Saturday, December 8, 2018
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08
December 2018
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  Exposition "Back To The Arcade"
Location:
Marché aux Puces de Paris - Saint-Ouen
Puces de Saint-Ouen
Rue des Rosiers
93400 Saint-Ouen
M° Porte de Clignancourt, Garibaldi
France
Phone : +33 (0)1 40 12 32 58
Fax : +33 (0)1 40 12 32 58
Internet Site : www.parispuces.com
Description:
Le Marché Dauphine
132-140 rue des Rosiers
93400 Saint-Ouen

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"

Du samedi 17 novembre au dimanche 16 décembre 2018
Du vendredi au lundi de 10h à 18h

Du samedi 17 novembre au dimanche 16 décembre 2018, le Marché Dauphine, Arcade Legends & Vintage Game Room présentent Back to the Arcade, une exposition dans la galerie Dauphine, une invasion du Marché et des animations autour des jeux vidéos des années 80 et 90.

Back To The Arcade est la première exposition d'envergure liée à la culture geek des années 80 et 90 aux Puces de Paris Saint-Ouen.

Dans la galerie Dauphine :
- Bornes d'arcade vintage des années 80/90 (écran cathodique) dans leurs jus, avec des bornes debout, une table cocktail, des jeux de conduite (auto, moto),
- Bornes d'arcade classiques (Pacman, space invaders, Street Fighter, Super Mario Bros, Tron & Michael Jackson MoonWalker),
- Gameboy géante,
- Flipper 'pincab' (flipper moderne avec écran LCD).
- Sélection de consoles historiques
- Œuvres originales d'ANTI Faktory
- Œuvres originales de Thierry Beaudenon

La galerie devient une véritable salle de jeux d'arcade immersive !

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"

Dans le Marché Dauphine :

Vintage Game Room

La boutique a été créée par Thomas Musial, qui propose de nombreux jeux des années 80 et 90 : consoles (Gameboy, NES customisées, Super Nintendo), joysticks ou manettes, jeux électroniques et jeux vidéo (Super Mario, Donkey Kong, Pokemon, Zelda, super héros...) et figurines de dessins-animées des années 70 et 80 comme Goldorak, le robot de l'espace.

La célèbre De Lorean, la voiture du film « Retour vers le Futur », sera installée au pied de la Maison Futuro, une "folie" utopique des années 70.

Interventions des artistes de la galerie à découvrir dans le Marché : c'est l'invasion !

Sélection de jeux chez plusieurs exposants du Marché : déambulez, découvrez et entrez dans les stands.


Événements :

Dimanche 18 novembre :
Performances et ateliers avec Thierry Beaudenon, Anti Factory, les tatoueurs et bien d'autres.
Plus d'information, plus tard.

Chaque week end, plusieurs ateliers sont proposés :
Animation découverte de la réalité virtuelle et 3D avec des Oculus Rift ou PSVR
Atelier Pixel Art,
Atelier « Origami / Papertoys autour de la culture du jeu vidéo et/ou de la musique ».


Thierry Beaudenon

Thierry Beaudenon se consacre à la peinture, après avoir fait un parcours dans le graphisme, la pub, la BD et le livre de la jeunesse. Influencé par la culture contemporaine, il explore l'univers du pop art, des comics, des mangas et du cinéma autant sur des supports traditionnels que des portières ou des panneaux de signalisation.

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"
albator
60x60cm
acrylique sur toile

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"
Goldorak portière 2cv

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"
dbz ! 47cm

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"


Voitures mythiques

En plus des pièces incroyables dégotées par Vintagegameroom, des créations de Thierry Beaudenon et Anti, B2A réunit deux exemplaires de Lorean de Back To The Future, une Ecto 1 de SOS Fatômes et la cariole des Pierrafeu

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"
Cariole des Pierrafeu

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"
Ecto 1 de SOS Fatômes

Vernissage de l'exposition "Back To The Arcade"
De Lorean de Back To The Future


Le Marché Dauphine

Le Marché Dauphine réunit 150 marchands aux spécialités diverses, des galeries d'art classique et contemporain aux antiquaires, espace musique, carré des libraires, mode vintage, montres et bijoux anciens... Des spécialistes reconnus dans le monde entier côtoient les marchands amoureux d'une époque ou d'un style. De plus en plus de marchands proposent des œuvres des cultures populaire américaine, japonaise, européenne du XXe siècle, du rock à la pop culture en passant par le manga et la Hi-Fi vintage.

#Back2Arcade

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Location:
Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
M° Gambetta, Ménilmontant, Pyrénées
France
Phone : +33 (0)1 58 53 55 40
Internet Site : www.carredebaudouin.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"

du 27 avril au 29 septembre 2018, prolongée jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h

Personnage clé de l'histoire de la photographie française, Willy Ronis (1910-2009) est l'une des plus grandes figures de cette photographie dite « humaniste », attachée à capter fraternellement l'essentiel de la vie quotidienne des gens. À partir de 1985, Willy Ronis se plonge dans son fonds photographique pour sélectionner ce qu'il considère comme l'essentiel de son travail. Il réalise une série de six albums, constituant ainsi son « testament photographique ». Ces albums inédits sont la matrice de cette exposition.

À l'invitation de Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, Willy Ronis par Willy Ronis est à voir et à écouter du 27 avril au 29 septembre 2018, au Pavillon Carré de Baudouin, qui fête ses dix ans cette année, au cœur de ce quartier de Paris qu'il aimait tant.

Devenu reporter photographe en 1936, Willy Ronis mène de front commandes et recherches personnelles. Observant le monde, ses photos dressent une sorte de portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l'époque. Elles constituent un immense travelling qui donne à voir, à comprendre et à aimer les gens dans l'ordinaire de leur vie. En plaçant l'homme au centre de son œuvre, en posant sur lui un regard optimiste et bienveillant, Willy Ronis n'en néglige pas pour autant de rendre compte de la dureté de l'époque, d'où ces nombreuses images sur le monde du travail et les luttes ouvrières, marquant son empathie et un engagement social qui perdure tout au long de son œuvre.

Outre les photographies exposées, près de deux cents, réalisées entre 1926 et 2001, le public pourra également feuilleter les albums à partir de bornes composées de tablettes interactives. Par ailleurs, une série de films et de vidéos réalisés sur Willy Ronis sera projetée dans l'auditorium selon une programmation particulière. Une occasion unique d'entrer de plain-pied dans l'univers personnel de l'artiste.

Neuf ans après le décès de Willy Ronis, cette exposition célèbre la clôture de la succession et l'entrée de l'œuvre dans les collections de la MAP, l'établissement du ministère de la Culture qui gère, entre autres, les grandes donations photographiques faites à l'État. Le commissariat de cette exposition est assuré par Gérard Uféras, photographe, l'un des plus proches amis de Willy Ronis, et par Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste et historien de la photographie française. Toutes les photographies exposées font l'objet d'un travail exceptionnel au sein du laboratoire de l'Agence photographique de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, qui les diffuse en exclusivité.

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Pendant le défilé de la victoire du Front populaire, rue Saint-Antoine, Paris, 14 juillet 1936
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Les Amoureux de la Bastille, Paris, 1957
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

Vernissage de l'exposition "Willy Ronis par Willy Ronis"
Willy Ronis, Le Café de France, L'isle-sur-la-Sorgue, 1979
© Ministère de la Culture - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, dist. RMN-GP, donation Willy Ronis

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18:00 [18:00-20:00] Finissage de l'exposition "Affinités des sols"
Location:
Les Laboratoires d'Aubervilliers
41, rue Lecuyer
93300 Aubervilliers
M° Aubervilliers - Pantin - Quatre Chemins
France
Phone : +33 (0)1 53 56 15 90
Fax : +33 (0)1 53 56 15 99
Mail : info@leslaboratoires.org
Internet Site : www.leslaboratoires.org
Description:
Exposition du 11 octobre au 8 décembre 2018
Exposition ouverte
du mercredi au samedi, de 14h à 18h
& sur rendez-vous au 01 53 56 15 90
ou par email à info@leslaboratoires.org

Vernissage Jeudi 11 octobre 2018, à 18h

En résidence aux Laboratoires d'Aubervilliers depuis avril 2017, Uriel Orlow y déploie une recherche qui poursuit son exploration des croisements entre histoire (post-)coloniale et celle des espèces végétales avec des territoires spécifiques. Affinités des sols remonte le fil du passé maraîcher d'Aubervilliers avant que celui-ci ne cède le terrain à la révolution industrielle et que les pays européens, y compris la France, ne développent une agriculture coloniale en Afrique, dont les traces sont aujourd'hui encore présentes. Après une année de recherches à Aubervilliers et en Afrique de l'Ouest (Mali et Sénégal), Uriel Orlow propose une restitution de sa résidence sous la forme d'une exposition aux Laboratoires d'Aubervilliers. Affinités des sols est guidé par une série de questions interconnectées :
Comment les plantes dessinent-elles une cartographie historique et contemporaine des relations post-coloniales ? Que reste-t-il aujourd'hui du passé maraîcher de la ville hormis le nom des rues ?

Lorsque les maraîchers ont dû quitter le quartier du Marais à Paris pour laisser la place aux bourgeois et pour s'installer dans la fertile plaine des Vertus, dont fait partie Aubervilliers, ils y transportèrent leur terre afin de mettre en place une technique de culture qui, jusqu'en 1900, permit de fournir plus de 90% des légumes vendus aux halles à Paris. Ces maraîchers peuvent ainsi être considérés comme des précurseurs à la fois de l'agriculture intensive et de la permaculture. C'est aussi grâce à ce type de cultures que des variétés de légumes s'enracinèrent sur ce territoire : les célèbres choux de Milan sont ainsi devenus une denrée de base à Aubervilliers, ainsi que la variété d'oignon jaune paille des Vertus cultivée depuis en Afrique de l'Ouest.

En 1899, à la suite de la tristement célèbre conférence de Berlin qui divisait l'Afrique entre les puissances européennes - époque où l'agriculture suburbaine d'Aubervilliers devait faire place aux nouvelles industries et à leurs usines - le département colonial français créa le jardin d'essai colonial situé à l'extrémité orientale du bois de Vincennes à Paris. Cela deviendra une plaque tournante pour les plantes et les semences venues du nouveau monde. Dans des caisses de transport spécialement conçues - les caisses de Ward - des plantes seront expédiées des Amériques à Paris et de là, aux nouveaux jardins d'essai à Dakar, à Saint-Louis et ailleurs en Afrique de l'Ouest. Au fil du temps, ces mêmes jardins commencèrent également à tester et à cultiver des produits de base européens - tels que les tomates, poivrons, haricots verts, oignons, choux, etc. - pour la population croissante des colons français.

La culture à grande échelle de légumes de base en Afrique de l'Ouest - contrairement à l'économie coloniale générée par la culture des plantes comme le cacao, le café, l'arachide, etc. - a pris son essor, après l'indépendance française en 1960, avec plusieurs entreprises françaises et européennes au Sénégal qui produisent presque exclusivement pour Rungis, l'un des plus grands marchés de gros en Europe, situé en banlieue parisienne.

Que reste-t-il du patrimoine agricole à Aubervilliers ? Si, en vous promenant dans les rues, vous regardez de près - sur les traces de Paul Jovet, un botaniste du XXe siècle, enseignant à Aubervilliers dans les années 1920 et qui, lors de ses pauses déjeuner, herborisait des plantes de la ville contrairement à ses collègues du Muséum national d'histoire naturelle à Paris, beaucoup plus enthousiastes alors avec la découverte de nouvelles espèces exotiques venant de l'étranger - vous trouverez de nombreux descendants des variétés maraîchères qui poussent encore dans les friches et sur les trottoirs de la ville.

L'exposition Affinités des sols retrace ces lignes et réseaux de connexions terrestres entre plantes et humains, via différentes géographies et temporalités à travers la vidéo, la photographie et divers documents rassemblés en France, au Sénégal et au Mali au cours de l'année écoulée. L'exposition est conçue comme présentant ces matériaux, de manière horizontale, non linéaire, permettant de s'exprimer et de se croiser mutuellement. Elle invite à une réflexion sur les agencements structurels et les processus subjectifs produits par les déplacements des plantes dans les contextes coloniaux, post-coloniaux et post-industriels.

Par le prisme de la pensée économique des plantes, l'internationalisation des cultures engendre des divisions sociales et économiques des sols et du travail qui nécessite d'être repensées.

L'exposition sera ponctuée de projections de films et d'ateliers conçus en lien avec La Semeuse, plateforme de recherche en biodiversité urbaine portée par Les Laboratoires.


L'exposition est par ailleurs ponctuée d'une projection & d'ateliers :

Samedi 13 octobre à 16h - Récit d'exposition et découverte des vertus des plantes du jardin de La Semeuse avec Jean-Charles Teulier (botaniste)

Samedi 20 octobre à 16h - Récit d'exposition avec Bouba Touré (écrivain, photographe et co-fondateur de la Coopérative de Samandiki Coura)

Samedi 27 octobre à 16h - Découverte du jardin ouvrier des vertus avec Léonard Nguyen Van Thé (jardinier)

Samedi 10 novembre à 16h - Récit d'exposition avec Bernadette Lizet (ethnobotaniste / ethnobiologiste)

Samedi 8 décembre à 16h - Projection du film La lettre paysanne (1975) de Safi Faye // à 18h - finissage de l'exposition en présence d'Uriel Orlow

Vernissage de l'exposition "Affinités des sols"

[18:00-21:00] Vernissage collectif à la galerie Thuillier
Location:
Galerie Thuillier
13, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 77 33 24
Mobile : +33 (0)6 12 80 88 36
Fax : +33 (0)1 42 77 33 24
Mail : galeriethuillier@wanadoo.fr
Internet Site : galeriethuillier.free.fr
Description:
Du 07 au 13 DECEMBRE 2018
Vernissage SAMEDI 08 DECEMBRE 18h à 21h

[18:00-21:00] Vernissage de Clarissa Baumann "Protopoème : Sol, Sono & Urubus"
Location:
Galerie Dohyang Lee
73/75, rue Quincampoix
75003 Paris
M° Les Halles, Rambuteau, Etienne-Marcel
France
Phone : +33 (0)1 42 77 05 97
Fax : +33 (0)1 42 76 94 47
Mail : info@galeriedohyanglee.com
Internet Site : www.galeriedohyanglee.com
Description:
8 décembre 2018 - 2 février 2019
interruption du 22 décembre au 8 janvier

Vernissage le samedi 08 décembre 2018 de 18h à 21h
Performance de Clarissa Baumann, Passarada, avec Kidows Kim et Olavo Vianna, le Samedi 08 Décembre 2018 à 19 h

De quelle façon le langage construit-il une proximité avec le monde ? Comment traduit-il une conscience de l'espace environnant ? Et que dire si ce langage se fait inaudible, car il se serait passé des mots seuls ? Ces questions sont celles que Clarissa Baumann se pose, à l'occasion de son exposition monographique présentée à la Galerie Dohyang Lee. Le titre Protopoème : sol, sono & urubus, à cet effet, annonce des tons aériens et pris de lenteur - le soleil, le sommeil et le vautour, lorsqu'ils sont traduits du portugais - encore que la prononciation de ces mots en langue française suggère d'autres couleurs : le sol et le son, où l'urubus résonne par son étrangeté et laisse croire à une appellation dans un idiome imaginaire. Le protopoème est peut-être, dans ces conditions, l'amorce langagière d'une intuition que rien ne confirme. Il n'y aurait là que son élan, son tâtonnement, comme si elle demeurait suspendue entre deux airs, destinée à œuvrer dans un perpétuel inachèvement.

D'emblée, on constate que les propositions mises en avant par Clarissa Baumann font état d'une forme de retrait à l'égard d'une immédiateté dans les évocations et les interprétations. Le passage par la performance, la vidéo, le texte ou l'image en atteste, car en procédant par recoupements et mises en relation, il semble s'agir de circonscrire un réel composé de plusieurs strates, lequel aurait perdu de sa contenance si on lui avait assigné une forme unique. Ne perdant rien de la poésie qui sied aux instigations dont on ne perçoit pas toujours les contours, la trajectoire envisagée par Clarissa Baumann procède ainsi par accumulations de symptômes et suggestions subreptices, en se polarisant toutefois autour d'un texte, celui de l'auteur angolais José Eduardo Agualusa, Milagrário Pessoal, dont deux extraits sont exposés sur les murs de la galerie. Le récit, oscillant entre fable et fiction, relate une série d'événements qui voit un personnage hériter d'une langue comparable à celle des oiseaux. Le travail d'écriture, mais aussi la narration, jouent des néologismes et de la phonétique pour dessiner des correspondances entre langage, spatialité et animalité. Une notion de territoire peut ainsi être mise en lumière, particulièrement lorsque son appropriation s'opère non tant sur le mode de la convention ou de l'arrangement que sur celui d'une gestuelle abstraite et intuitive, celle que composent le corps, la voix, la mémoire et assurément, la langue.

À cet égard, la performance intitulée Passarada, qui inaugure l'exposition, traduit idéalement les préoccupations de Clarissa Baumann tout en ouvrant un certain nombre de pistes intermédiaires. Avec la complicité de Kidows Kim et Olavo Vianna, 24 appeaux artisanaux en bois sont activés au milieu du public, puis portés au visage de manière à en dissimuler les traits. Apparait alors ce qui s'apparente à un masque dont la physionomie, entre vestige archaïque et objet de rituel, convoque des temps oubliés, des temps fantastiques. L'origine du son, lui, s'efface, tout en se confondant aux autres pièces sonores que comporte la galerie. Dans cette optique, trois éléments peuvent être précisés.

On remarquera d'abord l'importance du geste et la manière avec laquelle les mains façonnent les sens en sculptant les airs. Il est vrai que la gestuelle est d'importance pour Clarissa Baumann, les mains semblent toujours posséder une réalité chorégraphique, comme on le voit dans la vidéo TAC TAC (Bate-Pedra), aussi montrée dans l'exposition, où deux cailloux sont inlassablement frappés l'un contre l'autre, jusqu'à la fatigue et la dégradation des objets. Les mains, globalement, semblent dire l'interaction primordiale que tout corps, tout être noue avec son environnement immédiat, affirmant sa présence et sa capacité à interagir avec lui.

En second lieu, le fait de se dissimuler le visage derrière ces mêmes mains précise un récit où l'on se rend invisible aux yeux du monde ; non par crainte d'y être reconnu, mais pour amenuiser les codages identitaires qui nous gouvernent. Devenir imperceptible, ne plus porter de nom, s'unir à la multitude ample et informe, comme dans un souffle, est sans doute une façon de s'inscrire dans un rapport de cohésion avec ce qui est. C'est alors que l'on prend la mesure des rythmes et des lenteurs de ce qui nous submerge, de ce qui est à la fois présent et indiscernable, à l'image de cette autre vidéo, Araponga, qui nous plonge dans une forêt bien trop vaste pour qu'on s'y repère, égaré parmi les cris et les chants des mille êtres qui la peuple.

On peut considérer, en troisième lieu, la proximité qui s'esquisse avec le règne animal, moins dans la perspective de l'imiter, de lui ressembler ou de se métamorphoser en quelques-uns de ses représentants, qu'afin de prolonger ses itinérances. L'animal, en cela, n'est pas un être différent de nous autre. Il est un vivant qui compose avec son milieu, le même que le nôtre, fut-il inconnu et invisible. Sans doute serait-il plus juste de percevoir, à travers le vol du langage des oiseaux auquel fait référence le texte d'Agualusa, l'acquisition d'une aptitude qui consiste à se départir de notre humanité par trop assujettie aux fondements arbitrairement décidés - ce que l'on nomme peut-être la culture - pour recouvrer une posture essentielle, une situation que l'on pourrait qualifier, somme toute, de non-humaine.

À travers les diverses inspirations que soulève Clarissa Baumann, on perçoit l'acuité avec laquelle elle relève les nuances infimes de ce qui nous entoure, parfois à l'échelle du banal et du quotidien, nuances qui pourtant affleurent à des questionnements beaucoup plus étendus. Tout l'enjeu de sa pratique pourrait répondre de la nécessité de recueillir ces nuances, de les lire et de les interpréter. Aussi, ce n'est pas un hasard si la question du langage, entre autres, apparait avec insistance dans son travail, ici comme ailleurs. Les mots en effet personnifient l'expression de soi dans toute intention adressée au monde, en même temps qu'ils constituent une manière de s'en imprégner. Mais ces mots, finalement, ne sont que des mots, ils sont interchangeables et ce qui importe, finalement, comme semble nous le dire Clarissa Baumann, est l'effusion de sensibilité qui en émane, la matière qui s'en dégage, surtout lorsqu'on les récolte autrement que par les yeux de l'esprit. Dans ce cadre, l'exposition Protopoème : sol, sono & urubus n'oublie jamais d'inviter à une posture aussi poétique que contemplative.

Julien Verhaeghe, critique d'art

Vernissage de Clarissa Baumann "Protopoème : Sol, Sono & Urubus"
Clarissa Baumann

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Street-Art"
Location:
Galerie Libre Est L'Art
52, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, République
France
Mobile : +33 (0)6 50 53 34 40
Mail : galerie.libre_est_lart@yahoo.com
Internet Site : www.galerie-libre-est-lart.com
Description:
Vernissage de l'exposition "Street-Art"

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition collective "Petits Formats"
Location:
Galerie Art' et Miss
14, rue Sainte-Anastase
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 43 57 37 42
Fax : +33 (0)8 21 90 17 48
Mail : artetmiss@free.fr
Internet Site : www.artetmiss.fr
Description:
Du 29 novembre au 24 décembre 2018
Vernissage samedi 8 décembre (18h-20h)

avec Nam Trân

Sur le thème « PETITS FORMATS », l'artiste peintre d'origine vietnamienne Nam Trân présente, avec une quinzaine d'autres artistes, quelques nouvelles créations sur toiles pour les Fêtes, à la galerie Art'et Miss située au coeur du Marais de Paris.

http://www.namtran.fr

Vernissage de l'exposition collective "Petits Formats"

19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
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