Tuesday, September 11, 2018
Public Access


Category:
Category: All

11
September 2018
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
27 28 29 30 31 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30

  Exposition "Picasso et la danse"
Location:
Palais Garnier
Opéra national de Paris / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra, Palais Garnier
Entrée à l'angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"

Du 19 juin au 16 septembre 2018
Tous les jours 10h > 17h

Tarifs de visite
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €
Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi.

Commissariat
Bérenger Hainaut, conservateur au département de la Musique, BnF
Inès Piovesan, chef du Service des éditions, Opéra national de Paris

Catalogue
Picasso et la danse
Sous la direction de Bérenger Hainaut et Inès Piovesan BnF Éditions
22 x 27 cm, 192 pages, 100 illustrations environ, 39 €

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso et Jacqueline Rogue dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Pablo Picasso (1881-1973) est certainement l'un des artistes les plus complets du xxe siècle : à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, il n'a cessé d'approfondir toutes les techniques, explorant les champs et les modes d'expression les plus divers. À partir des années 1910, il découvre le monde du spectacle et travaille à la création de décors et costumes qui marqueront l'histoire du ballet. Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920), Mercure (1924) constituent autant de repères majeurs pour cet art. L'héritage de Picasso reste d'ailleurs vivace au sein du répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, témoignant de l'importance de la place qu'il occupe dans le paysage chorégraphique.
Mais il faut dépasser le cadre du ballet pour découvrir que l'intérêt de Picasso pour la danse s'est en réalité exprimé dès ses plus jeunes années. Des danseuses de cirque des années 1900 aux danses érotiques du dernier Picasso, en passant par les scènes de bacchanales des années 1940 à 1960, tout a semblé prétexte à représenter des corps en mouvement. La dynamique du mouvement dansé a ainsi traversé toute l'œuvre du maître, allant parfois jusqu'à alimenter son geste artistique.
L'exposition organisée par la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris explore les différentes facettes du rapport de Picasso à la danse, entre vie de troupe et recherches créatrices, entre beaux-arts et spectacle vivant.


I. La troupe des Ballets russes

En mars 1915, Jean Cocteau cherche à rencontrer Picasso. Le jeune écrivain, qui côtoie les Ballets russes depuis 1909, souhaite marquer les esprits et s'imposer en tant que créateur auprès de Serge Diaghilev, le directeur de la compagnie. Il imagine donc de rallier le chef de file du mouvement cubiste et de le convaincre de participer à un de ses projets scéniques : Parade. Au début de l'été, le compositeur Edgar Varèse accepte de présenter Cocteau à Picasso : cette première rencontre signe le début de la collaboration de l'artiste avec les Ballets russes.
De 1917 à 1925, Picasso partage régulièrement la vie de la troupe, à l'occasion de résidences de travail ou de tournées, en France et à l'étranger. Il incarne une forme de renouveau au sein des Ballets russes, aux côtés de Cocteau mais aussi de Léonide Massine, alors principal chorégraphe. Au fil de ces années de collaboration, Picasso noue de nombreuses amitiés, dont témoignent portraits et caricatures, ainsi qu'une abondante correspondance. Sa forte implication dans l'univers mondain du ballet s'explique aussi par sa rencontre avec Olga Khokhlova : danseuse pour Diaghilev depuis 1911, elle entame une liaison avec Picasso en 1917, avant de l'épouser le 12 juillet 1918. Jusqu'en 1924, elle sera omniprésente dans ses œuvres.
Dans ce contexte, le ballet devient une thématique à part entière : Picasso réalise de nombreuses études de mouvements dansés et multiplie les dessins de danseurs, de ballerines et de pas de deux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Danseuse ayant servi de frontispice pour le livre de Boris Kochno, Le Ballet, mars 1954 lithographie en couleur BnF, Estampes et photographie

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Deux danseurs (1925) reproduction issue de l'ouvrage Pablo Picasso, Grâce et mouvement Zürich, Louis Grosclaude, 1943 BnF, Réserve des livres rares © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Trois danseuses, [1919-1920] Crayon graphite sur trois feuilles de papier raboutées Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979
© Sylvie Chan-Liat / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018


II. Travailler pour le ballet

Picasso a contribué à dix productions de ballets, dont six pour les Ballets russes. Son implication se limite parfois à un simple rideau de scène, ou à des indications pour le faire réaliser : c'est le cas par exemple pour Le Train bleu (1924) ou Le Rendez-vous (1945). Entre 1917 et 1924, il s'investit toutefois très activement dans quatre productions majeures : Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920) et Mercure (1924), ballets pour lesquels il conçoit décors, costumes et rideaux de scène.
Ces réalisations coïncident avec une prise de distance vis-à-vis de la technique cubiste. Après une dizaine d'années de recherches systématiques, qui l'ont mené du proto-cubisme des Demoiselles d'Avignon (1907) au cubisme synthétique, il commence à explorer de nouvelles directions. Des dessins naturalistes font leur réapparition dès 1915. Dans Parade cohabitent éléments néo-classiques et éléments cubistes, que Picasso n'abandonne pas pour autant : il les distille au fil des productions, par petites touches, avant de leur substituer une première forme de surréalisme dans Mercure. Le ballet accompagne ainsi les mutations successives de l'artiste.
À partir des années 1970, certains de ces ballets ont été reconstitués par l'Opéra de Paris. Après Parade, recréé en 1979 à l'occasion d'un hommage à Erik Satie, ce sont Le Tricorne, Le Train bleu et Le Rendez-vous qui intègrent simultanément le répertoire de l'Opéra en 1992. En comptant aussi Icare, dans une nouvelle production créée au Palais Garnier en 1962, cinq des ballets de Picasso sont actuellement au répertoire de l'institution.

Parade, 1917

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Projet pour le rideau de scène du ballet Parade, [1916-1917] Crayon graphite et aquarelle sur papier Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979 © Succession Picasso 2018

Imaginé par Cocteau, l'argument de Parade est très simple : devant un chapiteau, les artistes tentent de convaincre le public d'entrer pour assister à leur spectacle en donnant un aperçu de leurs numéros (la « parade »). Cocteau veut puiser la « force de vie » présente dans le cirque pour « féconder » un art théâtral jugé moribond. Ce projet ne pouvait mieux convenir à Picasso : particulièrement sensible à l'univers des saltimbanques, il s'identifie à Arlequin, « double mélancolique » très présent dans son œuvre. Sollicité par Cocteau, il accepte de participer, aux côtés de Massine et du compositeur Erik Satie. Il réalise un décor cubiste, qui contraste avec le néo-classicisme de son rideau de scène. Par ailleurs, Picasso modifie le ballet de façon notable. Il introduit les personnages des managers, dont les costumes sont pensés comme des sculptures cubistes, ainsi qu'un numéro de « cheval-jupon », sur le modèle de celui qu'il a observé au cirque Medrano. Ses costumes contribuent largement au scandale de la création de Parade, qui finit néanmoins par s'imposer.

Le Tricorne, 1919

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Le Tricorne : maquette du décor définitif (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Projet de costume pour le ballet Le Tricorne : un voisin (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Après la réussite de Parade, Diaghilev invite Picasso à participer à un second ballet, entièrement espagnol : El Sombrero de tres picos (Le Tricorne), adapté du roman picaresque de Pedro de Alarcón. Manuel de Falla compose la musique et Massine est de nouveau chargé de la chorégraphie, conseillé par Félix Fernandez, un danseur de flamenco. L'intrigue du ballet s'articule autour des personnages du meunier et de sa femme, convoitée par le gouverneur de la province. À la suite de nombreuses péripéties, le gouverneur est rossé, avant que la foule ne se lance dans une jota finale, danse traditionnelle espagnole. Picasso réalise des décors aux teintes douces, à la fois naturalistes et subtilement cubistes, sur lesquels ses costumes très colorés, d'inspiration populaire, se détachent vivement. Le Tricorne, qui lui rappelle ses racines andalouses, lui permet d'exprimer sa passion pour la corrida, qu'il fait infuser dans le ballet : il fait danser matador et picador au milieu des villageois, et représente sur le rideau de scène une arène, un jour de corrida.

Pulcinella, 1920

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Étude de décor pour le ballet Pulcinella [ca. 1920] Procédé Jacomet (gouache appliquée au pochoir sur impression phototypique) BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En avril 1917, les Ballets russes sont en tournée en Italie : la troupe se produit à Rome, avant de gagner Naples. Alors que Picasso travaille sur Parade, Diaghilev et Massine rassemblent des matériaux pour un nouveau ballet, inspiré de la commedia dell'arte. Adaptant une pièce du théâtre napolitain du xviiie siècle, Massine écrit l'argument de Pulcinella quelques mois plus tard. Diaghilev, de son côté, après avoir collecté des manuscrits attribués à Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736), propose à Igor Stravinsky de s'en servir pour composer une nouvelle musique de ballet. Picasso rejoint le projet en décembre 1919 et réalise une première série d'esquisses évoquant l'esthétique du Second Empire. Après plusieurs refus de Diaghilev, il opte pour une scène de rue nocturne : Naples est représentée selon les principes cubistes, avec vue sur le Vésuve. Les costumes qu'il conçoit empruntent à la fois aux costumes du XVIIIe siècle et aux traditions populaires napolitaines, qu'il a découvertes en 1917. Pulcinella est créé par les Ballets russes à l'Opéra de Paris le 15 mai 1920.

Mercure, 1924

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Scène de la confrontation entre Mercure (Léonide Massine)et Apollon (Boris Lissanevitch), Mercure [1927][Photographe non identifié], © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En 1924, Diaghilev et Cocteau montent Le Train bleu. Sollicité, Picasso accepte qu'un de ses tableaux soit reproduit pour servir de rideau de scène. Au même moment, le comte Étienne de Beaumont lance un projet concurrent. Pour ses « Soirées de Paris », il réunit une équipe composée de Satie, Massine et Picasso, auxquels il commande un ballet autour du dieu Mercure.
Picasso a carte blanche. S'éloignant du cubisme, il conçoit des « poses plastiques » d'allure surréaliste : les Trois Grâces apparaissent travesties ; certains personnages sont incarnés par des sculptures mobiles. L'artiste approfondit aussi une nouvelle technique, à base de lignes continues : ce style, dit « calligraphique » ou
« curvilinéaire », irriguera sa production dans les années suivantes.
Lors de la première de Mercure, le 15 juin 1924, un groupe de dadaïstes menés par André Breton et Louis Aragon déclenche une cabale visant Satie et Beaumont. Quelques jours plus tard, ils dressent toutefois dans la presse un portrait élogieux de Picasso : son dernier ballet majeur signe ainsi son entrée dans le surréalisme.

Icare, 1962

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Attilio Labis dans le rôle-titre d'Icare Palais Garnier, Paris, 1962 BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Roger Pic/ BnF © Succession Picasso 2018

En 1962, Serge Lifar est invité par l'Opéra de Paris à remonter son ballet Icare. L'argument qu'il a conçu s'inspire de la mythologie grecque : grâce aux ailes fabriquées par son père Dédale, Icare s'élance dans les airs ; mais grisé par le vol, il s'approche trop près du soleil, la cire de ses ailes fond et il tombe dans la mer. Créé en 1935, le ballet est un manifeste où la danse s'écrit indépendamment de la musique : outre la chorégraphie, Lifar est responsable des « rythmes » qui l'accompagnent, orchestrés par Arthur Honegger.
Pour cette reprise, l'ancien danseur conçoit lui-même de nouveaux costumes et propose à son ami Picasso, rencontré grâce aux Ballets russes dans les années 1920, de réaliser décor et rideau de scène. Depuis 1924, Picasso n'a plus travaillé pour le ballet, à l'exception d'un rideau pour Le Rendez-vous (1945) de Roland Petit, qui reprend une toile existante. L'artiste accepte pourtant d'imaginer ce nouveau décor : il fournit à Lifar une esquisse rappelant une autre « chute d'Icare », celle de la fresque qu'il a peinte en 1958 pour le siège de l'Unesco.


III. Représenter la danse

Au-delà de l'univers du ballet, Picasso a représenté un grand nombre de scènes de danses. Dès la fin des années 1890, des danseuses de cabaret apparaissent dans ses œuvres. L'artiste fréquente alors beaucoup music-halls et cafés-concerts : les danseuses de french cancan mais aussi les bals populaires qu'il dépeint, sont autant de témoins de sa vie de bohème, en prise avec le monde de la nuit et de la fête. Ces premières thématiques laissent ensuite la place à d'autres sujets, prétextes à l'introduction de nouvelles danses : danses orientales, danses mythologiques, danses traditionnelles espagnoles comme le flamenco, la jota ou encore la sardane, liée à la
« ronde de la paix »...
Réalisé entre 1904 et 1972, l'œuvre gravé de Picasso accompagne l'évolution de son rapport au mouvement dansé et permet de proposer un aperçu de la présence continue de la danse dans sa production, à travers quatre thématiques majeures.

Au cirque - Forains et saltimbanques

Picasso a toujours été fasciné par le monde circassien. À Paris, dès 1904, il est un habitué du cirque Medrano. Cette fréquentation assidue se ressent dans sa création : en 1905, les saltimbanques deviennent omniprésents dans ses œuvres. Suivant les traces de Toulouse-Lautrec, Picasso dessine ses premières « danseuses à cheval » ou « écuyères à panneau », du nom de la selle plate sur laquelle ces baladines se produisent. Au fil des années, il convoquera souvent cette figure, que l'on retrouve notamment sur le rideau de Parade.

Les danses mythologiques

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Faunes et chèvres, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Grand nu dansant, 1962 linogravure en couleurs, BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Centaure dansant, fond noir, octobre 1948 lithographie BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso Bacchanale avec une femme assise tenant un bébé, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

La mythologie gréco-latine a profondément nourri l'œuvre de Picasso. Si le minotaure, alter ego de l'artiste, domine les années 1930, ce sont les bacchantes et l'ensemble du cortège dionysiaque qui s'imposent à partir des années 1940. Les bacchantes sont ces femmes enivrées qui pratiquent une danse rituelle en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin et du théâtre. Picasso s'inspire des bacchanales du classicisme français pour représenter ce nouveau type féminin. En août 1944, dans l'euphorie de la Libération de Paris, il reproduit Le Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (1594-1665), qu'il réinterprète d'une manière cubiste : célébrant la joie de vivre retrouvée, cette peinture initie un nouveau départ dans son œuvre. À la faveur du retour à la paix et de séjours réguliers à Antibes, satyres, centaures, faunes et bacchantes s'affirment alors dans des compositions mêlant musique, danse et fête, dans lesquelles on voit parfois poindre l'influence du néo-classicisme de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

Danser la corrida

Dans la culture populaire espagnole, les affinités entre danse et tauromachie sont nombreuses : les paroles et les figures du flamenco font souvent référence à la corrida ; le paso doble évoque le tercio de muleta, combat final du matador contre le taureau. Réciproquement, un certain nombre de musiques de danse sont jouées tout au long de la corrida. Lorsque le matador choisit de poser lui-même les banderilles, il le fait au son d'une valse ou d'une jota issue du folklore espagnol, dansant et virevoltant devant le taureau pour provoquer sa charge. Puis, alors que l'orchestre interprète un paso doble, le matador exécute, avec une cape rouge, une série de passes parfois comparées à des mouvements de flamenco, avant l'estocade finale. Picasso a pleinement intégré le potentiel dansant de la corrida. Si les danseurs des Ballets russes incarnaient matador et picador dans Le Tricorne, ce sont ici les toréros qui se font danseurs. Les banderilleros sont suspendus dans des postures qui semblent chorégraphiées, tandis que chevaux et taureaux se figent au milieu de pas de deux brutaux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso
Tauromaquia : suerte de muleta
1957
Aquatine au sucre
BNF, Estampes et photographie

Le pouvoir érotique de la danse

Au cours des années 1960, la présence de l'érotisme dans les œuvres de Picasso s'intensifie considérablement. L'artiste revisite les sujets qui lui sont chers pour en proposer une nouvelle interprétation, fortement sexualisée. En particulier, il explicite beaucoup plus que par le passé le caractère sensuel voire luxurieux de la danse : bacchantes, circassiennes et danseuses orientales apparaissent nues, leurs attributs sexuels exacerbés. Plus encore, ses représentations mettent en scène avec insistance le pouvoir érotique de la danse. Les danseuses adoptent des poses lascives, attirant de façon magnétique le regard de spectateurs concupiscents, auxquels Picasso paraît une nouvelle fois s'identifier. Ces jeux de séduction fascinent diverses figures incarnant l'autorité ou le pouvoir, captives de ces visions érotiques, tel Hérode face à Salomé. Le public lui-même est renvoyé à sa posture de voyeur, à l'image de ce cavalier, échappé de l'univers de Rembrandt (1606-1669), qui surprend une bacchanale nocturne dans une composition de 1971.


IV. De la danse au geste dansé

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée national Picasso - Paris. MP819. © René Gabriel Ojéda / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Amateur de bals populaires et de fêtes mondaines, Picasso a dansé toute sa vie. Sur certains clichés, on le voit, amusé, tenter un levé de jambe maladroit en pleine rue, ou ébaucher un pas de danse en compagnie de Jacqueline Roque, sa dernière égérie. Pour autant, cette affinité avec le mouvement dansé peut-elle avoir influencé sa pratique artistique ?
La série de photographies réalisée par Gjon Mili pour le magazine Life en août 1949 apporte quelques éléments de réponse. À l'aide d'un crayon lumineux, Mili invite Picasso à exécuter des dessins immatériels. Constitué d'une ligne ininterrompue de lumière, chaque motif est fixé sur la pellicule grâce à une durée d'exposition très longue. Parfois, une succession de flashs permet de capturer différents états de la gestuelle de l'artiste : son corps apparaît tourné dans plusieurs directions à la fois, à la façon d'un tableau cubiste.
Cette technique du trait continu, Picasso l'a expérimentée dès la fin des années 1900 : la pointe du crayon se pose sur le papier et ne le quitte qu'une fois le dessin achevé. Entre 1917 et 1924, l'artiste s'en sert de nouveau, aboutissant au « style curvilinéaire » de Mercure. Mais la proposition de Mili implique une nouveauté de taille : cette fois, le tracé s'épanouit dans un espace à trois dimensions. Mouvements amples des bras, extension maximale, le corps de Picasso semble se projeter dans une sphère pour déployer une imagerie en volume. Son geste devient, en quelque sorte et pour un bref instant, un geste de danseur, immortalisé par l'œuvre photographique, comme une esquisse de notation chorégraphique.

https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/picasso-et-la-danse

Fête de la Catalogne
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Défaite de 1714 contre les troupes de Charles V, qui marque la fin de l'indépendance de la couronne d'Aragon.

Paris Design Week 2018
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
du 6 au 15 septembre

Paris, la plus belle ville du monde, se met à l'heure du design et en état de fête pendant dix jours du 6 au 15 septembre 2018, pour célébrer le design, la création et ouvrir le salon MAISON&OBJET sur la ville des lumières. Pas besoin d'aller au bout du monde pour vivre l'effervescence d'une Design Week. Paris fédère à la rentrée, tous les publics amateurs de décoration, de design et d'art de vivre.

La ville est un être vivant et comme la nature, elle a horreur du vide. Des espaces ferment leurs portes, disparaissent mais d'autres naissent dans la foulée. Paris, la ville, a constamment besoin d'être découverte et redécouverte, en permanence. Chaussez vos sneakers et suivez les parcours offerts par Paris Design Week. Plus de 200 lieux ouvrent leurs portes : showrooms, boutiques, galeries, ateliers, restaurants, institutions, pour des présentations inédites.

Quatre grands quartiers parisiens s'ouvrent à la création: le quartier Saint-Germain-des-Prés, les Halles-Marais-Bastille, l'Opéra-Concorde-Etoile et Barbès-Stalingrad, avec pour chacun une soirée frénétique de vernissages qui fédèrent toute la profession.
Le jeudi 6 septembre à Saint-Germain-des-Prés; Le samedi 8 aux Halles, dans le Marais et à Bastille ; Le lundi 10 septembre à Opéra, Concorde et Etoile ; Le mardi 11 septembre à Barbès-Stalingrad.

Sans compter la soirée de vernissage Le Off, avec la jeune génération et ses talents, très en amont des festivités, le mardi 4 septembre avec une soirée festive à Ground Control Paris, rue du Charolais.
Attention : L'exposition Le Off quitte la Cité de la Mode pour s'installer dans l'ancien tri postal de la SNCF à Ground Control - Halle Charolais au 81 rue du Charolais 12ème arr.

A travers quatre territoires parisiens, se déploient les grandes thématiques qui font les fondements du design : la Matière, sous toutes ses formes, la Lumière, la Couleur, partout, les maîtres, toujours présents et la jeune génération, prête à prendre la relève.

>> Communiqué

Paris Design Week 2018

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00  
13:00  
14:00  
15:00 [15:00-21:00] David Serra présente "Más de Uno"
Location:
Galerie Protée
38, rue de Seine
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 43 25 21 95
Mobile : +33 (0)6 14 63 00 62
Fax : +33 (0)1 40 46 04 02
Mail : galerie.protee@wanadoo.fr
Internet Site : www.galerieprotee.com
Description:
Dans le cadre de la 17ème édition du Parcours des Mondes 2018

David Serra présente "Más de Uno"

[15:00-21:00] Vernissage de l'exposition "AfriCubisme"
Location:
Galerie Flak
8, rue des Beaux-Arts
75006 Paris
France
Phone : +33 (0)1 46 33 77 77
Fax : +33 (0)1 46 33 27 57
Mail : contact@galerieflak.com
Internet Site : www.galerieflak.com
Description:
Dans le cadre de la 17ème édition du Parcours des Mondes 2018

Regards croisés entre Art Africain Ancien et Cubisme

Masques et figures Senoufo, Lwalwa, Dogon, Songye, Kota, Tsogho
Dessins et peintures de Pablo Picasso, Fernand Léger, Georges Braque, Albert Gleizes, Chaim Jacob Lipchitz

Vernissage le Mardi 11 Septembre de 15h à 21h
Exposition du Mercredi au Samedi de 11h à 19h
Ouverture le Dimanche 16 Septembre de 11h à 18h
L'exposition se prolongera à la galerie jusqu'au 13 octobre 2018.

Vernissage de l'exposition "AfriCubisme"

[15:00-21:00] Vernissage de l'exposition "L'imagerie des Rêves"
Location:
Galerie Etienne de Causans
25, rue de Seine
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 43 26 54 48
Mail : edecausans@orange.fr
Description:
Dans le cadre de la 17ème édition du Parcours des Mondes 2018

par Arts d'Australie - Stéphane Jacob

12 - 16 septembre 2018, 11h-20h

[15:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Prestigieuse Collection Afrique-Océanie"
Location:
Saint-Germain-des-Prés
Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés
France
Internet Site : www.saint-germain-des-pres.com
Description:
Galerie Jean-Baptiste Bacquart
Marie Astrid Courtois
27 rue de Seine
75006 Paris
0658877384

Lors du parcours des mondes 2018, la Galerie Jean-Baptiste Bacquart présentera une prestigieuse collection d'art Africain et Océanien.
Cette collection est composée de 114 objets d'une très grande qualité, ayant appartenue à un illustre collectionneur réputé pour son œil exceptionnel et universel.

Les statues et masques africains proviennent d'Afrique de l'ouest et d'Afrique centrale : Côte d'ivoire, Libéria, Gabon.
Les provenances sont prestigieuses : Pierre Guerre, Hubert Goldet, P. Matisse, Héléne Leloup...

La partie océanienne de la collection comprend un exceptionnel ensemble d'objets Maori dont certains ont été ramenés par le Capitaine James Cook et le naturaliste Joseph Banks.

La Galerie Jean-Baptiste Bacquart mettra en vente ces objets fabuleux au 27 rue de seine, du 11 septembre au 16 septembre 2018, dans le cadre du Parcours des Mondes 2018.

[15:00-21:00] Vernissage de la 17ème édition du Parcours des Mondes 2018
Location:
Saint-Germain-des-Prés
Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés
France
Internet Site : www.saint-germain-des-pres.com
Description:
Du mardi 11 au dimanche 16 septembre 2018
Du mercredi au samedi de 11h à 19h
Dimanche 16 septembre, fermeture à 18h
Vernissage mardi 11 septembre de 15h à 21h

http://www.parcours-des-mondes.com

[15:00-21:00] Vernissage des expositions "Quintessence" et "L'Asie des Masques"
Location:
Galerie Alain Bovis
9, rue des Beaux-Arts
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 56 24 09 25
Mail : galerie.alainbovis@wanadoo.fr
Internet Site : www.alainbovis.com
Description:
Quintessence
La Quintessence des Arts Premiers

L'Asie des Masques
Masques du Japon, de Chine et de l'Himalaya

Dans le cadre de la 17ème édition du Parcours des Mondes 2018




[18:00-19:00] Conversation : Glenn Ligon avec Sara Nadal-Melsió
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
Merci de confirmer votre présence avant le 8 septembre à rsvp@crousel.com


Dans le cadre de l'exposition de Glenn Ligon "Debris Field"

Glenn Ligon
Debris Field/Notes for a Poem on the Third World/Soleil Nègre

8 septembre - 4 octobre 2018
Vernissage le 8 septembre - 18h à 19h

Vernissage de Glenn Ligon "Debris Field"
Glenn Ligon, Debris Field #6, 2018, 289.56 x 223.52 cm, gravure et marqueur à l'encre sur toile - Courtesy de l'artiste et de la Galerie Chantal Crousel, Paris. Photo : Ronald Amstutz © Glenn Ligon

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Les plus beaux livres suisses 2017"
Location:
Centre Culturel Suisse de Paris
32 & 38, rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 71 44 50
Fax : +33 (0)1 42 71 51 24
Mail : ccs@ccsparis.com
Internet Site : www.ccsparis.com
Description:
du mardi 11 septembre au dimanche 16 décembre 2018
Vernissage le mardi 11 septembre 2018 18h à 20h

Les plus beaux livres suisses 2017 (primés en 2018)

Le concours Les plus beaux livres suisses, organisé par l'Office fédéral de la culture (OFC), distingue des réalisations particulièrement significatives dans la production et l'art du livre, des ouvrages qui expriment les tendances contemporaines. Le jury est présidé par Gilles Gavillet, professeur de communication visuelle à l'ECAL, et composé des designers graphiques internationaux Joost Grootens (Amsterdam), Rory Mc Grath (Londres), Marie Lusa (Zurich) et de Gesa Schneider, directrice de la Literaturhaus Zürich et codirectrice du musée Strauhof. Les 18 ouvrages primés sont exposés et en libre consultation à la librairie du CCS. Cette année, le catalogue a été réalisé par Teo Schifferli.

La sélection 2017 est commentée lors du vernissage par le studio Hubertus Design avant leur conférence à 20 h en salle de spectacle.

En partenariat avec étapes:

À la librairie/ Entrée libre
mardi au dimanche / 10h-18h /
samedi et dimanche / 13h-19h/

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Olivier Debré - Washington-Dakar"
Location:
Quartier Drouot
Quartier Drouot
75009 Paris
M° Richelieu - Drouot, Grands Boulevards, Le Peletier
France
Internet Site : www.quartierdrouot.com
Description:
Galerie AB - Agnès Aittouares
14 rue de la Grange-Batelière 75009 Paris 01 45 23 41 16
galerieab@gmail.com
www.galerieab.fr

Gouaches et pastels

du 12 septembre au 13 octobre

Agnès Aittouares vous invite à découvrir un ensemble inédit de pastels et gouaches d'Olivier Debré, paysages abstraits, exécutés lors d'un voyage à Washington et Dakar. Grands artistes français abstrait des années 50 ayant acquis une renommée internationale il vient d'être consacré par l'ouverture d'un un espace Muséal le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré de Tours.

Olivier Debré, peintre voyageur

Figure majeure de la scène parisienne de l'après-guerre, Olivier Debré est considéré comme l'un des tenants de l'abstraction qui se développe en France tout au long des années 1950 avec Nicolas de Staël, Serge Poliakoff, Hans Hartung, Pierre Soulages...
Installé entre Paris et sa maison de Vouvray sur les bords de la Loire, il y réalise l'essentiel de son œuvre. Mais Olivier Debré est également un grand voyageur, se déplaçant aux quatre coins du monde au rythme de ses expositions ou simplement en quête d'autres paysages.
Sa curiosité enthousiaste fait de lui un artiste «itinérant», peignant et dessinant partout où il se rend.
Dans ses bagages il emporte peintures et toiles, et dans ses poches toujours des carnets.
Travaillant le plus souvent dehors quel que soit les conditions, il s'inscrit dans une tradition de la peinture de paysage, marqué sans doute par les tableaux naturalistes d'Edouard Debat - Ponsan son grand père, comme par l'héritage de Claude Monet.
De son propre aveu, l'abstraction n'est pas véritablement l'enjeu de sa réflexion, Debré aime se définir comme un artiste de la sensation, perméable aux émotions que provoque son immersion dans le paysage, qu'il retranscrit par le biais de la couleur et le jeu des matières.
En voyage, ses petits carnets se couvrent de dessins. Ce ne sont ni des notes, ni des esquisses, mais des œuvres parfaitement abouties. Formes, couleurs sont liées au «ressenti» du lieu, comme on le constate avec ce carnet réalisé à Washington (1982)et Dakar(1986). Concis, précis, ces dessins reflètent une approche sensible. Dans l'intimité de ces carnets se dévoile aussi l'univers poétique d'un artiste dont l'œuvre n'a cessé de vouloir exprimer la beauté du monde.
Françoise Claire Prodhon

Vernissage de l'exposition "Olivier Debré - Washington-Dakar"

[18:30-22:00] Vernissage de l'exposition "Alphonse Mucha"
Location:
Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Odéon, Rennes, RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 42 34 25 95
Mail : info@museeduluxembourg.fr
Internet Site : www.museeduluxembourg.fr
Description:
12 septembre 2018 - 27 janvier 2019

Artiste tchèque de renommée internationale, Alphonse Mucha reste indissociable de l'image du Paris 1900. Sa célébrité lui vient surtout de ses élégantes affiches d'un style très affirmé, emblématique de l'Art nouveau. Mais son activité d'affichiste occulte trop souvent les autres aspects de sa production comportant aussi des peintures, des sculptures, des dessins, des décors, des objets d'art... Au travers de toutes ces œuvres, c'est la figure d'un homme qui se dessine, mystique et visionnaire, animé d'une véritable pensée politique, à l'heure du renouveau national tchèque et de l'éclatement de l'Empire austro-hongrois. Tout le travail préparatoire pour L'Épopée slave qui l'occupe entre 1911 et 1928 témoigne de son attachement à son pays natal et de son rêve d'unité entre les peuples slaves. Au-delà du maître de l'Art nouveau, c'est donc l'œuvre foisonnante et la personnalité singulière de cet artiste que l'exposition entend révéler aux visiteurs.

Commissariat : Tomoko Sato, conservateur de la Fondation Mucha, Prague

Exposition organisée par la Rmn-Grand Palais en coproduction avec Arthemisia avec la collaboration de la Fondation Mucha, Prague

Vernissage de l'exposition "Alphonse Mucha"
Les Saisons : l'été, 1896 Lithographie en couleur © Mucha Trust 2018





[19:00-21:00] Dédicace d'Ingrid Thobois pour "Miss Sarajevo"
Location:
Le 61
3, rue de l'Oise
75019 Paris
M° Crimée, Ourcq
France
Phone : +33 (0)1 42 05 09 17
Mail : 61paris@gmail.com
Internet Site : www.61paris.fr
Description:
discussion animée par Valentine Goby

Dédicace d'Ingrid Thobois pour "Miss Sarajevo"

[19:00-22:00] Vernissage #9 d'Océane Feld
Location:
La Vénus Noire
ancien Caveau de la Bolée
25, rue de l'Hirondelle
75006 Paris
M° Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 43 26 09 83
Mail : lavenusnoire@yahoo.fr
Internet Site : www.lavenusnoire.com
Description:
La Galerie de Vénus accueille pour la 9ème édition la talentueuse photographe Océane Feld, travaillant principalement à l'argentique.

Un petit mot sur l'artiste : féministe pro-sexe, photographe, modèle, performeuse, Océane parle sexualité au travers des mœurs et des tabous : "Mon travail sert à la fois à documenter une réalité et à montrer ma propre vision personnelle que je pose sur la sexualité."
Océane exprime à travers ses photographies, une tendre intimité mêlant amour et émotion où elle transpose corps et genres au fil des relations et de ses rencontres : "C'est entre des couleurs chaudes et vives que j'exprime, avec mon regard, mes pensées sur le Monde."
Pour elle, son corps et un outil politique et ses photos sont une arme contre les stigmatisations.

Vernissage #9 d'Océane Feld

Vernissage #9 d'Océane Feld






[20:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Chimères Révélées"
Location:
Point Ephémère
centre de dynamiques artistiques
200, quai de Valmy
75010 Paris
M° Jaurès, Louis Blanc
France
Phone : +33 (0)1 40 34 02 48
Fax : +33 (0)1 40 34 02 58
Mail : info@pointephemere.org
Internet Site : www.pointephemere.org
Description:
Dans le cadre du festival VIV'ART'UNIS

Pour la première fois un festival consacré à la création contemporaine tunisienne aura lieu à Paris, dans plusieurs lieux du Grand Belleville.

Depuis la révolution du 17 décembre 2010, la Tunisie connait une effervescence artistique sans précédent. Cependant, ses créateurs ont peu de possibilités pour diffuser leurs œuvres.
Jalelledine Abidi, un des fondateurs du premier festival de la révolution à Regueb en mars 2011, est installé en France depuis 5 ans. Constatant le manque de visibilité offerte à la scène tunisienne, il décide en 2016 de mettre en place un festival axé sur la création contemporaine, cette fois-ci à Paris. Deux ans plus tard, Viv'ArT'unis, le premier festival de la création contemporaine tunisienne à Paris était né. 35 artistes, danseurs, musiciens, plasticiens, comédiens, cinéastes, interviendront dans le Grand Belleville afin d'y présenter leurs dernières œuvres, et avant tout, d'aller à la rencontre de tous les publics parisiens. Cette programmation riche, au cœur de la création contemporaine tunisienne, offrira au public parisien un nouveau regard sur la Tunisie, loin des clichés. Viv'ArT'unis, la Tunisie comme vous ne l'avez jamais vue !

Vernissage de l'exposition "CHIMÈRES RÉVÉLÉES"

DU 11 SEPTEMBRE AU 16 SEPTEMBRE
DE 14H00 À 19H00

Avec Imed Jemail, Hela Lamine, Wissem Ben Hassine & Sonia Said
Commissaire d'exposition : Sonia Said, Artiste visuelle et chercheur.
Performance : Rochdi Belgasmi

Viv'ArT'unis a réuni pour cette première édition des artistes choisis autour d'une exposition, Chimères Révélées, qui se conçoit comme un monde où s'éveillent des créatures hybrides nourries des possibilités infinies qu'offre l'imaginaire et d'un besoin vital de prendre forme, d'être, d'exister. Un monde où l'homme, entre contradiction et bienveillance, est à la fois son pire ennemi et son plus grand espoir. Cette exposition est l'expression franche de l'évolution d'un moi profond, d'un possible "nous", souvent brimé par la volonté consciente de garder le contrôle sur ce qui sommeille en nous et s'alimente de nos peurs et nos espoirs, de nos plaisirs et notre obsession du meilleur.

La scène artistique tunisienne est dans son état le plus vivant, en pleine ébullition expressive et créative. Choisir parmi ce florilège d'artistes tous plus talentueux les uns que les autres est difficile mais la sélection s'est faite en rapport avec leur capacité à produire des œuvres qui, en elles-mêmes occupent l'espace, et par leur seule présence donnent vie aux murs qu'elles habitent. Des œuvres qui interrogent, qui font vibrer. Elles sont un parfait mélange de plasticité et d'émotion, conjuguées en un ensemble qui semble sortir du cadre, se démarque, prend vie. Ce sont des artistes qui se différencient les uns des autres et se rejoignent en même temps, des mondes qui se croisent. Viv'ArT'unis vous invite à venir découvrir leurs Chimères Révélées...

Une performance de Rochdi Belgasmi aura lieu lors du vernissage.

Formé en danse par les plus grands chorégraphes tunisiens, Rochdi Belgasmi, originaire de la région de Sousse, vit actuellement à Tunis mais travaille un peu partout dans le monde. Féru de danse, depuis ses premiers pas, Rochdi Belgasmi a tout fait pour réaliser son rêve et ce, malgré un environnement social très ancré dans les traditions et devenir une figure de proue de danse contemporaine tunisienne. Depuis sa rencontre avec la grande figure de danse populaire tunisienne Khira Oubeidallah, Rochdi Belgasmi semble trouver la diagonale de fou entre les danses locales et la danse contemporaine. Son travail chorégraphique l'a amené à parcourir le monde et se produire dans plusieurs Festivals de danse.

Viv'art'unis présente Chimères Révélées "1" à IESA Paris

Viv'ArT'unis : Festival de la création contemporaine tunisienne à Paris
مهرجان الفن المعاصر التونسي في باريس
Venez découvrir les oeuvres inédites de : Wadi Mhiri, Lilia el Golli, Besma H'lel, Houda Ghorbel et Boujemaa Belaifa.

Avec la performance de l'artiste : Meriam Ferchichi

Commissaire d'exposition : Sonia Said, Artiste visuelle et chercheur.
Œuvres de : Boujemea Belaifa, Besma H'lel, Lilia El Golli, Meriam Ferchichi, Houda Ghorbel, Wadii Mhiri.

Parcours itinérant à la rencontre de « Willis from Tunis », personnage aux chroniques grinçantes créé
par Nadia Khiari, et autres performances artistiques, le long du boulevard de Belleville jusqu'au Point Éphémère.

www.facebook.com/vivartunis
Instagram >> www.instagram.com/vivartunis

Vernissage de l'exposition "Chimères Révélées 1"

16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
[Printer Friendly]



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2015 - Tous droits réservés