Friday, September 14, 2018
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14
September 2018
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  Exposition "Picasso et la danse"
Location:
Palais Garnier
Opéra national de Paris / Opéra Garnier
place de l'Opéra
8, rue Scribe
75009 Paris
M° Opéra, RER A Auber
France
Internet Site : www.operadeparis.fr
Description:
Bibliothèque-musée de l'Opéra, Palais Garnier
Entrée à l'angle des rues Scribe et Auber, Paris 9e

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"

Du 19 juin au 16 septembre 2018
Tous les jours 10h > 17h

Tarifs de visite
Plein tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €
Entrée gratuite pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, demandeurs d'emploi.

Commissariat
Bérenger Hainaut, conservateur au département de la Musique, BnF
Inès Piovesan, chef du Service des éditions, Opéra national de Paris

Catalogue
Picasso et la danse
Sous la direction de Bérenger Hainaut et Inès Piovesan BnF Éditions
22 x 27 cm, 192 pages, 100 illustrations environ, 39 €

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso et Jacqueline Rogue dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
David Douglas Duncan
Pablo Picasso dansant devant Les Baigneurs à la Garoupe
Juillet 1957
Photographie (reproduction)
Musée national Picasso-Paris DunDav120
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Pablo Picasso (1881-1973) est certainement l'un des artistes les plus complets du xxe siècle : à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, il n'a cessé d'approfondir toutes les techniques, explorant les champs et les modes d'expression les plus divers. À partir des années 1910, il découvre le monde du spectacle et travaille à la création de décors et costumes qui marqueront l'histoire du ballet. Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920), Mercure (1924) constituent autant de repères majeurs pour cet art. L'héritage de Picasso reste d'ailleurs vivace au sein du répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris, témoignant de l'importance de la place qu'il occupe dans le paysage chorégraphique.
Mais il faut dépasser le cadre du ballet pour découvrir que l'intérêt de Picasso pour la danse s'est en réalité exprimé dès ses plus jeunes années. Des danseuses de cirque des années 1900 aux danses érotiques du dernier Picasso, en passant par les scènes de bacchanales des années 1940 à 1960, tout a semblé prétexte à représenter des corps en mouvement. La dynamique du mouvement dansé a ainsi traversé toute l'œuvre du maître, allant parfois jusqu'à alimenter son geste artistique.
L'exposition organisée par la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris explore les différentes facettes du rapport de Picasso à la danse, entre vie de troupe et recherches créatrices, entre beaux-arts et spectacle vivant.


I. La troupe des Ballets russes

En mars 1915, Jean Cocteau cherche à rencontrer Picasso. Le jeune écrivain, qui côtoie les Ballets russes depuis 1909, souhaite marquer les esprits et s'imposer en tant que créateur auprès de Serge Diaghilev, le directeur de la compagnie. Il imagine donc de rallier le chef de file du mouvement cubiste et de le convaincre de participer à un de ses projets scéniques : Parade. Au début de l'été, le compositeur Edgar Varèse accepte de présenter Cocteau à Picasso : cette première rencontre signe le début de la collaboration de l'artiste avec les Ballets russes.
De 1917 à 1925, Picasso partage régulièrement la vie de la troupe, à l'occasion de résidences de travail ou de tournées, en France et à l'étranger. Il incarne une forme de renouveau au sein des Ballets russes, aux côtés de Cocteau mais aussi de Léonide Massine, alors principal chorégraphe. Au fil de ces années de collaboration, Picasso noue de nombreuses amitiés, dont témoignent portraits et caricatures, ainsi qu'une abondante correspondance. Sa forte implication dans l'univers mondain du ballet s'explique aussi par sa rencontre avec Olga Khokhlova : danseuse pour Diaghilev depuis 1911, elle entame une liaison avec Picasso en 1917, avant de l'épouser le 12 juillet 1918. Jusqu'en 1924, elle sera omniprésente dans ses œuvres.
Dans ce contexte, le ballet devient une thématique à part entière : Picasso réalise de nombreuses études de mouvements dansés et multiplie les dessins de danseurs, de ballerines et de pas de deux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Danseuse ayant servi de frontispice pour le livre de Boris Kochno, Le Ballet, mars 1954 lithographie en couleur BnF, Estampes et photographie

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Deux danseurs (1925) reproduction issue de l'ouvrage Pablo Picasso, Grâce et mouvement Zürich, Louis Grosclaude, 1943 BnF, Réserve des livres rares © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Trois danseuses, [1919-1920] Crayon graphite sur trois feuilles de papier raboutées Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979
© Sylvie Chan-Liat / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018


II. Travailler pour le ballet

Picasso a contribué à dix productions de ballets, dont six pour les Ballets russes. Son implication se limite parfois à un simple rideau de scène, ou à des indications pour le faire réaliser : c'est le cas par exemple pour Le Train bleu (1924) ou Le Rendez-vous (1945). Entre 1917 et 1924, il s'investit toutefois très activement dans quatre productions majeures : Parade (1917), Le Tricorne (1919), Pulcinella (1920) et Mercure (1924), ballets pour lesquels il conçoit décors, costumes et rideaux de scène.
Ces réalisations coïncident avec une prise de distance vis-à-vis de la technique cubiste. Après une dizaine d'années de recherches systématiques, qui l'ont mené du proto-cubisme des Demoiselles d'Avignon (1907) au cubisme synthétique, il commence à explorer de nouvelles directions. Des dessins naturalistes font leur réapparition dès 1915. Dans Parade cohabitent éléments néo-classiques et éléments cubistes, que Picasso n'abandonne pas pour autant : il les distille au fil des productions, par petites touches, avant de leur substituer une première forme de surréalisme dans Mercure. Le ballet accompagne ainsi les mutations successives de l'artiste.
À partir des années 1970, certains de ces ballets ont été reconstitués par l'Opéra de Paris. Après Parade, recréé en 1979 à l'occasion d'un hommage à Erik Satie, ce sont Le Tricorne, Le Train bleu et Le Rendez-vous qui intègrent simultanément le répertoire de l'Opéra en 1992. En comptant aussi Icare, dans une nouvelle production créée au Palais Garnier en 1962, cinq des ballets de Picasso sont actuellement au répertoire de l'institution.

Parade, 1917

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Projet pour le rideau de scène du ballet Parade, [1916-1917] Crayon graphite et aquarelle sur papier Musée national Picasso-Paris Dation Pablo Picasso, 1979 © Succession Picasso 2018

Imaginé par Cocteau, l'argument de Parade est très simple : devant un chapiteau, les artistes tentent de convaincre le public d'entrer pour assister à leur spectacle en donnant un aperçu de leurs numéros (la « parade »). Cocteau veut puiser la « force de vie » présente dans le cirque pour « féconder » un art théâtral jugé moribond. Ce projet ne pouvait mieux convenir à Picasso : particulièrement sensible à l'univers des saltimbanques, il s'identifie à Arlequin, « double mélancolique » très présent dans son œuvre. Sollicité par Cocteau, il accepte de participer, aux côtés de Massine et du compositeur Erik Satie. Il réalise un décor cubiste, qui contraste avec le néo-classicisme de son rideau de scène. Par ailleurs, Picasso modifie le ballet de façon notable. Il introduit les personnages des managers, dont les costumes sont pensés comme des sculptures cubistes, ainsi qu'un numéro de « cheval-jupon », sur le modèle de celui qu'il a observé au cirque Medrano. Ses costumes contribuent largement au scandale de la création de Parade, qui finit néanmoins par s'imposer.

Le Tricorne, 1919

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Le Tricorne : maquette du décor définitif (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Projet de costume pour le ballet Le Tricorne : un voisin (1919) planche issue du portf. : Trente-deux reproductions de maquettes en couleurs d'après les originaux des costumes et décors par Picasso pour le ballet Le Tricorne Paris, P. Rosenberg © Succession Picasso 2018

Après la réussite de Parade, Diaghilev invite Picasso à participer à un second ballet, entièrement espagnol : El Sombrero de tres picos (Le Tricorne), adapté du roman picaresque de Pedro de Alarcón. Manuel de Falla compose la musique et Massine est de nouveau chargé de la chorégraphie, conseillé par Félix Fernandez, un danseur de flamenco. L'intrigue du ballet s'articule autour des personnages du meunier et de sa femme, convoitée par le gouverneur de la province. À la suite de nombreuses péripéties, le gouverneur est rossé, avant que la foule ne se lance dans une jota finale, danse traditionnelle espagnole. Picasso réalise des décors aux teintes douces, à la fois naturalistes et subtilement cubistes, sur lesquels ses costumes très colorés, d'inspiration populaire, se détachent vivement. Le Tricorne, qui lui rappelle ses racines andalouses, lui permet d'exprimer sa passion pour la corrida, qu'il fait infuser dans le ballet : il fait danser matador et picador au milieu des villageois, et représente sur le rideau de scène une arène, un jour de corrida.

Pulcinella, 1920

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso (d'après), Étude de décor pour le ballet Pulcinella [ca. 1920] Procédé Jacomet (gouache appliquée au pochoir sur impression phototypique) BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En avril 1917, les Ballets russes sont en tournée en Italie : la troupe se produit à Rome, avant de gagner Naples. Alors que Picasso travaille sur Parade, Diaghilev et Massine rassemblent des matériaux pour un nouveau ballet, inspiré de la commedia dell'arte. Adaptant une pièce du théâtre napolitain du xviiie siècle, Massine écrit l'argument de Pulcinella quelques mois plus tard. Diaghilev, de son côté, après avoir collecté des manuscrits attribués à Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736), propose à Igor Stravinsky de s'en servir pour composer une nouvelle musique de ballet. Picasso rejoint le projet en décembre 1919 et réalise une première série d'esquisses évoquant l'esthétique du Second Empire. Après plusieurs refus de Diaghilev, il opte pour une scène de rue nocturne : Naples est représentée selon les principes cubistes, avec vue sur le Vésuve. Les costumes qu'il conçoit empruntent à la fois aux costumes du XVIIIe siècle et aux traditions populaires napolitaines, qu'il a découvertes en 1917. Pulcinella est créé par les Ballets russes à l'Opéra de Paris le 15 mai 1920.

Mercure, 1924

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Scène de la confrontation entre Mercure (Léonide Massine)et Apollon (Boris Lissanevitch), Mercure [1927][Photographe non identifié], © BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Succession Picasso 2018

En 1924, Diaghilev et Cocteau montent Le Train bleu. Sollicité, Picasso accepte qu'un de ses tableaux soit reproduit pour servir de rideau de scène. Au même moment, le comte Étienne de Beaumont lance un projet concurrent. Pour ses « Soirées de Paris », il réunit une équipe composée de Satie, Massine et Picasso, auxquels il commande un ballet autour du dieu Mercure.
Picasso a carte blanche. S'éloignant du cubisme, il conçoit des « poses plastiques » d'allure surréaliste : les Trois Grâces apparaissent travesties ; certains personnages sont incarnés par des sculptures mobiles. L'artiste approfondit aussi une nouvelle technique, à base de lignes continues : ce style, dit « calligraphique » ou
« curvilinéaire », irriguera sa production dans les années suivantes.
Lors de la première de Mercure, le 15 juin 1924, un groupe de dadaïstes menés par André Breton et Louis Aragon déclenche une cabale visant Satie et Beaumont. Quelques jours plus tard, ils dressent toutefois dans la presse un portrait élogieux de Picasso : son dernier ballet majeur signe ainsi son entrée dans le surréalisme.

Icare, 1962

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Attilio Labis dans le rôle-titre d'Icare Palais Garnier, Paris, 1962 BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra © Roger Pic/ BnF © Succession Picasso 2018

En 1962, Serge Lifar est invité par l'Opéra de Paris à remonter son ballet Icare. L'argument qu'il a conçu s'inspire de la mythologie grecque : grâce aux ailes fabriquées par son père Dédale, Icare s'élance dans les airs ; mais grisé par le vol, il s'approche trop près du soleil, la cire de ses ailes fond et il tombe dans la mer. Créé en 1935, le ballet est un manifeste où la danse s'écrit indépendamment de la musique : outre la chorégraphie, Lifar est responsable des « rythmes » qui l'accompagnent, orchestrés par Arthur Honegger.
Pour cette reprise, l'ancien danseur conçoit lui-même de nouveaux costumes et propose à son ami Picasso, rencontré grâce aux Ballets russes dans les années 1920, de réaliser décor et rideau de scène. Depuis 1924, Picasso n'a plus travaillé pour le ballet, à l'exception d'un rideau pour Le Rendez-vous (1945) de Roland Petit, qui reprend une toile existante. L'artiste accepte pourtant d'imaginer ce nouveau décor : il fournit à Lifar une esquisse rappelant une autre « chute d'Icare », celle de la fresque qu'il a peinte en 1958 pour le siège de l'Unesco.


III. Représenter la danse

Au-delà de l'univers du ballet, Picasso a représenté un grand nombre de scènes de danses. Dès la fin des années 1890, des danseuses de cabaret apparaissent dans ses œuvres. L'artiste fréquente alors beaucoup music-halls et cafés-concerts : les danseuses de french cancan mais aussi les bals populaires qu'il dépeint, sont autant de témoins de sa vie de bohème, en prise avec le monde de la nuit et de la fête. Ces premières thématiques laissent ensuite la place à d'autres sujets, prétextes à l'introduction de nouvelles danses : danses orientales, danses mythologiques, danses traditionnelles espagnoles comme le flamenco, la jota ou encore la sardane, liée à la
« ronde de la paix »...
Réalisé entre 1904 et 1972, l'œuvre gravé de Picasso accompagne l'évolution de son rapport au mouvement dansé et permet de proposer un aperçu de la présence continue de la danse dans sa production, à travers quatre thématiques majeures.

Au cirque - Forains et saltimbanques

Picasso a toujours été fasciné par le monde circassien. À Paris, dès 1904, il est un habitué du cirque Medrano. Cette fréquentation assidue se ressent dans sa création : en 1905, les saltimbanques deviennent omniprésents dans ses œuvres. Suivant les traces de Toulouse-Lautrec, Picasso dessine ses premières « danseuses à cheval » ou « écuyères à panneau », du nom de la selle plate sur laquelle ces baladines se produisent. Au fil des années, il convoquera souvent cette figure, que l'on retrouve notamment sur le rideau de Parade.

Les danses mythologiques

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Faunes et chèvres, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Grand nu dansant, 1962 linogravure en couleurs, BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso, Centaure dansant, fond noir, octobre 1948 lithographie BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso Bacchanale avec une femme assise tenant un bébé, 1959 linogravure en couleurs BnF, Estampes et photographie © Succession Picasso 2018

La mythologie gréco-latine a profondément nourri l'œuvre de Picasso. Si le minotaure, alter ego de l'artiste, domine les années 1930, ce sont les bacchantes et l'ensemble du cortège dionysiaque qui s'imposent à partir des années 1940. Les bacchantes sont ces femmes enivrées qui pratiquent une danse rituelle en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin et du théâtre. Picasso s'inspire des bacchanales du classicisme français pour représenter ce nouveau type féminin. En août 1944, dans l'euphorie de la Libération de Paris, il reproduit Le Triomphe de Pan de Nicolas Poussin (1594-1665), qu'il réinterprète d'une manière cubiste : célébrant la joie de vivre retrouvée, cette peinture initie un nouveau départ dans son œuvre. À la faveur du retour à la paix et de séjours réguliers à Antibes, satyres, centaures, faunes et bacchantes s'affirment alors dans des compositions mêlant musique, danse et fête, dans lesquelles on voit parfois poindre l'influence du néo-classicisme de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867).

Danser la corrida

Dans la culture populaire espagnole, les affinités entre danse et tauromachie sont nombreuses : les paroles et les figures du flamenco font souvent référence à la corrida ; le paso doble évoque le tercio de muleta, combat final du matador contre le taureau. Réciproquement, un certain nombre de musiques de danse sont jouées tout au long de la corrida. Lorsque le matador choisit de poser lui-même les banderilles, il le fait au son d'une valse ou d'une jota issue du folklore espagnol, dansant et virevoltant devant le taureau pour provoquer sa charge. Puis, alors que l'orchestre interprète un paso doble, le matador exécute, avec une cape rouge, une série de passes parfois comparées à des mouvements de flamenco, avant l'estocade finale. Picasso a pleinement intégré le potentiel dansant de la corrida. Si les danseurs des Ballets russes incarnaient matador et picador dans Le Tricorne, ce sont ici les toréros qui se font danseurs. Les banderilleros sont suspendus dans des postures qui semblent chorégraphiées, tandis que chevaux et taureaux se figent au milieu de pas de deux brutaux.

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Pablo Picasso
Tauromaquia : suerte de muleta
1957
Aquatine au sucre
BNF, Estampes et photographie

Le pouvoir érotique de la danse

Au cours des années 1960, la présence de l'érotisme dans les œuvres de Picasso s'intensifie considérablement. L'artiste revisite les sujets qui lui sont chers pour en proposer une nouvelle interprétation, fortement sexualisée. En particulier, il explicite beaucoup plus que par le passé le caractère sensuel voire luxurieux de la danse : bacchantes, circassiennes et danseuses orientales apparaissent nues, leurs attributs sexuels exacerbés. Plus encore, ses représentations mettent en scène avec insistance le pouvoir érotique de la danse. Les danseuses adoptent des poses lascives, attirant de façon magnétique le regard de spectateurs concupiscents, auxquels Picasso paraît une nouvelle fois s'identifier. Ces jeux de séduction fascinent diverses figures incarnant l'autorité ou le pouvoir, captives de ces visions érotiques, tel Hérode face à Salomé. Le public lui-même est renvoyé à sa posture de voyeur, à l'image de ce cavalier, échappé de l'univers de Rembrandt (1606-1669), qui surprend une bacchanale nocturne dans une composition de 1971.


IV. De la danse au geste dansé

Vernissage de l'exposition "Picasso et la danse"
Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée national Picasso - Paris. MP819. © René Gabriel Ojéda / RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) © Succession Picasso 2018

Amateur de bals populaires et de fêtes mondaines, Picasso a dansé toute sa vie. Sur certains clichés, on le voit, amusé, tenter un levé de jambe maladroit en pleine rue, ou ébaucher un pas de danse en compagnie de Jacqueline Roque, sa dernière égérie. Pour autant, cette affinité avec le mouvement dansé peut-elle avoir influencé sa pratique artistique ?
La série de photographies réalisée par Gjon Mili pour le magazine Life en août 1949 apporte quelques éléments de réponse. À l'aide d'un crayon lumineux, Mili invite Picasso à exécuter des dessins immatériels. Constitué d'une ligne ininterrompue de lumière, chaque motif est fixé sur la pellicule grâce à une durée d'exposition très longue. Parfois, une succession de flashs permet de capturer différents états de la gestuelle de l'artiste : son corps apparaît tourné dans plusieurs directions à la fois, à la façon d'un tableau cubiste.
Cette technique du trait continu, Picasso l'a expérimentée dès la fin des années 1900 : la pointe du crayon se pose sur le papier et ne le quitte qu'une fois le dessin achevé. Entre 1917 et 1924, l'artiste s'en sert de nouveau, aboutissant au « style curvilinéaire » de Mercure. Mais la proposition de Mili implique une nouveauté de taille : cette fois, le tracé s'épanouit dans un espace à trois dimensions. Mouvements amples des bras, extension maximale, le corps de Picasso semble se projeter dans une sphère pour déployer une imagerie en volume. Son geste devient, en quelque sorte et pour un bref instant, un geste de danseur, immortalisé par l'œuvre photographique, comme une esquisse de notation chorégraphique.

https://www.operadeparis.fr/visites/expositions/picasso-et-la-danse

Paris Design Week 2018
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
du 6 au 15 septembre

Paris, la plus belle ville du monde, se met à l'heure du design et en état de fête pendant dix jours du 6 au 15 septembre 2018, pour célébrer le design, la création et ouvrir le salon MAISON&OBJET sur la ville des lumières. Pas besoin d'aller au bout du monde pour vivre l'effervescence d'une Design Week. Paris fédère à la rentrée, tous les publics amateurs de décoration, de design et d'art de vivre.

La ville est un être vivant et comme la nature, elle a horreur du vide. Des espaces ferment leurs portes, disparaissent mais d'autres naissent dans la foulée. Paris, la ville, a constamment besoin d'être découverte et redécouverte, en permanence. Chaussez vos sneakers et suivez les parcours offerts par Paris Design Week. Plus de 200 lieux ouvrent leurs portes : showrooms, boutiques, galeries, ateliers, restaurants, institutions, pour des présentations inédites.

Quatre grands quartiers parisiens s'ouvrent à la création: le quartier Saint-Germain-des-Prés, les Halles-Marais-Bastille, l'Opéra-Concorde-Etoile et Barbès-Stalingrad, avec pour chacun une soirée frénétique de vernissages qui fédèrent toute la profession.
Le jeudi 6 septembre à Saint-Germain-des-Prés; Le samedi 8 aux Halles, dans le Marais et à Bastille ; Le lundi 10 septembre à Opéra, Concorde et Etoile ; Le mardi 11 septembre à Barbès-Stalingrad.

Sans compter la soirée de vernissage Le Off, avec la jeune génération et ses talents, très en amont des festivités, le mardi 4 septembre avec une soirée festive à Ground Control Paris, rue du Charolais.
Attention : L'exposition Le Off quitte la Cité de la Mode pour s'installer dans l'ancien tri postal de la SNCF à Ground Control - Halle Charolais au 81 rue du Charolais 12ème arr.

A travers quatre territoires parisiens, se déploient les grandes thématiques qui font les fondements du design : la Matière, sous toutes ses formes, la Lumière, la Couleur, partout, les maîtres, toujours présents et la jeune génération, prête à prendre la relève.

>> Communiqué

Paris Design Week 2018

Marchés Flottants du Sud-Ouest
Location:
Ports de Montebello et de la Tournelle
Quai de Montebello
75005 Paris
M° Maubert - Mutualité, Saint-Michel
France
Description:
Le Gers, le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne débarquent à Paris pour la 19ème édition des Marchés Flottants. Cet événement à l'accent du Sud-Ouest souffle un air de vacances sur les bords de la Seine et entraîne pendant 3 jours plus de 150 000 visiteurs à la découverte de ces destinations touristiques : foie gras, magrets, fruits, chasselas, pruneaux, légumes du soleil, vins...

Les 14, 15 et 16 septembre 2018

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

08:00  
09:00  
10:00  
11:00  
12:00  
13:00  
14:00  
15:00  
16:00  
17:00 [17:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Photographies"
Location:
Galerie Patricia Dorfmann
61, rue de la Verrerie
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 77 55 41
Fax : +33 (0)1 42 77 72 74
Mail : galerie@patriciadorfmann.com
Internet Site : www.patriciadorfmann.com
Description:
0fr Galerie & Galerie Patricia Dorfmann
présentent

Photographies

avec Artus de Lavilléon, Thibault Montamat, Henry Roy, Gianluca Tamorri

Exposition du 14 au 23 septembre 2018
Vernissage le vendredi 14 septembre de 17h à 20h

Un dimanche à la galerie : dimanche 23 septembre 12h à 18h


[18:00-21:00] Vernissage de ARDIF "MechanimAiles"
Location:
Le Lavo//matik
arts urbains
20, boulevard du Général Jean Simon
75013 Paris
M° Tram 3a Avenue de France, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 45 83 69 92
Mail : benoit.maitre@wanadoo.fr
Description:
Vendredi 14 Septembre, nous aurons le plaisir de recevoir ARDIF pour le vernissage de son expo solo consacrée aux animaux ailés. Après une année d'intense activité, rue, expositions, il est de retour de Bristol pour une participation remarquée au très renommé Upfest Festival et en pleine préparation de cette nouvelle exposition au Lavo !

Vernissage de ARDIF "MechanimAiles"

Vernissage de ARDIF "MechanimAiles"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Jakuchū - Le Royaume coloré des êtres vivants"
Location:
Petit Palais
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
avenue Winston Churchill
5, avenue Dutuit
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau
France
Phone : +33 (0)1 53 43 40 00
Internet Site : www.petitpalais.paris.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Jakuchū - Le Royaume coloré des êtres vivants"

Jakuchū (1716-1800)
Le Royaume coloré des êtres vivants

Du 15 septembre 2018 au 14 octobre 2018
Du mardi au dimanche de 10h à 18h
Nocturne le vendredi jusqu'à 21h, samedi et dimanche jusqu'à 20h

Pour la première fois en Europe, le public aura le privilège de découvrir le chef-d'œuvre réalisé par Itō Jakuchū (1716-1800). Figure singulière de la période Edo (1603-1867), Jakuchū est connu comme l'un des artistes excentriques ou indépendants de Kyōto, qui n'étaient liés à aucun mouvement artistique en particulier, mais qui créèrent un style tout à fait personnel. Ce fut seulement à l'âge de 40 ans passés qu'il put s'adonner entièrement à la peinture. Cet ensemble de trente rouleaux intitulé Images du royaume coloré des êtres vivants (Dōshoku sai-e) est son œuvre la plus ambitieuse, réalisée sur presque une décennie. Il représente avec ses fleurs, poissons, et oiseaux l'un des exemples les plus remarquables de peinture polychrome japonaise du 18ème siècle. Cet ensemble, appartenant à la collection de l'Agence de la Maison impériale du Japon, en tout point exceptionnel, n'a quitté le Japon qu'une fois, en avril 2012, pour être présenté à la National Gallery de Washington. Il n'est montré qu'à Paris accompagné par la triade buddhique du temple Shôkoku-ji et pour une durée d'un mois en raison de sa fragilité.

Itō Jakuchū (伊藤若冲) aussi connu sous le nom de Itō Shunkyō, de son vrai nom Itō Jokin, surnoms: Keiwa, Jakuchû et Tobei-an, né vers 1716 à Kyōto, mort en 1800 est un peintre japonais d'animaux et de fleurs.

Commissaires :
Aya Ota, conservateur en chef du Musée des collections impériales (Sannomaru Shōzokan)
Manuela Moscatiello, responsable des collections japonaises au musée Cernuschi, le Musée des Arts de l'Asie de la Ville de Paris.

Cette exposition a lieu à l'occasion du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon en 2018, sur le thème « Japonismes 2018 ».

Cette exposition est co-organisée avec la Fondation du Japon, Nikkei Inc., agence de la Maison impériale du Japon, le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et Paris Musées.

Vernissage de l'exposition "Jakuchū - Le Royaume coloré des êtres vivants"
Itō Jakuchū, Coqs, 1761-1765, Tōkyō, Musée des collections impériales (Sannomaru Shōzōkan), Agence de la Maison impériale

Vernissage de l'exposition "Jakuchū - Le Royaume coloré des êtres vivants"

Vernissage de l'exposition "Jakuchū - Le Royaume coloré des êtres vivants"
Itō Jakuchū, Vieux pin et phénix blanc, 1765-1766, Tōkyō, Musée des collections impériales (Sannomaru Shōzōkan), Agence de la Maison impériale

Vernissage de l'exposition "Jakuchū - Le Royaume coloré des êtres vivants"
Itō Jakuchū, Roses et petits oiseaux, 1761-1765, Tōkyō, Musée des collections impériales (Sannomaru Shōzōkan), Agence de la Maison impériale

Vernissage de l'exposition "Jakuchū - Le Royaume coloré des êtres vivants"
Itō Jakuchū, Bodhisattva Samantabhadra, 1765, Shōkokuji, Kyōto

Vernissage de l'exposition "Jakuchū - Le Royaume coloré des êtres vivants"
Itō Jakuchū, Vieux pin et paon, 1757-1760, Tōkyō, Musée des collections impériales (Sannomaru Shōzōkan), Agence de la Maison impériale

Vernissage de l'exposition "Jakuchū - Le Royaume coloré des êtres vivants"
Itō Jakuchū, Canards mandarins dans la neige, 1759, Tōkyō, Musée des collections impériales (Sannomaru Shōzōkan), Agence de la Maison impériale


Au fil de l'exposition...

... Itō Jakuchū en son temps

Peintre actif au milieu de l'ère Edo (XVIIIe siècle), Jakuchū est un artiste plébiscité au Japon pour la finesse de son pinceau et l'éclat de ses couleurs. Grossiste en fruits et légumes à Kyōto, Jakuchū décide à quarante ans de confier les rênes de l'entreprise familiale à son frère pour se consacrer pleinement à sa passion, la peinture, qu'il pratique depuis l'âge de dix ans. Son travail Le Royaume coloré des êtres vivants commencé en 1757 témoigne d'une maîtrise technique et d'un talent artistique extraordinaires. Retiré dans une résidence située à proximité du temple Sekihō-ji au sud de Kyōto, il continuera de peindre jusqu'à sa mort.


... Dōshoku sai-e : Le Royaume coloré des êtres vivants

Le Royaume coloré des êtres vivants regroupe trente rouleaux aux dimensions imposantes qui s'inspire de l'univers végétal et animal. Il révèle le sens aigu de l'observation de Jakuchū et sa vision personnelle du monde. Les travaux de restauration de l'œuvre ont permis de confirmer l'utilisation de la technique dite urazaishiki. Elle consiste à colorer le revers de l'œuvre afin de rendre plus ou moins intense l'effet des couleurs sur la soie. Cet ensemble monumental, considéré comme le chef-d'œuvre de sa vie, est présenté ici avec La Triade Bouddhique du temple Shōkoku-ji pour rétablir sa constitution d'origine.


... Le musée des collections impériales, Sannomaru Shōzōkan

Situé dans les jardins de l'Est du palais impérial de Tōkyō, le musée des collections impériales, le Sannomaru Shōzōkan, abrite la collection d'œuvres d'art de la famille impériale du Japon. Elle comprend pas moins de neuf mille cinq cents œuvres d'art présentées par rotation, dont des peintures, calligraphies et objets de toutes les époques, transmises de génération en génération. Suite à la disparition de l'empereur Shōwa, en 1989, une large partie de ces trésors, y compris les trente rouleaux du Royaume coloré des êtres vivants de Jakuchū acquis au monastère Shōkoku-ji en 1889, fut offerte à la nation.


... Le monastère Shōkoku-ji

Le Shōkoku-ji est l'un des plus importants monastères zen du système des « Cinq montagnes et dix temples » (Gozan jissetsu), fondés aux XIIIe et XIVe siècles à Kyōto. Son musée abrite une collection d'art exceptionnelle, notamment plusieurs œuvres de Jakuchū dont La Triade Bouddhique, présentée afin de rétablir le cycle complet du Royaume coloré des êtres vivants. Le Shōkoku-ji constitue l'un des lieux religieux et spirituels auxquels Jakuchū fut le plus attaché en raison de sa profonde amitié avec le moine érudit Baisō Kenjō (1719-1801) qui joua un rôle crucial dans son évolution personnelle et artistique.


... Genpo yōka : Les Fleurs précieuses du jardin mystérieux

En complément, l'exposition présente également le chef d'œuvre de Jakuchū en tant que graveur en noir et blanc : Genpo yōka (prêt du Musée National de Kyōto). Le terme Genpo fait référence au mythique Xuanpu, un lieu légendaire situé dans la cordillère du Kunlun, où sont censés vivre les immortels (sennin), tandis que yōka évoque des fleurs belles comme le jade. L'œuvre s'inspire des traités de botanique chinoise, très répandus dans le Japon de l'époque d'Edo. Marqué par une intense tension dramatique due aux images en négatif, le Genpo yōka constitue l'exemple le plus réussi parmi les gravures takuhanga de Jakuchū. Cette méthode de gravure s'inspire de la technique de l'estampage adoptée en Chine pour reproduire, sur le papier, les inscriptions gravées sur les stèles.

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition collective "La Forêt des Esprits"
Location:
Plateforme
73, rue des Haies
75020 Paris
M° Avron, Maraîchers, Buzenval
France
Phone : +33 (0)9 54 92 23 35
Mail : info@plateforme.tk
Internet Site : www.plateforme.tk
Description:
Exposition du 14 au 30 Septembre 2018
Vernissage vendredi 14 Septembre de 18h à 22h

Commissariat Pauline Lisowski

avec Laurent Debraux, Marie Denis, Luc Doerflinger, Hélène Muheim, Chloé Poizat, François Réau

« Dans les religions, les mythologies et les littératures occidentales, la forêt se présente comme un lieu qui brouille les oppositions logiques, les catégories subjectives. Un lieu où les perceptions se confondent, révélant certaines dimensions cachées du temps et de la conscience. En forêt, l'inanimé peut soudain s'animer, le dieu se change en bête, le hors-la-loi défend la justice, Rosalinde apparaît en garçon, le vertueux chevalier est ravalé à l'état d'homme sauvage, la ligne droite forme un cercle, le familier cède la place au fabuleux », écrit Robert Harrison dans Forêts.
La forêt inspire de nombreux récits et contes... qui traversent le temps et les espaces. Ces histoires et ces images de ce paysage, circulent et participent du patrimoine d'un territoire...
Qui n'a pas rêvé de visiter Brocéliande, cette forêt de légendes ?
La forêt est le lieu de promenade, de vagabondage, de jeu, de retour à l'insouciance de l'enfance. Espace de loisirs, de plaisirs, de connaissances et de rêves, elle inspire à la découverte toujours plus grande de ses secrets. Elle est un espace à la fois de rencontres et de tensions, où se mêlent les usages, les croyances, l'esprit de liberté et l'interdit.
Serait-ce un lieu où le contact avec la nature, dite encore sauvage, reste tout de même possible ?
Quelle expérience esthétique procure une promenade en forêt ? Celle d'une rencontre avec la nature, un basculement incessant entre le bonheur de se laisser porter par des sons, une lumière, une apparition animale parfois fantomatique, et l'inquiétude de s'y perdre, de s'y faire dévorer.
La forêt est un motif qui a depuis longtemps inspiré les artistes, notamment les peintres romantiques du XIXe siècle qui en ont transmis une vision fantasmagorique. De même, une attention à la forêt resurgit avec un besoin de merveilleux, de magie et de rêve. Les artistes poursuivent cette envie de nature en proposant leur regard sur ce paysage de contes, de récits et de mythes.
Cette exposition interroge les multiples relations de l'individu à cet environnement ambigu, où tout peut basculer à tout moment.
Les œuvres proposent chacune une traversée, ouvrent une porte à travers ce territoire de nos peurs et de nos joies.
Cygnes Rorschach de Luc Doerflinger montre des cygnes, apparitions fantomatiques, dans une étendue noire.
Cette peinture rappelle ces visions qu'on peut avoir en forêt. La forêt est ici motif pour convoquer les dualités animalité / humanité, enchantement / désenchantement, réalité / fantômes. Cette œuvre est à la fois surface de projection et de réflexion, tout comme la forêt est le lieu où l'individu peut prendre le temps de se connaître, de grandir et d'apprivoiser ses peurs.
Les dessins, diptyque, The glint of the darkness d'Hélène Muheim rappellent ces forêts mystérieuses, où à la fois s'aventurer, se perdre et s'émerveiller. Images de lieux traversés qui marquent notre vie, peaux de paysage, ils offrent un territoire infini à explorer. On s'y plonge comme s'y on recherchait nos racines, un terreau, un souvenir oublié.
La forêt est ici le lieu, où tout peut advenir, où l'animal et le végétal peuvent être gardiens, guides, protecteurs.
L'installation de François Réau suggère une brèche, une ouverture. Elle se situe dans un entre deux, entre fascination et inquiétude. Telle une porte vers un ailleurs, un dessin révèle une lumière qui passe à travers les feuilles. Au sol, en équilibre contre le mur, une sculpture bâton, en bois d'eucalyptus, entre le bâton de marche et le bâton de pèlerin est recouverte d'une forme qui la dévore ou la nourrit, être étrange ou légendaire. Cette œuvre in situ invite à s'imaginer aller toujours plus loin, à franchir les dangers tout comme redécouvrir un autre monde après un cheminement dans l'obscurité.
Chloé Poizat a composé une forêt peuplée d'êtres étranges, à la fois animal, végétal, humain, formes en lévitation, suspendues, fantômes, esprits. Le dessin devient matière. Des formes se délitent, des images troublantes, du sol vers les airs créent un micro-monde entre-deux, en suspens. Cette installation propose un récit d'un milieu où la nature se recompose, résistante et fragile, en transformation. Ce micro-paysage rappelle des images
de contes où les éléments, animal, végétal, humain se confondent, à la fois bienveillants et terrifiants.
Au centre, Microcosmos de Laurent Debraux invite le spectateur à regarder dans les viseurs d'un microscope un morceau de mousse séchée. Mise en mouvement, cette matière naturelle livre ses secrets. Cette œuvre propose de porter notre attention aux petits riens de la nature qu'on a tendance à ne plus regarder.
Marie Denis tisse des liens entre le végétal et les matières. Profondeurs, simplicité et imagination sont à l'oeuvre. Elle
présente ici une composition au miroir où le végétal est sculptural : magie des matières métamorphosées issues d'une nature intranquille. Son gout du paradoxe offre des interprétations à tiroirs dans « cette forêt collective ».
Ainsi, au fil du parcours se découvre une forêt, cette terre riche en surprises, où chaque pas peut amener vers un moment où la réalité se trouble parfois. Comme l'enfant qui se perd dans la forêt retrouve son chemin, ici cette exposition propose un voyage initiatique, un appel à la nature et aux éléments qui restent ancrés dans notre inconscient collectif.

Pauline Lisowski

Vernissage de l'exposition collective "La Forêt des Esprits"
© Hélène Muheim

[18:30-21:00] Cyber Cocktail Club
Location:
Salons Hoche
9, avenue Hoche
75008 Paris
M° Courcelles
France
Phone : +33 (0)1 53 53 93 93
Fax : +33 (0)1 49 53 04 82
Mail : contact@salons-hoche.fr
Internet Site : www.salons-hoche.fr
Description:
Synetis a le plaisir de vous convier à la prochaine tenue du #CyberCocktailClub édition 2018, qui se déroulera le vendredi 14 septembre 2018 à partir de 18h30.

Ce rendez-vous est l'occasion unique de rencontrer, dans un cadre prestigieux, convivial et ludique, les experts Synetis ainsi que les professionnels du secteur de la cybersécurité avec qui vous aurez l'occasion d'échanger et de partager vos expériences.

Pour toutes questions et renseignements complémentaires, merci de contacter à event@synetis.com

Cyber Cocktail Club

[18:30-21:00] Performance danse-peinture de Sun-A Lee
Location:
Espace Christiane Peugeot
Centre Culturel Christiane Peugeot - Atelier Z
62, avenue de la Grande Armée
75017 Paris
M° Porte Maillot, Argentine
France
Phone : +33 (0)1 45 74 32 53
Fax : +33 (0)1 45 72 67 56
Mail : contact@espacechristianepeugeot.org
Internet Site : www.atelier-z.org
Description:
Performance danse-peinture de Sun-A Lee

La singulière coréenne danseuse-chorégraphe Sun-A LEE exercera son art, inspirée par les artistes, non moins singuliers.

19h00 - INTRODUCTION
Dans la cour de l'Espace Christiane Peugeot

19h10 - DÉCOUPAGE
10 minutes

19h20 - FUSION
15 minutes

20h00 - DÉCOUPAGE
10 minutes

20h20 - FUSION
15 minutes

Performance danse-peinture de Sun-A Lee

Dans le cadre de l'exposition "Découpage"

CHRISTIANE PEUGEOT
AGA PODGORSKI
CHEN MEI-TSEN
Fernando Alarcón Arribas
GYSIN BROUKWEN
Minh Châu
Et la singulière danseuse-chorégraphe coréenne SUN-A LEE

exposition :
du jeudi 6 au lundi 17 septembre 2018
Ouverture: tous les jours de 14h à 19h
(sauf le samedi et dimanche de 15h à 19h)

vernissage :
jeudi 6 septembre à 18h30

performance danse-peinture
Vendredi 14 septembre à partir de 18h30
Sun-A Lee nous fera la grande joie de nous présenter ses chorégraphies inspirées par les artistes exposants.

Vernissage de l'exposition "Découpage"

[18:30-22:00] Vernissage de l'exposition "Les Nouveaux Créateurs"
Location:
Espace Commines
17, rue Commines
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 53 56
Fax : +33 (0)1 42 77 81 61
Mail : mc-bouhours@commines.com
Internet Site : www.espace-commines.com
Description:
Dates : 15 & 16 septembre 2018
Horaires : 10h - 20h

Le salon international Les Nouveaux Créateurs revient les 15 & 16 septembre 2018 avec des créateurs encore plus innovants et alternatifs pour vous faire découvrir les tendances de demain !


JACK LANG, PARRAIN OFFICIEL

La 2e édition du salon international Les Nouveaux Créateurs est placée sous le haut patronage de M. Jack Lang, Président de l'Institut du Monde Arabe et ancien Ministre de la Culture.


UNE EXPOSITION INÉDITE « MODE ÉMERGENTE DU MONDE ARABE »

En collaboration avec l'Institut du Monde Arabe et Fashion Forward Dubaï, Les Nouveaux Créateurs présentera 5 jeunes marques venues de 5 pays différents.
Les silhouettes architecturales de Karim Adduchi, la working girl remastérisée de Roni Helou, le décalage sportswear de Mashael Alrajhi, les créations textiles de Nafsika Skourti et l'élégance structurée de Bint Thani prendront place dans une scénographie unique.


UN POP-UP STORE CORÉEN

Cette année, Les Nouveaux Créateurs s'intéresse aux tendances mode sud-coréennes. Un pop-up store baptisé «Nouveaux K» présentera Setsetset et ses créations joyeuses et hautement colorées & Tint Block et son travail de la fibre de papier traditionnel.
L'univers déjanté de Lava Woman -styliste et djette- offrira un véritable contraste avec la collection de chaussures ultra sophistiquées de Shadowmove.


LE STREETWEAR FRANÇAIS À L'HONNEUR

En partenariat avec le média Superbe Gang, Les Nouveaux Créateurs dévoilera une sélection pointue et hétéroclite de marques streetwear qui montent en puissance.

A découvrir : les looks néo-baroques de Chaumont Paris, les lignes épurées proposées par XY Unisexe, l'élégance workwear des créations d'Anael Paris, le style nonchalant de Paradoxe Paris et les bijoux dentaires de Youth Grillz Paris.


LES LAURÉATS D'UN FESTIVAL DÉDIÉ À LA JEUNE CRÉATION

Partenaire du salon, le Festival International des Jeunes Créateurs de Mode présentera ses lauréats & jeunes talents. En lingerie, on retrouvera la dentelle poétique d'Agathe Dupressoir et le burlesque assumé Incomprise.cj. Eclort et son sportwear surréaliste côtoieront les créations futuristes de Julia Belot, les looks asymétriques de l'allemand Dario Briegmann et l'univers militaire dandy de la marque coréenne Cognaq.


LES PETITS GÉNIES DE LA CASA93

Le grand public pourra admirer "Ligne 13 du futur", la collection de fin d'année de la PROMO#1 de la CASA93, école gratuite destinée aux jeunes des quartiers prioritaires.


LES NOUVELLES MARQUES DE MODE ÉTHIQUE

La mode engagée sera aussi présente sur le salon grâce à 7 marques résidentes de l'incubateur parisien Atelier Meraki by Good Habits.

A découvrir : les cuirs vegans d'Ovide, le sportswear chic de Beard & Fringe, les imprimés 2.0 de Wonda Kammer, la mode fonctionnelle de Go AS U.R, le travail de la maille de Graciela Huam, les looks minimalistes d'Irné et le streetwear revendicateur de Blank Nation.


DES DÉCOUVERTES ET DES CONFIRMATIONS

Déjà présents l'année dernière, Plocus revient pour dévoiler sa collection d'accessoires et Drône investira l'espace avec une installation exclusive.

Dénicheur de talents, Les Nouveaux créateurs espère interpeller les visiteurs grâce aux broderies contemporaines de Romani.C, la lingerie érotique de l'Atelier St Geniès, les pièces uniques upcyclées de Maison Mourcel et les publications arty et décalées d'Aïda Bruyère.


UN PROGRAMMATION RICHE

Un défilé des majors de la promo 2018 de l'Atelier Chardon Savard, une performance d'anciens élèves ESMOD INTERNATIONAL FASHION UNIVERSITY GROUP, une performance multi-sensorielle présentée par le collectif L'Oeil Ecoute animeront les allées du salon.

Le public sera invité à s'intéresser à l'innovation textile et pourra participer à des workshops proposés par Studio Tech (billeterie). Derrière le bar, on retrouvera Le Cocktail Bien Dosé et ses boissons créatives.

Les mélomanes ne seront pas en reste. En partenariat avec le label Blossöm Theory, Les Nouveaux Créateurs a imaginé un line-up de jeunes artistes qui réaliseront des lives et dj-sets tout au long du weekend.

Vendredi soir, May Hi nous fera découvrir son univers RNB & Soul, avant de laisser la place à Jeune Faune et Astrolabe, qui s'associeront pour un dj-set pointu.
Au programme du samedi : Lava Woman -djette sud-coréenne-, Ditlef -Dj et beatmaker-, DJ Kevber et son rythme hip hop, le boys & girls band G2Ø et pour finir Marko_trz, le rappeur parisien du 13e.
Dimanche, on retrouvera Ditlef, avant de découvrir la jeune chanteuse Nola Cherri. Jeune Pouce -djette trap hip hop- et Camille Hervé -djette house- clôtureront Les Nouveaux Créateurs.
Toute la journée du dimanche, La Ligne Bleue Spécial produira de la musique en direct afin de dévoiler au public son processus créatif.


UN SALON SOUTENU PAR DES RÉFÉRENCES MODE ET MÉDIA

De nombreuses entreprises ont décidé de soutenir ceux qui créent et qui agissent aux côtés du salon Les Nouveaux Créateurs.

Beaux Arts Magazine, l'Exception et Palace Costes magazine se sont engagés à communiquer autour de l'événement tandis que Le Bonbon a retenu le salon pour apparaître dans ses bons plans de la rentrée. On a également pu retrouver Les Nouveaux Créateurs en couverture du quotidien 20 Minutes.

Des concepts store ont décidé d'apporter leur soutien au salon international. Human- & eco-friendly, Front De Mode et The Matter s'engagent à sélectionner des créations d'exposants afin de les distribuer dans leurs boutiques.

http://nouveauxcreateurs.com

Vernissage de l'exposition "Les Nouveaux Créateurs"

[18:30-20:00] Vernissage de l'exposition "Surveillés"
Location:
Centre Culturel Irlandais
5, rue des Irlandais
75005 Paris
M° Luxembourg, Cardinal Lemoine, Place Monge
France
Phone : +33 (0)1 58 52 10 30
Fax : +33 (0)1 58 52 10 99
Mail : rbeaugendre@centreculturelirlandais.com
Internet Site : www.centreculturelirlandais.com
Description:
14/09 - 16/12
Vernissage vendredi 14 septembre, 18h30-20h

Dans le cadre de la Semaine des cultures étrangères (21-30 sept), organisée par le Forum des Instituts Culturels Etrangers à Paris, dont le thème est cette année « Digital et réalité virtuelle »

avec Karl Burke, Alan Butler, Caroline Campbell & Nina McGowan (Loitering Theatre), Declan Clarke, Teresa Dillon, Willie Doherty, Benjamin Gaulon, John Gerrard, Irina Gheorghe, Allan Hughes, Roseanne Lynch, Colin Martin, Lorcan McGeough, Jim Ricks, Ian Wieczorek, Donovan Wylie

Depuis le début du 20e siècle, la surveillance et l'espionnage vont de pair avec l'accélération des innovations technologiques. A l'heure d'une prise de conscience massive des enjeux qui en découlent, le Centre Culturel Irlandais expose une quinzaine d'artistes qui se sont emparés à différentes époques de ce sujet et de ses mécanismes visibles et invisibles : les photographes Karl Burke, Willie Doherty, Roseanne Lynch et Donovan Wylie, les peintres Colin Martin et Ian Wieczorek, le sculpteur Lorcan McGeough, les vidéastes Declan Clarke et Allan Hughes, et les artistes multimédia Alan Butler, Caroline Campbell & Nina McGowan (Loitering Theatre), Teresa Dillon, Benjamin Gaulon, John Gerrard, Irina Gheorghe et Jim Ricks.

En complément de l'exposition, une série de conversations se tiendra les vendredi 14 et samedi 15 septembre en journée.

Pendant le vernissage de l'exposition, l'artiste en résidence Adrian Duncan ouvrira les portes de son atelier afin d'y présenter son travail.
Le vernissage sera suivi à 20h d'un concert en plein air du groupe de jazz Robocobra Quartet.

Vernissage de l'exposition "Surveillés"



[19:00-21:00] Vernissage "Mésha et la Bible : quand une pierre raconte l'Histoire"
Location:
Collège de France
11, place Marcelin Berthelot
75231 Paris Cedex 05
M° Maubert - Mutualité, Cluny - La Sorbonne
France
Phone : +33 (0)1 44 27 12 11
Mail : message@college-de-france.fr
Internet Site : www.college-de-france.fr
Description:
Exposition « Mésha et la Bible : quand une pierre raconte l'Histoire »

L'exposition sera ouverte du 15 septembre au 19 octobre 2018 de 10 heures à 18 heures. Elle débutera à l'occasion des journées européennes du patrimoine et s'achèvera avec le colloque de rentrée.

Un colloque scientifique « La Stèle de Mésha - 150 ans après sa découverte » est organisé les 2 et 3 octobre 2018.

Il y a 150 ans, en 1868, un missionnaire alsacien du nom de Klein découvrit dans le pays de l'ancien Royaume de Moab, la Jordanie actuelle, une stèle en basalte noir d'une hauteur d'environ 120 centimètres. Cette découverte fit beaucoup de bruit et les Bédouins, pris dans des négociations tendues avec les Européens, et imaginant peut-être aussi qu'un trésor se trouvait à l'intérieur, allèrent jusqu'à détruire la stèle. Évidemment, il n'y avait rien ; mais la magnifique stèle avait été brisée. C'est grâce à la perspicacité de Charles Clermont-Ganneau, qui deviendra plus tard professeur du Collège de France, que cette stèle a pu être reconstruite. Il avait demandé à des émissaires d'en réaliser un estampage qui a ensuite permis, comme dans un jeu de puzzle, de recoller presque tous les morceaux.

Pourquoi cette stèle est-elle si importante ? Elle date du IXe siècle avant l'ère chrétienne et contient la première mention des quatre lettres du dieu d'Israël (souvent prononcé Yahvé) en dehors de la Bible. Elle est écrite dans une écriture alphabétique et mentionne des événements qui sont aussi relatés, quoique de manière très différente, dans le texte biblique.

Avec la participation exceptionnelle du musée du Louvre, grâce au concours du musée Bible et Terre Sainte (Institut Catholique de Paris), du musée national de Beyrouth, de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, du Service historique de la Défense et de la Société française d'histoire du protestantisme, le projet scientifique et culturel de l'exposition consiste à mettre en valeur l'importance de la stèle de Mésha sur trois plans.

Tout d'abord, il s'agit de situer cette découverte dans le contexte des débuts de l'archéologie du Levant pour laquelle elle fut un événement fondateur. L'exposition retrace la découverte, la destruction et la reconstitution de la stèle grâce à l'implication de Charles Clermont-Ganneau. On peut notamment y découvrir une réplique de la fameuse stèle exposée au musée du Louvre et surtout l'estampage original, accessible au grand public pour la première fois depuis le milieu du siècle dernier. L'exposition montre ensuite la place centrale de la stèle pour l'étude des écritures du Levant ancien et l'histoire de l'alphabet. On y découvre différents exemples d'écritures alphabétiques anciennes. Un atelier permet aussi de se confronter plus directement à elles.

Enfin, l'exposition explique l'importance de ce monument pour les études bibliques. En effet, la stèle présente une vision de l'intervention du dieu tutélaire de Moab qui peut être comparée à la fonction du dieu Yahvé pour Israël. Des objets rares illustrant le contexte religieux du Levant ancien donnent une profondeur historique au parcours de l'exposition, qui permet de mieux mener cette réflexion.

En résumé, cette exposition permet de découvrir des objets et des documents aux origines de l'aventure de l'archéologie. La stèle de Mésha n'a pas fini de parler ! Elle demeure une source unique pour l'intelligence du Levant ancien.

Avant-propos du catalogue de l'exposition.
Thomas Römer, Professeur titulaire de la chaire Milieux bibliques

Vernissage de l'exposition "Mésha et la Bible : quand une pierre raconte l'Histoire"
Photographie de la stèle reconstituée annotée de la main de Clermont-Ganneau. Tirage contre-collé conservé à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. 47 X 30 cm. 1878. Cliché : P. Imbert.

Vernissage de l'exposition "Mésha et la Bible : quand une pierre raconte l'Histoire"
Une caravane de chameaux transportant du blé de Moab à Jérusalem. Service historique de la Défense/SHDGR GR 2 K 247 146 001 0001 4.

Vernissage de l'exposition "Mésha et la Bible : quand une pierre raconte l'Histoire"
Une inscription phénicienne sur pierre datant d'environ 900 avant notre ère et célébrant la construction d'un mur par le roi Shipitbaal de Byblos. L'inscription est prêtée à titre exceptionnel, pour une première exposition hors du Liban, par le musée national du Liban et la direction générale des antiquités de Beyrouth.

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Objectif Live"
Location:
La Galerie Stardust / MOOD
Photographies musicales
37, rue de Stalingrad
93310 Le Pré-Saint-Gervais
M° Hoche, T3b Porte de Pantin / Parc de la Villette
France
Mobile : +33 (0)6 30 72 86 16
Mail : contact@lagaleriestardust.paris
Internet Site : www.lagaleriestardust.paris
Description:
Du 14 septembre au 13 Octobre 2018

« Objectif Live »
Photographies de Catherine Alberola & Hugues Chantepie

Derrière l'« objectif » deux regards, celui d'un homme et d'une femme avec une envie profonde de vous faire découvrir un bel univers inquiétant - pour certains - des festivals et des salles de concerts Rock/Metal à travers des attitudes représentant simplement un instant de vie d'artistes.
Venez observer les clichés de deux personnalités ayant à cœur de disparaître derrière l'« objectif », de se retrouver bousculés en live entre deux mondes qui s'attirent - le public et l'artiste - et de pouvoir ainsi témoigner d'un certain bonheur tribal, sans fioritures, gorgé de sincérité, loin de tous les caprices quotidiens.
Dans ces lieux sombres, aucun contrôle sur les évènements, un véritable challenge photographique afin de maîtriser l'ombre et la lumière. L'« objectif » étant de réussir à capter le fragment de seconde, l'être humain dans son propre mouvement, dans sa propre émotion, son partage et son laisser aller à la dimension spirituelle de la musique Avec cette exposition photographique notre « objectif » est de vous faire partager les nombreux sentiments qui nous parcourent le corps et l'esprit lors de ces concerts avec ces personnages hauts en couleur, connus du grand nombre ou d'un public spécialisé, leurs codes vestimentaires, leurs tatouages et leur énergie brute, le temps d'un simple clic.

Un joyeux hymne musical à la fraternité, à la liberté ou tout simplement « la Vie ».
Laissez-vous emporter dans un voyage multi-facettes et partager notre addiction à cet espace live hors du commun où l'« objectif » devient roi et nous permet d'imprimer sur le papier les images d'une certaine histoire du rock, témoignage humain où l'énergie transcende la vie.
Cette exposition a pour « objectif » de s'adresser à tous, sans restriction, amateurs ou non de musique, mais passionnés de découverte, de photographie et de Rock !
The Show Must Go On...

Alberola Catherine
"J'ai toujours aimé la photo. C'est avec un Instamatic Kodak reçu à Noël en 1978 que je vais faire mes premières armes et passer successivement de la photo « souvenir » à la photo de rue, puis de studio et enfin de concert, armée désormais d'un Canon 5D.
L'univers des concerts de metal est une source inépuisable d'enchantement pour l'infatigable observatrice de l'humain que je suis. Dans ces salles et festivals, sur scène comme dans le public, j'ai pu observer une très grande forme de liberté et de jubilation. Mes clichés choisis pour cette exposition sont une invitation au voyage dans une sorte de monde parallèle où tous les codes habituels de notre société semblent avoir disparus. Si j'aime me glisser dans l'univers feutré et intimiste du studio où j'ai une maîtrise quasi totale de la photographie, j'apprécie tout autant l'exercice inverse de la photo de concerts où je dois m'adapter constamment à des lumières et des
mouvements sur lesquels je n'ai aucun contrôle."

Chantepie Hugues
"Suite à une formation artistique aux Beaux-Arts, j'ai toujours essayé d'avoir un regard particulier sur le monde. Après de nombreuses expériences, j'ai intégré la presse magazine et l'aventure photographique au coeur des concerts a pu s'enclencher.
Je pense toujours aujourd'hui que la performance de l'appareil ne fait pas la photo - la qualité technique peut-être - mais pas son atmosphère artistique. Cette exposition de mes travaux est avant tout le témoignage d'un être humain passionné de Rock/Metal, ne retrouvant nulle part ailleurs ce sentiment de « Vie », de voyage intérieur et de challenge photographique. Cette pratique artistique permet de ne plus subir sa vie, mais d'être en pleine concentration de celle-ci pour voler à autrui une seconde de son existence et montrer les bienfaits du partage au sein des salles de concerts Rock / Metal. Un simple témoignage du pouvoir de la musique sur l'homme avec cette sensation d'euphorie ou de nostalgie."

Vernissage de l'exposition "Objectif Live"

[19:00-21:00] Vernissage présidentiel de l'exposition "Picasso. Bleu et rose"
Location:
Musée d'Orsay
62, rue de Lille
1, rue de la Légion d'Honneur
75343 Paris Cedex 07
M° Musée d'Orsay, Solférino
France
Phone : +33 (0)1 40 49 48 14
Internet Site : www.musee-orsay.fr
Description:
18 septembre 2018 - 6 janvier 2019

Le musée d'Orsay et le Musée national Picasso-Paris organisent une manifestation exceptionnelle consacrée aux périodes bleue et rose de Pablo Picasso. Cette exposition est la première collaboration de grande ampleur entre nos deux musées, permettant un rassemblement inédit d'oeuvres. Elle réunit des chefs-d'oeuvre, pour certains présentés pour la première fois en France comme La Vie (1903, Cleveland Museum of Art), et propose une lecture renouvelée des années 1900-1906, période essentielle de la carrière de l'artiste qui n'a à ce jour jamais été traitée dans son ensemble par un musée français.

La présentation de cette exposition au musée d'Orsay manifeste la volonté d'inscrire le jeune Picasso dans son époque. Ses différentes productions sont ainsi remises en contexte avec le travail de ses contemporains ou prédécesseurs, espagnols et français (Casas, Nonell, Casagemas, comme Steinlen, Degas, Toulouse-Lautrec ou Gauguin) qu'il a pu observer directement, dans les salons ou galeries, ou indirectement, par le biais de la reproduction entre autres.

L'exposition rassemble un ensemble important de peintures et de dessins et ambitionne de présenter de manière exhaustive la production sculptée et gravée de l'artiste entre 1900 et 1906.


Commissaire général
Laurent Le Bon, président du musée national Picasso-Paris

Commissaires
Claire Bernardi, conservatrice, musée d'Orsay
Stéphanie Molins, chargée de mission auprès du président, musée national Picasso-Paris
Emilia Philippot, conservatrice, musée national Picasso-Paris

Cette exposition est coproduite par le musée d'Orsay et le musée national Picasso-Paris.

Elle sera également présentée à la Fondation Beyeler à Bâle du 3 février au 26 mai 2019.

Vernissage de l'exposition "Picasso. Bleu et rose"
Pablo Picasso (1881-1973)
Acrobate à la boule
1905
Huile sur toile
H. 147 ; L. 95 cm
Moscou, The Pushkin State Museum of Fine Arts
© Image The Pushkin State Museum of Fine Arts, Moscow © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso. Bleu et rose"
Pablo Picasso (1881-1973)
Autoportrait
1901
Huile sur toile
81 x 60 cm Paris
Musée national Picasso-Paris, dation, 1979, MP4 Photo
© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) / Mathieu Rabeau © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso. Bleu et rose"
Pablo Picasso (1881-1973), «Enfant au pigeon», 1901 (Détail). Huile sur toile, 73 x 54 cm. Collection particulière © AKG Images © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso. Bleu et rose"
Pablo Picasso (1881-1973), Pierreuses au bar, 1902. Huile sur toile, 80 x 91.5 cm. Hiroshima, Hiroshima Museum of Art © Hiroshima Museum of Art © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso. Bleu et rose"
Pablo Picasso (1881-1973), Jeune garçon conduisant un cheval, 1905-1906. Huile sur toile, 220.6 x 131.2 cm. New York, The Metropolitan Museum of Art, inv. 575.1964 © The Museum of Modern Art, New York/Scala, Florence © Succession Picasso 2018

Vernissage de l'exposition "Picasso. Bleu et rose"
Pablo Picasso (1881-1973), Arlequin et sa compagne, 1901. Huile sur toile, 73 x 60 cm de la collection Morosov. Moscou, The Pushkin State Museum of Fine Arts © Photo Scala, Florence © Succession Picasso 2018




[20:00-23:55] Mise en lumière spéciale de la tour Eiffel - Les lumières du Japon
Location:
Tour Eiffel
Société d'Exploitation de la Tour Eiffel
5, avenue Anatole France
Champ de Mars
75007 Paris
M° RER C Champ de Mars - Tour Eiffel, Bir-Hakeim
France
Phone : +33 (0)1 44 11 23 33
Fax : +33 (0)1 44 11 23 22
Internet Site : www.toureiffel.paris
Description:
Les illuminations de la tour Eiffel, symbole de Paris et de la France, restent des gestes artistiques forts prenant place dans le cadre d'événements de portée internationale, activement soutenus par les plus hautes autorités (Mairie de Paris, Ministère des Affaires étrangères ou encore Présidence de la République...).
À l'occasion de Japonismes 2018, la Dame de fer sera parée pour la première fois des couleurs du Japon par deux conceptrices lumière de renommée internationale : Motoko Ishii, précurseur japonaise dans le monde du lighting design et sa fille Akari-Lisa Ishii, designer parisienne renommée.
Si l'ambition de Japonismes 2018 est de donner à voir et à comprendre les différentes représentations de la beauté dans la culture japonaise et la sensibilité esthétique qui l'habite, l'installation artistique de la tour Eiffel en sera l'une des plus éclatantes réalisations.

Show son et lumière de 10 minutes en boucle
www.japonismes2018highlight.com

Dates:
es 13 et 14 septembre 2018

Organisation:
ondation du Japon, Comité éxecutif de la Mise en Lumière Spéciale de la Tour Eiffel.

Conceptrices & Productrices:
Motoko Ishii & Akari-Lisa Ishii

Lighting design & Production:
Motoko Ishii & Motoko Ishii Lighting Design (Tokyo) / Akari - Lisa Ishii & I.C.O.N. (Paris)

En partenariat avec la Ville de Paris et avec le concours de la Société d'Exploitation de la Tour Eiffel et de Chaillot - Théâtre national de la Danse

Avec le soutien de PANASONIC, STANLEY ELECTRIC, SHIMA SEIKI MFG, JAPAN AIRLINES, ALL NIPPON AIRWAYS CO., LTD, NTT COMMUNICATIONS, INTER LIGHT FORUM

En collaboration avec le Musée national de Tokyo et le Musée Nezu



Mise en lumière spéciale de la tour Eiffel - Les lumières du Japon

Mise en lumière spéciale de la tour Eiffel - Les lumières du Japon
Des images extraites du célèbre tableau de Korin Ogata « Paravents des Iris » seront, pour la première fois, projetées en grand format. © Motoko Ishii Lighting Design & I.C.O.N

18:00
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