Saturday, September 8, 2018
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September 2018
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  Exposition "Picasso et la danse"
Location:
Opéra national de Paris
Palais Garnier / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra
Entrée à l'angle des rues Scribe et Auber
Courriel : bibliotheque-musee-opera@bnf.fr

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"

Du 19 juin au 16 septembre 2018
Tous les jours 10h > 17h

Tarifs de visite
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €
Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi.

Commissariat
Bérenger Hainaut, conservateur au département de la Musique, BnF
Inès Piovesan, chef du Service des éditions, Opéra national de Paris

Catalogue
Picasso et la danse
Sous la direction de Bérenger Hainaut et Inès Piovesan BnF Éditions
22 x 27 cm, 192 pages, 100 illustrations environ, 39 €

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso et Jacqueline Rogue dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Pablo Picasso (1881-1973) est certainement l'un des artistes les plus complets du xxe siècle : à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, il n'a cessé d'approfondir toutes les techniques, explorant les champs et les modes d'expression les plus divers. À partir des années 1910, il découvre le monde du spectacle et travaille à la création de décors et costumes qui marqueront l'histoire du ballet. Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920), Mercure (1924) constituent autant de repères majeurs pour cet art. L'héritage de Picasso reste d'ailleurs vivace au sein du répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, témoignant de l'importance de la place qu'il occupe dans le paysage chorégraphique.
Mais il faut dépasser le cadre du ballet pour découvrir que l'intérêt de Picasso pour la danse s'est en réalité exprimé dès ses plus jeunes années. Des danseuses de cirque des années 1900 aux danses érotiques du dernier Picasso, en passant par les scènes de bacchanales des années 1940 à 1960, tout a semblé prétexte à représenter des corps en mouvement. La dynamique du mouvement dansé a ainsi traversé toute l'œuvre du maître, allant parfois jusqu'à alimenter son geste artistique.
L'exposition organisée par la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris explore les différentes facettes du rapport de Picasso à la danse, entre vie de troupe et recherches créatrices, entre beaux-arts et spectacle vivant.


I. La troupe des Ballets russes

En mars 1915, Jean Cocteau cherche à rencontrer Picasso. Le jeune écrivain, qui côtoie les Ballets russes depuis 1909, souhaite marquer les esprits et s'imposer en tant que créateur auprès de Serge Diaghilev, le directeur de la compagnie. Il imagine donc de rallier le chef de file du mouvement cubiste et de le convaincre de participer à un de ses projets scéniques : Parade. Au début de l'été, le compositeur Edgar Varèse accepte de présenter Cocteau à Picasso : cette première rencontre signe le début de la collaboration de l'artiste avec les Ballets russes.
De 1917 à 1925, Picasso partage régulièrement la vie de la troupe, à l'occasion de résidences de travail ou de tournées, en France et à l'étranger. Il incarne une forme de renouveau au sein des Ballets russes, aux côtés de Cocteau mais aussi de Léonide Massine, alors principal chorégraphe. Au fil de ces années de collaboration, Picasso noue de nombreuses amitiés, dont témoignent portraits et caricatures, ainsi qu'une abondante correspondance. Sa forte implication dans l'univers mondain du ballet s'explique aussi par sa rencontre avec Olga Khokhlova : danseuse pour Diaghilev depuis 1911, elle entame une liaison avec Picasso en 1917, avant de l'épouser le 12 juillet 1918. Jusqu'en 1924, elle sera omniprésente dans ses œuvres.
Dans ce contexte, le ballet devient une thématique à part entière : Picasso réalise de nombreuses études de mouvements dansés et multiplie les dessins de danseurs, de ballerines et de pas de deux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Danseuse ayant servi de frontispice pour le livre de Boris Kochno, Le Ballet, mars 1954 lithographie en couleur BnF, Estampes et photographie

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Deux danseurs (1925) reproduction issue de l'ouvrage Pablo Picasso, Grâce et mouvement Zürich, Louis Grosclaude, 1943 BnF, Réserve des livres rares © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Trois danseuses, [1919-1920] Crayon graphite sur trois feuilles de papier raboutées Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979
© Sylvie Chan-Liat / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018


II. Travailler pour le ballet

Picasso a contribué à dix productions de ballets, dont six pour les Ballets russes. Son implication se limite parfois à un simple rideau de scène, ou à des indications pour le faire réaliser : c'est le cas par exemple pour Le Train bleu (1924) ou Le Rendez-vous (1945). Entre 1917 et 1924, il s'investit toutefois très activement dans quatre productions majeures : Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920) et Mercure (1924), ballets pour lesquels il conçoit décors, costumes et rideaux de scène.
Ces réalisations coïncident avec une prise de distance vis-à-vis de la technique cubiste. Après une dizaine d'années de recherches systématiques, qui l'ont mené du proto-cubisme des Demoiselles d'Avignon (1907) au cubisme synthétique, il commence à explorer de nouvelles directions. Des dessins naturalistes font leur réapparition dès 1915. Dans Parade cohabitent éléments néo-classiques et éléments cubistes, que Picasso n'abandonne pas pour autant : il les distille au fil des productions, par petites touches, avant de leur substituer une première forme de surréalisme dans Mercure. Le ballet accompagne ainsi les mutations successives de l'artiste.
À partir des années 1970, certains de ces ballets ont été reconstitués par l'Opéra de Paris. Après Parade, recréé en 1979 à l'occasion d'un hommage à Erik Satie, ce sont Le Tricorne, Le Train bleu et Le Rendez-vous qui intègrent simultanément le répertoire de l'Opéra en 1992. En comptant aussi Icare, dans une nouvelle production créée au Palais Garnier en 1962, cinq des ballets de Picasso sont actuellement au répertoire de l'institution.

Parade, 1917

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Projet pour le rideau de scène du ballet Parade, [1916-1917] Crayon graphite et aquarelle sur papier Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979 © Succession Picasso 2018

Imaginé par Cocteau, l'argument de Parade est très simple : devant un chapiteau, les artistes tentent de convaincre le public d'entrer pour assister à leur spectacle en donnant un aperçu de leurs numéros (la « parade »). Cocteau veut puiser la « force de vie » présente dans le cirque pour « féconder » un art théâtral jugé moribond. Ce projet ne pouvait mieux convenir à Picasso : particulièrement sensible à l'univers des saltimbanques, il s'identifie à Arlequin, « double mélancolique » très présent dans son œuvre. Sollicité par Cocteau, il accepte de participer, aux côtés de Massine et du compositeur Erik Satie. Il réalise un décor cubiste, qui contraste avec le néo-classicisme de son rideau de scène. Par ailleurs, Picasso modifie le ballet de façon notable. Il introduit les personnages des managers, dont les costumes sont pensés comme des sculptures cubistes, ainsi qu'un numéro de « cheval-jupon », sur le modèle de celui qu'il a observé au cirque Medrano. Ses costumes contribuent largement au scandale de la création de Parade, qui finit néanmoins par s'imposer.

Le Tricorne, 1919

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Le Tricorne : maquette du décor définitif (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Projet de costume pour le ballet Le Tricorne : un voisin (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Après la réussite de Parade, Diaghilev invite Picasso à participer à un second ballet, entièrement espagnol : El Sombrero de tres picos (Le Tricorne), adapté du roman picaresque de Pedro de Alarcón. Manuel de Falla compose la musique et Massine est de nouveau chargé de la chorégraphie, conseillé par Félix Fernandez, un danseur de flamenco. L'intrigue du ballet s'articule autour des personnages du meunier et de sa femme, convoitée par le gouverneur de la province. À la suite de nombreuses péripéties, le gouverneur est rossé, avant que la foule ne se lance dans une jota finale, danse traditionnelle espagnole. Picasso réalise des décors aux teintes douces, à la fois naturalistes et subtilement cubistes, sur lesquels ses costumes très colorés, d'inspiration populaire, se détachent vivement. Le Tricorne, qui lui rappelle ses racines andalouses, lui permet d'exprimer sa passion pour la corrida, qu'il fait infuser dans le ballet : il fait danser matador et picador au milieu des villageois, et représente sur le rideau de scène une arène, un jour de corrida.

Pulcinella, 1920

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Étude de décor pour le ballet Pulcinella [ca. 1920] Procédé Jacomet (gouache appliquée au pochoir sur impression phototypique) BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En avril 1917, les Ballets russes sont en tournée en Italie : la troupe se produit à Rome, avant de gagner Naples. Alors que Picasso travaille sur Parade, Diaghilev et Massine rassemblent des matériaux pour un nouveau ballet, inspiré de la commedia dell'arte. Adaptant une pièce du théâtre napolitain du xviiie siècle, Massine écrit l'argument de Pulcinella quelques mois plus tard. Diaghilev, de son côté, après avoir collecté des manuscrits attribués à Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736), propose à Igor Stravinsky de s'en servir pour composer une nouvelle musique de ballet. Picasso rejoint le projet en décembre 1919 et réalise une première série d'esquisses évoquant l'esthétique du Second Empire. Après plusieurs refus de Diaghilev, il opte pour une scène de rue nocturne : Naples est représentée selon les principes cubistes, avec vue sur le Vésuve. Les costumes qu'il conçoit empruntent à la fois aux costumes du XVIIIe siècle et aux traditions populaires napolitaines, qu'il a découvertes en 1917. Pulcinella est créé par les Ballets russes à l'Opéra de Paris le 15 mai 1920.

Mercure, 1924

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Scène de la confrontation entre Mercure (Léonide Massine)et Apollon (Boris Lissanevitch), Mercure [1927][Photographe non identifié], © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En 1924, Diaghilev et Cocteau montent Le Train bleu. Sollicité, Picasso accepte qu'un de ses tableaux soit reproduit pour servir de rideau de scène. Au même moment, le comte Étienne de Beaumont lance un projet concurrent. Pour ses « Soirées de Paris », il réunit une équipe composée de Satie, Massine et Picasso, auxquels il commande un ballet autour du dieu Mercure.
Picasso a carte blanche. S'éloignant du cubisme, il conçoit des « poses plastiques » d'allure surréaliste : les Trois Grâces apparaissent travesties ; certains personnages sont incarnés par des sculptures mobiles. L'artiste approfondit aussi une nouvelle technique, à base de lignes continues : ce style, dit « calligraphique » ou
« curvilinéaire », irriguera sa production dans les années suivantes.
Lors de la première de Mercure, le 15 juin 1924, un groupe de dadaïstes menés par André Breton et Louis Aragon déclenche une cabale visant Satie et Beaumont. Quelques jours plus tard, ils dressent toutefois dans la presse un portrait élogieux de Picasso : son dernier ballet majeur signe ainsi son entrée dans le surréalisme.

Icare, 1962

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Attilio Labis dans le rôle-titre d'Icare Palais Garnier, Paris, 1962 BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Roger Pic/ BnF © Succession Picasso 2018

En 1962, Serge Lifar est invité par l'Opéra de Paris à remonter son ballet Icare. L'argument qu'il a conçu s'inspire de la mythologie grecque : grâce aux ailes fabriquées par son père Dédale, Icare s'élance dans les airs ; mais grisé par le vol, il s'approche trop près du soleil, la cire de ses ailes fond et il tombe dans la mer. Créé en 1935, le ballet est un manifeste où la danse s'écrit indépendamment de la musique : outre la chorégraphie, Lifar est responsable des « rythmes » qui l'accompagnent, orchestrés par Arthur Honegger.
Pour cette reprise, l'ancien danseur conçoit lui-même de nouveaux costumes et propose à son ami Picasso, rencontré grâce aux Ballets russes dans les années 1920, de réaliser décor et rideau de scène. Depuis 1924, Picasso n'a plus travaillé pour le ballet, à l'exception d'un rideau pour Le Rendez-vous (1945) de Roland Petit, qui reprend une toile existante. L'artiste accepte pourtant d'imaginer ce nouveau décor : il fournit à Lifar une esquisse rappelant une autre « chute d'Icare », celle de la fresque qu'il a peinte en 1958 pour le siège de l'Unesco.


III. Représenter la danse

Au-delà de l'univers du ballet, Picasso a représenté un grand nombre de scènes de danses. Dès la fin des années 1890, des danseuses de cabaret apparaissent dans ses œuvres. L'artiste fréquente alors beaucoup music-halls et cafés-concerts : les danseuses de french cancan mais aussi les bals populaires qu'il dépeint, sont autant de témoins de sa vie de bohème, en prise avec le monde de la nuit et de la fête. Ces premières thématiques laissent ensuite la place à d'autres sujets, prétextes à l'introduction de nouvelles danses : danses orientales, danses mythologiques, danses traditionnelles espagnoles comme le flamenco, la jota ou encore la sardane, liée à la
« ronde de la paix »...
Réalisé entre 1904 et 1972, l'œuvre gravé de Picasso accompagne l'évolution de son rapport au mouvement dansé et permet de proposer un aperçu de la présence continue de la danse dans sa production, à travers quatre thématiques majeures.

Au cirque - Forains et saltimbanques

Picasso a toujours été fasciné par le monde circassien. À Paris, dès 1904, il est un habitué du cirque Medrano. Cette fréquentation assidue se ressent dans sa création : en 1905, les saltimbanques deviennent omniprésents dans ses œuvres. Suivant les traces de Toulouse-Lautrec, Picasso dessine ses premières « danseuses à cheval » ou « écuyères à panneau », du nom de la selle plate sur laquelle ces baladines se produisent. Au fil des années, il convoquera souvent cette figure, que l'on retrouve notamment sur le rideau de Parade.

Les danses mythologiques

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Faunes et chèvres, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Grand nu dansant, 1962 linogravure en couleurs, BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Centaure dansant, fond noir, octobre 1948 lithographie BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso Bacchanale avec une femme assise tenant un bébé, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

La mythologie gréco-latine a profondément nourri l'œuvre de Picasso. Si le minotaure, alter ego de l'artiste, domine les années 1930, ce sont les bacchantes et l'ensemble du cortège dionysiaque qui s'imposent à partir des années 1940. Les bacchantes sont ces femmes enivrées qui pratiquent une danse rituelle en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin et du théâtre. Picasso s'inspire des bacchanales du classicisme français pour représenter ce nouveau type féminin. En août 1944, dans l'euphorie de la Libération de Paris, il reproduit Le Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (1594-1665), qu'il réinterprète d'une manière cubiste : célébrant la joie de vivre retrouvée, cette peinture initie un nouveau départ dans son œuvre. À la faveur du retour à la paix et de séjours réguliers à Antibes, satyres, centaures, faunes et bacchantes s'affirment alors dans des compositions mêlant musique, danse et fête, dans lesquelles on voit parfois poindre l'influence du néo-classicisme de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

Danser la corrida

Dans la culture populaire espagnole, les affinités entre danse et tauromachie sont nombreuses : les paroles et les figures du flamenco font souvent référence à la corrida ; le paso doble évoque le tercio de muleta, combat final du matador contre le taureau. Réciproquement, un certain nombre de musiques de danse sont jouées tout au long de la corrida. Lorsque le matador choisit de poser lui-même les banderilles, il le fait au son d'une valse ou d'une jota issue du folklore espagnol, dansant et virevoltant devant le taureau pour provoquer sa charge. Puis, alors que l'orchestre interprète un paso doble, le matador exécute, avec une cape rouge, une série de passes parfois comparées à des mouvements de flamenco, avant l'estocade finale. Picasso a pleinement intégré le potentiel dansant de la corrida. Si les danseurs des Ballets russes incarnaient matador et picador dans Le Tricorne, ce sont ici les toréros qui se font danseurs. Les banderilleros sont suspendus dans des postures qui semblent chorégraphiées, tandis que chevaux et taureaux se figent au milieu de pas de deux brutaux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso
Tauromaquia : suerte de muleta
1957
Aquatine au sucre
BNF, Estampes et photographie

Le pouvoir érotique de la danse

Au cours des années 1960, la présence de l'érotisme dans les œuvres de Picasso s'intensifie considérablement. L'artiste revisite les sujets qui lui sont chers pour en proposer une nouvelle interprétation, fortement sexualisée. En particulier, il explicite beaucoup plus que par le passé le caractère sensuel voire luxurieux de la danse : bacchantes, circassiennes et danseuses orientales apparaissent nues, leurs attributs sexuels exacerbés. Plus encore, ses représentations mettent en scène avec insistance le pouvoir érotique de la danse. Les danseuses adoptent des poses lascives, attirant de façon magnétique le regard de spectateurs concupiscents, auxquels Picasso paraît une nouvelle fois s'identifier. Ces jeux de séduction fascinent diverses figures incarnant l'autorité ou le pouvoir, captives de ces visions érotiques, tel Hérode face à Salomé. Le public lui-même est renvoyé à sa posture de voyeur, à l'image de ce cavalier, échappé de l'univers de Rembrandt (1606-1669), qui surprend une bacchanale nocturne dans une composition de 1971.


IV. De la danse au geste dansé

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée national Picasso - Paris. MP819. © René Gabriel Ojéda / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Amateur de bals populaires et de fêtes mondaines, Picasso a dansé toute sa vie. Sur certains clichés, on le voit, amusé, tenter un levé de jambe maladroit en pleine rue, ou ébaucher un pas de danse en compagnie de Jacqueline Roque, sa dernière égérie. Pour autant, cette affinité avec le mouvement dansé peut-elle avoir influencé sa pratique artistique ?
La série de photographies réalisée par Gjon Mili pour le magazine Life en août 1949 apporte quelques éléments de réponse. À l'aide d'un crayon lumineux, Mili invite Picasso à exécuter des dessins immatériels. Constitué d'une ligne ininterrompue de lumière, chaque motif est fixé sur la pellicule grâce à une durée d'exposition très longue. Parfois, une succession de flashs permet de capturer différents états de la gestuelle de l'artiste : son corps apparaît tourné dans plusieurs directions à la fois, à la façon d'un tableau cubiste.
Cette technique du trait continu, Picasso l'a expérimentée dès la fin des années 1900 : la pointe du crayon se pose sur le papier et ne le quitte qu'une fois le dessin achevé. Entre 1917 et 1924, l'artiste s'en sert de nouveau, aboutissant au « style curvilinéaire » de Mercure. Mais la proposition de Mili implique une nouveauté de taille : cette fois, le tracé s'épanouit dans un espace à trois dimensions. Mouvements amples des bras, extension maximale, le corps de Picasso semble se projeter dans une sphère pour déployer une imagerie en volume. Son geste devient, en quelque sorte et pour un bref instant, un geste de danseur, immortalisé par l'œuvre photographique, comme une esquisse de notation chorégraphique.

https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/picasso-et-la-danse

[Deauville] 44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Location:
Deauville
Deauville
14800 Deauville
M° Gare SNCF Trouville - Deauville
France
Internet Site : www.mairie-deauville.fr
Description:
du 31 août au 9 septembre

www.festival-deauville.com

Sandrine Kiberlain présidente du jury du 44e Festival du cinéma américain de Deauville

La comédienne française Sandrine Kiberlain a été choisie pour présider le jury de la prochaine édition du Festival du cinéma américain de Deauville, qui se déroulera du 31 août au 9 septembre prochain.

Appelez-là Madame la présidente ! L'excellente Sandrine Kiberlain sera à la tête du jury du 44e Festival du cinéma américain de Deauville, qui se déroulera du 31 août au 9 septembre prochain. La comédienne succède au réalisateur de "The Artist" Michel Hazanavicius dont le jury avait décerné le Grand Prix à "The Rider", de la jeune Chloé Zhao, le prix du jury et de la critique revenant à "A Ghost Story", de David Lowery.

César du meilleur espoir féminin pour "En avoir (ou pas)" de Laetitia Masson en 1995 et de la meilleure actrice pour "9 mois ferme" de Albert Dupontel, en 2004, Sandrine Kiberlain est une figure incontournable du cinéma français. Au cours de sa carrière elle a travaillé avec les plus grands cinéastes hexagonaux, de Jacques Audiard à Stéphane Brizé en passant par Alain Resnais, Claude Miller, André Téchiné ou encore Pierre Salvadori.

A l'affiche fin avril de "Amoureux de ma femme", de et avec Daniel Auteuil, on la reverra le 15 août prochain dans "Fleuve Noir", un thriller réalisé par Erick Zonca avec Vincent Cassel et Romain Duris à ses côtés. Après avoir été la vedette de "Elle l'adore", le premier film de Jeanne Herry, en 2014, elle l'a retrouvée pour "Les Champs de fleur", qui sortira le 18 novembre.

[Deauville] 44e Festival du Cinéma Américain de Deauville

Paris Design Week 2018
Location:
UNLOCATED
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UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
du 6 au 15 septembre

Paris, la plus belle ville du monde, se met à l'heure du design et en état de fête pendant dix jours du 6 au 15 septembre 2018, pour célébrer le design, la création et ouvrir le salon MAISON&OBJET sur la ville des lumières. Pas besoin d'aller au bout du monde pour vivre l'effervescence d'une Design Week. Paris fédère à la rentrée, tous les publics amateurs de décoration, de design et d'art de vivre.

La ville est un être vivant et comme la nature, elle a horreur du vide. Des espaces ferment leurs portes, disparaissent mais d'autres naissent dans la foulée. Paris, la ville, a constamment besoin d'être découverte et redécouverte, en permanence. Chaussez vos sneakers et suivez les parcours offerts par Paris Design Week. Plus de 200 lieux ouvrent leurs portes : showrooms, boutiques, galeries, ateliers, restaurants, institutions, pour des présentations inédites.

Quatre grands quartiers parisiens s'ouvrent à la création: le quartier Saint-Germain-des-Prés, les Halles-Marais-Bastille, l'Opéra-Concorde-Etoile et Barbès-Stalingrad, avec pour chacun une soirée frénétique de vernissages qui fédèrent toute la profession.
Le jeudi 6 septembre à Saint-Germain-des-Prés; Le samedi 8 aux Halles, dans le Marais et à Bastille ; Le lundi 10 septembre à Opéra, Concorde et Etoile ; Le mardi 11 septembre à Barbès-Stalingrad.

Sans compter la soirée de vernissage Le Off, avec la jeune génération et ses talents, très en amont des festivités, le mardi 4 septembre avec une soirée festive à Ground Control Paris, rue du Charolais.
Attention : L'exposition Le Off quitte la Cité de la Mode pour s'installer dans l'ancien tri postal de la SNCF à Ground Control - Halle Charolais au 81 rue du Charolais 12ème arr.

A travers quatre territoires parisiens, se déploient les grandes thématiques qui font les fondements du design : la Matière, sous toutes ses formes, la Lumière, la Couleur, partout, les maîtres, toujours présents et la jeune génération, prête à prendre la relève.

>> Communiqué

Paris Design Week 2018

Fête nationale d'Andorre
Location:
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Description:
Festa Nacional (Fête Nationale) de la Verge (Vierge) de Meritxell, en souvenir de Mare de Deu de Meritxell (1278)

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

08:00  
09:00  
10:00 [10:00-20:00] Inauguration de l'Espace 365 à Zone Sensible - Ferme Urbaine de Saint-Denis
Location:
Saint-Denis
Saint-Denis
93200 Saint-Denis
M° RER D Saint-Denis, Saint-Denis - Université, Basilique de Saint-Denis
France
Description:
Zone Sensible
112 avenue de Stalingrad
93200 Saint-Denis
Métro: Ligne 13: Terminus Saint-Denis - Universités - 7 minutes de marche

Inauguration de 365
Espace d'art contemporain à ciel ouvert

Le collectif Parti Poétique est heureux de vous inviter à
l'exposition inaugurale de
365
Nouvel espace d'exposition, de recherche et de création à
Zone Sensible - Ferme Urbaine de Saint-Denis - (93)

OUVERTURE le samedi 8 septembre de 10h00 à 20h00

Inauguration de l'Espace 365 à Zone Sensible - Ferme Urbaine de Saint-Denis

365 est un nouvel espace de création et d'exposition à ciel ouvert en développement à Zone Sensible, ferme en permaculture et Centre de production d'art et de nourriture conçu par le collectif Parti Poétique à Saint-Denis.

Un espace de 365 mètres carrés au cœur d'un hectare de nature urbaine, dédiés 365 jours par an à la création contemporaine autour des thèmes Nature-Culture-Nourriture, construisant des liens entre une histoire et une géographie, un point de contact entre l'espace, le temps et l'art dans la ville.

Le Parti Poétique développe l'espace 365 en partenariat avec [N.A!] Project.

365 est également soutenu et accompagné par le Ministère de la Culture, la Région Ile de France, le Département de la Seine Saint-Denis.

Artistes invités :
Ackroyd & Harvey (UK)
Astarti Athanasiadou (GR)
Michel Blazy (FR)
Carmen Bouyer (FR)
Constructlab (DE)
Sjim Hendrix (NL)
Olivier Darné & Didier Petit (FR)
Victor Remère (FR)
Simon Ripoll-Hurier (FR)

Exposition du 8 septembre au 6 octobre 2018
Horaires des visites:
Les mercredis de 14h à 18h.
Les samedis de 10h à 18h.

Inauguration de l'Espace 365 à Zone Sensible - Ferme Urbaine de Saint-Denis

Agenda :

Samedi 8 septembre - 10h-19h30
Première ouverture publique de l'exposition inaugurale 365
De 18h30 à 19h30 : 'Récolter le ciel', performance d'Olivier Darné, artiste et fondateur du Parti Poétique, et Didier Petit, violoncelliste.
Entrée libre.
Suivie à 20h30 de /// LOL /// d'après Archestratos, repas-performance de Sjim Hendrix, chef et artiste Néerlandais.
Réservation obligatoire (inscription par courriel à stephane@parti-poetique.org ).

Samedi 15 septembre - 15h00-23h30
Seconde édition du FLiMM
Festival Libre du Moyen-Métrage, projections de cinéma de plein air à la ferme. En partenariat avec DOC et Cinéma 93, et avec le soutien du cinéma l'Ecran.
Entrée libre.

Vendredi 21 septembre - 20h
Cinéma de plein air
En partenariat avec le Cinéma l'Ecran.
Trois courts-métrages de la Collection départementale d'art contemporain de la Seine-Saint-Denis :
Bande-annonce Loïc Connanski. 1994. 2 min.
Le Multivers Michel Blazy. 2003. 9 min.
Supermâché, aire de pique-nique Laurent Sfar. 2008. 13 min.
Long-métrage 'Le Grand Restaurant', de Jacques Besnard avec Louis de Funès, Bernard Blier (1966).

Samedi 29 septembre - 15h
Atelier et performance de Simon Ripoll-Hurier
'The temporary telecommunication union'.
Et durant tout le week end samedi et dimanche de 10h à 18h :
Jardins Ouverts, une initiative de la Région Ile-de-France.
Entrée libre.

Jeudi 4, Vendredi 5 et Samedi 6 octobre
Atelier chorégraphique participatif Body Weather
Atelier autour du corps paysan, par Astarti Athanasiadou, chorégraphe.
Réservation obligatoire (inscription par courriel à stephane@parti-poetique.org

Samedi 6 octobre - 18h
Restitution de l'atelier chorégraphique Body Weather
Soirée de finissage

Inauguration de l'Espace 365 à Zone Sensible - Ferme Urbaine de Saint-Denis

[10:00-13:00] Inauguration de la MJC Fernand-Léger
Location:
MJC Fernand-Léger de Corbeil-Essonnes
Maison des Jeunes et de la Culture Fernand-Léger
45, allées Aristide-Briand
91100 Corbeil-Essonnes
M° RER D Corbeil-Essonnes
France
Phone : +33 (0)1 64 96 27 69
Fax : +33 (0)1 60 88 06 25
Mail : contact@mjccorbeil.com
Internet Site : www.mjccorbeil.com
Description:
François Durovray
Président du Département de l'Essonne

Jean-Pierre Bechter
Maire de Corbeil-Essonnes
Conseiller départemental de l'Essonne
Le Conseil Municipal

Catherine Protin
Présidente de la MJC Fernand-Léger centre social

Le Conseil d'Administration

ont le plaisir de vous convier à
l'inauguration de la MJC Fernand-Léger entièrement réhabilitée

le samedi 8 septembre 2018 à 10h

45, allées Aristide-Briand
91100 Corbeil-Essonnes

[10:00] Performance de Azusa Minamino
Location:
Tokyo
Tokyo
120 Tokyo
Japan
Internet Site : www.metro.tokyo.jp
Description:
Dans le cadre de l'exposition "Esprit es-tu là ?"

Artistes Japonais(es) et Artistes Français(es) Réunis(es) par les échanges universitaires franco-japonais

Exposition du 7 sept au 9 sept 2018
Vernissage 17h le 7 et performance Minamino Azusa 17h le 8

Design Festa Gallery (Gallery EAST)
3-20-2 Jingumae
Shibuya 150-0001
Tokyo

Vernissage de l'exposition "Esprit es-tu là ?"


[11:00] Vernissage de l'exposition "Robert Wehrlin"
Location:
Propriété Caillebotte
8, rue de Concy
91330 Yerres
M° RER D Yerres
France
Phone : +33 (0)1 69 49 76 27
Internet Site : www.proprietecaillebotte.com
Description:
à l'Orangerie de la Propriété Caillebotte

Du samedi 8 septembre au dimanche 14 octobre 2018
Du mardi au dimanche de 14h à 18h30

Robert Wehrlin expose à l'Orangerie

Le peintre suisse ouvre la saison des expositions à l'Orangerie.

Né en 1903 à Winterthur, dans le canton de Zurich, il y décède en 1964. Ce peintre suisse est classé dans la mouvance de l'École de Paris (notion qui désigne les artistes qui se sont manifestés à Paris au XXe siècle). Étudiant en droit outre-Rhin, sa rencontre avec le peintre expressionniste allemand Ernst Ludwig Kirchner sera déterminante. Après ses études, c'est donc vers la peinture qu'il se tournera.

En 1924, il s'installe à Paris et devient l'élève d'André Lhote. Il fréquente différents mouvements artistiques mais ses premières influences expressionnistes le marquent à jamais.
En 1925, il rencontre Germanie Dupuis, sa future épouse, qui deviendra aussi son modèle.
En 1928, sa rencontre avec Jacques Villon lui permettra de perfectionner sa pratique de la gravure. À partir de 1943, il s'oriente progressivement vers l'abstraction. Durant les 20 dernières années de sa vie, il réalise de nombreuses œuvres monumentales en Suisse.
Artiste prolifique qui se méfiait du marché de l'art, Robert Wehrlin a laissé à sa veuve et à son fils des centaines d'œuvres, éclectiques, pas toujours signées.
L'exposition à l'Orangerie ne saurait être exhaustive du talent de cet artiste décédé en 1964.

www.wehrlin.info

Vernissage de l'exposition "Robert Wehrlin"
"L'atelier d'Antony", 1945, huile sur toile



[12:00-14:00] Vernissage de Luca Lupi "FINIS TERRAE"
Location:
Arles
Arles
13104 Arles
M° Gare SNCF d'Arles
France
Internet Site : www.ville-arles.fr
Description:
Anne Clergue Galerie
12 Plan de la cour
13200 Arles

6 Septembre - 13 Octobre 2018

La mer, la terre, le ciel : trois composantes essentielles des photographies de Luca Lupi. L'immensité du ciel, la lumière douce et diffuse ainsi que cet horizon, presque infini, dégagent une sensation de sérénité et de calme. La présence de l'homme est palpable mais dérisoire. Envahi par la splendeur des paysages, le travail de Luca Lupi incite au recueillement, à une certaine spiritualité. L'air, l'eau, la terre, trois entités des Quatre Eléments qui invitent à la méditation.
Au-delà de la dimension poétique portée par chaque image, un questionnement philosophique voire anthropologique émerge. Le travail de Luca Lupi interroge la relation qu'entretient l'homme avec son environnement naturel. A l'heure ou l'enjeu écologique est vital, Luca Lupi nous offre un témoignage sur la nécessité de préserver notre terre.

Vernissage de Luca Lupi "FINIS TERRAE"
Turquie, 2012 © Luca Lupi





[14:00-20:00] Vernissage de Mathieu Cherkit "Territoire"
Location:
Galerie Jean Brolly
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 88 02
Fax : +33 (0)1 42 78 88 03
Mail : galbrolly@wanadoo.fr
Internet Site : www.jeanbrolly.com
Description:
8 septembre - 20 octobre 2018

Vernissage de Mathieu Cherkit "Territoire"

[14:00-18:00] Vernissage de Mitchell Anderson & Deanna Havas "The Republic"
Location:
Sundogs
10, boulevard de Strasbourg
75010 Paris
M° Strasbourg - Saint-Denis
France
Mobile : +33 (0)6 44 29 11 73
Mail : hello@sundogs.paris
Internet Site : sundogs.paris
Description:
Opening Weekend
8-9 September 2018, 2-6pm

By Appointment until October 14 2018

And so when we have anointed him with myrrh, and set a garland of wool upon his head, we shall send him away to another city. Plato, The Republic

Mitchell Anderson: Is art meant to change society ?

Deanna Havas: If your intent is to change society maybe you should try your hand at blogging.

M: For example, is the readymade a political, a lazy or no action at all ?

D: In a punk way, the readymade has an inherent lazy quality. Anyone can do it. I heard that Duchamp ate the urinal cake as a dare.

M: I don't even count that as a readymade anymore, he painted on it and changed its display, separating it from its use. It's kinda boring proto-Minimalism. You know he made a living dealing works for Brancusi in America ? Why is what artists do or don't do for money redacted from their reception ?

D: Often what they have to do for money is weird and humbling, sometimes even illegal. Artists begin as temporarily embarrassed millionaires, but most have rich parents.

M: I don't know if most artists are getting parental support, but certainly artists our age are not representative of the full socio-econonomic range of society. Within this are endless issues of entitlement and privilege which have just not been discussed. How does this impact culture in a wider sense ? Why is everyone hiding the obvious fact and the values that are promoted here ?

D: I have to do a lot of odd jobs to supplement my practice. Most recently, I was a paid audience member for daytime television shows like The People's Court. It was the most civically-engaging experience of my life. Even more so than actual jury duty, which is more about bureaucratic procedure than anything else.

M: A collective belonging ?

D: There's a sense of pride in performing your civic duties, doing your part to contribute to the grander project of liberty and justice. Even if its entirely simulated and scripted and occurs inside a television studio. Can you tell me about your project involving the homes of artist's families ?

M: I've used free websites to find the addresses of a range of my artistic peers' family homes. The estimated values of those homes are presented as photographic prints. I see a need to discuss ideas of class and monetary privilege in the cultural realm. The family home is so closely related to any semblance of the American Dream that it's a useful platform to explore this. Of course, there are real implications of what is public and private in a society and what is readily available to anyone on the internet. But, this information is publicly accessible right now. When we look at the works as a whole, even accounting for errors and personal situations unknown, we can see in general that this broad, untargeted group of young exhibiting artists is not representative class-wise of America. Does this make us uncomfortable ? It should.

D: How did you decide which artist's families to include in this project ?

M: There's really no meaningful decision. When I think of an artist I look it up and if I can find it I add it to the project. I also ask friends to name artists our age to widen it away from the possibility I'm focusing on artists I'm interested in. The artists selected are ones that I consider peers in the sense that they are exhibiting and are part of a larger conversation of contemporary art. The set of 40 I have so far is not final. Due to financial limitations, I've only framed eight for the exhibition but not because of any hierarchy. I've printed the full set as a small pamphlet for the exhibition.

Yes, imagination rules the world. The defect of our modern institutions is that they do not speak to the imagination. By that alone can man be governed; without it he is but a brute. Napoleon Bonaparte, Writings 1796-1817

D: Are we living in a utopian republic ?

M: I'm not sure I would even know what that was, but I'm worried that the structures of our society haven't changed during a time of social progress. We have the same old institutions of fear and the fucking military and the same religions, which are criminal organizations, and sports, which are the worst because they create a sense of success in people, the audience and fans, who have never had any and don't know that they could if they just wake up.

Keep, ancient lands, your storied pomp!" cries she Emma Lazarus, The New Colossus, Inscription at the base of the Statue of Liberty

D: Unchecked libertinism can create a public nuisance, collectivism is impossible with a cabal of self-interested psychos. How much money could we get from melting down the Statue of Liberty and selling the copper for scrap ? Why do we, as Americans, worship a European anthropomorphism of Liberty, one that resembles a modest version of Delacroix' Marianne ? Does she protect our harbor or is she a cursed talisman in our possession ?

M: Who is being annoyed here ? The public as an idea is a splintered whole. When the military or law enforcement use the word 'public' I'm probably not onboard. Is the Statue of Liberty a poet, given a crown and cast out by Plato from the French state in the first place ? At this point she's become like Devil's Tower, beacons that marked progress and possibility before becoming the locations of final act action sequences in science fiction films. If the statue was absent would America lose an important symbol of embracing people from across the world ?

D: I quite liked that Michael Jackson music video filmed in the torch.

M: Symbols are abstract and real. The Statue of Liberty is much more than a physical sculpture. But, this works in reverse as well. When I acquired John Wayne's personal gun holster I was curious about how this ordinary phallic object contains so much information on the errors of American society. I'm not just talking about the impossible idea of gun rights, but also forced masculinity in the public sphere, celebrity worship, the West.

D: Would you rather be governed by law or ruled by spectacle ?

M: At this point law and spectacle are exact. I enjoy law sometimes and spectacle often. Bread and circus. Cake and darkrooms. I'd be fine inhabiting Ancient Rome if I was sure of my standing.

D: I'm not sure I would like ancient Rome. I saw some of their public toilets.... Heard they wiped their asses with a communal loofah that they reused time and again after defecating in vulgar unison. I wouldn't enjoy that level of civic engagement.

M: Myths of orgies also, but people lived for shorter periods, which seems nice. And daddy Hadrian was around.

D: True, one has to wonder about the neo-classical revival. Perhaps we're not much better in our contemporary societies... There's trash and excrement everywhere, godless materialism, and innovative new strains of gonorrhea to accompany each Tinder software update. Do you ever fantasize about leaving civilized society ?

M: It's an endless fantasy. Who wasn't seduced by Alex Garland's The Beach ? But, I exist in a society and I react within it and around it with my work. Away from it, all I would be making is crafts. In these new paintings, I've been thinking about how the systems of political campaigning are expressed visually. I found salesman templates for buttons from the turn of the 20th century, the height of the campaign button boom, which have areas for candidate photographs and text left empty to be filled by whoever ordered them. This kind of found imagery exists between politics.

Indeed, a nation or city is ruled by the people, or by an upper class, or by a monarch. A government system that is invented from a choice of these same components is sooner idealised than realised; and even if realised, there will be no future for it. Tacitus, The Annals

D: The revolution began, but when will it end ?

M: The idea that there is an end goal in sight is quaint. The world changes as we move subjectively forwards and backwards and all without someone landing on an aircraft carrier proclaiming the mission is accomplished. Are you part of a revolt ?

D: I'm always in revolt, I am revolting. We're merely bacteria crawling on the face of this wretched planet that quivers with cadence of the living and decomposing.

M: Do you see the planet wretched because of humanity ?

D: Humanity, but more broadly, life itself, and the vain and futile project of organization out of chaos.

M: So you're an environmentalist ?

D: No, I find nature to be tacky. Recycling is a waste of time.

M: You think it's a waste of your or society's time ?

D: Maybe people have nothing better to do than sort through garbage, that's their prerogative. To some extent, that's the beauty of liberal democracy. Do you sort your trash ?

M: I'm a hoarder. I produce almost nothing, but one is compelled to sort garbage. One can't just throw out batteries with everything else. We have some guidelines and laws.

D: Oops. So there are.

M: Do you use tacky in the French way ? Gauche ?

D: Yes tacky as in gauche. I think we cut down all the forests because we didn't like them. Also we needed stretcher bars for paintings. I once rode a Flixbus through the Alps, the trees all looked like fractals and it made me feel ill. It was too much. I'd much rather look at a painting than some obscene fractal, even a bad one.

M: Plato mentions this idea of the painting versus nature a bit in The Republic when he talks about imitation. He's judgmental of art because it imitates. How does your art imitate ?

D: I'm concerned with the amplification of imagery that is already present and existent in the world, images that may come from unclear sources, but are symbolically charged. There's an element of theatricality and mimesis in every artwork.

M: In my purest readymades, I guess, I wanted to skip that, but really I traded it for narrative which had its own tracings. How do you source the images or styles you take up ?

D: I'm attracted to cheap, vague content that's freely available in the content-mill of life...

M: When you combine images in these new works, jets, blue fire, lens flares, what are you thinking about ? Is there content here to be further deciphered ?

D: My works in this show are quite big. I use spectacular imagery that is intended to evoke power, awe and unease. I'm more concerned with the visceral reactions these images might provoke.

M: Both of us have used reflective surfaces in this show. In my Campaign Blanks the old gold adds this sort of trashy aesthetic with connotations of success and grandeur. How do you see your use of retroreflective paint ?

D: Retro-reflective paint is typically used in utilitarian applications, to enhance visibility in poorly-lit situations. It has a contingent property, but is also about self-reflection. In its application on my painting it renders a sort of bacteria on the surface of the canvas, a retro-reflective bacteria, over a grid of lens flares.

D: Is there any hope in utopia or have we lost sight of paradise ?

M: Utopia, like the present, doesn't exist. Which doesn't mean we shouldn't work forward as if it might.

Vernissage de Mitchell Anderson & Deanna Havas "The Republic"

[14:00-19:00] Vernissage de Yannig Hedel "Midi et quart"
Location:
Galerie Thierry Bigaignon
9, rue Charlot
Hôtel de Retz
Bâtiment A - 1er étage
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul, Rambuteau
France
Mobile : +33 (0)6 80 61 99 41
Mail : thierry@thierrybigaignon.com
Internet Site : www.thierrybigaignon.com
Description:
Arpenteur des villes, Yannig Hedel traque depuis 50 ans la course du temps sur l'architecture urbaine, jour après jour, saisons après saison, et nous offre une oeuvre d'une grande ampleur !

Yannig Hedel est en effet un artiste hors norme. Il a bâti avec acharnement et rigueur une oeuvre tout simplement remarquable. Témoin du temps, dompteur de lumières et tireur hors pair, il fait sans aucun doute partie des plus grands artistes de sa génération. L'exposition "Midi et Quart" vous donnera un premier aperçu de son fabuleux travail et vous permettra de vous rendre compte de l'exceptionnelle qualité de ses tirages argentiques.

Venez à la rencontre de l'artiste samedi 8 septembre de 14h à 19h lors du vernissage de l'exposition.

Exposition : 8 septembre au 10 novembre 2018

Vernissage de Yannig Hedel "Midi et quart"

[14:00-20:00] Vernissage de l'exposition collective "ABSOLU INCERTAIN"
Location:
Galerie Poggi
2, rue Beaubourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)9 84 38 87 74
Mail : office@galeriepoggi.com
Internet Site : www.galeriepoggi.com
Description:
Absolu Incertain
Kapwani Kiwanga, Georges Tony Stoll, Djamel Tatah, Marion Verboom

08 Sep - 02 Oct. 2018

La galerie entre dans sa dixième année en inaugurant une exposition collective réunissant quatre artistes dont l'actualité sera particulièrement importante en 2018/2019.

Reprenant le titre d'un texte inédit de Georges Tony STOLL que le centre d'art La Banque de Béthunes met à l'honneur dans l'exposition Vertiges de Léa Bismuth sur Georges Bataille, "Absolu Incertain" présente quatre des derniers tableaux de la phénoménale série "Paris Abysse" que l'artiste a débutée il y a deux ans. A ses côtés, c'est un des autres plus grands peintres français qui fait son entrée officielle dans la galerie, en partenariat avec la galerie Ben Bown (Londres). Alors que la Collection Lambert en Avignon vient de lui consacrer une importante exposition, Djamel TATAH expose deux de ses plus récentes peintures, annonçant l'exposition que la galerie lui consacrera au printemps 2019. Kapwani KIWANGA, que l'on retrouvera tout au long de l'année dans de nombreuses expositions internationales, notamment au MIT List de Boston pour une exposition personnelle en janvier 2019, montre pour la première fois à Paris deux nouvelles oeuvres de la série "Soft Measures" qu'elle avait montré à Glasgow International 2018. Enfin, Marion VERBOOM, lauréate du Prix LVMH Métiers d'Art qui sera révélé en décembre à la galerie, expose deux sculptures, dont une de ses nouvelles "Achronies".

[14:45] Point presse MCB by Beauté Sélection
Location:
Paris Expo - Porte de Versailles
Parc des Expositions de Paris
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris
M° Porte de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 43 95 37 00
Fax : +33 (0)1 43 95 30 31
Internet Site : www.viparis.com/viparisFront/do/centre/paris-expo-porte-de-versailles/Accueil
Description:
Point presse MCB by Beauté Sélection

Point presse MCB by Beauté Sélection






[15:00-18:00] Démonstration de tournage en céramique par Luce Vignancour
Location:
Empreintes
5, rue de Picardie
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Temple
France
Phone : +33 (0)1 40 09 53 80
Mail : contact@empreintes-paris.com
Internet Site : www.empreintes-paris.com
Description:
A l'occasion de Paris Design Week, EMPREINTES vous invite à assister, au sein de son concept store, le 8 septembre de 15h à 18h, à une démonstration de tournage en céramique par Luce Vignancour.

[15:00-21:30] Finissage de l'exposition "Murs Ouverts #28"
Location:
Le Lavo//matik
arts urbains
20, boulevard du Général Jean Simon
75013 Paris
M° Tram 3a Avenue de France, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 45 83 69 92
Mail : benoit.maitre@wanadoo.fr
Description:
Bientôt la rentrée, et oui déjà, du coup pour un nouveau départ en se faisant plaisir, nous vous proposons la 28ème édition des Murs Ouverts ! Avec comme chaque fois de nouvelles oeuvres et de nouveaux artistes, un Lavo qui prendra plaisir à vous accueillir du samedi 25 août pour le vernissage jusqu'au samedi 08 septembre pour le finissage !

[15:00-21:00] Vernissage d'Agnès Geoffray "Battling with the wind"
Location:
Galerie Maubert
20, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 44 78 01 79
Mail : galeriemaubert@galeriemaubert.com
Internet Site : www.galeriemaubert.com
Description:
du 8 septembre au 20 octobre 2018
Vernissage samedi 8 septembre de 15h à 21h

Par exemple, la main

Comment faire le lien entre les mots et les images ?
Comment relier le langage et le corps ?
Comment silencieusement livrer bataille contre l'oubli ?

Ces questions traversent invariablement toute l'œuvre d'Agnès Geoffray. Elles se rencontrent dans cette nouvelle exposition où l'écriture et la photographie s'entremêlent pour donner à voir, faire remonter au jour les non-dits et les in-vus de l'histoire, de la contrainte politique, du pouvoir, par un geste de retournement poétique. Et c'est le geste qui prend alors la parole.
À ces trois questions, Agnès Geoffray répond, avec Battling with the Wind : par la main.
C'est la main qui fait le lien. Il faut penser l'intelligence de la main, sa puissance poétique et sa capacité de résistance aussi. Aristote le dit bien, la main est à la fois « outil » et « arme ». Elle est, pour la danseuse Martha Graham, « une chose trop admirable pour qu'on la réduise à une imitation 1 ». Elle fait ou défait, trace, écrit, mesure, éprouve. Elle explore la limite, le contour des choses. La main dit le présent, en maintenant. C'est la main qui permet de passer d'un espace à un autre, d'une époque à une autre dans une atemporalité ou une transhistoricité revendiquée. Elle est organe de la sensation. On la retrouve ici dans plusieurs séries, figurée ou suggérée comme dans la série Les élégantes, ces gants noir, enveloppes vides et posées de mains absentes, annotés d'injonctions qui supposent l'action. En attente de gestes.
Les mots du titre disent bien alors ce qui l'anime : le corps dans l'espace, l'air, le mouvement et la lutte, la résistance contre le vide ou la violence de l'histoire. À l'image de ces cannistes de L'esquive qui luttent sans se toucher. Si poétique et aérien, le titre Battling with the Wind désigne l'un des dysfonctionnements neurologiques liés aux traumatismes de la vie dans les tranchées de la guerre de 14. Les soldats revenaient au monde bousculés de mouvements et de gestes irrépressibles et incontrôlables, seuls signes, dans le silence d'une parole impossible, du retour de la violence vécue. Ce sont ces corps qu'Agnès Geoffray met en scène dans la pièce éponyme, une projection vidéo inspirée des Shell Shocks (choc de l'obus ou obusite), détachée du drame de son origine. Elle n'en garde que les gestualités, le mouvement, la danse. Ce déplacement est essentiel, il est ce qui résiste à la disparition, il rétablit en quelque sorte l'humain dans son humanité.
Le projet de l'exposition se tient là, dans ce déplacement qui est aussi détachement et geste de résistance. Le travail de l'image relève ce qu'il y a de chorégraphique dans un ensemble de mouvements. Les pièces présentées explorent une idée élargie de chorégraphie, cette écriture du mouvement dans laquelle le corps est si prégnant.
Agnès Geoffray fait apparaître dans les attitudes, les contraintes corporelles, les images, la singularité d'une présence au monde, la nôtre. Ces postures prélevées à l'histoire, à la peinture, au quotidien constituent une mémoire des gestes qui traversent le temps. L'artiste parle de « survivance de gestes et d'images archétypales » et en montre différents registres : gestes de présentation, de mesure, de soumission ou de contrainte, geste de jeu, de révélation. Des gestes suspendus ou arrêtés, pris dans ce présent indéfini mais retenus dans un élan aussi, celui de la succession des séquences. Les gestes extraits comme des fragments de réel révèlent une signifiance à même le corps qu'évoquait Michel Guérin dans sa Philosophie du geste : « Le geste revêt ainsi tantôt une dimension utilitaire pragmatique, tantôt une dimension affective et expressive. Il paraît en tout cas révéler une propriété du corps humain - et peut-être, au-delà, du vivant - de signifier à même le corps.2 »
Le corps est là, par morceaux, par fragments, contorsionné, dressé ou résistant. Pour autant, et c'est la singularité du travail d'Agnès Geoffray, cette corporéité exposée est toujours rattachée à sa représentation, qui est re-création. Pièces photographiques, filmiques, sculpturales explorent le contact dans une dimension que l'on dira haptique plutôt que tactile car toujours le voir est invoqué. De Aloïs Riegl à Gilles Deleuze, ce terme est utilisé pour évoquer une sensibilité esthétique particulière où se mêle la vue et le toucher. Une manière de déjouer nos repères perceptifs pour voir autrement.
L'exposition nous met dans un état de suspension. Des présences fantomatiques la traversent, se jouant de l'histoire et de ses dates, se jouant des catégories que le récit historique impose et fige. Le noir et blanc domine. Silhouettes noires sur fond neutre ou mains claires sur fond noir, quelques touches de couleur, fonds sur lesquels se lisent des injonctions, mais le reste est affaire de traces, de gestes et de détachement.

Sally Bonn,
auteur, critique, maître de conférences en esthétique Université Picardie Jules Verne

1 Martha Graham, Mémoire de la danse, Actes Sud, 1992, p. 94.
2 Michel Guérin, Philosophie du geste, Actes Sud, 1995, p. 15.


Agnès Geoffray est née en 1973, elle vit et travaille à Paris. Ses travaux font partie de nombreuses collections publiques et privées comme le MNAM Centre Pompidou, le FNAC, le MAC VAL, le FRAC Auvergne, le Musée de l'Elysée, la Fondation Antoine de Galbert... Suite à ses résidences à la Rijksakademie à Amsterdam (2002-2003) et à la Villa Médicis (Académie de France, 2010-2011), elle expose dans de nombreuses institutions comme la Kunsthalle de Vienne, le Magasin à Grenoble, le Centre de la photographie à Genève, le Jeu de Paume, les Rencontres d'Arles et le Centre Pompidou Metz. En 2017, Le CPIF (Centre photographique d'Ile-de-France) présente une exposition monographique suite au prix AICA France, décerné en 2016 à J. Emil Sennewald, pour la présentation du travail de l'artiste. Cette exposition est reprise au Point du jour à Cherbourg, jusqu'au 30 septembre 2018. Agnès sera également exposée jusqu'au 28 octobre 2018 à la Maison Rouge pour l'ultime exposition L'envol.

Vernissage d'Agnès Geoffray "Battling with the wind"
Les impassibles, 2018, photographie, 20 x 30.5 cm

Vernissage d'Agnès Geoffray "Battling with the wind"
Les impassibles, 2018, photographie, 20 x 30.5 cm

Vernissage d'Agnès Geoffray "Battling with the wind"
Les élégantes, 2018, gravure laser sur gants en cuir

Vernissage d'Agnès Geoffray "Battling with the wind"
Choreography I, 2016, projection de diapositives

[15:00-20:00] Vernissage de Fritz Bornstück "BURIAL OF THE RED HERRING"
Location:
Galerie Maïa Muller
19, rue Chapon
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)9 83 56 66 60
Mobile : +33 (0)6 68 70 97 19
Mail : contact@galeriemaiamuller.com
Internet Site : www.galeriemaiamuller.com
Description:
08.09.2018 - 20.10.2018

Les espaces magnétiques de Fritz Bornstück
Par Anne Malherbe

Fritz Bornstück peint des natures mortes : des agencements d'objets précaires, à l'intérieur d'une pièce baignant dans une lumière irréelle ou dans un paysage dénudé. On a du mal à assimiler de tels agencements à ce qu'on sait de la nature morte : ces compositions d'artefacts magnifiés, luisants, attirants. Ici, nous sommes en présence d'objets sans séduction, des bouts d'objets, des débris, des détritus. Ce sont ces tas laissés sur le trottoir après un déménagement, les traces d'un campement de fortune dans la nature, ou encore ce qu'il reste d'une vie dans une maison abandonnée.

Ces choses sans qualité (chaise bancale, cadavre de bouteille, réfrigérateur défoncé) font l'objet d'une attention particulière de la part de l'artiste et constituent un répertoire qui sert de point de départ aux peintures. Elles ne sont pas seules à jouer ce rôle. Il y a aussi les menus objets de tous les jours qui tombent sous la main de l'artiste au moment de la réalisation de la toile (mégots, vieux chewing-gums). Il y a également les souvenirs : des rencontres vécues avec un lieu, comme cette Auberge des Mésanges qui a donné son nom à l'une des œuvres.
Ces sources (obsessions, souvenirs, tout-venant) s'aimantent les unes les autres, agissant ainsi comme un intense point d'attraction à partir duquel s'élabore le tableau.

Il ne faudrait pas, en effet, prendre ce que nous voyons sur la toile pour un arrêt sur image. La peinture est au contraire un processus permanent, à la fois dans son mode de réalisation et dans l'implication particulière qu'elle demande au spectateur.

L'espace se construit à partir de quelques fondations : ainsi cet intérieur composé d'un dallage bicolore, de murs nus, d'une fenêtre ouverte, qui agit comme une matrice. On retrouve en effet cet intérieur d'une composition à l'autre, avec des variantes. À partir de là commence l'aventure : une scène faite de frêles éléments se met en place dans un équilibre menacé en permanence. Lianes, béquille, ballon, câble électrique, vieux parapluie se sont ajustés les uns aux autres et, en dépit de ce que leur agencement peut avoir de surprenant, ils semblent avoir trouvé leur lieu de prédilection. Si les impossibilités fonctionnent, c'est parce que l'espace du tableau l'a décidé ainsi.

L'espace, dans la peinture de Fritz Bornstück, est comme aimanté. C'est un « champ magnétique » qui attire ce qui vient à lui, ces éléments multiples dont la confrontation donnera un résultat étrange, instable, souvent humoristique, voire grotesque.

Les références cachées à l'histoire de l'art (tel ce matelas venu de Destroyed Room, œuvre fondatrice de Jeff Wall) se superposent aux motifs empruntés au réel. La peinture crée ainsi sa réalité propre dont la matière, souvent épaisse, est elle-même une composante à part entière. La matière, enrichie d'objets hétéroclites (capsules, chutes de toile imbibées de pigment), charrie en effet avec elle ses irrégularités et ses débris. La peinture de Fritz Bornstück est ainsi un monde total qui convoque obsessions, souvenirs, histoire de l'art, qualités tactiles, éliminant la frontière entre le réel et l'imaginaire. Et l'artiste ne sait rien de ce qui va advenir avant d'entreprendre la traversée jusqu'à l'achèvement de la toile.

Les céramiques n'échappent pas à la règle, montées en vertu d'une accumulation hasardeuse de motifs parfois à peine identifiables. Elles sont le prolongement de la peinture, comme si la matière, dans sa volonté expansionniste, avait simplement quitté le support de la toile.

La série des tableaux de petit format accorde une attention toute particulière à la rencontre entre la nature et les artefacts humains, qui est l'une des préoccupations de l'artiste. Au sein d'une nature étique, sur un mode qui relève de l'humour noir (oiseau avec une cigarette dans le bec, cigare fiché dans une coupe de glace), des motifs font l'objet d'un gros plan obsessionnel (four à micro-onde allumé on ne sait comment, bidon de lessive plongé dans un étang). Indépendamment du propos écologique, il s'agit d'abord de la création d'un lieu que cimente la matière picturale : c'est elle qui tient ensemble toutes les contradictions.
Cette peinture vient donc « après » : après l'histoire de la peinture, dont elle brasse les références, après l'événement qui a donné lieu à l'abandon de lieux et d'objets, après l'intervention humaine qui a mis définitivement à mal l'état de nature. C'est une peinture qui rassemble ce qui est épars et ravive les débris.

Dans ce monde se promène parfois un étrange personnage, fait lui aussi d'un assemblage de bric et de broc. Figure errante, à la physionomie de guingois, il semble chercher son chemin dans ce nouveau monde sans lieu ni temps. Peut-être est-il la figure du peintre, sinon celle du spectateur, avec le regard duquel le tableau ne cesse de s'amuser.


Fritz Bornstück

Né en 1982 en Allemagne. Vit et travaille à Berlin, Allemagne.
Les objets utilisés dans les natures mortes de Fritz Bornstück trouvent une nouvelle vie. En réutilisant et requalifiant les déchets (débris) de la culture populaire, l'artiste adopte une pratique qu'il définit comme un recyclage culturel. Bornstück est un explorateur. Les matériaux proviennent de sources diverses et variées : un film noir, des images trouvées, son environnement, jusqu'aux déchets privés. Ses oeuvres sont présentes dans les collections du Arken Museum à Copenhague, Collection Hildebrand à Leipzig, Collection Lützow à Berlin, Collection Paschertz (exposée au Museum Heylshof à Worms), et Collection SØR Rusche à Berlin et Köln.
Fritz Bornstück a récemment été présenté à Bâle à l'occasion de Volta 14 BASEL (Juin 2018).

Vernissage de Fritz Bornstück "BURIAL OF THE RED HERRING"
Beltisches Stillleben mit blauer Mauritius (Auberge des mésanges) - Oil, pigments and collage on canvas - 210 x 160 cm - 2018

[15:00-18:30] Vernissage de Guillemette Schlumberger "Chemin faisant"
Location:
Orangerie du Sénat
Orangerie du Jardin du Luxembourg
19 bis, rue de Vaugirard
Jardin du Luxembourg
Accès porte Férou
75006 Paris
M° RER B Luxembourg, Saint-Sulpice, Rennes, Mabillon, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 42 64 33 99
Internet Site : www.senat.fr
Description:
Du vendredi 7 septembre au mardi 18 septembre 2018
tous les jours de 11h à 19h
Vernissage : samedi 8 septembre 2018 de 15h à 18h30

Née à Paris en 1966, diplômée des Beaux-arts de Paris en 1991, atelier Leonardo Cremonini.
Nombreuses expositions en galeries et salons : France, Paris, Lyon, Bretagne, à l'étranger, Belgique, USA (New York et Massachussetts), Brésil...
En permanence à la Galerie Sabra à Lyon, et à la Galerie Arnaud Bard à Boulogne.

Mon travail a pour thématique le « paysage imaginaire ». Rêve et réalité s'y confondent. Dans l'espace de mes toiles, la Nature prend corps, de façon instinctive et intuitive, par le seul jeu du hasard de la matière et l'apparition de la forme, auxquels s'ajoutent parfois des éléments autres, comme un personnage ou des fragments de corps, mêlés à l'espace végétal et organique.
Puisant dans mon imaginaire, tout en réinventant les formes de la nature issues du hasard de la matière, j'opère une sorte de mise en scène, tel un petit film intérieur. J'aime distiller des surprises qui interrogent le spectateur.
Je recherche une texture vibrante et lyrique, à mi-chemin entre les fleurs « all over » du Moyen Âge, Sam Szafran, Séraphine de Senlis, et le foisonnement des jardins de Gustav Klimt en 1905.

Contact : gschlum@free.fr

Vernissage de Guillemette Schlumberger "Chemin faisant"

[15:00-20:00] Vernissage de Julien Discrit "Le discret et le continu"
Location:
Galerie Anne-Sarah Bénichou
45, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 93 91 48
Mail : galerie@annesarahbenichou.com
Internet Site : www.annesarahbenichou.com
Description:
8 Septembre - 20 Octobre 2018
Fermeture exceptionnelle du 26 septembre au 3 octobre
Vernissage le samedi 8 septembre de 15h à 20h

Pour sa seconde exposition à la galerie Anne-Sarah Bénichou, Julien Discrit explore les notions de discret et de continu. La figure du fragment tout autant que le fluide, composent un nouvel ensemble d'oeuvres, qui mettent en relief les continuités et discontinuités exprimées dans notre rapport au monde et aux objets. Rivières fossiles, membres fantômes et pierres reconstituées peuplent ainsi cette exposition, dont le temps et la mémoire sont les matériaux principaux.

[15:00-20:00] Vernissage de Meuser "Trocknen lassen"
Location:
Galerie Nathalie Obadia (Bourg Tibourg)
18, rue du Bourg Tibourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 53 01 99 76
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
8 septembre - 27 octobre 2018
vernissage le samedi 8 septembre 15h - 20h

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter Trocken Lassen (« Laissez sécher ») la troisième exposition de Meuser après Tout va bien Alles in Butter en 2007 et Strubbel die Katz en 2015.

Né en 1947 à Essen dans la Ruhr, Meuser est l'un des artistes minimalistes allemands les plus emblématiques. Ancien élève de Joseph Beuys et Erwin Heerich (tout comme Martin Kippenberger, Albert Oehlen et Günther Förg) à la prestigieuse Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf, il est, depuis 1992, professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Karlsruhe. Il participera cette même année à la documenta IX de Cassel invité par Jan Hoet.

Du temps de ses études, le jeune Meuser, fils d'un ingénieur d'une usine d'Essen, développe son apprentissage sous l'influence du constructivisme russe (de Kasimir Malevitch à Piet Mondrian) mais également du minimalisme américain (de Ellsworth Kelly à Donald Judd). Les questionnements de l'artiste autour de ces mouvements s'incarneront dans la rigueur de son travail et le suivront au long de ses réflexions.

Meuser développe dans son œuvre un principe de collection d'objets métalliques qu'il trouve au gré de ses recherches dans des décharges et notamment celles de sa ville natale d'Essen ou encore à Karlsruhe. Il transforme ensuite ces pièces, les déformant sur certaines zones, les peignant - ici à l'huile - en jouant parfois sur des effets de trompe l'œil. En effet, les toutes nouvelles œuvres en acier présentées à la galerie, pour l'une teintée d'un jaune éblouissant, ou d'un pourpre passé, parfois d'une couleur rouille ou grise, perturbent notre perception de l'état d'origine des matériaux. Ces lourdes sculptures posées au sol, ou encore suspendues aux murs blancs, créent une grande composition en quasi mouvement. Tout en ambivalence et en tension, elles paraissent à la fois ancrées dans l'architecture de cet espace et flottantes autour de nous.

La multitude de nuances, les jeux d'ombres et de lumières, les transparences et les différences de textures animent ces sculptures en renforçant leur plasticité. L'artiste propose des formes dynamiques et vivantes par des gestes simples et une sincérité déconcertante. Son travail semble tout à coup aller au delà de l'art minimal.

Meuser annihile le temps tout en mettant le Passé en exergue. Il fait écho à Essen, son lieu de naissance et symbole de la ville sidérurgique d'Allemagne de l'Ouest, comme celles que l'on peut contempler dans les photographies de Bernd et Hilla Becher. Ces fragments, fossiles porteurs d'une Histoire personnelle et collective, sont comme les portraits d'un récit social de la population allemande de l'après-guerre. Ces objets, dont on ne peut parfois deviner la fonctionnalité, évoquent également la société de consommation à outrance et le processus de mécanisation.


Meuser est né en 1947 à Essen (Allemagne). II vit et travaille à Karlsruhe (Allemagne).

Etudiant à l'Académie des Beaux-Arts et de Philosophie de Düsseldorf dans la classe de Joseph Beuys et Erwin Heerich de 1968 à 1976, il est actuellement professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Karlsruhe.
Il bénéficiera à partir du 15 septembre 2015 d'une exposition à la Kunstraum Grässlin St. Georgen (Allemagne).

L'œuvre de Meuser a fait l'objet d'expositions personnelles telles que Nachspülen à la galerie Meyer Riegger de Karlsruhe (Allemagne, 2018), Abwasser à la Galerie Bärbel Grässlin à Frankfort (Allemagne, 2018), Herr Ober, zwei Doppelte à la galerie Meyer Riegger de Berlin (Allemagne, 2014), Knautsch à la Städtische Galerie de Karlsruhe (Allemagne, 2011), Wo ist oben? à la Galerie Gisela Capitain de Cologne (Allemagne, 2009), Die Frau reitet und das Pferd geht zu Fuß à la Kunsthalle de Düsseldorf (Allemagne, 2008), Meuser mit Pinsel ohne Farbe à la galerie Meyer Riegger de Karlsruhe (Allemagne, 2007), Metrostation Oberkampf au Lichthof der Staatl, à l'Akademie der Bildenden Künste de Karlsruhe (Allemagne, 1996), à la Kunsthalle de Zürich (Suisse, 1991), à la Villa Arson de Nice (France, 1991), Die Dunkelheit, Klarheit, Deutlichkeit, Angemessenheit und die volle Zusammenschau (Intuition), Kabinett für aktuelle Kunst au Bremerhaven and Galerie Bärbel Grässlin de Frankfort (Allemagne, 1984).

Il a également participé à de nombreuses expositions collectives d'envergure telles que "50 Jahre Avantgarde. Das Kabinett für aktuelle" au Kunst Bremerhaven de Brême (Allemagne, 2018), Ausbruch aus der Fläche - Das Origami Prinzip in der Kunst au Marta Herford de Herford (Allemagne, 2018), Skulpturen aus der Sammlung à la Städtische Galerie de Karlsruhe (Allemagne, 2017), Narrativas monumentales. Figuras, paisajes y rituales au Museo de Arte Contemporanéo Gas Natural Fenosa de Corogne (Espagne, 2015), Ausstellung der Professorinnen und Professoren zum 300. Stadtgeburtstag, à la Städtische Galerie de Karlsruhe (Allemagne, 2015), Ruhe vor dem Sturm. Postminimalistische Kunst aus dem Rheinland au Museum Morsbroich de Leverkusen (Allemagne, 2015), PRÄSENTation. Geschenke für die Sammlung des Zentrums für Kunst- und Medientechnologie au Museum für Neue Kunst de Karlsruhe (Allemagne, 2012), Art Foundation Mallorca Collection, Special Edition au CCA de Andratx (Espagne, 2012), Schlachtpunk. Painting in the Eighties à la Kunsthalle de Darmstadt, Darmstadt (Allemagne, 2012), FischGrätenMelkStand à la Temporäre Kunsthalle de Berlin (Allemagne, 2010), Abstraktes Material au Kunsthaus de Graz (Autriche, 2005), Superman in Bed. Sammlung Schürmann au Museum am Ostwall de Dortmund (Allemagne, 2004) à la documenta IX, Cassel (Allemagne, 1992), Room Enough, Sammlung Schürmann au Suermondt-Ludwig-Museum d'Aix-la-Chapelle (Allemagne, 1987), Tableaux Abstraits à la Villa Arson de Nice (France, 1986).

Meuser fut le lauréat du prix Kunstpreis der Böttcherstraße de Brême (Allemagne) en 1985 et du ars viva « gestaltete Räume » à Berlin (Allemagne) en 1991-1992.

Ses œuvres sont présentes dans de grandes collections publiques et privées telles qu'au Städtisches Museum Abteiber (Allemagne), Städtishe Galerie Karlsruhe (Allemagne), Zentrum für Kunst und Medientechnologie (Allemagne), Neue Galerie Graz (Autriche), Staatsgalerie Stuttgart (Allemagne), Museum Ludwig (Allemagne), Centro Cultural Adratx (Espagne), The Martin Marguiles Collection (Etats Unis), Macine & Stuart Frankel Foudation for the Arts (Etats- Unis).

Vernissage de Meuser "Trocknen lassen"
MEUSER, Handtasche, 2018, Huile sur acier, 60 x 100 x 30 cm

[15:00-20:00] Vernissage de Rina Banerjee "Native Naked..."
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
8 septembre - 27 octobre 2018
vernissage le samedi 8 septembre 15h - 20h

Native Naked:
Unworldly to others, the sweetness of her steel arrival, as bride to others coined worldly, no longer beast, now coiled in father-kinship's sweep, her tendrils like tribes, her toe nails like seed dug deep in dry earth, leaking bloodlines, back curved to tow hard against current and cries, her wiry corners sting with salt and scent, blowing sacred conch with hot breath she could be stowed away wrapped in sharp oyster shells to reach shores where Empires broke, bottled her to go back and forth.

La Galerie Nathalie Obadia a le plaisir de présenter "Native Naked: Unworldly to others, the sweetness of her steel arrival, as bride to others coined worldly, no longer beast, now coiled in father-kinship's sweep, her tendrils like tribes, her toe nails like seed dug deep in dry earth, leaking bloodlines, back curved to tow hard against current and cries, her wiry corners sting with salt and scent, blowing sacred conch with hot breath she could be stowed away wrapped in sharp oyster shells to reach shores where Empires broke, bottled her to go back and forth", la quatrième exposition individuelle de Rina Banerjee à la galerie de Paris.

Après avoir présenté un ensemble de six sculptures au Pavillon de l'Arsenal lors de la 57e Biennale de Venise Viva Arte Viva en 2017, Rina Banerjee bénéficiera cette année d'une rétrospective dans plusieurs musées américains. Après une première étape au Pennsylvania Academy of the Fine Arts en octobre 2018, l'exposition Make Me a Summary of the World voyagera ensuite au San Jose Museum of Art en Californie au printemps 2019 avant de poursuivre son itinérance aux États-Unis.
À cette occasion, une monographie sera publiée par le Pennsylvania Academy of the Fine Arts et le San Jose Museum of Art.

Au sein de l'exposition à la galerie, Rina Banerjee utilise différentes techniques - oeuvres sur papier, peintures sur panneaux de bois et sculptures. Alors que certaines sculptures sont accrochées aux murs, d'autres sont dispersées à même le sol, debout ou encore posées dans l'espace de la galerie. Par la radicalité de ces choix, Rina Banerjee fait référence à la question du positionnement et de la localisation géographique. Ces sculptures faisant figure de trophées ornent les murs : l'artiste nous invite dans une chasse onirique entre formes animales et structures en acier.

Rina Banerjee use d'une grande variété de matériaux: plumes, graines, coquillages, perles de verre, gourdes, fils colorés, feuilles d'or et d'argent, minéraux, nids, cornes, filets, objets chinés, soie, coton, lin, fioles, bouteilles diverses. Ces différents objets viennent habiller les squelettes que sont ses structures métalliques.

Peintures sur panneaux de bois et aquarelles sur papier témoignent également des origines de l'artiste qui a quitté l'Inde en 1968. Rina Banerjee intègre au sein de ses oeuvres sa conception de la beauté, de la spiritualité, de la diaspora. L'artiste se refuse à traduire littéralement ses recherches. En explorant les thèmes de l'union, des pays, de la nation, de l'identité et de la souveraineté, l'artiste nourrit ses réflexions au profit d'une quête engagée de transformation et de renouveau. L'esthétique tranchée de ses figures exotiques, parfois grotesques et fantasmagoriques, rappelle les mythologies indiennes et universelles. Les titres de ses oeuvres métaphoriques, écrits comme des poèmes naïfs, évoquent un monde contemporain intranquille. L'exposition fait écho à une réalité abrupte, tout en jouissant de la stabilité héritée d'empires passés.

Suite à ses précédentes expositions à la galerie, Foreign Fruit en 2007 puis Human Traffic en 2015, Rina Banerjee contemple aujourd'hui les migrations globales plus intensément. Elle se concentre sur un thème particulier, le mariage, à travers son marché et son industrie.

«Les côtés sombres et illégitimes des iniquités ne se lassent jamais de révéler une industrie de femmes à marier commandées par correspondance, femmes de réconfort, enfants mariées, violences liées à la dot... A travers l'Histoire, les cultures ont appréhendé le mariage comme une monnaie et l'industrie du mariage s'est développée selon la notion victorienne comme un échappatoire à l'oppression et assurant une mobilité sociale. La capacité à choisir judicieusement était une tâche exercée par les femmes pendant cette période coloniale, leur garantissant ainsi une mobilité en tant que gardiennes du pouvoir. Cette industrie matrimoniale demeure un carrefour culturel fécond, où des arguments provocateurs en faveur du mariage homosexuel et de la rencontre sur Internet nous permettent aujourd'hui de plus vastes choix. Alors qu'autrefois l'église ou le temple exerçaient ce rôle d'entremetteur de manière exclusive, les mariages civils nouvellement ordonnés ont ouvert par contrat une intersection entre les domaines publics et privés. Le passage des mariages en temps de guerre aux mariages mêlant différents groupes religieux ou ethniques ont créé des phénomènes de migrations et une mobilité entre les classes et les genres.» Rina Banerjee, 2018.

La sculpture Take my hand in marriage and matrimonial money with offers of dowry and grandiose public weddings, présente une main de femme offerte, couronnée et dorée. L'artiste pose la question de qui est offert, qui décide, qui donne la permission, et comment ces codes de représentation sont transgressés.

L'armature en acier que Rina Banerjee utilise pour assembler ses sculptures est laissée apparente dans l'oeuvre Wedding thieves, they stole her away on that blessed day, full that was a day full of frills and ruffles, borders draped, dragged, pinched to anchor, barefoot petticoat and chemise, shoulder pads and anklets, stole her from her family, waked her in mourning baked her if fires of ceremony, cooked in her in modernity. Elle est ici seulement couverte de tissu transparent, tandis que d'autres parties sont délicatement perlées, brodées de sequins, de fils colorés, de coquillages. «Les femmes sont traditionnellement habillées et décorées pour leurs mariages, à cause de la violence inhérente à l'échange et l'espoir de la promesse et du renouveau ».

L'artiste revient de façon récurrente sur les thèmes des vêtements de mariée ainsi que sur la représentation du corps de la femme habillée et déshabillée dans ses peintures et ses oeuvres sur papier. Le titre de l'exposition renvoie aux corps nus de ces femmes qui, issues de mouvements migratoires, sont en quête de leurs origines. L'artiste se demande alors ce que signifie être indigène. Entre l'inné et l'acquis, qu'est-ce qui définit nos origines ?


Rina Banerjee est née à Calcutta, Inde, en 1963. Elle vit et travaille à New York.

Depuis la fin des années 1990, elle a exposé dans de nombreuses institutions internationales, telles le Musée Guimet (2011) et l'Espace Culturel Louis Vuitton (2014) à Paris. Elle bénéficiera d'une rétrospective importante qui débutera en octobre 2018 au Pennsylvania Academy of the Fine Arts, avant de voyager au San Jose Museum of Art au printemps 2019, suivi par une tournée américaine jusqu'en 2021.

L'artiste a aussi pris part à des expositions collectives et biennales internationales importantes, notamment VIVA ARTE VIVA, 57e Exposition d'Art International à la Biennale de Venise (Italie) et Hello, City!, Asia Pacific Contemporary Art, Daejeon Museum of Art (Corée du Sud) en 2017, Greater New York 2015, au MOMA PS1, New York (Etats Unis) en 2015, Donation Florence et Daniel Guerlain, Centre Pompidou, Paris (France) en 2014, 7e Asia Pacific Triennial of Contemporary Art, Gallery of Modern Art (GOMA) et Queensland (Australie) en 2013, INDIA : ART NOW, ARKEN Museum of Modern Art, (Danemark) en 2012, The Matter Within : New Contemporary Art of India, Yerba Buena Art Center, San Francisco (Etats Unis) en 2011 et Fantasmagoria, le monde mythique, Les Abattoirs, Toulouse (France) en 2010.

Les oeuvres de Rina Banerjee figurent dans des collections prestigieuses, publiques et privées, telles le Whitney Museum (New York), SF MoMA (San Francisco), le Pennsylvania Academy of the Fine Arts (Philadelphia), le Centre Pompidou - Musée National d'Art Moderne (Paris), le Yale University Art Gallery (Connecticut), la Fondation Louis Vuitton pour l'Art Contemporain (Paris), la Fondation Boghossian - Villa Empain (Bruxelles), la Collection Mont Blanc (Suisse), ainsi que le Musée d'Art Moderne et Contemporain 'Les Abattoirs' (Toulouse).

Vernissage de Rina Banerjee "Native Naked..."
RINA BANERJEE, détail de Take My Hand In Marriage And Matrimonial Money With Offers Of Dowry And Grandiose Public Weddings, 2018,
Technique mixte, 80 X 50 X 30 cm

[15:00-20:00] Vernissage de Robert Gutierrez "Beneath, Between, Behind"
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
Galerie II

8 septembre - 27 octobre 2018
vernissage le samedi 8 septembre 15h - 20h

La Galerie Nathalie Obadia est heureuse de présenter Beneath, Between, Behind, la première exposition personnelle en France de l'artiste philippin Robert Gutierrez. A cette occasion, l'artiste nous invite à découvrir son univers singulier, entre abstraction et figuration mêlé à son héritage culturel philippin comme à d'autres influences artistiques (High) et nourri de la culture contemporaine plus populaire (Low).

Pour cette exposition, Robert Gutierrez propose une quinzaine de paysages anamorphiques qui remet en question notre perception des formes, de l'espace et de la trame narrative. Sa peinture puise son inspiration chez les grands maîtres du surréalisme, à l'instar de Salvador Dalí, André Masson et Oscar Dominguez avec leurs étranges métamorphoses ou les paysages transformés de Max Ernst et Wilfredo Lam. Il en ressort chez Robert Gutierrez des paysages surnaturels, aux couleurs futuristes et aux sujets faisant référence aux mythes et folklores philippins tout en dégageant une atmosphère proche de la bande dessinée et de la science-fiction.

Son trait est à la fois naïf et sophistiqué. Dans Past Midnight, on devine une silhouette enfantine aux proportions inégales qui évolue dans un monde hostile et rocailleux soigneusement détaillé par l'artiste.

Dans Sanctuary le spectateur est d'abord plongé dans un monde lunaire baigné de bleus où les failles et les fissures s'enchevêtrent de manières anarchiques et infinies. Plus le regard se rapproche, plus les détails et la trame narrative de l'artiste deviennent lisibles. On pourrait imaginer un bateau au loin qui nous invite au voyage ou des yeux qui nous observent.

Les œuvres de Robert Gutierrez sont une invitation au rêve où chaque spectateur devient aussi narrateur. L'artiste nous pousse constamment à stimuler nos sens et notre esprit. Elles réveillent en nous ce qu'il y a de plus enfoui dans notre inconscient, par ses drôles de personnages et ses formes hybrides qui n'appartiennent pas au monde du réel et qui semblent flotter dans des paysages oniriques.

Pourtant, l'inspiration de Robert Gutierrez est bien réelle en faisant écho à son enfance mais aussi à l'histoire chaotique et complexe des Philippines. Les rues délabrées de Manille lui ont donné l'idée de créer ses paysages accidentés et futuristes. Les trames narratives sont empreintes de références religieuses et de mythes culturels indigènes.

Dans Andromeda ou Grotto on distingue, au centre la composition des hommes dans une attitude pieuse qui nous rappelle l'attachement des philippins à la religion catholique. Avec la colonisation espagnole au début du XVIème siècle et l'évangélisation des tribus locales, le pays est aujourd'hui l'un des plus croyants au monde. De même les créatures hybrides présentes dans Land's End ou Green River sont inspirés des croyances des tribus locales dans des créatures mystiques.


Robert Gutierrez est né en 1972 aux Philippines et travaille à Portland (Oregon - USA).

Il est un des artistes philippins les plus reconnus internationalement. Ces dernières années, il a participé à de nombreuses expositions personnelles et de groupe en institutions telles qu'au Yerba Buena Center for the Arts (USA), au Casal Solleric (Espagne), au Koganecho Bazaar (Japon), au Kemper Museum of Art, Kansas City (USA) et à la Deste Foundation for Contemporary Art (Grèce).

Vernissage de Robert Gutierrez "Beneath, Between, Behind"
Robert Gutierrez, DUOMO, 2018, Gouache et crayon sur panneau d'argile, 30 X 45 cm

[15:00-20:00] Vernissage de Vik Muniz "Handmade"
Location:
Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 27 05 55
Fax : +33 (0)1 40 27 07 16
Mail : paris@xippas.com
Internet Site : www.xippas.com
Description:
Du 8 septembre au 20 octobre

La galerie Xippas a le plaisir de présenter "Handmade", la nouvelle exposition personnelle de Vik Muniz.

Jouant sur la dichotomie entre l'objet et sa représentation, dans cette nouvelle série Vik Muniz explore la nature de la perception, réinventant les possibilités de construction de l'image photographique.
Les œuvres « faites-main » comme le titre de l'exposition l'indique, sont issues d'un procédé hybride qui réunit des manipulations manuelles voire artisanales - notamment, peinture ou collage - et la photographie numérique de haute résolution. En résultent des compositions complexes, chacune une œuvre unique, combinant des techniques différentes : le papier et le carton sont peints, découpés et superposés sur une surface, photographiée par la suite afin d'être manipulée, ré-agencée et photographiée à nouveau et ainsi de suite. En créant une multitude de plans qui laissent apparaître des éléments sous-jacents et leurs photographies, Vik Muniz invente de véritables trompes-l'œil où l'objet et sa représentation photographique sont entrelacés dans un jeu visuel.
Invitant le spectateur dans une quête de distinction entre l'objet et son image, l'artiste poursuit sa recherche sur les mécanismes de la perception, menée à travers toute son œuvre. Contrairement à ses séries antérieures, où les images de l'histoire de l'art ou de la mémoire collective étaient interprétées avec des matériaux insolites mais issus du quotidien, Handmade atteste du recours aux matières propres à l'art tels que le papier, le carton ou le métal. Ainsi, cette série renvoie-t-elle au principes fondamentaux de l'art abstrait : la couleur, la forme et le rythme servent ici d'éléments principaux de composition.
A l'instar des toiles de Kasimir Malevitch, les formes géométriques simples et les couleurs primaires créent une tension et une dynamique, ou encore les dédoublements des lignes et des éléments en aplats de couleur font ressortir le rythme vibrant qui pourrait faire écho aux compositions de Paul Klee ou à des partitions de la musique minimaliste avec ses infinies répétitions.
S'apparentant à l'abstraction

géométrique ou à des tableaux cubistes, les œuvres de cette série jouent sur le volume et le décalage et transcendent non seulement symboliquement, mais littéralement les deux dimensions de l'image photographique pour renouer avec sa matérialité. L'artiste expérimente ainsi les supports de la photographie et emploie la technique d'impression sur aluminium afin de créer des compositions en trois dimensions où les couches de peinture superposées, les formes découpées dans le métal et les ombres portées se dupliquent et s'entremêlent, se confondant avec leurs images. Tels les bas-reliefs, ces œuvres en volume en contiennent une simulation, balançant entre le « vrai » et l'illusion, entre le réel et son double.
La trace matérielle du geste artistique ainsi présent dans chaque œuvre, évoque le processus de création sans pour autant le dévoiler. Au contraire, celui-ci devient de plus en plus mystérieux au fur et au mesure que le regard se perd, incité à voyager à travers les multiples plans de l'image.
La construction de l'image invite ainsi le spectateur à sa déconstruction par le regard où la lisière de plus en plus poreuse entre l'objet et sa copie permet de révéler le mécanisme de notre manière de voir et d'appréhender l'image. A l'ère numérique où l'image se substitue de plus en plus à l'objet et sa manipulation devient partie intégrante du quotidien, la reproductibilité devient un des principes légitimes de la création. Comme dit l'artiste, « la différence entre l'œuvre et son image n'existe presque plus » et dans sa nouvelle série il livre une réflexion sur la notion fugitive de la réalité matérielle et ses interprétations possibles. L'objectif de l'illusion créée par Vik Muniz n'est donc pas de simplement déstabiliser notre perception, mais de nous « révéler l'architecture de notre concept de vérité »1.

1 « to reveal the architecture of our concept of truth » in Vik Muniz, Natura Pictrix. Interviews and Essays on Photography, Edgewise, New York - Paris - Turin, 2003, p. 47

Vernissage de Vik Muniz "Handmade"

Vernissage de Vik Muniz "Handmade"

Vernissage de Vik Muniz "Handmade"

Vik Muniz est né en 1961 à São Paulo. Il vit et travaille entre Rio de Janeiro, Brésil et New York, Etats-Unis.

De nombreuses expositions personnelles internationales lui ont été consacrées, notamment par Chrysler Museum of Art, Norfolk, Virginia, Etats-Unis (jusqu'au 14 octobre 2018), Belvedere Museum, Vienne, Autriche (2018), Palazzo Cini, Venise, Italie, (2017); MARCO Museo de Arte Contemporáneo de Monterrey, Méxique (2017), High Museum, Atlanta, Etats-Unis (2016); Maurithuis, La Haye, Hollande, (2016), MUNTREF Contemporay Art Center, Buenos Aires, Argentine (2015); Tel Aviv Museum of Art, Israël, (2014), Les Rencontres d'Arles, France (2014); CAC Centro de Arte Contemporáneo de Málaga, Espagne (2012), MoMA PS1, New York, Etats-Unis (2007), Baltic Centre for Contemporary Art, Gateshead, Grande-Bretagne (2007), Miami Art Museum, Etats-Unis (2006), Pinacoteca do Estado de São Paulo, Brésil (2004), Fundación Telefónica, Madrid, Espagne (2004), Menil Collection, Houston, Etas-Unis (2002), Whitney Museum of American Art, New York, Etats-Unis (2001), Metropolitan Museum of Art, New York (1998) et International Center for Photography, New York (1998).

Son travail fait partie de prestigieuses collections privées et publiques, dont Museum of Modern Art, New York; Guggenheim Museum, New York; Metropolitan Museum of Art, New York; Los Angeles Museum of Contemporary Art, Los Angeles; Tate Gallery, Londres; Museum of Contemporary Art, Tokyo; Centre Georges Pompidou, Paris; Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid, entre autres.

En 2001, Vik Muniz a représenté le Brésil à la 49ème Biennale de Venise.
Le travail de Vik Muniz est le sujet du film Waste Land (2010) qui a reçu une récompense au Festival de Sundance 2010 et a été nommé aux Oscars pour le meilleur documentaire en 2011.
En 2011, Vik Muniz a été nommé Ambassadeur de Bonne Volonté de UNESCO.
En 2015, il a fondé Morro do Vidigal, une école d'arts visuels pour les enfants du favela Vidigal à Rio de Janeiro.

Vernissage de Vik Muniz "Handmade"
Vik Muniz, Untitled, Handmade, 2018. Mixed media, 101.6 x 152.4 cm. Courtesy of the artist and Galerie Xippas

[15:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Bruno Gironcoli"
Location:
Galerie Bernard Jordan
77, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 61
Mail : galerie.bernard.jordan@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriebernardjordan.com
Description:
8 SEPTEMBRE - 13 OCTOBRE 2018
Vernissage samedi 8 septembre à partir de 15 heures

Né en 1936 à Villach (Autriche), mort en 2010.
Vivait et travaillait à Vienne.

Marqué par Alberto Giacometti et l'existentialisme qu'il découvre lors d'un séjour à Paris entre 1961 et 1962, Bruno Gironcoli crée des sculptures en fil de fer au design épuré, la figuration étant alors au coeur de son travail. L'artiste va progressivement changer sa façon de concevoir ses sculptures en y intégrant des objets du quotidien qu'il va « compiler » dans d'ingénieux montages hybrides, se saisissant de l'espace par la monumentalité de ses oeuvres présentées sur des socles. Ses pièces anthropomorphes (objets du quotidien détournés et transformés, corps, formes phalliques ou vaginales) aux allures futuristes évoquent la fertilité, la guerre, la violence, la torture, le sexe ou le pouvoir.

"Dans toute l'œuvre réalisée à ce jour, Gironcoli a toujours traité en notre nom des problèmes qui nous concernent tous et qui sont de nature philosophique. Il est le sculpteur de l'absurde, de l'aliénation, des abîmes du monde substantiel..." Peter Weiermair

La Galerie Bernard Jordan présentera dans ses murs, Kinderwagen, une œuvre emblématique du travail de Bruno Gironcoli, ainsi qu'un ensemble de dessins. Une cavalcade de sculptures monumentales sera également exposé à Toulouse au réfectoire des Jacobins à l'occasion du Printemps de Septembre qui se tiendra du 21 septembre au 21 octobre 2018.

Bruno Gironcoli a étudié à l'École Supérieure des Arts Appliqués de Vienne où il enseigne la sculpture dès 1977, succédant à Fritz Wotruba.
Outre des expositions à travers le monde, son travail a été présenté à la Biennale de Venise (Pavillon autrichien) en 2003, à la Biennale de Lyon en 2004.

Vernissage de l'exposition "Bruno Gironcoli"
Sans titre (Kinderwagen), 1966 - 1989/2001, fonte d'aluminium, 150.2 x 195.8 x 78.6 cm, ed. 1/5 + 1 EA

[15:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Il sole è cieco (chapitre II)"
Location:
Galerie Polaris
Bernard Utudjian
15, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 72 21 27
Mobile : +33 (0)6 12 22 77 15
Fax : +33 (0)1 42 76 06 29
Mail : contact@galeriepolaris.com
Internet Site : www.galeriepolaris.com
Description:
La Galerie Polaris est heureuse de vous convier au vernissage de la nouvelle exposition de groupe "Il sole è cieco (chapitre II)" le samedi 8 septembre de 15h à 21h.

Exposition du 8 au 23 septembre

avec les œuvres de : Eric Aupol, Yto Barrada, Matthias Bruggmann, Marcos Carrasquer, Odile Decq, Patrick Guns, Speedy Graphito, Louis Heilbronn, Khaled Jarrar, Adrien Vermont, Laure Tixier

Commissaires : Pharoah Marsan et Maxime Bourron

[15:30-16:30] Conférence dégustée : le pain
Location:
Fondation GoodPlanet
Domaine de Longchamp
1, Carrefour de Longchamp
Domaine de Longchamp
Bois de Boulogne
75116 Paris
M° Tram T2 Suresnes - Longchamp
France
Phone : +33 (0)1 48 42 18 00
Mail : info.domaine@goodplanet.org
Internet Site : www.goodplanet.org
Description:
Découvrez le pain comme vous ne l'aviez jamais conçu, à travers son histoire ... Et ses goûts !

Océane Scharr de Patibio, revient sur l'histoire et les transformations subies par le pain au cours des dernières décennies. Et ce, en vous faisant déguster les différentes variétés de ce produit de notre quotidien.

Accès libre

[15:30-18:00] Vernissage du Salon de l'Artistique de L'Isle-Adam
Location:
Musée d'Art et d'Histoire Louis-Senlecq
31, grande Rue
Château Conti
BP 90083
95290 L’Isle-Adam
M° Gare SNCF L'Isle-Adam - Parmain
France
Phone : +33 (0)1 74 56 11 23
Fax : +33 (0)1 74 56 11 22
Mail : musee@ville-isle-adam.fr
Internet Site : musee.ville-isle-adam.fr
Description:
Château Conti
1, rue Conti
95290 L'Isle-Adam

Samedi 8 Septembre 2018 - Samedi 22 Septembre 2018

Le « Salon de l'Artistique de l'Isle-adam », depuis plus de cent ans, présente des artistes de grande renommée, et offre une vitrine de l'art actuel dans sa diversité d'expression.

Un rendez-vous incontournable pour les amateurs d'art venus de tous les horizons.

Des animations sont prévues durant ces deux semaines : concert, conférence, démonstrations et autres.

Samedi 8 septembre à partir de 15h30
Démonstration de peinture par Vincent Couppey, artiste peintre

Dimanche 9 septembre à partir de 15h30
Séance "Découverte du Qi Gong"
Marie-Louise Vinel, Association "Au fil des saisons, nourrir l'énergie"

Samedi 15 septembre à partir de 15h30
Séance "Découverte du Qi Gong"
Marie-Louise Vinel

Dimanche 16 septembre à partir de 15h30
Conférence sur "Couleurs et Bien-être"
Marcel Boisnard, Association P.N.B.A.

Toute l'après-midi, Peintures sur le motif des peintres exposants

Samedi 22 septembre à partir de 15h
Concert de jazz Formation "Ted Baxter Système"

Durant toute la durée de l'exposition
Ateliers des jeunes (personnages et héros de bandes dessinées ou dessins animés)

https://www.lartistiquelisleadam.com

Vernissage du Salon de l'Artistique de L'Isle-Adam







[16:00-21:00] Finissage de Caroline Guiraud "Voisinages quotidiens"
Location:
Espace Thorigny - Le Marais
4, place de Thorigny
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul
France
Mobile : +33 (0)6 14 55 69 77
Mail : info@espacethorignylemarais.com
Internet Site : www.espacethorigny.com
Description:
Finissage de Caroline Guiraud "Voisinages quotidiens"

[16:00-20:00] Finissage de Mrdjan Bajic "TRANSVERSALES"
Location:
Galerie RX
Rodrigue & Dereumaux
16, rue des Quatre-Fils
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Paul, Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 71 19 47 58
Mobile : +33 (0)6 37 88 04 98
Mail : info@galerierx.com
Internet Site : www.galerierx.com
Description:
Vernissage de rentrée 16H-20H en présence Mrdjan BAJIC. Présentation du projet d'une sculpture monumentale en duo avec Richard Deacon, inaugurée à Belgrade pour l'automne 2018.


Oeuvres sur papier & Sculptures

5 Juil. - 20 Sept. 2018

Conférence
Jeudi 5 Juillet, 18h
Mrdjan Bajic et Richard Deacon
RSVP - Places limitées 40 assises : info@galerierx.com

Vernissage de Mrdjan Bajic "TRANSVERSALES"

Vernissage de Mrdjan Bajic "TRANSVERSALES"

[16:00-21:00] Vernissage de Bruno Montpied "L'Alchimie du regard"
Location:
La Fabuloserie Paris
52, rue Jacob
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 42 60 84 23
Mail : fabuloserie.paris@gmail.com
Internet Site : www.fabuloserie.com
Description:
Du 8 septembre au 6 octobre

Bruno, discret, précis, est pour moi un homme-orchestre qui s'investit avec passion et sérieux dans tout ce qu'il entreprend : découvrir des autodidactes, les rencontrer, écrire et animer un blog, collectionner et créer. Je l'ai tout d'abord connu par son blog (redoutable et redouté), Le Poignard subtil, créé en 2007, véritable mine d'informations sur les bruts et singuliers.
Ses recherches l'ont conduit à éditer, en 2017, un inventaire général des environnements spontanés en France, Le Gazouillis des Eléphants, ouvrage de plus de 900 pages illustrées, qui a rencontré un vif succès, en fait assez imprévu. J'ai eu alors envie de découvrir le créateur (et partant j'ai découvert le collectionneur). L'œuvre est riche et abondante, il a fallu opérer un choix que je suis heureuse de vous présenter.
Sophie Bourbonnais

Bruno Montpied, par sa formation littéraire originelle, ses connaissances personnelles, se trouve dans une position différente de celles de divers autres créateurs associés à l'art singulier. On sait que cette étiquette a été forgée pour rendre compte d'un ensemble d'artistes aux formations non traditionnelles en matière d'éducation artistique, placés à la fois en marge de l'art officiel et en marge de l'art brut.
Il s'estime de fait singulier parmi ces Singuliers.

Vernissage de Bruno Montpied "L'Alchimie du regard"
Regardant les flots passer - 24 x32 cm - 1999

Vernissage de Bruno Montpied "L'Alchimie du regard"
La Métamorphose - 21 x 29.7 cm - 2009

Vernissage de Bruno Montpied "L'Alchimie du regard"
Epouse vaudou - 24 32 cm - 1998

Vernissage de Bruno Montpied "L'Alchimie du regard"
Où l'on perd la tête - 25 x 30 cm - 2005

[16:00-22:00] Vernissage de Claire Barbier "Ceux qui naissent de la Terre"
Location:
Galerie Mercier & Associés
3, rue Dupont de l'Eure
75020 Paris
M° Pelleport, Gambetta
France
Phone : +33 (0)1 43 49 22 91
Mobile : +33 (0)6 75 03 93 69
Mail : mercieretassocies@gmail.com
Internet Site : www.mercieretassocies.com
Description:
du 8 septembre au 6 octobre,
de 14h à 19h du jeudi au samedi et sur rendez-vous

Deux rendez-vous sont à noter :
- le vernissage, le 8 septembre, de 16h à 22h
- soirée de clôture le 6 octobre, avec une lecture du texte "Ceux qui naissent de la Terre", par Marianne Auricoste, mise en musique par Claire Barbier - à 19h30

Vernissage de Claire Barbier "Ceux qui naissent de la Terre"

Vernissage de Claire Barbier "Ceux qui naissent de la Terre"

Vernissage de Claire Barbier "Ceux qui naissent de la Terre"

Vernissage de Claire Barbier "Ceux qui naissent de la Terre"

Vernissage de Claire Barbier "Ceux qui naissent de la Terre"

[16:00-21:00] Vernissage de Karina Bisch "Les Figures et Les Formes"
Location:
Galerie Thomas Bernard-Cortex Athletico
13, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 75 50 42 65
Mail : info@cortexathletico.com
Internet Site : www.cortexathletico.com
Description:
08.09.2018 - 10.10.2018

avec le soutien de la Fondation d'entreprise Ricard

Vernissage de Karina Bisch "Les Figures et Les Formes"

Vernissage de Karina Bisch "Les Figures et Les Formes"

[16:00-20:00] Vernissage de Stefan Nikoalev "Rien ne va plus"
Location:
Galerie Michel Rein
42, rue de Turenne
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 72 68 13
Fax : +33 (0)1 42 72 81 94
Mail : galerie@michelrein.com
Internet Site : www.michelrein.com
Description:
8 septembre - 10 octobre 2018

La galerie Michel Rein est heureuse de présenter la 7ème exposition personnelle de Stefan Nikolaev après Bronze, sweat and tears (Bruxelles, 2016) ; If things are not as you wish, wish them as they are (Paris, 2013) ; New Works old dreams (Paris, 2009) ; Sickkiss (Paris, 2006) ; One for the money, two for the show (Paris, 2003) ; Under reconstruction (Paris, 2002).

« Rien ne va plus », formule employée à la table de casino, traduit le propos dialectique de l'artiste : un constat lucide sur l'état du monde (... de l'art ?), ainsi que l'illustration du moment de grâce et d'équilibre où rien ne peut être enlevé ni ajouté, où chacun des protagonistes se sent assuré de rafler la mise.

Vernissage de Stefan Nikoalev "Rien ne va plus"

[16:00-20:00] Vernissage de Wallace Berman "Visual Music"
Location:
Galerie Frank Elbaz
66, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 48 87 50 04
Fax : +33 (0)1 48 87 52 93
Mail : info@galeriefrankelbaz.com
Internet Site : www.galeriefrankelbaz.com
Description:
Curated by Sophie Dannenmüller

September 8 - October 11, 2018
Opening on Saturday, September 8, 2018:

4:30 pm | Exhibition walkthrough with the curator,
followed by a Q&A session with the son of the artist, Tosh Berman
6-8 pm | Opening Reception & Bebop Concert by the Bobby Rangell Band


galerie frank elbaz is pleased to present Wallace Berman - Visual Music, the artist's third solo exhibition in Paris. The catalog essay and exhibition examine the connection between sound and image, music and visual art, in Berman's artwork and show the extremely important role music played in Berman's artistic approach. On September 8, the gallery will celebrate the opening of the exhibition with a walkthrough and a Q&A session with Tosh Berman and Sophie Dannenmüller. A bebop concert by the Bobby Rangell Band will follow.

Music was inseparable from Berman's life and work. The artist always kept strong ties to the music world and kept track of the latest developments with an insatiable curiosity, exploring the avant-garde beyond California and taking notice of innovative, unusual, and sometimes confidential productions. Berman's love of music wasn't limited to one particular genre but embraced many styles. Jazz, however, always remained his great love, especially bebop. Berman was a regular at Tempo Records in Los Angeles, a shop connected to the Dial label which was created to promote bebop. His drawings were chosen for several Dial leaflets and for the cover of the two-volume album Be-Bop Jazz with All the Stars of the New Movement released in 1947 and 1948. Berman often frequented Los Angeles' underground black jazz clubs, where jazz legends such as Duke Ellington, Dizzy Gillespie, and Billie Holiday would perform. Thus his early works are inevitably rooted in jazz, which offered him a unique and genuine source of inspiration and emotion.

Sophie Dannenmüller

Vernissage de Wallace Berman "Visual Music"
Wallace Berman, Silent Series, 1965, Collage - Verifax collage in artist's frame
33 x 35.6 cm / 13 x 14 inches

Vernissage de Wallace Berman "Visual Music"
Wallace Berman, Untitled (Ray Charles, this is The Card That Reads 7), 1965
Collage, 31.8 x 21.6 cm, 12.5 x 8 1/2 inches

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "AFFINITé(S)"
Location:
Jousse Entreprise - Art Contemporain
6, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 53 82 10 18
Fax : +33 (0)1 53 82 13 63
Mail : art@jousse-entreprise.com
Internet Site : www.jousse-entreprise.com
Description:
AFFINITé(S) n.f
(latin affinités, parenté)
Conformité, harmonie de goûts, de sentiments, de caractère en deux ou plusieurs personnes; conformité, ressemblance entre des choses

avec Elisabetta Benassi, Jennifer Caubet, Tomory Dodge, Tim Eitel, Ivan Fayard, Clarisse Hahn, Nathanaëlle Herbelin, Ange Leccia, Seulgi Lee, François Maurin, Ariane Michel, Eva Nielsen, Kishin Shinoyama

vernissage le samedi 8 septembre 2018
exposition du 8 au 25 septembre 2018

Vernissage de l'exposition collective "AFFINITé(S)" - Ange Leccia
Ange Leccia, Le Baiser, 1985, arrangement, deux projecteurs, dimensions variables

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Cross the Breeze"
Location:
Galerie Chez Valentin
9, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 42 55
Fax : +33 (0)1 48 87 44 35
Mail : galerie@galeriechezvalentin.com
Internet Site : www.galeriechezvalentin.com
Description:
"Cross the Breeze" - Group show
Curator Gabriele De Santis

Mickael Assiff, Cécile Bart, Eric Baudart, Jean-Baptiste Bernadet, Etienne Bossut, Noël Dolla, Antoine Donzeaud, David Douard, Stephen Felton, Donna Huanca, IOP, Claude Lévêque, George Henry Longly, Andrew Mania, Nicolas Moulin, Anne Neukamp, Neil Raitt, David Renggli, Dario Robleto, Jean-Michel Sanejouand, Joe Scanlan, Matthew Smith, Patrick Saytour

Vernissage samedi 8 septembre
Du 8 septembre au 6 octobre 2018

[16:00-19:00] Vernissage du Salon des artistes du 3ème arrondissement
Location:
Mairie du 3ème arrondissement
2, rue Eugène Spuller
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Temple
France
Phone : +33 (0)1 53 01 75 03
Internet Site : mairie3.paris.fr
Description:
Retrouvez nous pour une nouvelle édition du Salon des artistes du 3e arrondissement le samedi 8 septembre et dimanche 9 septembre 2018.

Cette année encore, nous mettons à l'honneur les artistes du quartier qui viennent exposer leurs œuvres. Peinture, photographie, dessin, sculpture... Une sélection éclectique qui exprime leur créativité, originalité et talent. C'est avec grand plaisir que nous vous invitons à venir découvrir les créations, rencontrer leur auteur et échanger avec eux. Parce que les œuvres d'art contribuent à former notre jugement, notre esprit critique, participent à notre ouverture d'esprit et que notre arrondissement compte de nombreux artistes qui savent susciter l'émotion, la rêverie ou le questionnement.

Tout au long du week-end nous vous donnons rendez-vous au Salon des artistes pour partager un moment artistique et convivial. Nous vous souhaitons une belle visite !

Samedi 8 et dimanche 9 septembre de 11h à 18h
Vernissage samedi 8 septembre à 16h








[17:00-21:00] Lancement de l'édition d'artiste de Fabrice Yencko
Location:
Galerie Rabouan-Moussion
11, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 75 91
Mobile : +33 (0)6 10 82 39 77
Fax : +33 (0)1 42 71 42 81
Mail : rabouanmoussion@noos.fr
Internet Site : www.rabouan-moussion.com
Description:
Loin de son atelier, c'est là que Fabrice Yencko part créer.
L'art comme expérience ou l'expérience comme art.

Après son exposition « Les conquérants de l'inutile », Fabrice Yencko décide de partir en vélo tout terrain, pour passer, loin des routes, les petits cols de muletier de l'Atlas et redescendre jusqu'au porte du Sahara, cherchant cette foi les chemins de caravanes et de bergers dans ce désert de pierre.

De cette expérience Fabrice Yencko ramènera des peintures, des photographies et des dessins.

Avec la Galerie Rabouan Moussion il édite deux séries de foulards, invoquant son expérience, ainsi que la culture du motif, de l'abstraction et de la répétition dans l'esthétique monde islamique.

Le foulard accessoire de mode, objet de controverse, il est pour Fabrice Yencko la protection contre le soleil brûlant, lorsque d'un campement à l'autre, l'ombre n'existe plus, protection quand le vent souffle chargé de sable chaud lui fouette le visage, le foulard nettoie le couteau, essuie la sueur.

Le foulard un petit carré qui renoue le lien avec le plus simple de notre humanité.

Fabrice Yencko nous présentera ses foulards autour d'une installation. Ces carrés de soie coexistences alors avec photographies et peintures réalisées durant ce voyage, retrouvant ainsi leurs contextes.

Lancement de l'édition d'artiste de Fabrice Yencko

[17:00-19:00] Performance de Martha Wilson
Location:
Galerie MFC Michèle Didier
66, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, Strasbourg - Saint-Denis, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 71 27 34 41
Mail : info@micheledidier.com
Internet Site : www.micheledidier.com
Description:
Martha Wilson par Martha Wilson : présentation / performance de l'artiste suivie d'une discussion avec Geneviève Fraisse, philosophe, CNRS, le samedi 8 septembre de 17h à 19h.

"Comment s'échapper du rapport entre sujet et objet, artiste et modèle ? Par le Multiple qui défie le Un. Le Multiple est une solution. Et défier n'est pas fuir, plutôt donner de l'espace, espaces critiques, non sans plaisir."

C'est par ce sujet passionnant que Geneviève Fraisse proposera d'aborder l'oeuvre de Martha Wilson, et ses multiples personnages subversifs créés grâce à ses photographies et performances, comme en témoigne l'oeuvre A Portfolio of Models (1974). Se mettant en scène, Martha Wilson y représente six portraits de femmes accompagnés de courts textes, examinant leur place dans notre société, avec humour et complexité. De la femme «Déesse», celle qui a l'air parfaite mais qui est asexuée, Martha Wilson devient également la femme «Lesbienne», cette dernière «détestant» la femme Déesse «parce qu'elle a été créée par les hommes sur Madison Avenue»... Ces multiples portraits défieraient-ils l'archétype de la féminité ?


Dans le cadre de l'exposition de Martha Wilson "Staging the Journals"

7 septembre - 9 novembre 2018
Vernissage en présence de l'artiste le jeudi 6 septembre de 18h à 21h.

La Galerie MFC Michèle Didier et heureuse d'annoncer son exposition de rentrée, Martha Wilson: Staging the Journals, de l'artiste performeuse américaine, Martha Wilson.

Dans la lignée de l'exposition qui s'est récemment tenue au Kunstraum de Vienne (The Two Halves of Martha Wilson's Brain), et pour la première fois en France, Martha Wilson: Staging the Journals permet de (re)découvrir l'importance de l'oeuvre de Martha Wilson dans le paysage artistique des années soixante-dix. L'exposition est également l'occasion pour mfc-michèle didier d'annoncer la publication à une date ultérieure des journaux artistiques et intimes tenus par l'artiste de 1965 à 1981.

Pionnière de la performance en tant que médium artistique à part entière, Martha Wilson met en scène son corps, et comme une actrice le ferait, se grime, se transforme, créant de multiples autoportraits comme autant de personnages subversifs. Elle explore ainsi par le biais de photographies et vidéos novatrices, la subjectivité de la femme à travers des jeux de rôles, des travestissements, et la mise en scène d'usurpation d'identités de personnalités connues.

Martha Wilson: Staging the Journals tend à rendre compte de son oeuvre pionnière, de son approche subversive, et de ses collaborations avec de nombreuses artistes femmes, et ainsi de sa contribution à l'art conceptuel et féministe.

Ses oeuvres sont présentes dans les collections d'institutions internationales telles que le MoMA, le Whitney Museum of American Art, ou le Guggenheim (New York).

Vernissage de Martha Wilson "Staging the Journals"

Vernissage de Martha Wilson "Staging the Journals"
Martha Wilson, I Make Up the Image of my Perfection/I Make Up the Image of my Deformity, 1974/2008

[17:00-19:00] Rencontre avec Patricia Erbelding
Location:
Galerie Jacques Lévy
62, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Temple, République
France
Phone : +33 (0)1 42 78 79 24
Mobile : +33 (0)6 11 43 69 05
Fax : +33 (0)1 42 78 98 54
Mail : j.levy.galerie62@wanadoo.fr
Internet Site : www.galeriejacqueslevy.fr
Description:
Dans le cadre de l'exposition de Patricia Erbelding "ACHRONIES"

exposition du 6 septembre au 6 octobre 2018
du mardi au samedi de 15h à 19h
vernissage le jeudi 6 septembre à partir de 18h
rencontre samedi 8 septembre de 17h à 19h

Vernissage de Patricia Erbelding "ACHRONIES"

[17:00-21:30] Vernissage d'Eric Martin "Rock'n'Roll Princesses"
Location:
Les Salauds | Co Creative Factory
17, rue Esquirol
75013 Paris
M° Nationale, Campo-Formio
France
Mail : lessalaudsparis@gmail.com
Internet Site : www.cocreativefactory.com
Description:
Avant toute chose, Eric Martin est un photographe rock. Son talent et son oeil sont tels qu'il est capable de faire plein de choses, mais sa vraie passion se trouve quelque part entre les bluesmen Manu Lanvin et Clavin Russel dont il a signé les plus belles pochettes, et le pin-up à guitare des Rock 'n' Roll Princesses, un régal de fétichistes en deux tomes. Durant trois mois, ses plus beaux clichés seront exposés aux Salauds, et l'artiste lui-même sera présent pour un vernissage le samedi 8 septembre 2018... à ne rater sous aucun prétexte !

http://www.rocknrollprincesses.com/rocknrollprincesses.html

Vernissage d'Eric Martin "Rock'n'Roll Princesses"

[17:00-20:00] Vernissage de Fabien Mérelle "Traversé(e)"
Location:
Galerie Praz-Delavallade
5, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 45 86 20 00
Fax : +33 (0)1 45 86 20 10
Mail : gallery@praz-delavallade.com
Internet Site : www.praz-delavallade.com
Description:
8 septembre - 6 octobre 2018

Mise en scène d'une vie quotidienne.

Mise en scène d'une vie quotidienne, telle pourrait-être la proposition de Fabien Mérelle pour cette nouvelle exposition à la galerie Praz-Delavallade Paris. Mise en scène qui s'organiserait dans les limites physiques d'un lieu de loisir, de travail, de création ou d'intimité personnelle. Mais comment s'incarne-t-elle et se présente-t-elle aux autres ? Le sociologue américain Erving Goffman dans les années 1950 pris pour thème lors de son étude consacrée à «The Presentation of Self in Everyday Life» (mise en scène d'une vie quotidienne) la représentation théâtrale, référence métaphorique avec la vie réelle. Confrontation des soi, jeu de frontière entre deux individualités qui doivent nécessairement s'envahir réciproquement tout en conservant leur autonomie et leur représentation réciproque d'elles-mêmes. C'est de cette tension entre le moi et l'autre dont il est question pour Fabien Mérelle en se présentant invariablement vêtu de son pyjama rayé, vêtement de pantomime pour mieux envahir subrepticement l'espace public d'une manière policée, douce, amère, ironique et finalement accéder à une certaine théâtralité dans laquelle interviennent ses proches, sa famille, scènes chimériques, oniriques qu'il traduit au fil de ses dessins d'encre et d'aquarelle. Ces derniers décrivent avec une science minutieuse un monde ou s'entrechoquent présent et passé, vivants et oubliés, humains et végétaux, personnages fantasques et animaux extraordinaires. L'enfance rêvée mais enfouie resurgit au détour de ses dessins d'enfants qu'il avait précieusement conservés et qui tissent de belle manière un nouveau dialogue avec le petit garçon qu'il fût trente ans plus tôt. De ses archives il extrait des volumes qui trouvent aussitôt des territoires vierges à conquérir, l'aventure est au bout de son crayon et d'un imaginaire fertile, pour preuve ce radeau en tout point conforme à un dessin où on le voit naviguer comme un Jonas affublé d'oreilles et de queue d'âne à peine sortie du ventre de la baleine. En extirpant son personnage de la feuille blanche, Fabien s'inscrit dans le réel pour poursuivre une recherche dont le dessin est la source vive. Ce n'est probablement pas un hasard si son personnage, au sens premier incarne l'idée de masque. Évoquons plutôt la reconnaissance du fait que si tout le monde, toujours et partout, joue un rôle, plus ou moins consciemment, chacun aura tendance à s'en convaincre lui-même, de façon à ce que l'on croit en ces personnages, et c'est bien là que réside toute la délicatesse de l'artiste.

Vernissage de Fabien Mérelle "Traversé(e)"

[17:00-21:00] Vernissage de Guillaume Mary "Hôtel seul"
Location:
Galerie ICI
Jean-Pierre Morand
19, rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Mobile : +33 (0)6 84 64 90 33
Mail : galerieici@gmail.com
Description:
jusqu'au 28 septembre 2018
du jeudi au samedi de 14h à 19h, et sur rendez vous les mardi et mercredi

Vernissage de Guillaume Mary "Hôtel seul"

[17:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Assemblage #13 : Vice versa, Soleil double"
Location:
Space in Progress
Julio Artist-run Space
13, rue Juillet
75020 Paris
M° Ménilmontant, Gambetta
France
Mail : bonjour@spaceinprogress.com
Internet Site : www.spaceinprogress.com
Description:
Exposition du 8 au 28 septembre 2018. Vendredis et samedis de 17h à 19h et sur RDV

Vernissage samedi 8 septembre à partir de 17h

Vice versa, Soleil double, l'Assemblage #13, exposition de rentrée à Julio présente pour la première fois à Paris le travail de deux jeunes artistes : Néphéli Barbas (France - 1990) et Juan Gugger (Argentine - 1986). Rassemblés par la curateure Mathilde Ayoub (France - 1992). Tous les trois se sont rencontrés lors d'une résidence à l'instituto di Tella de Buenos Aires en 2016.

Les dessins, objets, sculptures, installations de Néphéli Barbas décomposent en fragmentent les structures, architectures ou images qui composent la réalité. Cette stratification invite à revoir ou repenser les choses dans et hors de leur contexte, qu'il soit urbain, socio économique ou politique. Ce contexte est aussi le point de départ des oeuvres de Juan Gugger. Ses recherches, installations, sculptures, utilisent ou reproduisent des formes du réel pour les détourner de leur usage ou de leur utilité. Les deux artistes développent des recherches plastiques et formelles autonomes, mais leurs intérêts communs donne parfois lieu à des collaborations.

Vice Versa, expression commune à l'espagnol et au français pourrait définir ce lien entre leurs pratiques : inversement et réciproquement.

Invitée par Julio à réaliser un Assemblage, Mathilde Ayoub en propose un déjà assemblé. Cette exposition joue avec ces divergences et ces convergences, points communs et oppositions, formes ou symboles que ces deux artistes convoquent dans leur travail.

Vernissage de l'exposition "Assemblage #13 : Vice versa, Soleil double"

[17:00-19:00] Vernissage de l'exposition "The Fables of the Fountain"
Location:
Gleichapel
15, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Mobile : +33 (0)6 25 39 01 03
Mail : hello@gleichapel.org
Internet Site : www.gleichapel.org
Description:
Vernissage le 8 septembre 2018 de 17h à 19h en présence des artistes
Visible de 14h à minuit 7j/7 jusqu'au 22 septembre

Vernissage de l'exposition "The Fables of the Fountain"

[17:00-20:00] Vernissage à La Galerie DeathBroW
Location:
Courbevoie
Courbevoie
92400 Courbevoie
M° Gares SNCF de Courbevoie et Bécon-les-Bruyères, Pont de Levallois - Bécon, Esplanade de la Défense, La Défense
France
Internet Site : www.ville-courbevoie.fr
Description:
Vernissage à La Galerie DeathBroW
79 rue Segoffin
92400 Courbevoie
tel : 01 87 09 01 41

Samedi 8 Septembre 2018 de 17 à 20 heures

Aux côtés de Rige, Directeur Artistique de la Galerie, graffeur et tatoueur, le créateur de "l'original gros Nounours", vous rencontrerez l'équipe de tatoueurs du Shop, Coco Vagina*1 et Vincent Bruno*2, entourés de nombreux Artistes exposants dont :
- Atom Ludik : Artiste autodidacte aux nombreuses techniques (collage, graff, aquarelles etc....)
- badmarvel : Lui aussi, artiste haut en couleur est surtout un DE références françaises pour l'impression 3D artistique de toy.
- Bricedu Dub : Artiste pluridisciplinaire, il fabrique et imbrique des visuels à partir d'imageries pop cultures de notre mémoire collective.
- Moano : Paris a perdu les trois quarts de ses moineaux depuis 2003. Donc "Moano" les dessine et les colle dans la rue.
- Paddy : Professeur de dessin, il est avant tout un artiste multiple : il pratique dans ses temps libres le graffiti, le collage et le pochoir pour représenter notamment les fleurs et les femmes. Vous avez sûrement déjà vu du "Paddy" sur les murs de Paris.
- * 1 Coco Vagina : Illustratrice et tatoueuse féministe, elle sait mettre en valeur l'intimité des femmes
- * 2 Vincent Bruno : Grand amateur de café, mais surtout artiste polyvalent, il pratique le dessin, la peinture, la photo et le tatouage.
- Vous pourrez aussi Approcher et participer au LIGHT CLUB !! (A découvrir...)
- Amélie sera présente pour vous accueillir avec l'équipe

[17:30-18:30] Signature de Fabien Verschaere pour "L'abécédaire de Fabien Verschaere"
Location:
Centre Pompidou
Musée National d'Art Moderne - Beaubourg
Place Georges Pompidou
19, rue Beaubourg
75191 Paris Cedex 04
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 78 12 33
Fax : +33 (0)1 44 78 13 03
Internet Site : www.centrepompidou.fr
Description:
La librairie Flammarion du Centre Georges Pompidou a le plaisir de vous inviter à rencontrer Fabien Verschaere pour une séance de signature de son ouvrage L'abécédaire de Fabien Verschaere, le samedi 8 septembre de 17h30 à 18h30.

Signature de Fabien Verschaere pour "L'abécédaire de Fabien Verschaere"

[17:30-20:30] Vernissage de Omar Ba "Autopsie de nos consciences"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
GALERIE TEMPLON
28 RUE DU GRENIER SAINT-LAZARE
75003 PARIS
+ 33 (0)1 85 76 55 55

8 SEPTEMBRE - 27 OCTOBRE 2018
VERNISSAGE LE SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2018 DE 17H30 À 20H30

La galerie Templon donne le coup d'envoi de la rentrée avec Omar Ba. L'artiste sénégalais expose pour la première fois sur les cimaises de la galerie à Paris, dans le deuxième espace récemment inauguré rue du Grenier Saint-Lazare. Avec Autopsie de nos consciences, Omar Ba adopte une posture critique. Peintures et installations cherchent à exhumer « les annales de l'oubli ». Interrogeant l'histoire récente, les enjeux écologiques ou son propre passé, Omar Ba décortique la complexité du monde pour mieux tenter de la saisir.

Né au Sénégal en 1977, Omar Ba a été formé aux Beaux-Arts de Dakar puis de Genève où il travaille toujours. Un pied sur chaque continent, Omar Ba développe une démarche d'hybridation permanente. Il combine métaphores personnelles et références ancestrales, expression de l'inconscient et appréhension symbolique du réel. Abandonnant l'abstraction de ses débuts, Omar Ba a créé une figuration énigmatique, associant peinture à l'huile, gouache, encre de Chine et crayon, souvent sur carton, parfois sur toile. L'apparence délicate de son travail contraste avec la violence retenue des sujets.

Depuis 10 ans, Omar Ba a participé à de nombreuses expositions collectives internationales, dont les plus récentes sont Quel Amour ?! (MAC Marseille, 2018), Art/Afrique, le nouvel atelier (Fondation Louis Vuitton, Paris, 2017), le festival Afropolitan (Bozar, Bruxelles, 2017), Afrique-Raconter le Monde (Padiglione d'Arte Contemporanea, Milan, 2017), Le Havre - Dakar, Partager la mémoire (Muséum d'histoire naturelle du Havre, 2017) après, notamment, la Summer Exhibition à la Royal Academy of Arts (Londres) et la Biennale de Dakar en 2014. Ses œuvres sont entrées dans plusieurs collections publiques dont celles du Centre National des Arts Plastiques (CNAP) en France et de la Collection Nationale Suisse (Bâle). Il est également entré dans les collections du Louvre Abu Dhabi où il est exposé depuis son inauguration en 2017.

Vernissage de Omar Ba "Autopsie de nos consciences"
Autopsie de nos consciences 2, 2018, mixed media, 195 x 180 cm (76 3/4 x 70 7/8 in.)









[18:00-21:00] Finissage de l'exposition "Lou et ses Mondes Imaginaires"
Location:
Echomusée
Espace Cargo 21
21, rue Cavé
75018 Paris
M° Château Rouge, Barbès - Rochechouart
France
Phone : +33 (0)1 42 23 56 56
Mail : galerieechomusee@gmail.com
Internet Site : www.cargo21.org
Description:
Du 25 Août au 8 Septembre 2018
14h-19h Tous les jours !

/// 25 AOÛT SOIREE DE VERNISSAGE
Avec Ameth Sissokho - ATAYA - Concert acoustique
/// LE 8 SEPTEMBRE SOIREE DE FINISSAGE

Illustrations, photo-montage, sculptures créées pour que le spectateur cherche le détail, trouve l'élément qui le marque, participe à l'oeuvre en s'en approchant.

Vernissage de l'exposition "Lou et ses Mondes Imaginaires"

[18:00-22:00] Inauguration de la Galerie Libre Est L'Art
Location:
Galerie Libre Est L'Art
52, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, République
France
Mobile : +33 (0)6 50 53 34 40
Mail : galerie.libre_est_lart@yahoo.com
Internet Site : www.galerie-libre-est-lart.com
Description:
Exposition "Art en Famille & Hommage à Chris Rime"
avec Sylvia Rime et Lr-Photographie (Léa Rime)

Inauguration de la Galerie Libre Est L'Art

[18:00-21:00] Soirée d'inauguration "Une expo nommée design"
Location:
Commanderie des Templiers de La Villedieu
Route de Dampierre
CD 58
78990 Elancourt Saint-Quentin-en-Yvelines
M° Gare SNCF de La Verrière
France
Mail : la-commanderie@sqy.fr
Internet Site : www.commanderiedelavilledieu.agglo-sqy.fr
Description:
Soirée d'inauguration "Une expo nommée design" » - café FMR - DJ
La Commanderie - CD 58 - Élancourt

SQY propose une rentrée culturelle riche et inédite. La culture se réinvente sans cesse sur un territoire en mouvement, à la pointe de l'innovation. À La Commanderie, il se passe toujours quelque chose et pour toutes les affinités : culture, science, musique mais aussi déjeuner sur le pouce, un verre en musique : on vous dit tout de ce « nouveau » lieu incontournable.
Inauguration le 8 septembre, à partir de 18 h avec une toute nouvelle expo "une expo nommée design".

>> communiqué

[18:00-21:00] Vernissage d'Olivier Nottellet "Enigmes"
Location:
Galerie Odile Ouizeman
10-12, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 71 91 89
Fax : +33 (0)1 42 71 94 13
Mail : contact@galerieouizeman.com
Internet Site : www.galerieouizeman.com
Description:
08 septembre - 27 octobre 2018
Interruption Fashion Week 25 septembre - 06 octobre
Vernissage le 8 septembre 2018 en présence de l'artiste

OLIVIER NOTTELLET
par Claire Guézengar

Le travail d'Olivier Nottellet est hanté par un fantôme tricéphale qui se joue des espaces qu'il traverse (la feuille, le mur, la pièce). Qu'il «convoque tantôt l'écrivain, l'architecte ou le cinéaste», c'est le plus souvent sous l'apparence du dessinateur que l'esprit a choisi de se montrer.
Ses dessins sont des masses noires qui s'écroulent, rebondissent, se diffractent, s'épanchent et explosent. Toute une grammaire légèrement désaxée, branlante, d'où émergent parfois des personnages à tête noire encombrés d'objets, des constructions précaires proches de l'effondrement, des cadres vides empilés et désorientés. Les dessins habitent d'abord l'espace de la feuille blanche, celle des cahiers, que l'artiste produit et qu'il exploite comme matériau en vue d'une future adaptation: «Ce qui m'intéresse, c'est d'utiliser cette matière; j'ai une manière cinématographique de l'utiliser, je me promène parmi les dessins comme avec une caméra.»
Comme des acteurs d'une histoire à venir dont le lieu sera l'espace de l'exposition, les dessins migrent des cahiers pour venir se confronter à la réalité des murs; ils s'agrippent aux changements d'échelle, moquent portes et fenêtres pour donner laréplique à des objets qui leur ressemblent et avec lesquels il leur arrive de s'accoupler.

Echappés de leur espace bidimensionnel, ils produisent le dialogue de leur présence conjuguée et éphémère: leur apparition ne dure que le temps de l'exposition. Pas de camouflage, ni de trucage, car Olivier Nottellet «déteste le trompe-l'oeil» et invite le spectateur à observer ce qui se passe en hors-champ, car tout est donné à voir. Le spectre du cinéastre donc, mais un cinéaste qui construit des films sans scénario préalable.

Pour Olivier Nottellet, le travail «consiste à émettre une hypothèse dans un espace: que ce soit une feuille, une salle, une définition». L'espace de l'exposition va devenir non pas le lieu de la résolution, mais la formulation de cette hypothèse. Il va s'agir de mettre en situation, d'opérer des glissements, de travailler des articulations, d'utiliser «le paradoxe du mur érigé, obstacle au regard et lieu de perspective, de projection» pour tenter des raisonnements insensés et souvent tronqués que le spectateur s'efforce de suivre et de compléter.

Et l'on circule dans ces espaces à la recherche d'une résolution qui échappe en même temps qu'elle se construit; on évolue dans ces lieux comme dans un espace familier plongé dans le noir: on avance à tâtons, à la recherche d'une forme que l'on connaît, d'un angle que l'on identifie, d'un couloir dont on maîtrise les dimensions, on suit un pan de mur comme le fil d'une pensée.
Olivier Nottellet organise une mécanique du désordre qui place le spectateur en position d'instabilité, en état de trouble; un trouble qui, étrangement, se révèle presque apaisant. Les éléments qui constituent ses édifices ne tiennent qu'à un fil, une feuille, un bord de fenêtre. Un architexte, donc, mais un architecte qui construit des bâtiments sans fonction.

Depuis quelques années, les éléments figuratifs tendent à disparaître de son travail au profit d'éléments anthropomorphiques, et ses expositions se remplissent d'objets manufacturés «qui s'apparentent à des indices»: des chaises à roulettes, des lampes de bureau, des tables. Un vocabulaire qui évoque celui des open space, des bâtiments administratifs, des espaces impersonnels du monde du travail. Les objets qui colonisent paisiblement son travail ressemblent à ses dessins, si bien qu'on ne sait plus qui a commencé et qui copie sur qui. La Cage à Lampes ou Le Suicide de la feuille blanche évoquent-ils ce qu'ils représentent ou est-ce l'inverse ? Il semble que la phrase soit contenue à l'intérieur de la forme: «La coïncidence des combinaisons de mots, le langage, la combinatoire des formes, des images, tout cela doit se passer dans un no man's land de la pensée qui échafaude ce qu'elle détruit, ce désarroi de la compréhension juste avant le compréhensible.»
Et l'on s'infiltre dans ses oeuvres comme à l'intérieur d'un raisonnement, on circule à l'intérieur de ces masses noires comme au coeur d'une pensée qui n'aurait ni logique, ni finitude, mais qui n'en finirait pas de se creuser. Un écrivain, donc, mais un écrivain qui chercherait ses mots.

L'oeuvre d'Olivier Nottellet se situe dans une oscillation trouble entre l'apparition et la disparition. Les formes trouées qu'il convoque persistent par leur réminiscence au-delà du visible, elles aiguisent le regard sans autorité, elles racontent une intrigue sans dénouement ni péripétie et entraînent dans leur sillage une dégringolade nostalgique, une mélancolie explosive: toute une armada fantôme que l'on suit du regard jusqu'au franchissement d'un horizon qui n'en finit pas de nous échapper.

Tous les propos cités sont d'Olivier Nottellet.

Vernissage d'Olivier Nottellet "Enigmes"
Hard wall, sweet Home (painting writes me)

Vernissage d'Olivier Nottellet "Enigmes"
La Maison de Steve, acrylique et encre de Chine sur papier, 50 x 65 cm, 10/2017

[18:00-21:00] Vernissage de Carlos Alfonso "Of encounters and other collective readings"
Location:
Galerie Paris-Beijing
62, rue de Turbigo
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 74 32 36
Mail : paris@galerieparisbeijing.com
Internet Site : www.galerieparisbeijing.com
Description:
Of encounters and other collective readings
Carlos Alfonso in dialogue with Théo-Mario Coppola

Vernissage: 08 septembre 2018 - 18h à 21h
09 septembre - 23 octobre, 2018

Carlos Alfonso est un artiste colombien qui explore la vie nomade et les relations entre superstition et narration. En septembre, la galerie Paris-Beijing accueillera sa première exposition individuelle à Paris avec de nouveaux récits de ses excursions à l'étranger, un carnet de voyage retraçant ses expériences et dialogues avec des individus et des communautés. L'exposition comportera également un programme video curaté par l'artiste et par Théo-Mario Coppola, mettant en scène les travaux d'autres plasticiens dont Francis Almendarez (US), Yasmina Benabderrahmane (FR), Charlie Malgat (FR), Kasper de Vos (BE).

En 2016, Carlos Alfonso a décidé d'entreprendre un voyage avec sa femme, afin d'explorer la vie nomade, appréhendée comme un moyen d'apprendre par l'engagement envers les autres, de visiter différents pays et collecter des histoires qui refléteraient son expérience anthropologique, là où voyager devient un nouveau medium. Dans son travail, il s'approprie, rédige et compose les récits, les présentant sous la forme d'essais, à la recherche de dialogues entre abstraction et concrétion. L'aspect anecdotique est un vecteur alternatif, explorant des champs élargis qui traversent la perception et la lecture de notre histoire passée et présente. Par l'usage de la sculpture, de media audiovisuels, de la cuisine, du dessin, de la performance et de ressources éditoriales, il construit des situations dans l'intention de façonner la poétique. Dans certain cas, ces constructions sont développées pour un lieu précis, ou sont déterminées par un contexte physique. Dans d'autres, le public est impliqué comme agent actif de l'oeuvre elle-même. ll voyage actuellement au Nouveau-Mexique, continuant sa recherche autour de la nourriture, de la guérison, de la magie et travaille sur le troisième numéro de sa bande dessinée Ancient Abstract Stories publiée par La Silueta à Bogota.

Théo-Mario Coppola

Vernissage de Carlos Alfonso "Of encounters and other collective readings"
Shapes of visions that fly at night, 2018, video still, 2017
© Carlos Alfonso / Courtesy of the artist and Galerie Paris-Beijing

[18:00-21:00] Vernissage de Carlos Motta "L'œuvre du diable"
Location:
galerie mor charpentier
61, rue de Bretagne
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 44 54 01 58
Mail : contact@mor-charpentier.com
Internet Site : www.mor-charpentier.com
Description:
du 8 septembre au 6 octobre

https://carlosmotta.com

Vernissage de Carlos Motta "L'œuvre du diable"

[18:00-21:00] Vernissage de Charlie Hamish Jeffery "Painting for light fittings"
Location:
Librairie Florence Loewy
Books by Artists
9-11, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 44 78 98 45
Fax : +33 (0)1 44 78 98 46
Mail : info@florenceloewy.com
Internet Site : www.florenceloewy.com
Description:
du 8 septembre au 3 novembre 2018

Texte de Marie de Brugerolle

Les peintures de Charlie Hamish Jeffery sont des objets matérialistes mystiques. L'utilisation de bois ou de toiles montre l'égalité des mediums, produits de l'atelier du peintre qui pourrait tout autant être celui du scénographe ou du menuisier. Ce rapport à la production à l'objet fabriqué qui montre d'emblée les traces d'un travail, le situerait du côté d'un post-structuralisme à l'oeuvre. Les titres sont là pour déjouer l'évidence de la surface colorée. Les dimensions aussi produisent un rapport qui joue sur notre mémoire collective de l'histoire de la peinture mais aussi nos habitudes corporelles. A horizon of fire, A field of nothing et The Hunt ont les proportions d'une porte renversée à l'horizontale, et d'un corps humain. La bascule s'opère entre le familier, issu du vocabulaire mobilier (C.H. Jeffery réalise parfois des fauteuils-peintures ou des tables-peintures) et l'évidence d'une oeuvre. Car la vibration des teintes, souvent acidulées, vient trancher la question du motif, de la ligne ou du fonds coloré. Souvent la trace, rapide et fulgurante, vient biffer la surface tel un éclair flurorescent (Yellow Fluo painting). Le cadre est rejoué, surjoué même, en tant que motif dans le tableau.

L'objet encadrant devient un sujet surlignant. Le vibrato produit par cet acte ne révèle pas un au-delà de la peinture mais affirme sa présence matérielle. On passe de l'évidence littérale du « What you see is what you see » de Franck Stella à « What do you think it is ? ».

Artefacts et substituts, les peintures de C.H. Jeffery ne sont pas des chimères, des rideaux peints, elles ne représentent pas, elles présentent. En cela, elles ne sont pas si éloignées des icônes traditionnelles, recouvertes d'or, dont la brillance lumineuse avait la double fonction d'éclairer l'espace et de faire penser. C.H. Jeffery utilise l'enluminure (une manière d'éclairer techniquement une surface, mais pour conduire à une prise de conscience plus proche de l'enlightenment, l'idée de la philosophie des Lumières). Face est une icône d'aujourd'hui. Non plus la sainte face, mais à la fois une face, un côté (ce qui suppose un autre côté), mais aussi une instance : faire face ou encore un visage. Les titres sont des indices à double tranchant, qui indiquent d'autres possibles.

Green Square et Green Lake ouvrent la question du paysage. Traces, tache verte, la nature est une impression rétinienne qui ressemble aux points lumineux de la mire télévisuelle. Et de fait la question est posée directement par Paintings for light fittings (Florescent Yellow, Florescent Red) or What tv station is in you? Une peinture « vue à la télé » ou recadrée par les écrans, c'est une peinture consciente d'être faite au temps des images en mouvement, et de la dématérialisation des supports, une peinture post-medium. Le doute inhérent quant à l'image, aux images, c'est celui de Seeing is NOT believing or Seeing is KNOTTING believing. C. H. Jeffery pointe les chiasmes, les noeuds dans le système de re-présentation, et nous rend acteurs. Conscients du système, nous pouvons jouer avec pour le ré-organiser. C'est une chasse joueuse et joyeuse qui s'ouvre (The Hunt), un feu incandescent qui est celui de l'intelligence plutôt que de la croyance. C. H. Jeffery performe la peinture, littéralement rejoue son artificialité, entre décor et accessoires, et la réhausse. A painting where enlightenment fits.

C.H. Jeffery est un peintre de studio, au sens « studiolo » et pas seulement « atelier ». Il fait de celui-ci une scène potentielle. Changeant les volumes, les rapports d'espace et d'épaisseur, parfois en doublant les murs de miroirs, ajoutant des tubes au néon, ou encore des marches-prédelles-scènes. Les roses fluos, jaunes iridescents, rouges flamboyants, verts acidulés ou noirs de jais n'ont d'égal que l'actinicité des pigments choisis. C'est à dire leur rayonnement. Les couleurs sont des longueurs d'ondes perceptibles par l'oeil humain.

Les tableaux en sont des supports autant que l'écran télévisuel ou celui du cinéma. [...]

Vernissage de Charlie Hamish Jeffery "Painting for light fittings"
Charlie Hamish Jeffery, A horizon of fire, a field of nothing, (détail), 2018
Acrylique sur toile, 180 x 90 cm

[18:00-20:00] Vernissage de Claire Tabouret "I am crying because you are not crying"
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
September 8 - October 6, 2018 / Paris
Opening on September 8, 2018 / 6 - 8 pm

Conversation between Claire Tabouret and Chiara Parisi on September 15, 2018 / 5 - 6 pm

Château de Boisgeloup, Gisors, France
October 27 - 28, 2018 / 11 am - 6 pm
November 3 - 4, 2018 / 11 am - 6 pm
Private opening on October 20, 2018 / 3 - 8 pm (by invitation only)

Almine Rech Gallery est heureuse de présenter la première exposition de Claire Tabouret à la galerie de Paris, « I am crying because you are not crying », dont la seconde partie se tiendra au Château de Boisgeloup, à Gisors à partir du 20 octobre 2018.

Conflit, voilà sans doute le terme qui permet de décrire le plus souvent les aventures et les vicissitudes humaines à travers les millénaires : luttes politiques et économiques, conflits religieux, révolutions culturelles, mais aussi conflits intérieurs, psychologiques. Ce n'est donc pas un hasard si la lutte a traversé, en tant que sujet, toute l'histoire de la représentation. Il suffit de penser aux lutteurs représentés sur les vases antiques, à la sculpture des Deux lutteurs attribuée à Michel-Ange, ou encore à la célèbre affiche où Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat apparaissent en boxeurs. Luttes, compétitions, danses, accolades, étreintes : qui sont les lutteurs de Claire Tabouret ? Ces archétypes aux corps si éloignés de l'idéal de perfection classique traduisent une tension, un paradoxe. Les lutteurs s'attirent et se repoussent et évoquent ainsi les chorégraphies de Pina Bausch telles que décrites par Raimund Hoghe : « Une plainte d'amour. Se souvenir, se mouvoir, se toucher. Adopter des attitudes. Se dévêtir, se faire face, déraper sur le corps de l'Autre. Chercher ce qui est perdu, la proximité. Ne savoir que faire pour se plaire »[1]. Les corps peints par Claire Tabouret se sentent, dansent, veulent blesser mais se protègent, ils ouvrent un espace de sensibilité pour le visiteur. La nouvelle série d'œuvres sur papier et la répétition du thème du couple évoquent également certaines œuvres d'Edvard Munch telles que Le Baiser ou encore Le Vampire. Leurs couleurs acides évoquent par ailleurs la peinture synthétique contemporaine d'origine pop, comme par exemple l'éventail chromatique de la célèbre affiche d'Andy Warhol pour le film controversé Querelle de Brest tiré du roman éponyme de Jean Genet.

Les œuvres de Claire Tabouret renferment tout cela. Il ne s'agit cependant pas de la simple reprise d'un sujet, d'une iconographie récurrente dans l'histoire de l'art. Une ambivalence latente entre effort physique et tension émotionnelle ajoute aux œuvres un côté aliénant. Sur les visages des lutteurs - quand ils sont visibles - se lisent la crainte de la perte de l'autre et la tentative de l'endiguer. Certains d'entre eux sont des jeunes gens (The Grip, In Your Arms), des adolescents désireux d'une exploration corporelle réciproque. Leurs tentatives de lutte - presque gauches - suscitent de la tendresse et ressemblent plus à des embrassades qu'à de réelles prises. Et si ces actes de force étaient aussi la représentation de la domination et de la soumission, de la pulsion sauvage, du défi, de l'exaltation personnelle ou même d'une vision hypothétique du couple ?

Cette étreinte-accolade incarne la quête constante d'un équilibre entre attaque et défense, succès et échec, agressivité et accueil, victoire et défaite. Les grandes peintures ainsi que les premières sculptures créées par Claire Tabouret pour le second volet de l'exposition au Château de Boisgeloup sont des représentations plastiques d'états d'âme instinctifs, de pulsions innées et incontrôlables. Chacun peut se reconnaître dans ces figures capables de transmettre une tension psychologique. Dans certaines pièces (Indivisible Lovers par exemple), les taches de l'arrière-plan introduisent une complexité supplémentaire en rappelant les taches utilisées par Hermann Rorschach dans ses tests d'évaluation de personnalité. Quoi de plus ambigu qu'une tache de Rorschach, élément par définition à la limite entre abstraction et figuration ? Indivisible Lovers amène aussi un autre thème fondamental de la poétique de Claire : l'amour. Pour l'artiste, celui-ci suppose toujours dualité, ou mieux, dualisme. C'est une recherche d'équilibre qui, telle une partie d'échecs, peut subitement basculer dans la domination de l'autre et bouleverser la relation.

La deuxième partie de l'exposition de Claire Tabouret se tiendra dans l'atelier de sculptures du Château de Boisgeloup, acquis par Pablo Picasso en juin 1930. C'est en réaction à la figure tutélaire de Picasso, dont découle la construction de ce double projet d'exposition, que l'artiste a pensé ses nouvelles œuvres et le titre de l'exposition « I am crying because you are not crying ». Marquée par la Femme qui pleure de 1937 et le visage déformé par la douleur de Dora Maar, Claire Tabouret a conçu cette nouvelle histoire picturale comme une métaphore de la relation amoureuse. A travers la représentation de corps aux différentes étapes d'une épreuve de lutte, les figures dépeintes dans ses nouvelles œuvres interrogent la tension érotique créatrice d'un couple et les tragédies de la rupture.

D'un chapitre à l'autre, « I am crying because you are not crying » témoigne de la double identification de Claire Tabouret à la femme qui pleure et au peintre qui peint la tragédie, annonçant la crise émotive née de la rencontre-lutte avec l'autre. On y perçoit presque une peinture en larmes - faite de couleurs-larmes - pas si éloignée sur le plan conceptuel des pleurs silencieux et douloureux de Bas Jan Ader dans le film en noir et blanc I'm Too Sad to Tell You (1971), si cher à l'artiste. Une douleur infinie, aussi infinie que la réitération des lutteurs. Une obsession que Claire Tabouret mène à l'extrême, consciente de la difficulté de pouvoir mettre fin aux hostilités et aux conflits de l'être humain, si ce n'est par la représentation artistique.

[1] Raimund Hoghe, Pina Bausch - Histoires de théâtre dansé, Paris, 1997.

Chiara Parisi

Vernissage de Claire Tabouret "I am crying because you are not crying"
Claire Tabouret, The Grip, 2018, Acrylic on canvas, 97 x 130 cm, 38 1/4 x 51 1/8 inches / Photo: © Marten Elder / Courtesy of the Artist and Almine Rech Gallery

[18:00-21:00] Vernissage de Claude Cattelain "squeezed spine"
Location:
Galerie Paris-Beijing
62, rue de Turbigo
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 74 32 36
Mail : paris@galerieparisbeijing.com
Internet Site : www.galerieparisbeijing.com
Description:
PBProject

Vernissage: 08 septembre 2018 - 18h à 21h
09 septembre - 23 octobre, 2018

« Claude Cattelain ne s'embarrasse pas de dogmes et de théories ; il préfère embrasser avec ce corps-là le monde qui est à portée de ses mains. Si ses actions témoignent d'une volonté inflexible, ce n'est pas celle d'exécuter un "projet", mais - au contraire, pourrait-on- dire d'agir sans projet, ici et maintenant. » Karim Ghaddab (extrait du texte « Parce que il faut que je fasse quelque chose » Septembre 2017)

Pour Squeezed Spine son intervention au sein du PBProject Claude Cattelain va installer dans l'espace une série de Composition Empiriques avec serre-joints en utilisant 170 planches de tailles diverses. Son protocole énonce : «superposer des planches face contre terre ; les serrer ensemble avec des serre-joints ; redresser l'ensemble ; découvrir et accepter ou non la composition».

Son installation Dig-up prévoit l'assemblage à la verticale de planches de différentes tailles, couleurs et textures unies encore une fois par l'emploi de deux serre-joints. La structure tient en équilibre dans l'espace de façon autonome.

L'action est définie par le rapport de force entre trois composants : un lieu spécifique, l'emploi de matériaux bruts et le corps, selon un scenario qu'une simple phrase peut décrire.

La lecture de ces procédés doit toujours tenir compte des conditions de départ, c'est la corrélation de certaines caractéristiques physiques et mécaniques du lieu et des matériaux qui détermine la réussite de l'opération : des planches plus au moins lourdes, des barres métalliques plus au moins longues, un couloir plus au moins étroit et puis surtout le corps de l'artiste, sa taille, son poids, sa souplesse, sa condition mentale, son endurance, un équilibre parfaitement maîtrisé. Mais en allant au bout des règles qu'il s'est lui-même imposé, l'artiste sait parfois qu'il ne pourra pas atteindre son objectif. Même l'échec est prévu dans le protocole. À un moment X, ses muscles ne supporteront plus la tension et il sera obligé de lâcher prise. Sa rigueur le pousse à épurer le geste, la tâche - aussi contraignante et fastidieuse soit elle - est toujours exécutée avec un certain esthétisme.

Claude Cattelain a pratiqué pendant des années l'illustration et la peinture avant de se tourner vers la performance et la vidéo, c'est à force de tendre les toiles sur les châssis, de tester leur tenue et leur résistance qu'il a commencé à interroger le rapport entre la structure, le corps et l'espace. Le travail de Claude Cattelain a été montré dans des expositions personnelles au Musée des Beaux-Arts d'Arras (2017), Clovis XV (2016 - Bruxelles), au Musée des beaux-arts de Calais (2014), à la MAAC (2013 - Bruxelles). Il a participé récemment à l'exposition Soulèvements sous le commissariat de Georges Didi-Huberman au Jeu de Paume (2016 - Paris), au MUNTREF (2017 - Buenos Aires) et au Museu Nacional d'Art de Catalunya (2017 - Barcelone). Il a également participé à des expositions collectives au Frac Languedoc-Roussillon, au LAM (2017 - Villeneuve d'Ascq), à la Villa Arson (2017 - Nice), Il a réalisé des performances au James Turrell's Skyspace du M HKA (2017 - Anvers), à la Galerie Thaddeus Ropac ( Jeune Création 2017 - Pantin), au Palais de Tokyo (2014/2012 - Paris), au Musée Würth (2012), au Frac Alsace (2012), au Crac Alsace (2012), au Musée des beaux-arts de Valenciennes (2011), au Musée Matisse (2005 - Le Cateau-Cambrésis). Des projections de ses oeuvres ont eu lieu à la Biennale de Louvain-La-Neuve sous le commissariat de Angel Vergara, Joël Belzakin, Argos (2017), au Video Festival Now & After sous le commissariat de Marina Fomenko en 2017 et Arnaud Brihay en 2016 (Moscou), au Centre Pompidou (2015 - Paris), au Victoria & Albert Museum (2006 - Londres), au Museu Nacional Reina Sofia (2004 - Madrid). Son travail a intégré les collections du Cnap (Centre national des arts plastiques), du Frac Languedoc-Roussillon, du Musée des Beaux-Arts d'Arras, du Musée des Beaux-Arts de Calais.

Vernissage de Claude Cattelain "squeezed spine"
Dig-Up, 2017, boards and clamps, dimensions variable
© Claude Cattelain / Courtesy of the artist and Galerie Paris-Beijing

[18:00-21:00] Vernissage de Florence Brodard
Location:
Galerie Eko Sato
57, rue des Cascades
75020 Paris
M° Pyrénées, Jourdain, Couronnes
France
Mobile : +33 (0)6 24 92 13 23
Mail : contact@ekosato.com
Internet Site : www.ekosato.com
Description:
Florence Brodard - pastels gras

Exposition du 8 septembre au 6 octobre 2018
Vernissage 8 septembre 2018 18H00-21H00

La galerie Eko Sato est très heureuse de présenter la première exposition personnelle de Florence Brodard.
Florence Brodard conjugue l'alphabet d'une langue oubliée. Autodidacte, elle crée des formes, donne la vie. Compose l'ombre et la lumière. L'air et la chair. Elle dessine et construit le vide et le plein. Nul droite ni angle ni parallèle. Miroirs d'un monde inconscient, ses dessins sont le fruit d'un processus pendant lequel émerge une forme directement transmise de l'inconscient à la main: relayé par le regard qui va donner chair à la proposition.
Florence Brodard nous fait découvrir des images à la fois naïves et matures, simples et puissantes, gaies et dérangeantes. Une réflexion sur notre place dans le monde.

Vernissage de Florence Brodard

[18:00-21:00] Vernissage de Florence Gourier "Feathers & Tar"
Location:
Galerie Mansart
Galerie François Mansart
5, rue Payenne
75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)9 52 48 86 08
Mail : contact@galerie-mansart.fr
Internet Site : www.galerie-mansart.fr
Description:
Exposition:
9 - 23 septembre 2018

Vernissage:
8 septembre à partir de 18h

Carcasses en grillage de cage à poules et fil d'archal, écailles en soie marouflée de papier tibétain... À l'origine des structures de Feathers & Tar, soclées ou suspendues à un émerillon, il y a la carapace d'une petite tortue de l'après-guerre, retrouvée dans l'allée aux dahlias d'un jardin d'enfance. Évidée paraît-il par de cruels hérissons. Qui arrachèrent de force la pauvre bête à sa maison ? Qui frappèrent à la porte avant d'entrer ? Qui la surprirent rêvant le nez en l'air ? Une série de paysages matério-graphiques - soufre couleur, gris métallique, noir de Chine, d'ivoire et de charbon, cendres et camaïeux de goudron - sert de toile de fond aux courbes infinies que déroule la course de la Tortue dans les Maisons du ciel. Sillonnant la terre et la mer, les migrations d'aujourd'hui réitèrent le rêve d'un sanctuaire inviolable.

Vernissage de Florence Gourier "Feathers & Tar"

Vernissage de Florence Gourier "Feathers & Tar"

Vernissage de Florence Gourier "Feathers & Tar"

[18:00-20:00] Vernissage de Fred Sandback "Le Fil d'Occam"
Location:
Galerie Marian Goodman
66&79, rue du Temple
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 04 70 52
Fax : +33 (0)1 40 27 81 37
Mail : parisgallery@mariangoodman.com
Internet Site : www.mariangoodman.com
Description:
September 8 - October 27, 2018

"Fact and illusion are equivalents.' 'Trying to weed one out in favor of the other is dealing with an incomplete situation. [...] 'In no way is my work illusionistic. Illusionistic art refers you away from its factual existence toward something else. My work is full of illusions, but they don't refer to anything." Fred Sandback, 1973

Galerie Marian Goodman is delighted to present the first exhibition dedicated to the work of Fred Sandback to be held in Paris since 2008. Fred Sandback: Le Fil d'Occam (Occam's Razor), organized in collaboration with the Fred Sandback Estate, pays homage to the radicalism and purity of Sandback's work with a selection of sculptures and works on paper made between 1967 and 2002. This first show in Marian Goodman's Paris space echoes the two exhibits at the New York gallery in 1983 and 1985.

Emerging from the American scene of the 1960s, and particularly influenced by Minimalism, Sandback (1943-2003) sought to raise line to a new, pure level by working with acrylic yarn, creating multidirectional networks that map out materially fragile yet precise geometrical forms and volumes in space.

In an essay titled "Fred Sandback, or Occam's Razor", which inspired the exhibition title, Valérie Mavridorakis notes: "Sandback's art can be defined primarily as drawing, eliminating anything that is not line, defined by the quality and thickness of the yarn. Now these lines appear charged with energy; they cut through the emptiness, cut up bits of space, present us with a diffuse ensemble of perceptual experiences. For this art does not have an a priori existence; it is constituted wholly within our experience of it."1

To achieve this, Sandback developed a rigorous and durable practice. After experimenting with a number of materials in his early works, including elastic cord in Untitled (Corner Piece) (1967), in the mid.1970s he settled on acrylic yarn. This could be white, black, or coloured - a choice which was made intuitively in response to the context.

Although each work was developed in conversation with the specificities of the architectural settings, Sandback's three-dimensional works were never limited to a fixed site; they can be reinterpreted. As such, some six sculptures, including Untitled (Sculptural Study, Twelve-Part Vertical Construction) 1982/2016, or indeed Untitled (Sculptural Study, Three-part Construction) 2002/2010, have all been reinstalled in the gallery for this show.

Based not only on the tension of the lines but also on the invisibility of the system for fixing the yarn in the wall, floor or ceiling, Sandback's sculptures offer a unique aesthetic that helps to stimulate the viewer's imagination.

"When the line draws a plane - for example, a rectangle raised up between the floor and the wall, we tend to imagine it as a transparent partition, as an invisible screen. In this way, two lengths of yarn somehow give emptiness a corporeal presence. Further, while the form remains open, we complete it mentally, tracing imaginary spatial frontiers. In these immaterial labyrinths, the viewer's ambulatory, visual and imaginary aptitudes are constantly being brought into play." 2

This exhibition gains a further dimension from the inclusion of several drawings. Always linked to Sandback's sculptures, these have a twofold function, as both preparation and record. Witness a plan for Untitled (Blue Line, 11 meters long, Konrad Fischer Gallery, Düsseldorf, 1969); a drawing from 1995 related to the series of Broken Line sculptures, or again, a drawing in black and white pencil on blue paper from 1985 dating from one of his Parisian exhibitions.

Parallel to the gallery exhibition, a selection of lithographs, etchings, screenprints, and woodcuts will be on view at the gallery bookshop, Librairie Marian Goodman, at 66 rue du Temple.

A brochure featuring excerpts from the text Fred Sandback ou Le Fil d'Occam, together with numerous illustrations, will be published. It will be launched on October 11, from 6.30 to 8 PM, at Librairie Marian Goodman.

Valérie Mavridorakis will give a talk on Sandback's work on this occasion. 1 Valérie Mavridorakis, Fred Sandback ou Le Fil d'Occam, Brussels: La Lettre Volée, 1998, p. 19. 2 Ibid., pp. 19-20


ABOUT THE ARTIST

Fred Sandback was born in 1943 in Bronxville, New York State. He studied philosophy at Yale University and continued to Yale School of Art and Architecture, from which he graduated in 1969. While at Yale, Sandback absorbed the European and American avant-garde traditions.

Sandback had his first two solo exhibitions in 1968, both in Germany: at Galerie Konrad Fischer, Düsseldorf, and Galerie Heiner Friedrich in Munich. From the 1970s to his death in 2003, Sandback exhibited in numerous European and American museums, such as Kunsthalle Bern (1973), the Museum of Modern Art, New York (1978), the Städtische Kunsthalle, Mannheim (1986), Magasin 3 (1991). The Dia Art Foundation began to support Sandback in the 1970s and supported the creation of his own museum in 1981, which remained open to the public until 1996. Several major sculptures by Sandback are permanently on view Dia:Beacon, New York.

In France, Fred Sandback had his first exhibition in Paris in 1970. Le Consortium, Dijon, presented a show in 1984, followed by exhibitions in 1992 and 1998, respectively at the Lieu d'Art Contemporain (L.A.C.) in Sigean and Artconnexion, Lille. Several public collections hold works by the artist, including the Musée National d'Art Moderne -Centre Georges Pompidou, the Musée de Grenoble, the Fonds National d'Art Contemporain and Fonds Régionaux d'Art Contemporain -Pays de la Loire.

Since 2003 there have been survey exhibitions at the Kunstmuseum Liechtenstein in Vaduz (tour: Fruitmarket Gallery, Edinburgh; Neue Galerie am Joanneum, Graz, 2005-2006). The Whitechapel Gallery in London and the Museum of Contemporary Art in Denver mounted major exhibitions in 2011; in 2014 the Kunstmuseum Winterthur (Switzerland) presented the first retrospective of Sandback's drawings (tour: Josef Albers Museum, Bottrop; Museum Wiesbaden).

Vernissage de Fred Sandback "Le Fil d'Occam"

[18:00-19:00] Vernissage de Glenn Ligon "Debris Field"
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
Glenn Ligon
Debris Field/Notes for a Poem on the Third World/Soleil Nègre

8 septembre - 4 octobre 2018
Vernissage le 8 septembre - 18h à 19h

Conversation avec Sara Nadal-Melsió le 11 septembre - 18h
Merci de confirmer votre présence avant le 8 septembre à rsvp@crousel.com

Vernissage de Glenn Ligon "Debris Field"
Glenn Ligon, Debris Field #6, 2018, 289.56 x 223.52 cm, gravure et marqueur à l'encre sur toile - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Chantal Crousel, Paris. Photo : Ronald Amstutz © Glenn Ligon

[18:00-21:00] Vernissage de Jean Bedez "Le ciel nous observe"
Location:
Galerie Suzanne Tarasiève
7, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 76 54
Mobile : +33 (0)6 11 01 16 79
Mail : info@suzanne-tarasieve.com
Internet Site : www.suzanne-tarasieve.com
Description:
08 septembre - 06 octobre 2018
Vernissage samedi 8 septembre 2018 de 18h à 21h

La Galerie Suzanne Tarasieve est heureuse de présenter la seconde exposition personnelle de lʼartiste Jean Bedez.

Jean Bedez prolonge à travers une nouvelle série dʼœuvres, dessins et sculptures, son exploration de la dramaturgie du pouvoir incarné ici par une réflexion cosmologique où les astres côtoient lieux et monuments emblématiques de la Florence de la Renaissance, et les décorums de théâtres contemporains du politique.

Les dessins télescopent des époques hétérogènes pour mettre en récit le devenir de nos sociétés, les effets du Temps et des guerres visibles dans des décombres ou des ciels noircis par les fumées des incendies.

« Lever les yeux vers le travail de Jean Bedez conduit à accueillir lʼensauvagement dʼoxymores esthétiques quʼappelle un geste créateur érudit au même instant quʼil impose, hors sol, un « Temps de lʼinnocence », poudré à la graphite. Dans le vacarme de luttes légendaires traversant les impensés collectifs, sʼaffrontent la violence monumentalisée dʼune Renaissance florentine et lʼinsertion de motifs issus de la culture populaire ; lʼItalianité lumineuse dʼune Piazza della Signoria symbolique et la noirceur de Ténèbres sur la voie sanguinaire desquels sʼavance lʼindompté Savonarole ; la diachronie du temps, inabouti autant quʼinachevé - et la datation « Nouveau roman » suggérée par un Planétarium imaginaire à la Nathalie Sarraute ; les diagonales flottées et le flouté de perspectives ou lignes de crêtes toujours biaisées par la tromperie dʼun sfumato ; la légèreté aérienne surgie du mystère inventif de lʼalchimiste et la croûte terrestre, battue aux sabots dʼun taureau dont la masse - ici sculptée dans la chair du marbre - impose un combat silencieux ; la mise en place dʼun décor aux ornements théâtralisés et les fracas provoqués par les effondrements instaurant le désordre dans le cadre, mais aussi le chaos de friches industrielles qui fracturent les draperies dʼun palace comme abandonné à Marienbad ; le mouvement cinétique dʼun duel Scorsesien et lʼimmobilisme dʼobjets sanctuarisés sous la bulle de vitrines invisibles.
Lubitsch ment : « Le Ciel peut attendre », mais il nous observe.
Agnès CALLU »
(PhD/HDR)
Chercheur à lʼInstitut Acte (Arts, Créations, Théories, Esthétiques)
Université Paris I Panthéon-Sorbonne / CNRS

Jean Bedez (1976) est diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il a récemment exposé son travail au FRAC Corse à Corte en 2018, à l'abbaye St André, centre d'art contemporain de Meymac en 2017, au Palais de Tokyo à Paris et au musée des Arts Décoratifs de Paris en 2016.

Vernissage de Jean Bedez "Le ciel nous observe"
AUDIANT OPULENTI, 2017
Dessin à la mine de graphite Faber-Castell, papier Canson 224 g/m2
254 x 127 cm

[18:00-20:00] Vernissage de Julien des Monstiers "Maison Sarcophage Allumettes"
Location:
Galerie Christophe Gaillard
5, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 49 16
Mobile : +33 (0)6 65 15 75 30
Mail : contact@galerie-gaillard.com
Internet Site : www.galerie-gaillard.com
Description:
Main space

Exposition du 8 septembre au 13 octobre 2018
Vernissage le samedi 8 septembre de 18h à 20h

La Galerie Christophe Gaillard est heureuse d'annoncer la seconde exposition personnelle de Julien des Monstiers, « Maison Sarcophage Allumettes », qui présentera un corpus d'oeuvres inédit dont une installation conçue spécifiquement pour ce projet.

« J'ai toujours privilégié la position de survol en Peinture.
Lorsque l'on se positionne ainsi il est possible d'envisager l'Histoire de l'Art sans temporalité, sans lieux définis, il ne reste qu'une longue et vertigineuse filiation entre les artistes du monde. Je pense le monde comme ça. Il n'y a pas de différence entre les peintures pariétales, les ornements antiques, les peintures de genre ou l'abstraction. Tout n'est que signes, langages hors du langage.

S'il est vrai qu'une pensée a besoin de sa géographie propre pour exister, la mienne a toujours eu deux axes, le sol et le mur. J'ai peint des tapis que l'on accroche au mur, des parquets sur lesquels on ne marche pas, des tableaux de motifs inspirés de papiers peints que j'ai pourtant travaillé, à l'atelier, au sol.
Le cadre d'un tableau est un territoire, mais la Peinture doit sembler vouloir s'en échapper, être autonome dans la Vie.
J'envisage cette exposition comme une tentative d'embrasser la Peinture dans son ensemble, en créant des surfaces dont les signes picturaux n'appartiennent à aucun lieu, à aucun temps, comme une mémoire du futur en quelque sorte.
Les toiles ont entre elles un lien secret. Pour permettre aux visiteurs de partager ce secret j'ai voulu qu'ils survolent la Peinture comme moi. Aussi j'ai travaillé sur cette pièce centrale, la peinture de la totalité du sol de la galerie. L'idée étant d'habiter l'oeuvre, de s'y déplacer, de la piétiner, de tâcher d'amener la Peinture là où habituellement elle n'est pas ou plus. La Peinture n'est pas sacrée, elle ne l'a jamais été, elle n'est qu'une surface qui s'échappe du châssis et déborde dans la Vie. J'invite le public à habiter cette surface, physiquement, regarder la Peinture et marcher dessus. Pour passer du sol au mur il faut savoir changer de paradigme, pour changer de paradigme il faut savoir voler, pour voler il faut une rampe de lancement. »

Julien des Monstiers, août 2018

Une monographie bilingue français/anglais comprenant un entretien avec Alain Berland et un essai de Frédéric Valabrègues, sera publiée à l'occasion de l'exposition.


Né en 1983, Julien des Monstiers vit et travaille entre Paris et Faye la Vineuse. Diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2008, il a reçu les prix Marin en 2015, Yishu8 et des Mécènes du Sud en 2017. Parallèlement à l'exposition à la galerie, son travail sera présenté au Centre d'art d'Arcueil et au QuattroCento, Paris. En décembre le '13, rue des Balances', Montpellier, accueillera le projet 'Antigone' réalisé en duo avec l'artiste Ken Sortais.

Vernissage de Julien des Monstiers "Maison Sarcophage Allumettes"

[18:00-21:00] Vernissage de Lawrence Weiner + Selection #9 by Fabien Vallos
Location:
Librairie Florence Loewy
Books by Artists
9-11, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 44 78 98 45
Fax : +33 (0)1 44 78 98 46
Mail : info@florenceloewy.com
Internet Site : www.florenceloewy.com
Description:
books :

Lawrence Weiner
+ Selection #9 by Fabien Vallos

du 8 septembre au 3 novembre 2018

Vernissage de Lawrence Weiner + Selection #9 by Fabien Vallos
Lawrence Weiner
EACH TO THEIR NEEDS, EACH TO THEIR ABILITIES. À CHACUN SES BESOINS, À CHACUN SES CAPACITÉS, 2018
pochoir en aluminium, 20 x 25 cm, 100 ex. numérotés et signés
édition Florence Loewy, Paris

[18:00-20:00] Vernissage de Lubos Plny & Tetsumi Kudo "De Humani Corporis"
Location:
Galerie Christophe Gaillard
5, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 49 16
Mobile : +33 (0)6 65 15 75 30
Mail : contact@galerie-gaillard.com
Internet Site : www.galerie-gaillard.com
Description:
Front space

Exposition du 8 septembre au 13 octobre 2018
Vernissage le samedi 8 septembre de 18h à 20h

La galerie Christophe Gaillard est particulièrement heureuse de présenter pour la première fois le travail de Lubos Plny. À cette occasion, les 11 œuvres de l'artiste tchèque côtoieront 11 sculptures de Tetsumi Kudo (dont la première exposition à la galerie remonte à 2013). L'exposition De Humani Corporis questionnera la nature de l'homme et son dépassement.

Sans doute se référer à un traité d'anatomie humaine (De Humani Corporis Fabrica fût rédigé par l'anatomiste Andreas Vesalius au mitan de la seconde moitié du XVIème siècle) peut-il paraître incongru. Mais à y regarder de plus près on reconnaîtra chez chacun des deux artistes ici réunis, une même fascination pour la nature humaine, son fonctionnement et son dépassement, une même soif de connaissance, un même optimisme peut-être, et sans doute un même fantasme, celui d'augmenter les capacités de l'homme au-delà des limites assignées par la nature.

Si, à la Renaissance, Léonard de Vinci (reprenant Vitruve) inscrivait l'homme dans les figures géométriques parfaites que sont le cercle et le carré et si, dans la lignée de ce que clamait Protagoras « l'homme est la mesure de toute chose », alors les œuvres de Lubos Plny par son utilisation des formes géométriques, des accumulations de dates et spirales de chiffres (quasi kabbalistiques), inscrivent elles aussi l'homme dans une cosmogonie anatomique et sont l'expression de ce même accord entre l'homme et l'univers. Ces dessins, par-delà leur profonde « vérité » (Lubos Plny a pratiqué lui aussi la dissection à l'instar des grands artistes et scientifiques humanistes du XVème et XVIème siècle) sont aussi l'expression d'un fantasme et un moyen d'accès peut-être à une vérité que la seule observation d'un corps et de ses organes permettrait. Lubos Plny ravive le mythe de l'artiste à la fois poète et scientifique et c'est tout naturellement que son association avec les œuvres de Kudo prend son sens. Et Barbara Safarova de citer Léonard de Vinci : « Toi qui prétends qu'il vaut mieux assister à des dissections que de regarder des dessins, tu serais dans le vrai s'il était possible d'observer sur un seul sujet disséqué tous les détails que ces dessins montrent. »

Formellement, en enserrant dans un réseau arachnéen un crâne, une main, un nez, les fils de laine de l'artiste japonais ne sont pas sans rapport avec l'embrouillamini de lignes se superposant dans les dessins du tchèque dont -curiosité piquante au regard de la fascination de Kudo pour l'électronique- il est à noter que le premier métier fût électrotechnicien ! D'ailleurs la description que Barbara Safarova fait des dessins de Lubos ne pourrait-elle pas s'appliquer aussi aux sculptures de Kudo ? « Parfois, des corps fragmentés s'imbriquent ou se greffent les uns sur les autres et forment alors des structures hybrides énigmatiques, effaçant les frontières entre le masculin et le féminin, entre l'humain et l'animal. »

Mais au-delà de ces ressemblances formelles, c'est dans le sillage de la querelle entre Aristote et Épicure qu'il convient de penser le rapport entre les deux artistes ici présentés : l'être humain a-t-il une nature qu'il conviendrait de respecter ou bien une nature qu'il conviendrait de dépasser ? L'exposition tend ainsi à interroger la nature de ce dépassement induit par les connaissances, le progrès et le fantasme. Autant Lubos Plny pousse dans ses retranchements ultimes l'idée des grecs, qui voyaient dans la nature un logos et dans le cosmos un tout cohérent, intelligible et beau, autant l'œuvre de Kudo parle quant à elle de dystopie, de transhumanisme. Et c'est ce glissement qui nous amène à nous interroger sur l'ambivalence de ce mot fourre-tout de « transhumanisme », sur la confusion largement partagée entre « être homme » (en tant qu'appartenir à une espèce) et « être humain » (dans le sens d'un mouvement de pensée qui met en valeur les qualités morales de l'homme : sens éthique, rationalité, altruisme). Le transhumanisme est lourd de ce contresens fondamental. Car comme l'a signalé Mike Kelley dans son essai, « Cultivation by Radiation » chez Kudo, « les parties du corps sont spécifiquement des organes sensoriels, et, qui plus est, ils ont été enfermés et exposés. Ces représentations post-nucléaires de l'Homme nouveau sont celles de mutations impuissantes, coupées du corps et de la nature. Elles sont le résultat de transgressions scientifiques et leur survie dépend de la technologie prosthétique. »

La fabrique du corps à laquelle faisait allusion Vesalius désigne à la fois une fabrication et son résultat. Le corps humain est le résultat de cette fabrication de la Nature qui agit avec une volonté et des intentions. Mais chez Plny et chez Kudo, le corps humain n'est plus seulement l'œuvre d'un sage artisan qu'on peut appeler Dieu, Créateur, Nature mais bien l'homme lui-même. Chacun de nous serait ou sera l'artisan de cette nature augmentée, hybride.

Comme une sorte d'incipit à son ouvrage, Vesalius proposait comme illustration un cadavre féminin, au moment même où l'anatomiste, tournant son regard vers nous, désigne l'utérus d'une main et le squelette de l'autre célébrant ainsi la victoire de la vie sur la mort. C'est bien à cette triple question ontologique que le travail de Kudo et de Plny nous invite à réfléchir. Qui sommes nous ? Qui voulons-nous être ? Et qui serons-nous ?

Christophe Gaillard, Août 2018

Vernissage de Lubos Plny & Tetsumi Kudo "De Humani Corporis"

[18:00-21:00] Vernissage de Magali Léonard "Ouvertures - mondes de flux et transparence"
Location:
Galerie du Génie de la Bastille
126, rue de Charonne
75011 Paris
M° Charonne, Alexandre Dumas
France
Mobile : +33 (0)6 26 57 28 36
Mail : contact@legeniedelabastille.com
Internet Site : www.legeniedelabastille.com
Description:
Magali Léonard
Ouvertures - mondes de flux et transparence

Du 5 au 16 septembre 2018

Du 5 au 16 septembre 2018, la Galerie du Génie accueille l'exposition « Ouvertures - mondes de flux et transparence » de l'artiste Magali Léonard.

« Dans la vision esthétique de Leonard, des espaces dynamiques, positifs et négatifs, s'installent et s'échangent à l'intérieur des motifs circulaires, sphères et formes ovoïdes. Ces interactions colorées avec vigueur si elles ne sont pas agressives sont frémissantes de vitalité. Leurs énergies évoquent un univers d'éléments naturels et surnaturels, d'éléments terrestres et cosmiques. Le résultat est un travail de maître coloriste chargé d'énergie résonnante, imbibé de transparence et de flux. »

Extrait du texte de Dominique NAHAS, critique indépendant à New-York
traduit du catalogue d'exposition « openings worlds of transparency and flux »
December 1st - December 26th 2015.
Walter wicker gallery New York 210 eleventh avenue NY 10001

Vernissage de Magali Léonard "Ouvertures - mondes de flux et transparence"

[18:00-21:00] Vernissage de Misleidys Castillo Perdoso et Rigo "fuerza cubana #2"
Location:
Galerie Christian Berst
3-5, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 33 01 70
Fax : +33 (0)1 53 33 01 70
Mail : contact@christianberst.com
Internet Site : www.christianberst.com
Description:
Vernissage de Misleidys Castillo Perdoso et Rigo "fuerza cubana #2"

Du 8 septembre au 6 octobre

Cette seconde exposition monographique des silhouettes de bodybuildeurs de la cubaine Misleidys Castillo Pedroso propose une immersion dans son travail systémique grâce à une documentation vidéo et photographique sur sa vie et son œuvre. Le parcours de cette exposition se poursuit par un focus sur un nouvel artiste cubain : Rigo Casola Marcos dit Rigo.


Après deux premières expositions monographiques à Paris et à New York, la galerie christian berst art brut met une nouvelle fois à l'honneur l'artiste cubaine Misleidys Francisca Castillo Perdoso en présentant plus de 20 oeuvres inédites dans une scénographie immersive (son et image) qui nous plonge dans son travail systémique et obsédant. Le parcours de l'exposition se poursuit par un focus sur les "saynètes" de Guillermo Rigoberto Casola Marcos, dit Rigo, exposées pour la première fois.

Karen Wong, du New Museum de New York, évoque au sujet de l'œuvre de Misleidys Castillo Pedroso aussi bien la problématique du genre que la parenté formelle de celle-ci avec celle de Clemente. Mais plutôt que de nous renseigner sur l'intention réelle de Misleidys, cette analyse met en lumière la question de la réception, centrale lorsqu'il s'agit d'évoquer des œuvres d'art brut.

Née en 1985 non loin de la Havane avec un déficit auditif sévère, Misleidys Castillo Pedroso est diagnostiquée autiste dans l'enfance. Elle vit dans sa famille, dans un isolement social total, avant de commencer, un jour, à peindre puis découper des silhouettes de bodybuildeurs - parfois plus grands que nature - bientôt rejoints par des faunes, des démons, des organes, dont certains en coupe partielle. Cette peuplade finit par orner toutes les pièces de la maison. Les languettes de scotch brun avec lesquels ils sont fixés sur les murs leur conférant comme une auréole surnaturelle.

Son entourage prétend que Misleidys présente d'exceptionnelles capacités de voyance et de clairvoyance, héritage de sa mère, et qu'il n'est pas rare qu'elle soit surprise en train de « converser » par geste avec ses œuvres. Signe que celles-ci sont détentrices d'un pouvoir qui dépasse la seule fascination qu'elles exercent sur le regardeur.
Une pièce entière lui sera consacrée en 2019 au Kunstforum de Vienne à l'occasion de l'exposition « Flying High : Women Artists of Art Brut ».

Un catalogue bilingue de 300 pages, revu et augmenté est publié avec une préface de Karen Wong, du New Museum de New York.

expositions sélectives
Drawing now art fair, le Carreau du Temple, paris, du 22 au 25 mars 2018.
Historias de la violencia, commissaire : Gustavo Giacosa, Oliva Creative Factory, Portugal, 2018.
Salo V, salon du dessin érotique, commissaire : Laurent Quénéhen, la galerie épisodique, Paris, 2017.
Art Brut: a history of individual mythologies, curator: Christian Berst, Oliva Creative Factory, Portugal, 2017.
Sur le fil, par Jean-Hubert Martin, christian berst art brut gallery & Jean Brolly gallery, from April 9 to May 22, 2016.
Misleidys Francisca Castillo Pedroso & Daldo Marte : fuerza cubana, galerie christian berst art brut, Paris, 2016
I'm a Beautiful monster, works from the Treger/Saint Silvestre collection, Oliva Creative Factory, Portugal, 2015.
Soit 10 ans, états intérieurs, gallery christian berst art brut, Paris, from September 12 to October 21, 2015
Misleidys Francisca Castillo Pedroso: Cut and Flex, University of Kentucky, Albert B. Chandler Hospital, 2015
Misleidys Fransisca Castillo Pedroso : Musculatura Viva, galerie christian berst art brut New York, April 19 to May 31, 2015.
NADA Miami, 2014.
(OFF)ICIELLE FIAC, cité de la mode et du design, Paris, October 22 to 26, 2014.


RIGO, né à Cuba en 1961

Guillermo Rigoberto Casola Marcos, né à la Havane en 1961, est plus connu sous le nom de Rigo.
Ses parents et sa fratrie souffrent comme lui de troubles mentaux ; l'un de ses frères est diagnostiqué schizophrène paranoïaque.
Rigo dessine depuis l'enfance. Il offre ses dessins ou les jette. Son art tente d'exprimer son quotidien, le ressenti d'un cubain pauvre, mi artiste, mi fou. Il aime aussi regarder des films expérimentaux et tourne ses propres vidéos qu'il conserve jusqu'au moment où il trouve un ordinateur pour les diffuser.
Rigoberto a été admis en hôpital psychiatrique à deux reprises. Il travaille actuellement comme gardien dans un service de l'État.

Vernissage de Misleidys Castillo Perdoso "fuerza cubana #2"

Vernissage de Misleidys Castillo Perdoso et Rigo "fuerza cubana #2"

[18:00-21:00] Vernissage de Muriel Rodolosse "L'armoire aux possibles"
Location:
Galerie Municipale de Vitry
Galerie Municipale Jean-Collet
59, avenue Guy-Môquet
94400 Vitry-sur-Seine
M° RER C Vitry-sur-Seine
France
Phone : +33 (0)1 43 91 15 33
Mail : galerie.municipale@mairie-vitry94.fr
Internet Site : galerie.mairie-vitry94.fr
Description:
09 septembre - 14 octobre 2018

Déjeuner sur l'art : jeudi 20 septembre à partir de 12h15
Rencontre avec l'artiste : dimanche 30 septembre à 16h

Du 9 septembre au 14 octobre 2018, la Galerie présente une exposition personnelle de Muriel Rodolosse, intitulée "L'armoire aux possibles", en référence à l'œuvre d'Henri Bergson.

Mettant en tension le possible et le réel, l'exposition L'armoire aux possibles de Muriel Rodolosse se déploie en deux temps. À l'entrée de la galerie, l'œuvre monumentale x degrés de déplacement constitue une invitation à suivre une femme « bâtisseuse » représentée en équilibre sur un piédestal blanc, pour découvrir au fur et à mesure, dans la deuxième salle, les possibles de la création avec un ensemble de peintures qui questionne l'équilibre, la pensée en mouvement, l'action, le déplacement.

Le déplacement est au cœur du travail de l'artiste tant dans le processus d'émergence de ses tableaux construits sur Plexiglas dans leur inversion - du détail au fond - que dans les thèmes abordés ou les scénographies mises en œuvre, réalisant une mise à distance possible de la peinture.

Muriel Rodolosse semble ainsi rapprocher l'action déployée par la figure féminine peinte et l'élaboration fragile d'une exposition, la conduisant dans le champ des possibles, face à l'imprévisible nouveauté que constitue chaque instant de notre vie.

Muriel Rodolosse est née en 1964 à Castelnau-Montratier, en France. Elle vit et travaille principalement à Bordeaux et à Paris. Son travail a été montré dans plusieurs expositions personnelles en France, en Espagne, en Allemagne, aux États-Unis et en Iran. Elle présente actuellement une exposition au Château de Gordes en Provence. En 2011 le Frac Aquitaine lui a consacré une monographie. Parmi ses expositions personnelles : Centre d'Art Contemporain Georges Pompidou, Cajarc (2014) ; CAC Château des Adhémar, Montélimar (2014) ; Frac Aquitaine, Bordeaux (2011) ; Musée Calbet, Grisolles (2011) ; Versteckt Just Around the Corner, Berlin (2010), Chapelle Saint-Jacques, Saint-Gaudens (2007). Muriel Rodolosse a été dans plusieurs résidences d'artistes, notamment à la John David Mooney Foundation, Chicago (1996) ; aux Maisons Daura à Saint-Cirq-Lapopie (2006) ; à Chamalot (2009) ; à Appelboom (2010), à Moly-Sabata (2013). Elle a obtenu le Grand Prix du Salon d'Art Contemporain de Montrouge (2004), et le Prix de la biennale d'Issy-les-Moulineaux (2005).

Vernissage de Muriel Rodolosse "L'armoire aux possibles"
Muriel Rodolosse, x degrés de déplacement, 2011 Peinture inversée sous Plexiglas, 400 x 600 cm © ADAGP, Paris Production Frac Aquitaine, photo : Jean-Christophe Garcia

[18:00-20:30] Vernissage de Nolan Hendrickson "CMNM (Clothed Man Nude Man)"
Location:
Galerie Hussenot
Eric Hussenot
5 bis, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 60 81
Fax : +33 (0)1 48 87 05 01
Mail : info@galeriehussenot.com
Internet Site : www.galeriehussenot.com
Description:
Exposition du 8 septembre au 27 octobre

CMNM (Clothed Man Nude Man)

À travers une vingtaine de peintures et de dessins à l'encre, l'artiste dépeint un univers mélancolique composé de corps à moitié nus, de visages entremêlés dans une mise en scène immersive.
Les personnages de ses oeuvres sont stylisés et abstraits, ils se chevauchent et s'imbriquent les uns les autres créant des motifs qui semblent parfois se confondre avec leurs propres ombres, célébrant ainsi le corps et une sexualité parfois électrique. Nolan décrit avec une extrême précision et sensiblité «l'entre-deux émotionnel» des êtres humains.

Nolan Hendrickson a récemment exposé à la galerie Ramiken Crucible de New York, à Venus Over Los Angeles et a présenté un solo show à Art Basel 2017. Son exposition à la galerie Éric Hussenot est sa toute première exposition en France.

Vernissage de Nolan Hendrickson "CMNM (Clothed Man Nude Man)"
Nolan Hendrickson, Piggyback, 2018, Acrylic flashe on canvas

[18:00-21:00] Vernissage de Seleka Muñoz "Arkhè"
Location:
ADDA & TAXIE gallery
35, avenue Matignon
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Franklin D. Roosevelt
France
Mail : adda@addagallery.com
Internet Site : www.addataxie.com
Description:
Exposition jusqu'au 30 octobre 2018
Vernissage le samedi 8 septembre à 18h en présence de l'artiste

Seleka Muñoz commence le graffiti en 1993 en Espagne. Il fondera avec DEMS le très célèbre et respecté pour ses innovations stylistiques crew « Pornostars ».
Seleka Muñoz est de cette génération d'artistes du graffiti engagés, actifs, novateurs et pertinents. Héritière de son aînée américaine, la scène européenne apporte dès le début des années 80 un souffle neuf, approfondit les codes historiques et inscrit le mouvement Graffiti encore considéré comme transgressif, en « phénomène » définitivement artistique.
Seleka Muñoz en sera une des figures majeures.

Très vite il s'attelle à une production d'atelier sans oublier sa nature vandale et urbaine. Trains, bombing, tags jalonnent toujours son parcourt mais enrichissent ses recherches plastiques. Loin d'une expression puriste du Graffiti en rue, il œuvre sur toile au travail de l'abstraction - rare dans son mouvement - qu'il décrit comme introspective, petite sœur de son inconscient. De son écriture presque automatique, il travaille par impulsions et couches successives et dépeint ses codes intrinsèques d'une beauté expressive.

De ses œuvres riches, se dégage force de sentiments cachés ou enfin dévoilés. Touché par le travail de l'expressionniste abstrait Philippe Guston ou du néo-impressionniste Tomoo Gokita, par les œuvres de Jannis Varelas et Edie Martinez, SELEKA MUÑOZ use de couleurs vives, exprime une harmonie latente et travaille à la matière pour lui essentielle. Il ne peint qu'avec des supports nobles : huile, toile de lin et savoir-faire académique acquis en autodidacte. S'il s'éloigne volontairement - en atelier - des codes de son mouvement graffiti (bombe, lettrage, mur, nature éphémère) il en exploite avec talent les forces qu'il ne peut - et ne veut - renier : le geste leste, une écriture en style, l'empreinte indélébile d'une liberté durement acquise et une offrande permanente au public.

Il s'inscrit alors en toute conscience dans l'art contemporain. Son abstraction devient intemporelle.

Reconnu en Espagne, ce sera pour la toute première fois que l'œuvre de Seleka Muñoz sera présentée et la toute première monographie pour cet artiste talentueux, puissant et créatif.

Titrée « Arkhè » (concept philosophique de la Grèce antique qui signifie : « le fondement, le commencement, ou le principe premier en toutes choses») cette exposition est une exclusivité mondiale de la galerie parisienne ADDA&TAXIE!

A suivre donc et de près.

Vernissage de Seleka Muñoz "Arkhè"
Seleka Muñoz "Untitled" Oil, oil bar, acrylic and enamel spray paint on raw canvas. 190 x 290 cm. 2018

Vernissage de Seleka Muñoz "Arkhè"

Vernissage de Seleka Muñoz "Arkhè"
"Niveles.Oil, Oilbar" charcoal and enamel spray paint on paper. 77 x 58 cm

Vernissage de Seleka Muñoz "Arkhè"
"Siempre series 2". Oil on paper. 29.7 x 21 cm

[18:00-21:00] Vernissage de Yao Qingmei
Location:
Galerie Liusa Wang
15, boulevard Saint-Germain
75005 Paris
M° Maubert - Mutualité, Cardinal Lemoine
France
Mobile : +33 (0)6 17 96 07 11
Fax : +33 (0)1 83 56 01 44
Mail : galerieliusawang@gmail.com
Internet Site : www.galerieliusawang.com
Description:
Vernissage de Yao Qingmei

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "#revolutiongreypride"
Location:
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Île-de-France
Centre LGBT Paris-ÎdF
63, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 43 57 21 47
Mail : contact@centrelgbtparis.org
Internet Site : www.centrelgbtparis.org
Description:
Vers une #revolutiongreypride ? A partir du 8 septembre, le collectif GreyPride - Vieillir LGBT lance une campagne visant à faire sortir les seniors LGBT de l'invisibilité et à faire changer les regards. Au programme, affichage, exposition photo du 8 au 14 septembre au centre LGBT de Paris et vernissage le 8 septembre à partir de 18 heures.

https://www.greypride.fr

Vernissage de l'exposition "#revolutiongreypride"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Hommage à Camille"
Location:
Galerie Monod
16, rue d'Ouessant
75015 Paris
M° La Motte-Picquet - Grenelle
France
Phone : +33 (0)1 56 58 24 72
Mail : artgaleriemonodparis@gmail.com
Internet Site : www.artgaleriemonodparis.com
Description:
03 SEPTEMBRE 2018 - 15 SEPTEMBRE 2018
VERNISSAGE LE SAMEDI 08 SEPTEMBRE 2018 18h00-21h00

ARTISTES & PHOTOGRAPHES :
DUG
Hélène DE MEES
VIRGINIE TARIN
Véronique DAHAN
MARCUS KUPFERSCHMIDT
BERNARD DE WOLFF
Rose Gabriel De La Lyre

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "MECENAVIE"
Location:
Galerie Thuillier
13, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 77 33 24
Mobile : +33 (0)6 12 80 88 36
Fax : +33 (0)1 42 77 33 24
Mail : galeriethuillier@wanadoo.fr
Internet Site : galeriethuillier.free.fr
Description:
Du 31 août au 13 septembre

Du 31 août au 13 septembre, c'est donc à la Galerie Thuillier que MECENAVIE représente ses artistes. Deux semaines d'exposition, dans un quartier du Marais hautement dynamique, où se concentrent galeristes, designers, esthètes et férus d'art. Au centre de ce tissu artistique, très dense, la Galerie Thuillier apporte aux artistes un emplacement de choix pour la vente et la promotion de leurs œuvres. Depuis trois décennies, elle y fidélise un public de connaisseurs et dispose d'un réseau de clients très qualitatif.

Vernissage de l'exposition "MECENAVIE"

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Raymond Hains : SAFFA | SEITA"
Location:
Galerie Max Hetzler
57, rue du Temple
75004 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 57 40 60 80
Mail : info@maxhetzler.com
Internet Site : www.maxhetzler.com
Description:
8 septembre - 6 octobre 2018
Vernissage samedi 8 septembre, 18h - 20h

La galerie Max Hetzler est heureuse d'annoncer Saffa | Seita, une exposition regroupant des pochettes d'allumettes ainsi que des allumettes géantes en bronze de Raymond Hains.

Raymond Hains est reconnu comme étant l'un des artistes français les plus importants d'après-guerre. Souvent associé au Nouveau Réalisme dont il est un des membres fondateurs, son œuvre reste cependant inclassable et défie en permanence notre perception et nos définitions de l'art. Principalement connu pour ses affiches lacérées et ses palissades, l'artiste a également créé une importante série d'allumettes de grande taille.

Raymond Hains débute en 1964 un ensemble d'œuvres basé sur des jeux de langage, réalisant des séries se référant les unes aux autres. Alors installé à Venise, il invente les personnages de Saffa et Seita, d'après les noms des régies de pochettes d'allumettes italiennes et de tabac françaises, et expose des versions démesurément agrandies des pochettes et boîtes d'allumettes commercialisées par les deux sociétés. Hains se présente comme l'agent des deux artistes pyromanes fictifs, à la fois mentor et parasite, réalisant ainsi une caricature de l'utilisation d'objets par les Nouveaux Réalistes, ainsi que le monopole de leur diffusion sur le marché de l'art. Il joue avec les rôles et identités, signant parfois les œuvres Saffa/Seita © Raymond Hains et dira d'ailleurs « J'avais donc imaginé deux artistes qui auraient eu chacun un monopole sur les boîtes d'allumettes. C'étaient des gadgets pour essayer d'illustrer ce que je pensais du Nouveau Réalisme, qui aurait pu s'appeler les 'Abstractions personnifiées' » (entretien avec Marc Bormand, février 1999).

Les pochettes d'allumettes démesurées se réfèrent ouvertement au travail autour des objets de l'américain Claes Oldenburg, qui a tout comme Hains exposé à la Biennale de Venise de 1964. L'alignement vertical des allumettes évoque d'autres séries réalisées par Raymond Hains comme les palissades, tandis que leur forme peut évoquer des silhouettes humaines et ainsi rappeler la personnification des régies italiennes et françaises.

Le surdimensionnement de cet objet banal dénonce l'écrasante puissance des marques dans la société de consommation. Hains attire notre attention sur ces objets du quotidien, afin de modifier notre perception du réel.

L'artiste a régulièrement exposé ses allumettes à partir du milieu des années 60, notamment à la galerie Iris Clert (Paris, 1965), lors de la Documenta de Cassel de 1968, puis à la Galleria Blu (Milan, 1970). Des variations apparaîtront au fil des années, jusqu'aux dernières allumettes réalisées en 2005.

Cette exposition est réalisée en collaboration avec la succession de l'artiste, représentée par Thomas Hains.


Raymond Hains (1926-2005) a participé à des expositions internationales majeures comme The art of assemblage (MoMA, New York, 1961), Paris-Paris (Centre Pompidou, Paris, 1982), Documenta IV (Cassel, 1968) et Documenta X (Cassel, 1997). La première rétrospective lui étant consacrée se tient en 1976 à Paris. Entre 2000 et 2002, des rétrospectives ont été consacrées à l'artiste au Centre Pompidou (Paris), MACBA (Barcelone), Fondation Serralves (Porto) et Moore College of Art (Philadelphie). Les œuvres de Raymond Hains se trouvent dans un grand nombre de collections publiques, parmi lesquelles le Musée national d'Art Moderne, Centre Pompidou (Paris), Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, Fondation Cartier (Paris), MoMa (New York), Musée Ludwig (Cologne), Musée Sprengel (Hannovre), Fondation Serralves (Porto), Musée Berardo (Lisbonne), MACBA (Barcelone), MuMOK (Vienne), Walker Art Center (Minneapolis) etc.

Vernissage de l'exposition "Raymond Hains : SAFFA | SEITA"
Seita, 1970

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Vis a vis"
Location:
Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 83 38 51
Fax : +33 (0)1 45 83 38 51
Mail : magda@magda-gallery.com
Internet Site : www.magda-gallery.com
Description:
Exposition du 8 septembre au 20 octobre 2018
Cocktail de Vernissage le samedi 8 septembre 2018 de 18h à 21h

with :
Liu Bolin
Julia Haumont
Faile
Nicolas Bianco
Abdul Rahman Katanani
David Moreno
James McNabb
Felipe Pantone
Charles Pétillon
André Saraiva
Vhils
and more

Vernissage de l'exposition "Vis a vis"
Sculpture by Nicola Bianco, "1992",
white carrare, golden hoop with 24 carats gold,
180 x 140 x 65 cm, 2018, Ed. 5+2EA

Vernissage de l'exposition "Vis a vis"
Sculpture by Julia Haumont
Sans Titre 2, h: 85 cm, 2018
Ceramic, unique piece

Vernissage de l'exposition "Vis a vis"
Sculpture by David Moreno, Floating City,
78 x 26 x 82 cm, 2018

Vernissage de l'exposition "Vis a vis"
James McNabb, City Wheel double, 2016
Sculpture in American Black Walnut wood
60 x 60 x 2.5 cm, unique piece

Vernissage de l'exposition "Vis a vis"
Painting by FAILE, "STRONG legends"
Acrylic and Silkscreen Ink, and spray paint on wood, 137 x 74 x 6 cm, unique piece

Vernissage de l'exposition "Vis a vis"
Abdul Rahman Katanani, "Tree 5", 2017
barbed wire and olive wood
120 x 110 x 85 cm, unique piece

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Altered Reality"
Location:
Galerie OpenSpace
116, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Phone : +33 (0)9 80 66 63 94
Mail : contact@openspace-paris.fr
Internet Site : www.openspace-paris.fr
Description:
Exposition du 8 septembre au 13 octobre 2018
Vernissage samedi 8 septembre 2018 de 18h à 21h
Rencontre avec un artiste chaque samedi de l'exposition

Lorsqu'Ingres rajoutait quelques vertèbres à ses odalisques, rendant ainsi leur corps plus longiligne, il modifiait la réalité pour la sublimer dans un but esthétique. Les Préraphaélites et les Symbolistes s'inspiraient de la mythologie et de la littérature pour représenter un univers au-delà des frontières de la réalité quand les Surréalistes jouaient quant à eux avec le psychisme (automatisme, rêve, inconscient). Nous nous intéressons avec cette exposition au processus de création en tant que projection d'un inconscient sublimé ou d'une réalité fantasmée, ainsi qu'à des artistes explorant le champ des possibles dans la figuration contemporaine. Maîtres d'une technique exceptionnelle de dessin et de peinture, à tendance surréaliste, leur inspiration prend sa source à la fois dans la peinture classique et l'illustration. Ils dépeignent chacun un monde imaginaire où l'humain occupe une place centrale. Il est question du rapport de l'homme à la nature sous les travers d'une réalité onirique, jouant entre le surréel et le réel. Il est aussi question du rapport de l'homme à la ville ou encore aux technologies de communication et d'information.

L'exposition rassemble des œuvres récentes et inédites de huit artistes : quatre artistes représentés par la galerie, Doze Green, Miss Van, Robert Proch, Eric Lacan, ainsi que l'Américain Andrew Hem, le Polonais Bezt, l'Anglais Will Barras, et l'Espagnol Dulk qui feront leur première apparition en France.

Vernissage de l'exposition collective "Altered Reality"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "D'après nature ?"
Location:
Lyon
Lyon
69000 Lyon
M° Gares SNCF, aéroport de Lyon-Saint-Exupéry
France
Internet Site : www.lyon.fr
Description:
galerie anne-marie et roland pallade à Lyon
35, rue Burdeau
69001 Lyon
Tél.: +33 (0)9 50 45 85 75
Gsm: +33 (0)6 72 53 70 34
https://www.pallade.net

ELZEVIR, Gilles GHEZ, Ivan MESSAC, Jacques POLI, Muriel POLI, Nicolas RUBINSTEIN

du 8 septembre au 3 novembre
vernissage le samedi 8 septembre en présence des artistes et de Robert Bonaccorsi, commissaire

Il est ici question d'œuvres sur papier. Avant tout, avec néanmoins quelques sculptures. Le papier donc, dans sa double fonction d'esquisse, d'étude, de croquis, mais à l'avenant, comme l'espace privilégié du travail finalisé.
Un couple indissociable dont les tensions se déclinent à vif, dans le vif, au vif, de la pratique artistique. Nous sommes en présence de la dialectique de l'œil et de la main. La prise en compte de l'instantané se conjugue avec le discernement. L'œuvre se révèle dans le jaillissement et la réflexion. L'atelier et le monde conjointement. Ces différentes temporalités et approches se retrouvent chez les six artistes présentés dans cette exposition.
Ivan Messac joue désormais avec la palette graphique de son IPAD pour créer ses œuvres, réhabilitant ainsi de façon paradoxale la spontanéité du geste et de la couleur simultanément associés. Elzévir dans ses gouaches, crayons et aquarelles sur papier explore l'habituel, la vie quotidienne en singularisant plastiquement l'anonymat. Si les papiers de Gilles Ghez peuvent préfigurer ses « boites » (les lucarnes de l'aventure rêvée), ils en sont surtout les hors champs, les digressions, les contrepoints. D'élégantes dérives en forme de clins d'œil. Les cinq œuvres de Jacques Poli sont issues de la série des Peintures entomologiques (1976-1980) qui manifeste dans son travail le passage du mécanique à l'organique. Georges Perec consacrera quatre textes à ce cycle où l'insecte/objet/outil, dans sa segmentation, devient pour et par la couleur, un principe formel. Nicolas Rubinstein s'est voulu le paléontologue de Mickey, qui comme chacun ne sait plus, est « also a rat ». Son propos s'apparente à un dessin/dessein, à une cartographie rationnelle et paradoxale du vivant. Muriel Poli a développé son travail via la thématique du corps envisagé graphiquement dans une dimension sensible, provisoire, évolutive, dont le temps et l'histoire déterminent les métamorphoses. Aujourd'hui elle s'attache à « L'écriture et à la lecture des pierres » (Roger Caillois).
Une réalité minérale transfigurée par l'hybridation, les correspondances et les métaphores visuelles. Au-delà de la diversité des approches on peut distinguer ici un même rapport au réel, celui que définissait Diderot dans l'Essai sur la peinture (1765). « Il semble que nous considérons la nature comme le résultat de l'art ; et réciproquement (...) il semble que nous regardons l'effet de l'art comme celui de la nature. »
D'après nature, donc, plus que jamais sur le mode interrogatif, en laissant toute liberté à l'imagination.

Robert Bonaccorsi (juin 2018)

Vernissage de l'exposition collective "D'après nature ?"

[18:30-21:00] Vernissage de Laureline Galliot "Dried & Soft"
Location:
Showroom Balsan
99, rue de la Verrerie
1er étage
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 43 70 49 32
Internet Site : www.balsan.com
Description:
À l'occasion de Paris Design Week, Balsan donne carte blanche à la designer Laureline Galliot avec l'exposition DRIED & SOFT

> La peinture numérique de Laureline Galliot l'amène à développer une famille picturale d'objets, comparable au fauvisme.

Balsan, le spécialiste français des surfaces textiles a donné carte blanche à la jeune designer Laureline Galliot pour réaliser une nouvelle gamme de motifs accueillis pour l'occasion sur une moquette velours Soft. Un espace d'expression supplémentaire pour Laureline qui a choisi de s'inspirer de l'archétype du motif végétal, et plus particulièrement des feuillages séchés, pour réinterpréter le fil et la matière Balsan. Une réflexion menée autour de la couleur, véritable ADN de Balsan et qui se traduit par Dried : des motifs faussement chaotiques aux couleurs automnales.

Les créations de Laureline Galliot sont inspirées du réel puis dessinées sur tablette tactile afin de simplifier les formes tout en gardant la volonté d'évoquer le quotidien. La peinture numérique lui permet de développer des créations sur tous types de supports, dont les impressions 3D, et propose ainsi une famille picturale d'objets, comparable au fauvisme.

Après avoir collaboré avec la designer Marta Bakowski en 2017, Balsan poursuit ses partenariats avec la nouvelle génération de créateurs émergents pour se nourrir de ces rencontres et développer ses créations. Car au-delà d'offrir un espace d'expression, pour Balsan c'est aussi l'occasion d'affirmer son positionnement au coeur de l'innovation et proposer des créations originales toujours plus modernes. Avec Dried & Soft, c'est l'alliance d'un savoir-faire historique et d'une technique de création renouvelée.

VERNISSAGE DE L'EXPOSITION
le 8 septembre 2018 à partir de 18h30
EN PRÉSENCE DE LA DESIGNER LAURELINE GALLIOT

Balsan ouvre les portes de son showroom à l'occasion de PARIS DESIGN WEEK
> du 6 au 15 septembre 2018 <

Vernissage de Laureline Galliot "Dried & Soft"

Vernissage de Laureline Galliot "Dried & Soft"

Vernissage de Laureline Galliot "Dried & Soft"

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "Outillage Vernissage"
Location:
Les Ateliers de Paris
Création - Innovation
30, rue du Faubourg Saint-Antoine
75012 Paris
M° Bastille, Ledru-Rollin
France
Phone : +33 (0)1 44 73 83 50
Fax : +33 (0)1 44 73 83 56
Mail : ateliersdeparisddee@paris.fr
Internet Site : www.ateliersdeparis.com
Description:
Dans le cadre de Paris Design Week

Les Ateliers de Paris invitent Céline Pelcé à investir la galerie pour recevoir de manière inattendue, du 7 au 15 septembre.

Avec l'hospitalité comme sujet, elle croise l'espace d'une salle à manger avec celui d'une galerie d'art : les rituels de la table et ceux du vernissage comme éléments de codes, de rôles, d'images à questionner et détourner.

Cette hospitalité croisée s'exprime par une collection exploratoire d'objets et d'outils, qui créent une porosité entre le rôle de celui qui construit, celui qui cuisine, et celui qui s'attable; et porosité entre l'hôte et le convive. Ils constituent le coeur de l'exposition.

Le vernissage, point d'orgue de ce travail de Céline Pelcé, sera l'occasion d'activer ces objets et donner à vivre ces rôles, ainsi que revoir l'aspect premier et plastique de l'évènement : passer une couche de vernis final.

L'exposition sera activée à plusieurs reprises pendant la Paris Design Week, comme la répétition exagérée d'un vernissage, pour proposer des expériences culinaires à vivre en collectif.

Ancienne résidente de l'incubateur, Céline Pelcé développera à cette occasion des collaborations avec d'autres résidents ou professionnels du territoire dans l'esprit de réseau, cher aux Ateliers de Paris.


Céline Pelcé

Céline Pelcé utilise la nourriture comme matériau de construction. Cette pratique est la création d'installations, de performances, ou de repas qui utilisent la matière culinaire comme medium d'interrogations. Ces dispositifs sont destinés à être vécus par le biais de leur consommation, par leur démolition, par leur disparition.

Cependant, la conception de ce travail n'est pas guidée par l'acte de manger en tant que moyen de se nourrir, mais plutôt sur la proposition d'actions sensorielles collectives autour d'histoires et thématiques qui ne sont pas toujours liées à la nourriture elle-même.

La nourriture est un moyen de transmission, et l'acte de manger, un outil de lecture et d'appropriation.

Architecte d'intérieur de formation, les sujets se relient à l'architecture, au territoire, et aux techniques d'artisanat. Ces derniers se construisent et se nourrissent de collaborations avec chefs, pâtissiers et artisans, qui participent, par leurs langages et leurs codes, aux règles du jeu de ces recherches. Ensuite, elles sont activées et mises en scène, en suivant une narration.

Du 8 au 15 septembre 2018
Lundi au vendredi 10h-13h - 14h-19h
Samedi et Dimanche: 13h-19h
Entrée libre

Vernissage de l'exposition "Outillage Vernissage"










[19:00-21:00] Cocktail Bang & Olufsen
Location:
Heureux les Curieux
23, rue du Pont-aux-Choux
75003 Paris
France
Phone : +33 (0)1 45 30 00 89
Mobile : +33 (0)6 8 48 42 61
Mail : contact@heureuxlescurieux.com
Internet Site : www.heureuxlescurieux.com
Description:
Dans le cadre de Paris Design Week

Cocktail Bang & Olufsen

[19:00-21:30] Présentation saison des nouveautés 2018-2019
Location:
Empreintes
5, rue de Picardie
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Temple
France
Phone : +33 (0)1 40 09 53 80
Mail : contact@empreintes-paris.com
Internet Site : www.empreintes-paris.com
Description:
100% de créations inédites à tous les étages, en art de la table, décoration, mobilier, luminaires, bijoux... ainsi que la nouvelle exposition-vente, HERITAGE.

Découvrez des pièces d'inspirations lointaines, dont la matière brute est travaillée dans son expression la plus authentique.

Formidable retour aux sources, ces créations vous invitent à voyager à travers les âges et les territoires.

>> RSVP

[19:30-22:00] Vernissage des créations des étudiants de Duperré
Location:
Showoom Serge Ferrari
56, rue du Faubourg Saint-Antoine
Cour du Bel Air
75012 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Phone : +33 (0)9 83 61 79 65
Mail : showroom.sergeferrari@sergeferrari.com
Internet Site : www.sergeferrari.com
Description:
Dans le cadre de Paris Design Week

Vernissage des créations des étudiants de Duperré











[20:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Dénicheurs du monde"
Location:
Merci
111, boulevard Beaumarchais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 77 00 33
Mail : eshop@merci-merci.com
Internet Site : www.merci-merci.com
Description:
Vernissage de l'exposition "Dénicheurs du monde"

Vernissage de l'exposition "Dénicheurs du monde"

Vernissage de l'exposition "Dénicheurs du monde"

Vernissage de l'exposition "Dénicheurs du monde"

Vernissage de l'exposition "Dénicheurs du monde"














[23:00] Vernissage de Hooper C. Dunbar et Sarah Robarts
Location:
Los Angeles
Los Angeles
90755 Los Angeles
Etats-Unis
Internet Site : www.lacity.org
Description:
Castelli Art Space
5428 Washington Blvd
Los Angeles, CA 90016

Vernissage presents an exhibition of paintings by artist and author Hooper C. Dunbar and Sarah Robarts on Thursday, September 6 from 6pm - 8pm at Castelli Art Space in Los Angeles. On Saturday, the gallery will hold another reception from 2pm - 4pm.

This collaborative display of paintings stems from an interminable friendship between the two artists. Actively involved in the Baha'i community, Dunbar and Robarts have worked together over several decades. This upcoming collaboration marks their second joint exhibition, with their first being last year. Dunbar and Robarts' friendship and artwork have intertwined and grown over the past 20 years, and their paintings continue to interact with each other, creating bold, thought-provoking art along the way.

Dunbar, an accomplished painter whose works have shown in Europe, Asia, Israel and beyond, paints in his studios in northern California and Spain. His abstract paintings explore the landscape of the inner self and bring vision to a voiceless mindset.

"From my perspective, abstract is a direct representation of our deep-seated thoughts and feelings. For years, I have drawn inspiration from the works of earlier artists and thinkers, including such Baha'i artists as Mark Tobey", Dunbar said.

His works have been characterized as "the descent of light", light being a constantly recurring element of his images. Canadian abstract painter, Otto Rogers, describes Dunbar's work as possessing a "strong supernatural light presence that seems to transcend style."

Robarts holds a B.F.A. from Queen's University in Canada, and has successfully showcased her work in galleries worldwide. As an influential woman in business, Robarts continues to paint in her studio in Los Angeles with elements of femininity and strength.

"Art has always been my first love. Painting has consistently remained a passion and necessity in my life. I am thrilled to work with Hooper for the second year in a row, showing Los Angeles our artwork", said Robarts.

Both painters have been exhibiting their large-scale, vivid canvases for decades. With a broad spectrum of color and meticulous technique, their individual artworks complement each other perfectly. The artists invite viewers to examine their paintings up close, and then distance themselves for the full effect of abstract expressionism mixed with Western mid-century modernity and contemporary ideals.

The combined works of Hooper C. Dunbar and Sarah Robarts will premiere Thursday, September 6, and will remain on view through Sunday, September 9, 10am - 6pm daily, 5428 W. Washington Blvd.

https://www.vernissage.co/currentexhibition.html

Vernissage de Hooper C. Dunbar et Sarah Robarts

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