Saturday, October 13, 2018
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13
October 2018
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  Boutique Éphémère Cartier Parfums
Location:
Galerie 121
121, rue Vieille du Temple
75003 Paris
France
Description:
Pour célébrer son nouveau parfum Cartier Carat, transposition olfactive de l'éclat du diamant, Cartier vous convie dans un lieu éphémère, 121 rue Vieille du Temple, au cœur du Marais, du 12 octobre au 4 novembre.

On s'y donne rendez-vous pour découvrir Mille Facettes, une installation immersive inspirée de la manière dont la lumière se diffracte à l'intérieur d'un diamant.

On en repart avec une vidéo et une photo de son portrait, capturées depuis une multitude d'angles et de couleurs dans l'architecture de prismes de Mille Facettes.

On y expérimente le parfum différemment.

Boutique Éphémère Cartier Parfums

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00-18:00] Festival de street-art Issy Art
Location:
Hôtel de Ville d'Issy-les-Moulineaux
62, rue du Général Leclerc
92130 Issy-les-Moulineaux
M° Mairie d'Issy
France
Phone : +33 (0)1 41 23 80 00
Internet Site : www.issy.com
Description:
Place de la Mairie, Issy-les-Moulineaux (métro ligne 12)

Pour la 1ère édition en 2017, le photomaton de l'artiste-photographe JR s'est installé sur la place tapissée d'une grande fresque de vos portraits en noir et blanc. Cette année, ne manquez pas la performance de l'artiste Nasty : cette figure incontournable du street-art s'approprie tous les éléments urbains comme supports de ses réalisations graphiques et colorées.

Au programme :
- concours : une vingtaine de street-artists vont concourir pendant toute la journée (carte blanche sur toile). Remise des prix en fin de journée (17h30), en présence du maire André Santini
- mur d'expression libre : les habitants sont invités à participer à une grande fresque collective
- performance de NASTY : un mur de 300 briques en cartons seront montées et graffés par l'artiste. Les habitants pourront repartir en fin de journée avec une brique du parrain de l'événement

Tout au long de la journée, un village street occupera la place de la Mairie : foodtruck, DJ set, animations, etc.

#IssyArt sur les réseaux sociaux.

Festival de street-art Issy Art

[11:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "Steve & the girls"
Location:
Semiose galerie-éditions
54, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : b.porcher@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
avec documentation céline duval, Steve Gianakos, Hippolyte Hentgen, Dorothy Iannone, Françoise Pétrovitch, Nancy Spero

13 octobre - 22 décembre 2018

A woman's world

Vous pouvez condamner la cruauté avec laquelle Steve Gianakos traite la figure féminine : il plaide coupable. Pourtant, de ses muses décapitées qui trempent dans le potage et autres pin-up domestiques présentées en pièces détachées, les artistes femmes de cette exposition se régalent. Même quand le dessin insinue des désirs sexuels dans les poses des petites filles modèles, elles n'ont pas idée de lancer la chasse au porc. D'ailleurs, leurs dessins ne manquent pas de femmes à poil ni de cochon. On pense par exemple à ces dominatrices en lingerie de cuir apparues un temps chez Hippolyte Hentgen ; on les a vues se faire corriger à coup de fouet par des amants extraterrestres baveux dans des intérieurs de collectionneurs. Car l'endroit est propice quand il donne lieu à des tableaux dans le tableau...

Ah, vous ne voyez pas le rapport entre jeux sado-maso et pratiques de la citation ? Il n'y en a pas vraiment, pas plus qu'il n'y a de second degré dans l'art de Steve Gianakos. Ses portraits d'Eve nymphomane, de bourgeoise à tronche de rôti, débutante au vilain profil, jeune mère cannibale, la cervelle creuse et le décolleté plein, sont moins l'expression d'un esprit misogyne - j'ai dit « moins » - que du refoulé d'une société de l'image, et par là une critique sévère de l'Amérique. L'artiste l'énonce depuis les années 1970 par les moyens du collage et les techniques de reproduction manuelle, où il reprend cette imagerie dominante en mode mineur, ainsi que la stratégie texte-image (effective dans des titres qui mettent du sel sur les plaies). Ce sont les termes du dialogue qu'il entretient ici avec l'œuvre d'Hippolyte Hentgen ou de documentation celine duval. Elles opèrent une analyse de l'image reproductible qu'elles s'approprient à différents degrés. Cette lecture critique est rendue indissociable de ses modes de diffusion, c'est-à-dire des manières dont cette image vient nous draguer.

La distance qu'Hippolyte Hentgen et documentation celine duval instaurent entre la figure de l'auteur et sa production artistique est aux antipodes des positions affirmées par Nancy Spero et Dorothy Iannone, deux héroïnes de la génération de Steve dont l'art et la vie de femme ne font qu'un, par évidence et par nécessité. Qu'elle procède d'un engagement politique ou de « la relation totale et entière avec l'être aimé », leur œuvre non plus ne s'est jamais préoccupée de sa réception. Ainsi l'extrême violence de la série des Torture of Women de Spero et l'érotisme frénétique des dessins de Iannone sont-ils toujours aussi forts, davantage que la plupart des images que l'on soustrait, hélas, à des sensibilités présumées, sitôt qu'elles sont « exposées ». Cette représentation du monde (des images) par la figure féminine, comme le souhaitait Spero, emploie un inventaire des stéréotypes et des conventions héritées des âges classiques : ce sont les vases grecs qui auraient inséré le motif sexuel dans les dessins de Iannone, selon elle ; une fausse innocence qui pourrait aussi justifier les déesses à faces d'amphores chez Gianakos. Sérieusement, si le motif antique permet à ces contemporaines d'invoquer la puissance des guerrières mythologiques, l'irruption du vocabulaire académique (incluant Picasso) chez Gianakos confère toujours une certaine dignité à ses cruches.

Enfin voudra-t-on accueillir, en ces temps de clivages, la possibilité que les déclarations d'amour contiennent des pulsions criminelles - de même que les contes ont leur part de cruauté, et qu'il faut se méfier des gueules d'ange qui se dissolvent dans les dessins de Françoise Pétrovitch. Marilou, dans la chanson, n'a-t-elle pas fini ses jours sous la neige carbonique, le crâne fracassé par un extincteur pour éteindre le désir fou de l'homme à la tête de chou ?

Julie Portier

Vernissage de l'exposition collective "Steve & the girls"
Steve Gianakos, She was the center of excitement and affordability, 2002
Techniques mixtes sur papier - 120 x 80 cm
Photo: A.Mole, Courtesy of Semiose, Paris


[12:00-15:00] Vernissage de l'exposition "Sublime objet"
Location:
Quartier de Belleville
Quartier de Belleville
75020 Paris
M° Pyrénées, Jourdain, Belleville, Couronnes, Ménilmontant
France
Description:
Maison de l'air Belleville
27 rue Piat
75020 Paris

2eme édition de "Sublime objet"
Le week end du 13/14 Octobre
Vernissage Samedi 13 à 12 heures

Artistes & créateurs, mettent en doute les frontières entre Art et Artisanat.

L'exposition bouscule les codes et, tout en légèreté et transparence fait écho à l'installation textile de créateurs de mode, modistes et couturières également accueillis dans les lieux par les Journées de l'Artisanat.
Avec la participation d'Angélique Lefèvre #fiberartfeverartiste
ainsi que: Anne Basaille, Cécile Bourdais, Michele Brusasca (Atelier Figura Sfondo), Elli Drouilleau, Teryl Euvremer, Jean-Marc Franchini, Karen Grigorian (La Maison du pli), Anne Jacob, Solange Jungers, Lucie Linder, Nicolas Laoutec, Mô Mathey, Hakuyo Miya (Mouton Blanc), Emma Nony, Catherine Olivier, Nicole Valsésia-Lair, Hélène Vitali, //la Fabrique Talacatak./

Vernissage de l'exposition "Sublime objet"

[12:00-14:00] Vernissage presse de Mathieu Pernot "La Santé"
Location:
Le Centquatre-Paris
104, rue d'Aubervilliers
5, rue Curial
75019 Paris
M° Stalingrad, Crimée, Riquet
France
Phone : +33 (0)1 40 05 51 71
Fax : +33 (0)1 40 05 54 45
Mail : contact@104.fr
Internet Site : www.104.fr
Description:
Exposition du 13 octobre 2018 au 06 janvier 2019

Comment la prison, lieu de l'enfermement et de la contrainte, produit-elle des formes et idées qui lui sont propres ? C'est ce qu'a cherché à comprendre Mathieu Pernot lorsqu'en 2015, pendant la destruction la maison d'arrêt de la Santé, il inventorie, photographie et récolte de manière systématique les traces laissées aux murs par les détenus au fil des ans. En faisant dialoguer ses photographies avec des inscriptions et images prélevées, l'artiste fait le récit à plusieurs voix de cette vie intérieure.

Vernissage de Mathieu Pernot "La Santé"
© Mathieu Pernot

[12:00-14:00] Vernissage presse de Raphaël Dallaporta
Location:
Le Centquatre-Paris
104, rue d'Aubervilliers
5, rue Curial
75019 Paris
M° Stalingrad, Crimée, Riquet
France
Phone : +33 (0)1 40 05 51 71
Fax : +33 (0)1 40 05 54 45
Mail : contact@104.fr
Internet Site : www.104.fr
Description:
Exposition du 13 octobre 2018 au 06 janvier 2019

Raphaël Dallaporta
Chauvet-Pont d'Arc : l'inappropriable

Raphaël Dallaporta a conçu spécialement pour la grotte Chauvet, célèbre pour abriter les premiers dessins connus de l'Humanité, un dispositif de prise de vue automatisé qui lui a permis de recomposer en images ses volumes complexes et ses détails. En montrant sur grand écran ces prises de vue en noir et blanc, déployées sous forme de planisphères, accompagnées d'une composition sonore conçue spécialement, l'installation offre une lecture inédite de ces paysages et instaure, au-delà du témoignage archéologique, un nouveau rituel avec l'image.

Vernissage presse de Raphaël Dallaporta
© Raphaël Dallaporta




[14:00-18:00] Finissage de Julien des Monstiers "Maison Sarcophage Allumettes"
Location:
Galerie Christophe Gaillard
5, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 49 16
Mobile : +33 (0)6 65 15 75 30
Mail : contact@galerie-gaillard.com
Internet Site : www.galerie-gaillard.com
Description:
Main space

Venez découvrir la monographie (tant attendue...) de Julien des Monstiers à l'occasion du finissage de son exposition à la Galerie Christophe Gaillard, en présence de l'artiste

Exposition du 8 septembre au 13 octobre 2018
Vernissage le samedi 8 septembre de 18h à 20h

La Galerie Christophe Gaillard est heureuse d'annoncer la seconde exposition personnelle de Julien des Monstiers, « Maison Sarcophage Allumettes », qui présentera un corpus d'oeuvres inédit dont une installation conçue spécifiquement pour ce projet.

« J'ai toujours privilégié la position de survol en Peinture.
Lorsque l'on se positionne ainsi il est possible d'envisager l'Histoire de l'Art sans temporalité, sans lieux définis, il ne reste qu'une longue et vertigineuse filiation entre les artistes du monde. Je pense le monde comme ça. Il n'y a pas de différence entre les peintures pariétales, les ornements antiques, les peintures de genre ou l'abstraction. Tout n'est que signes, langages hors du langage.

S'il est vrai qu'une pensée a besoin de sa géographie propre pour exister, la mienne a toujours eu deux axes, le sol et le mur. J'ai peint des tapis que l'on accroche au mur, des parquets sur lesquels on ne marche pas, des tableaux de motifs inspirés de papiers peints que j'ai pourtant travaillé, à l'atelier, au sol.
Le cadre d'un tableau est un territoire, mais la Peinture doit sembler vouloir s'en échapper, être autonome dans la Vie.
J'envisage cette exposition comme une tentative d'embrasser la Peinture dans son ensemble, en créant des surfaces dont les signes picturaux n'appartiennent à aucun lieu, à aucun temps, comme une mémoire du futur en quelque sorte.
Les toiles ont entre elles un lien secret. Pour permettre aux visiteurs de partager ce secret j'ai voulu qu'ils survolent la Peinture comme moi. Aussi j'ai travaillé sur cette pièce centrale, la peinture de la totalité du sol de la galerie. L'idée étant d'habiter l'oeuvre, de s'y déplacer, de la piétiner, de tâcher d'amener la Peinture là où habituellement elle n'est pas ou plus. La Peinture n'est pas sacrée, elle ne l'a jamais été, elle n'est qu'une surface qui s'échappe du châssis et déborde dans la Vie. J'invite le public à habiter cette surface, physiquement, regarder la Peinture et marcher dessus. Pour passer du sol au mur il faut savoir changer de paradigme, pour changer de paradigme il faut savoir voler, pour voler il faut une rampe de lancement. »

Julien des Monstiers, août 2018

Une monographie bilingue français/anglais comprenant un entretien avec Alain Berland et un essai de Frédéric Valabrègues, sera publiée à l'occasion de l'exposition.


Né en 1983, Julien des Monstiers vit et travaille entre Paris et Faye la Vineuse. Diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2008, il a reçu les prix Marin en 2015, Yishu8 et des Mécènes du Sud en 2017. Parallèlement à l'exposition à la galerie, son travail sera présenté au Centre d'art d'Arcueil et au QuattroCento, Paris. En décembre le '13, rue des Balances', Montpellier, accueillera le projet 'Antigone' réalisé en duo avec l'artiste Ken Sortais.

Vernissage de Julien des Monstiers "Maison Sarcophage Allumettes"

[14:00-21:00] Vernissage de Mathieu Pernot "La Santé"
Location:
Le Centquatre-Paris
104, rue d'Aubervilliers
5, rue Curial
75019 Paris
M° Stalingrad, Crimée, Riquet
France
Phone : +33 (0)1 40 05 51 71
Fax : +33 (0)1 40 05 54 45
Mail : contact@104.fr
Internet Site : www.104.fr
Description:
Exposition du 13 octobre 2018 au 06 janvier 2019

Comment la prison, lieu de l'enfermement et de la contrainte, produit-elle des formes et idées qui lui sont propres ? C'est ce qu'a cherché à comprendre Mathieu Pernot lorsqu'en 2015, pendant la destruction la maison d'arrêt de la Santé, il inventorie, photographie et récolte de manière systématique les traces laissées aux murs par les détenus au fil des ans. En faisant dialoguer ses photographies avec des inscriptions et images prélevées, l'artiste fait le récit à plusieurs voix de cette vie intérieure.

Vernissage de Mathieu Pernot "La Santé"
© Mathieu Pernot

[14:00-21:00] Vernissage de Raphaël Dallaporta
Location:
Le Centquatre-Paris
104, rue d'Aubervilliers
5, rue Curial
75019 Paris
M° Stalingrad, Crimée, Riquet
France
Phone : +33 (0)1 40 05 51 71
Fax : +33 (0)1 40 05 54 45
Mail : contact@104.fr
Internet Site : www.104.fr
Description:
Exposition du 13 octobre 2018 au 06 janvier 2019

Raphaël Dallaporta
Chauvet-Pont d'Arc : l'inappropriable

Raphaël Dallaporta a conçu spécialement pour la grotte Chauvet, célèbre pour abriter les premiers dessins connus de l'Humanité, un dispositif de prise de vue automatisé qui lui a permis de recomposer en images ses volumes complexes et ses détails. En montrant sur grand écran ces prises de vue en noir et blanc, déployées sous forme de planisphères, accompagnées d'une composition sonore conçue spécialement, l'installation offre une lecture inédite de ces paysages et instaure, au-delà du témoignage archéologique, un nouveau rituel avec l'image.

Vernissage de Raphaël Dallaporta
© Raphaël Dallaporta





[15:00-21:00] Vernissage de Gaëlle Chotard "La part de l'ombre"
Location:
Galerie Claudine Papillon
13, rue Chapon
Code immeuble : 8719
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 29 07 20
Fax : +33 (0)1 40 29 07 90
Mail : contact@galeriepapillonparis.com
Internet Site : www.claudinepapillon.com
Description:
13 octobre - 1er décembre 2018
Vernissage - samedi 13 octobre, de 15h à 21h

"Dans son atelier, Gaëlle Chotard raconte que lors de sa formation à l'École des beaux-arts de Paris, elle a souhaité travailler dans l'atelier de métal. Elle n'y trouve cependant pas sa place tant sur le plan technique que sur le plan humain. Un excès de domination et de démonstration l'amène à appréhender différemment le métal [...] La maille implique un temps de travail étiré, une concentration spécifique. Elle engendre aussi un état proche de celui que nous pouvons atteindre par la méditation ou l'hypnose [...] Gaëlle Chotard explique d'ailleurs qu'elle s'immerge dans le matériau, dans la forme en devenir, mais aussi dans son propre corps."

Julie Crenn (extrait)

Gaëlle Chotard - née en 1973 à Montpellier, vit et travaille à Nogent-sur-Marne.

Diplômée de l'École des beaux-arts de Paris en 1998, Gaëlle Chotard participe à de nombreuses expositions personnelles et collectives, et plus récemment au Carré d'art de Nîmes, au Domaine Pommery à Reims, au Palais des Beaux-Arts de Lille, à la Villa Bernasconi, Grand-Lancy/Genève. Elle a produit des œuvres in situ pour le Château de Rambouillet et pour le Musée des Arts décoratifs à Paris dans le cadre de l'exposition "Dans la ligne de mire".

En 2017, elle investit l'Espar au Mans, la Villa Tamaris avec "Interstices" et la Chapelle du Généteil (Le Carré, Scène nationale-Centre d'art contemporain à Château-Gontier) qui publie Gaëlle Chotard, Dessins 2007-2017 sur une proposition de Bertrand Godot.

En 2018, elle a été sélectionnée en duo avec la curatrice Valentine Meyer pour faire une proposition au Drawing Lab, nouveau lieu parisien dédié au dessin contemporain.

Les œuvres de Gaëlle Chotard sont présentes notamment dans les collections du FRAC Haute-Normandie et du FNAC.

"Fixer les vertiges", sa 3e exposition à la Galerie Papillon, s'est tenue en 2014.

Vernissage de Gaëlle Chotard "La part de l'ombre"
Sans titre, 2018 - oeuvre produite par Drawing Lab Paris

[15:00-19:00] Vernissage de Ken Denning
Location:
Editions Atelier Clot, Bramsen & Georges
19, rue Vieille du Temple
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 29 91 59
Fax : +33 (0)1 40 27 93 32
Mail : editionsatelierclot@wanadoo.fr
Internet Site : www.atelierclot.dk
Description:
Exposition du 16 octobre au 3 novembre de l'artiste danois Ken Denning aux Editions Atelier Clot.

Vernissage de Ken Denning

[15:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Géométries Sud, du Mexique à la Terre de Feu"
Location:
Fondation Cartier pour l'art contemporain
261, boulevard Raspail
75014 Paris
M° Raspail, Denfert-Rochereau
France
Phone : +33 (0)1 42 18 56 50
Fax : +33 (0)1 42 18 56 52
Mail : vania.merhar@fondation.cartier.com
Internet Site : fondation.cartier.com
Description:
Vernissage de l'exposition "Géométries Sud, du Mexique à la Terre de Feu"

Du 14 octobre 2018 au 24 février 2019

La Fondation Cartier pour l'art contemporain célèbre, avec l'exposition Géométries Sud, du Mexique à la Terre de Feu, la richesse et la variété des motifs, couleurs et figures dans l'art latino-américain. De l'art populaire à l'art abstrait, de la céramique à la peinture corporelle en passant par la sculpture, l'architecture ou la vannerie, cette exposition rassemble près de 250 œuvres de plus de 70 artistes, de la période précolombienne jusqu'aux productions les plus contemporaines. Elle explore les formes multiples de l'abstraction géométrique en Amérique latine, qu'elles trouvent leurs sources dans l'art précolombien, les avant-gardes européennes ou les cultures autochtones encore vivantes aujourd'hui. Créant des dialogues inattendus, Géométries Sud tisse des liens visuels entre les époques, les territoires et les cultures, et invite à une rêverie au cœur de ces univers.

L'exposition s'ouvre sur une salle de bal réalisée par l'architecte bolivien d'origine Aymara Freddy Mamani. Il transpose en plein cœur de Paris l'iconographie géométrique et colorée de la culture Tiwanaku et l'esprit des fêtes populaires andines. Dans sa ville natale d'El Alto, ses bâtiments hauts en couleurs et insolites - qu'il qualifie de « néo-andins » - se distinguent des habituelles constructions en brique et des tons monotones des paysages de l'Altiplano. Leurs façades éclatantes reprennent le vocabulaire formel des cultures précolombiennes et amérindiennes, leurs couleurs vives sont inspirées des textiles et des costumes cérémoniaux Aymara. L'effet spectaculaire se poursuit à l'intérieur des édifices, où la profusion des motifs géométriques et la multiplication des colonnes richement décorées se mêlent aux lustres fantaisistes et aux lampes multicolores.

Dans la grande salle du rez-de-chaussée, les architectes paraguayens Solano Benítez et Gloria Cabral, lauréats du Lion d'or de la Biennale d'architecture de Venise en 2016, s'emparent de matériaux bruts pour concevoir une œuvre monumentale reposant sur le principe de répétition. Jeu de rythmes, de lumière et d'équilibre, cette installation formée de panneaux de briques brisées et de béton, assemblés à la façon d'un château de cartes, se déploie le long de la façade de la Fondation Cartier.

En regard de ce tour de force architectural, un ensemble exceptionnel de 22 sculptures délicates et aériennes de l'artiste vénézuélienne Gego est présenté. Réunies pour la première fois à Paris, nombre de ces œuvres font l'objet d'un prêt exceptionnel de la Fundación Museos Nacionales de Caracas. Figure majeure de l'art latino-américain, Gego s'est efforcée tout au long de sa carrière d'explorer les infinies possibilités qu'offre la ligne dans l'espace tridimensionnel. Le délicat maillage de ses sculptures revêt un caractère organique qui échappe à la rigueur formelle de l'abstraction géométrique. Gego tisse, plie et tord à la main le fil d'acier ou d'aluminium créant des formes irrégulières au sein desquelles la transparence devient un élément sculptural à part entière.

L'exploration des motifs géométriques constitue le trait commun des quelque 220 œuvres présentées à l'étage inférieur de la Fondation Cartier. L'œuvre Madera planos de color de Joaquín Torres García, mêlant influences précolombiennes et modernistes, introduit un parcours entre art ancien et art contemporain, entre art savant et art populaire. Les toiles emblématiques du mouvement Madí de l'Urugayen Carmelo Arden Quin ou les sculptures de la Brésilienne Lygia Clark trouvent ainsi un écho inattendu dans les photographies du Mexicain Lázaro Blanco ou dans les peintures de l'Argentin Guillermo Kuitca. Cette exposition met aussi en lumière des artistes longtemps oubliés: un ensemble de grandes toiles aux couleurs vibrantes de Carmen Herrera participe à la reconnaissance récente de cette pionnière du minimalisme cubain. Également peu connues hors du Brésil, les photographies des façades colorées des maisons du Nordeste brésilien d'Anna Mariani répondent aux peintures quasi-abstraites du Brésilien Alfredo Volpi.

Ces œuvres résonnent avec celles d'artistes qui puisent leur inspiration dans les formes et les motifs de l'art et de l'architecture précolombiens. Ainsi les photographies du Machu Picchu que le Péruvien Martín Chambi réalise dans les années 1920 attestent de la fascination exercée par cette cité récemment découverte et participent à la revalorisation d'un passé grandiose. Le photographe mexicain Pablo López Luz retrouve quant à lui des réminiscences de la culture Inca dans les constructions vernaculaires contemporaines.

L'exposition met aussi à l'honneur les motifs constituant l'alphabet de la géométrie indigène : des céramiques à la vannerie, des textiles à la peinture corporelle, ces formes se déclinent dans de multiples compositions et dans des styles propres à chaque culture. Présentées pour la première fois en Europe, de nombreuses œuvres des indiens Ishir (ou Chamacoco), vivant dans la région paraguayenne du Gran Chaco, évoquent leurs mythes et leurs rites sacrés. Les lignes et les triangles des dessins des Wauja côtoient les arabesques ondulantes de ceux des Kadiwéu [Caduveo], peuple vivant dans le Mato Grosso au Brésil, dont les peintures faciales ont fasciné Claude Lévi-Strauss. Leur répertoire formel si singulier est présent dans l'exposition tant dans les photographies de Guido Boggiani datant de la fin du xixesiècle que dans leurs productions contemporaines. Les plus grands photographes et artistes brésiliens se sont passionnés pour le langage complexe des indiens, à l'instar de Claudia Andujar et Miguel Rio Branco qui captent la pratique d'ornementation corporelle quotidienne des Kayapó, ou de Luiz Zerbini qui mêle dans ses toiles lumineuses portraits historiques et images de cérémonies amérindiennes. Ces œuvres contemporaines et ces objets rares invitent à une découverte sensible et immédiate d'anciennes traditions toujours perpétrées aujourd'hui.

Célébrant tour à tour l'art contemporain et les vestiges de civilisations anciennes, Géométries Sud nous mène, lors de ce voyage du Mexique à la Terre de Feu, vers d'éblouissantes découvertes colorées, graphiques et spirituelles. S'affranchissant des hiérarchies artistiques et faisant dialoguer tous les domaines de la création, l'exposition met ainsi à l'honneur les liens et correspondances visuels qui unissent artistes, peuples, cultures, rites et symboles.

Vernissage de l'exposition "Géométries Sud, du Mexique à la Terre de Feu"
Luiz Zerbini, A Primeira Missa, 2014 Acrylique sur toile 200 x 300 cm Collection Luis Zerbini . Luiz Zerbini. Photo Jaime Acioli

[15:00-19:00] Vernissage de l'exposition "Jean Gorin"
Location:
Galerie Lahumière
17, rue du Parc Royal
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 77 27 74
Fax : +33 (0)1 42 77 27 78
Mail : galerie@lahumiere.com
Internet Site : www.lahumiere.com
Description:
13 octobre 2018 - 21 décembre 2018
vernissage le 13 octobre 2018

Vernissage de l'exposition "Jean Gorin"

Vernissage de l'exposition "Jean Gorin"
Jean Gorin
Composition n°43 1958
h/b 58 x 48 cm

Vernissage de l'exposition "Jean Gorin"
Jean Gorin
sans titre 1964

Vernissage de l'exposition "Jean Gorin"
Jean Gorin
Compostion n°89
1932-1972

[15:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Otto Muehl"
Location:
Galerie Eric Dupont
138, rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 14
Fax : +33 (0)1 44 54 04 24
Mail : info@eric-dupont.com
Internet Site : www.eric-dupont.com
Description:
Exposition, sous le commissariat de Denise Wendel-Poray, dédiée à Otto Muehl (1925-2013), co-fondateur de l'actionnisme viennois dans les années 1960. Seront présentés dessins, gouaches, aquarelles et huiles sur toile issues de sa production des années 1980.

Vernissage : Samedi 13 octobre 2018, à partir de 15 heures

Du 13 octobre au 17 novembre 2018

Commissaire d'exposition : Denise Wendel-Poray

Vernissage de l'exposition "Otto Muehl"
Otto Muehl, Sans titre, 1987, huile sur toile, 200 x 240 cm, © Galerie Eric Dupont, Paris & Sammlung Friedrichshof Foundation.

[15:30-17:00] Conférence-rencontre avec Natsuko Tanihara
Location:
Université Paris 8
2, rue de la Liberté
93526 Saint-Denis Cedex 02
M° Saint-Denis - Université
France
Phone : +33 (0)1 49 40 67 89
Fax : +33 (0) 1 48 21 04 4
Internet Site : www.univ-paris8.fr
Description:
Conférence-rencontre avec Natsuko Tanihara






[16:00-19:00] Finissage de Christophe Faso & Thierry Dehais "Délicieusement macabre"
Location:
ArtEthic Galerie
3, rue de Lanneau
75005 Paris
M° Maubert - Mutualité, RER B Luxembourg
France
Phone : +33 (0)1 42 01 08 04
Mail : contact@artethic-galerie.fr
Internet Site : www.artethic-galerie.fr
Description:
en compagnie du Malika's Jazz Band

Du 27 septembre au 13 octobre
Vernissage le jeudi 27 septembre à partir de 18h en présence des artistes.

Christophe Faso. Né à l'Union près de Toulouse, France.
Peintre dessinateur vit et travaille à Paris depuis 2003.
Après des études d'arts appliqués, il travaille quelques années en agences de publicité puis fait le choix décisif de se consacrer pleinement à la peinture. Membre de la Fondation Taylor, il présente depuis une dizaine d'année son travail sur papier et sur toile. Il a exposé sont travail sur de nombreux salons et manifestations d'art contemporain en France et à l'étranger. D'une série à l'autre, son univers pictural exprime sans concession, et avec une pointe d'humour noir, son amour pour la vie et la nature humaine.

Thierry DEHAIS est né en 1955, à Vincennes. Il se forme à la chaudronnerie durant trois ans.
Dès l'âge de 24 ans, il dirige une entreprise d'arts graphiques dans le Val-de-Marne. Mais il consacre son temps libre à la sculpture, influencé par Alberto Giacometti et d'Auguste-Jean Gaudin.
Ses travaux possèdent plusieurs facettes, différents matériaux: sur bois brûlé, acier, bronze...
Des sculptures sur bois épurées, représentent des personnages taillés à la tronçonneuse et jetés dans le feu, d'une grande simplicité et d'une grande solennité, des représentations de musiciens de jazz en bronze longilignes et en mouvement, ainsi que des animaux ou des figures humaines dictées par un travail sur la matière qui vise à dire l'essentiel (le sculpteur réalise lui-même ses patines, afin d'obtenir le rendu des lumières auquel son expérience des arts graphiques l'a accoutumé), les pièces d'acier abstraites, sont les témoins d'une création au "corps à corps" avec ce matériau et de ses manipulations: façonnages divers, déchirures, pliures...

Vernissage de Christophe Faso & Thierry Dehais "Délicieusement macabre"

[16:00-22:00] Preview VIP de Private Choice 2018
Location:
Appartement Private Choice
7 avenue Franklin D. Roosevelt
7, avenue Franklin D. Roosevelt
75008 Paris
M° Champs-Élysées - Clemenceau, Franklin D. Roosevelt, Invalides
France
Description:
du lundi 15 au dimanche 21 octobre
de midi à 19h
Visite sur invitation après inscription sur le site internet : www.privatechoice.fr

Nadia Candet investit un appartement, proche de la Foire internationale d'art contemporain, pour exposer sa sélection d'artistes.

C'est un bel appartement, proche du Grand Palais où se tiendra, du 18 au 21 octobre, la 45e édition de la Foire internationale d'art contemporain : une adresse confidentielle que les initiés s'échangent sous le manteau. Comme une FIAC « off », en quelque sorte. L'exposition Private Choice ouvre ses portes au public le 15 octobre.

Reflets / Reflects

Pour sa sixième édition, Private Choice s'installe au cœur du huitième arrondissement de Paris. C'est dans un élégant appartement haussmannien, à quelques pas du Grand Palais, que prend place une collection éphémère et inédite d'art et de design.
Private Choice offre une nouvelle manière de vivre la relation aux œuvres dans un espace privé et intime ; une expérience unique pour découvrir et acquérir des œuvres d'art et de design de créateurs du monde entier sélectionnés par Nadia Candet, fondatrice de Private Choice, accompagnée d'un comité artistique.
Cet espace entièrement dédié à la création se visite comme un appartement de collectionneur, une expérience originale permettant de s'approprier les œuvres d'art, passant de pièce en pièce, changeant d'ambiance et de configuration.
Le ton est donné pour cette sixième édition de Private Choice: la collection s'exprime à travers le thème du reflet, reflet physique ou celui d'une époque, donnant son titre cette nouvelle édition: « Reflets / Reflects ».
Dès l'entrée, la collection suscitera une relation spécifique avec le visiteur grâce à ces mots, à la fois interrogateurs et révélateurs : «Your Choice» ; un néon spécialement réalisé par l'artiste Eric Michel (Galerie 8+4 / Bernard Chauveau), à l'occasion de l'événement. Des toiles réalisées spécialement pour Private Choice seront aussi présentées dans l'entrée par l'artiste BEN (galerie Eva Vautier).
La visite se poursuivra dans le grand salon qui sera l'écrin des délicates œuvres de Sophie Whettnall (Galerie Michel Rein), dont la volupté des papiers déchirés tient à leur absorption de la lumière. Le visiteur aura également le plaisir d'y découvrir les tables de Sebastian Herkner (La Chance) dont les plateaux cuivrés sauront refléter l'espace environnant avec précision, tandis que, tout autour danseront les formidables balais de Vivien Roubaud (Galerie In Situ), au rythme de chatoyants reflets.
Que le visiteur soit rassuré, tout sera sous contrôle avec la guirlande lumineuse « Control » de Jeanne Susplugas, qui déposera une élégante lumière sur les murs de l'appartement haussmannien. Enfin l'artiste Sabine Pigalle apportera une touche d'humour à ce grand salon, grâce à ses plaques de marbre Sloganus (Galerie RX) qui détournent de célèbres maximes latines en d'amusantes formules érotiques gravées pour l'éternité dans le marbre.
Ensuite, les oeuvres de Boris Chouvellon accueilleront le visiteur dans le petit salon. L'artiste s'amuse à prélever des «fragments du monde», débris ou objets du quotidien qu'il s'applique à révéler autrement. Ainsi seront présentés ses enjoliveurs de voiture trouvés sur le bord de la route, moulés un à un avant d'être en partie dorés à la feuille d'or - passant, par cette métamorphose poétique, du statut d'objet de rebut à celui de relique d'un temps passé. La galerie Miranda présentera de grandes photographies Polaroïd de l'artiste américaine Ellen Carey, oeuvres qui n'ont encore jamais été montrées au public.
Les artistes Edgar Sarin (Galerie Michel Rein) et Mateo Revillo qui réalisent cette année un projet intitulé «Un Titanic, Reprise» pour la Nuit Blanche, recevront à Private Choice carte blanche pour investir un espace de 21.08 mètres carrés où seront révélées des œuvres personnelles, mais aussi collaboratives.
L'appartement sera illuminé par le Candélabre de l'artiste bulgare Stefan Nikolaev (Galerie Michel Rein) qui détourne le mythique Porte-Bouteille de Marcel Duchamp, nous invitant à contempler le reflet d'une autre époque, celle du père de l'Art contemporain.
Si le temps semble s'arrêter quand on visite Private Choice, Bastien Mairet (Galerie 8+4 / Bernard Chauveau) choisit de nous rappeler qu'il court toujours avec une ingénieuse horloge.
Le détonnant duo d'artistes Florentine & Alexandre Lamarche-Ovize aura le loisir d'étonner une nouvelle fois le visiteur avec des vides poches sculptés et un duo de vases en céramique, pièces produites spécialement pour Private Choice.
La chambre de l'appartement se mue en boudoir pour cette nouvelle édition, où se déploieront la préciosité du jade et la délicatesse de la porcelaine au travers des réalisations du Studio MVW et du designer Djim Berger (Galerie BSL).
L'ambiance y sera élégante et feutrée, habillée d'une élégante moquette rosée de chez CODIMAT. On pourra y contempler une série de collages de Victor Cadenne et de l'artiste Silvie Brière qui empreinte au grand Gustave Courbet le dessin de l'Origine du Monde pour y projeter de nouvelles images évocatrices de la condition féminine. Seront également présentés plusieurs dessins gouachés du grand Jean Dewasne.
La galerie MiniMasterpiece revient pour cette édition en proposant de nouvelles collaborations et offre au visiteur la possibilité d'acquérir de nombreux bijoux d'artistes comme ceux des Nøne Futbol Club, de Frédéric Ruyant, de la designer Constance Guisset, ou encore de François Azambourg. Ce dernier, qui aime plus que tout se lancer des défis, est parti à la conquête d'un champ passionnant : les bijoux. Pour cette occasion, il conçoit au cours de l'été 2018, dans le calme de sa « retraite bretonne », un ensemble inédit de 30 à 50 bijoux, pièces uniques. Il explore le métal argent sous toutes ses formes et possibilités afin de réaliser ces objets à la croisée du design, de l'art et du bijou. Ceux-ci sont réalisés en collaboration avec la Galerie 8+4/Bernard Chauveau et MiniMasterpiece pour Private Choice.
La salle à manger sera éclairée avec les PET Lamps, un projet qui mélange des techniques de tissage traditionnelles provenant de différents endroits du monde tels que la Colombie, le Chili ou encore l'Éthiopie. Une initiative lancée par le designer Alvaro Catalán de Ocón.

Le visiteur aura également le plaisir de contempler dans la salle à manger les dessins de l'artiste polonaise Angelika Markul, qui appartiennent au projet « Archipelago of Tierra del Fuego » et dont la puissance des rouges évoque l'urgence de la situation écologique de cette île d'Amérique du Sud.
De subtils reflets émaneront également du verre coloré, matériau sublimé par Jean-Michel Othoniel (Galerie Perrotin), au travers de ravissantes lampes perles, branchées sur des « Cables jewellery » BLESS.
Cette année, Private Choice collabore avec le collectif Label Famille, porté par Anne Bourrassé, Cyril Quenet et Camille Zonca. Ce nouveau modèle
d'organisation est formé par une cinquantaine d'artistes et de designers dont les diverses coopérations prônent la transdisciplinarité. Le visiteur pourra notamment découvrir Tchin, (éd. Plumbum) un minibar aux lignes pures, bordé d'un rideau de tubes de verre.
Nous présenterons la grande lampe circulaire de Bina Baitel, en laiton et fausse fourrure, qui s'allume par des caresses. Sera également disposée dans le couloir illuminé par Eric Michel une collection de feutres signés My Bob.
Le visiteur pourra contempler son reflet dans les miroirs d'Aurélia Bire ou ceux appartenant à cet illustre lieu ayant traversé toutes les époques depuis le XIXème siècle. L'élégante ambiance parisienne sera accentuée par le délicat parfum des bougies « Paris » de la célèbre maison diptyque. Le fleuriste parisien Thierry Féret (Flowered by) réalisera d'élégantes compositions florales qui orneront les vases de Sacha Walckhoff et de Guillaume Delvigne (La Chance). Nos visiteurs pourront déguster au cours de leur déambulation de délicieux macarons fournis par la Maison du Chocolat.


Liste complète des artistes, courtesy et partenaires

Artistes / Designers
ACdO / Alvaro Catalán de Ocón, François Azambourg, Bina Baitel, Benoît Barbagli, BEN, Djim Berger, Atelier BL119, BINÔME / Fréderic Pain et Ingrid Michel, Aurélia Bire, BIIS, BlankBlank, BLESS, Silvie Brière, Victor Cadene, Lord Anthony Cahn, Ellen Carey, Boris Chouvellon, Carlos Cruz-Diez, d.d. trans, Odile Decq, Yann Delacour, Guillaume Delvigne, Jean Dewasne, David Dubois, Carol Egan, Pierre Frey, Mara Fortunatović, Samuel Gassmann, Pierre Gonalons, Pierre Guariche, Constance Guisset Studio, Sebastian Herkner, Eric Hibelot, Gilles Jonemann, Charles Kalpakian, Lucie Koldova, Alexandre & Florentine Lamarche-Ovize, Bastien Mairet, Sylvie Maréchal, Pia Maria Raeder, Angelika Markul, Pia Mathes, Bérénice Mayaux, Régis Mayot, Eric Michel, Michel Mortier, Vera Molnár, Simon Naouri, Stefan Nikolaev, Nøne Futbol Club, ORLAN, Jonathan Omar, Jean-Michel Othoniel, Sabine Pigalle, Anne et Patrick Poirier, Pool, Julien Quiesse, Mateo Revillo, Vivien Roubaud, Jacques Emile Ruhlmann, Frédéric Ruyant, Edgar Sarin, Ugo Schiavi, Studio Formes Libres, Studio MVW, Jeanne Susplugas, Jonah Takagi, Nathalie Talec, Stefano Trapani, Muller Van Severen, Emil Lagoni Valback, Rebecca Vallée Selosse, Emmanuelle Villard, Sacha Walckhoff, Frederik Werner, Sophie Whettnall

Designers Label Famille: Stéven Coëffic, Mylène Escande, Déborah Janssens, Philippine Klahr, Jonathan Omar (collaboration avec Lionel Dinis Salazar), Camille Zonca

Courtesy
Bernard Chauveau, Galerie 8+4, Paris · Galerie BSL, Paris · Double V Gallery, Marseille · Galerie In Situ - Fabienne Leclerc, Paris · Label Famille, Paris · La Chance, Paris · Galerie miniMASTERPIECE, Esther de Beaucé, Paris · Galerie Miranda, Paris · PERROTIN, Paris, New-York, Hong-Kong, Seoul, Tokyo · Plumbum Design, France · Michel Rein, Paris/Brussels · Galerie RX, Paris - My Bob, Paris · Galerie Julien Segard, Saint-Ouen · Studio ACdO / Alvaro Catalán de Ocón, Madrid · Studio Beau & Bien, Paris· Studio Othoniel, Paris · Galerie Triode, Paris · Galerie Eva Vautier, Nice

Partners / Partenaires
APPIA Art & Assurance · ARTORA· Champagnes Artéis & co · l'atelier des garçons · By Terry· CODIMAT · Daco· diptyque· Domaine GRESSER Andlau · Flowered by - Thierry Féret · La Maison du Chocolat · LES MAUVAISES GRAINES · Alain Milliat · Nespresso · Reca peintures · SENS GOURMAND· Un jour, du ciel

Contribution
Agnès Alexandre · Augustin Altobelli · Oscar Duboÿ · Gérard Galby · Catherine Hellier du Verneuil · Laura Largillet · Vincent Le Bourdon· Rosella Mangeruca· Cyrille Martin · Paul Mouginot · Judith Souriau · Carine Soyer · Claire de La Villemarqué . Agnès Violeau

Equipe / Team
Nadia Candet : Fondatrice et conceptrice de Private Choice + 33 6 60 23 47 22
Marianne Tricoire : Responsable de la coordination opérationnelle, Ecole du Louvre + 33 6 28 33 15 72
Constance Remy : Chef de mission, Ecole du Louvre / ESSEC
Haude le Roux : Médiatrice, Ecole du Louvre / ESSEC
Clément Gaesler : Médiateur, Ecole du Louvre
Albane Morawski : Médiatrice, La Sorbonne
Walter Serra : Régisseur
Tristan Candet : Images vidéo
Théo Baulig, Didier Delmas : Photographes
Adrien Mouginot : Illustrations
Thibault Caizergues et René Bertramo : Design graphique
Matthew Parker et Agnès Alexandre : Traduction

Avec la collaboration de stagiaires de l'IESA

Nadia Candet : Fondatrice et conceptrice de Private Choice
+ 33 6 60 23 47 22

Press Contact :
Morgane Barraud, Anne Samson communication :
morgane@annesamson.com ou press@privatechoice.fr
+33 1 40 36 84 32 ou +33 6 60 23 47 22

Press Preview de Private Choice 2018

[16:00-21:00] Vernissage d'Aniela Darkowska
Location:
La Fabuloserie Paris
52, rue Jacob
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 42 60 84 23
Mail : fabuloserie.paris@gmail.com
Internet Site : www.fabuloserie.com
Description:
Correspondance en "petites images"

du 13 octobre au 17 novembre
du mercredi au samedi 14h - 19h

VERNISSAGE SAMEDI 13 octobre 16h - 21h

Aniela Darkowska, qui n'avait jamais dessiné ni peint avant l'âge de 50 ans, trouva ce médium pour exprimer son indicible tristesse d'avoir sa fille loin d'elle, la nostalgie des jours heureux et la solitude, mais aussi son amour de la vie qui éclate dans les paysages aux couleurs saturées à la Franz Marc.
Tous sentiments qu'elle ne s'autorisait pas à formuler avec des mots ni à laisser transparaître.

Aniela Darkowska (1908-1991) vivait à Varsovie. Veuve en 1946, à 38 ans elle dut travailler. Sa fille, Oleńka, lors de ses études de théâtre à Varsovie, rencontra Denis, polonais né et vivant en France, mais revenu en Pologne le temps des études, tout comme Adam Nidzgorski, son frère !

En 1959, Oleńka, âgée 26 ans, part vivre à Paris avec Denis. Aniela, alors âgée de 50 ans, préfère rester seule en Pologne pour ne pas couper les liens avec son passé.
Passé fait de souvenirs heureux : son enfance, sa vie avec son mari musicien adoré, mais aussi tragiques : son père exécuté à Katyń en 1940, sa mère disparue dans une prison du Kazakhstan et sa sœur Jadwiga tuée lors des combats de l'Insurrection de Varsovie en 1944.
Elle entretiendra jusqu'en 1970 une correspondance illustrée en « petites images », comme elle dit, adressée à Oleńka et Denis, dans laquelle elle raconte pêle-mêle le passé, le présent et l'avenir. Un de ses propos est de faire connaître à son gendre la vie en Pologne et l'enfance d'Oleńka. Elle se plaît aussi à imaginer la vie du jeune couple parisien, chez eux ou en promenade. Ses voyages à Paris, tour à tour sources de joie et de tristesse, sont également un thème de prédilection.

La nostalgie, la solitude, mais aussi l'amour éclatent dans ses dessins qui ne sont pas une illustration de ses écrits, mais des propos à part entière.

Nous remercions Oleńka qui, sans nous connaître, nous a reçu plusieurs jours chez elle, pour nous livrer les secrets de cette correspondance et nous a fait confiance pour présenter l'œuvre de sa mère, dans son ensemble, pour la première fois.

Vernissage d'Aniela Darkowska

[16:00-20:30] Vernissage d'Enzo Certa
Location:
Galerie Tokonoma
47, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Etienne Marcel
France
Phone : +33 (0)9 82 57 72 25
Mobile : +33 (0)6 28 05 26 85
Mail : tokonoma.galerie@gmail.com
Internet Site : www.galerie-tokonoma.com
Description:
Exposition du 13 octobre au 10 novembre 2018
du mardi au samedi 14h - 18h30
VERNISSAGE SAMEDI 13 OCTOBRE 16h - 20h30

En 1964, en 58 notes dédiées à Oscar Wilde, Susan Sontag tentait de cerner ce qui était - ou n'était pas - « Camp », adjectif que l'Oxford Dictionary se bornait sobrement à définir depuis 1909 comme ce qui est « d'un style délibérément exagéré et théâtral », autrement dit efféminé en anglais victorien...

Pour Susan Sontag, « Le "Camp" est un certain modèle d'esthétisme (dont) l'idéal n'est pas la beauté mais un certain degré d'artifice, de stylisation (...), fondamentalement ennemi du naturel, porté vers l'exagération. » « L'art "Camp" est un art décoratif qui met plus particulièrement en relief la forme, la surface sensible, le style, au détriment du contenu (...) en un mélange d'outrance, de passion, de fantastique et de naïveté ». « Le "Camp" (...) c'est un art qui se prend au sérieux, mais qui ne peut être pris tout à fait au sérieux, car il "en fait trop", (...) c'est une victoire du "style" sur le "contenu", de l'esthétique sur la moralité, de l'ironie sur le tragique ». « Le "Camp" est généreux. Son but : la jouissance. »

C'est de cette esthétique "Camp" ainsi comprise dont se revendique expressément le travail d'Enzo Certa. En témoignent les œuvres aujourd'hui présentées par la galerie Tokonoma, colorées, festives, drôles, dans lesquelles apparaissent la virtuosité du peintre et sa fascination pour les étoffes, les grenades, les raisins l'or et les armures, motifs et références puisés dans la "petite" comme dans la "grande" peinture, la bande dessinée ...


Enzo Certa, né en 1989 dans une famille franco-italienne, après des études en histoire de l'art et en restauration de peinture polychrome, a décidé de se consacrer exclusivement à la peinture. Il entre alors aux Beaux-Arts de Caen dont il sera diplômé avec les félicitations du jury ; aujourd'hui, il termine son cursus aux Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Tim Eitel.

Vernissage d'Enzo Certa

[16:00-21:00] Vernissage de Elmgreen & Dragset
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
Vernissage samedi 13 octobre, 16h - 21h
13 octobre - 22 décembre 2018

La galerie Perrotin Paris est heureuse d'annoncer l'ouverture d'une exposition individuelle des dernières créations d'Elmgreen & Dragset, la première organisée à Paris depuis l'installation d'un jour que le duo a montée au Grand Palais à l'automne 2016. Michael Elmgreen et Ingar Dragset travaillent ensemble une large palette de matières depuis plus de vingt ans. Ils créent des sculptures et des installations qui font souvent écho à la première période du land art ou à l'esthétique minimaliste, mais abordent des questions actuelles, sociales et existentielles, en rapport avec l'espace public et les designs du quotidien, et avec la façon dont ceux-ci influencent notre comportement et notre état d'esprit. Leurs nouvelles œuvres sculpturales reflètent là encore l'intérêt constant de ces artistes pour nos interactions avec le contexte spatial.

Dans une nouvelle grande installation au rez-de-chaussée de la galerie, l'ensemble de la salle paraît avoir avalé toute une portion de paysage urbain. Les éclats d'asphalte massifs, brisés, s'empilent tels les débris flottant après le passage d'un brise-glace arctique, et rappellent à la fois La Mer de glace (1824) de Caspar David Friedrich et les premiers projets de land art réalisés par Michael Heizer et Richard Long. Leurs surfaces planes et sombres sont insérées çà et là parmi les vestiges d'un mobilier urbain classique - le poteau d'un panneau de signalisation disparu, le métal tordu qui était peut-être auparavant un range-vélos. Ces éléments qui servaient autrefois à limiter et à encourager l'utilisation sociale de l'espace public ne sont plus là ou sont devenus inutiles. Que leur est-il arrivé, qui accuser, et qu'advient-il ensuite sont autant de questions que le visiteur est appelé à examiner.

D'un point de vue strictement formel, cette composition en noir, gris et argent possède une beauté unifiée. Pourtant, il est tout aussi évident que le public serait incommodé s'il devait rencontrer une accumulation similaire - quoique probablement moins propre - de débris dans la rue. À travers les décisions conceptuelles précises des artistes, nous sommes capables, en tant qu'observateurs, de percevoir cette image d'espace public dysfonctionnel d'une façon dangereusement plaisante. L'installation ne se contente pas de soulever des questions sur les espaces publics que nous partageons ; elle s'interroge également sur le cadre même de la galerie, en déplaçant les éléments brisés de la rue pour les présenter dans la grandeur bourgeoise d'une galerie privée.

Le cube blanc contemporain figure très littéralement dans le travail suivant de l'exposition, un panneau de signalisation urbain en acier inoxydable poli, dépourvu d'instruction ou d'avertissement. Intitulée « Adaptation », cette nouvelle série de signalisation miroir réfléchit le contexte spatial : à la place d'un avertissement ou d'une instruction imprimés sur le panneau de signalisation, le visiteur verra son propre reflet dans l'espace. La signalisation de rue est réduite ici à une forme pure qui s'adapte à son environnement, et n'est plus un outil de contrôle et de direction.

Au premier étage, plusieurs fragments rectangulaires d'asphalte sont exposés, chacun encadré et placé au mur, tels des tableaux ou des reliefs. On peut y discerner des traces similaires aux marquages routiers faits à la peinture blanche. Mais à bien y regarder, il s'avère que ces dessins ne donnent strictement aucune instruction, ou qu'ils indiquent des directions irréalistes, voire absurdes. Un cercle apparaît sur une de ces créations, par exemple, tandis que sur une autre, deux lignes parallèles amorcent des arcs divergents, ce qui fait de ces symboles des abstractions géométriques plutôt que des règles de circulation. En présentant ces fragments indépendamment les uns des autres, les artistes attirent l'attention sur certains des aspects visuels les plus courants des infrastructures publiques, généralement conçus dans le seul but d'établir l'ordre public, et ils les modifient avec subtilité.

Dans l'autre salle de ce même étage, les œuvres de trois séries récurrentes trouvent de nouvelles significations tout en manipulant des éléments formels qui figurent dans le répertoire de ces artistes depuis deux décennies. Un bar oval avec tabourets et pompes à bière fait écho à Queer Bar/Powerless Structures, Fig. 21, de 1998. Il semble être en réalité l'évocation d'un bar par un designer minimaliste ; ses surfaces d'un blanc immaculé tachetées d'éléments en chrome nous indiquent que cette sculpture géométrique peut avoir une fonction dans le monde réel. L'humour de cette juxtaposition incongrue s'élève jusqu'à l'absurdité lorsque le visiteur se rend compte que les tabourets de bar sont coincés et inaccessibles dans cette boucle fermée, tandis que les pompes ne peuvent être utilisées que de l'extérieur : de ce fait, la configuration rejette la principale raison d'être de la structure.

Cette négation de la raison d'être essentielle des objets du quotidien s'inscrit également au cœur de la série « Powerless Structures », que les artistes ont commencée en 1997, avec l'installation d'un plongeoir dépassant d'une fenêtre avec vue sur la mer au Louisiana, le musée d'art moderne situé à Humlebæk, Danemark. Depuis, les plongeoirs et les piscines figurent parmi les tropes les plus explorés par le duo.

Les trois sculptures de piscines à taille humaine présentées dans la salle suivante peuvent à première vue rappeler simplement aux visiteurs de la galerie les précédentes créations à grande échelle qui ont valu à Elmgreen & Dragset une certaine reconnaissance. Il s'agit notamment de Van Gogh's Ear, une structure de près de 10 mètres de haut en forme d'oreille installée au Rockefeller Center de New York en 2016. On peut également évoquer la dernière demeure de Monsieur B., le mystérieux collectionneur que l'on voit flotter sur le ventre dans sa piscine : cette installation faisait partie de leur exposition pour les pavillons danois et nordiques de la Biennale de Venise 2009. Malgré une échelle humaine plus petite, ces œuvres évoquent magistralement des pensées et des sentiments variés et parfois contradictoires : des jours tranquilles et du temps libre au bord de la piscine ou une richesse clinquante et la volonté de dompter la nature, des lieux où oublier ses soucis ou des objets à convoiter, du danger ou de la joie. Les trois sculptures sont immédiatement reconnaissables comme images de piscines, mais leurs formes font également allusion à l'histoire de la sculpture moderniste.

Dans la salle suivante, trois œuvres d'art faites de plongeoirs seront installées verticalement : un plongeoir seul, une paire de plongeoirs suspendus côte à côte et un trio de plongeoirs présentés ensemble. Leur verticalité inhabituelle rend ces objets inutiles, mais surtout, cette orientation inscrit les planches colorées dans la tradition de l'abstraction occidentale. Alors qu'il se tient devant elles, l'esprit du visiteur peut s'égarer vers les toiles rayées de Daniel Buren ou les totems minimalistes d'Anne Truitt. Dans le même temps, l'œuvre faite de deux planches - appartenant à la série « Couples » des artistes - peut rappeler les appariements d'objets quotidiens par Félix González-Torres, notamment ces horloges murales perçues comme symbole d'un couple de même sexe. Ces œuvres ont inspiré plusieurs sculptures à « géométrie doublée » conçues dans un premier temps par Elmgreen & Dragset lorsqu'ils étaient eux-mêmes dans une relation amoureuse et artistique.

Le fait qu'ils déroulent cette métaphore en incluant des œuvres à une ou trois planches peut ainsi s'interpréter comme une reconnaissance poignante des nombreux chemins de vie possibles. Cette capacité à soulever des questions et à invoquer des histoires sans les résoudre est au cœur de toutes les œuvres présentées dans le cadre de cette exposition.


Exposition simultanée :

Elmgreen & Dragset, To Whom It May Concern, automne 2018, Place Vendôme

À l'occasion de la FIAC Hors les Murs, Elmgreen & Dragset présenteront « To Whom It May Concern », une installation inédite, Place Vendôme.

Constituée de cent étoiles de mer échouées sur la place Vendôme, cette œuvre prend le contre-pied des sculptures monumentales traditionnelles. Elle adopte l'horizontalité des sculptures minimales du Land Art en éparpillant sur la place la nuée d'intrus qui la compose.

Selon la légende, les étoiles de mer sont les reflets sous-marins des astres présents dans le ciel. Ces créatures, bien que dépourvues de cerveau, sont capables de se déplacer et de percevoir le monde qui les entoure par leur instinct et leurs réflexes. La vie de ces êtres mystérieux et magiques est, depuis plusieurs décennies, menacée par la pollution environnementale.

La mer semble avoir englouti le centre de Paris, laissant sur la place à son retrait, des étoiles de mer rouges ; un clin d'œil à l'Accord de Paris sur le climat et ses défis. Les cent étoiles de mer nous rappellent non seulement l'urgence de changer le monde actuel, mais symbolisent aussi, par leur capacité à se régénérer et à survivre, même à de graves amputations, l'espoir d'une croissance nouvelle et de changements de mode de vie.

L'installation To Whom It May Concern est acquise par la Collection Dragonfly en amont de sa présentation parisienne, elle sera ensuite réinstallée au Domaine des Etangs à Massignac en Charente.

La Fiac Hors les Murs Place Vendôme bénéficie du soutien de Mirabaud.

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

Vernissage de Elmgreen & Dragset
© Elmgreen & Dragset / ADAGP, Paris 2018 / Courtesy Perrotin

[16:00-21:00] Vernissage de Folkert de Jong "Wormwood"
Location:
Galerie Chez Valentin
9, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 42 55
Fax : +33 (0)1 48 87 44 35
Mail : galerie@galeriechezvalentin.com
Internet Site : www.galeriechezvalentin.com
Description:
Exposition du 13 octobre au 8 décembre 2018 Vernissage samedi 13 octobre
Nocturne des galeries - Gallery Night - Jeudi 18 octobre jusqu'a 22h

Pour sa première exposition personnelle à la galerie Valentin, l'artiste néerlandais Folkert de Jong propose une installation inédite constituée d'oeuvres récemment exécutées et dévoilées pour l'occasion.

Le parcours s'ouvre sur 10 tableaux, en référence aux commandements bibliques, et se poursuit par trois sculptures articulées, sortes de pantomime de Jésus crucifié sans croix, et animées comme de vulgaires automates de fête foraine, sans qu'aucun rire d'enfant ne vienne couvrir le bruit de la mécanique.

Loin d'être un hymne à la religion, cette exposition, rien que par son titre «Wormwood» («l'absinthe» l'alcool qui rend fou) introduit une notion bien plus apocalyptique. En dehors d'être le nom de cet élixir dangereux, le titre fait référence à la fois à un disque du groupe «The residents», représentant d'un underground américain des plus brillants mais aussi à l'étoile qui porte ce nom dans le livre de l'apocalypse et qui s'abat sur la terre pour empoisonner les eaux. Le titre ramène ainsi l'exposition dans la part noire du religieux, et dans le giron de l'art d'avant garde, de résistance, qui s'oppose souvent à la marchandisation de l'art.

Comme à son habitude, Folkert utilise des sources historiques mais pour mieux les manipuler dans une histoire politique contemporaine. La manipulation est aussi bien formelle - on passe d'une statue en bois sculptés achetée en Ecosse, à un moulage en mousse polyuréthane - que symbolique, après être passés entre les mains de l'artiste les christs ressemblent plus à des épouvantails à tendance gothique sortis d'un concert d'Alice Cooper.

Les dix commandements, règles dogmatiques qui devaient permettre de régir la société dans une certaine harmonie Humaine, ont plus servi à justifier des guerres et des destructions. Cela n'est pas sans nous rappeler les textes brandis aujourd'hui par certains pour justifier de leurs actes de barbaries.

La figure du Christ est utilisée comme un référent culturel à l'histoire de l'art, à l'histoire de l'humanité, et à l'histoire personnelle de l'artiste.

Cette statuaire a d'ailleurs symbolisé, pendant des siècles, le lien entre l'homme et dieu. Aujourd'hui, il y a une désacralisation de l'objet religieux transitionnel, au profit d'autres objets comme notre téléphone portable.... Est-ce différent ? A travers cela, Folkert évoque peut être l'absence croissante du spirituel dans nos sociétés au profit d'un pur matérialisme.

Tel un nécromancien, Folkert de Jong a réanimé la sculpture du Christ, sans lui rendre vie pour autant, car Folkert n'est pas Dieu, il n'est qu'un artiste contemporain.

Jésus s'agite donc, nous fait signe un peu désespérément....Que cherche t-il à nous dire ? A nous faire comprendre ? En tout cas un malaise plane devant ces géants aux cheveux longs ébène.

Une nouvelle fois avec cette mise en scène provocante, dérangeante, titillante, Folkert essaye de capter l'attention du spectateur tel un film hollywoodien à gros budget.... Il ne fait pas du cinéma (au sens d'un caprice), il cherche réellement à attraper le spectateur dans son filet pour que celui ci ne puisse pas s'échapper sans garder une image intense de l'expérience qu'il vient de vivre.

«Wormwood» ou la tentation du cosmocide, menace ou prise de conscience de ce qui se joue actuellement dans le monde....

Cette exposition fait suite à l'importante rétrospective du travail de Folkert de Jong au MOCA de Tucson.

Vernissage de Folkert de Jong "Wormwood"

[16:00-20:00] Vernissage de Katharina Ziemke "La lune, comme un sabre blanc"
Location:
Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 48 04 04 80
Fax : +33 (0)1 48 04 04 80
Mail : info@galerie-gounod.fr
Internet Site : www.galerie-gounod.com
Description:
13 octobre - 17 novembre 2018

"Je rêve un théâtre de chambre,
Dont Breughel peindrait les volets,
Shakespeare, les pâles palais,
Et Watteau, les fonds couleur d'ambre."
Albert Giraud, extrait de « Théâtre » in Pierrot Lunaire, 1884

Depuis déjà plusieurs années, l'intérêt que porte Katharina Ziemke à l'univers du théâtre paraît ne s'être jamais démenti. Qu'elle y puise un corpus de personnages et de motifs, ou qu'elle y trouve une occasion de déployer sa propre sensibilité sur scène par la création de décors1, l'artiste semble en effet marquée par certaines de ses figures les plus emblématiques2, ainsi que par la tradition de la pantomime, plus populaire et plus ancienne encore.

Pour sa première exposition personnelle à la Galerie Isabelle Gounod, la jeune artiste allemande s'empare des poèmes symbolistes d'Albert Giraud, rassemblés en 1884 dans son recueil Pierrot Lunaire et dont Arnold Schönberg s'inspira pour composer, en 1912, une œuvre musicale saisissante de modernité3.

S'inscrivant dans cette généalogie à la fois littéraire et musicale, Katharina Ziemke y apporte une lecture plastique et visuelle du mythe de Pierrot, présentant un ensemble inédit de sculptures en bois peint et de grandes toiles réalisées à l'encre et au crayon de couleur. Autant de nouveaux médiums et techniques qui lui permettent de rejouer les amours fragiles du poète lunaire de la commedia dell'arte et de composer un théâtre de chambre halluciné, dont les protagonistes immobiles paraissent flotter entre les rives du drame et de la farce : on y voit l'humble Colombine, nouée dans sa robe modeste ; Cassandre en sorcière qui toise, blâmant le nocturne acrobate ; affairée au soin de son linge, la Lavandière aux bras d'argent ; et la regardant, amoureux, un jeune Pierrot silencieux. Plus loin, au mur et surplombant la scène, un marionnettiste nous lance un regard farouche, surpris à tirer les ficelles d'une intrigue amoureuse dont il semble nous défier de croire qu'il est le maître. A moins que toute cette mascarade ne soit le fruit des rêves du dormeur qui, assoupi sur une barrière, vogue déjà loin sur l'onde bleutée du repos.

Tout autour, la mise en scène réalisée avec la complicité d'Émilie Cognard laisse sourdre une atmosphère feutrée de fin du jour, comme embaumée du parfum léger de la mélancolie et de celui, plus capiteux, d'une étrange inquiétude. C'est un philtre pour les yeux, distillant l'ivresse d'une expérience synesthésique où les sombres chatoiements des violets épousent la cruauté des rouges et côtoient la douceur des blonds et des pâles carnations.

Entre rêve et cauchemar, Katharina Ziemke soulève ainsi le lourd rideau de la réalité pour laisser entrevoir un monde étrange et hors du temps, nous invitant à y entrer pour sombrer, avec elle, dans le songe d'une nuit d'automne.

Thibault Bissirier, juillet 2018

1 Katharina Ziemke a en effet collaboré avec le metteur en scène Thomas Ostermeier et réalisé plusieurs décors originaux pour Un ennemi du peuple d'Isben en 2012, La Mouette de Tchekov en 2013 et Professeur Bernhardi de Schnitzler en 2017.

2 Hamlet notamment, dont elle réalisa une série de portraits à l'encre de Chine en 2013.

3 Le Pierrot Lunaire d'Armold Schönberg est remarquable à plus d'un titre. Outre une instrumentalisation radicale qui annonce la rupture du compositeur avec la tradition romantique, cette pièce expérimente une forme nouvelle de déclamation : le Sprechgesang ou parlé-chanté.

Vernissage de Katharina Ziemke "La lune, comme un sabre blanc"
Katharina Ziemke, Lavandière, 2018
Bois, peinture caséine, tissu et corde - 90 x 50 x 30 cm
Courtesy of the artist & Galerie Isabelle Gounod, Paris / Photographie : Michele Galassi

Vernissage de Katharina Ziemke "La lune, comme un sabre blanc"
Katharina Ziemke, 2018, encre et crayon de couleur sur coton, 150 x 100 cm. Photographie : Michele Galassi

[16:00-21:00] Vernissage de Rometti Costales
Location:
Jousse Entreprise - Art Contemporain
6, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 53 82 10 18
Fax : +33 (0)1 53 82 13 63
Mail : art@jousse-entreprise.com
Internet Site : www.jousse-entreprise.com
Description:
Rometti Costales (Julia Rometti et Victor Costales)
"translator/lover wears a black hat with plumes of feathers"

vernissage samedi 13 octobre 16h - 21h
accompagné de la présentation du livre Little animals, ash trays avec Bom Dia Books

exposition 14 octobre - 1 décembre 2018

L'exposition translator/lover wears a black hat with plumes of feathers fait partie d'un ensemble d'événements - comprenant quelques expositions précédentes et certains livres récemment publiés - qui a été incité par des situations imprévisibles et d'autres provoquées intentionnellement.

Certaines de ces circonstances ou conditions sont énumérées ci-dessous. Loin d'être exhaustive, cette liste met en évidence certains des points marquants de la séquence et sert de guide succinct à une histoire qui n'a pas de conclusion envisagable:

Un territoire donné, avec ses incidents géographiques, son climat et sa population - toutes sortes d'artéfacts par les habitants, dont la forme et l'utilisation ont été déterminés par la relation du peuple à ce territoire - le temps; la durée de vie de ces artefacts, la façon dont leur utilisation change, les histoires qu'ils renferment et la disparition progressive de l'utilisation de certains d'entre eux - un collectionneur, conservateur, un anthropologue, tous deux étrangers - leur intérêt passionné pour ces objets, la détermination de sauver ceux oubliés et de réunir ceux toujours en usage - un inventaire, listant des objets collectionnés - les contresens de lecture et les équivoques ont surgi en tentant d'interpréter les motifs trouvés sur certains objets - un catalogue mal imprimé mais extrêmement riche en informations ( comprenant des images d'objets en noir et blanc presque abstraites et des descriptions très détaillées), intitulé A Catalog of Textiles and Folkart of Chiapas (Walter F. Morris Jr., 1979), à son tour oublié - des artistes qui, par hasard, tombent sur ce livre - leur décision de modifier le contenu du catalogue original en effaçant la plupart des descriptions et en laissant des fragments de phrases et d'énoncés dispersées dans les pages, ceci rendant ainsi le texte original aussi abstrait que les images que ces phrases sont supposées décrire - le résultat: Blue has run (Rometti Costales, 2016), un fac-similé du catalogue original - une sélection, faite par les artistes, de ces phrases lachées qui ont été libérées de leur fonction d'origine, c'est-à-dire de décrire les artéfacts listé dans le catalogue original - leur nouvelle fonction: nommer et donner forme à une série de nouveaux artefacts, cette fois-ci des œuvres d'art: He proclaims the statues to be real; béton; unknown, unknown, unknown - the ass of a cat; off in the mountainside on some official errand; cire perdue; because of the warmer climate seems to have disappeared; bronze; around the mouth and eyes; cordes en palmes trésées; hunting implements and cigars; gousses d'acacia; a number of brown river stones and a few stones of pyrite; obsidienne; is only a half-hour walk away; pyrite et paillettes; unknown - January 20; Raku-yaki; bone carving is done by men; colors slightly faded -- le titre de l'exposition, translator/lover wears a black hat with plumes of feathers, est l'une de ces phrases libre.

Rometti Costales

Vernissage de Rometti Costales

[16:00-20:00] Vernissage de Ryan Gander "Old Languages in Very Modern Styles"
Location:
gb agency
18, rue des Quatre Fils
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 78 00 60
Mail : gb@gbagency.fr
Internet Site : www.gbagency.fr
Description:
Vernissage samedi 13 octobre de 16h à 20h

A travers des oeuvres qui prennent une grande variété de formes - sculpture, film, écriture, graphisme, installation, performance, Ryan Gander a établi une réputation internationale.
Grâce à des procédés d'association d'idées qui opèrent par va-et-vient entre familier et ésotérique, vérité et mensonge, visible et invisible, le travail de Ryan Gander entend questionner les conditions de création et les mécanismes de perception et d'appréhension des œuvres d'art. La plupart de ses oeuvres jouent du déplacement d'objets communs, de situations ou de systèmes. Chaque nouvelle pièce serait un élément d'un vaste puzzle constitué par l'ensemble de son travail. Ryan Gander y injecte une narration souvent énigmatique, comme des indices disparates, qui convoquent le désir et la responsabilité du spectateur en lui offrant la possibilité de poursuivre sa propre narration.

Vernissage de Ryan Gander "Old Languages in Very Modern Styles"

[16:00-21:00] Vernissage de Sophie Calle "Parce que" & "Souris Calle"
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
Deux projets: "Parce que" & "Souris Calle"

Vernissage samedi 13 octobre, 16h - 21h
13 octobre - 22 décembre 2018

La galerie Perrotin a le plaisir de présenter une exposition personnelle de Sophie Calle, la quinzième depuis le début de la collaboration avec l'artiste en 2001. À cette occasion, Sophie Calle présente deux nouveaux projets Parce que et Souris Calle, avec la collaboration d'une quarantaine de musiciens.

Sophie Calle est l'une des artistes françaises les plus reconnues internationalement. Depuis près de quarante ans, son œuvre combine récit, image photographique, performance, vidéo, dans une traversée permanente entre le fictionnel et le réel, l'intime et le public. Comme l'affirme Alfred Pacquement : « Sophie Calle est artiste à la première personne. Elle se met elle-même en scène dans ses travaux, sans retenue. Elle y raconte en langage direct des histoires vécues, avec un souci du détail qui ne peut laisser indifférent. Elle rend le spectateur complice de son intimité sans qu'il puisse s'y soustraire. 1 »

L'exposition ouvre sur une série de photographies inédites, de la série Parce que masquées par des rideaux brodés d'un texte que le visiteur peut lire avant de les soulever pour découvrir l'image. Le texte qui débute par « Parce que » explique la raison pour laquelle cette image existe, pourquoi l'artiste a choisi ce moment ou ce lieu.
Ainsi, « Parce que la tentation de la suivre » s'applique à La ligne blanche (2018), photographie d'une ligne de démarcation de route qui s'enfonce sous l'eau, ou « Parce que quoi d'autre après plus rien ? » devance Plurien, sortie (2018), cliché d'un panneau de sortie de ville, face au cimetière de Plurien. La justification de la photographie est ainsi lisible avant l'image, dans un rapport tautologique inédit qui questionne la relation texte - image.
Sophie Calle est familière des jeux d'auteurs, collaborant ponctuellement avec des écrivains (Paul Auster, doubles-jeux), des artistes (Greg Shephard, No sex last night) entre autres. Pour le projet Souris Calle, dévoilé pour la première fois à la galerie Perrotin, l'artiste a sollicité une quarantaine de musiciens et de chanteurs. Chacun a composé un morceau en hommage à Souris, le chat de l'artiste, mort en 2014. La compilation ainsi produite prend la forme de trois disques 33-tours, à la fois objet accroché dans l'espace d'exposition et son diffusé dans plusieurs salles et alcôves aménagées pour l'écoute : « Le travail entrepris par Sophie Calle (...) ne cesse d'interroger et de redéfinir la notion d'auteur, laquelle s'est enrichie de processus de plus en plus complexes de co-signatures, de palimpsestes et d'hypertextualité. 2 » écrivait à son propos la commissaire d'exposition Christine Macel. Avec ce projet, Sophie Calle étend encore plus la notion d'auteur pour partager un deuil et la célébration d'un être aimé. Comme le décrit le critique d'art Yve-Alain Bois « (Sophie Calle) partage avec les endeuillés mélancoliques qui, pour endiguer leur malheur, transforment l'être cher qu'ils ont perdu en un idéal de perfection. 3 »
Cette monomanie peut prendre plusieurs formes, on se souvient de Douleur Exquise (1984-2003) ou Prenez soin de vous (2004-2007). Elle aboutit ici à un protocole collaboratif avec des musiciens, tel un acte de résilience pour combler le manque de Souris. « J'ai noté son recours obsessionnel au passé que par bribes cumulatives elle conjure en un tout qui semble plus unitaire. 4 » Cet album est plus qu'une compilation musicale, c'est une œuvre complexe qui crée une unité dans l'absence.
Le vidéo-clip Souris Calle (2018) est projeté dans une salle adjacente: Sophie Calle y raconte les dix-sept années de vie commune avec son chat, sa personnalité, leur habitudes et le vide créé par sa disparition.

Le dispositif de l'exposition est complété par une sélection d'œuvres de la série des Autobiographies, liées au décès de Souris. Juxtaposant des textes encadrés avec des photographies, ces Autobiographies sont une des séries les plus fameuses de l'artiste. Depuis 1991 elles ont été exposées dans le monde entier : Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de la Ville de Paris, Tel Aviv Museum of Art, Sprengel Museum de Hanovre, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, entre autres.

« Elle fait de sa vie une performance continue 5 » disait d'elle l'historienne de l'art RoseLee Goldberg . Entre collaborations, détournements et jeux, Sophie Calle développe une œuvre singulière, aux prétextes autobiographiques mais à la portée universelle.

Artistes participants au projet Souris Calle :
AaRon, Laurie Anderson, Juliette Armanet, Mathieu Baillot & Mazarine Pingeot, Alex Beaupain, Benjamin Biolay, Bono, Brigitte, Camille, Arnaud Cathrine et Florent Marchet, Jeanne Cherhal, Christophe, Clarika, Pascal Comelade, Javis Cocker, Lou Doillon, Stephan Eicher & Frédéric Lo, Thomas Fersen, Feu! Chatterton, Irène Jacob, Jean-Michel Jarre, Keren Ann, Kincy, Ragnar Kjartansson & Kristín Anna, Pierre Lapointe et Albin de la Simone avec Sophie Calle, Miossec, Mirwais, Fabrizio Moretti, Joseph Mount, The National, Linus Öhrn, Ayumi Paul, Marie Modiano & Peter von Poehl, Raphael, Nicola Sirkis, Casey Spooner & Wolfram, Michael Stipe, Mina Tindle, Pharrell Williams.

Le travail de Sophie Calle a été exposé dans de nombreux de musées internationaux. Une rétrospective de son travail a eu lieu au Centre Georges Pompidou à Paris en 2003, puis au Martin-Gropius-Bau, Berlin, Irish Museum of Modern Art, Dublin et Ludwig Forum für Internationale Kunst, Aachen.

En 2007, Sophie Calle a représenté la France à la 52e Biennale de Venise, l'exposition « Prenez Soin de Vous » a ensuite voyagé dans une vingtaine de musées à travers le monde.
L'exposition « Rachel, Monique » a été présentée au Palais de Tokyo (2010), au Festival d'Avignon (2012), à la Episcopal Church of the Heavenly Rest de New York (2014) et au Castello di Rivoli à Turin (2015).
Plusieurs expositions personnelles ont été également consacrées à Sophie Calle au Musée d'art contemporain de Montréal, Canada (2015), au Toyota Municipal Museum of Art, Aichi (2015), au Nagasaki Prefectural Art Museum (2016), au Museo Tamayo de Mexico (2014), au Centro Cultural Néstor Kirchner de Buenos Aires (2015), à La Virreina Centre de la Imatge de Barcelone (2016), à Fort Mason San Francisco (2017), au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris (2017) ou encore au Château la Coste, France (2018).
Sophie Calle a reçu le prix Hasselblad pour la photographie en 2010 et le prix ICP Infinity en 2017.

1 Alfred Pacquement, « Préface », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.15
2 Christine Macel, « La question de l'auteur dans l'œuvre de Sophie Calle », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.22
3 Yve-Alain Bois, « La Tigresse de papier », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.37
4 Yve-Alain Bois, « La Tigresse de papier », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.31
5 RoseLee Goldberg, « Performance, l'art en action », Thames & Hudson, 1999, p.215

Vernissage de Sophie Calle "Parce que" & "Souris Calle"

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "The Border is a State of Mind"
Location:
Galerie Poggi
2, rue Beaubourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)9 84 38 87 74
Mail : office@galeriepoggi.com
Internet Site : www.galeriepoggi.com
Description:
avec Babi Badalov, Eric Baudelaire, Bady Dalloul, Nikita Kadan, Kapwani Kiwanga, Sophie Ristelhueber, Société Réaliste

13 octobre - 17 novembre 2018

The Border is a State of Mind est un projet collectif qui s'articule autour de la notion de frontière territoriale et des portées symboliques qu'elle contient aujourd'hui, dans un contexte mondial de montée des nationalismes, du « retour des murs » et des nouveaux conflits géopolitiques.

La galerie Jérôme Poggi a invité le curateur Sasha Pevak à concevoir une exposition se déployant en deux temps. Le premier volet du projet sera présenté à la galerie. La seconde partie de l'exposition aura lieu à l'occasion de la 45e édition de la FIAC, sur le stand 1.H11 dans le secteur Ouest des Galeries Supérieures du Grand Palais.

Ce projet a été réalisé avec la complicité de Kyveli Mavrokordopoulou, chercheuse à l'EHESS. Jérôme Poggi remercie la Galerie Juana de Aizpuru pour sa collaboration autour de l'œuvre d'Eric Baudelaire.

Vernissage de l'exposition collective "The Border is a State of Mind"
Kapwani Kiwanga, Desire Paths, Alyth Railyard, 2018
Courtesy Galerie Jérôme Poggi, Paris







[17:00-20:00] Vernissage de Pierre Ardouvin "Hôtel de l'Univers"
Location:
Galerie Praz-Delavallade
5, rue des Haudriettes
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 45 86 20 00
Fax : +33 (0)1 45 86 20 10
Mail : gallery@praz-delavallade.com
Internet Site : www.praz-delavallade.com
Description:
13 octobre - 17 novembre 2019
Vernissage : 13 octobre, 17h - 20h

Créateur «généraliste», ce qui suppose une représentation unifiée du savoir, Pierre Ardouvin s'inscrit pleinement au service d' une œuvre qui se déploie sous les formats de l'installation, du collage, de l'assemblage, de la récupération et du bricolage de génie. Au fil des ans, il a développé une réflexion sur la culture du spectacle, la mémoire des utopies, du devenir des rites du quotidien privilégiant les rapports d'identité et d'affects cristallisés dans les formes vernaculaires.

Par la ré-appropriation d'objets ordinaires qu'il investit, sa recherche artistique interroge les notions d'authenticité et d'illusion sur un mode du recyclage et du ré-assemblage convoquant un imaginaire familier, irrigué par les souvenirs à la fois personnels et collectifs, proche d'une culture populaire et d'une domesticité usitée. Son travail dévoile souvent la violence ou la mélancolie latente qui émane de ces représentations a priori inoffensives. «C'est à travers ces explorations psychiques de l'ordinaire occidental que l'œuvre de Pierre Ardouvin pourrait s'avérer sourdement critique»*.

Pour sa seconde exposition à la galerie Praz-Delavallade Paris, l'artiste s'inspire de ce voyage effectué par Rimbaud au détour des années 1878 au Yemen et en Ethiopie et de son séjour au désormais célébrissime Hôtel de l'Univers à Aden. Il en résulte un télescopage entre Rimbaud et Ardouvin d'une étonnante modernité malgré les décennies qui les séparent, révélant ce sentiment de déshérence et d'abandon propre aux déracinés. Pierre Ardouvin puise son inspiration dans une actualité qu'il façonne grâce à un imaginaire collectif décloisonné, libéré des obédiences de classe, de genre ou d'âge, afin que chacun y trouve un espace d'identification. Alliant culture quotidienne et références littéraires, il extrait des mots, des images et des objets de territoires pluriels.** Pêle-mêle, il accueille des histoires de l'art, des bandes dessinées, des contes, de la poésie, du rock & roll, du cinéma, de l'enfance, du voyage. S'entremêle alors espace publique et espace domestique dont, en bon magicien d'Oz, il orchestre avec bonhomie et bienveillance ces questions d'utopies et d'altérités.

Les œuvres accueillies au sein de l'exposition «Hôtel de l'Univers» sont suspendues dans un espace-temps indéfini. On y croise au détour des propositions de l'artiste les fantômes du facteur Cheval, de Houellebecq, de Ménelik II, Négus d'Ethiopie et de Rimbaud, poète exilé volontaire.

Nonobstant la cruelle réalité du monde, Pierre Ardouvin affiche cette signature intemporelle et personnelle qui a pour effet de panser les plaies de notre quotidienneté ; son baume a pour nom Poésie.

«Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ; mon paletot aussi devenait idéal ; j'allais sous le ciel, Muse ! Et j'étais ton féal ; Oh ! Là Là ! Que d'amours splendides j'ai rêvées !»***

*. catalogue de l'exposition de Pierre Ardouvin, «Retour d'Abyssinie», texte de Julie Crenn, Centre d'art Labanque Bethune, Juillet 2018.
**. extrait du texte de Guillaume Désanges, critique et commissaire d'exposition.
***. extrait du poème «Ma Bohème», d'Arthur Rimbaud, 1870.

- René-Julien Praz


Pierre Ardouvin est né en 1955 à Crest, France. Il vit et travaille à Paris. Son travail a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles et collectives en France et à l'étranger : Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2005, 2010), Fondation Jumex, Mexico (2008) ou encore au NMCA, Seoul (2011). En 2016, le MAC VAL lui consacre une exposition monographique intitulée «Tout est affaire de décor». Depuis Septembre 2018, une série d'œuvres inédites sont présentées à TOPAZ Arts, New York. Aujourd'hui, le travail de Pierre Ardouvin est inclus dans de nombreuses collections publiques et privées internationales.

Vernissage de Pierre Ardouvin "Hôtel de l'Univers"
Pierre Ardouvin, Hôtel de l'Univers, maquette bois, sable noir, table métal, 100 x 120 x 100 cm - 39 3/8 x 47 ¼ x 39 3/8 inches

[17:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Assemblage #14 : Spotlight"
Location:
Space in Progress
Julio Artist-run Space
13, rue Juillet
75020 Paris
M° Ménilmontant, Gambetta
France
Mail : bonjour@spaceinprogress.com
Internet Site : www.spaceinprogress.com
Description:
Vernissage samedi 13 octobre à partir de 17h.
Exposition du 13 octobre au 3 novembre 2018. Vendredis et samedis de 17h à 19h et sur RDV

Spotlight est une proposition de l'artiste Jérôme Allavena avec les artistes: Claude Lévêque - Aurélie Pétrel - Charlotte Seidel - Luis Terán - Nicolas Tubéry - 300CE (Carine Klonowski et Etienne François)

Le point de départ de cette exposition est le dispositif mis en place. Il est simple à énoncer et à observer, toutes les pièces présentées sont lumineuses. Comme des projecteurs, elles permettent de voir et d'être vu. Elles signalent leur présence et soulignent ou perturbent celle des autres. La lumière reste le trait d'union des œuvres entres elles mais aussi avec le spectateur. Véritable médiateur, elle installe le dialogue et invite au voyage.

« la lumière est indispensable à la vision, et tient une part importante dans le bien-être et la vie sociale.La lumière a une forte valeur symbolique; permettant de percevoir les objets avant de les toucher, elle s'associe, dans toutes les cultures humaines, à la connaissance. (wikipedia) »

La lumière est multiple quand les artistes s'en emparent. Ils la façonnent, la transforment, jouent de ses propriétés. Signature graphique et sculpture chez Claude Lévêque, elle est pour Aurélie Pétrel un outil de révélation. Phénomène ou apparition dans le travail du duo 300CE, c'est l'interprétation du signal qui est à l'oeuvre chez Charlotte Seidel. Par son utilisation de la lumière (noire), Nicolas Tubéry sublime le principe de projection et parle de peinture pendant que de son côté, Luis Terán la manipule comme une matière remplissant un vide. Ensemble ils illuminent l'espace de Julio, et ce white cube devient temporairement un phare.

Spotlight est une proposition de l'artiste Jérôme Allavena.

Né en 1979 à Montreuil. Vit et travaille à Paris.

Il obtient son DNSEP à l'EESI d'Angoulême en 2008.

Son travail fut remarqué en 2009 lors de la 59ème édition de Jeune Création en 2009, puis lors d'expositions collectives en centres d'art tel que le FRAC Poitou-Charentes (2010, 2014), le Palais de Tokyo (2010, 2011) ou encore la Fondation d'entreprise Ricard (Paris, 2012), mais aussi en galeries avec la Galerie Anne Barrault (Paris, 2012), la Galerie De Roussan (2012, Biennale de Belleville) et la Galerie Houg (Paris, 2015). Il participa également à des résidences telles que la Cité des Arts à Paris (2009-2010) et Le Pavillon du Palais de Tokyo (2010-2011). En 2015, il entre dans l'équipe des artistes representés par la Galerie Houg, où il prépare sa première exposition personnelle en Septembre 2016. En mai 2017, il est commissaire de l'exposition Spectre à la Galerie Houg.

Si la pratique de Jérôme Allavena passe la plupart du temps par celle du dessin, ce dernier est envisagé non pas comme l'exercice d'un savoir-faire académique, mais comme l'approche expérimentale des notions de construction/déconstruction. Ce qui l'intéresse n'est pas tant la retranscription d'une réalité dont il restituerait le reflet fidèle, mais à l'inverse, l'utilisation d'une image issue du réel et identifiable comme point de départ d'une réflexion sur ce qui constitue l'essence même du dessin. Elle questionne également la construction mentale qui précède toute image et les effets d'identification qu'elle engendre. En parallèle, il fait occasionnellement office de commissaire d'exposition. Une manière pour lui d'étendre les notions qui lui sont chères hors de sa pratique plastique.

Artistes :

Claude Lévêque : Né en 1953 à Nevers, France. Vit et travaille à Montreuil et à Pèteloup.

Il est un artiste majeur de la scène contemporaine internationale. Son travail a été présenté au sein de nombreuses expositions personnelles et collectives, en France comme à l'étranger. En 2009, l'artiste a investi le pavillon français lors de la 53e Biennale de Venise. En 2014 et 2015 il a été invité par le musée du Louvre à proposer une création spécifique, en deux volets, pour la Pyramide et les fossés médiévaux. Toujours en 2015, il a présenté The world is yours sur le théâtre de l'Odéon à Paris. L'artiste utilise le néon pour sa valeur de standard universel en reproduisant des phrases, de simples mots ou des dessins dans une graphie tremblée et fragile - ici celle de la mère de l'artiste, Gilberte Lévêque -, qui contient en soi toute la philosophie de l'oeuvre de Claude Lévêque et renvoie le spectateur à son propre vécu. Ces phrases sont des fragments de langage, des affirmations libératoires et incantatoires, telle une correspondance poétique d'états d'âmes.

Aurelie Pétrel: Née en 1980 à Venissieux. Vit et travaille entre Rome, Paris et Genève.

Elle est professeure et responsable du Pool Photographie à la HEAD-Genève depuis 2012. Aurélie Pétrel pense sa pratique photographique à travers un modèle mathématique, allant de l'apparition des images jusqu'à leurs dispositifs d'exposition.

En appliquant des procédures de transformations successives à ses prises de vue, ses installations assimilées à des sculptures créent des jeux d'illusion et de déplacement de la réalité. L'usage de la vitrophanie, l'impression directe sur des supports de nature variée font émerger une oeuvre «située» : l'architecture de l'image se superpose à celle du lieu qui l'accueille pour générer une nouvelle expérience du regard. La volonté d'opérer sur la matérialité des images par une somme de processus mouvants permet de placer l'image photographique dans plusieurs états physiques, sous forme de variations. Aurélie Pétrel y voit un travail mobile en « partition», lui permettant de redistribuer une installation originelle dans un nouveau contexte d'apparition.

Depuis 2001, les points d'ancrage de sa pratique photographique s'étendent sur six villes : Shanghai, Tokyo, Paris, Leipzig, Montréal et New York. Chaque ville est envisagée comme l'espace d'une impulsion architecturale permettant de pousser les potentiels de l'image en mutation, à partir d'enquêtes de terrain jusqu'aux visions parcellaires de la prise de vue dans l'espace d'exposition. Un septième point s'ajoute : Romme à 130 km de Lausanne, de l'autre côté du lac en direction des Alpes.

Charlotte Seidel: Née en 1981 à Hambourg, Allemagne. Vit et travaille à Paris.

Ayant terminé ses études d'Arts à la Bauhaus-Universität Weimar en 2007, ainsi qu'à l'Ecole Supérieure des Beaux Arts de Toulouse, Charlotte Seidel a acquis de nombreuses expériences dans le domaine de l'art contemporain en tant qu'artiste et en travaillant pour des institutions diverses en Allemagne et en France. En 2005 elle a séjourné en Uruguay dans le cadre d'une résidence d'artistes. Au sein de l'ACC Galerie Weimar, elle était co-commissaire de l'exposition "l'art ne nous libère de rien" en 2006 et coordinatrice du programme de résidence pour artistes (2007-2008). A Paris, elle a effectué un stage à la Fondation Kadist (2008) puis au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris/ARC, où elle a travaillé pendant plusieurs années en tant que curatrice assistante, accompagnant l'exposition itinérante "Entre-Temps" au Brésil, en Russie, en Chine et au Taiwan (2008-2011).

En 2010-11 elle était résidente du Pavillon au Palais de Tokyo, poursuivant sa pratique artistique. Ses œuvres ont été présentées dans des institutions en France et à l'étranger (Palais de Tokyo, Fondation d'entreprise Ricard, 104, Centre Pompidou Paris, Dallas Contemporary, Piano Nobile Genève, FMAC Genève, Parc Saint Léger, Fondation Calouste Gulbenkian.

Luis Terán : Né en 1977 à Buenos Aires, Argentine. Vit et travaille à Buenos Aires.

Il a étudié à la Regina Pacis Fine School, Master National de Dessin et Professeur National de Sculpture. S'est formé aussi à l'atelier «El Asilo», dirigé par Héctor Maranesi; Intercampos III / Fundacion Telefonica; Résidence pour artistes dans le F.K.S.E. de Budapest; bourse Kuitca / Utdt. Il a exposé ses oeuvres dans des galeries, des musées, des centres culturels en Argentine et dans le monde entier, tels que A gentil Carioca, à Rio de Janeiro, La fondation Hermès à Singapour, La Maison Rouge à Paris ; et la collection HGN à Duderstadt, Allemagne. Depuis 1998, il travaille comme enseignant, donnant des séminaires et en tant que maître des thèses dans des établissements liés à l'art. Il dirige actuellement un atelier de sculpture dans son propre studio.

Nicolas Tubéry: Né en 1982 à Carcassonne, France.
Vit et travaille à Paris.

Il a étudié à l'Ecole Supérieure d'Art et de Céramique de Tarbes puis à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris où il obtient le DNSAP en 2009.

Il réalise des films et des installations. Les structures et les dispositifs de monstration qu'il crée prolongent ses films dans l'espace d'exposition. Son travail en partie influencé par le paysage naturel et social de sa région natale, propose un point de vue singulier sur les événements du quotidien et questionne notre rapport aux images et au réel.

Ses installations ont récemment été présentés au Salon de Montrouge, au Musée des arts et métiers à Paris et à Toulouse dans le cadre du prix Mezzanine Sud au musée des Abattoirs.

300CE (Carine Klonowski & Etienne François)

Duo créé en 2016. Après avoir fait leurs études à l'École Européenne Supérieure de l'Image d'Angoulême, se retrouvent en 2015 et partagent un atelier à Ivry-sur-Seine. C'est là que naît 300CE, duo à la croisée de leurs pratiques respectives. 300CE élabore des dispositifs à l'ambiance sonore et visuelle marquée - set-designs de pièces manipulant des références au cinéma de science-fiction, au jeu vidéo, à la musique et à l'univers automobile. Le convecteur temporel ou l'étoile à trois branches symbolisent la dynamique du duo : la convergence de deux individualités roulant vers un horizon commun.

Carine Klonowski: Née en 1989 à Nice. Elle vit à Chelles et travaille entre Paris et Clermont-Ferrand.

Son travail se concentre sur les questions de perception de l'image et du paysage via les dispositifs d'affichage numériques, et prend la forme d'installations vidéo animées par des performances. Elle a récemment exposé à la galerie 22.48m2 à Paris et à la galerie Modulab à Metz, et précédemment au FRAC Poitou-Charentes à Angoulême, à Jeune Création à Paris, à la fondation Vasarely à Aix-en-Provence ou encore dans différents run-spaces (La Couleuvre à Saint-Ouen, Le Hall à Rouen, indice 50 à Paris...). Elle vient d'intégrer le cycle de recherche de l'ESACM à Clermont-Ferrand et fait partie du collectif curatorial Le Syndicat Magnifique.

Etienne François: Né en 1984 au Puy-en-Velay. Il vit et travaille aux Lilas.

Sa pratique de la peinture traite du paysage et convoque des références classiques et romantiques, qu'il décale par leur traitement et par l'assemblage de diverses sources visuelles. Son travail a notamment été présenté à la 67ème édition de Jeune Création (galerie Thaddaeus Ropac à Pantin), à Komplot à Bruxelles, aux ateliers de Bellevaux à Lausanne et à Plateforme à Paris.

Vernissage de l'exposition "Assemblage #14 : Spotlight"

[17:00-21:00] Verre de l'amitié avec Alain Husson-Dumoutier
Location:
Galerie JPHT
Jean-Philippe Thérond
4, rue de Saintonge
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Mobile : +33 (0)6 08 25 45 97
Mail : contact@galeriejpht.com
Internet Site : www.galeriejpht.com
Description:
Alain Husson-Dumoutier
Artiste de l'UNESCO pour la Paix
Commandeur des Arts et des lettres

Matière, Antimatière et Mondes Invisibles

Peintures

Du Mardi 2 Octobre 2018 au Samedi 20 Octobre 2018

VERNISSAGE
Mardi 2 Octobre 2018 de 18h30 à 22h30 en présence de l'artiste

VERRE DE L'AMITIE
Samedi 13 et Dimanche 14 Octobre 2018 de 17h00 à 21h00 en présence de l'artiste

Exposition virtuelle
Du Mardi 2 Octobre 2018 au Jeudi 10 Novembre 2018
www.galeriejpht.com

Selon les scientifiques nous ne connaissons que 5% de l'Univers. Or il y aurait déjà 17 milliards de planètes dans notre simple galaxie. Autant dire que les lois mathématiques et les équilibres quantiques supposent qu'il y aurait plausiblement 19 planètes bleues dans notre univers. Sans compter que l'univers n'est qu'un parmi tant d'autres aux dimensions différentes. Nous vivons donc plus dans l'invisible que dans le visible.

L'Art vient à la rescousse des astrophysiciens encore que Stephen Hawking suppose que les trous noirs restitueraient dans l'antimatière tout ce qu'ils absorbent !

Husson-Dumoutier voyageait déjà dans le cosmos en 1975, date de sa première exposition, où il avait retracé Mars avant la sonde Viking. Quarante-trois ans plus tard il parcourt l'espace-temps en trouvant les différentes planètes bleues dans les constellations partiellement connues comme Bételgeuse, Cassiopée, le Cygne, Alcyon et Magellan. Mais il voyage aussi et surtout dans l'invisible.

Il décrit également ce qui se passe sur la fameuse exoplanète de Proxima B du Centaure qui serait déjà habitable.

Il ne ment pas, il décrit ce qu'il voit et ressent

site web : www.husson-dumoutier.org

Vernissage d'Alain Husson-Dumoutier
Dyptique "Alcyon": Huile, acrylique, pigment pur sur bois - 100 x 90 cm

[17:30-21:30] Rencontre avec Anne-Charlotte Yver et Enrico Bertelli
Location:
L'ahah
4, cité Griset
75011 Paris
France
Phone : +33 (0)1 71 27 72 47
Mail : info@lahah.fr
Internet Site : www.lahah.fr
Description:
À l'occasion des expositions "3296" d'Anne-Charlotte Yver et "OLDER and YOUNGER" d'Enrico Bertelli, L'ahah est heureuse de vous proposer, ce mois d'octobre, deux rencontres avec les artistes pour évoquer leurs pratiques, leurs mises en espace et leur expérience au sein de L'ahah.

Anne-Charlotte Yver, artiste plasticienne née en 1987, vit et travaille à Paris.
«Je me nourris majoritairement dans la littérature, la musique, l'architecture, le cinéma et dans une certaine porosité ou réactivité à ce qui advient, à l'expérience intime et subjective.»
Extrait de l'entretien entre Anne-Charlotte Yver et John Cornu dans Redux N°50, décembre 2016.

Quentin Mornay est artiste, doctorant dans le programme SACRe à l'ENSBA Paris. Sa pratique de la sculpture prend pour matière les techniques de représentation et d'objectivation du monde contemporain. En réinvestissant des formes générées par des langages informatiques, les œuvres opèrent un syncrétisme entre des techniques manuelles et des technologies virtuelles.
En parallèle de sa recherche, il développe un travail d'écriture pour des livres d'artistes et des lieux de résidence.
www.quentinmornay.com


Dans le cadre des expositions d'Enrico Bertelli et Anne-Charlotte Yver

Enrico Bertelli, "OLDER and YOUNGER"
24-26, rue Moret 75011 Paris

Anne-Charlotte Yver, "3296"
4, Cité Griset 75011 Paris

du 15 septembre au 27 octobre

[17:30-21:00] Soirée d'Ouverture de la 10ème édition du Festival Lumière 2018
Location:
Lyon
Lyon
69000 Lyon
M° Gares SNCF, aéroport de Lyon-Saint-Exupéry
France
Internet Site : www.lyon.fr
Description:
Festival Lumière
Grand Lyon Film Festival
10e édition
Du samedi 13 au dimanche 21 octobre 2018
www.festival-lumiere.org

Soirée d'Ouverture du festival Lumière 2018

La Soirée d'Ouverture du festival Lumière se tiendra le samedi 13 octobre à 17h30 à la Halle Tony Garnier.

Jean-Paul Belmondo et Richard Anconina seront aux côtés de Claude Lelouch pour présenter "Itinéraire d'un enfant gâté".

Comme annoncé, Claude Lelouch est l'invité d'honneur de la soirée d'ouverture du 10e festival Lumière, samedi 13 octobre à 17h30 à la Halle Tony Garnier (Lyon). Il sera entouré pour cette occasion de nombreux invités parmi lesquels Jean-Paul Belmondo et Richard Anconina, les deux héros du film Itinéraire d'un enfant gâté.








[18:00-20:00] Exposition "Baldomero Pestana : La verité entre les mains"
Location:
Instituto Cervantes
7, rue Quentin Bauchart
75008 Paris
M° George V, Franklin D. Roosevelt, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 40 70 92 92
Fax : +33 (0)1 47 20 27 49
Mail : cenpar@cervantes.es
Internet Site : paris.cervantes.es
Description:
L'Instituto Cervantes vous montre à travers l'exposition La vérité entre les mains, les oeuvres les plus importantes de l'artiste et photographe Baldomero Pestana.
Tout au long de sa carrière, il est devenu l'un des portraitistes photographiques d'écrivains, d'artistes et d'intellectuels les plus remarquables du monde hispanique.

Exposition en collaboration avec la Xunta de Galicia et la Fondation Cidade da Cultura.

Evenement gratuit sur inscription: bec2par@cervantes.es

Le 13 octobre, table ronde de présentation de l'exposition avec la participation de Juan Bonilla, commissaire de l'exposition; Ana Isabel Vázquez Reboredo, directrice générale de la Fundación Ciudade de Cultura, Chus Villar Iglesias, Xunta de Galicia et Carmen Rico, membre de la famille Pestaña.

Exposition "Baldomero Pestana : La verité entre les mains"

[18:00-21:00] Inauguration des sculptures installées par la Galerie de La Forest Divonne
Location:
Saint-Germain-des-Prés
Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Saint-Germain-des-Prés
France
Internet Site : www.saint-germain-des-pres.com
Description:
sculptures monumentales de Jean-Bernard Métais et Bernadette Chéné place Saint-Germain-des-Prés et quai de Conti


Dans le cadre de l'exposition anniversaire des 30 ans de la Galerie Marie-Hélène de La Forest Divonne

1988 - 2018 : la galerie a 30 ans !

Vernissage & anniversaire

jeudi 20 septembre
à partir de 18h

Présentation du livre
"1988-2018, 30 ans d'expositions"

belgian foodtruck

20 septembre - 3 novembre 2018

David Lefebvre
peintures & céramiques
+
accrochage de groupe
les artistes de la galerie

sculptures monumentales de Jean-Bernard Métais et Bernadette Chéné place Saint-Germain-des-Prés et quai de Conti

[18:00-20:00] Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Location:
Gagosian Gallery Paris
4, rue de Ponthieu
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 75 00 05 92
Fax : +33 (0)1 70 24 87 10
Mail : paris@gagosian.com
Internet Site : www.gagosian.com
Description:
13 octobre - 21 décembre 2018

Si je dois choisir de faire un beau tableau ou un nouveau tableau, je choisirai toujours la nouveauté. C'est ce que signifie la peinture pour moi. Je veux faire quelque chose qui n'existait pas auparavant.
-Albert Oehlen

Gagosian est heureuse de présenter SEXE, RELIGION, POLITIQUE, un ensemble de nouvelles peintures de Albert Oehlen.

À travers un coup de pinceau expressionniste et audacieux, une méthodologie surréaliste, des lignes générées par ordinateur et une conscience aiguë de l'acte de peindre, Oehlen se confronte sans crainte à l'histoire de l'abstraction, multipliant le potentiel des codes visuels par des processus de stratification et d'érosion. La liberté innée de l'acte créatif est au cœur de son œuvre.

Peintes à l'huile et à la laque sur plaques d'aluminium, ces nouvelles œuvres font échos à la série précédente de Oehlen - des figures grossièrement dessinées, des traces de pigments artificiels et des combinaisons de diverses règles et contraintes - mais donnent des résultats entièrement nouveaux. Les peintures présentent des lignes noires dynamiques et des formes sur des champs de jaune d'oeuf brillant. Parfois, la peinture noire est visqueuse comme du goudron, et à d'autres moments mate et opaque, comme Oehlen passe de manière transparente d'une fluidité épaisse à une forte angularité. Les titres des tableaux sont aussi énigmatiques qu'évocateurs, de King Inna The Jungle et Walking Jewelry Store à Zungguzungguguzungguzeng (tous de 2018).

Dans de nombreuses œuvres, Oehlen peint sur des parties noires avec de la peinture jaune plus fine, produisant des formes fantomatiques et verdâtres. Les fragments d'extrémités, tels que les membres agités et les branches saillantes, apparaissent momentanément pour se dissoudre, couler ou simplement disparaître. Les compositions rappellent ainsi les peintures rupestres de Lascaux à Montignac, en France. Découvertes en 1940, ces peintures paléolithiques représentent divers animaux, plantes et personnages humains, entrecoupés de lignes et de points élégamment disposés. Lorsque des foules de touristes ont commencé à visiter les grottes, les modifications de la qualité de l'air et l'apparition de lichens et de champignons ont obscurci les peintures entraînant la fermeture et la restauration des grottes. En reflétant cette trajectoire, les nouvelles peintures de Oehlen révèlent de manière poignante les tensions entre la création et l'effacement, l'humidité et la sécheresse, saisissant l'urgence du geste artistique, ainsi que le chagrin de sa disparition imminente.

Présentée simultanément à la galerie Max Hetzler, à Paris, cette nouvelle série d'œuvres révèle la résistance permanente d'Oehlen aux attentes de la peinture.

Albert Oehlen: Cows by the Water est actuellement présentée au Palazzo Grassi, à Venise, jusqu'au 6 janvier 2019. Une exposition personnelle de l'œuvre d'Oehlen ouvrira également à la Fondation Aïshti, à Beyrouth, le 21 octobre 2018.

Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Albert Oehlen, Hill and Gully Rider, 2018
Lacquer and oil on aluminum, 102 ⅜ x 102 ⅜ inches (260 x 260 cm)
© Albert Oehlen. Photo: Simon Vogel

[18:00-20:00] Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Location:
Galerie Max Hetzler
57, rue du Temple
75004 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 57 40 60 80
Mail : info@maxhetzler.com
Internet Site : www.maxhetzler.com
Description:
13 octobre - 21 décembre 2018

Depuis les années 1980, Albert Oehlen explore les diverses possibilités offertes par la peinture à travers un style et une technique en perpétuelle évolution. Les limites qu'il s'impose comme point de départ, afin d'avoir « quelque chose auquel se confronter » et ainsi élargir et redéfinir notre connaissance de la peinture, sont au cœur de sa pratique. Albert Oehlen démontre dans cette nouvelle série la cohérence de sa démarche consistant à fixer des paramètres restreints afin de créer une imagerie saisissante et forte qui souligne sa volonté de renouveau permanent.

Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Albert Oehlen, Sans titre
Courtesy of the artist and galerie Max Hetzler

« Pour moi, liberté rime avec jouer. Cela ne signifie pas ne rien faire ni faire n'importe quoi, cela signifie jouer avec ses propres règles.»
Albert Oehlen

Des formes et silhouettes excentriques semblent flotter librement à la surface ouverte des nouvelles peintures. L'auto-appropriation du motif de l'arbre ainsi que l'allusion aux Fingermalerei (peintures aux doigts) s'inscrivent dans la volonté (d'Albert Oehlen) de révéler le processus de création et ce qui se produit sur la surface picturale. Le motif de l'arbre apparaît dans Sturmschaden en 1981 puis à nouveau à la fin des années 1980. C'est alors qu'il explore les possibilités formelles des arbres qu'il réalise ses premières toiles purement abstraites en 1988.

Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Albert Oehlen, Sans titre
Courtesy of the artist and galerie Max Hetzler

Présenté comme un questionnement autour de la ligne, l'arbre est devenu pour Albert Oehlen une autre règle : ses formes et ses lignes s'affinent. Comme Piet Mondrian avant lui, l'artiste a recours à la ligne de l'arbre comme une expérimentation permettant de naviguer entre formes abstraites et figuratives, surface et profondeur : « Je considère l'arbre comme un programme pour mon travail, pas seulement comme un motif. »

Le fond jaune vif évoque le soleil et la nature bien que la forme des peintures ne soit pas typique d'un paysage ou encore d'un arbre. Le format carré des œuvres fait écho aux multiples possibilités géométriques explorées à la surface. Les peintures sont réalisées sur Alubond, un panneau en aluminium apportant un fond extrêmement lisse. Les lignes et formes noires structurent le plan pictural et se déploient souvent au-delà du support, agrandissant ainsi l'espace intermédiaire.

Combinant le geste impersonnel de la peinture aérosol avec des lignes géométriques audacieuses rappelant la série des Peintures par ordinateur débutée en 1992, Albert Oehlen s'intéresse à l'opposition positive/négative entre un support plat et la texture de la peinture lorsqu'elle se dissout et s'écoule le long de la surface. Entre immédiateté d'un geste libre et marques restreintes par un modèle, les œuvres oscillent d'une rigidité géométrique jusqu'à des formes plus organiques.

Vernissage d'Albert Oehlen "Sexe, Religion, Politique"
Albert Oehlen, Sans titre
Courtesy of the artist and galerie Max Hetzler

Cette nouvelle série est exposée conjointement avec Albert Oehlen : Sexe, Religion, Politique à la Galerie Gagosian de Paris. La réduction de la palette de couleurs, la profondeur et la surface soulignent le recours d'Albert Oehlen à des thèmes récurrents qui lui fournissent un cadre au delà duquel explorer. Tout comme leurs titres évocateurs comme Bam Bam et Natty Dread Something, les œuvres semblent ouvertes vers l'infini, nous invitant à prendre notre temps, à nous arrêter et regarder.


Albert Oehlen (1954, Krefeld) vit et travaille en Suisse. Il a régulièrement exposé à la Galerie Max Hetzler depuis 1981. Son travail a été présenté dans le cadre de nombreuses expositions personnelles dans des institutions internationales comme le Museo Nacional de Bellas Artes, La Havane (2017); Cleveland Museum of Art et Guggenheim, Bilbao (tous deux en 2016); New Museum, New York et Kunsthalle Zürich, Zürich (tous deux en 2015); Museum Wiesbaden (2014); mumok, Vienne (2013); Kunstmuseum Bonn (2012); Carré d'Art de Nîmes (2011); Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2009); Whitechapel Gallery, Londres (2006); MOCA, Miami; Kunsthalle Nürnberg, Nüremberg (tous deux en 2005); Musée Cantonal des Beaux Arts, Lausanne; Domus Artium (2002), Salamanca et Secession, Vienne (2004) etc.

Les œuvres d'Albert Oehlen se trouvent dans de nombreuses collections publiques permanentes de musées internationaux importants comme le Centre Georges Pompidou, Paris; Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris; Kunstmuseum Bonn, Bonn; Museum für Moderne Kunst, Francfort; Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg; Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig, Vienne; Museum of Contemporary Art, Los Angeles; Museum of Modern Art, New York; The Art Institute of Chicago, Chicago; San Francisco Museum of Modern Art, San Francisco; The Broad, Los Angeles et Tate Gallery, Londres.

Cows by the Water: Albert Oehlen, retrospective majeure de l'œuvre de l'artiste, se tient actuellement au Palazzo Grassi à Venise et ce jusqu'à janvier 2019. Une exposition personnelle lui sera par ailleurs consacrée à la Fondation Aïshti, Beirut à partir du 21 octobre 2018.

Un catalogue d'exposition sera publié à l'occasion des expositions Albert Oehlen: Sexe, Religion, Politique à la Galerie Max Hetzler ainsi qu'à la Galerie Gagosian.

[18:00-21:00] Vernissage de Célia Gondol "Physical Meanings"
Location:
M O N T E V E R I T A
MONTEVERITA
127, rue de Turenne
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, République
France
Phone : +33 (0)1 73 74 75 45
Mail : info@monteverita.com
Description:
13.10 - 24.11.2018
VERNISSAGE SAMEDI 13 OCTOBRE, 18 - 21H

Suivant les mouvements de l'âme comme ceux des planètes, les œuvres de Célia Gondol tirent de sa pratique de la danse une sensibilité profondément chorégraphique. Dans la trame des partitions qu'elle leur transmet, l'artiste aime voir se révéler la singularité d'interprètes sollicités pour accomplir des tâches aussi méditatives que la réalisation collective d'un mandala de graines. Actions minutieuses, séquences répétitives, attention absorbée : les gestes que l'artiste délègue bercent d'humbles routines humaines, dans lesquelles pulsent pourtant la marche des astres.

Les deux vidéos présentées en sous-sol forment un diptyque asymétrique intitulé Agreement in compassion. La même action y est réalisée dans deux lieux distincts. À Bangkok et à Rio, deux femmes recouvrent de feuilles d'or des plantes de leur pays. Offrande habituellement destinée aux idoles sacrées, la pellicule métallique vient ici protéger d'éphémères feuillages, dont l'existence - néanmoins cosmique - dépend directement des rayons du soleil. Les doreuses ont chacune leur gestuelle propre, exprimant une identité, un environnement, une culture. Rédigé par l'artiste, le chant qui accompagne l'œuvre est un poème cosmogonique célébrant la liaison et la déliaison de l'Univers, dont la matière tournoie en d'infinies spirales - nous y compris, infimes danseurs embarqués malgré nous.

Ce vertige de l'esprit humain tentant de se figurer les énigmes du cosmos traverse un nouveau cycle d'œuvres qui gravitent autour d'un autre chant. À la demande de l'artiste, un chansonnier brésilien spécialisé dans l'art populaire du repente, le « vers spontané », improvise un poème allégorique sur de questions d'astrophysique. Hérité d'une tradition orale où la structure du chant favorise sa mémorisation, ce genre d'improvisation repose sur une métrique très réglée et sur un répertoire de mélodies préexistantes. Après avoir filmé cette première interprétation (O Lunático), Célia Gondol en a décliné diverses versions. Dans la performance O Universo nu, trois choristes submergent la trame de l'aède sous des nappes de vocalises inspirées d'enregistrements sonores de la Nasa, faisant basculer la mélopée vers la glossolalie. Ces vibrations abstraites seront à leur tour notées dans un code binaire perforé sur un disque d'inox, inspiré aussi bien des partitions circulaires pour orgues de barbarie que du disque d'or envoyé dans l'espace par la sonde Voyager, en 1977.

Les feuilles de palmier entrelacées qui ouvrent l'exposition « Physical meanings » cristallisent avec simplicité la démarche de Célia Gondol faite de croisements, de tissages et d'embrassements. Dans cet entremêlement végétal résident les affinités qui unissent les techniques humaines - des plus artisanales aux plus sophistiquées - aux structures stellaires.

Hélène Meisel

Vernissage de Célia Gondol "Physical Meanings"
Célia Gondol, 214 rama 3 rd, khwaeng bang kho laem, khet bang kho laem, krung thep maha nakhon 10120, Thailand 13.692905, 100.499408. En collaboration avec Alexandre Poisson, In Situ Bangkok, Thaïlande. 2015-2017

Vernissage de Célia Gondol "Physical Meanings"

[18:00-21:00] Vernissage de Dani Karavan "Adama"
Location:
Galerie Jeanne Bucher Jaeger - Espace Marais
5-7, rue de Saintonge
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 72 60 42
Fax : +33 (0)1 42 72 60 49
Mail : info@jeannebucherjaeger.com
Internet Site : www.galeriejaegerbucher.com
Description:
13 octobre 2018 - 19 janvier 2019

Vernissage de Dani Karavan "Adama"
Vue de l'exposition Dani Karavan, Musée de Céret
Robin Townsend

La galerie présente l'exposition de l'artiste Dani Karavan, intitulée Adama, « Terre » en hébreu, nouvel hommage rendu à l'artiste israélien, exposé et soutenu par la galerie depuis l'exposition « Questions d'urbanité » des années 80 dans laquelle la galerie présentait, auprès de Jean-Pierre Raynaud et Gérard Singer, sa toute première maquette en plastiline et dessins de son Axe Majeur.

Sculpture urbaine et environnementale de 3 kms de long, à la frontière entre sculpture, paysage, urbanisme et architecture, L'Axe majeur est conçu alors pour lier la ville nouvelle de Cergy-Pontoise à l'un des plus beaux paysages de l'Ile-de-France dans l'axe central de Paris et ses quartiers de la Défense, de l'Arc de Triomphe et de la Pyramide du Louvre en perspective. Composée de 12 stations - chiffre ô combien symbolique - 11 d'entre elles sont à présent achevées.

Afin d'attirer l'attention du public sur cette œuvre majeure, empreinte d'espace et de temps, développée durablement depuis 1980 et toujours en cours en 2018, la galerie a choisi de présenter la maquette de 8m de long de cette œuvre monumentale afin de faire partager toute l'ampleur de la vision de l'artiste sur sa capacité à offrir un paysage à la fois empreint de mémoire et tout en perspective. Parallèlement à cette œuvre majeure, un mur de photographies présentera les innombrables réalisations de l'artiste à travers le monde, réalisées en parallèle à la construction de L'Axe Majeur.

Egalement, cinquante ans après la réalisation de sa première sculpture environnementale dans le désert israélien, intitulée Monument du Néguev (1963-1968) et installée en plein désert israélien, la galerie expose les toutes dernières sculptures de Karavan, de petit ou grand format, et bas-reliefs de l'artiste en béton de terre crue. Ces sculptures en béton de terre remémorant les villages en terre de son enfance dont les constructions étaient conçues comme des sculptures habitables puisque pièces et mobilier étaient entièrement faits de terre, comme certains vestiges de constructions cananéennes et israélites datant de plus de 1500 à 3000 ans.

Grâce à la technique innovante du béton de terre crue pour bas-reliefs et sculptures réalisées avec l'aide de l'artisan Rachid Mizrahi, et de la maquettiste de l'artiste, Anne Tamisier, Dani Karavan a pu donner naissance à ces œuvres, évocation des architectures de terre communes à plusieurs cultures et de l'universalité qui relie ces cultures entre elles. Exceptionnellement prêtées pour quelques unes d'entre elles, au Musée d'art moderne de Céret en 2015, elles sont aujourd'hui présentées dans leur totalité à la galerie qui en a soutenu durant ces trois dernières années toute la conception et la production. Evoquant ces architectures de terre à taille humaine, l'artiste commente:

« Cinquante ans après le Monument du Néguev, je ressentais le besoin de revenir à des œuvres de plus petites dimensions, à la musique de chambre. J'ai donc commencé par le bon matériau. En fait, pour moi, tous les matériaux sont appropriés, j'en ai d'ailleurs utilisé un grand nombre tout au long de ma vie artistique. Cependant, j'avais envie d'en découvrir de nouveaux et c'est alors qu'une voie s'est ouverte à moi : travailler avec la terre. J'étais enthousiasmé par cette idée. »

Oeuvrant constamment avec des formes simples et universelles, dans la lignée de sculptures spatiales de grands artistes du 20ème siècle tels que Brancusi, Noguchi et Alberto Giacometti, Dani Karavan a toujours conservé sa nature profonde d'innocence de l'enfance et de pacifisme comme il le décrit lui-même :

« Je suis né sur les rivages de la mer Méditerranée, j'ai marché dans les dunes, auprès des oliviers, des montagnes et des vallées qui ont survécu à toutes ces terribles guerres. La mémoire est devenue partie de mon propre être, et si la mémoire est oubliée, la direction se perd et aussi le chemin ».

Vernissage de Dani Karavan "Adama"
Dani Karavan, Metuman (Octogone), 2014
Béton de terre - 180 x ø 50 cm
Jeanne Bucher Jaeger, Paris / © G. Poncet

Selon Germain Viatte qui a été de toutes les aventures de l'art contemporain en France pendant un demi-siècle et a toujours démontré un intérêt particulièrement marqué pour les musées de civilisation, ces nouvelles œuvres apparaissent comme « une sorte de grand 'abécédaire de sa description du monde', un dépassement personnel que l'artiste n'a eu de cesse de parfaire et de préciser tout en l'appliquant aux situations géographiques er historiques les plus variées. La plupart des cultures ont ainsi dressé- et ceci dès la préhistoire - poteaux anthropomorphes, totems incarnant les esprits animaux et invoquant les morts, stèles votives des conquêtes et du pouvoir, cairns jalonnant des espaces indifférenciés afin de dialoguer avec les vents et de se mesurer avec le temps, la course du soleil et des étoiles ; ils viennent toujours établir, à proximité des lieux du sacré et du vivre, l'aplomb des hommes capables de dialoguer ainsi avec les forces de la nature. Verticale, la stèle marque le désir ascendant d'échapper à la gravité et de placer l'homme à parité avec les arbres et les montagnes, entre terre et ciel. »

Cet ensemble de sculptures, telles des stèles, dont les nuances variées d'ocre ou de rosé, lisses en surface ou grumeleuses à l'intérieur, sont semblables à des demeures ; à l'image des ces maisons traditionnelles, ou encore, à ces villages historiques que nous connaissons, ici et là, par les innombrables fouilles archéologiques en Israël et Palestine, à Chypre, ou encore en Afrique ou au Maroc, où les techniques de construction de béton de terre étaient si avancées. Comme les décrit Germain Viatte dans son texte Stèles et Reliefs, « ces édifices nous parlent clairement tout en demeurant secrets. Toujours simple et d'apparence élémentaire, leur forme peut être savante comme Metuman (Octogone), ou la double sinusoïde de Knisa (entrée), ou même le fût resserré de ce Shovach (pigeonnier). Ce qui compte, c'est toujours leur élan croissant, celui de Aliya (Ascension), de Tfila (Prière), des cinq percées superposées de Halonot (Fenêtres) ou celui de Haritz (Fente), acéré en flèche ; et ce sont enfin leurs percées qui disent l'oculus astral, la vue multiple, l'accès, la traversée, la visée, la pénétration directe, ou oblique comme dans Mabat (Vue). Ils ont la familiarité rythmée d'un cortège processionnel qui serait celui des hommes. Ils manifestent l'être vrai. Leurs titres éclairent l'intention sans la livrer vraiment ; ils préfèrent proposer, et gardent, pour nous, le caractère ésotérique de leur formulation en hébreu. »

Les bas-reliefs de Dani Karavan, eux, sont l'écriture de paysages, le murmure de l'eau, les ondulations de dunes, les structures de tentes préhistoriques, habitats de ces premiers hommes dont les titres sont éclairants : Ha'acher (L'Autre), Vayachaloku (Partage), Meshulashim (Triangles), Sefer Patuach (Livre ouvert) ou des équivalences apparemment contradictoires Shakua et Bolet (Négatif et Positif). Pour toutes ces œuvres, Dani Karavan choisit le matériau de la terre unificatrice dans sa capacité à transmettre un message universel de paix. Elles semblent ainsi venir compléter et donner racine à ses œuvres des années 50, où Karavan aimait à peindre ces villages proches des kibboutz de son enfance.

Travaillant toujours chaque site de manière précise, chaque détail de l'exposition à la galerie a été conçu par l'artiste tels ces piliers/miroirs qui renvoient, par leurs multiples réfléchissements, aux structures de terre et à la multiplicité de cadrages et d'images.

Vernissage de Dani Karavan "Adama"
Dani Karavan, Meshulashim (Triangles), 2014
Béton de terre - 50 x 60 x 5 cm
Jeanne Bucher Jaeger, Paris / © G. Poncet

DANI KARAVAN

Après des études d'art à Tel Aviv, Jérusalem, Florence et Paris, Dani Karavan, né en 1930 à Tel Aviv, commence par la création, dans les années 1960, de décors pour le théâtre, l'opéra et la danse, notamment pour la Martha Graham dance company. Son travail s'oriente rapidement vers la sculpture environnementale, dont le Monument du Néguev est la première expression emblématique, internationalement reconnue. Ses œuvres, profondément humanistes, se déploieront aux quatre coins de la planète, puisant leur matière d'éléments naturels comme le sable, le bois, l'eau, le vent et la lumière. Conçues comme autant d'espaces voués à convoquer la mémoire, commémorer l'histoire, souligner la destinée d'un site, rendre hommage et interroger la condition humaine, elles sont aussi des lieux de vie, de réflexion, de recueillement, de communion avec la nature.

En 1976, l'artiste représente Israël à la Biennale de Venise puis participe, un an plus tard, à la Documenta 6 de Kassel. La galerie l'exposera, dès les années 80, alors qu'il débute son Axe Majeur à Cergy-Pontoise et l'exposera à plusieurs reprises au cours des années à travers ses maquettes en plastilline en bronze ou en marbre, ses dessins, ses œuvres en néon.

Dani Karavan a reçu de prestigieux prix internationaux comme le Prix Israël (1977); la médaille des arts plastiques de l'académie française d'architecture (1992); le Goslar Kaiserring en Allemagne (1996); Artiste de l'UNESCO pour la paix (1996); le Praemium Imperiale au Japon (1998); la médaille Goethe, Allemagne (1999); le prix Michel Ange, Carrare, Italie (2005); la Légion d'Honneur, France (2014).

Parmi les œuvres célèbres de l'artiste : Le Monument du Néguev (1963-1968) en Israël, l'Axe Majeur à Cergy-Pontoise, Ligne 1,2,3+1+1=5 en Italie, à la Fattoria di Celle (Pistoia, 1982-2000), le Chemin des droits de l'Homme à Nuremberg (1989-1993), Passages - Hommage à Walter Benjamin (1990-1994, Portbou, Espagne), Murou Art Forest (1998-2006, Murou, Japon), le Memorial dédié aux Sinti et Roms (1999- 2012, Berlin), la Place de la Culture (2005-2012, Tel Aviv, Israël). Dani Karavan a exposé dans de nombreux musées dans le monde tels que le Martin-Gropius-Bau à Berlin, le Musée d'art de Tel Aviv en Israël, le Musée d'art moderne de Kamakura au Japon, le Palazzo Vecchio à Florence, le Musée d'art moderne de la ville de Paris ou encore le Château de Versailles.

Vernissage de Dani Karavan "Adama"
Monument du Negev, Beer Sheva, Israël, 1963-1968 ©David Rubinger

[18:00-21:00] Vernissage de Hom Nguyen "Dark side"
Location:
A2Z Art Gallery
24, rue de l'Echaudé
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 56 24 88 88
Mobile : +33 (0)6 74 76 85 29
Internet Site : www.a2z-art.com
Description:
13 octobre - 10 novembre 2018

A2Z Art Gallery est heureuse de présenter Dark side, la quatrième exposition personnelle de Hom Nguyen.

En continuant de tracer ses lignes crayonnées, l'artiste français d'origine vietnamienne Hom Nguyen dévoile petit à petit d'abondants chemins qui révèlent à tous une seule vision : son jardin secret, son espace intime, sa face cachée.
Seul face à ses démons, Hom Nguyen nous montre des visages se décomposant. La liberté du geste et des traits crayonnés contraste avec la solitude de l'instant dans lequel chacun se retrouve lorsque nous sommes dans le doute.

Chaque être humain préserve, en effet, une part de soi-même. Chacun tente au moins une fois dans sa vie de se réfugier derrière un masque soit pour se détendre, se rassurer ou se protéger. Les lignes symbolisent, alors, ces fines et fragiles membranes protégeant tant bien que mal l'âme et l'émotion face au monde extérieur rempli de dualités.
Les attitudes trompeuses que chacun d'entre nous avons en société se dévoilent une fois le rideau baissé. Les mouvements ainsi proposés sont des éternels va-et-vient battant au rythme du coeur, la symbolique d'un ascenseur émotionnel vacillant entre l'amitié et l'inimitié, la confiance et le doute, l'amour et la haine.

Vernissage de Hom Nguyen "Dark side"
Hom Nguyen, Face cachée, 2018
Fusain sur carton - 61 x 85 cm
©A2Z Art Gallery & Hom Nguyen

Vernissage de Hom Nguyen "Dark side"

[18:00-22:00] Vernissage de Jane Puylagarde "Life"
Location:
Hôtel de l'Industrie
Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
4, place Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 44 39 20 50
Mail : hoteldelindustrie@industrienationale.fr
Internet Site : www.industrienationale.fr
Description:
EXPOSITION :
du samedi 13 octobre au jeudi 15 novembre 2018 de 12h à 20h

VERNISSAGES :
vendredi 12 octobre de 18h à 22h
samedi 13 octobre de 18h à 22h

SOIREE DE PROLONGATION :
samedi 20 octobre de 18h à 22h

Vernissage de Jane Puylagarde "Life"

[18:00-21:00] Vernissage de Jeanne Susplugas "Nul besoin de maison pour être hanté"
Location:
under construction gallery
6, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Mobile : +33 (0)6 37 34 99 78
Mail : underconstructiongallery@gmail.com
Internet Site : www.underconstructiongallery.com
Description:
Curated by Christine Blanchet

« Pour être hanté, nul besoin de chambre, nul besoin de maison, le cerveau regorge de corridors plus tortueux les uns que les autres. »
Emily Dickinson

Du 13 octobre au 17 novembre 2018
Vernissage le samedi 13 octobre 2018

Vernissage de Jeanne Susplugas "Nul besoin de maison pour être hanté"
Hair (Tribute to Gordon Matta-Clarck) - 2018- Sérigraphie éditée par l'atelier Tchikebe

[18:00-20:00] Vernissage de Joel Shapiro
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
13 octobre - 15 décembre 2018

Depuis 1995 la Galerie Karsten Greve a le plaisir de montrer régulièrement le travail de Joel Shapiro. L'automne prochain nous présenterons une sélection d'œuvres créées spécialement par l'artiste pour l'occasion. Utilisant les matériaux traditionnels en sculpture - bois, plâtre ou bronze - Joel Shapiro créé des oeuvres qui abolissent la distinction entre abstraction et figuration. Et pour cause, à travers ces figures faites de formes géométriques articulées qui se déploient dans les trois dimensions, Shapiro cherche à interroger la relation de l'œuvre à son espace et avec le spectateur. Un des sculpteurs les plus importants de sa génération, il a reçu d'importantes commandes publiques et ses œuvres font parties de nombreuses collections internationales telles que le MoMA de New York, le Centre Pompidou à Paris ou la Tate Gallery de Londres.

[18:00-21:00] Vernissage de Levalet
Location:
Artistik Rezo Gallery
14, rue Alexandre Dumas
75011 Paris
M° Rue des Boulets
France
Phone : +33 (0)1 77 12 54 55
Mail : contact@galerieartistikrezo.com
Internet Site : www.galerieartistikrezo.com
Description:
Vernissage le samedi 13 octobre 2018
De 18h à 21h

Exposition du 15 octobre au 26 octobre 2018
Du lundi au samedi de 11h à 19h

Après son exposition à la maison Triolet-Aragon, la Galerie Artistik Rezo a le plaisir d'accueillir l'artiste Levalet, pour une exposition personnelle dédiée aux poèmes d'Aragon. 51 dessins répondant aux 51 poèmes du recueil La Grande Gaîté.

Titrés par antiphrase, écrits en 1926-1928, publiés en 1929, ces textes peu connus sont ceux du déchirement amoureux et du désespoir suicidaire, des tensions du surréalisme, de l'âpreté de l'engagement politique. Ils constituent "une contre-poésie", dira Aragon, tant les ressources de la langue y sont mises à mal et parce que toute image poétique y est délibérément absente.
C'était compter sans le regard de Levalet qui, en un autre temps mais au même âge que le poète, vient joindre à son écriture la plus noire ses images de malice où le noir de l'encre de Chine domine et s'emploie à ronger le blanc du papier.

Un croisement magnifique de la plume et du pinceau qui donne à voir et à penser.

Vernissage de Levalet

[18:00-21:00] Vernissage de Lisa Beck & Rainier Lericolais
Location:
Galerie Thomas Bernard-Cortex Athletico
13, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 75 50 42 65
Mail : info@cortexathletico.com
Internet Site : www.cortexathletico.com
Description:
Du 13 octobre au 17 novembre 2018
Vernissage samedi 13 octobre 2018

RAINIER LERICOLAIS

Les pratiques de Rainier Lericolais (né en 1970), plastiques et musicales, se rejoignent dans la notion de mémoire enregistrée : il prélève dans de nombreuses strates culturelles les artefacts et autres symboles qui composent ses œuvres qu'elles soient visuelles, sonores ou spatiales dans lesquelles se mêlent références musicales, cinématographiques, plastiques, et littéraires.

Une des œuvres de l'exposition, L'invention de Morel, fait ainsi référence à la nouvelle éponyme de l'écrivain argentin Adolfo Bioy Casares qui, naufragé, trouve refuge sur une île où chaque jour se répète inlassablement, et il finit par découvrir que l'île fonctionne comme un grand disque qui est rejoué quotidiennement.

Cette première exposition des sculptures de Rainier Lericolais en dialogue avec les peintures de Lisa Beck présente un des axes majeurs de son travail : l'abstraction et la représentation du son, notamment sous le prisme de la question de l'enregistrement.

Cette question se retrouve également dans ses œuvres sur support papier : photogrammes, oscillogrammes, scannogrammes, (enregistrements de la lumière sous formes d'ondes vibratoires), empreintes de vinyles (Phantômes).

Cette faculté de fixer un moment vécu sur un support et la fragilité de ce dernier sont des thèmes obsessionnels de Rainier Lericolais qui lui permettent de réfléchir aux conditions d'émergence d'un objet dans le temps qui le connaît.

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LISA BECK

Mon travail a toujours été guidé par certaines préoccupations ou obsessions, qui peuvent être vues comme étant divisées entre le particulier et l'universel. Le particulier, c'est-à-dire les aspects observables de la réalité, les choses qui nous entourent (le paysage, nos corps). L'universel, c'est-à-dire les choses qui sont trop vastes ou trop minuscules pour qu'on puisse les saisir (l'espace, la physique atomique) - et qui deviennent forcément une sorte d'abstraction. Ce sont à ces choses-là que je pense, en insistant sur la relation entre ces éléments - l'endroit où ils se rencontrent et interagissent, plutôt que sur leur séparation. Je me préoccupe de ma position, de la position de n'importe qui, en lien avec ces aspects de la réalité existante... l'acte d'observation de l'entre-espace ; la conscience visuelle et la perception comme manière de comprendre l'existence, tel un filtre.

J'ai tendance à être attirée par des phénomènes visuels liés mais contraires, tels le positif et le négatif, le modèle et l'aléatoire, la couleur et les niveaux de gris, le plat et la profondeur, la représentation et l'imagerie abstraite. J'ai toujours envie d'emprunter les deux directions à la fois et une grande partie de mon travail a consisté en tenter de trouver des manières d'intégrer ces opposés. Mon motif le plus récurrent est le cercle sous toutes ses formes et références. Les atomes, les points, les sphères, les solides, le néant, les cellules, soi, les étoiles, l'éternité, le vide - c'est fou ce que l'on peut lier à cette forme.

J'ai toujours apprécié le fait que l'on évoque une œuvre d'art en parlant d'une « pièce ». Pour moi, une œuvre d'art est une sélection émanant d'un continuum, comme une capture d'écran est un morceau de temps figé. C'est pour cela que je crée un ensemble hétérogène d'éléments, afin de faire référence à un plus grand nombre de possibilités. Je veux toujours mettre cela en avant, dire « C'est ce que j'ai établi, mais il y a des millions d'autres manières de le faire exister ». Afin de suivre cette logique, j'ai réalisé des œuvres qui ont des composantes qui peuvent être réarrangées, des peintures combinées à des objets réfléchissants, des peintures surplombant des œuvres murales, des peintures qui peuvent être vues à travers des boules en verre. Bien souvent, elles se trouvent toutes ensemble dans la même pièce, créant mon propre univers et permettant à mes œuvres d'entrer en collision.

Lisa Beck

Vernissage de Lisa Beck & Rainier Lericolais

[18:00-20:00] Vernissage de Lucia Laguna
Location:
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 19 37
Fax : +33 (0)1 42 77 05 58
Mail : galerieparis@karstengreve.fr
Internet Site : www.galerie-karsten-greve.com
Description:
Lucia Laguna
Nem pássaro ou inseto, folha, bolha e galho...Nada escapa à armadilha do olhar
Ni oiseau ni insecte, feuille, bulle ou branche... Rien n'échappe au piège du regard.

13 octobre - 15 décembre 2018

La Galerie Karsten Greve présente la première exposition personnelle en Europe de l'artiste brésilienne Lucia Laguna (1941). L'exposition dévoile au public une vingtaine d'œuvres entre peintures et collages, dont la plupart réalisées spécialement pour cette occasion. Découverte récente dans le panorama de la peinture latino-américaine contemporaine, Lucia Laguna commence sa carrière artistique en suivant une formation à l'École de Beaux-Arts de Rio de Janeiro suivie par le peintre Charles Watson. Le Centre Culturel Cândido Mendez de Rio de Janeiro lui dédie sa première exposition en 1998 et très vite son œuvre fait l'objet d'une grande attention au Brésil. En 2012 la participation à la Biennale de São Paulo consacre sa carrière. Aujourd'hui son œuvre fait partie d'importantes collections publiques brésiliennes come le Museu de Arte Moderna de Sao Paulo, le Museu Nacional de Brasilia ou le Museu de Arte Moderna de Rio de Janeiro, où elle a eu sa première exposition institutionnelle en 2016.

Les toiles de Lucia Laguna nous plongent dans une atmosphère tropicale, où la juxtaposition absolument maîtrisée de couleurs brillantes et de formes à la fois organiques, géométriques et urbaines, donne un sens de mouvement perpétuel. Le collage et la superposition sont à la base du processus de création de Laguna. Son œuvre ne se crée jamais en partant d'une toile blanche, au contraire l'artiste travaille sur une peinture déjà réalisée par un de ses assistants sur un sujet discuté au préalable. Ce processus permet à l'artiste de se confronter en permanence avec des nouveaux défis formels et questionne la notion d'auteur.

L'atelier devient un laboratoire et bien que l'œuvre finale soit le fruit de la main de Laguna, elle est en même temps le résultat d'un rapport dialectique entre sa vision de l'art et celle d'un autre artiste. La démarche de Laguna n'a pas seulement à voir avec la superposition de couches de couleur, au contraire ses décisions comportent l'effacement des images précédentes. Son langage pictural est donc ambivalent : il est fait par accumulation mais il est en même temps iconophage et déconstructeur. Il détruit le geste de l'autre et le reconstruit selon ses règles, il décompose l'image des choses pour les mieux connaître et les recomposer différemment. Cette analyse articulée des objets rappelle les recherches cubistes, mais dans la peinture de Lucia Laguna le regard, bien que complexe, n'arrive pas à la connaissance totale et à la synthèse de l'objet. Cette volonté de recomposition reste frustrée à cause de l'incertitude et de la vitesse qui dominent dans la vie contemporaine. La peinture pour l'artiste a le pouvoir de sauver une pratique du regard lente et concentrée, qui se perd autrement dans le chaos d'images qui peuplent les villes contemporaines. Dans sa peinture nous retrouvons alors la dimension de la durée, des expériences qui s'accumulent en constituant notre identité présente. La recherche plastique de Laguna rend visible cette idée de durée : avec les temps les œuvres changent et se forment grâce aux retouches, aux stratifications. La démarche de Laguna s'inscrit dans une réévaluation, répandue parmi les nouvelles générations d'artistes, du médium pictural. Revenir à la peinture n'est pourtant pas une prise de position neutre. Choisir la peinture signifie se placer dans le processus d'une évolution historique théorisée et classifiée, avec ses maîtres, ses iconographies, ses expérimentations et ses révolutions. Choisir la peinture aujourd'hui ne signifie pas seulement se confronter avec l'histoire de la représentation du réel mais aussi avec celle de son dépassement. La posture des artistes contemporains alors se fait modeste, loin des velléités héroïques de l'innovation à tout prix, car la peinture est pour sa nature un médium traditionnel. Au-delà du problème de la légitimité de la représentation et de la recherche des vérités ultimes sur l'essence de l'art, Laguna peint ce qui l'entoure, son environnement quotidien et la vue de la fenêtre de son studio, associant son regard vers l'extérieur à l'espace intime du studio. Sa peinture est en même temps représentation et abstraction. Les relations chromatiques et l'accumulation de couches qui constituent ses tableaux reflètent la complexité et la fragmentation de la ville de Rio de Janeiro, où elle habite, et le contraste entre les quartiers de la bourgeoisie et les favélas qui grimpent sur la montagne. Cette fragmentation dans les toiles de Laguna fait écho à un certain surréalisme, en effet la pratique du collage - chère au mouvement avant-gardiste - lui permet d'associer des éléments figuratifs aux amples aplats et zones laissées presque vides. Son intérêt pour la synthèse et la construction de l'espace se retrouve dans son amour pour des artistes comme Paolo Uccello, Henri Matisse ou Giorgio Morandi. Chez tous ces artistes l'espace est travaillé comme forme pure, loin des hiérarchisations de la perspective, plongeant les sujets dans une dimension temporelle suspendue. C'est exactement cela qui se donne à voir dans les toiles de Laguna : une sorte de topographie du regard où l'espace et le temps ont perdu leurs repères.


Lucia Laguna (1941, Campos dos Goytacazes, Brésil) a été professeur de langue et littérature portugaise et latine. Après s'être retirée de l'enseignement elle obtient son diplôme à l'Accadémie des Beaux-Arts de Rio de Janeiro et commence à exposer ses œuvres dans des galeries d'art brésiliennes. En 1998 le Centre Culturel Cândido Mendes de Rio de Janeiro lui dédie sa première exposition personnelle et en 2012 elle participe à la Biennale de São Paulo. Depuis, le travail de Laguna a fait l'objet d'expositions personnelles au Brésil et il a été inclus dans des expositions collective au sein d'importantes institutions européennes comme le Martin Gropius-Bau de Berlin en Allemagne, le IVAM de Valencia en Espagne et le Museum Van Kunst de Anvers en Belgique. L'œuvre de Laguna fait partie d'importantes collections publiques brésiliennes comme le Museu de Arte Moderna de Rio de Janeiro, le Museu de Arte Moderna de SãoPaulo et le Museu Nacional de Brasilia. Elle vit et travaille à Rio de Janeiro.

Vernissage de Lucia Laguna
Lucia Laguna, Paisagem n.106, 2018
Acrylique et huile sur toile - 130 x 250 cm
© Lucia Laguna, Courtesy Galerie Karsten Greve Paris, St. Moritz, Cologne and Fortes D'Aloia & Gabriel, São Paulo/Rio de Janeiro - Photo : Everton Ballardin

[18:00-20:00] Vernissage de Markus Lüpertz
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
October 13 - November 24, 2018

Almine Rech Gallery a le plaisir de présenter la seconde exposition personnelle de Markus Lüpertz, composée de sculptures et peintures créées entre 2008 et aujourd'hui.

Markus Lüpertz grandit dans l'Allemagne de l'Ouest d'après-guerre et développe à la fin des années 1950 une fascination pour le cinéma. Il aime rappeler que les films ont inspiré l'aspect sériel de son travail, sa façon de développer des motifs individuels en de multiples variantes. Il a une surprenante révélation : « Le cinéma a toujours peint une image plusieurs fois simultanément ». Il évoque les légères différences perçues d'une image à l'autre, quand elles sont visionnées en séquence, à l'instar des différences de matière qui apparaissent entre un de ses tableaux et un autre de composition similaire. Il en va au cinéma comme dans l'atelier de l'artiste : « Une peinture mène à la suivante ». Ses nombreuses variations sur un même thème - scènes pastorales, figures dans des poses classiques ou rêveries autour d'une palette d'artiste - représentent bien plus que la somme des oeuvres individuelles d'une même série. Elles forment une continuité, comme dans un film, mais aussi dans l'existence créatrice de l'artiste. Et pourtant, chaque oeuvre, prise isolément dans son cadre, est dotée d'une complexité émotionnelle et formelle qui lui est propre.

Les images de Markus Lüpertz associent évocation culturelle et invention formelle. Au motif d'une palette, il ajoute celui d'un crâne et d'un casque pour composer une nature morte : ces objets chargés de sens interagissent non seulement comme références culturelles, mais aussi comme contours, formes et couleurs. Dans d'autres oeuvres similaires, Markus Lüpertz fait figurer une tortue, un serpent, une casquette d'officier, un escargot, une aile d'oiseau ou encore une barque (comme dans Palette (Arcadien) Gold, 2018). La barque elle-même évoque le thème du paradis arcadien, qui relie le travail de Markus Lüpertz à ses prédécesseurs allemands du XIXe siècle, comme Hans von Marées, mais aussi aux artistes de la Renaissance et de l'époque baroque. Ses scènes pastorales sont inspirées par ses promenades dans les paysages lacustres des environs de Märkisch Wilmersdorf, près de Berlin, où l'artiste dispose d'un atelier. L'environnement de Märkisch, où il travaille actuellement, fait le lien entre passé pictural fantasmé et vie quotidienne.

Tout récit interprétatif de l'oeuvre de Markus Lüpertz est voué à l'échec, victime de ses excès sensibles et de ses contradictions thématiques. C'est un artiste puissamment instinctif dont les stratégies picturales défient l'uniformisation habituelle de nos constructions critiques. Pour lui, l'hyperactivité - physique et mentale - est la norme. Ses sculptures polychromes sont composées de manière tout aussi dynamique et évocatrice que ses peintures. Artiste d'action plus que de contemplation, il se régénère au contact des nombreuses oeuvres, à différents stades d'avancement, qui peuplent ses ateliers.

Markus Lüpertz canalise en lui des siècles de culture occidentale et exprime cette masse d'information sous des formes nouvelles et adaptées aux sensibilités contemporaines. « La peinture, c'est la culture », dit-il, « et qui dit culture dit substance du monde... Sans la peinture, le monde est seulement consommé, il n'est pas perçu. » Que perçoit-on en définitive ? « Ce n'est pas un concept, c'est une sensation. » Markus Lüpertz prouve ainsi qu'effectivement, la peinture et la sculpture véhiculent la sagesse des âges, mais que ce sont avant tout des arts de la sensation.

Richard Shiff
Traduit de l'anglais par Alexandre Carayon

Vernissage de Markus Lüpertz

[18:00-20:00] Vernissage de Nathan Hylden
Location:
Galerie Art : Concept
4, passage Sainte-Avoye
entrée par le 8, rue Rambuteau
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 60 90 30
Fax : +33 (0)1 53 60 90 31
Mail : info@galerieartconcept.com
Internet Site : www.galerieartconcept.com
Description:
La galerie Art : Concept est très heureuse de présenter la nouvelle exposition personnelle de Nathan Hylden.

Du samedi 13 octobre au samedi 17 novembre 2018
Vernissage le samedi 13 octobre de 18h à 20h

Vernissage de Nathan Hylden
photo : Nathan Hylden, Untitled, 2018
acrylique et sérigraphie sur aluminium / acrylic and silkscreen on aluminum
208.28 x 171.45 cm (82 x 67.5 in.)
Courtesy the artist and Art : Concept, Paris

[18:00-21:00] Vernissage de Pia Rondé & Fabien Saleil "Œil Sauvage"
Location:
Galerie Thomas Bernard-Cortex Athletico
13, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 75 50 42 65
Mail : info@cortexathletico.com
Internet Site : www.cortexathletico.com
Description:
Galerie Valeria Cetraro
chez Galerie Thomas Bernard - Cortex Athletico
13, rue des Arquebusiers 75003 Paris

Du 13 octobre au 17 novembre 2018
Vernissage samedi 13 octobre 2018

« Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement » (1)

Un regard brûlé. Brûlé par le soleil et la mort. C'est ce qui vient à l'esprit en découvrant les nouvelles œuvres de Pia Rondé & Fabien Saleil, réalisées à l'occasion de leur exposition « Œil Sauvage ». Arpenteurs de territoires, de la France à la Grèce, ils trouvent sur leur chemin forêts calcinées, cadavres d'animaux momifiés, minéralité noircie. Ces images sont fixées, littéralement, par le biais de la photographie, avant de devenir le cœur de leurs installations complexes - mêlant image, dessin, sculpture. Les artistes, par leurs recherches et leurs expérimentations, tentent de faire fi de la maxime de La Rochefoucauld. Le soleil comme la mort ne peuvent être appréhendés a priori que de manière indirecte mais Pia Rondé & Fabien Saleil figent, entre deux plaques de verres, ces irréconciliables. Ils permettent ainsi une expérience entière, non pas seulement de l'ordre de la vision mais aussi de l'ordre de la sensation.

Cette sensation, presque charnelle, s'exprime par le biais de leurs sculptures de verre soufflé, évoquant des panaches de fumée figés en un mouvement éternel malgré toute leur fragilité. Comme jaillies des images qui les accueillent, ces formes sont autant de chimères à la fois animales et minérales, où l'on reconnaît ici une tête d'oiseau, là un corps de serpent, formant une étrange créature dont nulle mythologie ne fait mention. L'exposition « Œil Sauvage » évoque ainsi une cérémonie païenne, dont les ossements animaux enchâssés dans le verre seraient les reliques désacralisées ou les fantômes hybrides.

Œuvre centrale, une sculpture en pâte de verre relève à la fois de l'organe et du totem. Sur les murs, les artistes explorent des formats plus réduits, à l'intérieur desquels s'opère une complexification de l'image ou du dessin. Métal, argenture et photographie se mêlent sur un principe de stratification, avec un travail de composition maîtrisé. Le zinc travaillé à l'eau-forte forme un arrière-fond, tandis que l'argenture évoque un miroir en ligne et en plan. Les photographies quant à elles apportent des traces organiques - telles ces dépouilles d'animaux croisées par les artistes lors de leurs pérégrinations - mais aussi minérales - incluant concrétions rocheuses, grottes ou paysages écrasés de soleil. Dans la série des « Paysages Tranchants », le reflet engloutit l'image : l'impression photographique superposée au miroir devient nébuleuse et disparaît. Il y a ainsi frottement entre des images photographiques qui nous échappent, et des dessins et sculptures à la ligne parfaitement tenue.

Avec la série « Rouge Diaphane », les artistes laissent pour la première fois exploser la couleur, pigment pur et rougeoyant teinté dans la masse de panneaux en verre dont surgissent des créatures en pâte de verre, matière voisine mais plus dense, plus trouble. Ce surgissement de la couleur est une étape importante dans la recherche de Pia Rondé & Fabien Saleil, laissant pressentir de prometteurs futurs développements. Ces aplats se superposent à des images, les déformant et créant un aspect vibrant, comme si elles étaient brouillées par l'eau ou la chaleur. Cette vibration se retrouve en parallèle dans la série «Plasma », à l'intérieur de laquelle des formes de vie apparaissent, telles des bactéries fossilisées ou une amibe vue au microscope.

Sang et lave, plasma humain et croûte terrestre, forces telluriques et fragilité de l'âme... Ce sont ces dichotomies que Pia Rondé & Fabien Saleil explorent ici. Par un subtil jeu de reflets, les œuvres de l'exposition communiquent entre elles, formant un tout que seul un « œil sauvage » peut appréhender dans son ensemble et sa complexité. Ainsi que l'expriment les artistes, il s'agit de « voir à travers, voir au-dedans, dans ce qui n'est pas advenu ou dans ce qui est à venir »...

Daria de Beauvais, septembre 2018

(1) François de la Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales, 1664

Vernissage de Pia Rondé & Fabien Saleil "Œil Sauvage"

[18:00-20:00] Vernissage de Roland de Saint Etienne "10 ans déjà..."
Location:
Galerie Joseph Charlot
66, rue Charlot
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Temple, Oberkampf, République
France
Phone : +33 (0)1 42 71 20 22
Fax : +33 (0)1 42 71 00 11
Mail : contact@galeriejoseph.com
Internet Site : www.galeriejoseph.com/location-galerie-paris-charlot
Description:
Exposition les 13 et 14 octobre 2018 des toiles de Roland de Saint Etienne avec pour thème la "Lumière"

A l'occasion des 10 ans de mon activité pluridisciplinaire de psychologue, psychothérapeute, coach, superviseur, enseignant, auteur ... et peintre !
j'ai le plaisir de vous inviter à me rejoindre autour d'une exposition de mes peintures (plus de 50 toiles) qui aura lieu les 13 et 14 octobre 2018 à la Galerie Joseph.
Plus précisément samedi 13 octobre 2018 de 13h à 20h, vernissage à 18h
et dimanche 14 octobre 2018 de 10h à 12h et de 13h à 17h.

https://www.rdse.fr

Vernissage de Roland de Saint Etienne "10 ans déjà..."

[18:00-20:00] Vernissage de Sarah Sze
Location:
Rome
Roma
Roma
00100 Roma
M° www.metropolitanadiroma.it
Italia
Internet Site : www.comune.roma.it
Description:
Gagosian Rome
Via Francesco Crispi 16

Vernissage de Sarah Sze
Sarah Sze, Untitled, 2018 (detail) © Sarah Sze

[18:00-21:00] Vernissage de Saâdane Afif "Musiques pour Tuyauterie"
Location:
galerie mor charpentier
61, rue de Bretagne
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 44 54 01 58
Mail : contact@mor-charpentier.com
Internet Site : www.mor-charpentier.com
Description:
Les Musiques pour Tuyauterie trouvent leur origine dans « Les Archives de la fontaine, 2008-2018 », une œuvre de Saâdane Afif exposée l'an dernier au Centre Pompidou et au NMNM à Monaco. Ce projet monumental, dont une sélection est présentée au sous-sol de la galerie, raconte la façon dont se sont propagées par l'édition sous toutes ses formes, l'image, l'idée et l'histoire de « Fountain, 1917 », le fameux urinoir de Marcel Duchamp. A cette occasion Saâdane Afif a commandé à quelques amis, artistes, critiques et écrivains, des paroles de chansons inspirées du légendaire ready-made. Il a ensuite demandé à Augustin Maurs de composer à partir de ces textes la série des dix pièces pour flûte et voix, qui fondent les « Musiques pour tuyauterie ». Les urinoirs ne sont-ils pas également question de plomberie, de tuyaux, de trous d'évacuation et plus généralement d'une certaine respiration des fluides ?

Vernissage de Saâdane Afif "Musiques pour Tuyauterie"

[18:00-21:00] Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"
Location:
Galerie Nextstreet
23, rue des Tournelles
75004 Paris
M° Chemin Vert, Bastille, Bréguet - Sabin
France
Phone : +33 (0)1 42 78 69 63
Mobile : +33 (0)6 42 21 00 15
Mail : contact@nextstreetgallery.com
Internet Site : www.nextstreetgallery.com
Description:
NextStreet Gallery
23 Place des Vosges
75003 Paris

La NextStreet Gallery a l'immense plaisir de présenter l'exposition du défenseur environnemental, photographe et explorateur SEBASTIAN COPELAND ! À travers son exposition, celui-ci lance un cri d'alarme sur la fonte programmée des glaces et sur le changement climatique. « De pôle en pôle » raconte l'histoire d'une traversée de l'Arctique à l'Antarctique, qui plonge le spectateur dans un univers immaculé qui tend à disparaître.

Exposition du 13 Octobre au 28 Octobre 2018

VERNISSAGE, le samedi 13 Octobre à 18h
Avec la présence exceptionnelle de Sebastian Copeland
Gratuit et ouvert au public

PROJECTION du film « Into the Cold », le dimanche 14 Octobre à 15h
Sur réservation à contact@nextstreetgallery.com

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Sebastian Copeland est un photographe primé mondialement connu, doublé d'un exceptionnel athlète. Depuis plus de dix ans, il voyage et documente ses expéditions en vue de défendre la cause environnementale. À l'aide de ses livres, de ses expositions, de ses manifestations et de ses films, Copeland sensibilise le public aux problèmes environnementaux et à l'urgence d'une action face au changement climatique.

Dans le prolongement de son travail artistique, Copeland est aussi le fondateur et le président de la Fondation Sedna, une organisation à but non-lucratif dédiée au soutien et à la sensibilisation de la situation affectant les régions polaires.

Sa carrière inspirante l'a amené à être nommé en 2017 l'un des 25 meilleurs aventuriers au monde de ces dernières 25 années.

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

Vernissage de Sebastian Copeland "De pôle en pôle: Un monde qui disparaît"

[18:00-20:00] Vernissage de Wilmer Herrison "Fusion optique"
Location:
Galerie NMarino
Galerie Nery Mariño
8, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 49 75
Mobile : +33 (0)6 72 51 99 92
Mail : galerienmarino@gmail.com
Internet Site : www.artameriquelatine.com
Description:
Wilmer Herrison
Fusion optique
Commence aujourd'hui : 11 octobre → 17 novembre 2018

« Wilmer Herrison a créé un langage artistique visuel autonome, composé de ses propres significations et dont la structure révèle son souci d'implication du spectateur dans l'œuvre. Dans ses tableaux présentés pour cette exposition, la ligne sépare, encadre, configure, borde tout sur la toile tout en se fragmentant dans des séries de structures formelles et chromatiques, qui selon la perspective du spectateur, vont générer une profondeur de plans infinis. Il est évident que son œuvre est abstraite par la précision de ses traits mais, en même temps, elle très gestuelle car il intervient directement sur la toile déjà peinte, en utilisant des outils pointus pour dévoiler la stèle du trait de son pinceau.

La modernité vue depuis ses vécus personnels. Ce serait la formule résumée pour appréhender le processus de recherche artistique menée par Wilmer Herrison. Il le décrit comme une méthode créative basée sur des expériences intégrales, sur la vision du monde et sur la connaissance de l'art. Son œuvre exprime la recherche du sujet en lui-même, depuis le corps de l'action artistique qui bouge, dessine, peint, sculpte, écrit et réfléchit. Il se libère ainsi des tensions entre son être et ce qu'il connaît de lui-même, partant des sens et des langages mis à sa disposition pour la réalisation de ses projets.»

Wilmer Herrison a développé une technique fondée sur le trait et la couleur, la Fusion optique produisant des faux-semblants organisés en fonction d'un point de vue privilégié, évoluant à distance comme de près. Cette technique s'appuie sur la juxtaposition de touches de couleurs non mélangées sur la surface à peindre et sur la fusion optique, générant un effet de profondeur.

Une première série d'œuvres fut rassemblée en janvier 2010 dans l'exposition Pachamama, inaugurée à Venise et poursuivie au Venezuela. Une deuxième série d'œuvres a été exposée en Italie à partir de mai 2010 sous le nom de Serenissima. En 2017 il a participé au Carré Latin le rendez-vous parisien qui célèbre l'art latino-américain.

Edgar González

Vernissage de Wilmer Herrison "Fusion optique"
Wilmer Herrison, Ilusion Optica #11, 2017
Acrylique sur toile, 100 x 100 cm

Vernissage de Wilmer Herrison "Fusion optique"
Wilmer Herrison, Tissage, 2018
Acrylique sur toile - 80 x 80 cm

Vernissage de Wilmer Herrison "Fusion optique"
Wilmer Herrison, Détails, 2018
Acrylique sur toile

Vernissage de Wilmer Herrison "Fusion optique"
Wilmer Herrison, Ilusion Optica #10, 2017
Acrylique sur toile - 100 x 100 cm

Vernissage de Wilmer Herrison "Fusion optique"
Wilmer Herrison, Ilusion Optica #7, 2017
C - 80 x 80 cm

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Ana Mendieta - Cuba & Miami 1981-83"
Location:
Galerie Lelong & Co.
13, rue de Téhéran
75008 Paris
M° Miromesnil, Monceau, Villiers
France
Phone : +33 (0)1 45 63 13 19
Fax : +33 (0)1 42 89 34 33
Mail : info@galerie-lelong.com
Internet Site : www.galerie-lelong.com
Description:
13 octobre - 17 novembre 2018

Cette nouvelle exposition réunit un ensemble de photographies en grand format, de films récemment numérisés et une sculpture rarement exposée, qui manifestent le lien entre le pays d'origine et le pays d'adoption de l'artiste, Cuba et les États-Unis. Mendieta a souvent dit qu'elle avait été « arrachée » à son pays natal et elle a constamment cherché à retrouver ses origines et le Cuba de son enfance. Son retour au pays, une fois devenue artiste, a profondément influencé son œuvre. Près de 40 ans plus tard, cette sélection d'œuvres est exposée à Paris pour la première fois.

Après la célèbre série Silueta (1973-1980), Mendieta a créé des œuvres de plus en plus ambitieuses et sculpturales. En 1980, elle commence à tirer ses photographies en grand format et, pour souligner la géométrie et la tridimensionnalité des formes, elle privilégie souvent le noir et blanc. Mendieta a été la première exilée officiellement reconnue par le Ministère de la Culture cubain et autorisée à travailler à Cuba, où elle a exécuté, dans les collines du parc du Jaruco, l'un de ses plus importants cycles d'œuvres, Sculptures rupestres. Travaillant dans la nature et dans des lieux reculés, elle s'est inspirée de la culture indigène et des mythes précolombiens pour inscrire dans le paysage des formes féminines archétypales. Sculptant directement dans le calcaire et peignant des silhouettes en noir, elle a ainsi laissé sa marque dans un site qui lui était familier, baptisant ses sculptures du nom de divinités Taíno. L'exposition réunit plusieurs photographies noir et blanc de ces Sculptures rupestres, figures abstraites taillées dans la roche. Deux films, tournés à Cuba, nouvellement numérisés, seront également présentés pour la première fois. L'exposition montrera aussi des œuvres exécutées à Miami, symboliquement et physiquement le point géographique des Etats-Unis le plus proche de Cuba. Aimant les rivages de Miami, Mendieta y a créé plusieurs œuvres, notamment la série Sandwoman (1983). L'exposition propose une rare reconstitution de l'installation d'origine, qui préfigure les sculptures ultérieures en terre et en bois, ainsi que plusieurs photographies. Ochún (1981), doit son titre à la déesse protectrice de Cuba, une divinité afro-cubaine dotée du pouvoir de créer l'unité. Deux crêtes de sable incurvées symbolisent les États-Unis et Cuba, unis par la même eau qui coule entre eux. Déplacement et unité, deux thèmes récurrents chez Mendieta, sont très présents à travers les œuvres de l'exposition.


Ana Mendieta est née à La Havane en 1948 et, après la Révolution cubaine, a été exilée aux États-Unis en 1961. Elle a vécu et travaillé dans l'Iowa, au Mexique et à New York, où elle est morte en 1985. La Galerie Lelong & Co. représente la succession d'Ana Mendieta depuis 1991. En collaboration avec la galerie, la succession d'Ana Mendieta vient de cataloguer et numériser l'ensemble des films de l'artiste, soit plus de cent œuvres sur dix années de création. La présentation inédite de ces films, sous le titre Covered in Time and History : The Films of Ana Mendieta, a été co-organisée par Lynn Lukkas et Howard Oransky et produite par la Katherine E. Nash Gallery, University of Minnesota, en 2016. Elle a été présentée dans plusieurs institutions et le sera pour la dernière fois à la Galerie nationale du Jeu de Paume du 16 octobre 2018 au 27 janvier 2019. Le Jeu de Paume accueillera le 16 octobre, de 19 heures à 21 heures, une projection de films et un débat avec Raquel Cecilia Mendieta, Howard Oransky et Elvan Zabunyan. Seront présentés à cette occasion deux films Super 8 réalisés par Ana Mendieta à Cuba, et un court documentaire, Whispering Cave, tourné par sa nièce, sur les traces de sa tante et des sculptures qui subsistent à Jaruco.

Vernissage de l'exposition "Ana Mendieta - Cuba & Miami 1981-83"
La Venus Negra (The Black Venus), 1981, tirage 2018, photographie, 100 x 136 cm
© Galerie Lelong & Co.

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Lindsay Caldicott"
Location:
Galerie Christian Berst
3-5, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 33 01 70
Fax : +33 (0)1 53 33 01 70
Mail : contact@christianberst.com
Internet Site : www.christianberst.com
Description:
Première exposition en galerie des photocollages mystérieux et obsédant de Lindsay Caldicott (1956-2014). Dans le catalogue monographique publié par la galerie, le critique Marc Lenot compare le processus répétitif et fragmenté de son travail à l'oeuvre de Moholy Nagy et de Man Ray.

La galerie organise une table-ronde "lindsay caldicott, avec un X majuscule"
mardi 6 novembre à 19h30
avec marc lenot, christian gattinoni et richard caldicott.

Vernissage de l'exposition "Lindsay Caldicott"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Sarah Grilo - Signos"
Location:
Galerie Lelong & Co.
13, rue de Téhéran
75008 Paris
M° Miromesnil, Monceau, Villiers
France
Phone : +33 (0)1 45 63 13 19
Fax : +33 (0)1 42 89 34 33
Mail : info@galerie-lelong.com
Internet Site : www.galerie-lelong.com
Description:
13 octobre - 17 novembre 2018

La galerie Lelong & Co. présente pour la première fois une sélection d'œuvres sur papier de l'artiste argentine Sarah Grilo (1919 - 2007). Ces œuvres créées à Madrid entre les années 1970 et 1990, sont parmi les plus emblématiques de son travail. Elles sont le reflet de son émancipation du groupe de peintres abstraits « Artistas Modernos de la Argentina » avec lequel elle débuta, et témoignent de sa liberté de création. Se détachant de l'abstraction géométrique qui caractérise ses débuts, ces compositions rendent sensible, voire tangible, l'agitation de la vie urbaine moderne. Les mots, les lettres, les chiffres, les graffitis... qui surgissent, se chevauchent, s'entremêlent, sont une transposition graphique des bruits, des couleurs et des formes de la grande ville telle qu'elle lui est apparue à son arrivée à Manhattan en 1957.


Sarah Grilo est une artiste majeure de l'art latino-américain de la seconde moitié du XXe siècle. Elle a travaillé à Buenos Aires, Paris, New York et Madrid. Son œuvre a fait l'objet de nombreuses expositions individuelles aux États-Unis, en Amérique latine et en Europe : au Musée national des beaux-arts de Buenos Aires ; au Musée des beaux-arts de Caracas ; à l'Institut de Arte Contemporáneo de Lima ; au Solomon R. Guggenheim à New York ; à la Cisneros Fontanals Art Foundation (CIFO) de Miami ; au Musée d'art des Amériques à Washington D.C., à La collection Nelson Rockefeller à New York ; au Blanton Museum of Art, à Austin ; au Stedelijk Museum à Amsterdam ; au Centre d'Art Reina Sofia à Madrid... Récemment, en 2017, l'œuvre de Grilo a été présentée lors de l'exposition "Making Space : Women Artists and Postwar Abstraction" au MoMA de New York.

Vernissage de l'exposition "Sarah Grilo - Signos"
Sarah Grilo, Sans titre (Détail), 1993
© Galerie Lelong & Co.

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition "l'animal et le végétal dans l'art"
Location:
Galerie Libre Est L'Art
52, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, République
France
Mobile : +33 (0)6 50 53 34 40
Mail : galerie.libre_est_lart@yahoo.com
Internet Site : www.galerie-libre-est-lart.com
Description:
les artistes ART'MONY et Véronique Ducreux
+ un hommage aux artistes photographes Chris Rime (1961 - 2016) et André Ducreux (1932 - 2014)

Vernissage de l'exposition "l'animal et le végétal dans l'art"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition collective "ContreNuit"
Location:
Anis Gras
le lieu de l'autre
55, avenue Laplace
94110 Arcueil
M° RER B Laplace
France
Phone : +33 (0)1 49 12 03 29
Mail : reservation@lelieudelautre.fr
Internet Site : www.lelieudelautre.fr
Description:
Du 13 octobre au 10 novembre 2018
Vernissage le samedi 13 octobre 2018, à partir de 18h

avec :
Dan Aucante, Christine Delory-Momberger, Valérie Gondran, Damien Guillaume, Irène Jonas, Estelle Lagarde, Laure Pubert, Michaël Serfaty

En réunissant les huit photographes que représente l'agence révélateur, l'Anis Gras-Le lieu de l'autre invite à une plongée au coeur de la nuit. De l'errance à l'oubli, du rêve à l'insomnie, c'est une véritable matérialité du sombre, du noir, que « ContreNuit » propose d'éprouver.

Pérégrinations physiques ou mentales, nous abordons avec eux un labyrinthe de réminiscences, de fantasmagories, de mémoires altérées, de vestiges intimes, de peurs ou d'espoirs enfouis.

Visages, figures humaines peuplent les nuits. Yeux grands ouverts dans l'obscurité, les images se construisent autrement.

Déambulations nocturnes, paysages, formes s'indéfinissent, s'enveloppent, s'absorbent. Se dévorent en attendant le jour ?

Vernissage de l'exposition "ContreNuit"
"Insomnie" © Irène Jonas - agence révélateur

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "À travers toi"
Location:
Atelier Oblik
19, rue du docteur Emile Roux
92110 Clichy
M° Porte de Clichy, Mairie de Clichy
France
Phone : +33 (0)1 47 37 77 34
Mail : oblik.atelier@free.fr
Internet Site : www.atelier-oblik.com
Description:
"À travers toi" - PODADA 2018

Samedi 13 et dimanche 14 octobre 2018
Soirée de vernissage le samedi 13 octobre 2018 à 18h30

"À travers toi"

"à travers toi, c'est te parler, te montrer cette partie de toi, cette partie de moi sans être là. Te chuchoter ma joie, mes angoisses, te parler de notre amour, de notre peine. Te conter mes émotions sans nom qui m'habitent. Te montrer le chemin où tu me regarderas mis à nus derrière cette transparente opacité, derrière ces voiles, tu me trouveras. Ici, une vie plus longue que nos enveloppes, ici l'expression des mots que je n'ai pas."

à travers toi est une exposition intimiste présenté à l'atelier Oblik dans le cadre de PODADA (Artistes de la boucle nord des Hauts-de-Seine : Asnières-sur-Seine, Bois-Colombes, Clichy-La-Garenne, Colombes et Gennevilliers), avec les artistes :

Mauro BORDIN, Marko ECHEVERRIA, Stéphane FROMM, Mario MURUA, OCHICO, David PERCHEY, Paul VAUSSANE, Stéphanie VIOT,

Artiste invitée : Jessica PLIEZ

Petits et grands formats, peinture et photographie, quand la poésie parle du bout des doigts.

Vernissage de l'exposition "À travers toi"









[19:00-22:00] After du vernissage de Dani Karavan "Adama"
Location:
Galerie Jeanne Bucher Jaeger - Espace Marais
5-7, rue de Saintonge
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 72 60 42
Fax : +33 (0)1 42 72 60 49
Mail : info@jeannebucherjaeger.com
Internet Site : www.galeriejaegerbucher.com
Description:
13 octobre 2018 - 19 janvier 2019

Vernissage de Dani Karavan "Adama"
Vue de l'exposition Dani Karavan, Musée de Céret
Robin Townsend

La galerie présente l'exposition de l'artiste Dani Karavan, intitulée Adama, « Terre » en hébreu, nouvel hommage rendu à l'artiste israélien, exposé et soutenu par la galerie depuis l'exposition « Questions d'urbanité » des années 80 dans laquelle la galerie présentait, auprès de Jean-Pierre Raynaud et Gérard Singer, sa toute première maquette en plastiline et dessins de son Axe Majeur.

Sculpture urbaine et environnementale de 3 kms de long, à la frontière entre sculpture, paysage, urbanisme et architecture, L'Axe majeur est conçu alors pour lier la ville nouvelle de Cergy-Pontoise à l'un des plus beaux paysages de l'Ile-de-France dans l'axe central de Paris et ses quartiers de la Défense, de l'Arc de Triomphe et de la Pyramide du Louvre en perspective. Composée de 12 stations - chiffre ô combien symbolique - 11 d'entre elles sont à présent achevées.

Afin d'attirer l'attention du public sur cette œuvre majeure, empreinte d'espace et de temps, développée durablement depuis 1980 et toujours en cours en 2018, la galerie a choisi de présenter la maquette de 8m de long de cette œuvre monumentale afin de faire partager toute l'ampleur de la vision de l'artiste sur sa capacité à offrir un paysage à la fois empreint de mémoire et tout en perspective. Parallèlement à cette œuvre majeure, un mur de photographies présentera les innombrables réalisations de l'artiste à travers le monde, réalisées en parallèle à la construction de L'Axe Majeur.

Egalement, cinquante ans après la réalisation de sa première sculpture environnementale dans le désert israélien, intitulée Monument du Néguev (1963-1968) et installée en plein désert israélien, la galerie expose les toutes dernières sculptures de Karavan, de petit ou grand format, et bas-reliefs de l'artiste en béton de terre crue. Ces sculptures en béton de terre remémorant les villages en terre de son enfance dont les constructions étaient conçues comme des sculptures habitables puisque pièces et mobilier étaient entièrement faits de terre, comme certains vestiges de constructions cananéennes et israélites datant de plus de 1500 à 3000 ans.

Grâce à la technique innovante du béton de terre crue pour bas-reliefs et sculptures réalisées avec l'aide de l'artisan Rachid Mizrahi, et de la maquettiste de l'artiste, Anne Tamisier, Dani Karavan a pu donner naissance à ces œuvres, évocation des architectures de terre communes à plusieurs cultures et de l'universalité qui relie ces cultures entre elles. Exceptionnellement prêtées pour quelques unes d'entre elles, au Musée d'art moderne de Céret en 2015, elles sont aujourd'hui présentées dans leur totalité à la galerie qui en a soutenu durant ces trois dernières années toute la conception et la production. Evoquant ces architectures de terre à taille humaine, l'artiste commente:

« Cinquante ans après le Monument du Néguev, je ressentais le besoin de revenir à des œuvres de plus petites dimensions, à la musique de chambre. J'ai donc commencé par le bon matériau. En fait, pour moi, tous les matériaux sont appropriés, j'en ai d'ailleurs utilisé un grand nombre tout au long de ma vie artistique. Cependant, j'avais envie d'en découvrir de nouveaux et c'est alors qu'une voie s'est ouverte à moi : travailler avec la terre. J'étais enthousiasmé par cette idée. »

Oeuvrant constamment avec des formes simples et universelles, dans la lignée de sculptures spatiales de grands artistes du 20ème siècle tels que Brancusi, Noguchi et Alberto Giacometti, Dani Karavan a toujours conservé sa nature profonde d'innocence de l'enfance et de pacifisme comme il le décrit lui-même :

« Je suis né sur les rivages de la mer Méditerranée, j'ai marché dans les dunes, auprès des oliviers, des montagnes et des vallées qui ont survécu à toutes ces terribles guerres. La mémoire est devenue partie de mon propre être, et si la mémoire est oubliée, la direction se perd et aussi le chemin ».

Vernissage de Dani Karavan "Adama"
Dani Karavan, Metuman (Octogone), 2014
Béton de terre - 180 x ø 50 cm
Jeanne Bucher Jaeger, Paris / © G. Poncet

Selon Germain Viatte qui a été de toutes les aventures de l'art contemporain en France pendant un demi-siècle et a toujours démontré un intérêt particulièrement marqué pour les musées de civilisation, ces nouvelles œuvres apparaissent comme « une sorte de grand 'abécédaire de sa description du monde', un dépassement personnel que l'artiste n'a eu de cesse de parfaire et de préciser tout en l'appliquant aux situations géographiques er historiques les plus variées. La plupart des cultures ont ainsi dressé- et ceci dès la préhistoire - poteaux anthropomorphes, totems incarnant les esprits animaux et invoquant les morts, stèles votives des conquêtes et du pouvoir, cairns jalonnant des espaces indifférenciés afin de dialoguer avec les vents et de se mesurer avec le temps, la course du soleil et des étoiles ; ils viennent toujours établir, à proximité des lieux du sacré et du vivre, l'aplomb des hommes capables de dialoguer ainsi avec les forces de la nature. Verticale, la stèle marque le désir ascendant d'échapper à la gravité et de placer l'homme à parité avec les arbres et les montagnes, entre terre et ciel. »

Cet ensemble de sculptures, telles des stèles, dont les nuances variées d'ocre ou de rosé, lisses en surface ou grumeleuses à l'intérieur, sont semblables à des demeures ; à l'image des ces maisons traditionnelles, ou encore, à ces villages historiques que nous connaissons, ici et là, par les innombrables fouilles archéologiques en Israël et Palestine, à Chypre, ou encore en Afrique ou au Maroc, où les techniques de construction de béton de terre étaient si avancées. Comme les décrit Germain Viatte dans son texte Stèles et Reliefs, « ces édifices nous parlent clairement tout en demeurant secrets. Toujours simple et d'apparence élémentaire, leur forme peut être savante comme Metuman (Octogone), ou la double sinusoïde de Knisa (entrée), ou même le fût resserré de ce Shovach (pigeonnier). Ce qui compte, c'est toujours leur élan croissant, celui de Aliya (Ascension), de Tfila (Prière), des cinq percées superposées de Halonot (Fenêtres) ou celui de Haritz (Fente), acéré en flèche ; et ce sont enfin leurs percées qui disent l'oculus astral, la vue multiple, l'accès, la traversée, la visée, la pénétration directe, ou oblique comme dans Mabat (Vue). Ils ont la familiarité rythmée d'un cortège processionnel qui serait celui des hommes. Ils manifestent l'être vrai. Leurs titres éclairent l'intention sans la livrer vraiment ; ils préfèrent proposer, et gardent, pour nous, le caractère ésotérique de leur formulation en hébreu. »

Les bas-reliefs de Dani Karavan, eux, sont l'écriture de paysages, le murmure de l'eau, les ondulations de dunes, les structures de tentes préhistoriques, habitats de ces premiers hommes dont les titres sont éclairants : Ha'acher (L'Autre), Vayachaloku (Partage), Meshulashim (Triangles), Sefer Patuach (Livre ouvert) ou des équivalences apparemment contradictoires Shakua et Bolet (Négatif et Positif). Pour toutes ces œuvres, Dani Karavan choisit le matériau de la terre unificatrice dans sa capacité à transmettre un message universel de paix. Elles semblent ainsi venir compléter et donner racine à ses œuvres des années 50, où Karavan aimait à peindre ces villages proches des kibboutz de son enfance.

Travaillant toujours chaque site de manière précise, chaque détail de l'exposition à la galerie a été conçu par l'artiste tels ces piliers/miroirs qui renvoient, par leurs multiples réfléchissements, aux structures de terre et à la multiplicité de cadrages et d'images.

Vernissage de Dani Karavan "Adama"
Dani Karavan, Meshulashim (Triangles), 2014
Béton de terre - 50 x 60 x 5 cm
Jeanne Bucher Jaeger, Paris / © G. Poncet

DANI KARAVAN

Après des études d'art à Tel Aviv, Jérusalem, Florence et Paris, Dani Karavan, né en 1930 à Tel Aviv, commence par la création, dans les années 1960, de décors pour le théâtre, l'opéra et la danse, notamment pour la Martha Graham dance company. Son travail s'oriente rapidement vers la sculpture environnementale, dont le Monument du Néguev est la première expression emblématique, internationalement reconnue. Ses œuvres, profondément humanistes, se déploieront aux quatre coins de la planète, puisant leur matière d'éléments naturels comme le sable, le bois, l'eau, le vent et la lumière. Conçues comme autant d'espaces voués à convoquer la mémoire, commémorer l'histoire, souligner la destinée d'un site, rendre hommage et interroger la condition humaine, elles sont aussi des lieux de vie, de réflexion, de recueillement, de communion avec la nature.

En 1976, l'artiste représente Israël à la Biennale de Venise puis participe, un an plus tard, à la Documenta 6 de Kassel. La galerie l'exposera, dès les années 80, alors qu'il débute son Axe Majeur à Cergy-Pontoise et l'exposera à plusieurs reprises au cours des années à travers ses maquettes en plastilline en bronze ou en marbre, ses dessins, ses œuvres en néon.

Dani Karavan a reçu de prestigieux prix internationaux comme le Prix Israël (1977); la médaille des arts plastiques de l'académie française d'architecture (1992); le Goslar Kaiserring en Allemagne (1996); Artiste de l'UNESCO pour la paix (1996); le Praemium Imperiale au Japon (1998); la médaille Goethe, Allemagne (1999); le prix Michel Ange, Carrare, Italie (2005); la Légion d'Honneur, France (2014).

Parmi les œuvres célèbres de l'artiste : Le Monument du Néguev (1963-1968) en Israël, l'Axe Majeur à Cergy-Pontoise, Ligne 1,2,3+1+1=5 en Italie, à la Fattoria di Celle (Pistoia, 1982-2000), le Chemin des droits de l'Homme à Nuremberg (1989-1993), Passages - Hommage à Walter Benjamin (1990-1994, Portbou, Espagne), Murou Art Forest (1998-2006, Murou, Japon), le Memorial dédié aux Sinti et Roms (1999- 2012, Berlin), la Place de la Culture (2005-2012, Tel Aviv, Israël). Dani Karavan a exposé dans de nombreux musées dans le monde tels que le Martin-Gropius-Bau à Berlin, le Musée d'art de Tel Aviv en Israël, le Musée d'art moderne de Kamakura au Japon, le Palazzo Vecchio à Florence, le Musée d'art moderne de la ville de Paris ou encore le Château de Versailles.

Vernissage de Dani Karavan "Adama"
Monument du Negev, Beer Sheva, Israël, 1963-1968 ©David Rubinger

[19:00-21:00] Vernissage de Caroline Sattler
Location:
Angle d'art
Hôtel de Ville de Bagnolet
Place Salvador Allende
93170 Bagnolet
M° Gallieni
France
Mail : franny.l@laposte.net
Internet Site : angledartbagnolet.free.fr
Description:
Vernissage de Caroline Sattler
Vernissage de Caroline Sattler

[19:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Grand Opening Groupshow"
Location:
Ruttkowski;68
8, rue Charlot
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers, Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul
France
Mail : info@ruttkowski68.com
Internet Site : www.ruttkowski68.com
Description:
du 13 au 28 octobre

Ruttkowski;68 is pleased to invite you to the opening of its exhibition space in paris. the gallery opens with a group show bringing together a broad range of works by artists from the gallery program. The works shown point out the gallery's non-hierarchical approach towards all different kind of artistic practices and backgrounds. touching upon fashion, music, and urban culture, the exhibition as well reflects on the neighborhood of Ruttkowski;68 in Paris - the area of marais - which is home to art galleries, fashion boutiques, and creative businesses.

By giving the artists the opportunity of presenting their works to the well educated and enthusiastic art audience in the french capital, Ruttkowski;68 takes the next step to becoming an international gallery on the intersection of cultures.

Andy Kassier, Antwan Horfee, Asger Carlsen & Roger Ballen, Conny Maier, C.O. Paeffgen, Daniel Weissbach, Devin Troy Strother, Fabian Treiber, Filippo Minelli, Frédéric Platéus, Henrik Vibskov, Jårg Geismar, Jenny Brosinski, Joakim Ojanen, Lars Eidinger, Mark Jenkins, Pablo Tomek, Philip Emde, Ricardo Passaporte, Stefan Marx, Stefan Strumbel, Wermke / Leinkauf

Artist information
Asger Carlsen Conny Maier C.O. Paeffgen Daniel Weissbach Devin Troy Strother Fabian Treiber Filippo Minelli Henrik Vibskov Jårg Geismar Jenny Brosinski Joakim Ojanen Lars Eidinger Mark Jenkins Pablo Tomek Philip Emde Ricardo Passaporte Stefan Marx Stefan Strumbel Wermke / Leinkauf

Vernissage de l'exposition "Grand Opening Groupshow"











[21:00] After du vernissage de Sophie Calle "Parce que" & "Souris Calle"
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
concerts avec Mazarine Pingeot, Lou Doillon


Deux projets: "Parce que" & "Souris Calle"

Vernissage samedi 13 octobre, 16h - 21h
13 octobre - 22 décembre 2018

La galerie Perrotin a le plaisir de présenter une exposition personnelle de Sophie Calle, la quinzième depuis le début de la collaboration avec l'artiste en 2001. À cette occasion, Sophie Calle présente deux nouveaux projets Parce que et Souris Calle, avec la collaboration d'une quarantaine de musiciens.

Sophie Calle est l'une des artistes françaises les plus reconnues internationalement. Depuis près de quarante ans, son œuvre combine récit, image photographique, performance, vidéo, dans une traversée permanente entre le fictionnel et le réel, l'intime et le public. Comme l'affirme Alfred Pacquement : « Sophie Calle est artiste à la première personne. Elle se met elle-même en scène dans ses travaux, sans retenue. Elle y raconte en langage direct des histoires vécues, avec un souci du détail qui ne peut laisser indifférent. Elle rend le spectateur complice de son intimité sans qu'il puisse s'y soustraire. 1 »

L'exposition ouvre sur une série de photographies inédites, de la série Parce que masquées par des rideaux brodés d'un texte que le visiteur peut lire avant de les soulever pour découvrir l'image. Le texte qui débute par « Parce que » explique la raison pour laquelle cette image existe, pourquoi l'artiste a choisi ce moment ou ce lieu.
Ainsi, « Parce que la tentation de la suivre » s'applique à La ligne blanche (2018), photographie d'une ligne de démarcation de route qui s'enfonce sous l'eau, ou « Parce que quoi d'autre après plus rien ? » devance Plurien, sortie (2018), cliché d'un panneau de sortie de ville, face au cimetière de Plurien. La justification de la photographie est ainsi lisible avant l'image, dans un rapport tautologique inédit qui questionne la relation texte - image.
Sophie Calle est familière des jeux d'auteurs, collaborant ponctuellement avec des écrivains (Paul Auster, doubles-jeux), des artistes (Greg Shephard, No sex last night) entre autres. Pour le projet Souris Calle, dévoilé pour la première fois à la galerie Perrotin, l'artiste a sollicité une quarantaine de musiciens et de chanteurs. Chacun a composé un morceau en hommage à Souris, le chat de l'artiste, mort en 2014. La compilation ainsi produite prend la forme de trois disques 33-tours, à la fois objet accroché dans l'espace d'exposition et son diffusé dans plusieurs salles et alcôves aménagées pour l'écoute : « Le travail entrepris par Sophie Calle (...) ne cesse d'interroger et de redéfinir la notion d'auteur, laquelle s'est enrichie de processus de plus en plus complexes de co-signatures, de palimpsestes et d'hypertextualité. 2 » écrivait à son propos la commissaire d'exposition Christine Macel. Avec ce projet, Sophie Calle étend encore plus la notion d'auteur pour partager un deuil et la célébration d'un être aimé. Comme le décrit le critique d'art Yve-Alain Bois « (Sophie Calle) partage avec les endeuillés mélancoliques qui, pour endiguer leur malheur, transforment l'être cher qu'ils ont perdu en un idéal de perfection. 3 »
Cette monomanie peut prendre plusieurs formes, on se souvient de Douleur Exquise (1984-2003) ou Prenez soin de vous (2004-2007). Elle aboutit ici à un protocole collaboratif avec des musiciens, tel un acte de résilience pour combler le manque de Souris. « J'ai noté son recours obsessionnel au passé que par bribes cumulatives elle conjure en un tout qui semble plus unitaire. 4 » Cet album est plus qu'une compilation musicale, c'est une œuvre complexe qui crée une unité dans l'absence.
Le vidéo-clip Souris Calle (2018) est projeté dans une salle adjacente: Sophie Calle y raconte les dix-sept années de vie commune avec son chat, sa personnalité, leur habitudes et le vide créé par sa disparition.

Le dispositif de l'exposition est complété par une sélection d'œuvres de la série des Autobiographies, liées au décès de Souris. Juxtaposant des textes encadrés avec des photographies, ces Autobiographies sont une des séries les plus fameuses de l'artiste. Depuis 1991 elles ont été exposées dans le monde entier : Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de la Ville de Paris, Tel Aviv Museum of Art, Sprengel Museum de Hanovre, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, entre autres.

« Elle fait de sa vie une performance continue 5 » disait d'elle l'historienne de l'art RoseLee Goldberg . Entre collaborations, détournements et jeux, Sophie Calle développe une œuvre singulière, aux prétextes autobiographiques mais à la portée universelle.

Artistes participants au projet Souris Calle :
AaRon, Laurie Anderson, Juliette Armanet, Mathieu Baillot & Mazarine Pingeot, Alex Beaupain, Benjamin Biolay, Bono, Brigitte, Camille, Arnaud Cathrine et Florent Marchet, Jeanne Cherhal, Christophe, Clarika, Pascal Comelade, Javis Cocker, Lou Doillon, Stephan Eicher & Frédéric Lo, Thomas Fersen, Feu! Chatterton, Irène Jacob, Jean-Michel Jarre, Keren Ann, Kincy, Ragnar Kjartansson & Kristín Anna, Pierre Lapointe et Albin de la Simone avec Sophie Calle, Miossec, Mirwais, Fabrizio Moretti, Joseph Mount, The National, Linus Öhrn, Ayumi Paul, Marie Modiano & Peter von Poehl, Raphael, Nicola Sirkis, Casey Spooner & Wolfram, Michael Stipe, Mina Tindle, Pharrell Williams.

Le travail de Sophie Calle a été exposé dans de nombreux de musées internationaux. Une rétrospective de son travail a eu lieu au Centre Georges Pompidou à Paris en 2003, puis au Martin-Gropius-Bau, Berlin, Irish Museum of Modern Art, Dublin et Ludwig Forum für Internationale Kunst, Aachen.

En 2007, Sophie Calle a représenté la France à la 52e Biennale de Venise, l'exposition « Prenez Soin de Vous » a ensuite voyagé dans une vingtaine de musées à travers le monde.
L'exposition « Rachel, Monique » a été présentée au Palais de Tokyo (2010), au Festival d'Avignon (2012), à la Episcopal Church of the Heavenly Rest de New York (2014) et au Castello di Rivoli à Turin (2015).
Plusieurs expositions personnelles ont été également consacrées à Sophie Calle au Musée d'art contemporain de Montréal, Canada (2015), au Toyota Municipal Museum of Art, Aichi (2015), au Nagasaki Prefectural Art Museum (2016), au Museo Tamayo de Mexico (2014), au Centro Cultural Néstor Kirchner de Buenos Aires (2015), à La Virreina Centre de la Imatge de Barcelone (2016), à Fort Mason San Francisco (2017), au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris (2017) ou encore au Château la Coste, France (2018).
Sophie Calle a reçu le prix Hasselblad pour la photographie en 2010 et le prix ICP Infinity en 2017.

1 Alfred Pacquement, « Préface », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.15
2 Christine Macel, « La question de l'auteur dans l'œuvre de Sophie Calle », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.22
3 Yve-Alain Bois, « La Tigresse de papier », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.37
4 Yve-Alain Bois, « La Tigresse de papier », M'as tu vue, 2003, Editions Xavier Barral, Paris, p.31
5 RoseLee Goldberg, « Performance, l'art en action », Thames & Hudson, 1999, p.215

Vernissage de Sophie Calle "Parce que" & "Souris Calle"

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