Wednesday, September 12, 2018
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12
September 2018
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  Paris Design Week 2018
Location:
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Description:
du 6 au 15 septembre

Paris, la plus belle ville du monde, se met à l'heure du design et en état de fête pendant dix jours du 6 au 15 septembre 2018, pour célébrer le design, la création et ouvrir le salon MAISON&OBJET sur la ville des lumières. Pas besoin d'aller au bout du monde pour vivre l'effervescence d'une Design Week. Paris fédère à la rentrée, tous les publics amateurs de décoration, de design et d'art de vivre.

La ville est un être vivant et comme la nature, elle a horreur du vide. Des espaces ferment leurs portes, disparaissent mais d'autres naissent dans la foulée. Paris, la ville, a constamment besoin d'être découverte et redécouverte, en permanence. Chaussez vos sneakers et suivez les parcours offerts par Paris Design Week. Plus de 200 lieux ouvrent leurs portes : showrooms, boutiques, galeries, ateliers, restaurants, institutions, pour des présentations inédites.

Quatre grands quartiers parisiens s'ouvrent à la création: le quartier Saint-Germain-des-Prés, les Halles-Marais-Bastille, l'Opéra-Concorde-Etoile et Barbès-Stalingrad, avec pour chacun une soirée frénétique de vernissages qui fédèrent toute la profession.
Le jeudi 6 septembre à Saint-Germain-des-Prés; Le samedi 8 aux Halles, dans le Marais et à Bastille ; Le lundi 10 septembre à Opéra, Concorde et Etoile ; Le mardi 11 septembre à Barbès-Stalingrad.

Sans compter la soirée de vernissage Le Off, avec la jeune génération et ses talents, très en amont des festivités, le mardi 4 septembre avec une soirée festive à Ground Control Paris, rue du Charolais.
Attention : L'exposition Le Off quitte la Cité de la Mode pour s'installer dans l'ancien tri postal de la SNCF à Ground Control - Halle Charolais au 81 rue du Charolais 12ème arr.

A travers quatre territoires parisiens, se déploient les grandes thématiques qui font les fondements du design : la Matière, sous toutes ses formes, la Lumière, la Couleur, partout, les maîtres, toujours présents et la jeune génération, prête à prendre la relève.

>> Communiqué

Paris Design Week 2018

Exposition "Picasso et la danse"
Location:
Palais Garnier
Opéra national de Paris / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra, Palais Garnier
Entrée à l'angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"

Du 19 juin au 16 septembre 2018
Tous les jours 10h > 17h

Tarifs de visite
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €
Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi.

Commissariat
Bérenger Hainaut, conservateur au département de la Musique, BnF
Inès Piovesan, chef du Service des éditions, Opéra national de Paris

Catalogue
Picasso et la danse
Sous la direction de Bérenger Hainaut et Inès Piovesan BnF Éditions
22 x 27 cm, 192 pages, 100 illustrations environ, 39 €

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso et Jacqueline Rogue dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Pablo Picasso (1881-1973) est certainement l'un des artistes les plus complets du xxe siècle : à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, il n'a cessé d'approfondir toutes les techniques, explorant les champs et les modes d'expression les plus divers. À partir des années 1910, il découvre le monde du spectacle et travaille à la création de décors et costumes qui marqueront l'histoire du ballet. Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920), Mercure (1924) constituent autant de repères majeurs pour cet art. L'héritage de Picasso reste d'ailleurs vivace au sein du répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, témoignant de l'importance de la place qu'il occupe dans le paysage chorégraphique.
Mais il faut dépasser le cadre du ballet pour découvrir que l'intérêt de Picasso pour la danse s'est en réalité exprimé dès ses plus jeunes années. Des danseuses de cirque des années 1900 aux danses érotiques du dernier Picasso, en passant par les scènes de bacchanales des années 1940 à 1960, tout a semblé prétexte à représenter des corps en mouvement. La dynamique du mouvement dansé a ainsi traversé toute l'œuvre du maître, allant parfois jusqu'à alimenter son geste artistique.
L'exposition organisée par la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris explore les différentes facettes du rapport de Picasso à la danse, entre vie de troupe et recherches créatrices, entre beaux-arts et spectacle vivant.


I. La troupe des Ballets russes

En mars 1915, Jean Cocteau cherche à rencontrer Picasso. Le jeune écrivain, qui côtoie les Ballets russes depuis 1909, souhaite marquer les esprits et s'imposer en tant que créateur auprès de Serge Diaghilev, le directeur de la compagnie. Il imagine donc de rallier le chef de file du mouvement cubiste et de le convaincre de participer à un de ses projets scéniques : Parade. Au début de l'été, le compositeur Edgar Varèse accepte de présenter Cocteau à Picasso : cette première rencontre signe le début de la collaboration de l'artiste avec les Ballets russes.
De 1917 à 1925, Picasso partage régulièrement la vie de la troupe, à l'occasion de résidences de travail ou de tournées, en France et à l'étranger. Il incarne une forme de renouveau au sein des Ballets russes, aux côtés de Cocteau mais aussi de Léonide Massine, alors principal chorégraphe. Au fil de ces années de collaboration, Picasso noue de nombreuses amitiés, dont témoignent portraits et caricatures, ainsi qu'une abondante correspondance. Sa forte implication dans l'univers mondain du ballet s'explique aussi par sa rencontre avec Olga Khokhlova : danseuse pour Diaghilev depuis 1911, elle entame une liaison avec Picasso en 1917, avant de l'épouser le 12 juillet 1918. Jusqu'en 1924, elle sera omniprésente dans ses œuvres.
Dans ce contexte, le ballet devient une thématique à part entière : Picasso réalise de nombreuses études de mouvements dansés et multiplie les dessins de danseurs, de ballerines et de pas de deux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Danseuse ayant servi de frontispice pour le livre de Boris Kochno, Le Ballet, mars 1954 lithographie en couleur BnF, Estampes et photographie

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Deux danseurs (1925) reproduction issue de l'ouvrage Pablo Picasso, Grâce et mouvement Zürich, Louis Grosclaude, 1943 BnF, Réserve des livres rares © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Trois danseuses, [1919-1920] Crayon graphite sur trois feuilles de papier raboutées Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979
© Sylvie Chan-Liat / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018


II. Travailler pour le ballet

Picasso a contribué à dix productions de ballets, dont six pour les Ballets russes. Son implication se limite parfois à un simple rideau de scène, ou à des indications pour le faire réaliser : c'est le cas par exemple pour Le Train bleu (1924) ou Le Rendez-vous (1945). Entre 1917 et 1924, il s'investit toutefois très activement dans quatre productions majeures : Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920) et Mercure (1924), ballets pour lesquels il conçoit décors, costumes et rideaux de scène.
Ces réalisations coïncident avec une prise de distance vis-à-vis de la technique cubiste. Après une dizaine d'années de recherches systématiques, qui l'ont mené du proto-cubisme des Demoiselles d'Avignon (1907) au cubisme synthétique, il commence à explorer de nouvelles directions. Des dessins naturalistes font leur réapparition dès 1915. Dans Parade cohabitent éléments néo-classiques et éléments cubistes, que Picasso n'abandonne pas pour autant : il les distille au fil des productions, par petites touches, avant de leur substituer une première forme de surréalisme dans Mercure. Le ballet accompagne ainsi les mutations successives de l'artiste.
À partir des années 1970, certains de ces ballets ont été reconstitués par l'Opéra de Paris. Après Parade, recréé en 1979 à l'occasion d'un hommage à Erik Satie, ce sont Le Tricorne, Le Train bleu et Le Rendez-vous qui intègrent simultanément le répertoire de l'Opéra en 1992. En comptant aussi Icare, dans une nouvelle production créée au Palais Garnier en 1962, cinq des ballets de Picasso sont actuellement au répertoire de l'institution.

Parade, 1917

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Projet pour le rideau de scène du ballet Parade, [1916-1917] Crayon graphite et aquarelle sur papier Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979 © Succession Picasso 2018

Imaginé par Cocteau, l'argument de Parade est très simple : devant un chapiteau, les artistes tentent de convaincre le public d'entrer pour assister à leur spectacle en donnant un aperçu de leurs numéros (la « parade »). Cocteau veut puiser la « force de vie » présente dans le cirque pour « féconder » un art théâtral jugé moribond. Ce projet ne pouvait mieux convenir à Picasso : particulièrement sensible à l'univers des saltimbanques, il s'identifie à Arlequin, « double mélancolique » très présent dans son œuvre. Sollicité par Cocteau, il accepte de participer, aux côtés de Massine et du compositeur Erik Satie. Il réalise un décor cubiste, qui contraste avec le néo-classicisme de son rideau de scène. Par ailleurs, Picasso modifie le ballet de façon notable. Il introduit les personnages des managers, dont les costumes sont pensés comme des sculptures cubistes, ainsi qu'un numéro de « cheval-jupon », sur le modèle de celui qu'il a observé au cirque Medrano. Ses costumes contribuent largement au scandale de la création de Parade, qui finit néanmoins par s'imposer.

Le Tricorne, 1919

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Le Tricorne : maquette du décor définitif (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Projet de costume pour le ballet Le Tricorne : un voisin (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Après la réussite de Parade, Diaghilev invite Picasso à participer à un second ballet, entièrement espagnol : El Sombrero de tres picos (Le Tricorne), adapté du roman picaresque de Pedro de Alarcón. Manuel de Falla compose la musique et Massine est de nouveau chargé de la chorégraphie, conseillé par Félix Fernandez, un danseur de flamenco. L'intrigue du ballet s'articule autour des personnages du meunier et de sa femme, convoitée par le gouverneur de la province. À la suite de nombreuses péripéties, le gouverneur est rossé, avant que la foule ne se lance dans une jota finale, danse traditionnelle espagnole. Picasso réalise des décors aux teintes douces, à la fois naturalistes et subtilement cubistes, sur lesquels ses costumes très colorés, d'inspiration populaire, se détachent vivement. Le Tricorne, qui lui rappelle ses racines andalouses, lui permet d'exprimer sa passion pour la corrida, qu'il fait infuser dans le ballet : il fait danser matador et picador au milieu des villageois, et représente sur le rideau de scène une arène, un jour de corrida.

Pulcinella, 1920

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Étude de décor pour le ballet Pulcinella [ca. 1920] Procédé Jacomet (gouache appliquée au pochoir sur impression phototypique) BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En avril 1917, les Ballets russes sont en tournée en Italie : la troupe se produit à Rome, avant de gagner Naples. Alors que Picasso travaille sur Parade, Diaghilev et Massine rassemblent des matériaux pour un nouveau ballet, inspiré de la commedia dell'arte. Adaptant une pièce du théâtre napolitain du xviiie siècle, Massine écrit l'argument de Pulcinella quelques mois plus tard. Diaghilev, de son côté, après avoir collecté des manuscrits attribués à Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736), propose à Igor Stravinsky de s'en servir pour composer une nouvelle musique de ballet. Picasso rejoint le projet en décembre 1919 et réalise une première série d'esquisses évoquant l'esthétique du Second Empire. Après plusieurs refus de Diaghilev, il opte pour une scène de rue nocturne : Naples est représentée selon les principes cubistes, avec vue sur le Vésuve. Les costumes qu'il conçoit empruntent à la fois aux costumes du XVIIIe siècle et aux traditions populaires napolitaines, qu'il a découvertes en 1917. Pulcinella est créé par les Ballets russes à l'Opéra de Paris le 15 mai 1920.

Mercure, 1924

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Scène de la confrontation entre Mercure (Léonide Massine)et Apollon (Boris Lissanevitch), Mercure [1927][Photographe non identifié], © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En 1924, Diaghilev et Cocteau montent Le Train bleu. Sollicité, Picasso accepte qu'un de ses tableaux soit reproduit pour servir de rideau de scène. Au même moment, le comte Étienne de Beaumont lance un projet concurrent. Pour ses « Soirées de Paris », il réunit une équipe composée de Satie, Massine et Picasso, auxquels il commande un ballet autour du dieu Mercure.
Picasso a carte blanche. S'éloignant du cubisme, il conçoit des « poses plastiques » d'allure surréaliste : les Trois Grâces apparaissent travesties ; certains personnages sont incarnés par des sculptures mobiles. L'artiste approfondit aussi une nouvelle technique, à base de lignes continues : ce style, dit « calligraphique » ou
« curvilinéaire », irriguera sa production dans les années suivantes.
Lors de la première de Mercure, le 15 juin 1924, un groupe de dadaïstes menés par André Breton et Louis Aragon déclenche une cabale visant Satie et Beaumont. Quelques jours plus tard, ils dressent toutefois dans la presse un portrait élogieux de Picasso : son dernier ballet majeur signe ainsi son entrée dans le surréalisme.

Icare, 1962

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Attilio Labis dans le rôle-titre d'Icare Palais Garnier, Paris, 1962 BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Roger Pic/ BnF © Succession Picasso 2018

En 1962, Serge Lifar est invité par l'Opéra de Paris à remonter son ballet Icare. L'argument qu'il a conçu s'inspire de la mythologie grecque : grâce aux ailes fabriquées par son père Dédale, Icare s'élance dans les airs ; mais grisé par le vol, il s'approche trop près du soleil, la cire de ses ailes fond et il tombe dans la mer. Créé en 1935, le ballet est un manifeste où la danse s'écrit indépendamment de la musique : outre la chorégraphie, Lifar est responsable des « rythmes » qui l'accompagnent, orchestrés par Arthur Honegger.
Pour cette reprise, l'ancien danseur conçoit lui-même de nouveaux costumes et propose à son ami Picasso, rencontré grâce aux Ballets russes dans les années 1920, de réaliser décor et rideau de scène. Depuis 1924, Picasso n'a plus travaillé pour le ballet, à l'exception d'un rideau pour Le Rendez-vous (1945) de Roland Petit, qui reprend une toile existante. L'artiste accepte pourtant d'imaginer ce nouveau décor : il fournit à Lifar une esquisse rappelant une autre « chute d'Icare », celle de la fresque qu'il a peinte en 1958 pour le siège de l'Unesco.


III. Représenter la danse

Au-delà de l'univers du ballet, Picasso a représenté un grand nombre de scènes de danses. Dès la fin des années 1890, des danseuses de cabaret apparaissent dans ses œuvres. L'artiste fréquente alors beaucoup music-halls et cafés-concerts : les danseuses de french cancan mais aussi les bals populaires qu'il dépeint, sont autant de témoins de sa vie de bohème, en prise avec le monde de la nuit et de la fête. Ces premières thématiques laissent ensuite la place à d'autres sujets, prétextes à l'introduction de nouvelles danses : danses orientales, danses mythologiques, danses traditionnelles espagnoles comme le flamenco, la jota ou encore la sardane, liée à la
« ronde de la paix »...
Réalisé entre 1904 et 1972, l'œuvre gravé de Picasso accompagne l'évolution de son rapport au mouvement dansé et permet de proposer un aperçu de la présence continue de la danse dans sa production, à travers quatre thématiques majeures.

Au cirque - Forains et saltimbanques

Picasso a toujours été fasciné par le monde circassien. À Paris, dès 1904, il est un habitué du cirque Medrano. Cette fréquentation assidue se ressent dans sa création : en 1905, les saltimbanques deviennent omniprésents dans ses œuvres. Suivant les traces de Toulouse-Lautrec, Picasso dessine ses premières « danseuses à cheval » ou « écuyères à panneau », du nom de la selle plate sur laquelle ces baladines se produisent. Au fil des années, il convoquera souvent cette figure, que l'on retrouve notamment sur le rideau de Parade.

Les danses mythologiques

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Faunes et chèvres, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Grand nu dansant, 1962 linogravure en couleurs, BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Centaure dansant, fond noir, octobre 1948 lithographie BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso Bacchanale avec une femme assise tenant un bébé, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

La mythologie gréco-latine a profondément nourri l'œuvre de Picasso. Si le minotaure, alter ego de l'artiste, domine les années 1930, ce sont les bacchantes et l'ensemble du cortège dionysiaque qui s'imposent à partir des années 1940. Les bacchantes sont ces femmes enivrées qui pratiquent une danse rituelle en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin et du théâtre. Picasso s'inspire des bacchanales du classicisme français pour représenter ce nouveau type féminin. En août 1944, dans l'euphorie de la Libération de Paris, il reproduit Le Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (1594-1665), qu'il réinterprète d'une manière cubiste : célébrant la joie de vivre retrouvée, cette peinture initie un nouveau départ dans son œuvre. À la faveur du retour à la paix et de séjours réguliers à Antibes, satyres, centaures, faunes et bacchantes s'affirment alors dans des compositions mêlant musique, danse et fête, dans lesquelles on voit parfois poindre l'influence du néo-classicisme de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

Danser la corrida

Dans la culture populaire espagnole, les affinités entre danse et tauromachie sont nombreuses : les paroles et les figures du flamenco font souvent référence à la corrida ; le paso doble évoque le tercio de muleta, combat final du matador contre le taureau. Réciproquement, un certain nombre de musiques de danse sont jouées tout au long de la corrida. Lorsque le matador choisit de poser lui-même les banderilles, il le fait au son d'une valse ou d'une jota issue du folklore espagnol, dansant et virevoltant devant le taureau pour provoquer sa charge. Puis, alors que l'orchestre interprète un paso doble, le matador exécute, avec une cape rouge, une série de passes parfois comparées à des mouvements de flamenco, avant l'estocade finale. Picasso a pleinement intégré le potentiel dansant de la corrida. Si les danseurs des Ballets russes incarnaient matador et picador dans Le Tricorne, ce sont ici les toréros qui se font danseurs. Les banderilleros sont suspendus dans des postures qui semblent chorégraphiées, tandis que chevaux et taureaux se figent au milieu de pas de deux brutaux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso
Tauromaquia : suerte de muleta
1957
Aquatine au sucre
BNF, Estampes et photographie

Le pouvoir érotique de la danse

Au cours des années 1960, la présence de l'érotisme dans les œuvres de Picasso s'intensifie considérablement. L'artiste revisite les sujets qui lui sont chers pour en proposer une nouvelle interprétation, fortement sexualisée. En particulier, il explicite beaucoup plus que par le passé le caractère sensuel voire luxurieux de la danse : bacchantes, circassiennes et danseuses orientales apparaissent nues, leurs attributs sexuels exacerbés. Plus encore, ses représentations mettent en scène avec insistance le pouvoir érotique de la danse. Les danseuses adoptent des poses lascives, attirant de façon magnétique le regard de spectateurs concupiscents, auxquels Picasso paraît une nouvelle fois s'identifier. Ces jeux de séduction fascinent diverses figures incarnant l'autorité ou le pouvoir, captives de ces visions érotiques, tel Hérode face à Salomé. Le public lui-même est renvoyé à sa posture de voyeur, à l'image de ce cavalier, échappé de l'univers de Rembrandt (1606-1669), qui surprend une bacchanale nocturne dans une composition de 1971.


IV. De la danse au geste dansé

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée national Picasso - Paris. MP819. © René Gabriel Ojéda / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Amateur de bals populaires et de fêtes mondaines, Picasso a dansé toute sa vie. Sur certains clichés, on le voit, amusé, tenter un levé de jambe maladroit en pleine rue, ou ébaucher un pas de danse en compagnie de Jacqueline Roque, sa dernière égérie. Pour autant, cette affinité avec le mouvement dansé peut-elle avoir influencé sa pratique artistique ?
La série de photographies réalisée par Gjon Mili pour le magazine Life en août 1949 apporte quelques éléments de réponse. À l'aide d'un crayon lumineux, Mili invite Picasso à exécuter des dessins immatériels. Constitué d'une ligne ininterrompue de lumière, chaque motif est fixé sur la pellicule grâce à une durée d'exposition très longue. Parfois, une succession de flashs permet de capturer différents états de la gestuelle de l'artiste : son corps apparaît tourné dans plusieurs directions à la fois, à la façon d'un tableau cubiste.
Cette technique du trait continu, Picasso l'a expérimentée dès la fin des années 1900 : la pointe du crayon se pose sur le papier et ne le quitte qu'une fois le dessin achevé. Entre 1917 et 1924, l'artiste s'en sert de nouveau, aboutissant au « style curvilinéaire » de Mercure. Mais la proposition de Mili implique une nouveauté de taille : cette fois, le tracé s'épanouit dans un espace à trois dimensions. Mouvements amples des bras, extension maximale, le corps de Picasso semble se projeter dans une sphère pour déployer une imagerie en volume. Son geste devient, en quelque sorte et pour un bref instant, un geste de danseur, immortalisé par l'œuvre photographique, comme une esquisse de notation chorégraphique.

https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/picasso-et-la-danse

Fête nationale de Guinée-Bissau
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
Fête nationale de Guinée-Bissau

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

08:00  
09:00  
10:00  
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12:00  
13:00  
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17:00 [17:00-22:00] Vernissage de Barbara Portailler "Ce qu'il reste de dimanches"
Location:
L'OpenBach
6-8, rue Jean-Sébastien Bach
75013 Paris
M° Nationale, Olympiades
France
Mail : contact.labolic@gmail.com
Internet Site : labolic.tumblr.com
Description:
Exposition du 10 au 16 septembre 2018
Horaires d'ouverture : du lundi 10 au dimanche 16 septembre de 14h à 19h et sur rendez-vous
Vernissage : mercredi 12 septembre de 17h à 22h

"L'OpenBach, espace éphémère de création et de production pluridisciplinaire situé dans le 13e arrondissement de Paris, accueillera la prochaine exposition personnelle de Barbara TAB Portailler : "Ce qu'il reste de dimanches", du 10 au 16 septembre 2018.

Barbara Portailler est artiste plasticienne chercheure. En résidence permanente au 6b, lieu de création et diffusion à Saint-Denis, elle enseigne la photographie argentique et l'écriture à l'Ecole d'art de la Sorbonne.

L'exposition "Ce qu'il reste de dimanches" est la suite d'un cycle de résidences croisées entre Barbara Portailler et des artistes du 6b à l'OpenBach, et des artistes de l'OpenBach au 6b. Une première exposition des résultats de ces résidences a eu lieu au mois de juin au 6b : "Cycles croisés", sous le commissariat de Marie Constance Mendes.

Le travail de Barbara Portailler convoque différents médiums dont le point de départ est la photographie, qui l'a ainsi menée jusqu'à l'installation participative, la récupération d'objets, la performance et la vidéo.
Ses recherches et œuvres portent sur toute forme de trace, ce qui l'amène à étudier nos relations au réel : le temps, la mémoire, l'être ici ou la circulation des transmissions.
"Ce qu'il reste de dimanches" est une série de photographies débutée en 2010 et en perpétuelle évolution, qui, exposée pour la première fois, permettra de montrer la genèse du travail de l'artiste.

"Ce qu'il reste de dimanches" est une série au fil de l'eau, qui retient et étire le temps. Elle évoque ces moments de bonheur surgissant uniquement le dimanche, et que l'on aimerait voir rejaillir toute la semaine, comme ce fût le cas de l'artiste anciennement tenue à des horaires de bureau. La photographie va ainsi capter ces moments, pour tenter de les reproduire dans le temps. A travers ces photos sans visages, où le cadrage joue un rôle primordial, chacun peut s'identifier à des situations vécues.
Cette série exprime également une pensée écologique. Elle pose la question de ce dont on a vraiment besoin, de la consommation et des déchets que cela engendre, et de savoir finalement ce qui fait que l'on veut retenir ces moments.

A la manière de la photographe japonaise Rinko Kawauchi, Barbara Portailler sublime le quotidien et fait ressortir la poésie de détails ou objets ordinaires.
Le mouvement d'un cours d'eau, une lumière douce, ou les restes d'un dimanche en famille sont autant d'occasions pour Barbara Portailler de jouer sur les tonalités de couleurs, couleurs douces et laiteuses, afin de révéler la beauté et la sérénité de ces moments de la vie de tous les jours.

Chaque empreinte recadrée est une façon de polir le quotidien, à la façon du senren, ce raffinement japonais obtenue au terme d'un long "polissage" des choses. La dualité de cette série photographique représente de manière cyclique le passage du temps, et l'empreinte laissée par ces précieux moments. »
- Valentine Fried

http://www.tabimagines.com
https://www.instagram.com/barbara_tab_portailler

Vernissage de Barbara Portailler "Ce qu'il reste de dimanches"


[18:00-20:30] Vernissage de l'exposition "Laure Albin Guillot"
Location:
Nogent-sur-Marne
Nogent-sur-Marne
94130 Nogent-sur-Marne
M° RER A Nogent-sur-Marne, RER E Nogent - Le Perreux
France
Internet Site : ville-nogentsurmarne.com
Description:
Maison Nationale des Artistes
14, rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne
Tél. : 01 48 71 28 08
contact@mna.fnagp.fr
http://mna.fnagp.fr

Exposition du 13 septembre au 25 novembre 2018
Ouvert au public, tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h
Entrée libre

Save the date !
Mercredi 12 septembre
Des navettes sont mises en place depuis Paris Place de la Nation pour les visites de presse et vernissages conjoints avec l'exposition graphisme Ce n'est pas la taille qui compte à la Maison d'Art Bernard Anthonioz.
Visite de presse à 15h - départ en navette à 14h30 depuis la Place de la Nation
Vernissage de 18h à 20h30 - départ en navette à 18h depuis la Place de la Nation

Commissaire : Delphine Desveaux, directrice des Collections Roger-Viollet à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Dans la continuité de leur partenariat de plus de dix ans, le Jeu de Paume et la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques (FNAGP) présentent, du 13 septembre au 25 novembre 2018 à la Maison Nationale des Artistes (MNA) à Nogent-sur-Marne, une exposition de Laure Albin Guillot, figure majeure de la photographie française des années 1920-1940. L'exposition réunit une quarantaine de reproductions issues des Collections Roger-Viollet, sous le commissariat de Delphine Desveaux, directrice des Collections Roger-Viollet à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

Cette exposition a été coproduite par le Jeu de Paume et la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques et organisée avec le soutien de la Ville de Paris.

Vernissage de l'exposition "Laure Albin Guillot"
Laure Albin Guillot
Madame Sciama
Paris, vers 1940
© Laure Albin Guillot / Collections Roger-Viollet

[18:30-21:00] Vernissage d'Anne Kuhn
Location:
Galerie 55Bellechasse
55, rue de Bellechasse
75007 Paris
M° Solférino, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 75 57 39 39
Mobile : +33 (0)6 98 22 15 15
Mail : Info@55bellechasse.com
Internet Site : www.55bellechasse.com
Description:
Vernissage d'Anne Kuhn

10 au 22 septembre 2018
Vernissage mercredi 12 septembre à 18h30

La galerie 55Bellechasse présente quatre séries de photographies à travers lesquelles l'artiste questionne la féminité mise sous le boisseau, les libertés bafouées ou la condition de la femme par le prisme de sa propre histoire. Une prise de parole esthétique à propos de la révolte et de la conquête de tout affranchissement.

Après avoir travaillé avec Merce Cunningham et un parcours de danseuse professionnelle, la photo s'est imposée début 2000. Tout d'abord portraitiste sous contrat avec Gamma, elle a également travaillé comme photographe de plateau où son univers a pris forme et pour lequel elle puise son inspiration dans la construction baroque et l'éclairage contrasté propres au XVIIè siècle.

Une rencontre sera décisive dans ce qui deviendra désormais sa forme d'expression : Prenez soin de vous de Sophie Calle lui révèle la possibilité de raconter une histoire personnelle à un public anonyme. Dès lors, les sujets lui apparaissent clairement inspirés par ce qu'elle vit ou par ce qu'elle éprouve, poussée par une recherche permanente de justesse et d'équilibre.

Vernissage d'Anne Kuhn
Anne Kuhn, Lolita, Edition 2/8, 70 X 97.5 cm

Vernissage d'Anne Kuhn

[18:30-20:30] Vernissage de Colin Snapp "TC00565718"
Location:
Galerie Allen
59, rue de Dunkerque
75009 Paris
M° Barbès - Rochechouart, Gare du Nord, Poissonnière
France
Phone : +33 (0)1 45 26 92 33
Mail : galerieallen@galerieallen.com
Internet Site : www.galerieallen.com
Description:
13 September - 20 October 2018
Mercredi - samedi 14h - 19h ou sur rendez-vous
Vernissage Mercredi 12 septembre 2018 18h30 - 20h30

La Galerie Allen est heureuse de présenter le troisième exposition personnelle de l'artiste Colin Snapp a la galerie. Né en 1982 à Lopez Island, WA, USA, il vit et travaille actuellement à Los Angeles.

Aucun paysage ne peut à lui seul exprimer l'Amérique, il n'existe qu'une multitude de paysages américains correspondant chacun à une tentative différente de le recueillir. Il y a d'infinies manières d'aborder ce décor, autant que de personnes essayant de le capturer. La façon dont nous nous approchons d'une image correspond à un moment précis, et Colin Snapp nous permet de comprendre que c'est un nouveau mode d'existence de ce paysage qui se crée à chaque fois qu'il est abordé.

Chacune de ces reproductions est aussi réelle que la suivante, et le paysage en lui-même n'est pas plus véridique qu'une de ses productions.
En suivant cette logique, une chose peut exister de plusieurs manières à la fois, et si nos sens passent par des intermédiaires cela ne constitue pas pour autant une falsification de la réalité.

Fasciné par le tourisme et la manière dont nous préservons le souvenir du temps passé dans la nature, Snapp élabore un empilement complexe dont les couches sont issues de l'expérience médiatisée des Parcs naturels américains. Intitulée TC Studies, la récente série de photographies de Snapp cristallise la nature éphémère d'un moment, et la date de prise de vue incrustée sur le bord de l'image ne fait que renforcer la sensation que ce moment fugace s'est déjà enfui. Ces représentations de la végétation sauvage ne nous parviennent que de manière indirecte, en passant par différents états, puisque la photo est transformée en flux vidéo avant d'être photographiée à nouveau. Aggrandie à une échelle monumentale, le tirage couleur final révèle de façon déconcertante la nature sculpturale du réseau de lignes intriquées striant la surface lisse de l'écran à cristaux liquides d'un caméscope, chacun de ces prismes renfermant un portrait de la nature.

La chose originelle est à présent si éloignée du simulacre obtenu que cela pose la question de sa validité même, de la nature de sa proximité avec le réel. En reconnaissant que la majorité de nos expériences est aujourd'hui fondée sur des représentations affichées sur des écrans, l'exposition de Colin Snapp mesure cet écart dans sa relation avec la vérité et le temps. Baudrillard paraphrasant l'Ecclesiaste écrivait que « le simulacre n'est jamais ce qui cache la vérité - c'est la vérité qui cache qu'il n'y en a pas » et il ajoutait pour conclure « le simulacre est vrai.»

Ainsi les TC Studies de Colin Snapp participent à la compréhension d'une existence partagée. Nous prenons conscience des nombreux points d'entrée et de sortie d'un même sujet à travers sa manière de jouer avec le temps, les échelles et l'acte de médiation dans ces travaux photographiques. Chaque niveau de médiation n'augmente pas la distance qui séparerait de la vérité, mais renforce plutôt l'idée de multiples représentations possibles de la vérité.

- Joseph Allen Shea, 2018
Traduit de l'anglais par Noam Assayag


Colin Snapp (né à Lopez Island WA, USA en 1982, vit et travaille à New York et Los Angeles, USA). Le travail de Colin Snapp a fait l'objet d'expositions personnelles et collectives dont Hauser and Wirth, New York, USA ; Alexander Levy Gallery, Berlin, Allemagne ; The Journal Gallery, New York, USA ; Unosunove Galleria, Rome, Italie ; COMA Gallery, Sydney, Australie ; To_____Bridges_____, New York, USA ; 356 Mission, Los Angeles, USA ; Ibid Projects, Londres, Angleterre ; Tabacka Cultural Center, Kosice, Slovaquie ; Whitney Museum of American Art, New York, USA ; Proyectos Ultravioleta, Guatemala City, Guatemala.


Avec le soutien de
MOCT - International Contemporary Art Show & Experiences

Vernissage de Colin Snapp "TC00565718"
Colin Snapp
TC00565718, 2018
c-print
177 x 115.5 cm
commissioned by MOCT - International Contemporary Art Show & Experiences
courtesy the artist and Galerie Allen, Paris



[19:00-21:00] Lancement du Festival JERK OFF - vernissage de l'exposition "TO MICHAEL"
Location:
DOC!
26, rue du Docteur Potain
75019 Paris
M° Télégraphe, Pré-Saint-Gervais
France
Mail : contact@doc.work
Internet Site : doc.work
Description:
JERK OFF propose un panorama d'écritures alternatives aux codes hétéro-normés dominants, qu'elles soient chorégraphiques, théâtrales, performatives ou dans le champ des arts visuels.

La 11ème édition du festival JERK OFF aura lieu du 12 au 22 septembre au Carreau du Temple, à FGO-Barbara, à Point Ephémère et au DOC.

JERK OFF est un festival pluridisciplinaire.
Les artistes programmés à JERK OFF ont des références, des propositions et des imaginaires qui ne sont pas ceux de la norme hétérosexuelle dominante. Il s'agit pour JERK OFF de proposer d'autres visions, d'autres corps, d'autres identités, de donner la priorité aux corps queers. Ainsi, le festival JERK OFF fait de la représentation et de la visibilité des minorités sexuelles dans le champ de la culture son principal enjeu.
Pour sa nouvelle édition, JERK OFF réaffirme sa mission de festival dédié à la jeune création et dont l'ADN est la multiplicité des sexualités et des représentations. Avec une proposition de dix spectacles, de deux expositions et d'un film, JERK OFF demeure le festival des diversités : des formes et des formats, des corps et des orientations sexuelles, plaçant ainsi les corps queers sur le plateau afin de renouveler les imaginaires et d'offrir au public d'autres représentations que les représentations classiques et dominantes.

12 - 16.09 - exposition
TO MICHAEL - SASHA PEVAK @ DOC
Hommage sentimental à un homme russe, Michael, qui au fil des échanges avec les artistes, se transforme en un récit universel autour de l'amour, de la conviction et du dévouement.

12.09 à 19h00 Vernissage exposition
13.09 à 19h30 Soirée de projections
15.09 à 14h00 There Are No Homosexuals in... Journée de rencontres, débats et prévention VIH

14.09 @ Le Carreau du Temple
19h30 - danse / performance
SELF MADE MAN - NINA SANTES
« Pour ce solo, j'ai rêvé d'être un homme. De faire quelque chose de mes mains. (Me) construire. Échafauder sous vos yeux un corps, un lieu, des utopies. » Nina Santes

21h00 - performance
LE CORPS DU ROI - MATTHIEU HOCQUEMILLER
Dans ce dialogue amical, sorte de goûter entre ami(e)s, elle et il s'amusent à déjouer la violence normative et ses représentations.

// billetterie soirée - http://www.digitick.com/jour-1-jerk-off-festival-auditorium-carreau-du-temple-paris-14-septembre-2018-css5-carreaudutemple-pg101-ri5631495.html

15.09 @ Le Carreau du Temple
19h30 - film
OBSCURO BARROCO - EVANGELIA KRANIOTI
Tourné à Rio, le FIlm retrace l'itinéraire onirique, sur fond de carnaval, de deux protagonistes : un clown introverti et une femme trans flamboyante.

20h30 - Rencontre avec l'association Acceptess Transgenres à l'issue de la projection.

21h30 - théâtre
HOLES & HILLS - JULIA PERAZZINI
Julia Perazzini, à partir d'un assemblage d'interviews, propose une exploration de ce qui anime les corps, pour descendre dans les entrailles de l'incarnation

// billetterie soirée - http://www.digitick.com/jour-2-jerk-off-festival-auditorium-carreau-du-temple-paris-15-septembre-2018-css5-carreaudutemple-pg101-ri5631529.html

16.09 @ Le Carreau du Temple
17h00 - théâtre
LA VIE PRIVÉE - OLIVIER STEINER & EMMANUEL LAGARRIGUE
« Il est question de mort, d'agonie, de sexe, de domination et de soumission. Vider, remplir. Il est surtout question d'abandon. » Olivier Steiner
// billetterie spectacle - http://www.digitick.com/jour-3-jerk-off-la-vie-privee-festival-studio-de-flore-paris-16-septembre-2018-css5-carreaudutemple-pg101-ri5631535.html

18h30 - théâtre
LA NUIT MANQUANTE III - HÉLÈNE ROCHETEAU
La puissance du collectif, la libération des peurs qui nous isolent et qui alimentent les rapports de force et de domination de nos sociétés contemporaines.
// billetterie spectacle - http://www.digitick.com/jour-3-jerk-off-la-nuit-manquante-iii-festival-auditorium-carreau-du-temple-paris-16-septembre-2018-css5-carreaudutemple-pg101-ri5631631.html

18.09 @ FGO-Barbara
20h00 - comédie musicale
THE SAGA OF LORRAINE STARR AND DESERT STORM - MARIANA TENGNER BARROS & MARK TOMPKINS
Une comédie musicale déjantée qui met en scène deux sœurs vieillissantes, anciennes stars du burlesque et du music-hall qui décident de remonter sur les planches.
// billetterie spectacle - http://www.fgo-barbara.fr/programmation/agenda/resurrection-dans-le-cadre-du-festival-jerk-off-876


19 - 22.09 - exposition
GERONTOPHILIA STATEMENT - AZAD ASIFOVICH & JERÔME NIVET-CARZON @ Point Éphémère

L'exposition aborde la thématique de l'attirance sexuelle envers les personnes âgées à travers le regard d'artistes contemporains et de chercheurs.

19.09 à 19h00 - Vernissage exposition
19.09 à 19h00 - Rencontre avec l'association des seniors LGBT Grey Pride

20.09 @ Point Éphémère
20h00 - danse
I CAME HERE TO TALK - MATTHIEU NIETO
Jouant des formats et des styles, le danseur convoque l'histoire et les penseurs du post-colonialisme mais aussi le voguing ou le R&B qui lui ont permis de forger son identité.
// billetterie spectacle - http://www.digitick.com/jerk-off-11-matthieu-nieto-i-came-here-to-talk-spectacle-point-ephemere-paris-20-septembre-2018-css5-pointfmr-pg101-ri5672655.html

21.09 @ Point Éphémère
20h00 - performance
BLOUSE BLEUE - TAREK LAKHRISSI
Cette performance est une traversée des thèmes de la fuite, de la désidentifIcation, d'internet, de l'amour et des identités raciales/queers.
// billetterie spectacle - http://www.digitick.com/jerk-off-11-tarek-lakhrissi-lettre-a-sumaya-spectacle-point-ephemere-paris-21-septembre-2018-css5-pointfmr-pg101-ri5672659.html

22.09 @ Point Éphémère
20h00 - performances
SOIREE DE CLÔTURE
En écho avec le projet Amour, une soirée de performances et de projections autour de l'exposition to Michael.
// billetterie spectacle - http://www.digitick.com/jerk-off-11-soiree-de-performances-to-michael-spectacle-point-ephemere-paris-22-septembre-2018-css5-pointfmr-pg101-ri5672661.html

Aux entrées des spectacles durant toute la durée du festival - performance
MON CORTÈGE DE CULPABILITÉ, « À PARTIR DE MAINTENANT JE CRÉE LE HUMUS DE MON TOMBEAU » - VALÉRIE THOMAS
Un ready-made sur-vivante dans tous les hors-lieux du festival. Prenez-le comme une surprise, un inattendu esthétique que l'artiste elle-même n'attend plus.

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Ce n'est pas la taille qui compte"
Location:
Maison d'Art Bernard Anthonioz
Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques
16, rue Charles VII
94130 Nogent-sur Marne
M° RER A Nogent-sur Marne
France
Phone : +33 (0)1 48 71 90 07
Fax : +33 (0)1 48 71 84 67
Mail : contact@maba.fnagp.fr
Internet Site : maba.fnagp.fr
Description:
Rendez-vous le 12 septembre pour le vernissage de notre nouvelle saison graphique.

Exposition "Ce n'est pas la taille qui compte"

commissaires : François Havegeer, Sacha Léopold et Quentin Schmerber
Scénographie : Pernelle Poyet

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Images, témoignages, récits"
Location:
Centre Culturel de Serbie
123, rue Saint-Martin
75004 Paris
M° Châtelet, Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 42 72 50 50
Fax : +33 (0)1 42 72 52 80
Mail : info@ccserbie.com
Internet Site : www.ccserbie.com
Description:
Du 12 septembre au 1er décembre 2018 - "Images, témoignages, récits"
Vernissage le 12 septembre à 19h00

Mosaïque interactive de la Grande Guerre (1918-2018)
Auteur Dušan Jovović
Le mur du Centre culturel de Serbie sera transformé en une mosaïque de photographies de la Grande Guerre. Chacune portera des enregistrements de documents (environ 1000 photos, affiches, films, lettres etc.). L'exposition utilisera le processus de la digitalisation et le design interactif digital.

Frères d'armes - Les Serbes et les Français
Musée de la ville de Leskovac
Les « Moravci » étaient les soldats appartenant à la division moravienne de l'armée serbe, qui recruta dans ses régiments la population du sud-ouest de la Serbie. Le tourbillon de la guerre les emporta loin de leur foyer pour finalement les mener jusqu'à la mer ouverte, cherchant secours à Corfou, en Afrique du nord... A travers les souvenirs et les histoires de soldats ordinaires français et serbes, d'une manière vivante et fidèle, l'exposition présentera un autre aspect de la Grande Guerre - la vie quotidienne des soldats, inscrite dans les annales de guerre avec des notes, des échanges de lettres, des photographies.

Expositions ouvertes du mardi au samedi, de 11h30 à 19h30
Expositions présentées dans le cadre de la Semaine des cultures étrangères, organisée par le FICEP - Forum des Instituts Culturels Étrangers à Paris

Vernissage de l'exposition "Frères d'armes - Les Serbes et les Français"

[19:00-22:00] Vernissage de l'exposition "La Singerie : Les Origines"
Location:
Fat.
8, rue de Beauce
75003 Paris
M° Temple, Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 83 87 99 14
Mail : contact@fat.paris
Internet Site : www.fat.paris
Description:
LA SINGERIE a le plaisir de vous inviter à son exposition au Fat. Paris. Vous y trouverez les oeuvres phares de l'artiste Dylan Long Cho entre peintures, animations, et goodies marquant les origines et les influences de la création du personnage.

EXPOSITION DU 12/09/18 au 12/10/18.

VERNISSAGE :
Mercredi 12 Septembre
19H-00H

Vernissage de l'exposition "La Singerie : Les Origines"

[19:00-21:00] Vernissage du duo EvazéSir "Itinéraire d'une révolution ordinaire"
Location:
Artistik Rezo Gallery
14, rue Alexandre Dumas
75011 Paris
M° Rue des Boulets
France
Phone : +33 (0)1 77 12 54 55
Mail : contact@galerieartistikrezo.com
Internet Site : www.galerieartistikrezo.com
Description:
Itinéraire d'une révolution ordinaire

Exposition du 13 septembre au 6 octobre 2018
Du lundi au vendredi de 11h à 19h et le samedi de 13h à 18h

Vernissage Artistik Rezo le mercredi 12 septembre
Preview collectionneurs de 17h à 19h
Vernissage public de 19h à 21h

Vernissage Joël Knafo le vendredi 14 septembre

La galerie Artistik Rezo est ravie d'accueillir, en collaboration avec la galerie Joël Knafo, le duo d'artistes EvazéSir pour leur premier solo show.

En s'appropriant l'espace de la galerie, les artistes nous entraînent dans l'intimité d'un foyer familial. L'atmosphère est chaleureuse, les objets du quotidien savamment choisis et disposés.
Le duo EvazéSir développe deux propositions artistiques, prenant la forme
d'une installation dans la galerie Artistik Rezo et d'une exposition
d'œuvres originales dans les Galeries Joël Knafo Art.

L'exposition "Itinéraire d'une révolution ordinaire" est aussi un
parcours urbain à découvrir le long de la ligne 2 du métro.

Vernissage du duo EvazéSir "Itinéraire d'une révolution ordinaire"

18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
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