Saturday, January 12, 2019
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12
January 2019
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  Célébration du Nouvel An Berbère - Yennayer
Location:
UNLOCATED
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Description:
Yennayer est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'antiquité par les Berbères à travers l'Afrique du nord. Il correspond au premier jour de janvier du Calendrier julien, qui aujourd'hui est décalé de 13 jours par rapport au Calendrier grégorien, soit le 14 janvier de chaque année. Suite probablement à une erreur des premières associations culturelles qui ont prôné le retour à cette fête traditionnelle, menacée de disparition, l'opinion que la date traditionnelle est le 12 janvier est très répandue -surtout en Algérie.

Vers 1968, l'Académie berbère a proposé de créer une "ère berbère" tout comme il y a une ère chrétienne et une islamique, et a fixé comme an zéro du calendrier berbère les premières manifestations connues de la civilisation berbère, au temps de l'Égypte ancienne, lorsque le roi numide Chechonq Ier (Cacnaq) fondateur de la 22e dynastie égyptienne prit le trône et devint pharaon en Égypte. Avant d'envahir la Palestine, il réunifia l'Égypte en l'an 950 avant J.-C. À Jérusalem, il s'empara de l'or et des trésors du temple de Salomon (un grand évènement cité dans la Bible).

Le nom de yennayer provient du nom latin du mois, ianuarius ou januarius, lui même nommé en l'honneur de Janus (mythologie), dieu romain des portes et des ouvertures.

Exposition d'Erwin Redl "Light matters"
Location:
Fondation EDF
Espace EDF Electra
6, rue Récamier
75007 Paris
M° Sèvres - Babylone
France
Phone : +33 (0)1 53 63 23 45
Internet Site : fondation.edf.com
Description:


Light Matters, une immersion dans la lumière

30/11/2018 - 03/02/2019
Entrée libre du mardi au dimanche
12h-19h (sauf jours fériés)

Exposé pour la première fois à Paris, l'artiste autrichien, Erwin Redl inverse le traditionnel rapport entre virtuel et réel. Au coeur des 400 m2 de la Fondation Groupe EDF, il crée une oeuvre immersive composée de milliers de LED programmables de couleur bleu et rouge, qui traduisent les états émotionnels que traverse le visiteur, invité littéralement à pénétrer et expérimenter cet univers numérique et sensoriel.

Avec cette installation qui s'inscrit dans la série MATRIX (États-Unis, Autriche, Italie, Allemagne, Corée du sud...) Erwin Redl traduit dans l'espace physique le langage esthétique abstrait de la réalité virtuelle et de la modélisation 3D, structurant un environnement architectural par de grandes installations lumineuses.


LIGHT MATTERS

Light matters est une installation lumineuse immersive menant à une expérience totale. Les visiteurs pénètrent dans un labyrinthe de lumières LED réparties sur deux étages et dont les tons varient lentement entre le rouge et le bleu. Ces deux couleurs délimitent le spectre chromatique visible ainsi que celui des émotions humaines. Le rouge représente l'extrême de la sensualité et le bleu son contrepoint froid et rationnel. L'expérience esthétique immersive alliée aux aspects technologiques particulièrement sophistiqués brouille la frontière entre réel et virtuel.

Avec la dimension architecturale de l'œuvre, toute personne simplement «présente» devient un véritable élément de celle-ci en faisant partie intégrante de l'installation.

Erwin Redl joue ainsi entre la matière et la lumière, le réel et le virtuel, questionnant la place du corps et de ses sensations dans leur rapport à l'œuvre d'art et à l'univers du numérique.

Dans cette nouvelle «matrice », l'espace est alors perçu comme une seconde peau, la peau sociale qui enveloppe chacun des visiteurs lors de cette expérience physique déroutante.

Un monde virtuel où la disparition du corps dans l'œuvre interroge la disparition de la matière et de soi et jusqu'à la disparition de l'humain, de l'histoire, de l'espace et du temps.


À PROPOS D'ERWIN REDL

Erwin Redl est né à Gföhl, Autriche, en 1963. Il s'établit aux États-Unis en 1993, et vit à Bowling Green, Ohio, et New York City.

Son travail découle d'un mélange de pensée conceptuelle-structurale et d'une maîtrise totale des médias traditionnels aussi bien qu'électroniques. Doté d'un master en art numérique (School of Visual Arts, New York) et d'une licence en composition musicale (Université de Vienne), l'artiste est libre d'étendre sa pratique au-delà du contexte communément associé aux arts plastiques.

La taille de ses installations atteint très souvent des proportions quasi architecturales. Son travail fut exposé lors de la Whitney Biennial de 2002 sous la forme d'une grille de lumières LED recouvrant toute la façade du musée. En 2017, son immense installation lumineuse « Whiteout » occupait une place de premier plan au Madison Square Park au cœur de Manhattan. L'œuvre incorporait des centaines de sphères blanches en suspension, chacune d'entre elles munie d'une ampoule LED programmable de façon à former un tapis blanc lumineux sur toute la pelouse centrale du parc.

Ses œuvres font partie des collections des institutions nationales et internationales les plus prestigieuses, parmi lesquelles le Whitney Museum of American Art de New York, le Musée d'art contemporain de San Diego, le Milwaukee Art Museum et Borusan Contemporary à Istanbul, ainsi que de collections privées de premier ordre.

Pour l'installation Light Matters, Erwin Redl est conseillé par Richard Castelli, Directeur d'EPIDEMIC.

Vernissage d'Erwin Redl "Light matters"

08:00  
09:00  
10:00 [10:00-12:00] Voeux du maire de Mitry-Mory
Location:
Mitry-Mory
Mitry-Mory
77290 Mitry-Mory
M° Gare SNCF de Mitry - Claye
France
Internet Site : www.mitry-mory.fr
Description:
Maison de quartier de Mory/Acacias
24 rue Pablo Picasso

Vœux du maire de Mitry-Mory


[11:00-21:00] Vernissage d'Hippolyte Hentgen "Sunday in Kyoto"
Location:
Semiose galerie-éditions
54, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : b.porcher@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
12.01.2019 - 09.02.2019

À l'inverse de ce qu'un rapide regard pourrait donner à percevoir des œuvres de Hippolyte Hentgen - disons leur virtuosité -, ce qui frappe, lorsqu'on les examine attentivement, c'est leur ambition : une singulière utopie visuelle, fondée sur un désir de partage d'images précieusement collectées. Les sources graphiques, venues pour la plupart de la culture dite populaire (cartoon, dessins d'humour, motifs abstractisants de tissus ou de papiers peints, documents de vulgarisation scientifique, cartes postales illustrées), ont une vertu performative assurément exploitées avec brio par Hippolyte Hentgen, mais leur entreprise apparaît d'une autre nature que le collage, le photomontage ou le détournement tels qu'ils ont été abondamment pratiqués depuis plus d'un siècle. Ce à quoi nous assistons avec Hippolyte Hentgen ressemble davantage à une sorte de créolisation des images, comme on le dit d'une langue.

Précisons : s'il n'y a pas de créolisation sans langue de départ, laquelle au contact d'une autre ou de plusieurs autres se métamorphose, aucun des éléments qui la constitue finalement ne s'impose. Ce que corrobore Édouard Glissant, le grand théoricien de la créolité : « la créolisation suppose que les éléments culturels mis en présence doivent obligatoirement être "équivalents en valeur" pour que cette créolisation s'effectue réellement. » Dans le cas de Hippolyte Hentgen, la langue de départ c'est le dessin, nourri visuellement d'autres dessins, d'autres images, d'autres références, chacun chargé d'une qualité plastique propre mais aussi d'un signifiant qu'ils ne perdent pas à son contact. Glissant dit de la créolisation appliqué à l'art que « c'est un métissage [...] qui produit de l'inattendu. Il parle aussi de « poétique de la relation ». Celle-ci participe de fait moins de l'appropriation (assimilable à un vol) ou du recyclage (utilitairement récupérateur) que de l'échange généreux, chaque élément imprégnant l'autre sans logique apparente sinon celle de l'entrelacement visuel, voire de résonances mystérieuses, à lire comme la métaphore d'une parfaite égalité entre les imaginaires convoqués et la mémoire qu'ils portent. En d'autres termes, il s'agit davantage de pollinisation que de mixage post-moderne ou de montage. Mais la dimension transformatrice du matériau premier (le cartoon, les motifs abstractisants, etc.) par le dessin, participe aussi de sa fonction critique. Car il s'agit bien de cela : de dessin. Et plus précisément d'alchimie du dessin, comme il en est du verbe. Oui, du verbe, celui de Rimbaud : « J'aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires... » Désuétude parfois des sources de Hippolyte Hentgen ? Disons plutôt trans-historicité. Fécondation du passé dans le présent. Glissement du connu, du repéré, vers l'impensé, l'inconnu, l'étrange. Le dessin inclut assurément cette potentialité.


Terra Incognita ? Pas tout à fait pourtant : car, retour d'un séjour à la Villa Kujoyama de Kyoto, le Japon est là, dans la série d'œuvres présentées à la galerie Semiose, épicentre autour duquel tournent comme une toupie des territoires plus indéfinissables. Il est inscrit dans ses signes. Si Roland Barthes a pu noter, ravi pour lui-même de ce constat, que leur signifié échappe pour une large part à l'œil occidental, il n'en est pas moins tombé sous leur charme comme la plupart des voyageurs émerveillés par maints détails, réinventant plus ce qu'il a vu ou lu que témoignant d'une réalité culturelle informée. Hippolyte Hentgen, puisant dans l'imagerie japonaise, rêve de métissages déviants, de polyphonies inédites, d'audaces associatives, échappant de fait aux signifiants univoques ou aux interprétations réductrices. Le collectage s'ouvre à de nouvelles figurations populaires, invitant le regardeur à la dérive mentale. La chose, se demandera-t-on non sans raison, n'était-elle pas déjà présente à la fin du XIXe siècle lorsque les Impressionnistes découvraient les estampes, tissus, éventails, paravents, et autres jardins japonais ? Ce serait mal comprendre la démarche d'Hippolyte Hentgen que de lui faire ce procès. Celle-ci se situe du côté du dessin, fondée sur une quête de simplicité inventive dans l'espace du tableau, comme celle, du reste, des Impressionnistes, considérée à tort comme exotique. Du dessin pour lui-même. Là réside, répétons-le, la « langue » de départ d'Hippolyte Hentgen, davantage que dans le signe japonais, celui-ci serait-il dominant. Rien d'étonnant pourtant à ce que subsiste - au contraire d'un Barthes nourrissant le fantasme d'un « vide artificiel » - l'imaginaire des images, avec leur expressivité singulière. Il enrichit poétiquement un vocabulaire plastique déjà foisonnant. Il le créolise. Accueillant, cette fois, le Japon, ce n'est pas tant du Japon dont il est question que de la complexité, y compris graphique, du monde. L'odyssée vient de commencer.

Arnaud Labelle-Rojoux

Vernissage d'Hippolyte Hentgen "Sunday in Kyoto"
Hippolyte Hentgen, Sanjo Dori, 2018



[12:00-20:00] Vernissage de Daniel Dezeuze "sous un certain angle"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
12 JANVIER - 9 MARS 2019
VERNISSAGE LE SAMEDI 12 JANVIER 2019 DE 12H À 20H

Quel est le destin du tableau dans le foisonnement universel des écrans et des images ?

Dès les années 1960, Daniel Dezeuze, co-fondateur de Supports/Surfaces, a pressenti cette évolution exponentielle.

L'artiste poursuit depuis lors un travail qui s'articule autour de la remise en question de la peinture, de la cimaise et de l'espace. Radical, Daniel Dezeuze a utilisé le châssis comme support de cette mise en cause. Débarrassé de la toile, il retourne les tableaux contre le mur, joue du vide et de la tridimensionnalité : en dépassant les limites de la tradition picturale, Daniel Dezeuze lui ouvre un nouvel espace.

Aussi, dans la première partie de cette nouvelle exposition, Daniel Dezeuze fait à sa manière une éloge du tableau et de la peinture qu'il aime : angles, charpentes aux couleurs vives, surfaces ajourées. A mi-chemin entre peinture et sculpture, son œuvre, inclassable, se situe « entre la mise à nu de la peinture, à travers celle du tableau, et sa relation à l'espace » explique Guy Tosatto.

Alors que paraît un ouvrage monographique consacré aux différentes époques dessinées de l'artiste, Daniel Dezeuze, Dessins, 1960-2018, publié par Skira et la galerie Templon (textes de Olivier Kaeppelin et Pierre Manuel, 320 pages), la deuxième partie de l'exposition est consacrée aux dessins de Daniel Dezeuze.

Présentés comme la chair qui complète les ossatures de la première salle, ces dessins faits en Italie, d'autres sur Lascaux ou sur l'art des fortifications et des géométries flottantes, renvoient également à la question de l'angle, de l'ajouré et à l'obsession de l'artiste à « saisir l'insaisissable ». Avec le dessin, Daniel Dezeuze se libère des pesanteurs et laisse s'exprimer la légèreté et le plaisir : une autre façon de voir le monde Sous un certain angle.


Né en 1942 à Alès, Daniel Dezeuze vit et travaille à Sète. Il a été largement exposé depuis les années 1970; plus récemment le FRAC Occitanie à Montpellier a consacré une grande exposition à ses dessins fin 2015. Ces dernières années on a pu voir son travail à Los Angeles (Cherry and Martin Gallery) et à New York (Gallery Canada) en 2014 ; au MAMAC à Nice (2012), à la CENTRALE for contemporary art de Bruxelles (2009), au Musée Fabre de Montpellier (2009).

En 2017, il a participé aux expositions collectives Supports/Surfaces, Les origines, au Carré d'Art Jean Bousquet de Nîmes et The Surface of the East Coast, From Nice to New York au 109, à Nice, et le Musée de Grenoble lui a consacré une grande rétrospective. Son œuvre influence aujourd'hui toute une nouvelle génération de peintres américains et fait l'objet d'une redécouverte critique outre - Atlantique.


Une séance de signatures de l'ouvrage Daniel Dezeuze, Dessins, 1960-2018 se tiendra à la Librairie Flammarion du Centre Pompidou le samedi 12 janvier de 17h à 18h.

Vernissage de Daniel Dezeuze "sous un certain angle"
Daniel Dezeuze, En vérité, 2018, acrylic on wood, 76 x 45 cm, 30 x 17 3/4 in., unique

[12:00-20:00] Vernissage de Jitish Kallat "Phase Transition"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
GALERIE TEMPLON
28 RUE DU GRENIER SAINT-LAZARE

12 JANVIER - 9 MARS 2019
VERNISSAGE LE SAMEDI 12 JANVIER 2019 DE 12H À 20H

Né en 1974, Jitish Kallat compte parmi les voix indiennes les plus reconnues sur la scène internationale. Son travail, multiforme et méditatif, se déploie depuis vingt ans comme une cartographie imaginaire qui connecte le quotidien et le cosmique. Phase Transition marque le retour de l'artiste à la peinture après cinq ans d'interruption. Jitish Kallat propose une exposition en tension entre énergie vitale et destruction, croissance et disparition. Ces dernières années, les recherches au long cours de l'artiste sur la question du temps, de la fugacité, de la subsistance, du cosmos, ont pris la forme de grands dessins, de vidéos d'animation, d'œuvres photographiques et de sculptures.


Jitish Kallat vit et travaille à Mumbai. Il a été largement exposé par des institutions internationales. En 2017 la National Gallery of Modern Art de New Delhi lui consacrait Here After Here, une rétrospective sous le commissariat de Catherine David. Publiée par Prestel à l'automne 2018, la nouvelle monographie de Jitish Kallat revient sur ce parcours.

Parmi ses expositions personnelles d'envergure on peut citer celles au CSMVS Museum, Mumbai (2016), à la Art Gallery of New South Wales, Sydney (2015), au San José Museum of Art (2013), au Ian Potter Museum of Art, Melbourne (2012), au Dr. Bhau Daji Lad Museum, Mumbai (2011), à l'Art Institute of Chicago (2010) et au Philadelphia Museum of Art. Il a participé à nombre d'expositions collectives à la Tate Modern, Londres (2001), au Palais des Beaux-Arts, Bruxelles (2006), à la Art Gallery of Ontario, Toronto (2007), au Martin Gropius Bau, Berlin et au Mori Art Museum, Tokyo (2008), au Museum Tinguely de Bâle et au Musée national d'art moderne-Centre Pompidou à Paris (2011), au Museum of Contemporary Art Australia à Sydney (2016). Jitish Kallat a également participé à de nombreuses biennales dont celle de la Havane (2000) et de Gwangju (2006) et il a été le directeur artistique de la biennale de Kochi-Muziris (Inde) en 2014, à laquelle il participe de nouveau en 2018-2019.

Vernissage de Jitish Kallat "Phase Transition"
Ill: Jitish Kallat, Palindrome/Anagram Painting, 2017-2018, mixed media on canvas, 243.8 x 182.9 cm, 86 x 72 in.

[12:00-14:00] Voeux du maire de Santeny
Location:
Santeny
Santeny
94440 Santeny
France
Internet Site : www.mairie-santeny.fr
Description:
Vœux du maire de Santeny

Espace Montanglos - 3 route de Marolles

[12:30-15:00] Voeux du maire de Morsang-sur-Orge
Location:
Morsang-sur-Orge
Morsang-sur-Orge
91390 Morsang-sur-Orge
France
Internet Site : www.morsang.fr
Description:
Vœux du maire de Morsang-sur-Orge

Marjolaine Rauze, Maire, et la Municipalité vous donnent rendez-vous le samedi 12 janvier 2019 pour la traditionnelle cérémonie des vœux.

Au gymnase René-Rousseau (allée des Pervenches), l'allocution de Mme la Maire sera suivie d'un buffet concocté par les agents de la cuisine municipale.

L'ouverture des portes se fera dès 12h30.





[14:00-16:00] Voeux du maire de Mitry-Mory
Location:
Mitry-Mory
Mitry-Mory
77290 Mitry-Mory
M° Gare SNCF de Mitry - Claye
France
Internet Site : www.mitry-mory.fr
Description:
Maison de quartier de la Briqueterie
3 rue André Carrez

Vœux du maire de Mitry-Mory

[14:00-19:00] Voeux du maire du Kremlin-Bicêtre
Location:
Le Kremlin-Bicêtre
Le Kremlin-Bicêtre
94270 Le Kremlin-Bicêtre
M° Le Kremlin-Bicêtre
France
Internet Site : www.kremlinbicetre.fr
Description:
Vœux du maire du Kremlin-Bicêtre

Gymnase Jacques Ducasse
5 Boulevard Chastenet de Géry
94270 Le Kremlin-Bicêtre

Fêtons ensemble la nouvelle année ! Du 12 au 17 janvier, la municipalité propose cinq rendez-vous aux Kremlinois. Cette nouvelle formule, plus conviviale et plus festive donnera plus de proximité à ce grand rendez-vous annuel !

Samedi 12 janvier : Grand goûter !
A partir de 14h au gymnase Jacques Ducasse

Des animations pour les plus petits, un clown, un magicien, un caricaturiste, des maquilleurs, ...
Des spectacles à partir de 16h avec l'humoriste Kader Bueno, des représentations musicales par le conservatoire, ...
Des confiseries, des gâteaux et des boissons pour fêter en toute convivialité la nouvelle année !
Et bien d'autres animations !
Des vœux dans les quartiers

Cette année, les Kremlinois sont conviés à des vœux dans l'un des quatre quartiers de la ville.

Lundi 14 janvier à 19h
Au Centre social Germaine Tillion

Mardi 15 janvier à 19h
Au club Antoine Lacroix

Mercredi 16 janvier à 19h
A l'école Benoît Malon

Jeudi 17 janvier à 19h
A l'espace André Maigné






[15:00-18:00] Dédicace de Blutch pour "Pétrone-Blutch : une rencontre"
Location:
Galerie Barbier & Mathon
10, rue Choron
75009 Paris
M° Notre-Dame-de-Lorette, Saint-Georges, Cadet
France
Mobile : +33 (0)6 80 06 29 95
Mail : info@barbiermathon.com
Internet Site : www.barbiermathon.com
Description:
Blutch dédicacera Pétrone - Blutch : une rencontre, éditions Marie Barbier (ce titre uniquement) le samedi 12 janvier de 15h à 18h.

Dédicace de Blutch pour "Pétrone-Blutch : une rencontre"
Dédicace de Blutch pour "Pétrone-Blutch : une rencontre"

Pétrone - Blutch : Une rencontre

Edité par Marie Barbier Éditions.

L'ouvrage confronte le roman antique de Pétrone, le Satiricon, au dessinateur talentueux qui l'a adapté, Blutch. L'album, rebaptisé Péplum, sort en 1997 aux éditions Cornélius après bien des aléas. « Je n'ai jamais voulu suivre la trame du livre, ç'aurait été complètement inutile, mais j'ai tout de même cherché à traduire la -poésie de cette langue - de la traduction que j'avais en tout cas. »
Un livre sur la création artistique, dans la veine du Flaubert - Druillet.

ISBN : 978-2-9561-193-2-6
24 x 30 cm
128 pages

Tirage de tête à 170 exemplaires avec dos toilé, numérotés et signés, accompagnés d'une sérigraphie inédite, numérotée et signée par l'artiste.
Disponible uniquement à la Galerie Barbier & Mathon.

[15:00-17:00] Mariage des Nounours des Gobelins
Location:
Mairie du 13ème arrondissement
1, Place d'Italie
75013 Paris
M° Place d'Italie
France
Phone : +33 (0)1 44 08 13 13
Internet Site : mairie13.paris.fr
Description:
Mariage des Nounours des Gobelins

Après avoir fait craquer de très nombreux parisiens du 13ème arrondissement de la capitale, les Nounours des Gobelins annoncent leur départ avant un retour attendu au printemps 2019. Mais avant cela, les Nounours s'apprêtent à célébrer deux évènements importants : un mariage ce samedi 12 janvier puis un goûter de départ prévu le samedi 26 janvier, à la Mairie du 13ème.

C'est certain, beaucoup regretteront les Nounours des Gobelins... A découvrir depuis la fin octobre dans les commerces et sur les terrasses du quartier parisien, entre les 5ème et 13ème arrondissements, ces nounours en peluche géant se sont affichés partout : dans les pharmacies, librairies, cavistes, opticiens... A chaque fois dans des situations différentes : à table, en pleine lecture, dans une salle de sport... Ils ont installé leur mignonnerie aux Gobelins pour notre plus grand bonheur !

Seulement voilà, les Nounours des Gobelins s'apprêtent à dire au revoir aux parisiens... mais c'est pour mieux revenir ! Les nounours prévoient en effet de montrer à nouveau leur joli minois dès le printemps prochain.

En attendant, ils comptent célébrer un heureux évènement : le mariage d'un couple d'ours. La cérémonie se tiendra à la Mairie du 13ème arrondissement de Paris ce samedi 12 janvier 2019 à 15h. Accessible uniquement sur invitation via la Page Facebook des Nounours des Gobelins, le public pourra toutefois se réunir sur le Parvis de la Mairie pour assister à la sortie des ours mariés.

On rappelle que ce couple d'oursons a déjà donné naissance à leur petit en plein milieu du restaurant Le Banquier.

La suite ? Un goûter de départ géant fixé le samedi 26 janvier 2019 à 15h30 à la salle des fêtes de la Mairie du 13ème arrondissement. Ouvert à tous cette fois-ci, il faudra tout de fois faire preuve de générosité et ramener obligatoirement un gâteau ou une bouteille pour pouvoir rentrer.

Les Nounours des Gobelins prendront ensuite congés pendant plusieurs mois et prévoient de revenir au printemps nous enthousiasmer et nous attendrir de nouveau.

Mariage des Nounours des Gobelins

Mariage des Nounours des Gobelins

Mariage des Nounours des Gobelins

[15:00-18:30] New Year's Drink with Eddie
Location:
GCA Gallery
2, place Farhat Hached
75013 Paris
M° Tram 3a Avenue de France, Bibliothèque François Mitterrand
France
Mobile : +33 (0)6 09 07 75 99
Mail : info@gcagallery.fr
Internet Site : www.gcagallery.fr
Description:
A l'occasion de cette nouvelle année, la GCA Gallery vous invite à venir rencontrer Eddie Colla qui dédicacera des sérigraphies. Venez visiter l'exposition MEMORANDUM et boire un verre avec nous


Dans le cadre de l'exposition d'Eddie Colla "Memorandum"

Jusquau 19 janvier 2019

La GCA Gallery vous invite au vernissage de la prochaine exposition personnelle de l'artiste Eddie COLLA. Il s'agit de la deuxième collaboration entre Eddie Colla et GCA Gallery

Vernissage d'Eddie Colla "Memorandum"

MEMORANDUM est à la fois un enregistrement et un rappel pour l'avenir. Cela fonctionne pour moi dans cette dualité.

Ces portraits me permettent d'exprimer une vision, un avertissement et un rappel. Un rappel sur les conséquences et sur la persévérance et la force. Je suis venu à Paris il y a cinq semaines pour faire 57 portraits photo et 10 portraits vidéo. Une sorte de catalogue. J'ai photographié des amis et des amis d'amis. La sélection des personnes était assez aléatoire et nullement organisée. Chaque personne photographiée est dans l'exposition. Chacun est une collaboration entre moi et le sujet dans lequel le sujet est à la fois exposé et fictionnel. C'est la collaboration. Prendre ce qui est inhérent au sujet et projeter ce que j'essaie de transmettre concernant l'avenir et les résultats possibles.

Ensemble, nous créons des portraits de personnes qui n'existent pas dans des circonstances qui ne se sont pas encore produites. Les portraits invitent le spectateur à se retrouver ou à faire partie de lui-même dans ces images. Il existe également une invitation à examiner de plus près les conséquences de nos moyens actuels.

Sur le plan personnel, il s'agit d'un enregistrement ou d'un document d'un lieu et d'une heure. Les personnes que j'ai rencontrées, mes amis et Paris en 2018. Cette fonction ne sera réalisée que dans le futur. Un moment où mes souvenirs de cette époque s'estomperont, les conversations deviendront plus difficiles à retenir et les détails s'évaporerons. Ce sera mon disque, mon appareil mnémonique.

Une note à mon futur moi.

Eddie Colla

Vernissage d'Eddie Colla "Memorandum"

Vernissage d'Eddie Colla "Memorandum"

[15:00-18:00] Rencontre avec Elsa Guillaume
Location:
Backslash Gallery
29, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, République
France
Phone : +33 (0)9 81 39 60 01
Mobile : +33 (0)6 63 60 14 48
Mail : info@backslashgallery.com
Internet Site : www.backslashgallery.com
Description:
Elsa guillaume nous détaillera son expérience sur le bateau Tara Expéditions, navire scientifique au service de l'océan pour mieux anticiper l'impact du changement climatique.
Elle sera accompagnée de Xavier Bougeard (Tara Expéditions) et de l'artiste Nicolas Floc'h qui a également participé à l'expédition.
La rencontre sera suivie d'un goûter.

Rencontre avec Elsa Guillaume

[15:00-20:00] Vernissage de Carole Benzaken "LÀ-BAS...TOI"
Location:
Galerie Nathalie Obadia (Bourg Tibourg)
18, rue du Bourg Tibourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 53 01 99 76
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
12 janvier - 23 février 2019
vernissage samedi 12 janvier de 15h à 20h

3, rue du Cloître Saint-Merri
18, rue du Bourg-Tibourg
75004 Paris

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter Là-bas...Toi, la huitième exposition personnelle de Carole Benzaken depuis 1993, qui investira pour la première fois simultanément les deux galeries rue du Bourg-Tibourg et rue du Cloître Saint-Merri.

En construisant depuis près de 30 ans une œuvre polysémique qui rançonne les flux d'images pour prélever des instantanés, Carole Benzaken élabore méthodiquement un travail homogène qui n'empêche nullement les ramifications hétérogènes de se former. L'artiste questionne la profusion et la précipitation avec lesquelles ces images nous assaillent en permanence, provoquant un sentiment de satiété quant à une multiplicité visuelle qui n'est jamais assouvie.

Dans la galerie de la rue du Bourg-Tibourg, Carole Benzaken présentera la série des Greffes, huit tableaux de format identique dont les variations chromatiques manœuvrent du vert acide au plus amical des roses. Le sujet de l'œuvre est dissimulé par la peinture et se dérobe à notre capacité de reconnaissance tant les effets d'accélérations de vitesse le masquent. Seules quelques lignes verticales viennent battre la mesure de cette frénétique horizontalité, scandant les folles échappées du pinceau de l'artiste. En une oralité et une musicalité éloquente («Je peins comme je parle» dit l'artiste), ces tableaux emportent le spectateur dans une course spatiale et temporelle puissante.

De la même manière, la série des Au réveil, il était midi* présentée à la galerie de la rue du Cloître Saint-Merri, contrarie aussi notre entendement. Si l'on pense distinguer des arbres, des habitations, des murailles ou un paysage sous la neige ; la succession de cadres tels des fenêtres d'écrans hypertextuels qui viendraient se surimposer aux meurtrissures froissées de peinture blanche (fourmillement de lettres oubliées ou d'une nuée de volatiles) déjouent toute tentative d'identification raisonnée. Après les (Lost) Paradise, ces peintures nous parlent de lieux archétypaux où l'empreinte des hommes serait brouillée par le processus pictural superposant un ensemble de couches plus ou moins translucides. Ces paysages sont illuminés par un trouble perceptif analogue aux vibrations lumineuses et colorées des écrans contemporains.

Les œuvres sur papier Portée d'Ombres perpétuent ce sentiment de défaillance de la représentation, de cette figuration si trompeuse qu'elle en devient abstraite.En écho à la division par tranche et lamelles verticales, ces dessins à l'huile en bâton reprennent le motif cher à Carole Benzaken des branchages, comme manifestations imagées de la filiation, de la racine à la transmission. Tandis que les petits Oliviers Rouges cuits dans le verre cadencent la galerie d'une vivacité colorée agissante comme contrepoints des Greffes, les deux grands Trees tempèrent l'accrochage avec la sérieuse impénétrabilité d'une forêt de bouleau.

Dans la lignée des paysages africains, des (Lost) Paradise, des I-Bowa, des Od drzwi do drzwi ou de Saviv Saviv qui incarnaient alors des questions de mémoire traumatiques et textuelles, ce nouvel ensemble d'œuvres permet une incursion inédite dans la généalogie personnelle de l'artiste. Tandis que la contamination continue à se déployer (déplier) dans l'espace, Carole Benzaken poursuit ses expérimentations picturales et ses déplacements nécessaires en informant chaque monde technique par un autre, problématisant ainsi son désir de peindre et de penser l'image aujourd'hui.

* Extrait du poème L'Aube, d'Arthur Rimbaud


Née en 1964 à Grenoble, Carole Benzaken vit et travaille à Paris.

Diplômée en 1990 de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Carole Benzaken fait une entrée remarquée sur la scène artistique en exposant à la Fondation Cartier pour l'art contemporain dès 1994.

Lauréate du Prix Marcel Duchamp 2004, elle présente l'exposition Search for the New Land à l'espace 315 du Centre Pompidou. Le travail de Carole Benzaken a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles telle l'exposition monographique au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme à Paris en 2011, au Musée des Beaux-Arts de Nancy au printemps 2014 ainsi qu'à la BWA Contemporay Art Gallery à Katowice, en Pologne à l'automne 2015. Plus récemment, elle a aussi bénéficié d'expositions personnelles au prestigieux Carré Saint-Anne à Montpellier, au Museum Slaskie à Katowice, Pologne en 2016, ou au Musée de Louviers en 2017.

Elle a bénéficié d'expositions significatives dans des institutions prestigieuses, notamment avec La terre la plus contraire à la Fondation Fernet Branca (Saint Louis, France), Invitation au Voyage - 15 ans du Prix Marcel Duchamp en 2015 à La Centrale (Belgique), Miss Dior en 2015 (Pékin, Chine), Une spiritualité au féminin en 2013 au Musée d'Art Sacré (Dijon, Musée du Hiéron, Paray-le-Monial, France), Palmiers, palmes et palmettes en 2013 au Musée Masséna (Nice, France), Elles@centrepompidou en 2009 au Centre Pompidou (Paris, France), Contemporary Cool and Collected en 2007 au Mint Museum of Art, (Charlotte, USA), Eye on Europe : Prints, books and multiples, 1960 to now en 2007 au MOMA (New-York, États-Unis).

L'œuvre de Carole Benzaken est présente dans de prestigieuses collections publiques et privées, telles que la Royal Academy of Arts (Londres, Royaume-Uni), le Museum of Modern Art (New-York, États-Unis), le Musée d'Art Contemporain du Val de Marne (MAC/VAL, Vitry, France), le Fonds Régional d'Art Contemporain (Alsace, France), le Musée national d'art moderne - Centre Pompidou (Paris, France), le Fonds National d'Art Contemporain (France), le Fonds Régional d'Art Contemporain (Midi-Pyrénées, France), la Fondation Cartier (Paris, France), le Fonds Régional d'Art Contemporain d'Ile de France (France), Fonds Régional d'Art Contemporain (Auvergne, France), la Collection Fondation LVMH (France).

Son travail a également fait l'objet de plusieurs commandes publiques comme pour le Mobilier National en 1998 avec la réalisation d'une tapisserie, l'Eglise Saint-Sulpice de Varennes-Jarcy en 1997-2001 avec la production de vitraux, le hall du 32, rue Blanche à Paris en proposant un polyptyque verrier monumental rétro-éclairé et programmé en 2009-2012.

Carole Benzaken fut récompensée par de nombreux prix et distinctions, notamment avec le Prix Albert Rocheron en 1991, en étant nommée Chevalier des Arts et lettres en 1998, puis Officier des Arts et des Lettres en 2008, puis Chevalier de la Légion d'honneur en 2011.

En 2019, son travail fera l'objet d'expositions personnelles au printemps à L'Abbaye de Cluny - invitée par le Centre des Monuments Nationaux, et pendant l'été au Château de Tournon à Tournon sur Rhône.

Vernissage de Carole Benzaken "LÀ-BAS...TOI"
Vue d'atelier, 2018 © David Bordes

[15:00-20:00] Vernissage de Carole Benzaken "LÀ-BAS...TOI"
Location:
Galerie Nathalie Obadia
3, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 74 67 68
Fax : +33 (0)1 42 74 68 66
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
12 janvier - 23 février 2019
vernissage samedi 12 janvier de 15h à 20h

3, rue du Cloître Saint-Merri
18, rue du Bourg-Tibourg
75004 Paris

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter Là-bas...Toi, la huitième exposition personnelle de Carole Benzaken depuis 1993, qui investira pour la première fois simultanément les deux galeries rue du Bourg-Tibourg et rue du Cloître Saint-Merri.

En construisant depuis près de 30 ans une œuvre polysémique qui rançonne les flux d'images pour prélever des instantanés, Carole Benzaken élabore méthodiquement un travail homogène qui n'empêche nullement les ramifications hétérogènes de se former. L'artiste questionne la profusion et la précipitation avec lesquelles ces images nous assaillent en permanence, provoquant un sentiment de satiété quant à une multiplicité visuelle qui n'est jamais assouvie.

Dans la galerie de la rue du Bourg-Tibourg, Carole Benzaken présentera la série des Greffes, huit tableaux de format identique dont les variations chromatiques manœuvrent du vert acide au plus amical des roses. Le sujet de l'œuvre est dissimulé par la peinture et se dérobe à notre capacité de reconnaissance tant les effets d'accélérations de vitesse le masquent. Seules quelques lignes verticales viennent battre la mesure de cette frénétique horizontalité, scandant les folles échappées du pinceau de l'artiste. En une oralité et une musicalité éloquente («Je peins comme je parle» dit l'artiste), ces tableaux emportent le spectateur dans une course spatiale et temporelle puissante.

De la même manière, la série des Au réveil, il était midi* présentée à la galerie de la rue du Cloître Saint-Merri, contrarie aussi notre entendement. Si l'on pense distinguer des arbres, des habitations, des murailles ou un paysage sous la neige ; la succession de cadres tels des fenêtres d'écrans hypertextuels qui viendraient se surimposer aux meurtrissures froissées de peinture blanche (fourmillement de lettres oubliées ou d'une nuée de volatiles) déjouent toute tentative d'identification raisonnée. Après les (Lost) Paradise, ces peintures nous parlent de lieux archétypaux où l'empreinte des hommes serait brouillée par le processus pictural superposant un ensemble de couches plus ou moins translucides. Ces paysages sont illuminés par un trouble perceptif analogue aux vibrations lumineuses et colorées des écrans contemporains.

Les œuvres sur papier Portée d'Ombres perpétuent ce sentiment de défaillance de la représentation, de cette figuration si trompeuse qu'elle en devient abstraite.En écho à la division par tranche et lamelles verticales, ces dessins à l'huile en bâton reprennent le motif cher à Carole Benzaken des branchages, comme manifestations imagées de la filiation, de la racine à la transmission. Tandis que les petits Oliviers Rouges cuits dans le verre cadencent la galerie d'une vivacité colorée agissante comme contrepoints des Greffes, les deux grands Trees tempèrent l'accrochage avec la sérieuse impénétrabilité d'une forêt de bouleau.

Dans la lignée des paysages africains, des (Lost) Paradise, des I-Bowa, des Od drzwi do drzwi ou de Saviv Saviv qui incarnaient alors des questions de mémoire traumatiques et textuelles, ce nouvel ensemble d'œuvres permet une incursion inédite dans la généalogie personnelle de l'artiste. Tandis que la contamination continue à se déployer (déplier) dans l'espace, Carole Benzaken poursuit ses expérimentations picturales et ses déplacements nécessaires en informant chaque monde technique par un autre, problématisant ainsi son désir de peindre et de penser l'image aujourd'hui.

* Extrait du poème L'Aube, d'Arthur Rimbaud


Née en 1964 à Grenoble, Carole Benzaken vit et travaille à Paris.

Diplômée en 1990 de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Carole Benzaken fait une entrée remarquée sur la scène artistique en exposant à la Fondation Cartier pour l'art contemporain dès 1994.

Lauréate du Prix Marcel Duchamp 2004, elle présente l'exposition Search for the New Land à l'espace 315 du Centre Pompidou. Le travail de Carole Benzaken a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles telle l'exposition monographique au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme à Paris en 2011, au Musée des Beaux-Arts de Nancy au printemps 2014 ainsi qu'à la BWA Contemporay Art Gallery à Katowice, en Pologne à l'automne 2015. Plus récemment, elle a aussi bénéficié d'expositions personnelles au prestigieux Carré Saint-Anne à Montpellier, au Museum Slaskie à Katowice, Pologne en 2016, ou au Musée de Louviers en 2017.

Elle a bénéficié d'expositions significatives dans des institutions prestigieuses, notamment avec La terre la plus contraire à la Fondation Fernet Branca (Saint Louis, France), Invitation au Voyage - 15 ans du Prix Marcel Duchamp en 2015 à La Centrale (Belgique), Miss Dior en 2015 (Pékin, Chine), Une spiritualité au féminin en 2013 au Musée d'Art Sacré (Dijon, Musée du Hiéron, Paray-le-Monial, France), Palmiers, palmes et palmettes en 2013 au Musée Masséna (Nice, France), Elles@centrepompidou en 2009 au Centre Pompidou (Paris, France), Contemporary Cool and Collected en 2007 au Mint Museum of Art, (Charlotte, USA), Eye on Europe : Prints, books and multiples, 1960 to now en 2007 au MOMA (New-York, États-Unis).

L'œuvre de Carole Benzaken est présente dans de prestigieuses collections publiques et privées, telles que la Royal Academy of Arts (Londres, Royaume-Uni), le Museum of Modern Art (New-York, États-Unis), le Musée d'Art Contemporain du Val de Marne (MAC/VAL, Vitry, France), le Fonds Régional d'Art Contemporain (Alsace, France), le Musée national d'art moderne - Centre Pompidou (Paris, France), le Fonds National d'Art Contemporain (France), le Fonds Régional d'Art Contemporain (Midi-Pyrénées, France), la Fondation Cartier (Paris, France), le Fonds Régional d'Art Contemporain d'Ile de France (France), Fonds Régional d'Art Contemporain (Auvergne, France), la Collection Fondation LVMH (France).

Son travail a également fait l'objet de plusieurs commandes publiques comme pour le Mobilier National en 1998 avec la réalisation d'une tapisserie, l'Eglise Saint-Sulpice de Varennes-Jarcy en 1997-2001 avec la production de vitraux, le hall du 32, rue Blanche à Paris en proposant un polyptyque verrier monumental rétro-éclairé et programmé en 2009-2012.

Carole Benzaken fut récompensée par de nombreux prix et distinctions, notamment avec le Prix Albert Rocheron en 1991, en étant nommée Chevalier des Arts et lettres en 1998, puis Officier des Arts et des Lettres en 2008, puis Chevalier de la Légion d'honneur en 2011.

En 2019, son travail fera l'objet d'expositions personnelles au printemps à L'Abbaye de Cluny - invitée par le Centre des Monuments Nationaux, et pendant l'été au Château de Tournon à Tournon sur Rhône.

Vernissage de Carole Benzaken "LÀ-BAS...TOI"
Vue d'atelier, 2018 © David Bordes

[15:00-20:00] Vernissage de Dominique Figarella "Pardon my French"
Location:
Galerie Anne Barrault
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Internet Site : www.galerieannebarrault.com
Description:
12 janvier - 2 mars 2019

À l'occasion de cette nouvelle exposition personnelle à la galerie anne barrault, Dominique Figarella présente des tableaux réalisés lors de ces 2 dernières années.
Ces oeuvres constituent pour lui une synthèse de son travail. La trace, la couleur et le texte sont des éléments fondateurs de ce nouvel ensemble.
Dominique Figarella travaille sur de l'alucore, un métal suffisamment résistant pour pouvoir être posé sur le sol de son atelier, et devenir ensuite un espace sur lequel il va vivre.
Lorsqu'il travaille, la musique est toujours présente. Lui même est musicien et joue dans un groupe qui a pour nom «Splitt».
Sa bande-son n'est pas là pour se lover gentiment dans l'oreille, mais elle vient crier, s'électriser, comme les formes, les couleurs et les textes de ses tableaux.
L'un de ses tableaux a pour titre « I Am Kurious Oranj » en hommage à Mark Smith, le leader de The Fall qui a réalisé un opéra punk. Pour Dominique Figarella, c'est aussi une façon de marquer l'esthétique dans laquelle il se situe : Dada, la culture populaire, et le punk.
Le texte est très présent dans cette nouvelle série. Dominique Figarella, avec une écriture très simple, peint des phrases de mémoire. L'important n'est pas l'exactitude du texte, mais la trace qu'il laisse dans sa mémoire.
Ici, il convoque à la fois Alfonse Allais, ou André Leroi-Gourhan qui écrit en 1957 :
« Dès lors notre victoire sur le monde sera totale, la dernière poche de pétrole vidée, pour cuire la dernière poignée d'herbe, mangée avec le dernier rat ».
Mickey apparaît sur son tableau intitulé «la bêtise artificielle», sera-t-il le dernier rat que nous allons manger, à l'image de la phrase de Leroi-Gourhan qui raille le progrès ? Le dernier rat comme le dernier IPhone, le dernier tableau, la dernière avant-garde.
Chaque tableau est peint avec tout son corps. Son travail va consister, ensuite, à effacer les empreintes laissées par celui-ci. Il viendra recouvrir chaque trace avec une grande précision.
Selon lui : «J'ai un usage particulier de ces traces. Je ne les montre pas, je ne les préserve pas, je les utilise. Et en les utilisant, je les détruis. Si on passe dans les traces de quelqu'un qui a marché dans la neige, on détruit ces traces mais elles nous servent éventuellement à ne pas nous perdre. Même lorsqu'il n'y a pas de traces physiques, ce peut être des traces mnésiques, des images, des textes, d'autres oeuvres.»
«C'est en masquant que je montre. Si je laisse l'empreinte, on ne voit pas. Ce qu'on voit c'est juste l'empreinte. Lorsque je masque en revanche, on voit le schéma d'une action, et non plus l'effet de fétichisation que l'empreinte produit. C'est comme si je venais littéraliser l'empreinte, au fond, comme la science fait avec le génome.»
Les couleurs que Dominique Figarella trouve sont stridentes. Elles constituent un élément essentiel de son travail. Utilisées comme des signes, elles sont criardes comme elles peuvent l'être, tant dans la rue, ou dans la forêt tropicale.
Dominique Figarella a intitulé un de ses tableaux « Cosmos, Cosmétique », en référence à une légende grecque. La journée, les dieux se disputent, et créent le chaos. Mais quand vient le soir, il faut remettre le cosmos en ordre. Et pour ce faire les dames aristocrates se maquillent avant d'aller se coucher, d'où le mot « cosmétique ».
Selon Dominique Figarella : «Le maquillage qui est l'activité la plus mineure ou la plus futile qui soit et pourtant il s'agit de remettre l'univers à l'endroit. Pour moi, c'est une merveilleuse allégorie de la peinture. Cet art idiot qui ne pense pas, qui s'intéresse aux choses sensibles, qui n'ont pas l'air très sérieuses au niveau de l'échelle politique, sociale, et pourtant...Ces petits jeux là, ces petites bêtises-là sont en réalité ce sur quoi le cosmos tient.»

Vernissage de Dominique Figarella "Pardon my French"

[15:00-17:00] Voeux du maire de Pierrefitte-sur-Seine
Location:
Pierrefitte-sur-Seine
Pierrefitte-sur-Seine
93380 Pierrefitte-sur-Seine
M° RER D Pierrefitte - Stains, Saint-Denis - Université, Tramway T5
France
Internet Site : www.mairie-pierrefitte93.fr
Description:
Vœux du maire de Pierrefitte-sur-Seine

Le maire, Michel Fourcade et l'équipe municipale vous présentent leurs meilleurs vœux 2019 et vous convient le samedi 12 janvier à 15h au complexe Roger Fréville.

En 2019, on se met tous au sport.

Complexe Roger-Fréville
89, rue Nungesser-et-Coli

Voeux du maire de Pierrefitte-sur-Seine







[16:00-20:00] Finissage d'Etienne Pottier "Casus Belli"
Location:
Galerie L.J.
Lemarié-Jeudy
12, rue Commines
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 78 38 44 47
Mail : info@galerielj.com
Internet Site : www.galerielj.com
Description:
Rencontre avec l'artiste à l'occasion du dernier jour de l'exposition, autour d'un goûter "galette des rois".


du 1er décembre au 12 janvier

La Galerie LJ est heureuse de présenter "Casus Belli", la première exposition personnelle d'Etienne Pottier en ses murs. Artiste pluridisciplinaire né en France en 1983, il vient de recevoir le prix ICART 2018. Cette exposition est l'occasion de montrer un ensemble d'oeuvres récentes, exclusivement en céramique.

"Casus Belli" est l'aboutissement d'une exploration autour de la terre cuite, sur une période de trois ans. Depuis son diplôme de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2009 avec félicitations, Etienne Pottier développe une oeuvre riche qu'il exprime via une multitude de médiums : dessin, gravure, photographie, installation et aujourd'hui, sculpture.

Traduit du latin, Casus belli signifie un acte qui provoque le déclenchement d'une guerre. Etienne Pottier n'est pas en guerre, mais il plante son drapeau et affirme la singularité de son travail avec la même vigueur. Il s'empare de la guerre comme il s'empare d'autres thèmes touchant à la brutalité. L'artiste représente le monde contemporain dans ce qu'il a de plus banal, afin de confronter l'immédiateté de notre quotidien avec des thèmes profonds, puisés dans le passé. Il provoque ainsi des paradoxes afin de mieux faire vibrer notre présent.

La première partie de "Casus Belli" sera l'occasion de découvrir sa série de masques, tantôt guerriers, tantôt cérémoniels, parfois monstrueux. Pottier s'attaque avec humour au sacré et révèle une fois encore sa fascination pour la capacité des images violentes à stimuler l'imaginaire de chacun. Son rapport à la nature et son goût pour la végétation débordante est palpable dans sa série de sculptures représentant des bols ornés de feuilles et grouillant de reptiles. Ses céramiques se jouent de leur fragilité inhérente lorsqu'il aborde des sujets puissants et deviennent presque invincibles lorsqu'il touche à la délicatesse de la nature.

Dans la deuxième moitié de l'exposition, Pottier présentera une installation immersive toute en céramique. L'artiste plongera ainsi les visiteurs dans les entrailles de sa création, entre force et vulnérabilité.
Etienne Pottier vit et travaille à Paris. Il est lauréat du prix ICART 2018 à l'occasion duquel il présentera une installation in situ en céramique à Elephant Paname-Centre d'art et de danse (Paris 2e) fin novembre 2018. Son travail a donné lieu à plusieurs publications dont Jamais en dessous de 130 en 2010, Les Murs Tremblent en 2011 et Ils vivent en 2012. Il participe régulièrement à des expositions personnelles et collectives, notamment à la Galerie Premier Regard (Paris).

Vernissage d'Etienne Pottier "Casus Belli"
Vernissage d'Etienne Pottier "Casus Belli"
Vernissage d'Etienne Pottier "Casus Belli"
Vernissage d'Etienne Pottier "Casus Belli"
Vernissage d'Etienne Pottier "Casus Belli"
Vernissage d'Etienne Pottier "Casus Belli"
Vernissage d'Etienne Pottier "Casus Belli"
Vernissage d'Etienne Pottier "Casus Belli"

[16:00-19:00] Rencontre avec Nicolas Mathieu et lecture de Marianne Denicourt
Location:
Montmartre
Montmartre
75018 Paris
M° Abbesses, Lamarck - Caulaincourt, Pigalle, Anvers, Château Rouge
France
Description:
Librairie des Abbesses
30, rue Yvonne Le Tac
75018 Paris

Samedi 12 janvier à 16h, avant la rencontre avec Nicolas Mathieu, Marianne Denicourt lira des extraits de son livre « Leurs enfants après eux », Prix Goncourt 2018.

[16:00-19:00] Rencontre avec Yusuf Sevinçli
Location:
Galerie Les filles du calvaire
17, rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 74 47 05
Fax : +33 (0)1 42 74 47 06
Mail : paris@fillesducalvaire.com
Internet Site : www.fillesducalvaire.com
Description:
Dans le cadre de l'exposition de Yusuf Sevinçli "Oculus"

30 novembre 2018 - 12 janvier 2019
Interruption du 23 décembre 2018 au 03 janvier 2019

Oculus n'est jamais que la seconde exposition personnelle de Yusuf Sevinçli à la Galerie des Filles du Calvaire. Cinq années la séparent de Post, le solo show qui l'avait fait découvrir, en 2013 aux amateurs parisiens. Cinq années durant lesquelles Yusuf, né en Turquie en 1980, n'a cessé de traquer où que ce soit dans le monde une seule et même lumière noire - la couleur n'a encore jamais pénétré son regard.

Il y a cinq ans il se présentait au monde comme un « good dog » (c'était le titre de son premier photobook) et on retenait alors surtout l'image du chien, fidèle en cela à la définition du statut du photographe par un de ses maîtres en obscurité, le Japonais Daïdo Moriyama : un animal errant, reniflant partout, prenant le chemin de traverses, regardant surtout là où c'est déconseillé.

Tolède, Moscou, Paris, Zagreb, La Rochelle, Latina en Italie, Berlin, l'Ile d'Oléron, Lisbonne, Tbilissi, Montélimar, Sarajevo, Bursa, Assisi, New York, New Delhi, Le Cap Corse, Naples avec quelques retours à la ville qui lui sert de base : Istambul : Oculus est une carte. Voici en 46 instantanés le manifeste chien de race d'une photographie qui ne tient pas en place, qui revendique son statut d'errance, qui carbure à la recherche. Ce qui fait courir Yusuf n'a pas encore de nom précis. La fugue, le mouvement propre à la fuite se suffit encore à elle-même. Une fois rassemblées, ces 46 photographies offrent moins un carnet de route qu'un autoportrait en bougeotte,

On a pu confondre les photographies de Yusuf Sevinçli avec le mouvement même qui les a produites. C'est en partie cela qui a aussi changé en cinq ans : si les voyages se sont multipliés comme jamais, le déplacement a conditionné deux états qui cohabitent : une première impression, voulue, de confusion, de chaos, de flux émotionnel, avec pour obsession récurrente, le passage des oiseaux dans le ciel. Une seconde sensation habite aussi en ces photographies : celle d'un regard qui, en se heurtant à la rencontre ou à la chose à photographier, espère à travers elle obtenir une réponse. Et cette réponse vaut bien un temps d'arrêt, une pause, un moment de fixation intense.

Philippe Azoury

Vernissage de Yusuf Sevinçli "Oculus"
Yusuf Sevincli, Istanbul, série Oculus, 2013
Photographie
Courtesy of the artist & Galerie Les Filles du Calvaire, Paris

Vernissage de Yusuf Sevinçli "Oculus"
Yusuf Sevincli, Istanbul, série Oculus, 2013
Photographie
Courtesy of the artist & Galerie Les Filles du Calvaire, Paris

Vernissage de Yusuf Sevinçli "Oculus"
Yusuf Sevincli, Paris, série Oculus, 2014, 2014
Photographie
Courtesy of the artist & Galerie Les Filles du Calvaire, Paris

Vernissage de Yusuf Sevinçli "Oculus"
Yusuf Sevincli, Série Vichy, 2015
Photographie
Courtesy of the artist & Galerie Les Filles du Calvaire, Paris

[16:00-20:30] Vernissage d'Aspasia Krystalla "Unfamiliar Eden"
Location:
Bendana-Pinel Art Contemporain
4, rue du Perche
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 74 22 97
Fax : +33 (0)1 42 74 25 29
Mail : galerie@bendana-pinel.com
Internet Site : www.bendana-pinel.com
Description:
12 janvier > 16 mars 2019
Vernissage en présence de l'artiste : le samedi 12 janvier 2012 | 16h > 20h30

Bendana | Pinel Art Contemporain a le plaisir de présenter la première exposition personnelle d'Aspasia Krystalla « Unfamiliar Eden ».

Le règne animal et végétal, un milieu urbain asphyxiant et déformé, l'être humain ; petites narrations d'une imagerie au sein de laquelle l'encre ne permet aucune déviation architecturale ou structurelle. Il est connu de tous que les résultats sont déterminés par les moyens employés - une connaissance qui est généralement dévalorisée en ce qui concerne l'image et sa lecture. Conscient de cela, l'artiste crée de plus fortes illusions et des interconnexions spatiales entre l'image, le matériau et sa lecture, à travers lesquelles des pensées fleurissent et émanent du centre - et c'est précisément là que chacun doit se placer pour apercevoir ce qui se développe.

Une sorte de collage surréaliste composé de récits où l'encre, le trait et la forme composent un système de communication, un message qui, a priori, ne se base ni sur l'objet, ni sur le sens, ni même sur l'idée. Un message qui s'adresse à la blessure, au vécu, à la communauté. La forme marque, délimite, compose, raconte les mythes personnels d'Aspasia Krystalla ; elle compose et est à son tour composée à travers différents niveaux qui relatent une composition «illogique», dans laquelle l'ambiguïté révèle le début du mythe personnel de l'artiste.

L'artiste suit un processus inversé de lecture et d'exécution de ses mythes ; elle ne les offre pas généreusement pour que la société se les approprie. Elle ne les embellit pas. Elle les rend hermétiques ; elle transforme le réel, le régule ; elle les représente de manière à ce qu'ils comportent plusieurs niveaux de lecture.

Le matériau (l'encre) a été choisi consciemment. C'est précisément le matériau qui écrit, qui imprime, qui empreint la parole mythique, en faisant de l'image une écriture, tout en reconnaissant sa propre importance et, comme l'écriture elle-même, revendique, lui aussi, une lecture potentielle de sa forme. Indépendamment de la forme, Aspasia

Krystalla examine à chaque fois cette écriture et lui donne sens. Elle ne se contente pas de la «découverte» d'un «fait», avec une interrogation personnelle qui devient l'objet de son processus artistique. Au contraire, elle explore des façons qui lui permettent de composer des signes-objets qui fonctionnent en tant que symboles qui «parlent» de la vie. Elle examine les formes et, par extension, les idées d'un langage dont le résultat final contient le sens en tant que signifié et le signifiant en tant qu'image dont le sens - les signes - est séparé de l'image. La rupture et la composition sont les matières premières de l'œuvre de l'artiste. Il s'agit d'une composition «non systématique et illogique» qui cherche à renverser ses propres mythes personnels.

Pour Aspasia Krystalla, l'écriture frontale, la « déconstruction » des éléments - c'est-à-dire, une sorte d'écriture analytique, de « collage » analytique, avec des éléments de fragmentation de la perspective mais également de composition d'un environnement onirique, symbolique et hostile - compose une réponse à la « politisation de l'esthétique » à laquelle Walter Benjamin faisait allusion et qui semble de nos jours une utopie. Un non-lieu du lieu qui agit en tant que dimension, matière et matériau des signes.

Dr Dorothea Kondeletzidou
Historienne d'art / Théoricienne

Vernissage d'Aspasia Krystalla "Unfamiliar Eden"
Aspasia Krystalla, Lunch in the cave, 2018, Encre sur papier, 150 x 200 cm

[16:00-20:00] Vernissage de Nice Art "Dessins et vinyles"
Location:
Galerie Ligne 13
13, rue La Condamine
75017 Paris
M° La Fourche
France
Phone : +33 (0)1 42 93 13 37
Internet Site : www.galerieligne13.com
Description:
En ce début d'année 2019, la Galerie Ligne 13 a le plaisir d'accueillir Nice Art pour sa nouvelle exposition « Dessins et vinyles ».

Présente sur la scène de l'art urbain depuis maintenant 33 ans, Ariane Pasco, fondatrice du collectif Nice Art, nous propose aujourd'hui des réalisations inédites sur de nombreux supports : papiers, vinyles, cartes et journaux...

Venez lui rendre hommage le samedi 12 janvier, à partir de 16h, pour le vernissage de l'exposition !


[INFORMATIONS PRATIQUES]

_Vernissage en présence de l'artiste_
Samedi 12 janvier, de 16h à 20h.
Entrée libre.

_Exposition_
Du 13 au 26 janvier 2019.
Ouverte du mercredi au samedi de 14h30 à 19h.
Entrée libre.


[EN SAVOIR PLUS SUR NICE ART]

Le groupe Nice Art est un collectif d'artistes-pochoiristes, originaire de Nice depuis les années 80.

Sa philosophie : mettre un peu de poésie sur les murs des villes en composant des fresques animalières mais aussi des portraits d'écrivains, de poètes...

Depuis 2008, Nice Art peint sur vinyles des musiciens de jazz, des chanteurs ou des acteurs de cinéma.

Pour plus d'informations sur Nice Art, voir : www.nice-art.net

Vernissage de Nice Art "Dessins et vinyles"

[16:00-20:00] Voeux du maire de Clamart
Location:
Clamart
Clamart
92140 Clamart
M° Gare SNCF de Clamart
France
Internet Site : www.clamart.fr
Description:
Vœux du maire de Clamart

Jean Didier Berger, Maire de Clamart, Président du Territoire Vallée Sud-Grand Paris et l'équipe municipale vous souhaitent une bonne année 2019.

La cérémonie officielle des voeux aura lieu samedi 12 janvier à 16h au gymnase du Petit Clamart - 56 rue de la Bourcillière. Merci de confirmer votre présence avant le 9 janvier par courriel à protocole@clamart.fr

[16:30-19:00] Finissage de Marie Réquillart et Ameline Vanot "Rayon de famille"
Location:
Galerie Mondapart
80, rue du Château
92100 Boulogne-Billancourt
M° Boulogne - Jean Jaurès
France
Phone : +33 (0)9 52 77 76 41
Mail : contact@mondapart.com
Internet Site : www.mondapart.com
Description:
Vernissage le jeudi 29 novembre
Exposition jusqu'au 12 janvier 2019*
*fermeture exceptionnelle pendant les vacances scolaires

Au-delà du réel, une émotion. Une posture, un état d'être mettant en branle une réaction physique et mentale, voilà ce que proposent Ameline Vanot et Marie Réquillart. Chacune avec son propre langage, son propre verbe. L'une avec le crayon, l'autre en volume.

Ameline Vanot nous transporte dans la quiétude du presque rien, dans une sérénité plastique où les enfants sont omniscients. Le trait fait surgir des personnages à demi-présents, le regardeur imagine le reste, crée l'histoire. Le minimalisme de moyens et de couleurs renforce la tendresse indescriptible qui se dégage des œuvres, celle qu'on accorde à l'enfance, augmentée par la bienveillance que l'on peut s'accorder à soi-même lorsque tout à coup et sans prévenir notre âme d'enfant nous surprend.

Marie Réquillart est une interprète de l'enfance, le point de départ tout comme le point d'orgue de chacune de ses œuvres est une émotion. L'artiste regarde les enfants, étudie la posture, et la sculpture naît. Les poudres de marbre et de pierre, tout comme ses recettes dignes de grands chefs étoilés permettent à Marie Réquillart de traduire la douceur du sujet. Espièglerie, cachotterie, tester des limites, bouder, jouer, tour à tour l'artiste nous invite dans un voyage de tendresses.

Ameline Vanot et Marie Réquillart sont présentées toutes les deux pour la première fois à la Galerie Mondapart.

Vernissage de Marie Réquillart et Ameline Vanot "Rayon de famille"








[17:00-20:00] Finissage de Myriam Mihindou "IVRESSE"
Location:
Galerie Maïa Muller
19, rue Chapon
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)9 83 56 66 60
Mobile : +33 (0)6 68 70 97 19
Mail : contact@galeriemaiamuller.com
Internet Site : www.galeriemaiamuller.com
Description:
Myriam Mihindou, Valère Novarina, Philippe Piguet : conversation.
"La langue est notre autre chair vraie"


27.10.18 - 16.01.18

Ivresse
Par Julie Crenn

En linguistique, l'étymologie consiste à chercher et à comprendre les racines d'un mot, à révéler aussi le rapport qui existe entre le son (l'énonciation) et le mot (le signifiant). Cette association a longtemps été vécue comme un trauma par Myriam Mihindou. Depuis plusieurs années, l'artiste s'est immergée dans une recherche étymologique pour « faire monter ma fleur de sel » et parvenir à identifier les choses, à dépasser les frontières, à poser des images et des représentations.[1] Dès son enfance, elle est fascinée par les dictionnaires et les encyclopédies. Elle dévore notamment les ouvrages médicaux de sa mère alors directrice d'un hôpital. À travers la lecture et l'observation des planches anatomiques, elle découvre le corps humain dans toute sa splendeur, elle apprend à connaître les maladies et les microbes. Il n'est alors pas étonnant de voir apparaître une nouvelle série de sculptures intitulée Amygdales. Les œuvres, formées de bois et de cuivre, prennent le bâton de sourcier comme point de départ pour ensuite adopter des formes végétales et organiques. La série résulte d'une analyse d'une pratique médicale courante consistant à couper les végétations. Pourtant, l'artiste explique que les amygdales sont un point essentiel du corps : « un élément de survie qui nous aide à identifier, à jauger et à gérer la peur ». Les retirer serait un moyen autoritaire et violent pour entretenir la peur, de perpétuer la confusion. Ces œuvres s'inscrivent dans une réflexion globale à travers laquelle Myriam Mihindou examine les outils, tels que la médecine et la langue, exerçant une domination. Ceux-là mêmes participent d'une colonisation des corps et des modes de pensées.

La préparation de l'exposition s'est effectuée à Meisenthal, non loin de la frontière franco-allemande. Au sein de ce territoire de lisières, elle réalise des œuvres inédites. Myriam Mihindou repère le métissage des langues, les incongruités, les désamours. La langue allemande interagit avec la langue française, deux cultures font alliance par les mots. Elle relève ce qu'elle nomme « la schizophrénie de la langue » où un mot peut en cacher un autre, il contient une binarité où les significations s'allient et se contredisent. En lutte contre la binarité sclérosante sur laquelle les sociétés occidentales se sont construites, l'artiste travaille la plasticité des mots, en sens propre comme au sens physique. Elle hybride alors les contraires en mariant le verre et cuivre, « des matériaux (incompatibles) » dont elle fabrique la relation. Il nous faut alors écouter et lire les mots pour en comprendre la dimension créole : « des langues imagées et réparatrices. »

Myriam Mihindou tend à « soigner le corps par le mot ». Depuis 2006, elle développe une série de collages et broderies, Les Langues Secouées, où les mots sont disséqués, mis en relation afin d'en proposer des critiques et des ouvertures. À la Galerie Maia Muller, l'artiste réalise une œuvre performative également pensée à partir des dictionnaires. Au mur, elle écrit et dessine - elle s'échappe ainsi du format restreint de la page, pour donner une ampleur physique à sa recherche. « Le corps travaille pour faire monter l'œuvre et révéler la langue. Il aura fallu du temps, maintenant je vois. » Elle voit, elle entend « chanter les mots ». La relation entre les mots et les sons est active, elle crée un « débordement », un « réveil », des sensations intenses. « Tout d'un coup, j'entends, je vois, je peux identifier les choses, en ce sens c'est une forme d'ivresse. » Un état d'ivresse qui lui procure l'énergie et la force nécessaires pour fouiller les profondeurs d'un système construit sur l'exclusion et la violence. Au mur, elle installe ANALPHABÈTE, un mot compris comme un « point névralgique ». L'œuvre au format imposant (trois mètres de long) rend visible une plaie rendue invisible. L'artiste a choisi de le réaliser en fils de cuivre, un matériau conducteur, vecteur d'une transmission. Un matériau que les Dogons (Mali) associent à l'eau, « l'eau c'est la parole, la parole est féconde. »[2]
Le cuivre génère une résonance avec la parole : « la réactivation des neurones endormis. » L'oralité est une tradition, un moyen de transmettre des d'histoires, un savoir-faire, des connaissances qui se partagent sans l'appui de l'écrit. Myriam Mihindou traduit la violence du mot analphabète lui faisant l'effet « d'une bombe atomique ». Il incarne une déconsidération, un système où les dominants cultivés enferment celles et ceux qui ne le sont pas à leurs yeux dans « un état animal afin de s'asseoir un pouvoir.» Un mode de pensée qui ignore un ensemble de connaissances qui ne sont pas transmises par l'écriture, mais par le corps, la parole, les matériaux. Il s'agit alors pour l'artiste de soigner les mots, le sens qui leur est donné et l'histoire qu'ils véhiculent. Elle participe ainsi à un mouvement politique visant à une décolonisation des mots, et plus spécifiquement de la langue française. À ce propos, Achille Mbembe et Alain Mabanckou écrivent : « Nous militons pour une langue-monde, une langue planétaire, une langue de l'en commun, véhicule de circulation au croisement des forces de vie et d'ouverture ; une langue dont l'humanité dans son ensemble pourrait se servir dans le but de partager des paroles neuves et engagées qui interrogent notre destin dans ce qu'il a de commun et de singulier. »[3]

1 Toutes les citations de l'artiste sont extraites d'une conversation menée le 13 août 2018.
2 GRIAULE, Marcel. Dieu d'eau - Entretiens avec Ogotemmeli. Paris : Fayard, 1966.
3 MBEMBE, Achille ; MABANCKOU, Alain. « Plaidoyer pour une langue-monde - Abolir les frontières du français. », in Revue du Crieur, n°10, juin 2018, p.67.


Myriam Mihindou est née en 1964 à Libreville, Gabon. Elle vit et travaille à Paris et à l'étranger.
Actualités
- 2018 : Aucun de ses os ne sera brisé, Commissaire : Alicia Knock, Galerie Saint Séverin, Paris / Transmission, Commissaire : Anne Dopffer & Johanne Lindskog, Musée national Pablo Picasso, Vallauris - Poétique du geste, Commissaires : Sonia Recasens & Maud Cosson, La Graineterie, Houilles, France
- 2017 : D'un monde à l'autre, Fondation Salomon, Annecy / Biennale de Venise, Performance, Pavillon Arts & Globalization, Venise, Italie / Afriques Capitales, Commissaire : Simon Njami, La Villette, Paris / Les ailes de mon père, performance, Commissaire : Pascale Obolo & Kader Attia, La Colonie, Paris
Collections en France et à l'étranger :
Fondation Claudine et Jean-Marc Salomon, Collection Abbaye d'Auberive, Collection Sindika Dokolo, Collection Eric Touchaleaume, Musée Léon Dierx, FRAC Alsace, FRAC Réunion, FRAC Poitou-Charentes.

[17:00-20:00] Signature du catalogue de l'exposition d'Anton Hirschfeld
Location:
Galerie Christian Berst
3-5, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 33 01 70
Fax : +33 (0)1 53 33 01 70
Mail : contact@christianberst.com
Internet Site : www.christianberst.com
Description:
signature du catalogue par Nancy Huston & Anton Hirschfeld

Premier solo show en galerie du jeune artiste Anton Hirschfeld à propos duquel Nancy Huston écrit dans l'avant propos du catalogue de l'exposition : « Dans l'univers d'Anton qui est l'univers humain, les notions de « figuratif » et d' « abstrait » sont dénuées de sens : tout y est à la fois abstrait et figuratif. Ce qu'on voit c'est ce qu'on voit - à condition, naturellement de savoir regarder ! L'abstraction est là, flagrante, dans le réel qui s'étale à l'infini devant nos yeux... et, au cœur de cette abstraction, se nichent partout des figures. Le monde est rythme, rime, récurrence. Le monde est une fête.».


Dans le cadre de l'exposition d'Anton Hirschfeld "soul weaving"

Vernissage en présence de l'artiste et de Nancy Huston, auteure du texte du catalogue.
Entrée libre

Exposition du 1er décembre 2018 au 12 janvier 2019

Un catalogue d'exposition bilingue FR/EN de 260 pages est publié. Préface de Jonathan Hirschfeld et texte de Nancy Huston.


Premier solo show en galerie du jeune artiste Anton Hirschfeld à propos duquel Nancy Huston écrit dans l'avant propos du catalogue de l'exposition : « Dans l'univers d'Anton qui est l'univers humain, les notions de « figuratif » et d' « abstrait » sont dénuées de sens : tout y est à la fois abstrait et figuratif. Ce qu'on voit c'est ce qu'on voit - à condition, naturellement de savoir regarder ! (...) le monde est rythme, rime, récurrence. Le monde est une fête ».

La musique retentit dans l'atelier - gymnopédie de Satie ou rengaine pop, selon l'humeur - une jeune silhouette solidement campée devant le large chevalet s'active en passant de l'une à l'autre des trois grandes feuilles disposées là. De son écriture cursive, Anton Hirschfeld maille des listes de noms, proches et amis, en colonnes processionnelles pour former la trame inattendue de ses œuvres. C'est ce prélude immuable dont Nancy Huston saisit l'essence : « Liens. Cordes. Fils qui nous relient. Tissage d'âme. Il s'agit de ne jamais perdre le fil, ne jamais rompre le lien. Le tissu des rapports à autrui, symbolisé par leurs noms, est le basso continuo de notre existence. ». Comme si Anton faisait lit des siens pour y coucher sa peinture. Comme si le pastel, l'acrylique ou l'encre - et la composition toute entière formant la chaîne de ce canevas - comme si tout s'ordonnançait selon ces liens secrets et la cadence de la musique. Et le miracle s'accomplit avec une évidence déconcertante. À l'observer, il semblerait même, comme pour l'illustre Pablo, qu'Anton ne cherche pas, mais trouve.

Ainsi, même des œuvres inspirées de photographies de New York se transforment en défis. Défi chromatique, défi plastique, défi rythmique, défi stylistique. New York n'est plus New York, il est davantage. La cacophonie de Manhattan est rendue à sa substance, à sa spatialité, pour ainsi dire révélée par des couleurs et des contours nouveaux.

Les sensations sont là, vibrantes comme la lumière, radicales dans leur tracé, mélodieuses par leur palette. Baudelaire écrivait à ce propos : « La bonne manière de savoir si un tableau est mélodieux est de regarder d'assez loin pour n'en comprendre ni le sujet ni les lignes. S'il est mélodieux, il a déjà un sens, et il a déjà pris sa place dans le répertoire des souvenirs ».

Anton Hirschfeld traite avec la même amplitude tous les sujets qu'il aborde, au point qu'abstraction et figuration entrent littéralement en fusion. Et s'il ne semble, au fond, intéressé que par les prodigieuses possibilités de la forme, cette dernière ne serait rien sans l'énergie qui la parcourt et la trame qui la sous-tend. Au point que, parfois, les noms ourlés à la surface de la feuille affleurent dans la transparence d'une couleur. Comme pour nous rappeler d'où sourd cette source inextinguible. Précisément de là, du côté de l'indicible, du côté de l'inexplicable auquel l'artiste se soumet, et nous soumet avec lui.

Puisque rien - dans une existence qui a tant peiné à l'extraire de sa chrysalide - ne prédisposait ce jeune homme de 26 ans à nous apprendre que l'art n'est pas seulement le chemin, il est aussi l'origine et le but.

Vernissage d'Anton Hirschfeld "soul weaving"

Anton Hirschfeld, né à Paris en 1992, commence à peindre l'année de ses 16 ans, encouragé par la professeur d'art du centre d'accueil thérapeutique pour adolescents qu'il fréquente. Jusque là, personne dans son entourage n'avait encore décelé son talent, bien qu'il ait compté des artistes dans sa famille. Ce fut une révélation même pour ses parents, pourtant très impliqués dans son éducation.

Fasciné par les reflets, Anton trouve l'inspiration de ses premières peintures dans les fenêtres des trains, qu'il pouvait regarder pendant de heures dans les gares parisiennes. Bien que la plupart de ses peintures tendent vers l'abstraction, il est capable de saisir une ressemblance dans un portrait, y compris ses autoportraits, et s'inspire souvent des photos de paysages urbains, New York en particulier. Anton travaille en écoutant de la musique ; l'impact des mélodies et des rythmes sur sa peinture est manifeste.

Il aime peindre des triptyques et travailler en transparence, par couches superposées, en utilisant de manière inattendue l'acrylique, le pastel et l'encre. Il a un sens inné, profond, de l'harmonie, des couleurs et de la composition, qu'il relève souvent par un accent ou un contraste. Souvent, Anton commence par couvrir sa feuille d'une liste de noms - amis, famille, invités, playlists - qu'il recouvre ensuite, laissant une trace, une vie intérieure à ses peintures.

Vernissage d'Anton Hirschfeld "soul weaving"

[17:00-18:00] Signature par Daniel Dezeuze du livre "Dessins, 1960-2018"
Location:
Centre Pompidou
Musée National d'Art Moderne - Beaubourg
Place Georges Pompidou
19, rue Beaubourg
75191 Paris Cedex 04
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 44 78 12 33
Fax : +33 (0)1 44 78 13 03
Internet Site : www.centrepompidou.fr
Description:
Librairie Flammarion

Dans le cadre de l'exposition de Daniel Dezeuze "sous un certain angle" à la Galerie Daniel Templon


12 JANVIER - 9 MARS 2019
VERNISSAGE LE SAMEDI 12 JANVIER 2019 DE 12H À 20H

Quel est le destin du tableau dans le foisonnement universel des écrans et des images ?

Dès les années 1960, Daniel Dezeuze, co-fondateur de Supports/Surfaces, a pressenti cette évolution exponentielle.

L'artiste poursuit depuis lors un travail qui s'articule autour de la remise en question de la peinture, de la cimaise et de l'espace. Radical, Daniel Dezeuze a utilisé le châssis comme support de cette mise en cause. Débarrassé de la toile, il retourne les tableaux contre le mur, joue du vide et de la tridimensionnalité : en dépassant les limites de la tradition picturale, Daniel Dezeuze lui ouvre un nouvel espace.

Aussi, dans la première partie de cette nouvelle exposition, Daniel Dezeuze fait à sa manière une éloge du tableau et de la peinture qu'il aime : angles, charpentes aux couleurs vives, surfaces ajourées. A mi-chemin entre peinture et sculpture, son œuvre, inclassable, se situe « entre la mise à nu de la peinture, à travers celle du tableau, et sa relation à l'espace » explique Guy Tosatto.

Alors que paraît un ouvrage monographique consacré aux différentes époques dessinées de l'artiste, Daniel Dezeuze, Dessins, 1960-2018, publié par Skira et la galerie Templon (textes de Olivier Kaeppelin et Pierre Manuel, 320 pages), la deuxième partie de l'exposition est consacrée aux dessins de Daniel Dezeuze.

Présentés comme la chair qui complète les ossatures de la première salle, ces dessins faits en Italie, d'autres sur Lascaux ou sur l'art des fortifications et des géométries flottantes, renvoient également à la question de l'angle, de l'ajouré et à l'obsession de l'artiste à « saisir l'insaisissable ». Avec le dessin, Daniel Dezeuze se libère des pesanteurs et laisse s'exprimer la légèreté et le plaisir : une autre façon de voir le monde Sous un certain angle.


Né en 1942 à Alès, Daniel Dezeuze vit et travaille à Sète. Il a été largement exposé depuis les années 1970; plus récemment le FRAC Occitanie à Montpellier a consacré une grande exposition à ses dessins fin 2015. Ces dernières années on a pu voir son travail à Los Angeles (Cherry and Martin Gallery) et à New York (Gallery Canada) en 2014 ; au MAMAC à Nice (2012), à la CENTRALE for contemporary art de Bruxelles (2009), au Musée Fabre de Montpellier (2009).

En 2017, il a participé aux expositions collectives Supports/Surfaces, Les origines, au Carré d'Art Jean Bousquet de Nîmes et The Surface of the East Coast, From Nice to New York au 109, à Nice, et le Musée de Grenoble lui a consacré une grande rétrospective. Son œuvre influence aujourd'hui toute une nouvelle génération de peintres américains et fait l'objet d'une redécouverte critique outre - Atlantique.


Une séance de signatures de l'ouvrage Daniel Dezeuze, Dessins, 1960-2018 se tiendra à la Librairie Flammarion du Centre Pompidou le samedi 12 janvier de 17h à 18h.

Vernissage de Daniel Dezeuze "sous un certain angle"
Daniel Dezeuze, En vérité, 2018, acrylic on wood, 76 x 45 cm, 30 x 17 3/4 in., unique

[17:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Reliure"
Location:
Sucy-en-Brie
Sucy-en-Brie
94370 Sucy-en-Brie
M° RER A Sucy-Bonneuil
France
Internet Site : www.ville-sucy.fr
Description:
Médiathèque Ludothèque de Sucy-en-Brie
1 rue Maurice Berteaux

DU 8 AU 26 JANVIER
ENTRÉE LIBRE TOUT PUBLIC AUX HEURES D'OUVERTURE DE LA MÉDIATHÈQUE LUDOTHEQUE
01 45 90 42 37

VERNISSAGE SAMEDI 12 JANVIER À 17H

Il s'agit d'ouvrages reliés à l'atelier « Reliure » du Centre Culturel durant l'année 2018.

Outre les reliures traditionnelles soignées et décorées, l'exposition présentera une série de reliures ottomanes, illustrant avec élégance les techniques de l'Orient.

Vernissage de l'exposition "Reliure"

[17:00-21:00] Voeux du maire du 14ème arrondissement
Location:
Mairie du 14ème arrondissement
2, place Ferdinand Brunot
75675 Paris Cedex 14
M° Mouton-Duvernet, Pernety
France
Phone : +33 (0)1 53 90 67 14
Internet Site : mairie14.paris.fr
Description:
Vœux du maire du 14ème arrondissement

Parvis de la Mairie du 14e - 2, place Ferdinand Brunot

Carine PETIT, Maire, et les élus du 14e arrondissement vous souhaitent une Bonne Année 2019 !
Et vous invitent à la cérémonie des Vœux, le Samedi 12 janvier à 17h.
Au programme: Spectacle déambulatoire de la Compagnie les Grandes Personnes (RDV à 16h30 angle rues Gassendi-Daguerre), discours, concert, crêpes, vin chaud, pots de miel, chocolat...
(En cas d'intempéries, la cérémonie se déroulera à la Mairie Annexe, 12 rue Pierre Castagnou)

Voeux du maire du 14ème arrondissement









[18:00-20:00] Vernissage d'Artur Lescher "Asterismos"
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
du 12 janvier au 23 février

Almine Rech a le plaisir de présenter « Asterismos », la première exposition personnelle du sculpteur Artur Lescher à la galerie de Paris.

En près de quarante ans de pratique, Artur Lescher a su imposer une œuvre identifiable par l'exigence de ses formes géométriques et les dialogues d'une rare précision qu'il construit entre ses sculptures et l'espace qui les accueille. L'astérisme, titre de l'exposition, est un motif ou une figure remarquable formée par un ensemble d'étoiles et visibles depuis la Terre. Ces figures géométriques ne sont pas, à la différence des constellations, des objets reconnus par la science, et ne sont pas nécessairement définis. Les corps célestes concernés sont réunis arbitrairement au bénéfice de l'interprétation et des narrations qui surent faire par ailleurs rêver depuis l'Antiquité, Callisto devenue la grande Ourse étant la plus célèbre d'entre eux. Leur existence ne prend sens que dans la capacité des observateurs à créer des histoires, à contempler et à rêver.

Cette prise de distance avec la science pourrait d'abord surprendre, à l'observation des œuvres si parfaitement ciselées et équilibrées d'Artur Lescher. L'œil est si puissamment accompagné dans la perception des volumes, des lignes, et de leur parfaite intégration dans l'espace qu'il est inimaginable que leur conception ne procède pas d'une multitude de calculs savants et d'une ingénierie millimétrée.

En réalité, les figures auxquelles sont souvent attribuées des noms à résonance cosmique, sont le fruit d'une exigence implacable de l'artiste pour une perfection des rapports de formes, intrinsèque à l'œuvre, mais aussi dans leur rapport aux proportions de l'espace dans lequel elles sont présentées. Toutes ces œuvres, aux formes sans cesse renouvelées, sont disposées dans la galerie tels les points de repère d'un cosmologue qui tracerait une carte du ciel.

L'organisation des œuvres dans les trois salles compose une constellation interprétée par l'artiste invitant le spectateur à une forme de voyage astral. Les astres dialoguent, se repoussent et s'attirent. Ce référentiel et le procédé de suspension ne manqueront pas de rappeler au public le célèbre pendule de Foucault visible au Panthéon. L'origine expérimentale du procédé destiné à prouver l'oscillation de la terre sans aucune observation extérieure a ceci en commun avec Sextante, Alnilan ou même Cardenal, à savoir cette même capacité à exprimer des forces qui nous dépassent. Les œuvres de Lescher sont d'autant plus fascinantes que leur extrême précision et exécution formelle ainsi que leur relation à l'architecture traduisent aussi, en dehors de leur géométrie, l'extrême relativité du temps et de l'espace...

Cette dialectique des formes a été remarquée dans le travail d'Artur Lescher dès 1987 lors de la 19ème biennale de São Paulo avec sa remarquable installation Aerolitos, formée par deux volumes polygonaux métallisés en suspension, accompagnant et défiant l'architecture moderniste d'Oscar Niemeyer. Artur Lescher est devenu depuis l'un des artistes post-minimalistes le plus reconnu de sa génération et son travail a pu être découvert en 2017 au Palais d'Iéna à Paris où les œuvres en suspension dialoguaient et se mesuraient avec les colonnes de béton de la salle hypostyle. Comme l'illustrent certaines œuvres telles qu'Infinito triple, ainsi que la constante inventivité du sculpteur, Lescher n'extrait pas ses formes d'un répertoire mathématique défini, mais d'une conception de l'espace singulière et empreinte de poésie. Il redonne à la perception et à l'empirisme une valeur essentielle, celle de justifier les dimensions et les échelles en prenant le simple regard comme étalon. Une réalité mobile, changeante, comme le pendule oscillant sous l'influence de fluctuations magnétiques, aussi réelles et insaisissables que le mouvement des astres et les interactions gravitationnelles.

L'astérisme, dépouillé de toute objectivité scientifique, devient le pouvoir partagé par toutes les civilisations humaines et de tous temps, de se projeter mentalement et de dessiner dans les étoiles, afin de penser la place de l'homme dans l'univers. Les œuvres d'Artur Lescher sont souvent décrites pars les historiens de l'art brésiliens tels qu'Aracy Amaral comme une "poétique de l'espace". Cette expression traduit bien l'accomplissement d'une forme de discours d'un art qui révèle au spectateur la puissance de sa propre imagination.

Matthieu Lelièvre


Artur Lescher was born in São Paulo/SP, Brazil, 1962, where he lives and works. He participated in the 19th and 25th editions of the Bienal Internacional de Arte de São Paulo, São Paulo/SP, Brazil (1987, 2002), and in the 5th Bienal do Mercosul, Porto Alegre/RS, Brazil (2005). He took part in several group exhibitions in Latin America, Europe and in the United States, as well as in institutional solo shows at Instituto Tomie Ohtake (ITO), São Paulo/SP, Brazil (2006), and, more recently, at the Palais d'Iéna, Paris, France (2017).

Vernissage d'Artur Lescher "Asterismos"
Artur Lescher, Alnilan, 2018, Brass and multifilament line, Edition of 5, 300 x 45 cm, 118 1/8 x 17 3/4 inches / Courtesy of the artist and Almine Rech / Photo: Everton Ballardin.

[18:00-20:00] Vernissage d'Oliver Beer "Household Gods"
Location:
Galerie Thaddaeus Ropac
7, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 72 99 00
Fax : +33 (0)1 42 72 61 66
Mail : galerie@ropac.net
Internet Site : www.ropac.net
Description:
12 janvier - 16 février 2019

Vernissage
Samedi, 12 janvier 2019, 18h - 20h
en présence de l'artiste

Performance
"Composition for Mouths"
Samedi, 12 janvier 2019, 18h

Vernissage d'Oliver Beer "Household Gods"

[18:00-21:00] Vernissage de Clarissa Baumann "Protopoème : Sol, Sono & Urubus"
Location:
Galerie Dohyang Lee
73/75, rue Quincampoix
75003 Paris
M° Les Halles, Rambuteau, Etienne-Marcel
France
Phone : +33 (0)1 42 77 05 97
Fax : +33 (0)1 42 76 94 47
Mail : info@galeriedohyanglee.com
Internet Site : www.galeriedohyanglee.com
Description:
8 décembre 2018 - 2 février 2019
interruption du 22 décembre au 8 janvier

Vernissage le samedi 08 décembre 2018 de 18h à 21h
Performance de Clarissa Baumann, Passarada, avec Kidows Kim et Olavo Vianna, le Samedi 08 Décembre 2018 à 19 h

De quelle façon le langage construit-il une proximité avec le monde ? Comment traduit-il une conscience de l'espace environnant ? Et que dire si ce langage se fait inaudible, car il se serait passé des mots seuls ? Ces questions sont celles que Clarissa Baumann se pose, à l'occasion de son exposition monographique présentée à la Galerie Dohyang Lee. Le titre Protopoème : sol, sono & urubus, à cet effet, annonce des tons aériens et pris de lenteur - le soleil, le sommeil et le vautour, lorsqu'ils sont traduits du portugais - encore que la prononciation de ces mots en langue française suggère d'autres couleurs : le sol et le son, où l'urubus résonne par son étrangeté et laisse croire à une appellation dans un idiome imaginaire. Le protopoème est peut-être, dans ces conditions, l'amorce langagière d'une intuition que rien ne confirme. Il n'y aurait là que son élan, son tâtonnement, comme si elle demeurait suspendue entre deux airs, destinée à œuvrer dans un perpétuel inachèvement.

D'emblée, on constate que les propositions mises en avant par Clarissa Baumann font état d'une forme de retrait à l'égard d'une immédiateté dans les évocations et les interprétations. Le passage par la performance, la vidéo, le texte ou l'image en atteste, car en procédant par recoupements et mises en relation, il semble s'agir de circonscrire un réel composé de plusieurs strates, lequel aurait perdu de sa contenance si on lui avait assigné une forme unique. Ne perdant rien de la poésie qui sied aux instigations dont on ne perçoit pas toujours les contours, la trajectoire envisagée par Clarissa Baumann procède ainsi par accumulations de symptômes et suggestions subreptices, en se polarisant toutefois autour d'un texte, celui de l'auteur angolais José Eduardo Agualusa, Milagrário Pessoal, dont deux extraits sont exposés sur les murs de la galerie. Le récit, oscillant entre fable et fiction, relate une série d'événements qui voit un personnage hériter d'une langue comparable à celle des oiseaux. Le travail d'écriture, mais aussi la narration, jouent des néologismes et de la phonétique pour dessiner des correspondances entre langage, spatialité et animalité. Une notion de territoire peut ainsi être mise en lumière, particulièrement lorsque son appropriation s'opère non tant sur le mode de la convention ou de l'arrangement que sur celui d'une gestuelle abstraite et intuitive, celle que composent le corps, la voix, la mémoire et assurément, la langue.

À cet égard, la performance intitulée Passarada, qui inaugure l'exposition, traduit idéalement les préoccupations de Clarissa Baumann tout en ouvrant un certain nombre de pistes intermédiaires. Avec la complicité de Kidows Kim et Olavo Vianna, 24 appeaux artisanaux en bois sont activés au milieu du public, puis portés au visage de manière à en dissimuler les traits. Apparaît alors ce qui s'apparente à un masque dont la physionomie, entre vestige archaïque et objet de rituel, convoque des temps oubliés, des temps fantastiques. L'origine du son, lui, s'efface, tout en se confondant aux autres pièces sonores que comporte la galerie. Dans cette optique, trois éléments peuvent être précisés.

On remarquera d'abord l'importance du geste et la manière avec laquelle les mains façonnent les sens en sculptant les airs. Il est vrai que la gestuelle est d'importance pour Clarissa Baumann, les mains semblent toujours posséder une réalité chorégraphique, comme on le voit dans la vidéo TAC TAC (Bate-Pedra), aussi montrée dans l'exposition, où deux cailloux sont inlassablement frappés l'un contre l'autre, jusqu'à la fatigue et la dégradation des objets. Les mains, globalement, semblent dire l'interaction primordiale que tout corps, tout être noue avec son environnement immédiat, affirmant sa présence et sa capacité à interagir avec lui.

En second lieu, le fait de se dissimuler le visage derrière ces mêmes mains précise un récit où l'on se rend invisible aux yeux du monde ; non par crainte d'y être reconnu, mais pour amenuiser les codages identitaires qui nous gouvernent. Devenir imperceptible, ne plus porter de nom, s'unir à la multitude ample et informe, comme dans un souffle, est sans doute une façon de s'inscrire dans un rapport de cohésion avec ce qui est. C'est alors que l'on prend la mesure des rythmes et des lenteurs de ce qui nous submerge, de ce qui est à la fois présent et indiscernable, à l'image de cette autre vidéo, Araponga, qui nous plonge dans une forêt bien trop vaste pour qu'on s'y repère, égaré parmi les cris et les chants des mille êtres qui la peuple.

On peut considérer, en troisième lieu, la proximité qui s'esquisse avec le règne animal, moins dans la perspective de l'imiter, de lui ressembler ou de se métamorphoser en quelques-uns de ses représentants, qu'afin de prolonger ses itinérances. L'animal, en cela, n'est pas un être différent de nous autre. Il est un vivant qui compose avec son milieu, le même que le nôtre, fut-il inconnu et invisible. Sans doute serait-il plus juste de percevoir, à travers le vol du langage des oiseaux auquel fait référence le texte d'Agualusa, l'acquisition d'une aptitude qui consiste à se départir de notre humanité par trop assujettie aux fondements arbitrairement décidés - ce que l'on nomme peut-être la culture - pour recouvrer une posture essentielle, une situation que l'on pourrait qualifier, somme toute, de non-humaine.

À travers les diverses inspirations que soulève Clarissa Baumann, on perçoit l'acuité avec laquelle elle relève les nuances infimes de ce qui nous entoure, parfois à l'échelle du banal et du quotidien, nuances qui pourtant affleurent à des questionnements beaucoup plus étendus. Tout l'enjeu de sa pratique pourrait répondre de la nécessité de recueillir ces nuances, de les lire et de les interpréter. Aussi, ce n'est pas un hasard si la question du langage, entre autres, apparaît avec insistance dans son travail, ici comme ailleurs. Les mots en effet personnifient l'expression de soi dans toute intention adressée au monde, en même temps qu'ils constituent une manière de s'en imprégner. Mais ces mots, finalement, ne sont que des mots, ils sont interchangeables et ce qui importe, finalement, comme semble nous le dire Clarissa Baumann, est l'effusion de sensibilité qui en émane, la matière qui s'en dégage, surtout lorsqu'on les récolte autrement que par les yeux de l'esprit. Dans ce cadre, l'exposition Protopoème : sol, sono & urubus n'oublie jamais d'inviter à une posture aussi poétique que contemplative.

Julien Verhaeghe, critique d'art

Vernissage de Clarissa Baumann "Protopoème : Sol, Sono & Urubus"
Clarissa Baumann

[18:00-21:00] Vernissage de David Douard "O'DA'OLDBORIN'GOLD"
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
12 janvier - 16 février 2019
Vernissage le 12 janvier 2019, de 18h à 21h

Vernissage de David Douard "O'DA'OLDBORIN'GOLD"
David Douard, O'DA'OLDBORING'GOLD, Galerie Chantal Crousel, Paris (2018) © David Douard

[18:00-21:00] Vernissage de Julia Gault "Onde de submersion"
Location:
Espace d'art Contemporain Camille Lambert
35, avenue de la Terrasse
91260 Juvisy-sur-Orge
M° RER C et D Juvisy-sur-Orge
France
Phone : +33 (0)1 69 57 82 50
Fax : +33 (0)1 69 57 80 01
Mail : eart.lambert@portesessonne.fr
Internet Site : www.portesessonne.fr
Description:
Du 12 janvier au 23 février 2019

La sculpture de Julia Gault se joue de la verticalité. L'effondrement est toujours possible. Billes de verre ou encore étais maintiennent les pièces dans un équilibre qui peut se rompre. Sans être attendu par l'artiste, cette rupture potentielle insuffle une tension de l'instant à son travail.

Autour de l'exposition

Mardi 15 janvier à 19h : Rencontre avec l'artiste

Jeudi 24 janvier à 15h : Café-expo

Samedi 2 février à 10h30 : atelier Lamb'ART, visite de l'exposition suivie d'un atelier de pratique artistique en famille, sur inscription

Mardi 5 février à 18h30 : projection-conférence par Caroline Kennerson, Face aux forces de la nature

Samedi 16 février à 15h30 : visite en présence de Julia Gault suivie d'une performance de Pauline Lavogez, dans le cadre d'un taxi-tram proposé par Tram Réseau art contemporain Paris / Ile-de-France

Vernissage de Julia Gault "Onde de submersion"

Vernissage de Julia Gault "Onde de submersion"

[18:00-21:00] Vernissage de Monique Dehais & François Duteurtre
Location:
Angle d'art
Hôtel de Ville de Bagnolet
Place Salvador Allende
93170 Bagnolet
M° Gallieni
France
Mail : franny.l@laposte.net
Internet Site : angledartbagnolet.free.fr
Description:
Monique Dehais & François Duteurtre
"Promenons-nous dans les bois"

4 mains, 2 esprits, 2 coeurs. Travailler ensemble avec ses différences.
Abstraction / Figuration. Une vision commune. Du monde / De l'art.
Une promenade sylvestre au risque de se perdre, à la découverte d'un monde de surprises.
Monstres miniatures, arbres géants. Petits Poucet et Chaperons rouges maniant le bois et l'ardoise, le métal et le papier. Pour nous rappeler nos origines. Et inviter à conserver des liens avec la nature.

Angle d'art expose une installation de Monique Dehais et François Duteurtre du 3 au 30 janvier 2019

Vernissage samedi 12 janvier 2018, 18h

Vernissage de Monique Dehais & François Duteurtre "Promenons-nous dans les bois"
Vernissage de Monique Dehais & François Duteurtre "Promenons-nous dans les bois"

[18:00-22:00] Vernissage de REYOL ENJOY & ROUGE WILLIAM
Location:
Galerie Libre Est L'Art
52, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, République
France
Mobile : +33 (0)6 50 53 34 40
Mail : galerie.libre_est_lart@yahoo.com
Internet Site : www.galerie-libre-est-lart.com
Description:
Vernissage de REYOL ENJOY & ROUGE WILLIAM

Vernissage de REYOL ENJOY & ROUGE WILLIAM

Vernissage de REYOL ENJOY & ROUGE WILLIAM

Vernissage de REYOL ENJOY & ROUGE WILLIAM

[18:00-22:00] Vernissage de ricci/forte Performing Arts Ensemble
Location:
CAC La Traverse
Centre d'art contemporain d'Alfortville
9, rue Traversière
94140 Alfortville
M° Ecole Vétérinaire, RER D Maisons-Alfort - Alfortville
France
Phone : +33 (0)1 56 29 37 21
Mail : contact@cac-latraverse.com
Internet Site : www.cac-latraverse.com
Description:
Artistes : ricci/forte
Direction artistique : Yann Perol

Dans le cadre de " The Blind Leading the Blind ", programmation d'événements artistiques sur le Queer.
Exposition et projections non adaptées au public enfant.

Horaires exceptionnels du mercredi 16 au samedi 19 janvier : ouverture de 14h à 22h

Stefano et Gianni ont co-fondé le ricci/forte Performing Arts Ensemble en 2006. Cette compagnie propose depuis, des spectacles-performances qui se situent à la croisée de la danse, du théâtre et de l'art contemporain. Dans leurs propositions, ils s'attaquent de façon récurrente à la société de consommation, aux questions du genre, à la prééminence des images stéréotypées et de leurs impacts sur l'individu. Ils s'attaquent aux mythologies contemporaines et ont en ligne de mire les icônes et stars d'aujourd'hui. En utilisant le corps comme révélateur et moyen d'expression des fragilités et faiblesses humaines, ils expriment leur credo qui fait valoir la vie sur la simple existence en proposant un univers parfois violent, toujours décalé.


///ÉVÉNEMENTS AUTOUR DE L'EXPOSITION///

Tous ces événements sont gratuits

- Samedi 12 janvier de 18h à 22h, VERNISSAGE
Dédicace par ricci/forte de leurs livres. Entrée libre tout au long de la soirée.

- Mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 janvier,
PROJECTIONS INÉDITES
Projection d'un spectacle complet de ricci/forte différent chaque soir.
Séances à 19h45 - projections à 20h. Jauge limitée : réservation indispensable via reservations@cac-la-traverse.com ou 01 56 29 37 21
Mercredi : " PPP Dernier Inventaire avant liquidation (hommage à Pier Paolo Pasolini) ", 2016. Durée : 1h30.
Jeudi : "Pinter's Anatomy", 2010. Durée : 34min.
Vendredi : "Still Life", 2013. Durée : 1h15.

- Samedi 19 janvier à partir de 19h, PERFORMANCE + ABÉCÉDAIRE ricci/forte par Stéphane Pisani.

Le projet est un dispositif audio/vidéo présentant des éléments clefs du travail et des vidéos de ricci/forte, sous forme d'une déclinaison d'entrées se rapportant à des objets divers (extraits de spectacle, d'interviews, chansons populaires, photographies, lectures d'extraits...) en lien avec une lettre de l'alphabet.

Vernissage de ricci/forte Performing Arts Ensemble

[18:00-21:00] Voeux du maire de Vitry-sur-Seine
Location:
Vitry-sur-Seine
Vitry-sur-Seine
94400 Vitry-sur-Seine
M° RER C Vitry-sur-Seine, RER C Les Ardoines
France
Internet Site : www.vitry94.fr
Description:
Vœux du maire de Vitry-sur-Seine

Théâtre Jean Vilar - 1 Place Jean Vilar

[18:30-21:00] Publication de "HISTOIRE D'OS" d'Isabelle de Maison Rouge
Location:
Galerie Valérie Delaunay
22, rue du Cloître Saint-Merri
75004 Paris
M° Châtelet, Hôtel de Ville
France
Mobile : +33 (0)6 63 79 93 34
Mail : contact@valeriedelaunay.com
Internet Site : www.valeriedelaunay.com
Description:
Le samedi 12 janvier, la Galerie Valérie Delaunay sera heureuse de vous accueillir à la galerie à l'occasion de la parution du livret HISTOIRE D'OS. Cet ouvrage écrit par l'historienne de l'art, Isabelle de Maison Rouge, apporte un éclairage sur chacune des pièces présentées, en ce moment à la galerie, dans l'exposition de Corine Borgnet, AMOURS ETERNELS.

Depuis la nuit des temps, par des pratiques rituelles ou cultuelles, souvent liées au chamanisme, l'homme crée des objets faits à partir de crânes humains ou de tibia. On retrouve cette tendance dans le Bouddhisme Tantrique avec la Tradition Bönpo. Avec le christianisme se développe le culte des reliques avec les os de martyrs, depuis les anciennes catacombes romaines jusqu'aux autels consacrés dans de très nombreuses églises [...].

Avec Corine Borgnet, il n'est pas question d'ossements humains mais bel et bien d'animaux et particulièrement de volatiles : bréchet, pubis et ischium de pintade ou de canard, vertèbre caudale et pygostyle de poulet, crête sternale de chapon ou de caille s'égrènent tel un chapelet [...].

Corine Borgnet redonne une nouvelle forme et un tout autre usage à ces matériaux quelque peu insolites. Assemblés entre eux, ils deviennent le médium par lequel elle s'exprime. Ces fragments animaliers acquièrent une forme de sacralité en étant élevés au rang d'œuvre d'art. Ils se transmuent d'un matériau banal en un sujet noble comme sous l'effet de l'alchimie.

Ces objets raffinés deviennent évocateurs d'un imaginaire de conte de fées : chaussure de cendrillon, couronne royale, diadème de princesse, gant de chevalier, fleur mortelle de la belle et la bête, guêpière de courtisane, jarretière de la mariée...

Extrait du livret Histoire d'Os
Isabelle de Maison Rouge
Historienne de l'art
Commissaire d'exposition indépendante

Publication de "HISTOIRE D'OS" d'Isabelle de Maison Rouge

Dans le cadre de l'exposition de Corine Borgnet "Amours éternels"

La galerie Valérie Delaunay est heureuse d'inviter Corine Borgnet pour une exposition personnelle, "Amours éternels", du 18 décembre au 19 janvier 2019.

Le titre de l'exposition "Amours éternels" est en soi tout un poème et donne le ton d'un romantisme wagnérien échevelé, un accent singulier, teinté d'ironie puisque Corine Borgnet met l'amour éternel au pluriel.

A la suite de ses dernières expositions monographiques Sans foi ni particule et No man's land, Corine Borgnet continue de livrer ses réflexions artistiques sur les grands thèmes de la vie de la mort et de l'amour.

Pour cette exposition toutefois le côté intime d'une mythologie personnelle s'ouvre largement sur un propos résolument plus universel.

Il est question, cette fois, d'aborder la vie sous l'angle de la fragilité, épuisement de la foi, vulnérabilité de l'amour, caractère éphémère du bonheur, légèreté de la joie. Cette prise de conscience de la précarité des choses s'accorde avec le choix des médiums de l'ensemble des pièces de cette exposition. L'artiste utilise des os de volaille, très petits et prompts à se casser ou se réduire en poussière. Elle fait aussi couler la cire de cierges qu'elle récolte dans les églises qui se sont consumés, emportant dans leurs fumerolles des prières intenses et intimes d'inconnus. Elle redonne une nouvelle forme et un tout autre usage à ces matériaux quelque peu insolites. De même que l'amour et la perte de l'amour peuvent se vivre comme le phénomène de la résilience - du latin resilientia - la résistance au choc, le fait de rebondir, elle offre à ces matières une seconde chance en somme.

La pratique de Corine Borgnet emprunte à diverses références passant du grand art classique aux modes d'expressions populaires comme les tatouages, les contes pour enfants, la dentelle. Tous les objets présentés se situent sur le fil de cette fragile protection : un cœur qui bat enchâssé dans un fil barbelé, des mains qui prient enlacées par une cordelette, un diadème, une guêpière, une chaussure, une couronne, un gant, des fleurs (plante carnivore ou rose de la Belle & la Bête), une vanité au crâne et insectes, des papillons et une jarretière constitués d'ossements, le dessin d'un dodo cet étrange oiseau disparu par la stupidité des hommes, des couronnes de mariées fanées se métamorphosant en couronnes d'épines...

La présence de ces pièces réunies dans cette exposition résonne en moi comme un vers d'Arthur Rimbaud d'une étrange beauté quasi baroque, « Le sang coula, chez Barbe-Bleue, - aux abattoirs, - dans les cirques, où le sceau de Dieu blêmit les fenêtres. Le sang et le lait coulèrent » (Après le déluge dans Illuminations 1873).

Isabelle de Maison Rouge
Commissaire d'exposition indépendante

Vernissage de Corine Borgnet "Amours éternels"
La couronne, 2018, os de volaille et de taupe, 30 x 30 cm










[19:00-23:55] Voeux du maire de Bailly-Romainvilliers
Location:
Gymnase de Lilandry
Boulevard des Sports
77700 Bailly-Romainvilliers
M° RER A Val d'Europe, RER A Marne-la-Vallée - Chessy
France
Internet Site : www.bailly-romainvilliers.fr/culture-et-sport/equipements-sportifs/complexe-sportif-de-lilandry
Description:
Vœux du maire de Bailly-Romainvilliers

Le Maire et les élus sont heureux de vous retrouver, pour la nouvelle année, à la traditionnelle soirée des voeux.
19 h 00 à 21 h 30 : Accueil avec animations
19 h 30 : Discours de Madame le Maire et des élus du Conseil Municipal des Enfants
21 h 30 : Animations et soirée dansante avec un DJ
00 h 00 : fin de la soirée
Infos au 01 60 43 67 58

[19:00-21:00] Voeux du maire de Croissy-sur-Seine
Location:
Croissy-sur-Seine
Croissy-sur-Seine
78290 Croissy-sur-Seine
M° RER A Chatou - Croissy
France
Internet Site : www.croissy.com
Description:
Vœux du maire de Croissy-sur-Seine

Samedi 12 janvier à 19h (ouverture des portes à 18h30), venez assister à la soirée des vœux du maire de Croissy-Sur-Seine au gymnase Jean Moulin (3 Impasse des Drocourtes).

L'inscription est obligatoire et se fait en deux temps :

Remplissez le formulaire d'inscription en ligne :
>> RSVP

Une confirmation d'inscription vous sera envoyée par mail début janvier. Il vous faudra l'imprimer lors du contrôle d'identité à l'entrée de la manifestation

N'oubliez pas de vous munir de votre carte d'identité, elle est aussi demandée lors du contrôle à l'entrée.

[19:30-22:00] Projection "Pauline à la plage" et dialogue avec Arielle Dombasle
Location:
La Cinémathèque Française
Musée du Cinéma
51, rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy
France
Phone : +33 (0)1 71 19 33 33
Mail : contact@cinematheque.fr
Internet Site : www.cinemathequefrancaise.com
Description:
Pauline à la plage
Eric Rohmer
France / 1982 / 100 min / DCP
Avec Amanda Langlet, Arielle Dombasle, Pascal Greggory.
Synopsis : Pauline passe l'été chez sa cousine Marion. Sur la plage, Marion rencontre Pierre, un ancien soupirant qui lui fait une déclaration brûlante. Elle le repousse et se jette dans les bras d'Henri, que Pierre a a été contraint de lui présenter.

Dialogue avec Arielle Dombasle
45 min
À la suite de la projection de Pauline à la plage, rencontre avec Arielle Dombasle autour du film et de sa collaboration avec Eric Rohmer.

« Je ne prendrai plus pour de l'amour ce qui n'en est pas. » (Marion / Arielle Dombasle dans Pauline à la plage)

Projection "Pauline à la plage" et dialogue avec Arielle Dombasle
Pauline à la plage


Dans le cadre de la rétrospective Eric Rohmer

DU 9 JANVIER AU 11 FÉVRIER 2019

C'est Ma nuit chez Maud, en 1969, qui attire l'attention publique sur cet ancien critique des Cahiers du cinéma et cinéaste depuis le début des années 1960. S'il a commencé plus tard que d'autres de la Nouvelle Vague, il ne va plus cesser de tourner, grâce aux Films du Losange, une structure de production et de distribution nécessaire à l'épanouissement d'une inspiration à la fois classique et moderne, littéraire et cinématographique, explorant les contradictions contemporaines de la morale et du désir, sachant prévoir son film dans le détail et accueillir l'inattendu, un inattendu toujours espéré. Attentif à rapporter son esthétique à ses moyens, Rohmer n'a cessé d'expérimenter, offrant un véritable espace de lumière à des acteurs et actrices qu'il révèle souvent : Françoise Fabian, Fabrice Luchini, Pascale Ogier, Marie Rivière, Arielle Dombasle...

UN CINÉASTE DU DIMANCHE

Au moment de la sortie de Pauline à la plage en 1983, Eric Rohmer déclare à la presse : « Comme tous ceux qui viennent des Cahiers du cinéma, je suis un cinéaste du dimanche. » Le propos ressemble à une boutade : il est pourtant juste, si l'on considère que les critiques appelés les « Jeunes Turcs », dont il fit partie à ses débuts aux Cahiers, ont voulu défendre le cinéma à l'inverse de l'idée d'un « métier », désirant faire des films à tout prix, à toute heure y compris le dimanche, avec fureur et passion. Par ailleurs, il est connu aujourd'hui que Rohmer, né Maurice Schérer, a entretenu, au cours de deux décennies, une double vie qui occultait aux yeux de sa mère (décédée en 1970) son plus précieux trésor, le cinéma, qu'il exerça avec la véritable ardeur et la patience d'un amateur.

L'ART DU FANTASME
Après la parution de son unique roman (Élisabeth, signé Gilbert Cordier) en 1946 aux éditions Gallimard, Rohmer tourne une adaptation des Petites filles modèles d'après la Comtesse de Ségur, projet interrompu et disparu ; il joue lui-même le héros torturé dans deux de ses courts métrages, Bérénice (1954) d'après Edgar Poe et La Sonate à Kreutzer (1956) d'après Tolstoï. Suite à l'échec de son premier long métrage, le désespéré et behaviouriste Signe du lion (1959), Rohmer entame le premier de ses cycles, les « Contes moraux » (1962-1972). L'origine de ces six films (La Boulangère de Monceau, La Carrière de Suzanne, La Collectionneuse, Ma nuit chez Maud, Le Genou de Claire, L'Amour l'après-midi) remonte à une série de ses nouvelles inédites. Il y sculpte progressivement un nouveau naturel, dans des récits où un personnage masculin se confronte au vertige du libre arbitre - celui, en l'occurrence, de pouvoir choisir entre deux femmes en une triangulation aux géométries variables. L'égarement passager (la fascination pour d'éclatantes apparitions comme Françoise Fabian ou Zouzou) cède la place, grâce à une subtile mais dense introspection, à la reprise d'un équilibre vital dont le centre vide est, probablement, une certaine idée de la sagesse.

LE RAVISSEMENT DE LA BEAUTÉ

La suite de la carrière d'Eric Rohmer confirme une genèse littéraire qui nourrit l'ensemble de l'œuvre, bien que le cinéma ait été sa véritable voie. Parallèlement aux premiers succès publics au début des années 1970, le réalisateur poursuit une méthode exigeante, avec une équipe réduite et loyale. Son œuvre garde ainsi les vertus d'économie et d'invention indispensables à l'idée de « l'auteur » de cinéma telle qu'elle a été défendue par les Cahiers, une revue qu'il dirige de 1957 à 1963. Voyageur immobile à la biographie peu mouvementée, Rohmer entreprend cependant le voyage au pays lointain du passé, à travers des adaptations historiques qui font surgir une Histoire qu'on ressent plus qu'on ne la déchiffre. L'énigmatique Triple agent (2004, d'après un fait divers) occupe une place à part dans la volonté de restitution, puisqu'il alterne des vues documentaires des années 1930 avec un récit d'espionnage. Reste que les plus somptueuses adaptations historiques sont sans doute La Marquise d'O... (1976, d'après Heinrich von Kleist) et Perceval le Gallois (1978, d'après Chrétien de Troyes, que Rohmer met en vers lui-même). Rohmer bâtit un espace charnel et poétique en complicité avec son chef opérateur Nestor Almendros, auteur à son tour, selon le cinéaste, d'une « vraisemblance de la lumière ». Les multiples teintes de ces films, allant du cobalt au cuisse de nymphe émue, caressent les sursauts de toutes les périodes que le cinéma a la puissance d'évoquer. L'Anglaise et le duc (2001, d'après les mémoires de Grace Elliott) et Les Amours d'Astrée et de Céladon (2007, d'après Honoré d'Urfé) prolongent, dans les dernières années, l'impératif rohmérien d'une immuable beauté.

LE RÈGNE DES FEMMES

Du critique André Bazin, Eric Rohmer hérite l'amour de la part mécanique de l'enregistrement cinématographique, son implacable empreinte. Le deuxième cycle, qui se constitue suivant une contrainte, est celui des six « Comédies et proverbes » (1981-1987) : La Femme de l'aviateur, Le Beau mariage, Pauline à la plage, Les Nuits de la pleine lune, Le Rayon vert, L'Ami de mon amie. Si ce cycle annonce un changement de signe, c'est que le réalisateur succombe à la puissance de ses actrices. La constellation rohmérienne s'étoffe alors d'héroïnes nouvelles et mémorables - par ordre d'apparition : Marie Rivière, Anne-Laure Meury, Béatrice Romand, Arielle Dombasle, Amanda Langlet, Pascale Ogier, Rosette, Emmanuelle Chaulet et Sophie Renoir. Non seulement elles illustrent, chacune à sa façon, des citations (« Que le temps vienne où les cœurs s'éprennent » de Rimbaud) ou des lieux communs (« Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison »), mais elles deviennent les aspects divers d'un élan poétique et philosophique du cinéma. Ainsi, elles mettent à nu la méthode de travail de Rohmer, qui écrit les dialogues de ses films après une observation attentive et rusée du corps et des gestes de ses acteurs, ainsi que de leurs dictions bigarrées. Elles deviennent les héroïnes impétueuses et passionnées qui mènent, malgré leurs furieuses contradictions, une véritable croisade du bonheur.

LA SOCIÉTÉ DE LA CONVERSATION

Profondément ancrés dans les années 1990 bien que l'on devine l'influence capitale de La Bruyère, les « Contes des quatre saisons » (1990-1998 : Conte de printemps, Conte d'hiver, Conte d'été, Conte d'automne) préservent le charme suranné et inimitable des dialogues du cinéma d'Eric Rohmer, qui défend encore ici l'utilisation du son direct. L'utilisation parcimonieuse de la musique, généralement composée par Jean-Louis Valero, s'enrichit de l'apparition, au générique, du compositeur Sébastien Erms, autre hétéronyme de l'auteur en fusion avec le nom de la monteuse Mary Stephen qui participe de la composition. Ce dernier cycle, centré sur ce qui fait et défait les liens entre les êtres, résonne avec l'ensemble de l'œuvre et l'éclaire : synchronicités, rencontres capitales, complicités spontanées, coups de foudre. Le spectateur est entraîné par la parole de personnages complexes qui mentent ou se mentent à eux-mêmes, se contredisant sans cesse. Deux personnages puissants se détachent : Melvil Poupaud en été, jouant un jeune homme au magnétisme affriolant qui se laisse délivrer par le hasard, et Charlotte Véry, l'un des personnages les plus majestueux de tout le panthéon rohmérien, l'agaçante charmeuse de l'hiver qui fait le pari absolu de l'amour.

LA FONCTION OBLIQUE

Dans L'Arbre, le maire et la médiathèque (1993), l'opposition entre le discours politique du maire et la parole des habitants témoigne d'interférences inévitables dans le champ du réel. Le film cristallise une manière d'être au monde contemporain, que Rohmer déploie à la fois dans les nombreux articles (regroupés notamment dans Le Celluloïd et le marbre), et de manière encore plus manifeste dans un autre versant de son œuvre, moins connu quoique abondant : la trentaine de films qu'il réalise pour la télévision. Ce précieux laboratoire d'expérimentation met au jour une esthétique du réseau : les sujets vont du commentaire de films (Boudu sauvé des eaux, L'Atalante), de grands classiques (Cervantès, Pascal, La Bruyère, Victor Hugo, Michelet), à des essais divers (linguistique, histoire, sociologie). Dès l'un des premiers essais, Métamorphoses du paysage (1964), apparaît le profond intérêt de Rohmer pour les transformations urbanistiques issues de la politique des villes nouvelles menée par le second mandat gaulliste. Plus tard, dans Entretien sur le béton (1969), la parole de Paul Virilio annonce ce qui chez Rohmer deviendra une véritable poétique de l'écologie. Paris gardant son indéfectible mystère (Les Rendez-vous de Paris, 1995), est-il désormais possible de survivre en banlieue, comme semble en douter le personnage de Pascale Ogier fuyant Marne-la-Vallée dans Les Nuits de la pleine lune ? Ces villes nouvelles, comment les hanter ? Dans L'Ami de mon amie, la trajectoire de Blanche (Emmanuelle Chaulet) se calque sur l'urbanisme inédit de Pontoise pour témoigner des possibilités de rencontre. Si la lucidité a raison de son amour platonique, il n'empêche que, vie et ville nouvelles obligent, tous les espoirs sont permis.

Gabriela Trujillo

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