Monday, April 1, 2019
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01
April 2019
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  Poisson d'Avril
Location:
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Description:
Cette tradition trouverait son origine en France, en 1564. Jusqu'alors, l'année aurait commencé au 1er avril, mais le roi de France Charles IX décida, par l'édit de Roussillon, que l'année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Mais en fait, l'année civile n'a jamais débuté un 1er avril. Si l'origine exacte de l'utilisation des poissons reste obscure (peut-être l'ichtus chrétien), la légende veut que plusieurs de ses sujets se rebiffèrent à l'idée qu'on leur chamboulât le calendrier, et ils continuèrent à célébrer les environs du 1er avril. Pour se payer gentiment leur tête, des congénères profitèrent de l'occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours pendables. Ainsi naquit le poisson, le poisson d'avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n'acceptent pas la réalité ou la voient autrement[1]. Plusieurs usages semblent s'être en fait mélangés, avec celui du carnaval :
- marquer la sortie du signe zodiacal des Poissons, dernier signe de l'Hiver
- prolonger la période du carême, où il n'était permis de manger que du poisson,
- confondre le benêt en lui offrant un poisson à une époque de l'année, celle du frai, où la pêche était interdite.

Fête nationale d'Uzupis
Location:
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Description:
Jour de la déclaration d'Indépendance en 1998

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18:00 [18:00-21:00] Vernissage "Glass, Photographie Contemporaine d'Amérique Latine"
Location:
Espace Lhomond
21, rue Lhomond
75005 Paris
M° Place Monge, Censier - Daubenton, RER B Luxembourg
France
Description:
Periferia Projects et Lulu Films ont le plaisir de présenter "Glass", une exposition présentant la photographie contemporaine de 20 artistes latino-américains. Un projet qui réunit des artistes venus d'Argentine, du Brésil, de Colombie, du Mexique, du Pérou, de Porto Rico et du Venezuela.

En 1902, Charles Horton Cooley a formulé la théorie du «"Looking-Glass Self"». Cette théorie précise que l'identité de chaque personne est façonnée par le biais d'interactions avec le monde extérieur, et se constituant d'un réseau de perceptions et de relations interpersonnelles.

Aujourd'hui, dans un monde saturé d'images et de communications numériques, où le contact est "sans contact", l'identité est construite et reconstruite, désamorcée par différents moyens.

GLASS explore comment chaque personne construit et projette sa propre identité, sa vision du monde et de ses événements en fonction de ce qu'ils pensent est perçue.

À travers le regard de ces vingt artistes, l'exposition s'intitule Glass (verre) comme un miroir, une loupe, une vision transparente, entre autres moyens de voir et d'être vu, comme une façon de réfléchir sursoi-même et sur l'identité.

Vernissage : 1er avril à 18h
Table ronde : le 4 avril à 18h30
Exposition : du 01 au 07 avril

Un grand merci à nos sponsors, collaborateurs et partenaires Art Paris, IESA arts&culture, Galerie Younique, Los Contemporáneos, FOCO Lab, Pisco 1615, La Escondida Mezcal, LAMB & WATT

Vernissage de l'exposition "Glass, Photographie Contemporaine d'Amérique Latine"

[18:00-21:00] Vernissage d'Anna Kache "Don't you let me go"
Location:
Galerie 104 Kléber
104, avenue Kléber
75016 Paris
M° Boissière, Trocadéro
France
Mobile : +33 (0)6 37 20 10 14
Mail : contact@madagency.fr
Internet Site : www.madagency.fr
Description:
https://www.instagram.com/annakache/
https://annakache.com

Vernissage d'Anna Kache "Don't you let me go"
Vernissage d'Anna Kache "Don't you let me go"

[18:00-21:00] Vernissage de Bruno Gadenne "S'enforester"
Location:
Agnès B. activités
15-17, rue Dieu
75010 Paris
M° République
France
Phone : +33 (0)1 40 03 45 00
Fax : +33 (0)1 40 03 45 50
Mail : off@agnesb.fr
Internet Site : www.agnesb.fr
Description:
agnès b. accueille la première exposition personnelle de Bruno Gadenne à Paris.

01/04 - 03/05

Venez découvrir la vingtaine de toiles et partager ce moment lors du vernissage, lundi 1er avril, au 17 rue Dieu, Paris 10ème.

La quête de la lumière en forêt

La forêt est un espace où se cacher, se perdre et prendre plaisir à aller vers l'inconnu. Les peintures de Bruno Gadenne nous transportent dans ces lieux mystérieux. Elles nécessitent le temps d'une promenade du regard. Chacune propose une traversée, une quête d'une nature dans laquelle fuir et se ressourcer. Celles-ci sont baignées d'une étrange lumière, telles les nuits américaines du cinéma. Ses paysages semblent aussi bien hors du temps et invitent à imaginer la suite du voyage.
Pour son exposition, il réunit plusieurs séries de toiles, réalisées à la suite de différentes expéditions dans des contrées éloignées. Des éclats lumineux guident le visiteur dans un parcours, incité à créer des liens et à s'enforester au fur et à mesure dans la peinture. La forêt se révèle être un milieu qui nous enveloppe, où vivre des sensations fortes.
Dans ces paysages, la présence de l'eau conduit vers le lointain. Puis, un élément, rocher, végétal se découvre tel un trésor. Ces peintures amènent à s'arrêter pour percevoir la densité de végétations à travers laquelle des lueurs, quasi cinématographiques apparaissent.

Air terjun emas, (La cascade d'or) présente une forme étrange. Entre détachement et recouvrement, cette présence appelle à la fois au merveilleux et au danger. La percée convoque également la découverte d'un élément naturel, telle une surprise, un secret qui se dévoile aux yeux des plus aventureux et attentifs.
La percée s'ouvre vers un végétal, totem, qui surgit et diffuse une lumière éclatante. Sommes-nous arrivés au bout, dans une clairière ? Espace ouvert et pourtant englobant, cette peinture incarne le mystère et le trouble.
Dans ses peintures de Grottes se retrouve cette ambiguïté entre un lieu protecteur et un espace d'une puissance qui nous repousse. Peut-on y entrer ? Que renferme-t-il ? Ce refugeaurait traversé le temps et serait intemporel.
Avec La porte, une peinture plongée dans une atmosphère bleutée, se révèle également la possibilité ou pas d'atteindre son but, de passer à travers. Cette oeuvre incarne plusieurs temporalités, une ruine d'architecture et une nature qui croît et reprend ses droits sur les constructions.
Dans certaines de ses peintures des corps apparaissent tels des statues ou des rochers.
Des lutteurs font écho à des scènes de l'histoire de l'art. Adam, une peinture qui inspire à un récit d'un homme qui avance vers l'inconnu, dans un flux de couleurs. Cette oeuvre suggère un retour à la nature à la quête d'un paradis, une Arcadie.
Ses petites toiles relèvent d'une plus grande gestuelle et renvoient au saisissement d'un instant, perception d'un milieu riche en végétations en croissance.

Les peintures de Bruno Gadenne convoquent le désir d'aller plus loin, vers les profondeurs de ces espaces denses et enveloppant. Elles engagent un déplacement, une attention, une concentration et se laissent découvrir après l'expérience d'une entrée par les couleurs. Ainsi, d'une toile à une autre, le regard parcourt ces paysages d'une nature luxuriante, y pénètre pour y saisir les secrets qu'ils contiennent. Ces éléments cachés seraient-il une menace ou une trace, un emblème de ces lieux ? D'une vue d'une végétation exotique qui attire à des ouvertures vers des clairières et des espaces plus ouverts, ces peintures renvoient aux différentes postures et sensations que l'on a en forêt. Cet ensemble de toiles convoque aussi bien la sensation du plaisir à explorer ces espaces riches en diversité végétales et où des surprises visuelles surgissent, qu'un malaise qui émerge par moment.
Bruno Gadenne révèle une possible forêt, celle de rêves ou d'histoires qui traversent les pays et les époques.

Pauline Lisowski, La quête de la lumière en forêt

Vernissage de Bruno Gadenne "S'enforester"
"Adam", huile sur toile, 120 x 160 cm, 2014

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "You Are"
Location:
Centre Panthéon Sorbonne
Université Paris 1 et 2
12, place du Panthéon
75231 Paris Cedex 5
M° RER B Luxembourg, Maubert - Mutualité, Cardinal Lemoine
France
Phone : +33 (0)1 44 07 80 00
Fax : +33 (0)1 46 34 20 56
Internet Site : www.univ-paris1.fr/universite/campus/detail-campus/centre-pantheon/
Description:
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Hall Saint-Jacques

L'association You Are vous invite au vernissage inaugural de l'exposition de photographies réalisées par Pedro Teles au cours des deux dernières années. Rejoignez-nous dès 18h30 pour les découvrir et en discuter autour d'un pot.

Entre 2018 et 2019, Pedro Teles, photographe, a suivi les membres de l'association solidaire You Are lors de ses diverses actions. Des distributions de repas aux personnes sans-abris aux cours de français aux personnes exilés en partenariat avec Voyage au bout de la 11, il a immortalisé des moments de solidarité, d'échanges et de partage. Son travail sera exposé du 1er au 10 avril dans le hall Saint-Jacques de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.


QUI SOMMES-NOUS ?

You Are est une association solidaire de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne qui organise des maraudes, des collectes, ainsi que des cours de français destinés aux exilés chaque semaine. L'envie d'aider, la bonne humeur et la convivialité, quelques ingrédients qui unissent les bénévoles de l'équipe You Are.

Pedro Teles est un photographe professionnel de 24 ans, fraîchement diplômé de CE3P, école de photographie. Arrivé en France en 2013, il est basé à Paris où il s'investit régulièrement auprès d'associations solidaires.
Instagram: @pedrotmteles

Voyage au bout de la 11, partenaire de You Are, dispense des cours de français aux réfugiés et migrants installés à Paris. L'association sensibilise également l'opinion publique sur le traitement qui leur est réservé en France.

Vernissage de l'exposition "You Are"


[19:00-22:30] Cocktail d'Ouverture de la Paris Arbitration Week 2019
Location:
Conseil économique, social et environnemental
Palais d'Iéna
9, place d'Iéna
75775 Paris Cedex 16
M° Iéna
France
Phone : +33 (0)1 44 43 60 00
Internet Site : www.conseil-economique-et-social.fr
Description:
La Paris Arbitration Week revient pour sa 3ème édition du 1er au 5 avril 2019 !

L'édition 2019 de la Paris Arbitration Week (#PAW2019) sera l'occasion de réunir en avril la communauté internationale de l'arbitrage au cours d'une semaine de débats académiques et d'échanges professionnels dans une atmosphère amicale.

L'année dernière, plus de 2000 praticiens de l'arbitrage ont participé aux différents événements de la PAW2018.

Cette année, ce sont autant de participants de nationalités, horizons et profils variés qui sont attendus. Les co-hôtes de la 3ème édition de la PAW, l'ICC, l'association Paris, Place d'arbitrage, le Comité Français de l'Arbitrage (CFA) et l'Association Française d'Arbitrage (AFA) ont pour ambition d'offrir aux professionnels de l'arbitrage et aux universitaires du monde entier un forum unique d'échanges pour aborder les enjeux et évolutions de l'arbitrage international.

Le succès des deux premières éditions, l'esprit d'ouverture de la PAW et les lieux parisiens prestigieux choisis par les organisateurs ont manifestement convaincu. Près de 35 événements sont déjà prévus : débats, conférences, tables rondes mais également petits déjeuners, cocktails et soirées !

La Chambre de Commerce Internationale (ICC) ouvrira la semaine avec sa Conférence Europe. Celle-ci sera suivie du Cocktail d'Ouverture de la PAW 2019 (déjà + de 500 inscrits !) au Conseil Économique Social et Environnemental.

D'autres événements comme la Conférence annuelle de l'association Paris, Place d'Arbitrage, la cérémonie annuelle des GAR Awards de la Global Arbitration Review (GAR) et la Young Arbitration Cruise portée par les associations de jeunes arbitragistes, viendront rythmer les événements académiques organisés par les cabinets d'avocats, cabinets d'expertises, institutions, associations et les partenaires déjà nombreux. La semaine est conçue pour faciliter une participation maximale de la communauté de l'arbitrage international qui se déplace désormais des quatre coins du monde pour assister à la PAW.

Au cours du programme seront abordées des thématiques variées comme l'exécution forcée des sentences arbitrales en France, la lutte contre la corruption, l'intérêt public et l'arbitrage, l'apport de l'intelligence artificielle et de la blockchain.

L'arbitrage international est la méthode préférée des sociétés partout dans le monde pour résoudre les différends internationaux commerciaux.

Plus de 1.500 des procédures d'arbitrage sont administrées chaque année par la Cour Internationale d'Arbitrage de la Chambre de Commerce International (CCI), le leader mondial des institutions arbitrales et co-organisateur de la PAW, avec son quartier général à Paris. Le montant total en jeu dans ces procédures en 2018 est de 36.1 milliards de dollars.

Depuis la fondation de la CCI à Paris en 1923, la place de Paris a été la favorite des sociétés pour siéger leurs procédures d'arbitrage. D'autres métropoles mondiales comprenant Londres, Genève, Singapour et New York sont aussi reconnues dans ce domaine.

>> RSVP for #PAW2019 Opening Cocktail reception

[19:00-22:00] Inauguration du restaurant Eataly Paris Marais
Location:
Le Marais
Marais
75004 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau, Arts et Métiers
France
Description:
Eataly Paris Marais
37 Rue Sainte-Croix de la Bretonnerie
75004 Paris

[19:00-22:00] Prix de la Création 2019
Location:
Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 42 76 40 40
Internet Site : www.paris.fr
Description:
Prix de la Création 2019

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "La Lune"
Location:
Grand Palais
Galeries Nationales du Grand Palais
avenue Winston Churchill
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau
France
Internet Site : www.grandpalais.fr
Description:
Grand Palais, Galeries nationales

LA LUNE
Du voyage réel aux voyages imaginaires

3 avril 2019 - 22 juillet 2019
Lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 10h à 20h.
Mercredi de 10h à 22h. Fermeture hebdomadaire le mardi

Fermé le mercredi 1er mai et le dimanche14 juillet 2019.
Fermeture anticipée le jeudi 16 mai 2019 à 18h

Nuit européenne des musées le samedi 18 mai 2019 : exposition ouverte et gratuite de 20h à 1h (dernier accès minuit)

Plus de 190 œuvres exposées
De l'antiquité à l'art contemporain
Peinture, sculpture, photographie, vidéo...et des œuvres originales créées pour l'exposition
Marc Chagall, Man Ray, François Morellet, Joan Mirò, Auguste Rodin, Félix Vallotton...

À l'occasion des 50 ans des premiers pas de l'Homme sur la Lune, cette exposition dévoile les relations que l'homme entretient avec cet astre.
De l'exploration scientifique à la création artistique, l'exposition invite à une promenade à travers les oeuvres d'art et les objets qui ont incarné les innombrables visions et sentiments que la lune a inspirés.
Observable par chacun de nous à l'oeil nu, discrète et omniprésente à la fois, la Lune nous interroge depuis toujours. Les avancées de la connaissance accomplies depuis le XVIIe siècle ont permis aux hommes de l'observer et même de la conquérir.
Pourtant, cela ne semble pas avoir changé fondamentalement nos rapports avec elle. L'astre conserve son aura et son pouvoir de fascination. Elle continue de nous interroger sur nous-mêmes, à la façon d'un miroir.
La Lune nous invite au rêve et à la contemplation au Grand Palais, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, avec des oeuvres essentiellement produites en Europe mais venant aussi des civilisations africaines, arabes et extrême-orientales. Vous découvrirez également des instruments scientifiques témoignant de la recherche des connaissances sur l'astre.

#ExpoLune

Vernissage de l'exposition "La Lune"

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Quand Fellini rêvait de Picasso"
Location:
La Cinémathèque Française
Musée du Cinéma
51, rue de Bercy
75012 Paris
M° Bercy
France
Phone : +33 (0)1 71 19 33 33
Mail : contact@cinematheque.fr
Internet Site : www.cinemathequefrancaise.com
Description:
DU 3 AVRIL AU 28 JUILLET 2019

Federico Fellini, cinéaste du mythique La Dolce vita ou de l'onirique 8 ½, vouait une profonde admiration à Pablo Picasso. Hanté par la figure de l'artiste espagnol, il consigna par le dessin les diverses rencontres qu'il put faire en rêve avec le peintre. L'exposition s'appuie sur ce dialogue imaginaire pour proposer un parcours à travers les sujets qu'ils chérissaient tant l'un et l'autre : les mythes, la figure féminine, la danse ou l'univers forain.

QUAND FELLINI RÊVAIT DE PICASSO
UN CASTING DE RÊVE

On convoque spontanément l'histoire de l'art pour décrire le cinéma de Fellini, dont la critique n'a pas manqué de relever la qualité picturale : tour à tour baroques ou bruegheliennes, les grandes toiles que le Maestro brosse de la société italienne des années 1950 aux années 1980 mettent en scène des personnages exubérants dans un décor de plus en plus apocalyptique comme seul Jérôme Bosch sut en inventer. Ces références artistiques, assumées et même revendiquées par Fellini, ne doivent pour autant occulter une autre source majeure d'inspiration dans le processus créatif fellinien, celle de Picasso. Le maître de la peinture moderne accompagne Fellini dès ses premiers films : si Les Vitelloni, La Strada et Les Nuits de Cabiria sont en noir et blanc, ils sont néanmoins teintés des périodes bleue et rose de Picasso, faisant écho à l'univers du peintre, où se côtoient comédiens, saltimbanques, prostituées et petits escrocs... Toute une humanité mélancolique.

Fellini démarre sa carrière comme caricaturiste pour l'hebdomadaire Marc'Aurelio dans lequel il tient une rubrique entre 1939 et 1943, tout en écrivant de temps à autres pour le cinéma avant de s'y consacrer entièrement comme assistant-scénariste - notamment de Rome, ville ouverte (1945) de Rossellini. En 1955, soit deux ans après la grande exposition que Rome consacra au peintre espagnol à la Galleria nazionale d'arte moderna, Fellini, dans Il Bidone, attribue le surnom de « Picasso » au personnage de Raoul, un peintre raté : par cette forme de transgression vis-à-vis de cette figure totémique, le réalisateur semble déjà dialoguer avec Picasso, qu'il reconnaîtra des décennies plus tard comme le génie et démiurge par excellence.

Et en effet, Federico n'a cessé de penser, de rêver de Picasso au cours de sa carrière. Rétrospectivement, Fellini en appelle à l'inventeur du cubisme pour expliquer la structure narrative éclatée de La Dolce vita. Après l'aventure houleuse de ce film qui reçut en 1960 la Palme d'or à Cannes sur fond de polémiques cléricales, et aujourd'hui considéré comme l'un des chefs-d'œuvre du Maestro, Fellini, qui se sent alors à un tournant de sa carrière, décide de suivre une analyse avec le Dr Ernst Bernhard, d'obédience jungienne, qui officie à Rome. Cette rencontre va changer sa vie et sa carrière. Le psychanalyste incite Fellini à entreprendre un minutieux travail de transcription de ses rêves par le dessin - travail qu'il fera sans discontinuer jusqu'en 1990. Ces dessins seront ensuite regroupés en intégralité, après sa mort, dans un ouvrage intitulé Le Livre de mes rêves. Grâce au Dr Bernhard, Fellini découvre donc les travaux de Carl Gustav Jung, psychiatre et fondateur de la psychologie analytique : il se familiarise avec les théories sur l'analyse des rêves et sur l'idée d'inconscient collectif, et approche également Picasso à travers un essai que Jung rédigea à l'occasion de l'exposition rétrospective du peintre au Kunsthaus de Zürich en 1932. Dès lors, le cinéaste va trouver dans la notion d'archétype un outil passionnant pour affronter ses fantasmes, et en Picasso un talisman secret dont il ne saurait se séparer. Cette pratique du dessin de rêves, qui durera près de trente ans, permet de faire coïncider la vie nocturne et l'activité créatrice du Maestro. Ainsi apprend-on que Fellini - qui rencontra le peintre espagnol probablement une seule fois dans la réalité, lors du festival de Cannes de 1961 - convie ce dernier à trois reprises dans ses rêves.

Dans le rêve du 22 janvier 1962, Federico et Giulietta sont réunis, avec d'autres convives réduits à des silhouettes, à la table de Picasso : l'intérieur du peintre, chaleureux, est composé de toiles et de céramiques caractéristiques de l'œuvre des années 1950-1960 ; Picasso, quant à lui, est immédiatement reconnaissable par le portrait qu'en brosse Fellini (un visage qui tient du masque primitif et une tenue estivale). Autour d'une bouteille de chianti, les échanges sont amicaux, fraternels... Dans les deux autres rêves, datés du 18 janvier 1967 et de juillet 1980, Fellini et Picasso sont vraisemblablement en tête-à-tête : le premier s'éclipsant totalement du récit comme du dessin pour laisser place aux conseils prodigués par l'artiste démiurge qu'écoute religieusement Federico.

Et en effet, ces trois rêves mis en dessin correspondent à trois moments de profonde crise artistique chez Fellini. Le premier coïncide avec l'accouchement difficile de 8 ½ (1962) ; au second font écho l'impossible naissance du Voyage de G. Mastorna, que devra abandonner le réalisateur et la lente maturation du Satyricon (1969), adaptation originale et brillante de l'œuvre de Pétrone ; enfin, le dernier rêve survient au moment de l'élaboration de La Cité des femmes (1980), sorte de voyage initiatique dans les mystères du féminin.

Deux autres rêves au moins, sans dessins associés cependant, font apparaître Picasso : l'un, lié à la période de 8 ½ et rapporté par le metteur en scène dans plusieurs interviews, nous révèle un Picasso doué d'une force physique exceptionnelle qui invite Fellini à le suivre dans une nage vigoureuse et à maintenir un cap connu seulement de ces deux artistes ; l'autre, qui surgit durant l'élaboration du Satyricon et qui est simplement retranscrit par l'écriture a lieu en août 1968 : il apprend à Fellini que Picasso est mort - ce qui est faux en réalité, mais ce qui montre bien l'importance du maître espagnol dans l'inconscient de Fellini.

LE SCÉNARIO

L'exposition Quand Fellini rêvait de Picasso souhaite faire découvrir au public l'admiration profonde que Fellini vouait au maître de la peinture en mettant en lumière les nombreuses affinités qui existent entre ces deux créateurs. Cette rencontre artistique ne se veut pas comparative. Il s'agit d'un dialogue intériorisé qui a fécondé l'œuvre cinématographique de Fellini, par-delà les médiums, la distance géographique et le temps, à travers des sujets que le réalisateur partage avec Picasso : la femme, la sexualité, le cirque, mais aussi l'Antiquité, la danse et la corrida... Pénétrer les lieux de leur imaginaire permet de mieux comprendre les processus créatifs communs aux deux artistes jusqu'à les envisager sous un jour nouveau. Maître incontesté de la peinture moderne et Maestro du septième art, Picasso et Fellini ont su élaborer leur propre mythe avec un art soutenu de la mise en scène et la complicité de grands photographes (Edward Quinn, André Villers, Tazio Secchiaroli, Gjon Mili...).

L'esprit du spectacle, qui réunit ces deux génies, est insufflé au parcours de l'exposition, sans oublier, bien sûr, l'humour et l'autodérision propres aux deux artistes. Ainsi le ton général est celui d'une certaine joie de vivre, teintée de-ci de-là de mélancolie. Au cœur de cette fête, la femme est bien évidemment muse, inspiratrice, tentatrice, fascinante ou monstrueuse. Elle est l'entité autour de laquelle gravite la planète Fellini, mais aussi le soleil picassien.

AFFINITÉS ÉLECTIVES

Fellini a suivi une veine interrogée et investiguée par Picasso - celle de l'art comme autobiographie ou comme exutoire des désirs primitifs du sexe -, mais il a aussi retrouvé les mêmes motifs et le même langage plastique. L'exposition témoigne de cette dimension à la fois artistique et intellectuelle, en accordant au mieux la création de ces deux personnalités. Elle s'appuie sur de nombreux extraits filmiques, plus d'une fois bercés par la musique de Nino Rota (qui travailla avec le Maestro du Cheik blanc en 1952 jusqu'à Répétition d'orchestre en 1978), mais aussi de dessins de Fellini lui-même (croquis de tournage, caricatures, indications pour les décorateurs), accompagnés d'affiches et de costumes qui côtoient et remettent en perspective l'univers polymorphe de Picasso (composé de peintures, dessins à l'encre ou au fusain, gravures, sculptures de bronze, céramiques...). L'exposition mettra particulièrement en lumière l'intérêt que Picasso accordait au septième art. Le Maître a non seulement été le sujet de nombreux documentaires - le plus connu étant Le Mystère Picasso d'Henri-Georges Clouzot -, mais il fut aussi le metteur en scène d'un unique film (maudit), La Mort de Charlotte Corday, coréalisé avec Frédéric Rossif en 1950 à l'atelier de Vallauris : le film, aujourd'hui perdu, n'a jamais été montré au public, il n'en subsiste que des photographies de tournage, dont certaines inédites, ainsi que des pièces d'archives.

Cette exposition offre l'opportunité d'explorer l'exceptionnel fonds de la Cinémathèque française, tant pour sa riche collection de photographies, d'affiches et d'archives, que pour les costumes et accessoires qu'elle possède, créés par Piero Gherardi (Les Nuits de Cabiria, 8 ½ ) et Danilo Donati (Satyricon) - collection qui sera complétée par un prêt de La Farani. Cette exposition fera également découvrir les dessins de Fellini appartenant à l'Archivio del comune di Rimini, ville de naissance du réalisateur.

Enfin, elle n'aurait pu voir le jour sans l'aimable collaboration de la Fundación Almine y Bernard Ruiz Picasso para el arte (FABA) et du Musée national Picasso-Paris, ainsi que la générosité de certains prêteurs felliniens, parmi lesquels les anciens assistants du Maestro, Dominique Delouche et Gérald Morin.

Une rétrospective sera proposée à tous ceux qui souhaitent approfondir ou découvrir l'œuvre-fresque de Fellini composée de films aussi variés que La Strada ou Ginger et Fred, Et vogue le navire ou Satyricon, Répétition d'orchestre ou Casanova, puisant dans une certaine réalité historique qui, peu à peu, bascule dans l'onirisme et la recréation complète en studio : une immense comédie humaine peuplée de personnages attachants et clownesques, aux qualités physiques bien souvent exagérées ; une comédie pleine de charmes et d'inventions, d'humour et de mélancolie.

Audrey Norcia
Historienne de l'art, commissaire de l'exposition


Une exposition produite par La Cinémathèque française, en collaboration avec la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte, et conçue en partenariat avec le Museo Picasso Málaga

Vernissage de l'exposition "Quand Fellini rêvait de Picasso"

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Regards sur l'Aube du Japon Moderne"
Location:
Bureau de Représentation du département du Hyōgo en Europe
10, rue de Louvois
75002 Paris
M° Quatre Septembre
France
Phone : +33 (0)1 42 97 42 82
Fax : +33 (0)1 42 97 42 92
Mail : directeur.hyogo@wanadoo.fr
Internet Site : hyogo.pagespro-orange.fr
Description:
Le Bureau de Représentation du Hyogo en Europe et les descendants de Pierre de Lucy Fossarieu, consul général de France au Japon ont le plaisir de vous inviter à l'exposition

« REGARDS SUR L'AUBE DU JAPON MODERNE»

Du lundi 1er au dimanche 7 avril 2019

Un consul de France et sa famille au Japon - Tokyo et Kobe (1883-1906) - Activités politique et sociale à travers des documents d'archive, estampes, objets d'art.

Horaires : de 10h à 18h30 (dimanche fermeture à 17h)

Vernissage de l'exposition "Regards sur l'Aube du Japon Moderne"

Vernissage de l'exposition "Regards sur l'Aube du Japon Moderne"

Pierre de LUCY-FOSSARIEU, un des premiers artisans de l'amitié franco-japonaise

Si Japonismes 2018 touche à sa fin, ce n'est pas pour autant que nous ne pouvons continuer à explorer les relations passées qui ont construit l'amitié franco-japonaise. Retour sur la vie de Pierre de LUCY FOSSARIEU dont une exposition lui sera consacrée au Bureau du Hyogo à Paris !

S'il est né en 1859, soit un an après la signature du traité d'amitié et de commerce entre le Japon et la France, Pierre de LUCY-FOSSARIEU est l'une de ces personnalités qui ont contribué à une meilleure compréhension mutuelle entre Français et Japonais. Dès l'obtention du baccalauréat, il fait ses études supérieures à l'INALCO (ou Langues'O) en japonais. Après trois ans d'études, il est nommé élève-interprète à la légation française de Tôkyô (sans ambassade à l'époque, la légation est le lieu occupé par la représentation diplomatique), avant de faire partie du secrétariat de la Conférence Internationale pour la révision des Traités. Si on dit souvent que l'ouverture du Japon a été forcée, c'est aussi parce que les premiers traités signés par le Japon et les pays occidentaux étaient inégaux pour le Japon. Cette contribution à la conférence vaut à Pierre de LUCY-FOSSARIEU d'être décoré de l'Ordre impérial du Soleil Levant, une des plus prestigieuses distinctions, par l'Empereur. Après un bref retour à Paris où il se marie, il est nommé vice-consul de France à Kobé-Ôsaka en 1889. Il y vivra durant seize ans, y emménageant avec son épouse et sa première fille. Quatre autres enfants naîtront par la suite au Japon. Durant toute cette période, il contribue à approfondir les relations entre la France et le Japon non seulement grâce à sa fonction mais aussi en intégrant le conseil municipal de Kobé et en fondant en 1900 la toute première Société franco-japonaise à Kobé (ou Kobe nishifutsu kyôkai), toujours active aujourd'hui. Le souhait de Pierre de LUCY-FOSSARIEU avec la fondation de cette organisation est d'intensifier les échanges entre les Japonais et les résidents français à travers, par exemple, des cours de japonais pour ces derniers et des cours de français pour les Japonais. Profitant d'un séjour en France la même année, il fonde de même la Société franco-japonaise de Paris. Pendant ces seize années à Kobé, il se constitue également une importante collection d'œuvres japonaises : estampes, objets artisanaux ou encore vases offerts par l'Empereur. Ce sont ces objets ainsi que des lettres, des discours et de nombreuses photos d'époque, légués à ses enfants à sa mort et transmis aux générations suivantes, que le public français pourra découvrir à Paris au Bureau de représentation du Hyogo en Europe à partir du 1er avril jusqu'au 7 avril 2019. Une exposition que le public japonais avait pu découvrir en novembre 2017 au musée Kitano de Kobé !

Si Pierre de LUCY-FOSSARIEU est vice-consul de France, il assure également la charge de vice-consul du Portugal, de façon temporaire, et celle de Russie ! Justement, alors qu'il est encore en fonction, la guerre russo-japonaise éclate. Il est alors chargé de s'occuper des prisonniers russes du Japon mais ce fut trop pour le diplomate qui tombe malade. Il doit être rapatrié en France en 1906 où il doit se faire amputer d'une jambe, mais ne pourra plus repartir au Japon. Pierre de LUCY-FOSSARIEU accepte un dernier poste de consul en 1908 à Colombo, Sri Lanka, où il décède la même année. Il est enterré à Paris, au cimetière du Père-Lachaise. Renée, l'une de ses filles, lui rendra hommage dans un livre paru en 1958, « Un Français en Extrême-Orient ».

Vernissage de l'exposition "Regards sur l'Aube du Japon Moderne"

[19:30-21:00] Vernissage "CTRL+X - Que deviennent nos déchets électroniques ?"
Location:
Mairie du 2ème arrondissement
8, rue de la Banque
75002 Paris
M° Bourse
France
Phone : +33 (0)1 53 29 75 02
Fax : +33 (0)1 53 29 75 01
Mail : maire02@paris.fr
Internet Site : www.mairie02.paris.fr
Description:
Dans le cadre de ses missions, la Fondation Simplon souhaite sensibiliser les citoyens, les pouvoirs publics, les actrices et acteurs économiques ainsi que le monde du numérique au devenir de nos déchets électroniques grâce au travail du photographe allemand Kai Löffelbein.

Par ses photographies, il nous plonge dans un monde apocalyptique d'anciens smartphones, ordinateurs, objets connectés, câbles et substances toxiques ...

Savez-vous dans quels pays, par qui, comment sont traités vos déchets électroniques ? Venez le découvrir du 1er au 26 avril en salle des expositions de la Mairie du 2e arrondissement.

Vernissage le lundi 1er avril à 19h30.

Conférence-débat "Quelles priorités pour réduire les impacts du numérique sur l'environnement ?" le jeudi 11 avril de 19h à 21h30 en salle des expositions, en présence de Frédéric Bardeau, Président- Cofondateur de Simplon ; Paula Forteza, députée des français de l'étranger et Frédéric Bordage, expert en numérique.

Vernissage de l'exposition "CTRL+X - Que deviennent nos déchets électroniques ?"

19:00
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