 9h à 11h

Vernissage du Salon Paréidolie

[09:00-11:00] Vernissage de l'exposition "Minimal Light"
Location:
Shanghai
上海
Shanghai
Shanghai
China
Description:
Danysz gallery Shanghai
256 Beijing East Road

with artists : Ma Lihua, Song Xi, Hao Jingfang & Wang Lingjie

Dates: 1 SEP - 31 OCT 2018
Vernissage on saturday September 1st from 4 to 7PM -

Danysz gallery presents a group show of four contemporary Chinese artists this autumn. The title of this group show - Minimal Light, is inspired by a poetry of the legendary Canadian poet and singer Leonard Cohen "Anthem". In this poetry, he writes: "there is a crack, a crack in everything, that's how the light gets in". Light from the crack is usually very small, but it represents a glean hope of survival. In this case, light becomes a kind of spiritual awareness.

In Minimal Light, you can discover Hao Jingfang & Wang Lingjie's newest creations which come from the on-going project "Rainbow". They have created several shapes of lakes facing of the danger of drying up. In this installation, light is brought in where refraction and reflection of the microspheres composes a rainbow for the viewers from different perspectives.

Minimal Light also presents several conceptual artworks by Song Xi. His video "Ode to Joy" recorded his performance. In the darkness, he patted the flies with electric flapper. Sparks are produced, and they are as beautiful and brilliant as fireworks. This light reminds us of a collection of poems Fireflies by Rabindranath Tagore. He once said: "You tiny, but you do not small." Firefly is a small insect with weak light. However, once gathering lots of fireflies, they shine for the world to see.

Another key word of this group show is "minimal" which can be interpreted by Ma Lihua's paintings. In his creation, the underlying language of white and sand is combined, through the interspersed handwriting, to combine a deep sense of space, forming a rhythm and feeling. Ma Lihua expresses the true spiritual world by means of an appropriate abstract image.

[09:30-11:00] Vernissage du salon REGAL'O
Location:
Marseille
Marseille
13000 Marseille
M° Gare SNCF Marseille Saint-Charles
France
Internet Site : www.marseille.fr
Description:
REGAL'O (LIEU D'ART INDEPENDANT) 108, RUE SYLVABELLE 13006 MARSEILLE

DIRECTRICE : BÉNEDICTE LE JAN M : +33 (0)6 61 33 33 63 / BENEDICTE@REGAL-O.COM


[10:00-19:00] Distribution de snacks véganes Funky Veggie
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Distribution de snacks véganes Funky Veggie

Des Boules gratuites dans tout Paris : le Bar à Boules !

Funky Veggie se ballade tout le week-end dans son "Bar à Boules" ambulant à travers Paris, pour rendre votre rentrée très funky :) Tous ceux qui croiseront notre chemin auront droit à des Boules et Cœurs de Boule gratuitement.

Pour ceux qui ne sont pas encore Boulistes : Funky Veggie, c'est la start-up qui propose des gourmandises funky et 100% naturelles, qu'on appelle les "Boules" et "Cœurs de Boule" !
- Des produits qui font plaisir - la gourmandise avant tout
- Avec que des bonnes choses à l'intérieur : une liste d'ingrédients simple & courte, mais aussi vegan-friendly, naturellement sans gluten, sans sucre ajouté...
- Le tout dans une ambiance funky (parce que pourquoi pas ?)

Ce Bar à Boules ambulant sera donc l'occasion de profiter d'un #momentboule avec la Funky Team !

Plus d'infos arrivent... Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour suivre notre trajet et le programme du week-end :)
https://www.instagram.com/funky_veggie
http://funkyveggie.fr

Distribution de snacks véganes Funky Veggie



[11:00-13:00] Vernissage du Salon Paréidolie
Location:
Marseille
Marseille
13000 Marseille
M° Gare SNCF Marseille Saint-Charles
France
Internet Site : www.marseille.fr
Description:
Hangar J1
J1 23 quai de Joliette

Salon International du Dessin Contemporain

Samedi 1er septembre 2018 de 11h à 20h
Dimanche 2 septembre 2018 de 11h à 19h

Vernissage
Samedi 1er septembre 2018 de 11h à 13h

PREVIEW (Presse & Professionnel)
Samedi 1er septembre 2018 de 9h à 11h

Vernissage du Salon Paréidolie






[14:30-16:30] Lee Chang-dong par Lee Chang-dong
Location:
La Cinémathèque Française
Musée du Cinéma
51, rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy
France
Phone : +33 (0)1 71 19 33 33
Mail : contact@cinematheque.fr
Internet Site : www.cinemathequefrancaise.com
Description:
Leçon de cinéma : Lee Chang-dong par Lee Chang-dong
et projection de "Poetry"


Dans le cadre de la rétrospective "Lee Chang-dong"

Soirée privée en présence de Lee Chang-dong. Places pour les abonnés Libre Pass sur réservation.

Projection de "Burning" de Chang-dong Lee / Corée / 2017

Du 28 août au 2 septembre

À l'occasion de l'avant-première à la Cinémathèque et de la sortie en salles de Burning, présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2018, découverte de l'œuvre encore courte mais déjà intense du réalisateur coréen Lee Chang-dong. Des films âpres, une plongée dans la violence sociale qui trouve ses racines dans le passé dictatorial de la Corée, une noirceur et un désespoir qui permettent néanmoins aux personnages d'accéder à une vérité du réel.

LA VÉRITÉ DE L'INVISIBLE
La puissante dimension romanesque du cinéma de Lee Chang-dong repose d'abord sur le fait qu'il semble se jouer des catégories cinématographiques toutes faites, celles qui font écrire aux critiques que le cinéaste réalise des mélodrames ou bien qu'il y aurait des éléments provenant de la comédie dans ses films, banal aveuglement face à l'alliance toute particulière du dramatique et du dérisoire, du pathétique et du trivial qui caractérise son œuvre. Elle tient aussi au fait que les déterminations de l'Histoire contemporaine de la Corée du Sud et de sa société n'aliènent jamais la singularité insécable de ses personnages. De ce rapport, toujours complexe, entre la fiction et l'Histoire, c'est sans doute son second film Peppermint Candy (2001) qui en fut le plus conscient, qui en fit même l'objet d'une expérimentation un peu théorique. En racontant, dans une succession de séquences se présentant à rebours de l'ordre chronologique, l'histoire de son personnage principal, le cinéaste semblait chercher une cause primitive peut-être introuvable, celle qui devait mettre à nu la vérité d'un homme « conformiste » (au sens où l'entendait Moravia), c'est-à-dire d'un individu qui, par ses choix, allait pouvoir confondre son existence avec la société et ses métamorphoses, de la répression politique (il s'engage dans la police) à l'explosion économique (il devient homme d'affaires), soit durant les vingt années qui allaient suivre la fin des années 1970, du massacre de Gwangju au désenchantement suivant l'instauration de la démocratie.

CULPABILITÉ
Mais la quête profonde des causalités qui sous-tendent Peppermint Candy est sans aucun doute celle d'une faute originelle peut-être, une manière de définir une culpabilité construite par l'acceptation d'une situation inhumaine, celle qui consiste plus largement à trouver des accommodements avec la loi, et même, plus largement, avec les règles d'une sorte de décence commune que peu d'individus semblent respecter. Le cinéma de Lee Chang-dong est marqué par la culpabilité. Green Fish (1997) trace ainsi le parcours d'un jeune homme qui croit trouver, en intégrant un clan de gangsters, la communauté qui lui fait défaut, préférant l'illégalité à la fausse chaleur d'une famille déglinguée. Le couple bizarre formé par le jeune homme naïf et la jeune fille atteinte de paralysie cérébrale dans Oasis (2002) a peut-être été le fruit d'une série d'évènements produits par le mensonge (le jeune homme est allé en prison à la place de son frère, le frère de la jeune femme profite frauduleusement d'un logement réservé aux handicapés). L'argent ne contamine-t-il pas et n'empoisonne-t-il pas ainsi les rapports entre les individus ? Lorsque les parents des gamins responsables du viol d'une écolière suicidée dans Poetry tentent d'étouffer l'affaire en dédommageant la mère de celle-ci, s'invite l'intuition d'une valeur d'échange de la culpabilité elle-même. Et lorsque la mère du jeune garçon assassiné de Secret Sunshine (2007) entend de la bouche du meurtrier de son fils qu'il a eu la révélation d'un pardon divin, n'a-t-elle pas soudainement conscience que la foi est tout autant une manière très prosaïque de supporter le deuil et l'absence qu'un moyen commode et égotiste de vivre (c'est-à-dire de s'en débarrasser) avec ses propres fautes ?

SANS FAMILLE
Les personnages des films de Lee Chang-dong sont en quête d'attache, d'adoption, de communauté, de famille, condition essentielle de leur identité. Or cette condition leur est la plupart du temps refusée ou rendue difficile, sans doute parce que la famille elle-même est à la source des angoisses et des névroses qui la font désirer. La famille est souvent dispersée, éclatée, dysfonctionnelle. Le jeune garçon de Poetry vit chez sa grand-mère Mija, loin de sa mère installée à Pusan depuis son divorce. Le personnage principal de Secret Sunshine a perdu son mari avant de perdre son fils. La communauté chrétienne vers laquelle elle se retourne semble vouloir l'accueillir en son sein avant qu'elle ne se rende compte de la duperie morale dont elle est la victime. Le jeune homme, fraîchement démobilisé de Green Fish, espère trouver dans la fraternité brutale des gangsters de son patelin la solidarité fondamentale qui lui manque, remplacée par un chaos domestique qui s'exprime de façon quasi burlesque lors de pique-niques dominicaux. Le héros d'Oasis est, quant à lui, rejeté par les siens, dont pourtant, en se dénonçant à la place de son frère, en endossant la responsabilité d'une mort provoquée par un accident de la route, il a sauvé l'honneur. Perdu au cœur d'une société prisonnière des « eaux glacées du calcul égoïste », les héros des films de Lee Chang-dong ne semblent avoir pour eux que la candeur la plus brute ou le sens inné d'une décence élémentaire si bien incarné par Mija, la vieille dame de Poetry, ou Jong Chan, l'amoureux maladroit et laborieux de Secret Sunshine interprété par le génial Song Kang-ho. L'apparente pureté morale (qui frise parfois l'idiotie) des personnages des films de Lee Chang-dong ne constitue pas seulement une manière de se distinguer d'individus qui ne sont plus guidés que par leurs intérêts mais aussi une façon, plus fine peut-être, d'observer, de scruter le monde, c'est-à-dire de le ressentir. C'est le sens donné à la poésie dans Poetry. Celle-ci, avant d'être l'objet d'une pratique, oblige à voir. La transformation de Mija passe par le regard qu'elle porte sur son petit-fils dont elle découvre l'abjection derrière la mollesse de caractère, sur le vieil homme paralysé, en quête d'une ultime secousse sexuelle, dont elle s'occupe, sur la mère de la jeune morte avec qui elle échangera des banalités sur la maturation des abricots.
La foi donne aux êtres la possibilité d'accéder à un monde invisible, comme l'affirme la prosélyte pharmacienne chrétienne de Secret Sunshine. Mais le monde invisible dont le cinéma de Lee Chang-dong contient la promesse ne se réduit pas à une chimère destinée aux individus en quête de consolation. Il désigne un univers virtuel, insaisissable, qui hante le dernier film en date du cinéaste, Burning, tragédie du doute et de la différence de classe. Un monde invisible que seuls peuvent saisir les cinéastes les plus acharnés à atteindre une perception fine du réel.

Jean-François Rauger

Lee Chang-dong par Lee Chang-dong







[15:00-20:00] Vernissage de Linda Sanchez "Les écarts serrés"
Location:
Galerie Claudine Papillon
13, rue Chapon
Code immeuble : 8719
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 29 07 20
Fax : +33 (0)1 40 29 07 90
Mail : contact@galeriepapillonparis.com
Internet Site : www.claudinepapillon.com
Description:
Linda Sanchez, Les écarts serrés
Lauréate de la bourse Révélations Emerige 2017

Exposition du 1er septembre au 25 septembre 2018
Vernissage Samedi 1er septembre, de 15h à 20h en commun avec
Galerie Isabelle Gounod, galerie Sator, under construction gallery

La Galerie Papillon est heureuse de présenter la première exposition personnelle de Linda Sanchez à la galerie dans le cadre du partenariat pour la bourse Révelations Emerige 2017.

Pour cette exposition, l'artiste présentera un corpus d'oeuvres dans la continuité de lignes de travail définies auparavant, dont les mouvements, les mécaniques et les formes s'articulent et federent un ensemble, entre géométrie dans l'espace et physicalité.


Biographie

Née en 1983 à Thonon-les-Bains. Vit et travaille à Marseille.
Diplômée de l'Ecole Supérieure d'Art Annecy Alpes en 2006 puis 2015 (DSRA), Linda Sanchez effectue de nombreuses résidences, des workshops et des collaborations qui lui permettent de développer sa recherche.
Son travail est très tôt présenté à l'IAC - Institut d'art contemporain de Villeurbanne et elle fait partie de la sélection de la 62ème édition du Salon de Montrouge. Elle est lauréate du Prix Révélations Emerige en 2017 et obtient le Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo en 2018.

Avec le soutien du Fonds de dotation Emerige

Vernissage de Linda Sanchez "Les écarts serrés"
Linda Sanchez, Le lacet (détail), 2016 © Frédéric Garcia Starface
oeuvre réalisée avec le concours des Beaux-Arts de Marseille (ESADMM)

Vernissage de Linda Sanchez "Les écarts serrés"

[15:00-20:00] Vernissage de Myriam Mechita & Carmelo Zagari "Miroir de l'animal"
Location:
Galerie Sator
8, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 04 84
Internet Site : www.galeriesator.com
Description:
LE MIROIR DE L'ANIMAL / Myriam Mechita et Carmelo Zagari

Commissaire: Christine Blanchet

du 1er au 15 septembre 2018
Vernissage le samedi 1er septembre de 15h à 20h en présence des artistes

L'exposition à la galerie Sator réunit pour la première fois, deux artistes, Myriam Mechita (1974) & Carmelo Zagari (1957), dont les œuvres, chacune dans leur langage formel, sont peuplées de figures animales et humaines, pour évoquer la dualité existentielle (souffrance-espoir, vie-mort, mémoire-oubli). L'animal comme alter ego (le chien chez Myriam Mechita, le singe chez Carmelo Zagari) est une représentation forte de leur univers, des visions oniriques dans la peinture de Carmelo Zagari, à celles qui interrogent «l'étrangeté du fil de la vie» dans les céramiques de Myriam Mechita.

Du 1er au 15 septembre, les deux artistes proposent un dialogue inédit avec des œuvres réalisées spécifiquement pour l'exposition.

Graveur, sculpteur, Carmelo Zagari est avant tout peintre et performeur. Il est un habitué des réalisations de très grand format allant jusqu'à plus de 40 mètres de long. Ces fresques sont de véritables panoramas de son univers empli de codes, de signes et d'onirisme. Il vit à Crespian (30) et est professeur à l'école des beaux-arts de Montpellier.

Dessins, sculptures, installations, Myriam Mechita aime se confronter aux différents médiums. Ses œuvres allient des réalités tangibles et mystiques qui présentent un univers où cohabitent les paradoxes: personne aux membres décapités, oiseau fragile, chien, femme, etc. Elle vit à Berlin, et est professeur à l'école des beaux-arts de Caen.

Docteur en Histoire de l'art de l'Université de Provence, Christine Blanchet est enseignante en Histoire de l'art (Université d'Aix-en-Provence, Université d'Amiens, Paris IV- Sorbonne, écoles privées à Paris...) et commissaire d'exposition. Spécialiste du vitrail contemporain et d'architecture, nombreux de ses projets s'intéressent à la question de la guerre et sa représentation.

Vernissage de Myriam Mechita & Carmelo Zagari "Miroir de l'animal"
Myriam Mechita

Vernissage de Myriam Mechita & Carmelo Zagari "Miroir de l'animal"
Carmelo Zagari

[15:00-20:00] Vernissage de Pierre Moignard
Location:
Galerie Anne Barrault
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Internet Site : www.galerieannebarrault.com
Description:
1er septembre - 20 octobre 2018

nouveaux tableaux

Anne Barrault est heureuse de présenter pour la première fois dans sa galerie une exposition personnelle de Pierre Moignard.

Cet artiste majeur français qui avait frappé les esprits avec l'exposition CDM (Corpet, Desgranchamps, Moignard) au Centre Pompidou en 1987, a présenté une exposition personnelle au MAMCO en 2010 et a récemment participé à la Nouvelle présentation des collections permanentes au Musée d'art moderne de la ville de Paris.

De Pierre Moignard on connaît principalement les séries Beach et (Autoportrait)(1). Les nouveaux tableaux des séries Made, Holyland, Who chooseth me et Suite P présentés à la galerie anne barrault sont un tournant important de sa réflexion en peinture. Pratique qu'il n'a jamais cessé de réinventer et que l'on pourrait dorénavant définir comme une réflexion technique, soit des configurations composées d'éléments empruntés qui ne relèvent ni de la citation ni de l'hommage. Alors que ses grands tableaux précédents - les Découvertes - empruntent au suicidé de Manet, à la call girl de Hopper et au pantin El Pelele de Goya, ces morceaux choisis se fondent dans l'image du décor Vegas.
On pouvait se demander si ces grands collages sans ciseaux (dont le fond était confié à des peintres décorateurs) signaient un renoncement à l'espace de la profondeur, « chair du monde » en peinture à laquelle on ne pourrait plus croire ?
Non, il n'en est rien. Les tableaux nouveaux rejouent tout. Ceux de la série Made conjuguent une ou deux découpes peintes prises au Jésus insulté par les soldats de Manet aux ornements minimalistes des derniers tableaux de Willem de Kooning qui deviennent un fond pour cette figure. Plus que des collages peints, ils réinventent l'intrication entre la chose faite (peinte) et la chose empruntée (déjà peinte), et cet ajustement contre nature s'invente en peinture.
Pierre Moignard le peint à nouveau et dit bénéficier du travail des autres. Dans la même logique d'emprunts productifs, il engage, entre autres, deux séries de peintures avec des images empruntées cette fois à ses propres films : Who Chooseth Me, Notes for the Merchant of Vegas et Holyland experience(2) tous deux tournés dans le monde des honnêtes monstruosités touristiques qu'il a longuement fréquenté. Il ne désespère pas des hétérotopies dégénérées où règne le faux qui fait ce qu'il veut, quand le vrai fait ce qu'il peut. Il dit s'en instruire, car il sait qu'il façonne jusqu'à notre vie quotidienne. Il s'y est risqué. Et les nouvelles images de « surface », toute d'extériorité, qu'il a saisies se présentent comme un défi pour la peinture.

Ainsi il découvrait au début des années 2000 sur la plage de Venice beach l'image presque idéale du devenir pictural de la morphologie humaine, qu'il cherchait, sous la forme d'un homeless couché sur la plage - la série Beach (3).
Il découvrait plus récemment dans le parc Epcot à Orlando, par exemple, l'image presque idéale de la mutation anthropologique de notre rapport à l'image dans la présence d'une jeune femme qui s'engage dans le « il y avait une fois » du personnage de « Blanche-Neige ». Plus qu'un jeu de rôles, cet engagement est davantage un faux-semblant par immersion qui favorise une sorte d'ethos d'emprunt qui est l'objet du tableau : Holyland #3. Il la découvrait encore au travers de la présence d'une autre jeune femme en prière devant le spectacle des scènes de la passion du Christ du parc Holyland Experience - tableau : Holyland # 4. Saisir en peinture quelque chose de l'image du recueillement contre nature de cette jeune femme au coeur de l'apparence extérieure du monde du divertissement ou, encore, quelque chose de l'image de la vacuité du personnage Blanche-Neige est un défi. Puisque empruntant à ces images, l'exercice de la peinture déjoue les habitus que fonde la croyance envers ce qui est authentique. Ces deux tableaux : Holyland #3 et Holyland #4 n'imitent pas les deux images prises au film. Ce ne sont pas vraiment des portraits, ils documentent plutôt quelque chose de la vie pauvre dans l'éclat du divertissement. De même, la série de peintures : Who chooseth me est l'occasion pour Pierre Moignard d'emprunter une image au split screen de son film. Il « remonte » en peinture l'image du homeless-Shylock de Venice Beach aux côtés de la lionne du casino MGM de Vegas. La surface de l'apparence extérieure se trouve, ici, mise à mal, altérée, par le réel de ces figures substantiellement peintes. De manière très différente, les graphes pris aux derniers dessins de Picasso(4) sont introduits dans un « fond » abstrait déjà peint par Moignard. Ce fond semble les attendre, comme s'ils y trouvaient une destination nouvelle, ainsi que l'indique le titre de ces tableaux : Suite P.
Collage peint ou pas, la réflexion technique n'imite pas, elle prend la chose déjà faite et donne ainsi une espèce de perspective sur la réalité extérieure à la peinture. Et si les tableaux présentés dans la galerie Anne Barrault sont de factures et d'écritures différentes, il n'est pas question de style. Il s'agit toujours pour Pierre Moignard de penser l'art en peinture, selon cette formule qu'il aime citer : « l'art c'est l'écriture de la vie ».

(1) XIIX beach était présenté au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris dans ses collections permanantes en 2017/2018 ainsi que 48 (autoportrait) en 2013/2014

(2) Who Chooseth Me, Notes for the Merchant of Vegas, 2009, film vidéo, Holyland experience, 2013, film vidéo tout deux collection du musée d'art moderne et contemporain de Genève Mamco

(3) Didier Ottinger, catalogue Beach, 2004. La série de tableaux Beach fait suite a celle des Compossibles présentés à la galerie Obadia en 1995 et 1997

(4) Ces dessins de Picasso sont : Nu couché 19 août 1972, nu dans un fauteuil 3 octobre 1972, nu couché 5 octobre 1972

Vernissage de Pierre Moignard
Pierre Moignard
em, 2017
huile sur toile
204 x 142.5 cm








[16:00-19:00] Finissage de l'exposition "Spécial petits formats"
Location:
ArtEthic Galerie
3, rue de Lanneau
75005 Paris
M° Maubert - Mutualité, RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 42 01 08 04
Mail : contact@artethic-galerie.fr
Internet Site : www.artethic-galerie.fr
Description:
avec comme invité musical Malika's Jazz Band

Finissage de l'exposition "Spécial petits formats"

Vernissage de l'exposition "Spécial petits formats"

[16:00-20:00] Vernissage d'Annina Roescheisen "Black and Blue"
Location:
Speerstra Gallery
24, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)9 83 01 45 86
Mobile : +33 (0)6 98 27 81 76
Mail : paris@speerstra.net
Internet Site : www.speerstra.net
Description:
La Speerstra Gallery Paris est heureuse de présenter l'exposition "Black and Blue" de l'artiste allemande pluridisciplinaire Annina Roescheisen.

1 - 22 septembre 2018
vernissage : le samedi 1 septembre 2018 de 16h à 20h en présence de l'artiste

De prime abord pop, direct, l'univers d'Annina Roescheisen manifeste une émotion à fleur de peau, un langage profond teinté d'une noirceur troublante. En un mot, un univers métaphorique et émotionnel en lien direct avec ce qu'est l'être humain dans sa globalité, sa complexité. "Black and Blue" nous propose une naïveté en trompe-l'œil, caractéristique du travail de l'artiste, comme pour mieux mettre en exergue les multiples lectures d'un langage pure qui traduirait la collusion ou le passage du monde visible à l'invisible.

Vernissage d'Annina Roescheisen "Black and Blue"

Vernissage d'Annina Roescheisen "Black and Blue"

Vernissage d'Annina Roescheisen "Black and Blue"

Vernissage d'Annina Roescheisen "Black and Blue"

Vernissage d'Annina Roescheisen "Black and Blue"

[16:00-20:00] Vernissage de Jacqueline Dauriac
Location:
Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 48 04 04 80
Fax : +33 (0)1 48 04 04 80
Mail : info@galerie-gounod.fr
Internet Site : www.galerie-gounod.com
Description:
Exposition du 1er au 27 septembre 2018
Vernissage le samedi 1er septembre 2018, de 16h à 20h

Jacqueline Dauriac : le plaisir sans remords

Il peut être difficile d'appréhender le travail de Jacqueline Dauriac, tant sa subtilité n'a d'égal que le soin avec lequel l'artiste néantise la matière au profit de la seule lumière, de la couleur pure et diffuse, de la sensation enfin d'être quelque part au milieu d'un rêve. C'est que Jacqueline Dauriac semble faire preuve d'une application particulière à ne rien laisser de trop encombrant à l'art, ainsi qu'elle me le confiera lors de l'une de nos entrevues : « l'idéal serait qu'il n'y ait plus d'objet ».

Une première approche consisterait à décrire les dispositifs mis en oeuvre : ici, des plaques de verre teintées qu'un rai de lumière traverse pour venir se répandre au mur en mille nuances bleutées ou rougeoyantes ; là, un caisson de forme simple (un rond, un trapèze) dont la lumière colorée vient éclabousser le corps d'une femme en noir, ou en rouge. Décrire ainsi les choses revient cependant à commencer par la fin, dévoiler le «truc» et s'empêcher d'y croire. Aussi convient-il de s'y prendre autrement, de tendre l'oreille au récit que l'artiste nous livre de ses rencontres et de ses fascinations. Reprendre l'histoire depuis le début pour retracer non pas l'itinéraire d'une femme, mais celui de son regard.

Il y a d'abord ce regard d'enfant, avide de détails et porté sur la peinture, que son père lui fait découvrir au Prado de Madrid ou aux Offices de Florence. Le souvenir d'une nature morte découverte dans le coin d'une salle, un grain de raisin peint, fascinant de réalité, si transparent qu'on croit pouvoir en goûter la pulpe. Ailleurs, les portraits de Jean Clouet, avec leurs fraises extravagantes et leurs sombres manteaux de velours, ou encore ceux de Manet, posant avec tendresse une lumière de crépuscule sur la joue des dames et des hommes du monde. Et puis l'étonnement devant un tableau de Delacroix : un fiacre violet avec une ombre jaune. Impossible, impensable.

Plus tard, il y aura pourtant ce regard ébloui des merveilles de Tanger et des couleurs du Maroc, où le soleil projette aux pieds des hommes des ombres bleu turquoise. Il lui fallut les voir pour y croire et embrasser la vocation de guérir la grisaille des ombres sourdes qui, ici, sont les nôtres. Depuis, Jacqueline Dauriac part en éclaireuse, redonnant des couleurs au chagrin et devançant notre quête du bonheur, recréant l'expérience de ces ombres colorées tel un démiurge bienveillant.

Traversant les années, il y a enfin ce regard posé sur les femmes et le trouble ineffable de la beauté de leurs corps. C'est bien sûr le regard du peintre sur son modèle, presque obscène à scruter la beauté sous tous les angles, toutes les coutures : l'expérience privilégiée de la création dans l'atelier, lorsque la main se tend et que la courbe d'un sein se profile.

Jacqueline Dauriac se souvient alors de sa rencontre avec le travesti Marie-France, ce «rêve de femme» porté par la surenchère d'une féminité terrassante, dont naîtra un projet de portraits photographiques (Marylin-Marie-France, 1975). Par la suite apparaîtront les premières installations-performances (Cercle jaune pour femme en rouge, 1985 ; Trapèze bleu pour femme en noir, 1986) dont l'objectif n'est pas tant de mettre la femme en situation d'oeuvre que de nous forcer à déplacer ce regard révérencieux que nous portons sur les objets vers les personnes de notre entourage. : «les gens savent regarder une peinture avec exigence et attention, j'aimerais qu'ils le fassent aussi dans le réel.» Et l'artiste de nous exhorter à «regarder une pomme comme on regarde un Cézanne.»

Car enfin, le dispositif ne doit pas être ici le sujet de notre attention. Sa radicalité et sa simplicité (une forme simple, des couleurs pures) servent avant tout à créer un environnement propice à notre adhésion, dégager une perspective affective dont les lignes de fuites convergent toutes vers la femme invitée à notre convoitise, présence libre et charismatique. Il ne s'agit pas pour le spectateur-regardeur d'activer quoi que ce soit. Le sujet de l'oeuvre nous précède (qu'il s'agisse du lieu où s'inscrit l'oeuvre ou du performeur qui en achève l'intégrité) et Jacqueline Dauriac ne travaille qu'à lui offrir le plus bel écrin qui soit, figeant le temps de sa contemplation à la manière d'un peintre ou d'un sculpteur.

Le regard qu'elle pose sur le monde et ses merveilles prend alors la forme d'une caresse, suivant le parti de s'écarter de la représentation pour se saisir du sujet à pleine main, à plein désir, et nous le présenter dans son plus simple appareil. La quête d'un plaisir sans remords(1), servie par une approche sensuelle qui trouve son point d'orgue dans les récents dessins sur calque que Jacqueline Dauriac réalise du bout des doigts, elle qui dans un rire me confiera au terme de nos échanges : « caresser la peinture, c'est quand même mieux que de faire de la peinture ! »

Thibault Bissirier, juin 2018.

(1) C'est ainsi que Socrate définit le bonheur : « Le bonheur c'est le plaisir sans remords ».

Vernissage de Jacqueline Dauriac
Cercle jaune avec femme en rouge, création en 1985 / réactivation en 2018 avec Marina Cherkasova. Photographie © Olivier Buhagiar









[17:00-19:30] Vernissage d'Isabela Seralio
Location:
Galerie Artitude
4, avenue Paul Dérouléde
Village Suisse
75015 Paris
M° La Motte-Piquet - Grenelle
France
Phone : +33 (0)1 45 66 66 33
Fax : +33 (0)1 45 66 66 33
Mail : lorriaux@artitudeparis.com
Internet Site : www.artitudeparis.com
Description:
Vernissage d'Isabela Seralio

[17:00-21:00] Vernissage de Thiago Goms
Location:
Le M.U.R.
Le Mur Oberkampf - Modulable, Urbain et Réactif
109, rue Oberkampf
croisement des rues Saint-Maur et Oberkampf
75011 Paris
M° Parmentier, rue Saint-Maur, Ménilmontant
France
Mobile : +33 (0)6 17 76 28 36
Mail : associationlemur@gmail.com
Internet Site : lemur.asso.fr
Description:
Vernissage de Thiago Goms










[18:00-22:00] Finissage de "Nazi Knife 11.5, État Pacifique"
Location:
Galerie P38
Sandra Mezache & Manuel Morin
33 ter, rue Doudeauville
75018 Paris
M° Château Rouge, Marcadet - Poissonniers, Marx Dormoy
France
Mail : contact@galeriep38.com
Internet Site : www.galeriep38.com
Description:
Ce samedi 1er septembre, la galerie P38 organise le finissage de l'exposition Nazi Knife 11.5, État Pacifique, de Jonas Delaborde et Hendrik Hegray que nous vernissions en juin dernier pour la parution du NK 11.
Le catalogue de l'exposition publié par la BATT sera disponible à la librairie.


NAZI KNIFE 11 & NAZI KNIFE 11.5, ÉTAT PACIFIQUE
Lancement / Exposition / Performance

Jeudi 28 juin de 19h à 22h
Librairie BATT coop / Galerie P38
33 bis rue Doudeauville, Paris 18

Lancement de Nazi Knife 11 avec :
Jeff Hartford, Andy Bolus, Romaric Sobac, C.F., Stéphane Prigent, Anne Bourse, Ola Vasiljeva, Jean Agassi, Jocko Weyland, Yu Matsuoka, Pat Maherr, Cyrille Le Vély, Hotu, Marc Matchak, Eden Editions, Rafael Delacruz, Jacques Noël, Philipp Simon, Ian Flynn, Jonas Delaborde et Hendrik Hegray

Vernissage de Nazi Knife 11.5, État Pacifique, une exposition de Jonas Delaborde et Hendrik Hegray, avec la participation de Romaric Sobac.
Une performance inaugurera l'exposition.


À cette occasion, la Galerie P38 publie Solare Kanalarbeiter, un livre de gravures de Jonas Delaborde, Hendrik Hegray, Hotu et Kerozen imprimé par Guillaume Guilpart.

Lancement de "Nazi Knife 11" / Vernissage de "Nazi Knife 11.5, État Pacifique"

[18:00-23:55] Japarisian Connexion #2
Location:
Kosa Galerie
17, rue de Picardie
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple, République
France
Phone : +33 (0)9 67 80 67 28
Mail : info@kosaparis.com
Internet Site : www.kosaparis.com
Description:
Jules NøvaJazz & Michiko Horie Présentent :

La deuxième édition du Japarisian Connexion à la Kōsa Galerie [Le Marais]. Dans la continuité du premier évènement qui s'est déroulé le 25 juin dernier à #Le45Tours, et en parallèle des #Japonismes2018 se tenant en juillet 2018 à février 2019 (célébrant le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France, ainsi que le 150e anniversaire du début de l'ère Meiji lorsque le pays s'ouvrit à l'Occident), et dans la perspective de développer un concept toujours plus attractif, riche et innovant dans l'échange culturel entre de nos deux pays.

Programme :

- Exposition :
- Etsuko Kobayashi [Decorative Art]
- Jessica Giraudi [Scuplture Ceramic]

- DJ's Set :
- Jules NøvaJazz [20h/22h]
- Motomitsu Maehara [22h/00h]

Coupes De Champagne Et Petits Fours

Japarisian Connexion #2

[18:00-20:00] Signature de Speciwomen in print
Location:
Librairie 0fr
20, rue Dupetit-Thouars
75003 Paris
M° Temple
France
Phone : +33 (0)1 42 45 72 88
Mail : info@ofrsystem.com
Internet Site : www.ofrsystem.com
Description:
Venez trinquer à la santé de Speciwomen version papier avec nous le 1er septembre! Philo sera là pour signer et vendre des copies du magazine.

RSVP à speci.women.official@gmail.com

Signature de Speciwomen in print

[18:00-20:00] TAG Heuer - Cocktail lancement Édition Limitée Monaco Bamford
Location:
Le Bon Marché Rive Gauche
24-38, rue de Sèvres
75007 Paris
M° Sèvres - Babylone
France
Phone : +33 (0)1 44 39 80 00
Fax : +33 (0)1 44 39 81 19
Mail : presse@lebonmarche.fr
Internet Site : www.lebonmarche.fr
Description:
Depuis 1860, TAG Heuer est la marque horlogère suisse avant-gardiste. TAG Heuer repousse les limites pour inventer des montres et des chronographes pour ceux qui aiment défier les conventions. Sa devise #DontCrackUnderPressure symbolise l'esprit de la marque.

Fort de cette réputation de toujours casser les codes de l'horlogerie traditionnelle, TAG Heuer s'associe à Bamford Watch Department et présente une interprétation inédite de son iconique Monaco avec une identité visuelle plus contemporaine que jamais.
La mythique Monaco de TAG Heuer sur laquelle Georges Bamford a laissé son empreinte reprend un boitier carré de 39mm de diamètre en carbone, des compteurs et des indexes colorés d'un magnifique « Aquablue », couleur de prédilection de Bamford Watch Department. Un détail qui donne un look résolument moderne et actuel à la montre.

A cette occasion, TAG Heuer est ravi de vous convier à un cocktail de lancement à la boutique TAG Heuer, Le Bon Marché Rive Gauche - 24 rue de Sèvres - 75007 Paris, le samedi 1er septembre de 18h à 20h pour le lancement de cette édition limitée et numérotée à 500 pièces.

TAG Heuer - Cocktail lancement Édition Limitée Monaco Bamford

[18:00-21:00] Vernissage d'Axel Corjon
Location:
Bliss Studio Paris
70, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Strasbourg - Saint-Denis, Temple, Arts et Métiers
France
Mail : hello@blissstudioparis.com
Internet Site : www.blissstudioparis.com
Description:
https://www.instagram.com/axel_corjon

[18:00-21:00] Vernissage d'Ella Helman "Réalités oniriques"
Location:
SoiXante AdaDa
60, rue Gabriel Péri
93200 Saint-Denis
M° Saint-Denis - Porte de Paris, Basilique de Saint-Denis
France
Phone : +33 (0)1 77 48 37 98
Mail : adada93@free.fr
Internet Site : 60adada.viabloga.com
Description:
Exposition de peintures d'ELLA HELMAN
du 1er au 18 septembre 2018
Vernissage 1er septembre 2018

A la rentrée l'Adada présentera l'exposition de l'artiste-peintre Ella Helman du 1er au 18 septembre.

Autour d'une vingtaine d'œuvres, le thème de sa nouvelle série portera sur les "Réalités oniriques", titre de l'exposition et sujet de ses dernières recherches picturales.

Son travail questionne l'objet du rêve à travers les diverses époques et le rapport des émotions entre le monde moderne et celui de nos ancêtres.

Son style se caractérise par un mélange d'abstraction et de figuration, tout en puisant son influence dans le pop art.

Ses œuvres en grand format se composent soit d'un seul panneau soit de plusieurs panneaux accolés ou bien encore d'un tableau central auquel sont attachés plusieurs petits tableaux monochromes. Sa palette de couleurs vives, Ella Helman, la puise aussi bien dans la peinture à l'huile que dans la peinture acrylique, les pastels, les pigments ou même les terres

Vernissage d'Ella Helman "Réalités oniriques"

[18:00-21:00] Vernissage de Diamond "Coup de Fouet"
Location:
Anthony Roth Art Contemporain
11, rue Chapon
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Mobile : +33 (0)6 44 27 50 25
Mail : info@anthonyroth.com
Internet Site : www.anthonyroth.com
Description:
Exposition du 1er au 20 Septembre 2018
Vernissage samedi 1er Septembre 2018 de 18h à 21h en présence de l'artiste

La galerie Anthony Roth est heureuse d'accueillir l'artiste italien Diamond pour sa nouvelle exposition personnelle intitulée Coup de Fouet. Diplômé de l'académie des Beaux-Arts de Rome, l'artiste utilise un éventail de techniques afin de porter une vision psychédélique, engagée et en lien direct avec l'histoire de l'art.
Pour cette exposition, Diamond propose au spectateur des œuvres sur papier, en hommage à l'un des courants artistiques les plus célèbres dont il tire son inspiration : l'Art Nouveau. Le titre y fait par ailleurs directement référence.
La Ligne Coup de Fouet est ainsi utilisée afin de définir les courbes à la sinuosité végétale, dans une volonté de rapprochement de la nature, caractéristiques des œuvres et constructions Art Nouveau. Diamond s'inscrit ainsi dans la droite lignée de ce style si caractéristique de la transition entre XIXème et XXème siècle. Transposant ses arabesques abstraites et ses rapports texte-illustration emblématiques à une iconographie figurative Rock, Diamond transmet alors un art combinant sensualité mélancolique proche de la culture tatouage et regard ironique sur la société actuelle.

Vernissage de Diamond "Coup de Fouet"

Vernissage de Diamond "Coup de Fouet"

Vernissage de Diamond "Coup de Fouet"

Vernissage de Diamond "Coup de Fouet"

Vernissage de Diamond "Coup de Fouet"

Vernissage de Diamond "Coup de Fouet"

[18:00-21:00] Vernissage de Judith Deschamps & Alasdair Asmussen Doyle
Location:
Galerie Martine Aboucaya
5, rue Sainte-Anastase
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 76 92 75
Fax : +33 (0)1 42 76 92 60
Mail : info@martineaboucaya.com
Internet Site : www.martineaboucaya.com
Description:
Judith Deschamps & Alasdair Asmussen Doyle
"The slowing of the firmament"

Vernissage de Judith Deschamps & Alasdair Asmussen Doyle "The slowing of the firmament"

[18:00-21:00] Vernissage de Marine Wallon "Les variations graduelles"
Location:
under construction gallery
6, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Mobile : +33 (0)6 37 34 99 78
Mail : underconstructiongallery@gmail.com
Internet Site : www.underconstructiongallery.com
Description:
Du 1er septembre au 6 octobre 2018
Vernissage le samedi 1er septembre de 18h à 21h
Vernissage en commun avec les galeries Isabelle Gounod, Papillon et Vincent Sator

Lorsqu'on se trouve devant une toile de Marine Wallon, à quoi fait-on face ? Paysage et figure apparaissent simultanément, ensemble et séparés. Les figures, le plus souvent solitaires, sont présentées de dos, ainsi que nous le sommes devant le tableau pour qui se trouverait derrière nous, et cette mise en abyme que la scène provoque, comme lorsque deux miroirs en vis-à-vis créent la répercussion à l'infini du reflet dans le reflet, nous renvoie d'emblée à notre position de spectateur. Anne Collongues

Vernissage de Marine Wallon "Les variations graduelles"
Pampilhosa - 2018 - Huile sur toile - 40 x 55 cm

[18:00-20:00] Vernissage de Qiu Shihua "Impressions"
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
1er septembre - 6 octobre 2018

La nature est depuis toujours à l'origine de l'art de Qiu Shihua. L'artiste fait d'ailleurs souvent référence à son voyage dans le désert de Gobi - à son immensité et à sa sécheresse - comme un moment fondateur dans sa démarche artistique. S'il débute sa carrière en peignant en plein air, il privilégie bientôt le travail en atelier où il traduit en peinture les sensations inspirées par la nature. Ses oeuvres tendent donc plus vers des « souvenirs », des « impressions » et des « atmosphères naturelles » que vers des représentations pures de la réalité physique.
Dans ces paysages, le blanc est maître. Tout se joue sur ses subtiles variations. Et l'image, cachée entre les nuances et les transparences, ressort au fur et à mesure que le regard se pose sur la toile. Utilisant la pratique occidentale de la peinture à l'huile, Qiu Shihua la met en oeuvre dans une technique tout à fait orientale, basée sur la dilution de la matière absorbée par la toile de lin brut - à la manière de la réaction de l'encre avec le papier dans la tradition des paysages chinois. Qiu Shihua associe le blanc à la lumière et conçoit la création picturale comme un passage du royaume de l'ombre, de l'ignorance vers la clarté de la connaissance du motif. Comme un dernier impressionniste plaçant la lumière au centre de son oeuvre. Couche par couche, il révèle ainsi subtilement un paysage fait de nuances et de transparences dont l'épiphanie n'est pas immédiate au regard du spectateur. Incarnation parfaite des concepts taoïstes - religion que l'artiste pratique depuis plus de vingt ans - ces toiles invitent à un voyage du regard et de l'esprit dont la finalité importe moins que le chemin nécessaire pour y arriver.

Sous un geste créateur qui ne laisse presque pas de traces, la transparence de la matière fluide laisse la toile visible au point qu'elle parait vierge. Qiu Shihua concrétise alors le concept taoïste de « l'action par la non-action » - laisser le résultat se produire selon son propre chemin - ou plutôt son inverse : la non-action par l'action. A travers l'action créatrice, il obtient le résultat d'une peinture qui interroge par son apparente absence, il arrive à peindre le vide. Il n'est d'ailleurs pas anodin de remarquer que dans la langue chinoise le mot « blanc » et le mot « vide » (respectivement Baise et Kongbai) ont la même racine (-bai-). La couleur blanche correspond donc à la recherche du vide en tant qu'essence ultime des choses.

La peinture de Qiu Shihua demande au spectateur d'ajuster son regard en permanence et laisse la peinture se révéler avec le temps. Cette exposition encourage le public à voyager dans un monde métaphysique dominé par le calme, où regarder devient une expérience de prise de conscience de soi et des réalités ultimes.
Qiu Shihua est né à Zizhong, dans la province du Sichuan (Chine) en 1940. En 1962 il obtient son diplôme à l'École des Beaux-Arts de Xi'an en se spécialisant dans la pratique de la peinture à l'huile. En 2001 la Kunsthalle de New York lui dédie sa première exposition monographique hors de Chine et depuis, son oeuvre a fait partie de nombreuses expositions collectives également en Europe : Mahjong au Kunstmuseum de Berne en Suisse (2005), exposition qui a ensuite voyagé à Hambourg (Allemagne) et Salzbourg (Autriche) ; The sublime is now au Musée Franz Gertsch (2006) et Shanshui au Kunstmuseum de Luzern (2001) en Suisse. Qiu Shihua est aujourd'hui un artiste internationalement reconnu. En 2012 le Hamburger Bahnhof de Berlin et le Museum Pfalzgalerie de Kaiserslautern en Allemagne lui ont dédié deux importantes expositions personnelles. Ses oeuvres ont été également exposées à la Biennale de Sao Paolo au Brésil (1996), à la Biennale de Venise (1999) ainsi qu'à la Biennale de Shanghai (2004).


Qiu Shihua (邱世华) vit et travaille à Shenzhen, en Chine.

Vernissage de Qiu Shihua "Impressions"

[18:00-21:00] Vernissage de Santiago de Paoli "peintures et Hotline"
Location:
Galerie Jocelyn Wolff
78, rue Julien Lacroix
75020 Paris
M° Pyrénées, Belleville
France
Phone : +33 (0)1 42 03 05 65
Fax : +33 (0)1 42 03 05 46
Mail : info@galeriewolff.com
Internet Site : www.galeriewolff.com
Description:
Exposition du 1er septembre au 14 octobre 2018
Vernissage le samedi 1er septembre de 18 heures à 21 heures

L'exposition de l'Argentin Santiago de Paoli, un peintre singulier et surprenant. Il peint des lunes, des bougies, des lampes, des postérieurs humains, des organes génitaux, des fleurs, des cœurs, des chaussettes (oui, des chaussettes), des paysages et d'autres sujets relativement banals, sur des supports remarquablement insolites, tels que le feutre, les textiles recyclés, le bois et, plus récemment, le plâtre.

Vernissage de Santiago de Paoli "peintures et Hotline"

Vernissage de Santiago de Paoli "peintures et Hotline"

[18:00-21:00] Vernissage de Than Hussein Clark
Location:
Marseille
Marseille
13000 Marseille
M° Gare SNCF Marseille Saint-Charles
France
Internet Site : www.marseille.fr
Description:
Than Hussein Clark
His Leftover Heart (Pauly et Cie)

at Crèvecoeur, Marseille
5-7 rue du Chevalier Roze
13002 Marseille

September 2 - November 3
Opening September 1st from 6 to 9 pm

Vernissage de Than Hussein Clark

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "ImageNation Venice: Cinematic Visions"
Location:
Venise
Venezia - Venice
Venise
30100 Venise
Italia
Internet Site : www.comune.venezia.it
Description:
ICI Venice - Istituto Culturale Internazionale
Magazzino del Caffè
Campo San Simeon Grando
Rio Marin - Santa Croce 923, Venezia

ImageNation Venice: Cinematic Visions
1- 16 Settembre 2018

Vernissage:
Sabato 1 Settembre 2018, ore 18

Orari di apertura:
Dal 2 al 16 Settembre 2018

In concomitanza con la 75. Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica - La Biennale di Venezia, ImageNation, in collaborazione con ICI Venice, è lieta di presentare ImageNation Venice: Cinematic Visions, mostra internazionale di fotografia, presso il Magazzino del Caffè.

ImageNation Venice si inserisce nel dialogo già avviato dalla Biennale sul tema cinematografico per decantarne le declinazioni, focalizzandosi sulla fotografia di cinema e sulla cinematic photography, ossia sulla fotografia che si ispira al cinema in termini tecnici ma anche scenografici ed emozionali. La scelta di portare ImageNation a Venezia, risponde alla volontà di far approdare un progetto artistico dal respiro già apertamente internazionale nel contesto di una città che è da sempre crocevia di scambi culturali.

Fotografia per il cinema e cinema per la fotografia. Due percorsi opposti e complementari. Da una parte gli scatti di fotografia di cinema e di celebrità hollywoodiane dagli anni '50 ad oggi, e dall'altra una selezione di immagini di una nuova generazione di autori della fotografia contemporanea ispirati dalla magia del cinema, prendendo in prestito le angolature, le tecniche di luce e la narrativa dalla cosiddetta "Settima Arte", come venne definita un secolo fa (Ricciotto Canudo, La nascita della settima arte, 1921), prevedendo che la cinematografia avrebbe unito in sintesi l'estensione dello spazio e la dimensione del tempo.

ImageNation Venice vede la partecipazione di alcuni prestigiosi nomi della fotografia cinematografica internazionale, tra cui Andrew Cooper, fotografo di scena per Quentin Tarantino e Martin Scorsese, gli italiani Gianni Fiorito e Paolo Ciriello, rispettivamente per la cinematografia di Paolo Sorrentino e Paolo Virzì. Non mancherà uno sguardo anche al cinema francese con le immagini di Bruno Calvo, fotografo di scena per il capolavoro di Jean-Pierre Jeunet Il favoloso mondo di Amélie. Tra le foto in esposizione, una sezione dedicate alle celebrities dell'epoca d'oro di Hollywood, dall' archivio Cameraphoto di Carlo Pescatori, e le star di oggi, immortalate dal fotografo francese Fabrice Dall'Anese, reporter per il festival di Cannes, il Tribeca Film Festival e Vanity Fair.

Nella loro ricerca fotografica, questi artisti non si accontentano di restituire l'immagine rappresentativa di un film o dell'idea di esso, ma cercano di trarre ed offrire una visione ulteriore che possa aggiungersi all'universo iconografico del grande schermo. Fotografare il cinema, per questi artisti, non è solo pura documentazione ma è anche un modo di condurre lo spettatore al senso chiaro o latente di un momento. Stare dietro e dentro ad un film significa stare in bilico tra realtà e finzione, tra realtà narrata e ricostruita. E nei lavori di questi fotografi si può leggere l'ibridazione tra verità e finzione, tra storia vissuta e storia inventata.

Vernissage de l'exposition "ImageNation Venice: Cinematic Visions"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "MECENAVIE"
Location:
Galerie Thuillier
13, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 77 33 24
Mobile : +33 (0)6 12 80 88 36
Fax : +33 (0)1 42 77 33 24
Mail : galeriethuillier@wanadoo.fr
Internet Site : galeriethuillier.free.fr
Description:
Du 31 août au 13 septembre

Du 31 août au 13 septembre, c'est donc à la Galerie Thuillier que MECENAVIE représente ses artistes. Deux semaines d'exposition, dans un quartier du Marais hautement dynamique, où se concentrent galeristes, designers, esthètes et férus d'art. Au centre de ce tissu artistique, très dense, la Galerie Thuillier apporte aux artistes un emplacement de choix pour la vente et la promotion de leurs œuvres. Depuis trois décennies, elle y fidélise un public de connaisseurs et dispose d'un réseau de clients très qualitatif.

Vernissage de l'exposition "MECENAVIE"











[19:00-22:00] Présentation de la saison 2018-2019 du Théâtre de Belleville
Location:
Théâtre de Belleville
94, rue du Faubourg du Temple
75011 Paris
M° Belleville, Goncourt
France
Phone : +33 (0)1 48 06 72 34
Internet Site : www.theatredebelleville.com
Description:
Mélancolique depuis que le coup de sifflet final a retenti sur la coupe du monde ?
Réjouissez-vous ! La rentrée du Théâtre de Belleville arrive à grand pas !

Pour l'occasion, venez célébrer le coup d'envoi de la saison 18-19 autour d'un apéro festif, entouré des artistes de la programmation, du sélectionneur Laurent Sroussi et son équipe bellevilloise.

Samedi 1er septembre 2018 au Théâtre de Belleville à 19h (entrée libre)

[19:00-22:00] Vernissage de Keith Farquhar "Headspace app"
Location:
Londres
London
London
London
M° www.tfl.gov.uk/tube
United Kingdom
Internet Site : www.cityoflondon.gov.uk
Description:
Cabinet
132 Tyers Street
Vauxhall Pleasure Gardens
London SE11 5HS
art@cabinetltd.demon.co.uk
www.cabinet.uk.com

Opening
Saturday, 1 September 2018
6.00 - 9.00pm
including a live performance by Edinburgh Leisure

Exhibition continues
6 - 29 September 2018
Thursday - Saturday, 12.00 - 6.00pm

Vernissage de Keith Farquhar "Headspace app"

[19:00-23:00] Vernissage des artistes de Exo Gallery
Location:
EP7
Guinguette numérique et gourmande
133, avenue de France
75013 Paris
M° Bibliothèque François Mitterrand
France
Mail : hello@ep7.paris
Internet Site : ep7.paris
Description:
L'Exo Gallery ouvre la nouvelle saison de l'EP7.
Exposition pour les enfants de l'internet, l'évènement numérique de la rentrée !
12 artistes, figures de proue de l'art numérique européen s'emparent des 12 millions de leds pour vous en mettre plein la vue durant 12 jours.

ARTISTES

- Pascal Dombis est considéré comme un pionnier dans le domaine. Il utilise des ordinateurs et des algorithmes pour produire une répétition excessive de processus simples à partir de formes géométriques, de mots ou bien d'images recueillies sur Internet

- Yanieb Fabre est une jeune artiste mexicaine qui oriente son travail vers des sujets bien à elle : la parole, la structure cosmique, le corps politique. Son travail a déjà été déjà présenté dans de nombreuses institutions en France et à l'étranger.

- Fleuryfontaine duo d'artistes composé d'Antoine Fontaine et Galdric Fleury, chercheurs dans le domaine du digital, oscillant entre logiciels, structures et expériences interactives.
Klaus Fruchtnis est chercheur et artiste contemporain particulièrement engagé dans l'éducation, le social et l'urbain. Il travaille l'image et ses significations à l'aide des outils actuels.

- Klaus Fruchtnis concentre son œuvre virtuelle sur le concept de construction d'identité sur Internet. Ses projets en ligne examinent la manière de construire une image, un récit et une identité dans un espace à la fois virtuel et réel.

- Laura Mema est chercheuse dans divers domaines tels que les intelligences, les processus biologiques et la communication entre consciences de différentes espèces.

- Manuel Minch est un jeune artiste-chercheur espagnol fondateur du projet Internet Moon Gallery. Ses recherches s'inspirent des théories comme l'accélérationnisme, le post-capitalisme ou le post-internet pour mettre en écho technologie, esthétique et processus naturels et « socio-digitaux » à travers des installations aussi bien physiques qu'en ligne.

- Sabrina Ratté est une artiste vidéo. Son travail est marqué par le mélange de technologies analogiques et numériques à partir desquelles sont créés des environnements virtuels où l'architecture et les paysages changent de nature et de forme, et basculent jusque dans l'abstraction. Sa pratique est également ancrée dans la tradition performative qui allie musique électronique et art vidéo, ce qui l'emmène à collaborer sur des bases régulières avec des musiciens.

- John Sanborn était un membre clé de la deuxième vague de vidéastes américains qui comprenait Bill Viola, Gary Hill, Dara Birnbaum et Tony Oursler. Le travail de Sanborn couvre les débuts de l'art vidéo expérimental dans les années 1970, à travers l'apogée de la musique / vidéos MTV et de l'art interactif à l'art des médias numériques d'aujourd'hui.

- Rémi Tamburini est un artiste contemporain qui développe structures et espaces réelles et virtuelles en lien avec la musique et les expériences interactives. Il crée des dispositifs low tech qui nous apparaissent comme une invitation au voyage (dans l'espace !).

- Miyö Van Stenis son travail traite particulièrement des sujets politiques, mais aussi des méandres inquiétants et dangereux du monde virtuel. Très engagée, elle s'inspire de son expérience personnelle pour créer des symboles de résistance.

- Roger Vilder Depuis le milieu des années 60, Roger Vilder explore le mouvement par la mécanique motorisée, les recherches numériques, des animations algorithmiques et le néon. Il exprime par le biais d'une géométrie simple, ses observations du monde, des formes auxquelles il donne un mouvement lent, continu de croissance et décroissance.
et Virtual Dream Center, musée virtuel et lieu d'exposition autonome entièrement en ligne. Il abrite des expositions inédites en trois dimensions, dans un bâtiment conçu comme une œuvre propre par une architecte, Conçu comme un véritable musée.

- Virtual Dream Center Construit à partir d'un moteur de jeux vidéo, Virtual Dream Center est une application gratuite qui, une fois installée sur un ordinateur, permet de visiter des expositions virtuelles. La programmation s'enrichit de nouvelles propositions curatoriales chaque trimestre tandis qu'un nouveau cycle complet d'expositions est mis en ligne tous les ans début septembre.


Lors du vernissage le samedi 1er septembre 2018 seront présentées toutes les œuvres en boucle. Chaque œuvre se verra ensuite attribuer des dates précises pendant toute la durée de l'exposition. Un DJ set animera également l'ouverture de l'exposition

- Commissaire d'exposition Carlos SB - Carlos Sanchez-Bautista

Vernissage des artistes de Exo Gallery

[19:30-23:55] 17ème édition du Festival Silhouette 2018
Location:
Parc de la Butte du Chapeau Rouge
5, avenue Debidour
75019 Paris
M° Pré-Saint-Gervais, Danube, T3 Robert Debré
France
Internet Site : equipement.paris.fr/parc-de-la-butte-du-chapeau-rouge-1811
Description:
Le Parc de la Butte du Chapeau Rouge accueille l'édition 2018 du festival Silhouette, du 24 août au 1er septembre. Au programme : des projections en plein air de courts métrages, précédées d'un concert à l'heure de l'apéro.

Chaque année depuis maintenant 17 ans, l'association Silhouette invite le public parisien à passer les derniers jours de l'été sur les pelouses du parc de la Butte du Chapeau Rouge (sans doute le plus joli nom de parc de toute la planète !) pour assister à des concerts de groupes locaux, puis à des projections de courts-métrages. Le public est d'ailleurs invité à décerner un prix au film qu'il préfère.

Génial, non ? Rendez-vous donc dès 19h tous les soirs du 24 août au 1er septembre 2018 pour vivre un beau programme en perspective!

Soirée de lancement le Mardi 21 Août 2018 - 20h - Entrée Gratuite
Lieu : Le Hasard Ludique
Pour donner le coup d'envoi de cette 17e édition du Festival Silhouette, rendez-vous au Hasard Ludique pour un ciné quiz proposé par LES FUNNY GAMES.

Sélection internationale du 24 août au 1er septembre - 19h30 - Entrée Gratuite
Lieu : Parc de la Butte du Chapeau Rouge
LE VENT TOURNE de Laura Tuillier
RÉMY de Guillaume Lillo
TONNERRE SUR MER de Yotam Ben-David
LE CAVALIER SEUL de Thomas Petit
OS HUMORES ARTIFICIAIS de Gabriel Abrantes

Soirée Focus Pernambuco le Vendredi 31 Août 2018
Lieu : Parc de la Butte du Chapeau Rouge

Soirée de Clôture le Samedi 1er Septembre 2018
Lieu : Parc de la Butte du Chapeau Rouge


Programme des concerts en plein air tous les soirs dès 19h30
Lieu : Parc de la Butte du Chapeau Rouge

Vendredi 24 Août 2018 : MOSTER (Hip Hop)
Distillant un son au croisement de Led Zeppelin, The Prodigy et NTM, ces quatre musiciens inventent des sonorités uniques, témoignant de leurs vastes influences et de la diversité de leurs parcours respectifs.

Samedi 25 Août 2018 : BAFANG (afro-rock)
Bafang est un duo composé de deux frères franco-camerounais proposant un afro/rock dynamique au penchant makossa. Leur énergie, leur son puissant et maîtrisé et leurs rythmes afro transcendent les foules.

Dimanche 26 Août 2018 : NANS VINCENT (électro)
Puisant ses influences dans l'électro, le hip-hop et la chanson française qui l'a accompagné dans son enfance, Nans a donné plus de 200 concerts à travers la France.

Lundi 27 Août 2018 : EDGAR SEKLOKA (Hip Hop)
Avec sa voix sucrée, ce poète des temps modernes déclame des textes ciselés où résonne son engagement contre le racisme.

Mardi 28 Août 2018 : CHARLOTTE FEVER (Pop)
Duo de synth-pop caniculaire français formé à la fin de l'été 2017, leurs compositions se révèlent à leur image : espiègles et brûlantes. Les balafons s'emballent et la fièvre monte.

Mercredi 29 Août 2018 : SELKIES (Voix du monde)
Entre maloya jazz et groove atmosphérique épicé, Selkies est un trio vocal qui construit son univers en s'émancipant de tout style préétabli et en réinventant un langage musical sans frontière.

Jeudi 30 Août 2018 : COTTON BELLY'S (Blues Rock)
Venus d'horizons divers, les musiciens de Cotton Belly's dépoussièrent le blues. Au fil de leurs compositions, ils offrent une musique directe et généreuse où vibrent tradition et modernité.

Vendredi 31 Août 2018 : KARINE HUET ET EMILIA CHAMONE (Musique Brésilienne)
Passionnée d'accordéon, Karine Huet compose ce duo aux côtés de la percussionniste Emilia Chamone. Leurs rythmes syncopés vous emmènent à la découverte de l'incroyable métissage musical brésilien.

Samedi 1er Septembre 2018 : PERFECT IDIOTS (Rock)
Perfect Idiots, est un power trio rock'n'roll extravagant, à la sauce grunge, punk et blues. Ils exposent leur univers déjanté emprunté à la science fiction.
A noter que le festival se prolongera également en salles en journée le mercredi et les week-ends dans divers lieux du Nord-Est parisien (Le Hasard Ludique, La Péniche Cinéma et Holiday Inn Express Paris - Canal De La Villette) avec des séances Documentaire, Hybride, Clip, et Jeune Public...

Retrouvez la programmation complète sur le site :
http://www.association-silhouette.com\festival

17ème édition du Festival Silhouette 2018












[20:45-23:55] Vernissage de l'exposition "NEO MEDIEVAL"
Location:
Marseille
Marseille
13000 Marseille
M° Gare SNCF Marseille Saint-Charles
France
Internet Site : www.marseille.fr
Description:
LECLERE MDV
5 rue Vincent Courdouan
13 006 Marseille

On september 1st
Performance : 20h45 : troubadours & grotesque par Joël-Claude Meffre
21h Party / DJ Set : Tony REGAZZONI & Basile GHOSN !!
bières, cocktails & merguez !

with Jean-Marie Appriou, Jenna Kaes, Nils Alix-Tabeling, Justin Fitzpatrick, Anna Solal, Bella Hunt & DDC

NEO-MEDIEVAL par Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani :

Nous soulignons depuis quelques années déjà la réémergence de traits - productifs, formels et théoriques - antérieurs à la modernité... pour ne pas dire directement issus de l'époque médiévale. Pourtant, « un » Moyen-Age existe-t-il vraiment en tant qu'entité unifiée ? Tentons une clarification - forcément trop rapide - de cette nébuleuse par toujours fantasmée.

Une époque est toujours une construction de celle ou celles qui la suivent. Or, la Renaissance, à partir du XVe siècle, s'est érigée dans le discours des historiens comme une période de connaissance, de lumière, basée sur des connaissances scientifiques précises... suivant une « sombre » période médiévale sur laquelle planaient fantasmes religieux, décadence des mœurs et distorsions de réalités.

A partir de ce qu'on a pu appeler un « gothic renewal » au milieu du XVIIIe siècle, principalement en littérature, ont été soulignés les côtés sombres et fantasmagoriques de cette période mal connue. S'en suivront les vampires, Frankenstein et autres créatures fantastiques propres à un certain romantisme. A cette époque, le gothique dans sa forme architecturale devient également, en Angleterre, en France et en Allemagne, le territoire d'affrontements nationaux. Où ces formes sont-elles nées ? En quoi marquent-elles les fondements d'une nation ? Les capitales s'emparent de cet enjeu politique.

Parallèlement à cette vision, principalement après la révolution française, s'en construit une bien différente : celle d'un Moyen-âge où la cohésion sociale prime sur l'individualisme. L'historien de l'art Elie Faure rappelle que le changement d'échelle du chef-d'œuvre entre médiéval et Renaissance est la clé de la compréhension des bouleversement sociétaux et moraux induits par ce passage : de la quête commune de l'achèvement d'une œuvre anonyme et gigantesque à la gloire du divin (cathédrale) à l'accomplissement personnel d'un tableau de chevalet à la gloire du génie qui l'a produit. Et nous d'ajouter (au fur et à mesure) le passage de l'entraide au sein des corporations artisanales à la mise en concurrence des entités, accéléré au XIXe siècle.

Enfin, cette projection mentale différente de l'ère pré-moderne souligne la plus grande liberté dont y jouissaient les femmes, parfois médecins, artisans-artistes ou intellectuelles reconnues. A cette vision, s'associent des formes et des couleurs différentes de celles du gothique : plus douces, chaudes, romanes, rustiques... Elles rappellent le trecento et la douceur des coloris fondus dans la chaux. Elles sont liées à d'autres types de terroirs : le sud de la France, l'Italie... loin des capitales où se joue l'avenir socio-économique de l'occident gouverné par le progrès.

Dans les formes qui émergent actuellement dans l'art contemporain, les deux visions - inconsciemment - font jour. Plus gothique chez Jean-Marie Appriou, Anna Solal ou Justin Fitzpatrick, plus roman chez Bella Hunt & DDC ou Jenna Kaes. Sans signifier aucunement que les tenants de formes plus gothicisantes ou romanisantes rejouent le débat nationalisme vs coexistence, il semble pourtant nécessaire de se demander les significations du retour de ces formes pour notre futur. Celui-ci, sans nul doute, souligne le besoin de faire surgir une troisième voie, entre nationalisme et effacement des frontières, compétition et coexistence, chaleur ou froideur, athéisme ou monisme...

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