Saturday, October 13, 2018
Public Access


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Category: All

13
October 2018
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  Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00-18:00] Festival de street-art Issy Art
Location:
Hôtel de Ville d'Issy-les-Moulineaux
62, rue du Général Leclerc
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 80 00
Internet Site : www.issy.com
Description:
Place de la Mairie, Issy-les-Moulineaux (métro ligne 12)

Pour la 1ère édition en 2017, le photomaton de l'artiste-photographe JR s'est installé sur la place tapissée d'une grande fresque de vos portraits en noir et blanc. Cette année, ne manquez pas la performance de l'artiste Nasty : cette figure incontournable du street-art s'approprie tous les éléments urbains comme supports de ses réalisations graphiques et colorées.

Au programme :
- concours : une vingtaine de street-artists vont concourir pendant toute la journée (carte blanche sur toile). Remise des prix en fin de journée (17h30), en présence du maire André Santini
- mur d'expression libre : les habitants sont invités à participer à une grande fresque collective
- performance de NASTY : un mur de 300 briques en cartons seront montées et graffés par l'artiste. Les habitants pourront repartir en fin de journée avec une brique du parrain de l'événement

Tout au long de la journée, un village street occupera la place de la Mairie : foodtruck, DJ set, animations, etc.

#IssyArt sur les réseaux sociaux.

Festival de street-art Issy Art

[11:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Steve & the girls"
Location:
Semiose galerie-éditions
54, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : b.porcher@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
avec documentation céline duval, Steve Gianakos, Hippolyte Hentgen, Dorothy Iannone, Françoise Pétrovitch, Nancy Spero

13 octobre - 22 décembre 2018

A woman's world

Vous pouvez condamner la cruauté avec laquelle Steve Gianakos traite la figure féminine : il plaide coupable. Pourtant, de ses muses décapitées qui trempent dans le potage et autres pin-up domestiques présentées en pièces détachées, les artistes femmes de cette exposition se régalent. Même quand le dessin insinue des désirs sexuels dans les poses des petites filles modèles, elles n'ont pas idée de lancer la chasse au porc. D'ailleurs, leurs dessins ne manquent pas de femmes à poil ni de cochon. On pense par exemple à ces dominatrices en lingerie de cuir apparues un temps chez Hippolyte Hentgen ; on les a vues se faire corriger à coup de fouet par des amants extraterrestres baveux dans des intérieurs de collectionneurs. Car l'endroit est propice quand il donne lieu à des tableaux dans le tableau...

Ah, vous ne voyez pas le rapport entre jeux sado-maso et pratiques de la citation ? Il n'y en a pas vraiment, pas plus qu'il n'y a de second degré dans l'art de Steve Gianakos. Ses portraits d'Eve nymphomane, de bourgeoise à tronche de rôti, débutante au vilain profil, jeune mère cannibale, la cervelle creuse et le décolleté plein, sont moins l'expression d'un esprit misogyne - j'ai dit « moins » - que du refoulé d'une société de l'image, et par là une critique sévère de l'Amérique. L'artiste l'énonce depuis les années 1970 par les moyens du collage et les techniques de reproduction manuelle, où il reprend cette imagerie dominante en mode mineur, ainsi que la stratégie texte-image (effective dans des titres qui mettent du sel sur les plaies). Ce sont les termes du dialogue qu'il entretient ici avec l'œuvre d'Hippolyte Hentgen ou de documentation celine duval. Elles opèrent une analyse de l'image reproductible qu'elles s'approprient à différents degrés. Cette lecture critique est rendue indissociable de ses modes de diffusion, c'est-à-dire des manières dont cette image vient nous draguer.

La distance qu'Hippolyte Hentgen et documentation celine duval instaurent entre la figure de l'auteur et sa production artistique est aux antipodes des positions affirmées par Nancy Spero et Dorothy Iannone, deux héroïnes de la génération de Steve dont l'art et la vie de femme ne font qu'un, par évidence et par nécessité. Qu'elle procède d'un engagement politique ou de « la relation totale et entière avec l'être aimé », leur œuvre non plus ne s'est jamais préoccupée de sa réception. Ainsi l'extrême violence de la série des Torture of Women de Spero et l'érotisme frénétique des dessins de Iannone sont-ils toujours aussi forts, davantage que la plupart des images que l'on soustrait, hélas, à des sensibilités présumées, sitôt qu'elles sont « exposées ». Cette représentation du monde (des images) par la figure féminine, comme le souhaitait Spero, emploie un inventaire des stéréotypes et des conventions héritées des âges classiques : ce sont les vases grecs qui auraient inséré le motif sexuel dans les dessins de Iannone, selon elle ; une fausse innocence qui pourrait aussi justifier les déesses à faces d'amphores chez Gianakos. Sérieusement, si le motif antique permet à ces contemporaines d'invoquer la puissance des guerrières mythologiques, l'irruption du vocabulaire académique (incluant Picasso) chez Gianakos confère toujours une certaine dignité à ses cruches.

Enfin voudra-t-on accueillir, en ces temps de clivages, la possibilité que les déclarations d'amour contiennent des pulsions criminelles - de même que les contes ont leur part de cruauté, et qu'il faut se méfier des gueules d'ange qui se dissolvent dans les dessins de Françoise Petrovitch. Marilou, dans la chanson, n'a-t-elle pas fini ses jours sous la neige carbonique, le crâne fracassé par un extincteur pour éteindre le désir fou de l'homme à la tête de chou ?

Julie Portier

Vernissage de l'exposition collective "Steve & the girls"
Steve Gianakos, She was the center of excitement and affordability, 2002
Techniques mixtes sur papier - 120 x 80 cm
Photo: A.Mole, Courtesy of Semiose, Paris





[15:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Otto Muehl"
Location:
Galerie Eric Dupont
138, rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 14
Fax : +33 (0)1 44 54 04 24
Mail : info@eric-dupont.com
Internet Site : www.eric-dupont.com
Description:
Exposition, sous le commissariat de Denise Wendel-Poray, dédiée à Otto Muehl (1925-2013), co-fondateur de l'actionnisme viennois dans les années 1960. Seront présentés dessins, gouaches, aquarelles et huiles sur toile issues de sa production des années 1980.

Vernissage : Samedi 13 octobre 2018, à partir de 15 heures

Du 13 octobre au 17 novembre 2018

Commissaire d'exposition : Denise Wendel-Poray

Vernissage de l'exposition "Otto Muehl"
Otto Muehl, Sans titre, 1987, huile sur toile, 200 x 240 cm, © Galerie Eric Dupont, Paris & Sammlung Friedrichshof Foundation.

[15:30-17:00] Conférence-rencontre avec Natsuko Tanihara
Location:
Université Paris 8
2, rue de la Liberté
93526 Saint-Denis Cedex 02
M° Saint-Denis - Université
France
Phone : +33 (0)1 49 40 67 89
Fax : +33 (0) 1 48 21 04 4
Internet Site : www.univ-paris8.fr
Description:
Conférence-rencontre avec Natsuko Tanihara






[16:00-21:00] Vernissage de Elmgreen & Dragset
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
Vernissage samedi 13 octobre, 16h - 21h
13 octobre - 22 décembre 2018

La galerie Perrotin Paris est heureuse d'annoncer l'ouverture d'une exposition individuelle des dernières créations d'Elmgreen & Dragset, la première organisée à Paris depuis l'installation d'un jour que le duo a montée au Grand Palais à l'automne 2016. Michael Elmgreen et Ingar Dragset travaillent ensemble une large palette de matières depuis plus de vingt ans. Ils créent des sculptures et des installations qui font souvent écho à la première période du land art ou à l'esthétique minimaliste, mais abordent des questions actuelles, sociales et existentielles, en rapport avec l'espace public et les designs du quotidien, et avec la façon dont ceux-ci influencent notre comportement et notre état d'esprit. Leurs nouvelles œuvres sculpturales reflètent là encore l'intérêt constant de ces artistes pour nos interactions avec le contexte spatial.

Dans une nouvelle grande installation au rez-de-chaussée de la galerie, l'ensemble de la salle paraît avoir avalé toute une portion de paysage urbain. Les éclats d'asphalte massifs, brisés, s'empilent tels les débris flottant après le passage d'un brise-glace arctique, et rappellent à la fois La Mer de glace (1824) de Caspar David Friedrich et les premiers projets de land art réalisés par Michael Heizer et Richard Long. Leurs surfaces planes et sombres sont insérées çà et là parmi les vestiges d'un mobilier urbain classique - le poteau d'un panneau de signalisation disparu, le métal tordu qui était peut-être auparavant un range-vélos. Ces éléments qui servaient autrefois à limiter et à encourager l'utilisation sociale de l'espace public ne sont plus là ou sont devenus inutiles. Que leur est-il arrivé, qui accuser, et qu'advient-il ensuite sont autant de questions que le visiteur est appelé à examiner.

D'un point de vue strictement formel, cette composition en noir, gris et argent possède une beauté unifiée. Pourtant, il est tout aussi évident que le public serait incommodé s'il devait rencontrer une accumulation similaire - quoique probablement moins propre - de débris dans la rue. À travers les décisions conceptuelles précises des artistes, nous sommes capables, en tant qu'observateurs, de percevoir cette image d'espace public dysfonctionnel d'une façon dangereusement plaisante. L'installation ne se contente pas de soulever des questions sur les espaces publics que nous partageons ; elle s'interroge également sur le cadre même de la galerie, en déplaçant les éléments brisés de la rue pour les présenter dans la grandeur bourgeoise d'une galerie privée.

Le cube blanc contemporain figure très littéralement dans le travail suivant de l'exposition, un panneau de signalisation urbain en acier inoxydable poli, dépourvu d'instruction ou d'avertissement. Intitulée « Adaptation », cette nouvelle série de signalisation miroir réfléchit le contexte spatial : à la place d'un avertissement ou d'une instruction imprimés sur le panneau de signalisation, le visiteur verra son propre reflet dans l'espace. La signalisation de rue est réduite ici à une forme pure qui s'adapte à son environnement, et n'est plus un outil de contrôle et de direction.

Au premier étage, plusieurs fragments rectangulaires d'asphalte sont exposés, chacun encadré et placé au mur, tels des tableaux ou des reliefs. On peut y discerner des traces similaires aux marquages routiers faits à la peinture blanche. Mais à bien y regarder, il s'avère que ces dessins ne donnent strictement aucune instruction, ou qu'ils indiquent des directions irréalistes, voire absurdes. Un cercle apparaît sur une de ces créations, par exemple, tandis que sur une autre, deux lignes parallèles amorcent des arcs divergents, ce qui fait de ces symboles des abstractions géométriques plutôt que des règles de circulation. En présentant ces fragments indépendamment les uns des autres, les artistes attirent l'attention sur certains des aspects visuels les plus courants des infrastructures publiques, généralement conçus dans le seul but d'établir l'ordre public, et ils les modifient avec subtilité.

Dans l'autre salle de ce même étage, les œuvres de trois séries récurrentes trouvent de nouvelles significations tout en manipulant des éléments formels qui figurent dans le répertoire de ces artistes depuis deux décennies. Un bar oval avec tabourets et pompes à bière fait écho à Queer Bar/Powerless Structures, Fig. 21, de 1998. Il semble être en réalité l'évocation d'un bar par un designer minimaliste ; ses surfaces d'un blanc immaculé tachetées d'éléments en chrome nous indiquent que cette sculpture géométrique peut avoir une fonction dans le monde réel. L'humour de cette juxtaposition incongrue s'élève jusqu'à l'absurdité lorsque le visiteur se rend compte que les tabourets de bar sont coincés et inaccessibles dans cette boucle fermée, tandis que les pompes ne peuvent être utilisées que de l'extérieur : de ce fait, la configuration rejette la principale raison d'être de la structure.

Cette négation de la raison d'être essentielle des objets du quotidien s'inscrit également au cœur de la série « Powerless Structures », que les artistes ont commencée en 1997, avec l'installation d'un plongeoir dépassant d'une fenêtre avec vue sur la mer au Louisiana, le musée d'art moderne situé à Humlebæk, Danemark. Depuis, les plongeoirs et les piscines figurent parmi les tropes les plus explorés par le duo.

Les trois sculptures de piscines à taille humaine présentées dans la salle suivante peuvent à première vue rappeler simplement aux visiteurs de la galerie les précédentes créations à grande échelle qui ont valu à Elmgreen & Dragset une certaine reconnaissance. Il s'agit notamment de Van Gogh's Ear, une structure de près de 10 mètres de haut en forme d'oreille installée au Rockefeller Center de New York en 2016. On peut également évoquer la dernière demeure de Monsieur B., le mystérieux collectionneur que l'on voit flotter sur le ventre dans sa piscine : cette installation faisait partie de leur exposition pour les pavillons danois et nordiques de la Biennale de Venise 2009. Malgré une échelle humaine plus petite, ces œuvres évoquent magistralement des pensées et des sentiments variés et parfois contradictoires : des jours tranquilles et du temps libre au bord de la piscine ou une richesse clinquante et la volonté de dompter la nature, des lieux où oublier ses soucis ou des objets à convoiter, du danger ou de la joie. Les trois sculptures sont immédiatement reconnaissables comme images de piscines, mais leurs formes font également allusion à l'histoire de la sculpture moderniste.

Dans la salle suivante, trois œuvres d'art faites de plongeoirs seront installées verticalement : un plongeoir seul, une paire de plongeoirs suspendus côte à côte et un trio de plongeoirs présentés ensemble. Leur verticalité inhabituelle rend ces objets inutiles, mais surtout, cette orientation inscrit les planches colorées dans la tradition de l'abstraction occidentale. Alors qu'il se tient devant elles, l'esprit du visiteur peut s'égarer vers les toiles rayées de Daniel Buren ou les totems minimalistes d'Anne Truitt. Dans le même temps, l'œuvre faite de deux planches - appartenant à la série « Couples » des artistes - peut rappeler les appariements d'objets quotidiens par Félix González-Torres, notamment ces horloges murales perçues comme symbole d'un couple de même sexe. Ces œuvres ont inspiré plusieurs sculptures à « géométrie doublée » conçues dans un premier temps par Elmgreen & Dragset lorsqu'ils étaient eux-mêmes dans une relation amoureuse et artistique.

Le fait qu'ils déroulent cette métaphore en incluant des œuvres à une ou trois planches peut ainsi s'interpréter comme une reconnaissance poignante des nombreux chemins de vie possibles. Cette capacité à soulever des questions et à invoquer des histoires sans les résoudre est au cœur de toutes les œuvres présentées dans le cadre de cette exposition.


Exposition simultanée :

Elmgreen & Dragset, To Whom It May Concern, automne 2018, Place Vendôme

À l'occasion de la FIAC Hors les Murs, Elmgreen & Dragset présenteront « To Whom It May Concern », une installation inédite, Place Vendôme.

Constituée de cent étoiles de mer échouées sur la place Vendôme, cette œuvre prend le contre-pied des sculptures monumentales traditionnelles. Elle adopte l'horizontalité des sculptures minimales du Land Art en éparpillant sur la place la nuée d'intrus qui la compose.

Selon la légende, les étoiles de mer sont les reflets sous-marins des astres présents dans le ciel. Ces créatures, bien que dépourvues de cerveau, sont capables de se déplacer et de percevoir le monde qui les entoure par leur instinct et leurs réflexes. La vie de ces êtres mystérieux et magiques est, depuis plusieurs décennies, menacée par la pollution environnementale.

La mer semble avoir englouti le centre de Paris, laissant sur la place à son retrait, des étoiles de mer rouges ; un clin d'œil à l'Accord de Paris sur le climat et ses défis. Les cent étoiles de mer nous rappellent non seulement l'urgence de changer le monde actuel, mais symbolisent aussi, par leur capacité à se régénérer et à survivre, même à de graves amputations, l'espoir d'une croissance nouvelle et de changements de mode de vie.

L'installation To Whom It May Concern est acquise par la Collection Dragonfly en amont de sa présentation parisienne, elle sera ensuite réinstallée au Domaine des Etangs à Massignac en Charente.

La Fiac Hors les Murs Place Vendôme bénéficie du soutien de Mirabaud.

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

[16:00-21:00] Vernissage de Folkert de Jong "Wormwood"
Location:
Galerie Chez Valentin
9, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 42 55
Fax : +33 (0)1 48 87 44 35
Mail : galerie@galeriechezvalentin.com
Internet Site : www.galeriechezvalentin.com
Description:
Exposition du 13 octobre au 8 décembre 2018 Vernissage samedi 13 octobre
Nocturne des galeries - Gallery Night - Jeudi 18 octobre jusqu'a 22h

Pour sa première exposition personnelle à la galerie Valentin, l'artiste néerlandais Folkert de Jong propose une installation inédite constituée d'oeuvres récemment exécutées et dévoilées pour l'occasion.

Le parcours s'ouvre sur 10 tableaux, en référence aux commandements bibliques, et se poursuit par trois sculptures articulées, sortes de pantomime de Jésus crucifié sans croix, et animées comme de vulgaires automates de fête foraine, sans qu'aucun rire d'enfant ne vienne couvrir le bruit de la mécanique.

Loin d'être un hymne à la religion, cette exposition, rien que par son titre «Wormwood» («l'absinthe» l'alcool qui rend fou) introduit une notion bien plus apocalyptique. En dehors d'être le nom de cet élixir dangereux, le titre fait référence à la fois à un disque du groupe «The residents», représentant d'un underground américain des plus brillants mais aussi à l'étoile qui porte ce nom dans le livre de l'apocalypse et qui s'abat sur la terre pour empoisonner les eaux. Le titre ramène ainsi l'exposition dans la part noire du religieux, et dans le giron de l'art d'avant garde, de résistance, qui s'oppose souvent à la marchandisation de l'art.

Comme à son habitude, Folkert utilise des sources historiques mais pour mieux les manipuler dans une histoire politique contemporaine. La manipulation est aussi bien formelle - on passe d'une statue en bois sculptés achetée en Ecosse, à un moulage en mousse polyuréthane - que symbolique, aprés être passés entre les mains de l'artiste les christs ressemblent plus à des épouvantails à tendance gothique sortis d'un concert d'Alice Cooper.

Les dix commandements, règles dogmatiques qui devaient permettre de régir la société dans une certaine harmonie Humaine, ont plus servi à justifier des guerres et des destructions. Cela n'est pas sans nous rappeler les textes brandis aujourd'hui par certains pour justifier de leurs actes de barbaries.

La figure du Christ est utilisée comme un référent culturel à l'histoire de l'art, à l'histoire de l'humanité, et à l'histoire personnelle de l'artiste.

Cette statuaire a d'ailleurs symbolisé, pendant des siècles, le lien entre l'homme et dieu. Aujourd'hui, il y a une désacralisation de l'objet religieux transitionnel, au profit d'autres objets comme notre téléphone portable.... Est-ce différent ? A travers cela, Folkert évoque peut être l'absence croissante du spirituel dans nos sociétés au profit d'un pur matérialisme.

Tel un nécromancien, Folkert de Jong a réanimé la sculpture du Christ, sans lui rendre vie pour autant, car Folkert n'est pas Dieu, il n'est qu'un artiste contemporain.

Jésus s'agite donc, nous fait signe un peu désespérément....Que cherche t-il à nous dire ? A nous faire comprendre ? En tout cas un malaise plane devant ces géants aux cheveux longs ébène.

Une nouvelle fois avec cette mise en scène provocante, dérangeante, titillante, Folkert essaye de capter l'attention du spectateur tel un film hollywoodien à gros budget.... Il ne fait pas du cinéma (au sens d'un caprice), il cherche réellement à attraper le spectateur dans son filet pour que celui ci ne puisse pas s'échapper sans garder une image intense de l'expérience qu'il vient de vivre.

«Wormwood» ou la tentation du cosmocide, menace ou prise de conscience de ce qui se joue actuellement dans le monde....

Cette exposition fait suite à l'importante rétrospective du travail de Folkert de Jong au MOCA de Tucson.

Vernissage de Folkert de Jong "Wormwood"

[16:00-20:00] Vernissage de Katharina Ziemke "La lune, comme un sabre blanc"
Location:
Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 48 04 04 80
Fax : +33 (0)1 48 04 04 80
Mail : info@galerie-gounod.fr
Internet Site : www.galerie-gounod.com
Description:
13 octobre - 17 novembre 2018

"Je rêve un théâtre de chambre,
Dont Breughel peindrait les volets,
Shakespeare, les pâles palais,
Et Watteau, les fonds couleur d'ambre."
Albert Giraud, extrait de « Théâtre » in Pierrot Lunaire, 1884

Depuis déjà plusieurs années, l'intérêt que porte Katharina Ziemke à l'univers du théâtre paraît ne s'être jamais démenti. Qu'elle y puise un corpus de personnages et de motifs, ou qu'elle y trouve une occasion de déployer sa propre sensibilité sur scène par la création de décors1, l'artiste semble en effet marquée par certaines de ses figures les plus emblématiques2, ainsi que par la tradition de la pantomime, plus populaire et plus ancienne encore.

Pour sa première exposition personnelle à la Galerie Isabelle Gounod, la jeune artiste allemande s'empare des poèmes symbolistes d'Albert Giraud, rassemblés en 1884 dans son recueil Pierrot Lunaire et dont Arnold Schönberg s'inspira pour composer, en 1912, une œuvre musicale saisissante de modernité3.

S'inscrivant dans cette généalogie à la fois littéraire et musicale, Katharina Ziemke y apporte une lecture plastique et visuelle du mythe de Pierrot, présentant un ensemble inédit de sculptures en bois peint et de grandes toiles réalisées à l'encre et au crayon de couleur. Autant de nouveaux médiums et techniques qui lui permettent de rejouer les amours fragiles du poète lunaire de la commedia dell'arte et de composer un théâtre de chambre halluciné, dont les protagonistes immobiles paraissent flotter entre les rives du drame et de la farce : on y voit l'humble Colombine, nouée dans sa robe modeste ; Cassandre en sorcière qui toise, blâmant le nocturne acrobate ; affairée au soin de son linge, la Lavandière aux bras d'argent ; et la regardant, amoureux, un jeune Pierrot silencieux. Plus loin, au mur et surplombant la scène, un marionnettiste nous lance un regard farouche, surpris à tirer les ficelles d'une intrigue amoureuse dont il semble nous défier de croire qu'il est le maître. A moins que toute cette mascarade ne soit le fruit des rêves du dormeur qui, assoupi sur une barrière, vogue déjà loin sur l'onde bleutée du repos.

Tout autour, la mise en scène réalisée avec la complicité d'Émilie Cognard laisse sourdre une atmosphère feutrée de fin du jour, comme embaumée du parfum léger de la mélancolie et de celui, plus capiteux, d'une étrange inquiétude. C'est un philtre pour les yeux, distillant l'ivresse d'une expérience synesthésique où les sombres chatoiements des violets épousent la cruauté des rouges et côtoient la douceur des blonds et des pâles carnations.

Entre rêve et cauchemar, Katharina Ziemke soulève ainsi le lourd rideau de la réalité pour laisser entrevoir un monde étrange et hors du temps, nous invitant à y entrer pour sombrer, avec elle, dans le songe d'une nuit d'automne.

Thibault Bissirier, juillet 2018

1 Katharina Ziemke a en effet collaboré avec le metteur en scène Thomas Ostermeier et réalisé plusieurs décors originaux pour Un ennemi du peuple d'Isben en 2012, La Mouette de Tchekov en 2013 et Professeur Bernhardi de Schnitzler en 2017.

2 Hamlet notamment, dont elle réalisa une série de portraits à l'encre de Chine en 2013.

3 Le Pierrot Lunaire d'Armold Schönberg est remarquable à plus d'un titre. Outre une instrumentalisation radicale qui annonce la rupture du compositeur avec la tradition romantique, cette pièce expérimente une forme nouvelle de déclamation : le Sprechgesang ou parlé-chanté.

Vernissage de Katharina Ziemke "La lune, comme un sabre blanc"
Katharina Ziemke, Lavandière, 2018
Bois, peinture caséine, tissu et corde - 90 x 50 x 30 cm
Courtesy of the artist & Galerie Isabelle Gounod, Paris / Photographie : Michele Galassi

Vernissage de Katharina Ziemke "La lune, comme un sabre blanc"
Katharina Ziemke, 2018, encre et crayon de couleur sur coton, 150 x 100 cm. Photographie : Michele Galassi

[16:00-21:00] Vernissage de Rometti Costales
Location:
Jousse Entreprise - Art Contemporain
6, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 53 82 10 18
Fax : +33 (0)1 53 82 13 63
Mail : art@jousse-entreprise.com
Internet Site : www.jousse-entreprise.com
Description:
Rometti Costales (Julia Rometti et Victor Costales)
"translator/lover wears a black hat with plumes of feathers"

vernissage samedi 13 octobre 16h - 21h
accompagné de la présentation du livre Little animals, ash trays avec Bom Dia Books

exposition 14 octobre - 1 décembre 2018

L'exposition translator/lover wears a black hat with plumes of feathers fait partie d'un ensemble d'événements - comprenant quelques expositions précédentes et certains livres récemment publiés - qui a été incité par des situations imprévisibles et d'autres provoquées intentionnellement.

Certaines de ces circonstances ou conditions sont énumérées ci-dessous. Loin d'être exhaustive, cette liste met en évidence certains des points marquants de la séquence et sert de guide succinct à une histoire qui n'a pas de conclusion envisagable:

Un territoire donné, avec ses incidents géographiques, son climat et sa population - toutes sortes d'artéfacts par les habitants, dont la forme et l'utilisation ont été déterminés par la relation du peuple à ce territoire - le temps; la durée de vie de ces artefacts, la façon dont leur utilisation change, les histoires qu'ils renferment et la disparition progressive de l'utilisation de certains d'entre eux - un collectionneur, conservateur, un anthropologue, tous deux étrangers - leur intérêt passionné pour ces objets, la détermination de sauver ceux oubliés et de réunir ceux toujours en usage - un inventaire, listant des objets collectionnés - les contresens de lecture et les équivoques ont surgi en tentant d'interpréter les motifs trouvés sur certains objets - un catalogue mal imprimé mais extrêmement riche en informations ( comprenant des images d'objets en noir et blanc presque abstraites et des descriptions très détaillées), intitulé A Catalog of Textiles and Folkart of Chiapas (Walter F. Morris Jr., 1979), à son tour oublié - des artistes qui, par hasard, tombent sur ce livre - leur décision de modifier le contenu du catalogue original en effaçant la plupart des descriptions et en laissant des fragments de phrases et d'énoncés dispersées dans les pages, ceci rendant ainsi le texte original aussi abstrait que les images que ces phrases sont supposées décrire - le résultat: Blue has run (Rometti Costales, 2016), un fac-similé du catalogue original - une sélection, faite par les artistes, de ces phrases lachées qui ont été libérées de leur fonction d'origine, c'est-à-dire de décrire les artéfacts listé dans le catalogue original - leur nouvelle fonction: nommer et donner forme à une série de nouveaux artefacts, cette fois-ci des œuvres d'art: He proclaims the statues to be real; béton; unknown, unknown, unknown - the ass of a cat; off in the mountainside on some official errand; cire perdue; because of the warmer climate seems to have disappeared; bronze; around the mouth and eyes; cordes en palmes trésées; hunting implements and cigars; gousses d'acacia; a number of brown river stones and a few stones of pyrite; obsidienne; is only a half-hour walk away; pyrite et paillettes; unknown - January 20; Raku-yaki; bone carving is done by men; colors slightly faded -- le titre de l'exposition, translator/lover wears a black hat with plumes of feathers, est l'une de ces phrases libre.

Rometti Costales

Vernissage de Rometti Costales

[16:00-20:00] Vernissage de Ryan Gander "Old Languages in Very Modern Styles"
Location:
gb agency
18, rue des Quatre Fils
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 78 00 60
Mail : gb@gbagency.fr
Internet Site : www.gbagency.fr
Description:
Vernissage samedi 13 octobre de 16h à 20h

A travers des oeuvres qui prennent une grande variété de formes - sculpture, film, écriture, graphisme, installation, performance, Ryan Gander a établi une réputation internationale.
Grâce à des procédés d'association d'idées qui opèrent par va-et-vient entre familier et ésotérique, vérité et mensonge, visible et invisible, le travail de Ryan Gander entend questionner les conditions de création et les mécanismes de perception et d'appréhension des œuvres d'art. La plupart de ses oeuvres jouent du déplacement d'objets communs, de situations ou de systèmes. Chaque nouvelle pièce serait un élément d'un vaste puzzle constitué par l'ensemble de son travail. Ryan Gander y injecte une narration souvent énigmatique, comme des indices disparates, qui convoquent le désir et la responsabilité du spectateur en lui offrant la possibilité de poursuivre sa propre narration.

Vernissage de Ryan Gander "Old Languages in Very Modern Styles"

[16:00-21:00] Vernissage de Sophie Calle "Parce que" & "Souris Calle"
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
Deux projets: "Parce que" & "Souris Calle"

Vernissage samedi 13 octobre, 16h - 21h
13 octobre - 22 décembre 2018

La galerie Perrotin a le plaisir de présenter une exposition personnelle de Sophie Calle, la quinzième depuis le début de la collaboration avec l'artiste en 2001. À cette occasion, Sophie Calle présente deux nouveaux projets Parce que et Souris Calle, avec la collaboration d'une quarantaine de musiciens.

Sophie Calle est l'une des artistes françaises les plus reconnues internationalement. Depuis près de quarante ans, son œuvre combine récit, image photographique, performance, vidéo, dans une traversée permanente entre le fictionnel et le réel, l'intime et le public. Comme l'affirme Alfred Pacquement : « Sophie Calle est artiste à la première personne. Elle se met elle-même en scène dans ses travaux, sans retenue. Elle y raconte en langage direct des histoires vécues, avec un souci du détail qui ne peut laisser indifférent. Elle rend le spectateur complice de son intimité sans qu'il puisse s'y soustraire. 1 »

L'exposition ouvre sur une série de photographies inédites, de la série Parce que masquées par des rideaux brodés d'un texte que le visiteur peut lire avant de les soulever pour découvrir l'image. Le texte qui débute par « Parce que » explique la raison pour laquelle cette image existe, pourquoi l'artiste a choisi ce moment ou ce lieu.
Ainsi, « Parce que la tentation de la suivre » s'applique à La ligne blanche (2018), photographie d'une ligne de démarcation de route qui s'enfonce sous l'eau, ou « Parce que quoi d'autre après plus rien ? » devance Plurien, sortie (2018), cliché d'un panneau de sortie de ville, face au cimetière de Plurien. La justification de la photographie est ainsi lisible avant l'image, dans un rapport tautologique inédit qui questionne la relation texte - image.
Sophie Calle est familière des jeux d'auteurs, collaborant ponctuellement avec des écrivains (Paul Auster, doubles-jeux), des artistes (Greg Shephard, No sex last night) entre autres. Pour le projet Souris Calle, dévoilé pour la première fois à la galerie Perrotin, l'artiste a sollicité une quarantaine de musiciens et de chanteurs. Chacun a composé un morceau en hommage à Souris, le chat de l'artiste, mort en 2014. La compilation ainsi produite prend la forme de trois disques 33-tours, à la fois objet accroché dans l'espace d'exposition et son diffusé dans plusieurs salles et alcôves aménagées pour l'écoute : « Le travail entrepris par Sophie Calle (...) ne cesse d'interroger et de redéfinir la notion d'auteur, laquelle s'est enrichie de processus de plus en plus complexes de co-signatures, de palimpsestes et d'hypertextualité. 2 » écrivait à son propos la commissaire d'exposition Christine Macel. Avec ce projet, Sophie Calle étend encore plus la notion d'auteur pour partager un deuil et la célébration d'un être aimé. Comme le décrit le critique d'art Yve-Alain Bois « (Sophie Calle) partage avec les endeuillés mélancoliques qui, pour endiguer leur malheur, transforment l'être cher qu'ils ont perdu en un idéal de perfection. 3 »
Cette monomanie peut prendre plusieurs formes, on se souvient de Douleur Exquise (1984-2003) ou Prenez soin de vous (2004-2007). Elle aboutit ici à un protocole collaboratif avec des musiciens, tel un acte de résilience pour combler le manque de Souris. « J'ai noté son recours obsessionnel au passé que par bribes cumulatives elle conjure en un tout qui semble plus unitaire. 4 » Cet album est plus qu'une compilation musicale, c'est une œuvre complexe qui crée une unité dans l'absence.
Le vidéo-clip Souris Calle (2018) est projeté dans une salle adjacente: Sophie Calle y raconte les dix-sept années de vie commune avec son chat, sa personnalité, leur habitudes et le vide créé par sa disparition.

Le dispositif de l'exposition est complété par une sélection d'œuvres de la série des Autobiographies, liées au décès de Souris. Juxtaposant des textes encadrés avec des photographies, ces Autobiographies sont une des séries les plus fameuses de l'artiste. Depuis 1991 elles ont été exposées dans le monde entier : Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de la Ville de Paris, Tel Aviv Museum of Art, Sprengel Museum de Hanovre, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, entre autres.

« Elle fait de sa vie une performance continue 5 » disait d'elle l'historienne de l'art RoseLee Goldberg . Entre collaborations, détournements et jeux, Sophie Calle développe une œuvre singulière, aux prétextes autobiographiques mais à la portée universelle.

Artistes participants au projet Souris Calle :
AaRon, Laurie Anderson, Juliette Armanet, Mathieu Baillot & Mazarine Pingeot, Alex Beaupain, Benjamin Biolay, Bono, Brigitte, Camille, Arnaud Cathrine et Florent Marchet, Jeanne Cherhal, Christophe, Clarika, Pascal Comelade, Javis Cocker, Lou Doillon, Stephan Eicher & Frédéric Lo, Thomas Fersen, Feu! Chatterton, Irène Jacob, Jean-Michel Jarre, Keren Ann, Kincy, Ragnar Kjartansson & Kristín Anna, Pierre Lapointe et Albin de la Simone avec Sophie Calle, Miossec, Mirwais, Fabrizio Moretti, Joseph Mount, The National, Linus Öhrn, Ayumi Paul, Marie Modiano & Peter von Poehl, Raphael, Nicola Sirkis, Casey Spooner & Wolfram, Michael Stipe, Mina Tindle, Pharrell Williams.

Le travail de Sophie Calle a été exposé dans de nombreux de musées internationaux. Une rétrospective de son travail a eu lieu au Centre Georges Pompidou à Paris en 2003, puis au Martin-Gropius-Bau, Berlin, Irish Museum of Modern Art, Dublin et Ludwig Forum für Internationale Kunst, Aachen.

En 2007, Sophie Calle a représenté la France à la 52e Biennale de Venise, l'exposition « Prenez Soin de Vous » a ensuite voyagé dans une vingtaine de musées à travers le monde.
L'exposition « Rachel, Monique » a été présentée au Palais de Tokyo (2010), au Festival d'Avignon (2012), à la Episcopal Church of the Heavenly Rest de New York (2014) et au Castello di Rivoli à Turin (2015).
Plusieurs expositions personnelles ont été également consacrées à Sophie Calle au Musée d'art contemporain de Montréal, Canada (2015), au Toyota Municipal Museum of Art, Aichi (2015), au Nagasaki Prefectural Art Museum (2016), au Museo Tamayo de Mexico (2014), au Centro Cultural Néstor Kirchner de Buenos Aires (2015), à La Virreina Centre de la Imatge de Barcelone (2016), à Fort Mason San Francisco (2017), au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris (2017) ou encore au Château la Coste, France (2018).
Sophie Calle a reçu le prix Hasselblad pour la photographie en 2010 et le prix ICP Infinity en 2017.

1 Alfred Pacquement, « Préface », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.15
2 Christine Macel, « La question de l'auteur dans l'œuvre de Sophie Calle », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.22
3 Yve-Alain Bois, « La Tigresse de papier », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.37
4 Yve-Alain Bois, « La Tigresse de papier », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.31
5 RoseLee Goldberg, « Performance, l'art en action », Thames & Hudson, 1999, p.215

Vernissage de Sophie Calle "Parce que" & "Souris Calle"

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "The Border is a State of Mind"
Location:
Galerie Poggi
2, rue Beaubourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)9 84 38 87 74
Mail : office@galeriepoggi.com
Internet Site : www.galeriepoggi.com
Description:
avec Babi Badalov, Eric Baudelaire, Bady Dalloul, Nikita Kadan, Kapwani Kiwanga, Sophie Ristelhueber, Société Réaliste

13 octobre - 17 novembre 2018

The Border is a State of Mind est un projet collectif qui s'articule autour de la notion de frontière territoriale et des portées symboliques qu'elle contient aujourd'hui, dans un contexte mondial de montée des nationalismes, du « retour des murs » et des nouveaux conflits géopolitiques.

La galerie Jérôme Poggi a invité le curateur Sasha Pevak à concevoir une exposition se déployant en deux temps. Le premier volet du projet sera présenté à la galerie. La seconde partie de l'exposition aura lieu à l'occasion de la 45e édition de la FIAC, sur le stand 1.H11 dans le secteur Ouest des Galeries Supérieures du Grand Palais.

Ce projet a été réalisé avec la complicité de Kyveli Mavrokordopoulou, chercheuse à l'EHESS. Jérôme Poggi remercie la Galerie Juana de Aizpuru pour sa collaboration autour de l'œuvre d'Eric Baudelaire.

Vernissage de l'exposition collective "The Border is a State of Mind"
Kapwani Kiwanga, Desire Paths, Alyth Railyard, 2018
Courtesy Galerie Jérôme Poggi, Paris







[17:00-20:00] Vernissage de Pierre Ardouvin "Hôtel de l'Univers"
Location:
Galerie Praz-Delavallade
5, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 45 86 20 00
Fax : +33 (0)1 45 86 20 10
Mail : gallery@praz-delavallade.com
Internet Site : www.praz-delavallade.com
Description:
13 octobre - 17 novembre 2019
Vernissage : 13 octobre, 17h - 20h

Créateur «généraliste», ce qui suppose une représentation unifiée du savoir, Pierre Ardouvin s'inscrit pleinement au service d' une œuvre qui se déploie sous les formats de l'installation, du collage, de l'assemblage, de la récupération et du bricolage de génie. Au fil des ans, il a développé une réflexion sur la culture du spectacle, la mémoire des utopies, du devenir des rites du quotidien privilégiant les rapports d'identité et d'affects cristallisés dans les formes vernaculaires.

Par la ré-appropriation d'objets ordinaires qu'il investit, sa recherche artistique interroge les notions d'authenticité et d'illusion sur un mode du recyclage et du ré-assemblage convoquant un imaginaire familier, irrigué par les souvenirs à la fois personnels et collectifs, proche d'une culture populaire et d'une domesticité usitée. Son travail dévoile souvent la violence ou la mélancolie latente qui émane de ces représentations a priori inoffensives. «C'est à travers ces explorations psychiques de l'ordinaire occidental que l'œuvre de Pierre Ardouvin pourrait s'avérer sourdement critique»*.

Pour sa seconde exposition à la galerie Praz-Delavallade Paris, l'artiste s'inspire de ce voyage effectué par Rimbaud au détour des années 1878 au Yemen et en Ethiopie et de son séjour au désormais célébrissime Hôtel de l'Univers à Aden. Il en résulte un télescopage entre Rimbaud et Ardouvin d'une étonnante modernité malgré les décennies qui les séparent, révélant ce sentiment de déshérence et d'abandon propre aux déracinés. Pierre Ardouvin puise son inspiration dans une actualité qu'il façonne grâce à un imaginaire collectif décloisonné, libéré des obédiences de classe, de genre ou d'âge, afin que chacun y trouve un espace d'identification. Alliant culture quotidienne et références littéraires, il extrait des mots, des images et des objets de territoires pluriels.** Pêle-mêle, il accueille des histoires de l'art, des bandes dessinées, des contes, de la poésie, du rock & roll, du cinéma, de l'enfance, du voyage. S'entremêle alors espace publique et espace domestique dont, en bon magicien d'Oz, il orchestre avec bonhomie et bienveillance ces questions d'utopies et d'altérités.

Les œuvres accueillies au sein de l'exposition «Hôtel de l'Univers» sont suspendues dans un espace-temps indéfini. On y croise au détour des propositions de l'artiste les fantômes du facteur Cheval, de Houellebecq, de Ménelik II, Négus d'Ethiopie et de Rimbaud, poète exilé volontaire.

Nonobstant la cruelle réalité du monde, Pierre Ardouvin affiche cette signature intemporelle et personnelle qui a pour effet de panser les plaies de notre quotidienneté ; son baume a pour nom Poésie.

«Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ; mon paletot aussi devenait idéal ; j'allais sous le ciel, Muse ! Et j'étais ton féal ; Oh ! Là Là ! Que d'amours splendides j'ai rêvées !»***

*. catalogue de l'exposition de Pierre Ardouvin, «Retour d'Abyssinie», texte de Julie Crenn, Centre d'art Labanque Bethune, Juillet 2018.
**. extrait du texte de Guillaume Désanges, critique et commissaire d'exposition.
***. extrait du poème «Ma Bohème», d'Arthur Rimbaud, 1870.

- René-Julien Praz


Pierre Ardouvin est né en 1955 à Crest, France. Il vit et travaille à Paris. Son travail a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles et collectives en France et à l'étranger : Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2005, 2010), Fondation Jumex, Mexico (2008) ou encore au NMCA, Seoul (2011). En 2016, le MAC VAL lui consacre une exposition monographique intitulée «Tout est affaire de décor». Depuis Septembre 2018, une série d'œuvres inédites sont présentées à TOPAZ Arts, New York. Aujourd'hui, le travail de Pierre Ardouvin est inclus dans de nombreuses collections publiques et privées internationales.

Vernissage de Pierre Ardouvin "Hôtel de l'Univers"
Pierre Ardouvin, Hôtel de l'Univers, maquette bois, sable noir, table métal, 100 x 120 x 100 cm - 39 3/8 x 47 ¼ x 39 3/8 inches

[17:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Assemblage #14 : Spotlight"
Location:
Space in Progress
Julio Artist-run Space
13, rue Juillet
75020 Paris
M° Ménilmontant, Gambetta
France
Mail : bonjour@spaceinprogress.com
Internet Site : www.spaceinprogress.com
Description:
Vernissage samedi 13 octobre à partir de 17h.
Exposition du 13 octobre au 3 novembre 2018. Vendredis et samedis de 17h à 19h et sur RDV

Spotlight est une proposition de l'artiste Jérôme Allavena avec les artistes: Claude Lévêque - Aurélie Pétrel - Charlotte Seidel - Luis Terán - Nicolas Tubéry - 300CE (Carine Klonowski et Etienne François)

Le point de départ de cette exposition est le dispositif mis en place. Il est simple à énoncer et à observer, toutes les pièces présentées sont lumineuses. Comme des projecteurs, elles permettent de voir et d'être vu. Elles signalent leur présence et soulignent ou perturbent celle des autres. La lumière reste le trait d'union des œuvres entres elles mais aussi avec le spectateur. Véritable médiateur, elle installe le dialogue et invite au voyage.

« la lumière est indispensable à la vision, et tient une part importante dans le bien-être et la vie sociale.La lumière a une forte valeur symbolique; permettant de percevoir les objets avant de les toucher, elle s'associe, dans toutes les cultures humaines, à la connaissance. (wikipedia) »

La lumière est multiple quand les artistes s'en emparent. Ils la façonnent, la transforment, jouent de ses propriétés. Signature graphique et sculpture chez Claude Lévêque, elle est pour Aurélie Pétrel un outil de révélation. Phénomène ou apparition dans le travail du duo 300CE, c'est l'interprétation du signal qui est à l'oeuvre chez Charlotte Seidel. Par son utilisation de la lumière (noire), Nicolas Tubéry sublime le principe de projection et parle de peinture pendant que de son côté, Luis Terán la manipule comme une matière remplissant un vide. Ensemble ils illuminent l'espace de Julio, et ce white cube devient temporairement un phare.

Spotlight est une proposition de l'artiste Jérôme Allavena.

Né en 1979 à Montreuil. Vit et travaille à Paris.

Il obtient son DNSEP à l'EESI d'Angoulême en 2008.

Son travail fut remarqué en 2009 lors de la 59ème édition de Jeune Création en 2009, puis lors d'expositions collectives en centres d'art tel que le FRAC Poitou-Charentes (2010, 2014), le Palais de Tokyo (2010, 2011) ou encore la Fondation d'entreprise Ricard (Paris, 2012), mais aussi en galeries avec la Galerie Anne Barrault (Paris, 2012), la Galerie De Roussan (2012, Biennale de Belleville) et la Galerie Houg (Paris, 2015). Il participa également à des résidences telles que la Cité des Arts à Paris (2009-2010) et Le Pavillon du Palais de Tokyo (2010-2011). En 2015, il entre dans l'équipe des artistes representés par la Galerie Houg, où il prépare sa première exposition personnelle en Septembre 2016. En mai 2017, il est commissaire de l'exposition Spectre à la Galerie Houg.

Si la pratique de Jérôme Allavena passe la plupart du temps par celle du dessin, ce dernier est envisagé non pas comme l'exercice d'un savoir-faire académique, mais comme l'approche expérimentale des notions de construction/déconstruction. Ce qui l'intéresse n'est pas tant la retranscription d'une réalité dont il restituerait le reflet fidèle, mais à l'inverse, l'utilisation d'une image issue du réel et identifiable comme point de départ d'une réflexion sur ce qui constitue l'essence même du dessin. Elle questionne également la construction mentale qui précède toute image et les effets d'identification qu'elle engendre. En parallèle, il fait occasionnellement office de commissaire d'exposition. Une manière pour lui d'étendre les notions qui lui sont chères hors de sa pratique plastique.

Artistes :

Claude Lévêque : Né en 1953 à Nevers, France. Vit et travaille à Montreuil et à Pèteloup.

Il est un artiste majeur de la scène contemporaine internationale. Son travail a été présenté au sein de nombreuses expositions personnelles et collectives, en France comme à l'étranger. En 2009, l'artiste a investi le pavillon français lors de la 53e Biennale de Venise. En 2014 et 2015 il a été invité par le musée du Louvre à proposer une création spécifique, en deux volets, pour la Pyramide et les fossés médiévaux. Toujours en 2015, il a présenté The world is yours sur le théâtre de l'Odéon à Paris. L'artiste utilise le néon pour sa valeur de standard universel en reproduisant des phrases, de simples mots ou des dessins dans une graphie tremblée et fragile - ici celle de la mère de l'artiste, Gilberte Lévêque -, qui contient en soi toute la philosophie de l'oeuvre de Claude Lévêque et renvoie le spectateur à son propre vécu. Ces phrases sont des fragments de langage, des affirmations libératoires et incantatoires, telle une correspondance poétique d'états d'âmes.

Aurelie Pétrel: Née en 1980 à Venissieux. Vit et travaille entre Rome, Paris et Genève.

Elle est professeure et responsable du Pool Photographie à la HEAD-Genève depuis 2012. Aurélie Pétrel pense sa pratique photographique à travers un modèle mathématique, allant de l'apparition des images jusqu'à leurs dispositifs d'exposition.

En appliquant des procédures de transformations successives à ses prises de vue, ses installations assimilées à des sculptures créent des jeux d'illusion et de déplacement de la réalité. L'usage de la vitrophanie, l'impression directe sur des supports de nature variée font émerger une oeuvre «située» : l'architecture de l'image se superpose à celle du lieu qui l'accueille pour générer une nouvelle expérience du regard. La volonté d'opérer sur la matérialité des images par une somme de processus mouvants permet de placer l'image photographique dans plusieurs états physiques, sous forme de variations. Aurélie Pétrel y voit un travail mobile en « partition», lui permettant de redistribuer une installation originelle dans un nouveau contexte d'apparition.

Depuis 2001, les points d'ancrage de sa pratique photographique s'étendent sur six villes : Shanghai, Tokyo, Paris, Leipzig, Montréal et New York. Chaque ville est envisagée comme l'espace d'une impulsion architecturale permettant de pousser les potentiels de l'image en mutation, à partir d'enquêtes de terrain jusqu'aux visions parcellaires de la prise de vue dans l'espace d'exposition. Un septième point s'ajoute : Romme à 130 km de Lausanne, de l'autre côté du lac en direction des Alpes.

Charlotte Seidel: Née en 1981 à Hambourg, Allemagne. Vit et travaille à Paris.

Ayant terminé ses études d'Arts à la Bauhaus-Universität Weimar en 2007, ainsi qu'à l'Ecole Supérieure des Beaux Arts de Toulouse, Charlotte Seidel a acquis de nombreuses expériences dans le domaine de l'art contemporain en tant qu'artiste et en travaillant pour des institutions diverses en Allemagne et en France. En 2005 elle a séjourné en Uruguay dans le cadre d'une résidence d'artistes. Au sein de l'ACC Galerie Weimar, elle était co-commissaire de l'exposition "l'art ne nous libère de rien" en 2006 et coordinatrice du programme de résidence pour artistes (2007-2008). A Paris, elle a effectué un stage à la Fondation Kadist (2008) puis au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris/ARC, où elle a travaillé pendant plusieurs années en tant que curatrice assistante, accompagnant l'exposition itinérante "Entre-Temps" au Brésil, en Russie, en Chine et au Taiwan (2008-2011).

En 2010-11 elle était résidente du Pavillon au Palais de Tokyo, poursuivant sa pratique artistique. Ses œuvres ont été présentées dans des institutions en France et à l'étranger (Palais de Tokyo, Fondation d'entreprise Ricard, 104, Centre Pompidou Paris, Dallas Contemporary, Piano Nobile Genève, FMAC Genève, Parc Saint Léger, Fondation Calouste Gulbenkian.

Luis Terán : Né en 1977 à Buenos Aires, Argentine. Vit et travaille à Buenos Aires.

Il a étudié à la Regina Pacis Fine School, Master National de Dessin et Professeur National de Sculpture. S'est formé aussi à l'atelier «El Asilo», dirigé par Héctor Maranesi; Intercampos III / Fundacion Telefonica; Résidence pour artistes dans le F.K.S.E. de Budapest; bourse Kuitca / Utdt. Il a exposé ses oeuvres dans des galeries, des musées, des centres culturels en Argentine et dans le monde entier, tels que A gentil Carioca, à Rio de Janeiro, La fondation Hermès à Singapour, La Maison Rouge à Paris ; et la collection HGN à Duderstadt, Allemagne. Depuis 1998, il travaille comme enseignant, donnant des séminaires et en tant que maître des thèses dans des établissements liés à l'art. Il dirige actuellement un atelier de sculpture dans son propre studio.

Nicolas Tubéry: Né en 1982 à Carcassonne, France.
Vit et travaille à Paris.

Il a étudié à l'Ecole Supérieure d'Art et de Céramique de Tarbes puis à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris où il obtient le DNSAP en 2009.

Il réalise des films et des installations. Les structures et les dispositifs de monstration qu'il crée prolongent ses films dans l'espace d'exposition. Son travail en partie influencé par le paysage naturel et social de sa région natale, propose un point de vue singulier sur les événements du quotidien et questionne notre rapport aux images et au réel.

Ses installations ont récemment été présentés au Salon de Montrouge, au Musée des arts et métiers à Paris et à Toulouse dans le cadre du prix Mezzanine Sud au musée des Abattoirs.

300CE (Carine Klonowski & Etienne François)

Duo créé en 2016. Après avoir fait leurs études à l'École Européenne Supérieure de l'Image d'Angoulême, se retrouvent en 2015 et partagent un atelier à Ivry-sur-Seine. C'est là que naît 300CE, duo à la croisée de leurs pratiques respectives. 300CE élabore des dispositifs à l'ambiance sonore et visuelle marquée - set-designs de pièces manipulant des références au cinéma de science-fiction, au jeu vidéo, à la musique et à l'univers automobile. Le convecteur temporel ou l'étoile à trois branches symbolisent la dynamique du duo : la convergence de deux individualités roulant vers un horizon commun.

Carine Klonowski: Née en 1989 à Nice. Elle vit à Chelles et travaille entre Paris et Clermont-Ferrand.

Son travail se concentre sur les questions de perception de l'image et du paysage via les dispositifs d'affichage numériques, et prend la forme d'installations vidéo animées par des performances. Elle a récemment exposé à la galerie 22.48m2 à Paris et à la galerie Modulab à Metz, et précédemment au FRAC Poitou-Charentes à Angoulême, à Jeune Création à Paris, à la fondation Vasarely à Aix-en-Provence ou encore dans différents run-spaces (La Couleuvre à Saint-Ouen, Le Hall à Rouen, indice 50 à Paris...). Elle vient d'intégrer le cycle de recherche de l'ESACM à Clermont-Ferrand et fait partie du collectif curatorial Le Syndicat Magnifique.

Etienne François: Né en 1984 au Puy-en-Velay. Il vit et travaille aux Lilas.

Sa pratique de la peinture traite du paysage et convoque des références classiques et romantiques, qu'il décale par leur traitement et par l'assemblage de diverses sources visuelles. Son travail a notamment été présenté à la 67ème édition de Jeune Création (galerie Thaddaeus Ropac à Pantin), à Komplot à Bruxelles, aux ateliers de Bellevaux à Lausanne et à Plateforme à Paris.

Vernissage de l'exposition "Assemblage #14 : Spotlight"

[17:30-21:30] Rencontre avec Anne-Charlotte Yver et Enrico Bertelli
Location:
L'ahah
4, cité Griset
75011 Paris
France
Phone : +33 (0)1 71 27 72 47
Mail : info@lahah.fr
Internet Site : www.lahah.fr
Description:
À l'occasion des expositions "3296" d'Anne-Charlotte Yver et "OLDER and YOUNGER" d'Enrico Bertelli, L'ahah est heureuse de vous proposer, ce mois d'octobre, deux rencontres avec les artistes pour évoquer leurs pratiques, leurs mises en espace et leur expérience au sein de L'ahah.

Anne-Charlotte Yver, artiste plasticienne née en 1987, vit et travaille à Paris.
«Je me nourris majoritairement dans la littérature, la musique, l'architecture, le cinéma et dans une certaine porosité ou réactivité à ce qui advient, à l'expérience intime et subjective.»
Extrait de l'entretien entre Anne-Charlotte Yver et John Cornu dans Redux N°50, décembre 2016.

Quentin Mornay est artiste, doctorant dans le programme SACRe à l'ENSBA Paris. Sa pratique de la sculpture prend pour matière les techniques de représentation et d'objectivation du monde contemporain. En réinvestissant des formes générées par des langages informatiques, les œuvres opèrent un syncrétisme entre des techniques manuelles et des technologies virtuelles.
En parallèle de sa recherche, il développe un travail d'écriture pour des livres d'artistes et des lieux de résidence.
www.quentinmornay.com


Dans le cadre des expositions d'Enrico Bertelli et Anne-Charlotte Yver

Enrico Bertelli, "OLDER and YOUNGER"
24-26, rue Moret 75011 Paris

Anne-Charlotte Yver, "3296"
4, Cité Griset 75011 Paris

du 15 septembre au 27 octobre








[18:00-21:00] Inauguration des sculptures installées par la Galerie de La Forest Divonne
Location:
Saint-Germain-des-Prés
Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés
France
Internet Site : www.saint-germain-des-pres.com
Description:
sculptures monumentales de Jean-Bernard Métais et Bernadette Chéné place Saint-Germain-des-Prés et quai de Conti


Dans le cadre de l'exposition anniversaire des 30 ans de la Galerie Marie-Hélène de La Forest Divonne

1988 - 2018 : la galerie a 30 ans !

Vernissage & anniversaire

jeudi 20 septembre
à partir de 18h

Présentation du livre
"1988-2018, 30 ans d'expositions"

belgian foodtruck

20 septembre - 3 novembre 2018

David Lefebvre
peintures & céramiques
+
accrochage de groupe
les artistes de la galerie

sculptures monumentales de Jean-Bernard Métais et Bernadette Chéné place Saint-Germain-des-Prés et quai de Conti

[18:00-20:00] Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Location:
Gagosian Gallery Paris
4, rue de Ponthieu
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 75 00 05 92
Fax : +33 (0)1 70 24 87 10
Mail : paris@gagosian.com
Internet Site : www.gagosian.com
Description:
13 octobre - 21 décembre 2018

Si je dois choisir de faire un beau tableau ou un nouveau tableau, je choisirai toujours la nouveauté. C'est ce que signifie la peinture pour moi. Je veux faire quelque chose qui n'existait pas auparavant.
-Albert Oehlen

Gagosian est heureuse de présenter SEXE, RELIGION, POLITIQUE, un ensemble de nouvelles peintures de Albert Oehlen.

À travers un coup de pinceau expressionniste et audacieux, une méthodologie surréaliste, des lignes générées par ordinateur et une conscience aiguë de l'acte de peindre, Oehlen se confronte sans crainte à l'histoire de l'abstraction, multipliant le potentiel des codes visuels par des processus de stratification et d'érosion. La liberté innée de l'acte créatif est au cœur de son œuvre.

Peintes à l'huile et à la laque sur plaques d'aluminium, ces nouvelles œuvres font échos à la série précédente de Oehlen - des figures grossièrement dessinées, des traces de pigments artificiels et des combinaisons de diverses règles et contraintes - mais donnent des résultats entièrement nouveaux. Les peintures présentent des lignes noires dynamiques et des formes sur des champs de jaune d'oeuf brillant. Parfois, la peinture noire est visqueuse comme du goudron, et à d'autres moments mate et opaque, comme Oehlen passe de manière transparente d'une fluidité épaisse à une forte angularité. Les titres des tableaux sont aussi énigmatiques qu'évocateurs, de King Inna The Jungle et Walking Jewelry Store à Zungguzungguguzungguzeng (tous de 2018).

Dans de nombreuses œuvres, Oehlen peint sur des parties noires avec de la peinture jaune plus fine, produisant des formes fantomatiques et verdâtres. Les fragments d'extrémités, tels que les membres agités et les branches saillantes, apparaissent momentanément pour se dissoudre, couler ou simplement disparaître. Les compositions rappellent ainsi les peintures rupestres de Lascaux à Montignac, en France. Découvertes en 1940, ces peintures paléolithiques représentent divers animaux, plantes et personnages humains, entrecoupés de lignes et de points élégamment disposés. Lorsque des foules de touristes ont commencé à visiter les grottes, les modifications de la qualité de l'air et l'apparition de lichens et de champignons ont obscurci les peintures entraînant la fermeture et la restauration des grottes. En reflétant cette trajectoire, les nouvelles peintures de Oehlen révèlent de manière poignante les tensions entre la création et l'effacement, l'humidité et la sécheresse, saisissant l'urgence du geste artistique, ainsi que le chagrin de sa disparition imminente.

Présentée simultanément à la galerie Max Hetzler, à Paris, cette nouvelle série d'œuvres révèle la résistance permanente d'Oehlen aux attentes de la peinture.

Albert Oehlen: Cows by the Water est actuellement présentée au Palazzo Grassi, à Venise, jusqu'au 6 janvier 2019. Une exposition personnelle de l'œuvre d'Oehlen ouvrira également à la Fondation Aïshti, à Beyrouth, le 21 octobre 2018.

Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Albert Oehlen, Hill and Gully Rider, 2018
Lacquer and oil on aluminum, 102 ⅜ x 102 ⅜ inches (260 x 260 cm)
© Albert Oehlen. Photo: Simon Vogel

[18:00-20:00] Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Location:
Galerie Max Hetzler
57, rue du Temple
75004 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 57 40 60 80
Mail : info@maxhetzler.com
Internet Site : www.maxhetzler.com
Description:
13 octobre - 21 décembre 2018

Depuis les années 1980, Albert Oehlen explore les diverses possibilités offertes par la peinture à travers un style et une technique en perpétuelle évolution. Les limites qu'il s'impose comme point de départ, afin d'avoir « quelque chose auquel se confronter » et ainsi élargir et redéfinir notre connaissance de la peinture, sont au cœur de sa pratique. Albert Oehlen démontre dans cette nouvelle série la cohérence de sa démarche consistant à fixer des paramètres restreints afin de créer une imagerie saisissante et forte qui souligne sa volonté de renouveau permanent.

Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Albert Oehlen, Sans titre
Courtesy of the artist and galerie Max Hetzler

« Pour moi, liberté rime avec jouer. Cela ne signifie pas ne rien faire ni faire n'importe quoi, cela signifie jouer avec ses propres règles.»
Albert Oehlen

Des formes et silhouettes excentriques semblent flotter librement à la surface ouverte des nouvelles peintures. L'auto-appropriation du motif de l'arbre ainsi que l'allusion aux Fingermalerei (peintures aux doigts) s'inscrivent dans la volonté (d'Albert Oehlen) de révéler le processus de création et ce qui se produit sur la surface picturale. Le motif de l'arbre apparait dans Sturmschaden en 1981 puis à nouveau à la fin des années 1980. C'est alors qu'il explore les possibilités formelles des arbres qu'il réalise ses premières toiles purement abstraites en 1988.

Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Albert Oehlen, Sans titre
Courtesy of the artist and galerie Max Hetzler

Présenté comme un questionnement autour de la ligne, l'arbre est devenu pour Albert Oehlen une autre règle : ses formes et ses lignes s'affinent. Comme Mondrian avant lui, l'artiste a recours à la ligne de l'arbre comme une expérimentation permettant de naviguer entre formes abstraites et figuratives, surface et profondeur : « Je considère l'arbre comme un programme pour mon travail, pas seulement comme un motif. »

Le fond jaune vif évoque le soleil et la nature bien que la forme des peintures ne soit pas typique d'un paysage ou encore d'un arbre. Le format carré des œuvres fait écho aux multiples possibilités géométriques explorées à la surface. Les peintures sont réalisées sur Alubond, un panneau en aluminium apportant un fond extrêmement lisse. Les lignes et formes noires structurent le plan pictural et se déploient souvent au-delà du support, agrandissant ainsi l'espace intermédiaire.

Combinant le geste impersonnel de la peinture aérosol avec des lignes géométriques audacieuses rappelant la série des Peintures par ordinateur débutée en 1992, Albert Oehlen s'intéresse à l'opposition positive/négative entre un support plat et la texture de la peinture lorsqu'elle se dissout et s'écoule le long de la surface. Entre immédiateté d'un geste libre et marques restreintes par un modèle, les œuvres oscillent d'une rigidité géométrique jusqu'à des formes plus organiques.

Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Albert Oehlen, Sans titre
Courtesy of the artist and galerie Max Hetzler

Cette nouvelle série est exposée conjointement avec Albert Oehlen : Sexe, Religion, Politique à la Galerie Gagosian de Paris. La réduction de la palette de couleurs, la profondeur et la surface soulignent le recours d'Albert Oehlen à des thèmes récurrents qui lui fournissent un cadre au delà duquel explorer. Tout comme leurs titres évocateurs comme Bam Bam et Natty Dread Something, les œuvres semblent ouvertes vers l'infini, nous invitant à prendre notre temps, à nous arrêter et regarder.


Albert Oehlen (1954, Krefeld) vit et travaille en Suisse. Il a régulièrement exposé à la Galerie Max Hetzler depuis 1981. Son travail a été présenté dans le cadre de nombreuses expositions personnelles dans des institutions internationales comme le Museo Nacional de Bellas Artes, La Havane (2017); Cleveland Museum of Art et Guggenheim, Bilbao (tous deux en 2016); New Museum, New York et Kunsthalle Zürich, Zürich (tous deux en 2015); Museum Wiesbaden (2014); mumok, Vienne (2013); Kunstmuseum Bonn (2012); Carré d'Art de Nîmes (2011); Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2009); Whitechapel Gallery, Londres (2006); MOCA, Miami; Kunsthalle Nürnberg, Nüremberg (tous deux en 2005); Musée Cantonal des Beaux Arts, Lausanne; Domus Artium (2002), Salamanca et Secession, Vienne (2004) etc.

Les œuvres d'Albert Oehlen se trouvent dans de nombreuses collections publiques permanentes de musées internationaux importants comme le Centre Georges Pompidou, Paris; Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris; Kunstmuseum Bonn, Bonn; Museum für Moderne Kunst, Francfort; Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg; Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig, Vienne; Museum of Contemporary Art, Los Angeles; Museum of Modern Art, New York; The Art Institute of Chicago, Chicago; San Francisco Museum of Modern Art, San Francisco; The Broad, Los Angeles et Tate Gallery, Londres.

Cows by the Water: Albert Oehlen, retrospective majeure de l'œuvre de l'artiste, se tient actuellement au Palazzo Grassi à Venise et ce jusqu'à janvier 2019. Une exposition personnelle lui sera par ailleurs consacrée à la Fondation Aïshti, Beirut à partir du 21 octobre 2018.

Un catalogue d'exposition sera publié à l'occasion des expositions Albert Oehlen: Sexe, Religion, Politique à la Galerie Max Hetzler ainsi qu'à la Galerie Gagosian.

[18:00-21:00] Vernissage de Hom Nguyen "Dark side"
Location:
A2Z Art Gallery
24, rue de l'Echaudé
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 56 24 88 88
Mobile : +33 (0)6 74 76 85 29
Internet Site : www.a2z-art.com
Description:
13 octobre - 10 novembre 2018

A2Z Art Gallery est heureuse de présenter Dark side, la quatrième exposition personnelle de Hom Nguyen.

En continuant de tracer ses lignes crayonnées, l'artiste français d'origine vietnamienne Hom Nguyen dévoile petit à petit d'abondants chemins qui révèlent à tous une seule vision : son jardin secret, son espace intime, sa face cachée.
Seul face à ses démons, Hom Nguyen nous montre des visages se décomposant. La liberté du geste et des traits crayonnés contraste avec la solitude de l'instant dans lequel chacun se retrouve lorsque nous sommes dans le doute.

Chaque être humain préserve, en effet, une part de soi-même. Chacun tente au moins une fois dans sa vie de se réfugier derrière un masque soit pour se détendre, se rassurer ou se protéger. Les lignes symbolisent, alors, ces fines et fragiles membranes protégeant tant bien que mal l'âme et l'émotion face au monde extérieur rempli de dualités.
Les attitudes trompeuses que chacun d'entre nous avons en société se dévoilent une fois le rideau baissé. Les mouvements ainsi proposés sont des éternels va-et-vient battant au rythme du coeur, la symbolique d'un ascenseur émotionnel vacillant entre l'amitié et l'inimitié, la confiance et le doute, l'amour et la haine.

Vernissage de Hom Nguyen "Dark side"
Hom Nguyen, Face cachée, 2018
Fusain sur carton - 61 x 85 cm
©A2Z Art Gallery & Hom Nguyen

Vernissage de Hom Nguyen "Dark side"

[18:00-21:00] Vernissage de Jeanne Susplugas "Nul besoin de maison pour être hanté"
Location:
under construction gallery
6, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Mobile : +33 (0)6 37 34 99 78
Mail : underconstructiongallery@gmail.com
Internet Site : www.underconstructiongallery.com
Description:
Curated by Christine Blanchet

« Pour être hanté, nul besoin de chambre, nul besoin de maison, le cerveau regorge de corridors plus tortueux les uns que les autres. »
Emily Dickinson

Du 13 octobre au 17 novembre 2018
Vernissage le samedi 13 octobre 2018

Vernissage de Jeanne Susplugas "Nul besoin de maison pour être hanté"
Hair (Tribute to Gordon Matta-Clarck) - 2018- Sérigraphie éditée par l'atelier Tchikebe

[18:00-20:00] Vernissage de Markus Lüpertz
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
October 13 - November 24, 2018

Almine Rech Gallery a le plaisir de présenter la seconde exposition personnelle de Markus Lüpertz, composée de sculptures et peintures créées entre 2008 et aujourd'hui.

Markus Lüpertz grandit dans l'Allemagne de l'Ouest d'après-guerre et développe à la fin des années 1950 une fascination pour le cinéma. Il aime rappeler que les films ont inspiré l'aspect sériel de son travail, sa façon de développer des motifs individuels en de multiples variantes. Il a une surprenante révélation : « Le cinéma a toujours peint une image plusieurs fois simultanément ». Il évoque les légères différences perçues d'une image à l'autre, quand elles sont visionnées en séquence, à l'instar des différences de matière qui apparaissent entre un de ses tableaux et un autre de composition similaire. Il en va au cinéma comme dans l'atelier de l'artiste : « Une peinture mène à la suivante ». Ses nombreuses variations sur un même thème - scènes pastorales, figures dans des poses classiques ou rêveries autour d'une palette d'artiste - représentent bien plus que la somme des oeuvres individuelles d'une même série. Elles forment une continuité, comme dans un film, mais aussi dans l'existence créatrice de l'artiste. Et pourtant, chaque oeuvre, prise isolément dans son cadre, est dotée d'une complexité émotionnelle et formelle qui lui est propre.

Les images de Markus Lüpertz associent évocation culturelle et invention formelle. Au motif d'une palette, il ajoute celui d'un crâne et d'un casque pour composer une nature morte : ces objets chargés de sens interagissent non seulement comme références culturelles, mais aussi comme contours, formes et couleurs. Dans d'autres oeuvres similaires, Markus Lüpertz fait figurer une tortue, un serpent, une casquette d'officier, un escargot, une aile d'oiseau ou encore une barque (comme dans Palette (Arcadien) Gold, 2018). La barque elle-même évoque le thème du paradis arcadien, qui relie le travail de Markus Lüpertz à ses prédécesseurs allemands du XIXe siècle, comme Hans von Marées, mais aussi aux artistes de la Renaissance et de l'époque baroque. Ses scènes pastorales sont inspirées par ses promenades dans les paysages lacustres des environs de Märkisch Wilmersdorf, près de Berlin, où l'artiste dispose d'un atelier. L'environnement de Märkisch, où il travaille actuellement, fait le lien entre passé pictural fantasmé et vie quotidienne.

Tout récit interprétatif de l'oeuvre de Markus Lüpertz est voué à l'échec, victime de ses excès sensibles et de ses contradictions thématiques. C'est un artiste puissamment instinctif dont les stratégies picturales défient l'uniformisation habituelle de nos constructions critiques. Pour lui, l'hyperactivité - physique et mentale - est la norme. Ses sculptures polychromes sont composées de manière tout aussi dynamique et évocatrice que ses peintures. Artiste d'action plus que de contemplation, il se régénère au contact des nombreuses oeuvres, à différents stades d'avancement, qui peuplent ses ateliers.

Markus Lüpertz canalise en lui des siècles de culture occidentale et exprime cette masse d'information sous des formes nouvelles et adaptées aux sensibilités contemporaines. « La peinture, c'est la culture », dit-il, « et qui dit culture dit substance du monde... Sans la peinture, le monde est seulement consommé, il n'est pas perçu. » Que perçoit-on en définitive ? « Ce n'est pas un concept, c'est une sensation. » Markus Lüpertz prouve ainsi qu'effectivement, la peinture et la sculpture véhiculent la sagesse des âges, mais que ce sont avant tout des arts de la sensation.

Richard Shiff
Traduit de l'anglais par Alexandre Carayon

Vernissage de Markus Lüpertz

[18:00-21:00] Vernissage de Pia Rondé & Fabien Saleil "Œil Sauvage"
Location:
Galerie Thomas Bernard-Cortex Athletico
13, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 75 50 42 65
Mail : info@cortexathletico.com
Internet Site : www.cortexathletico.com
Description:
Galerie Valeria Cetraro
chez Galerie Thomas Bernard - Cortex Athletico
13, rue des Arquebusiers 75003 Paris

Du 13 octobre au 17 novembre 2018
Vernissage samedi 13 octobre 2018

« Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement » (1)

Un regard brûlé. Brûlé par le soleil et la mort. C'est ce qui vient à l'esprit en découvrant les nouvelles œuvres de Pia Rondé & Fabien Saleil, réalisées à l'occasion de leur exposition « Œil Sauvage ». Arpenteurs de territoires, de la France à la Grèce, ils trouvent sur leur chemin forêts calcinées, cadavres d'animaux momifiés, minéralité noircie. Ces images sont fixées, littéralement, par le biais de la photographie, avant de devenir le cœur de leurs installations complexes - mêlant image, dessin, sculpture. Les artistes, par leurs recherches et leurs expérimentations, tentent de faire fi de la maxime de La Rochefoucauld. Le soleil comme la mort ne peuvent être appréhendés a priori que de manière indirecte mais Pia Rondé & Fabien Saleil figent, entre deux plaques de verres, ces irréconciliables. Ils permettent ainsi une expérience entière, non pas seulement de l'ordre de la vision mais aussi de l'ordre de la sensation.

Cette sensation, presque charnelle, s'exprime par le biais de leurs sculptures de verre soufflé, évoquant des panaches de fumée figés en un mouvement éternel malgré toute leur fragilité. Comme jaillies des images qui les accueillent, ces formes sont autant de chimères à la fois animales et minérales, où l'on reconnait ici une tête d'oiseau, là un corps de serpent, formant une étrange créature dont nulle mythologie ne fait mention. L'exposition « Œil Sauvage » évoque ainsi une cérémonie païenne, dont les ossements animaux enchâssés dans le verre seraient les reliques désacralisées ou les fantômes hybrides.

Œuvre centrale, une sculpture en pâte de verre relève à la fois de l'organe et du totem. Sur les murs, les artistes explorent des formats plus réduits, à l'intérieur desquels s'opère une complexification de l'image ou du dessin. Métal, argenture et photographie se mêlent sur un principe de stratification, avec un travail de composition maîtrisé. Le zinc travaillé à l'eau-forte forme un arrière-fond, tandis que l'argenture évoque un miroir en ligne et en plan. Les photographies quant à elles apportent des traces organiques - telles ces dépouilles d'animaux croisées par les artistes lors de leurs pérégrinations - mais aussi minérales - incluant concrétions rocheuses, grottes ou paysages écrasés de soleil. Dans la série des « Paysages Tranchants », le reflet engloutit l'image : l'impression photographique superposée au miroir devient nébuleuse et disparait. Il y a ainsi frottement entre des images photographiques qui nous échappent, et des dessins et sculptures à la ligne parfaitement tenue.

Avec la série « Rouge Diaphane », les artistes laissent pour la première fois exploser la couleur, pigment pur et rougeoyant teinté dans la masse de panneaux en verre dont surgissent des créatures en pâte de verre, matière voisine mais plus dense, plus trouble. Ce surgissement de la couleur est une étape importante dans la recherche de Pia Rondé & Fabien Saleil, laissant pressentir de prometteurs futurs développements. Ces aplats se superposent à des images, les déformant et créant un aspect vibrant, comme si elles étaient brouillées par l'eau ou la chaleur. Cette vibration se retrouve en parallèle dans la série «Plasma », à l'intérieur de laquelle des formes de vie apparaissent, telles des bactéries fossilisées ou une amibe vue au microscope.

Sang et lave, plasma humain et croûte terrestre, forces telluriques et fragilité de l'âme... Ce sont ces dichotomies que Pia Rondé & Fabien Saleil explorent ici. Par un subtil jeu de reflets, les œuvres de l'exposition communiquent entre elles, formant un tout que seul un « œil sauvage » peut appréhender dans son ensemble et sa complexité. Ainsi que l'expriment les artistes, il s'agit de « voir à travers, voir au-dedans, dans ce qui n'est pas advenu ou dans ce qui est à venir »...

Daria de Beauvais, septembre 2018

(1) François de la Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales, 1664

Vernissage de Pia Rondé & Fabien Saleil "Œil Sauvage"

[18:00-21:00] Vernissage de Saâdane Afif "Musiques pour Tuyauterie"
Location:
galerie mor charpentier
61, rue de Bretagne
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 44 54 01 58
Mail : contact@mor-charpentier.com
Internet Site : www.mor-charpentier.com
Description:
Vernissage de Saâdane Afif "Musiques pour Tuyauterie"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Lindsay Caldicott"
Location:
Galerie Christian Berst
3-5, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 33 01 70
Fax : +33 (0)1 53 33 01 70
Mail : contact@christianberst.com
Internet Site : www.christianberst.com
Description:
Première exposition en galerie des photocollages mystérieux et obsédant de Lindsay Caldicott (1956-2014). Dans le catalogue monographique publié par la galerie, le critique Marc Lenot compare le processus répétitif et fragmenté de son travail à l'oeuvre de Moholy Nagy et de Man Ray.

La galerie organise une table-ronde "lindsay caldicott, avec un X majuscule"
mardi 6 novembre à 19h30
avec marc lenot, christian gattinoni et richard caldicott.

Vernissage de l'exposition "Lindsay Caldicott"









[19:00-21:00] Vernissage de Caroline Sattler
Location:
Angle d'art
Hôtel de Ville de Bagnolet
Place Salvador Allende
93170 Bagnolet
M° Gallieni
France
Mail : franny.l@laposte.net
Internet Site : angledartbagnolet.free.fr
Description:
Vernissage de Caroline Sattler
Vernissage de Caroline Sattler











[21:00] After du vernissage de Sophie Calle "Parce que" & "Souris Calle"
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
concerts avec Mazarine Pingeot, Lou Doillon


Deux projets: "Parce que" & "Souris Calle"

Vernissage samedi 13 octobre, 16h - 21h
13 octobre - 22 décembre 2018

La galerie Perrotin a le plaisir de présenter une exposition personnelle de Sophie Calle, la quinzième depuis le début de la collaboration avec l'artiste en 2001. À cette occasion, Sophie Calle présente deux nouveaux projets Parce que et Souris Calle, avec la collaboration d'une quarantaine de musiciens.

Sophie Calle est l'une des artistes françaises les plus reconnues internationalement. Depuis près de quarante ans, son œuvre combine récit, image photographique, performance, vidéo, dans une traversée permanente entre le fictionnel et le réel, l'intime et le public. Comme l'affirme Alfred Pacquement : « Sophie Calle est artiste à la première personne. Elle se met elle-même en scène dans ses travaux, sans retenue. Elle y raconte en langage direct des histoires vécues, avec un souci du détail qui ne peut laisser indifférent. Elle rend le spectateur complice de son intimité sans qu'il puisse s'y soustraire. 1 »

L'exposition ouvre sur une série de photographies inédites, de la série Parce que masquées par des rideaux brodés d'un texte que le visiteur peut lire avant de les soulever pour découvrir l'image. Le texte qui débute par « Parce que » explique la raison pour laquelle cette image existe, pourquoi l'artiste a choisi ce moment ou ce lieu.
Ainsi, « Parce que la tentation de la suivre » s'applique à La ligne blanche (2018), photographie d'une ligne de démarcation de route qui s'enfonce sous l'eau, ou « Parce que quoi d'autre après plus rien ? » devance Plurien, sortie (2018), cliché d'un panneau de sortie de ville, face au cimetière de Plurien. La justification de la photographie est ainsi lisible avant l'image, dans un rapport tautologique inédit qui questionne la relation texte - image.
Sophie Calle est familière des jeux d'auteurs, collaborant ponctuellement avec des écrivains (Paul Auster, doubles-jeux), des artistes (Greg Shephard, No sex last night) entre autres. Pour le projet Souris Calle, dévoilé pour la première fois à la galerie Perrotin, l'artiste a sollicité une quarantaine de musiciens et de chanteurs. Chacun a composé un morceau en hommage à Souris, le chat de l'artiste, mort en 2014. La compilation ainsi produite prend la forme de trois disques 33-tours, à la fois objet accroché dans l'espace d'exposition et son diffusé dans plusieurs salles et alcôves aménagées pour l'écoute : « Le travail entrepris par Sophie Calle (...) ne cesse d'interroger et de redéfinir la notion d'auteur, laquelle s'est enrichie de processus de plus en plus complexes de co-signatures, de palimpsestes et d'hypertextualité. 2 » écrivait à son propos la commissaire d'exposition Christine Macel. Avec ce projet, Sophie Calle étend encore plus la notion d'auteur pour partager un deuil et la célébration d'un être aimé. Comme le décrit le critique d'art Yve-Alain Bois « (Sophie Calle) partage avec les endeuillés mélancoliques qui, pour endiguer leur malheur, transforment l'être cher qu'ils ont perdu en un idéal de perfection. 3 »
Cette monomanie peut prendre plusieurs formes, on se souvient de Douleur Exquise (1984-2003) ou Prenez soin de vous (2004-2007). Elle aboutit ici à un protocole collaboratif avec des musiciens, tel un acte de résilience pour combler le manque de Souris. « J'ai noté son recours obsessionnel au passé que par bribes cumulatives elle conjure en un tout qui semble plus unitaire. 4 » Cet album est plus qu'une compilation musicale, c'est une œuvre complexe qui crée une unité dans l'absence.
Le vidéo-clip Souris Calle (2018) est projeté dans une salle adjacente: Sophie Calle y raconte les dix-sept années de vie commune avec son chat, sa personnalité, leur habitudes et le vide créé par sa disparition.

Le dispositif de l'exposition est complété par une sélection d'œuvres de la série des Autobiographies, liées au décès de Souris. Juxtaposant des textes encadrés avec des photographies, ces Autobiographies sont une des séries les plus fameuses de l'artiste. Depuis 1991 elles ont été exposées dans le monde entier : Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de la Ville de Paris, Tel Aviv Museum of Art, Sprengel Museum de Hanovre, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, entre autres.

« Elle fait de sa vie une performance continue 5 » disait d'elle l'historienne de l'art RoseLee Goldberg . Entre collaborations, détournements et jeux, Sophie Calle développe une œuvre singulière, aux prétextes autobiographiques mais à la portée universelle.

Artistes participants au projet Souris Calle :
AaRon, Laurie Anderson, Juliette Armanet, Mathieu Baillot & Mazarine Pingeot, Alex Beaupain, Benjamin Biolay, Bono, Brigitte, Camille, Arnaud Cathrine et Florent Marchet, Jeanne Cherhal, Christophe, Clarika, Pascal Comelade, Javis Cocker, Lou Doillon, Stephan Eicher & Frédéric Lo, Thomas Fersen, Feu! Chatterton, Irène Jacob, Jean-Michel Jarre, Keren Ann, Kincy, Ragnar Kjartansson & Kristín Anna, Pierre Lapointe et Albin de la Simone avec Sophie Calle, Miossec, Mirwais, Fabrizio Moretti, Joseph Mount, The National, Linus Öhrn, Ayumi Paul, Marie Modiano & Peter von Poehl, Raphael, Nicola Sirkis, Casey Spooner & Wolfram, Michael Stipe, Mina Tindle, Pharrell Williams.

Le travail de Sophie Calle a été exposé dans de nombreux de musées internationaux. Une rétrospective de son travail a eu lieu au Centre Georges Pompidou à Paris en 2003, puis au Martin-Gropius-Bau, Berlin, Irish Museum of Modern Art, Dublin et Ludwig Forum für Internationale Kunst, Aachen.

En 2007, Sophie Calle a représenté la France à la 52e Biennale de Venise, l'exposition « Prenez Soin de Vous » a ensuite voyagé dans une vingtaine de musées à travers le monde.
L'exposition « Rachel, Monique » a été présentée au Palais de Tokyo (2010), au Festival d'Avignon (2012), à la Episcopal Church of the Heavenly Rest de New York (2014) et au Castello di Rivoli à Turin (2015).
Plusieurs expositions personnelles ont été également consacrées à Sophie Calle au Musée d'art contemporain de Montréal, Canada (2015), au Toyota Municipal Museum of Art, Aichi (2015), au Nagasaki Prefectural Art Museum (2016), au Museo Tamayo de Mexico (2014), au Centro Cultural Néstor Kirchner de Buenos Aires (2015), à La Virreina Centre de la Imatge de Barcelone (2016), à Fort Mason San Francisco (2017), au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris (2017) ou encore au Château la Coste, France (2018).
Sophie Calle a reçu le prix Hasselblad pour la photographie en 2010 et le prix ICP Infinity en 2017.

1 Alfred Pacquement, « Préface », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.15
2 Christine Macel, « La question de l'auteur dans l'œuvre de Sophie Calle », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.22
3 Yve-Alain Bois, « La Tigresse de papier », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.37
4 Yve-Alain Bois, « La Tigresse de papier », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.31
5 RoseLee Goldberg, « Performance, l'art en action », Thames & Hudson, 1999, p.215

Vernissage de Sophie Calle "Parce que" & "Souris Calle"

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