Monday, April 15, 2019
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Category: All

15
April 2019
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03:00 [03:00-05:00] Avant-première du 1er épisode de la 8ème saison de la série Game of Thrones
Location:
Orange Business Services
78, rue Olivier de Serres
75015 Paris
France
Description:
Saison 8

Chez OCS

04:00
05:00  
06:00  
07:00  
08:00  
09:00 [09:00] Inauguration des locaux de la CCI France
Location:
Levallois-Perret
Levallois-Perret
92300 Levallois-Perret
M° Louise Michel, Anatole France, Pont de Levallois
France
Internet Site : www.ville-levallois.fr
Description:
Inauguration des locaux de la CCI France et signature du Contrat d'objectifs et de performance (COP)
10 rue Pierre Brossolette, 92300 Levallois-Perret

10:00 [10:00-18:00] Rhum Fest Paris 2019
Location:
Parc Floral de Paris
esplanade du château de Vincennes
route de la Pyramide
Bois de Vincennes
75012 Paris
M° Château de Vincennes, RER A Vincennes
France
Phone : +33 (0)1 43 43 92 95
Mail : info@parcfloraldeparis.com
Internet Site : www.parcfloraldeparis.com
Description:
Journées publiques
Samedi 13 et dimanche 14 avril
Horaires : 12h - 18h30 (fin du service a 18h - Fermeture des halls de dégustations 18h30).

Journée Pro
Lundi 15 avril
Horaires : 10h - 18h (arrêt du service à 17h)

https://www.rhumfestparis.com

[10:00-12:00] Réouverture à la presse des Grands Appartements de la Reine
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
Ils étaient fermés depuis janvier 2016 pour une restauration patrimoniale et des aménagements techniques.

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

[10:00-12:00] Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
Du 16 avril au 21 juillet 2019

A l'occasion du tricentenaire de sa mort, l'épouse secrète de Louis XIV, madame de Maintenon, retrouvera ses appartements au sein du château de Versailles, le temps d'une exposition dédiée, du 16 avril au 21 juillet 2019.

À l'occasion du tricentenaire de la mort de Madame de Maintenon (1635-1719), le château de Versailles met en lumière la destinée exceptionnelle de cette femme qui naquit dans une prison puis devint l'épouse du roi le plus puissant du monde. Présentée dans l'appartement que Mme de Maintenon occupa au premier étage du palais, à proximité de l'appartement du Roi, cette exposition retrace en une soixantaine d'œuvres et documents la vie de cette figure essentielle de la cour. Grâce à une scénographie évocatrice, les visiteurs pourront également redécouvrir un décor emblématique du XVIIe siècle dont aucun exemple ne subsiste à Versailles.

Après une enfance difficile et pauvre, Françoise d'Aubigné épouse à 16 ans le célèbre poète Scarron qui l'introduit dans les cercles précieux de la capitale. Devenue veuve, elle se voit confier la mission d'élever les enfants illégitimes nés des amours de Louis XIV et de Madame de Montespan. Après la légitimation des premiers enfants en 1673, Françoise d'Aubigné s'établit à la cour, et se fait apprécier du souverain. Devenue Madame de Maintenon, elle épouse Louis XIV à la suite de la disgrâce de la précédente favorite et de la mort de la reine Marie-Thérèse. En 1686, aboutissement de son œuvre d'éducatrice, elle est à l'origine de la maison royale d'éducation de Saint-Louis à Saint-Cyr qui accueille les jeunes filles pauvres de la noblesse de France et leur délivre un programme pédagogique d'une grande modernité. Qu'elle fût décriée ou admirée, Madame de Maintenon continue aujourd'hui à fasciner.

L'exposition

Première exposition entièrement consacrée à la marquise de Maintenon, présentée à l'occasion du tricentenaire de sa mort, le 15 avril 1719, celle-ci retrace la destinée exceptionnelle de cette femme, Françoise d'Aubigné, née dans une prison et devenue l'épouse du Roi-Soleil en 1683.

Tableaux, dessins, gravures, livres, sculptures, médailles... Une soixantaine d'œuvres - issues des collections de Versailles et de musées extérieurs - évoque les différentes étapes de sa vie, à travers un parcours suivant l'enfilade des quatre pièces de l'appartement qu'elle occupe entre 1680 et 1715, au 1er étage du corps central du Château.

Décor retrouvé

La scénographie permet d'ailleurs aux murs d'être parés de leurs couleurs d'époque. Richement tendus de lés de soie alternés : damas rouge, damas cramoisi et taffetas rouge pour la seconde antichambre ; damas vert et or pour la chambre ; damas cramoisi et fleurs d'or pour le Grand cabinet ; comme le précisent les inventaires du Garde Meuble de 1708. Une installation rendue possible grâce à la restitution de ces tentures par la plus ancienne manufacture de soieries fondée à Lyon par Louis XIV, Tassinari et Chatel.

Une scénographie évocatrice pour un appartement à redécouvrir

L'exposition est l'occasion d'ouvrir au public l'appartement de Madame de Maintenon et d'y présenter une évocation de ce qui fut son environnement lorsqu'elle occupa les lieux de 1680 à 1715. Relativement modeste au regard des appartements royaux et princiers, le logement est situé à un emplacement prisé et exceptionnel, au premier étage du corps central du palais, tout proche de l'appartement du Roi. L'espace a subi de nombreuses métamorphoses pour les occupants postérieurs à Madame de Maintenon, et surtout à cause des travaux de transformation du palais en musée dédié à toutes les gloires de la France, par Louis-Philippe au XIXe siècle. Pour cette exposition, tableaux, dessins, gravures, livres, sculptures, médailles et documents inédits sont présentés dans les différentes pièces de l'appartement et retracent la destinée de Madame de Maintenon.
La scénographie, particulièrement évocatrice grâce à la restitution des tentures murales, permet de recréer l'ambiance colorée de cette suite de pièces, discrètes mais raffinées, à l'image de leur occupante.Le tissage a été réalisé par Tassinari et Chatel - la plus ancienne manufacture de soieries fondée à Lyon par Louis XIV - à partir de la description figurant dans l'inventaire de 1708 du Garde-Meuble de la Couronne. à cette date, les murs de l'appartement de Madame de Maintenon étaient richement tendus de soieries, réparties en lés alternés dans la plupart des pièces : rouge et brocatelle de Venise pour la première antichambre, rouge et or pour la chambre et le grand cabinet.
Ce type de décor emblématique du XVIIe siècle ayant aujourd'hui disparu à Versailles, l'exposition est l'occasion unique pour les visiteurs de pouvoir admirer l'intérieur d'un appartement de courtisan au Grand Siècle.

Autour de l'exposition

A l'occasion de l'exposition, s'est tenu du 21 au 23 mars 2019 le colloque international "Madame de Maintenon (1719-2019)". Organisé par le Centre de Recherche du Château de Versailles, en collaboration avec l'université de Nantes (AMO) et la La Société Internationale pour l'Étude des Femmes de l'Ancien Régime (SIEFAR), ce colloque a été l'occasion de faire le point sur ce personnage aux multiples facettes en traitant aussi bien des aspects biographiques de la marquise que de sa correspondance ou encore de sa légende littéraire et iconographique.

Commissariat de l'exposition
Alexandre Maral, conservateur général du patrimoine et directeur du Centre de recherche du château de Versailles
Mathieu da Vinha, directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles.

Scénographie : Jérôme Dumoux

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon (1635-1719) en sainte Françoise romaine
par Pierre Mignard dit le Romain
vers 1694
Le portrait de madame de Maintenon a été peint par Pierre Mignard vers 1694. Elle s'y est mise en scène en sainte Françoise romaine, sa patronne. Le livre qu'elle tient ouvert a été rédigé par la sainte, et le passage inscrit en lettres d'or indique la miraculeuse approbation divine. Le sablier fait référence à la rapidité avec laquelle la sainte a suivi les commandements de dieu. La lumière dorée, dans l'angle supérieur gauche de la composition, évoque avec discrétion l'accomplissement du miracle. Les couleurs (bleu et or) et la richesse de l'habit constituent probablement une allusion à son mariage avec Louis XIV en 1683. La main portée sur la poitrine signifie la sincérité de l'engagement religieux de la sainte. N.M.

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon (1635-1719), et sa nièce Françoise d'Aubigné, future duchesse de Noailles
par Louis Elle le Jeune
vers 1689
Françoise d'Aubigné, petite fille du poète Agrippa d'Aubigné, avait été l'épouse de l'écrivain burlesque Paul Scarron avant de prendre soin des enfants illégitimes de Louis XIV : elle sut séduire le roi, devint marquise de Maintenon avant d'épouser morganatiquement le roi en 1683. Elle est peinte assise dans un grand fauteuil donnant la main à sa nièce, Françoise. Les bâtiments de la Maison d'Education de Saint-Cyr, la grande oeuvre de madame de Maintenon, sont représentés à l'arrière-plan à gauche. Le peintre a insité sur le jeu des contrastes : jeunesse et âge mur, satin blanc et satin noir. N.M.

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Le château de Maintenon du côté de l'entrée ; Le château de Maintenon du côté du jardin
Anonyme France XVIIe siècle (graveur)

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Vue générale de l'entrée de la maison des dames de Saint-Cyr proche de Versailles
Pierre Aveline l'Ancien

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Louis XIV tenant le plan de la maison royale de Saint-Cyr
par Nicolas-René Jollain
Le roi, en costume en sacre, est ici portraituré en fondateur de Saint-Cyr, dont il désigne les plans tracés par Hardouin-Mansart. La première pierre de la maison d'éducation avait été posée le 25 avril 1685 et le roi avait signé les lettres patentes instituant la « communauté Saint-Louis de Saint-Cyr » le 2 juin 1686 : les dames faisaient vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et celui de se consacrer à l'éducation des demoiselles ; ces dernières, au nombre de 250, devaient séjourner à Saint-Cyr de sept ans jusqu'à vingt ; au sortir de la maison, elles seraient mariées à de jeunes gentilshommes ou entreraient au couvent. L'inauguration de la nouvelle maison eut lieu le 2 août 1686.

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Portrait de Françoise d'Aubigné, d'après Pierre Mignard
Entre 1660 et 1673, Niort, Musée Bernard d'Agesci
© Collections du musée Bernard d'Agesci - Niort Agglo

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Françoise d'Aubigné, veuve Scarron et les deux premiers enfants du roi et de Madame de Montespan
Attribué à Pierre Mignard (1612-1695)
Huile sur toile
Maintenon, château de Maintenon
Françoise Scarron est représentée ici en Vierge Marie. Elle occupe la position de gouvernante des enfants nés des amours du Roi et de Madame de Montespan depuis 1669. On la voit en compagnie des deux premiers enfants connus - une première fille était née en 1669 et morte en 1672 - du couple adultérin, soit Louis Auguste (1670-1736) et Louis-César (1672- 1683), tous deux légitimés en décembre 1673, sous le nom, respectivement de duc du Maine et de comte de Vexin. Le processus a été habile car si le nom de Louis XIV apparait bien sur les lettres de légitimation, celui de la mère fut omis par crainte de Monsieur de Montespan, en droit de réclamer les enfants réputé juridiquement les siens puisque ceux de sa femme...
En l'absence de la représentation de leur première sœur mais aussi de leur deuxième sœur, Louise Françoise (1673-1743), légitimée plus tard sous le nom de Mademoiselle de Nantes, et future princesse de Condé, on peut supposer que ce tableau date des années 1673-1674. Cette toile est d'une grande importance ; elle est peinte au moment où Louis XIV officialise l'existence de ses bâtards et, par conséquent, également celle de leur gouvernante, laquelle apparaît alors dans la pleine lumière de la cour. Radieuse, Françoise Scarron tient dans ses bras le comte de Vexin (en saint Jean-Baptiste), tandis que le duc du Maine, enfant chéri de la gouvernante, est représenté en jeune berger (Jésus) à sa gauche.

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Pierre le Grand rendant visite à Madame de Maintenon
Thérèse de Champ-Renaud (1861-1921)
Vers 1890
Huile sur toile
Maintenon, château de Maintenon
Le 11 juin 1717, lors de son séjour en France, le tsar Pierre le Grand, tenant à rendre hommage à Madame de Maintenon, se rend à Saint-Cyr, qu'il visite en détail.
Selon les mémoires de Saint-Simon, le tsar se contente d'écarter les rideaux du lit de la marquise et, après l'avoir toisée, s'éloigne sans rien dire. Selon Madame de Maintenon qui relate cette visite dans sa correspondance, il s'assied au pied de son lit, lui demande si elle est malade et, à sa réponse affirmative, l'interroge sur la nature de son mal: « Une grande vieillesse » répond elle. « Il ne savait que me dire, et son truchement ne paraissait pas m'entendre. Sa visite a été fort courte [...]. Le tzar a fait un peu ouvrir le pied de mon lit pour me voir. » Selon une autre source, il dit d'elle : « Elle a trop de mérite, trop rendu de services au roi et à la France. »

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Le Ravissement de Saint Paul, Nicolas Poussin
© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / S. Maréchall

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Petit livre secret Françoise d'Aubigné 1703-1709 Reliure XVIII e siècle, peau mégissée retournée, dos à cinq nerfs orné de caissons à fleurons et d'une pièce de titre « Aoust », chasses et chants dorés Ex-libris de la Bibliothèque du grand séminaire de Versailles H. 12.5 ; L. 8.5 cm
Versailles, bibliothèque municipale, Manuscrits, Ms P 40, f. 70
© Christophe Fouin

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Agrippa d'Aubigné

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Mme de Maintenon déguisée en moine

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Le Camp de Compiègne
Anonyme (graveur), Jacques Langlois (éditeur)
Almanach pour l'année 1699 : Le camp et le siège de Compiègne, commandé par Monsieur le duc de Bourgogne où le roi donne une magnifique représentation de toutes les parties de l'art militaire
1699, Gravure, H. 83.3 ; L. 59.5 cm
Paris, Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, Histoire, Sciences de l'homme, RESERVE QB-201(171, 14)-FT 5
© Bibliothèque nationale de France

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Acte de baptême de Françoise d'Aubigné
28 novembre 1635
Document manuscrit
Niort, archives municipales, fonds ancien de la Ville de Niort conservé aux Archives départementales des Deux-Sèvres
© Niort Agglo, Bruno Derbord
L'acte de baptême de Françoise d'Aubigné est conservé dans les registres paroissiaux de Notre-Dame de Niort. Il y est précisé qu'elle était la fille de M[essi]re Constant d'Aubigny seigneur d'Aubigny et du Suirimeau [Surimeau] et de dame Jehanne De Cardillac. [...]
Malgré une arrivée au monde dans le dénuement le plus total en raison des mauvaises affaires menées par son père - alors enfermé dans la prison de Niort, dans la conciergerie de laquelle elle est supposée avoir vu le jour-, la future Madame de Maintenon peut compter sur deux prestigieux témoins lors de sa naissance.
En effet, son parrain n'est autre que François de La Rochefoucauld, fils de Benjamin, comte d'Estissac, et cousin de l'auteur des Maximes, tandis que sa marraine est Suzanne de Baudéan, future duchesse de Navailles et dame d'honneur de la reine Marie-Thérèse. Alors que la mère de sa marraine, Madame de Neuillan, obtient la tutelle de Françoise en 1648 pour l'arracher au milieu protestant dans lequel elle baignait chez sa tante Louise-Arthémise de Villette après la mort de Constant d'Aubigné, l'année précédente, la prude duchesse de Navailles se fera renvoyer en 1664 de la cour pour avoir fait murer la porte qu'empruntait Louis XIV lors de ses pérégrinations nocturnes et amoureuses pour se rendre dans l'appartement des filles d'honneur de la reine...

[10:00-12:00] Vernissage presse de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
Du 16 avril au 21 juillet 2019

Le Goût de Marie Leszczynska
Une reine méconnue

Marie Leszczyńska, reine discrète et méconnue, est pourtant celle qui a régné le plus longtemps à Versailles (plus de 42 ans). Durant cette période, elle a fortement influencé l'aménagement du château de Versailles par la création d'appartements privés, ainsi que la vie artistique de son époque par ses nombreuses commandes aux artistes et aux Manufactures. À la cinquantaine d'œuvres, peintures et objets d'art, réunie aujourd'hui, provenant essentiellement des collections du château de Versailles, s'ajoutent plusieurs acquisitions récentes et de première importance pour Versailles.

L'appartement de la Dauphine, qui réouvre à l'occasion de cette exposition, n'est toutefois pas présenté dans son état d'aménagement historique. Il sera remeublé en 2020 après la restauration de l'appartement contigu du Dauphin.

Marie Leszczyńska, une reine polonaise

Rien ne prédispose Marie Leszczyńska à devenir reine de France. Fille de Stanislas Leszczyński, roi déchu de Pologne contraint de céder son trône à l'électeur de Saxe Auguste II, elle s'est établie avec sa famille à Wissembourg (Alsace) en 1719. Sa gloire passée autorise son père à envisager pour elle une union avec un grand personnage. Mais après plusieurs déconvenues, l'histoire prend un autre tour. C'est non pas une alliance de sang royal qui attend la jeune femme, mais une union avec le roi lui-même.

En effet, en 1723, la disparition du Régent fait craindre la consécration de la branche cadette d'Orléans : si Louis XV venait à disparaître sans descendance, l'héritier du trône de France deviendrait le fils du défunt Régent. Or, à ce moment-là Louis XV, jeune roi de treize ans, est fiancé à l'infante d'Espagne, seulement âgée de sept ans. L'alliance est rompue au risque d'un incident diplomatique.

Durant tout son règne, Marie Leszczyńska se plie aux impératifs du cérémonial, s'appliquant à toujours mener une vie exemplaire dénuée d'intrigues. Dans son cadre privé, elle mène une existence simple avec sa famille et un cercle d'amis intimes qui partagent ses goûts. Elle se retire plusieurs heures par jour dans son appartement intérieur pour méditer, prier, effectuer des travaux d'aiguille sur un métier, ou peindre. Selon madame Campan qui l'a connue dans sa jeunesse,
Marie Leszczyńska « avait de la finesse dans l'esprit ».

Après quarante-deux ans passés à Versailles, Marie Leszczyńska est la souveraine à avoir le plus longtemps partagé la vie de la cour versaillaise.

Les partis pris artistiques de la reine

Tout au long de son règne, Marie Leszczyńska exprime son goût personnel, aussi bien en ce qui concerne l'aménagement de ses appartements officiels et privés, que lors des nombreuses commandes qu'elle passe directement aux artistes. La Reine aime s'entourer d'œuvres d'art et notamment des portraits de sa famille.

Ainsi, les peintres les plus talentueux, tels Alexis-Simon Belle, Jean-Marc Nattier, ou encore Pierre Gobert, sont appelés pour exécuter des portraits des dix enfants royaux, nés entre 1727 et 1737.

En ce qui concerne l'aménagement même du Château, Marie Leszczyńska souhaite, dès 1725, mettre sa chambre au goût du jour : des boiseries, exécutées par Vassé, prennent place au-dessus de la cheminée dont on renouvelle le marbre par le choix d'un sarrancolin. Quant aux virtuoses Verbeckt, Dugoulon et Le Goupil, ils sculptent le décor entre les fenêtres. Les dessus-de-porte, toujours en place aujourd'hui, sont commandés pour la Reine en 1734 : par Jean-François de Troy, La Gloire des princes s'empare des Enfants de France, figurant le Dauphin et ses deux sœurs aînées, et par Charles-Joseph Natoire, La Jeunesse et la Vertu présentent les deux princesses de la France. En 1735, le plafond est repeint : Apollon au milieu des Heures par Gilbert de Sève disparaît au profit d'un décor géométrique orné des chiffres entrelacés du couple royal. Au même moment, la Direction des Bâtiments du Roi, sur ordre de Louis XV, demande à François Boucher d'orner les voussures de quatre grisailles représentant des Vertus : La Prudence, La Piété, La Charité, La Libéralité. Mais Marie Leszczyńska doit attendre près de trente ans pour qu'en 1764 la dorure, si fanée, soit restaurée sous la direction de François Vernet.

Au château de Versailles où elle mène une vie réglée par l'étiquette, Marie Leszczyńska aspire à vivre, ne serait-ce que quelques heures par jour, en simple particulière. Chaque après-midi, elle se retire en son appartement privé pour lire, méditer, y recevoir son cercle le plus intime. Aussi la souveraine joue-t-elle un rôle essentiel dans la distribution des espaces situés à l'arrière de son Grand Appartement. Elle est la première à les occuper et à en revoir la distribution.

Commissariat
Gwenola Firmin, Conservateur en chef au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Marie-Laure de Rochebrune, Conservateur en chef au musée National des châteaux de Versailles et de Trianon
Assistées de Vincent Bastien, Docteur en histoire de l'art

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Marie Leszczyńska (1703-1768), reine de France
Alexis-Simon Belle (1674-1734)
1725. Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles (dist. RMN - Grand Palais) / Christophe Fouin

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Stanislas Ier Leszczinski, roi de Pologne
Jean-Baptiste Van Loo (1684-1745)
1727, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© RMN-GP (Château de Versailles) / Gérard Blot
Fièrement campé dans son armure d'apparat barrée du cordon de l'ordre du Saint-Esprit, épée et casque empanaché aux côtés, Stanislas Leszczyński pose en 1727 devant le chevalet de Jean-Baptiste Van Loo.
Exilé à Chambord, il prétend alors au trône de Pologne qu'il a occupé de 1704 à 1709. Il ne le retrouve qu'en 1733, à la mort de son rival, Auguste II de Saxe, mais pour trois années seulement.
L'invasion russe l'oblige en effet à se réfugier à Dantzig, puis il doit en 1736 s'incliner devant Auguste III de Saxe (1670-1733), élu au trône de Pologne. Un compromis est tout de même trouvé en 1737. Le roi déchu renonce
définitivement à la Pologne et reçoit en dédommagement les duchés de Bar et de Lorraine ; c'est ainsi qu'il s'établit en 1738 à Nancy et au château de Lunéville.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Louis XV (1710-1774), roi de France
Anonyme, XVIIIe siècle
Vers 1728
Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© RMN-GP (Château de Versailles) / Gérard Blot
Le Roi, dont la longue chevelure tombe en boucles sur les épaules, arbore le collier de l'ordre du Saint-Esprit. Vêtu du manteau fleurdelisé doublé d'hermine, il se tient debout sur une estrade, près d'une table où sont rassemblés les insignes de son pouvoir : main de justice, couronne et sceptre de Charlemagne. Le grand rideau rouge et or ainsi que le décor architectural grandiose situent la scène dans un intérieur palatial. À l'époque de ce portrait, Louis XV, sincèrement épris de Marie Leszczyńska, avait déjà donné trois princesses à la France.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Marie Leszczyńska (1703-1768), reine de France, et le dauphin Louis Ferdinand (1729-1765)
Alexis-Simon Belle (1674-1734)
Vers 1730,
Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin
Le 4 septembre 1729, Marie Leszczyńska, déjà mère de trois filles, met au monde le Dauphin tant espéré. La continuité dynastique est assurée. Aussi cette naissance est-elle accueillie dans la liesse populaire.
L'année suivante, Alexis-Simon Belle reçoit commande d'une effigie de l'héritier du trône. L'œuvre est placée dans la chambre de l'Appartement des Bains de la reine, le 2 décembre 1730. Ce tableau enthousiasme tant qu'on demande à l'artiste d'en intégrer le modèle dans un portrait d'apparat plus large représentant la reine et son enfant.
Le tout jeune Louis pose ici la main dans celle de sa mère. La reine porte une tenue enrichie d'une parure de grand corps, constellée de diamants et assortie à l'aigrette sertie de brillants qui orne sa coiffure.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Les cinq sens / Une jeune bouquetière (L'odorat)
Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) 1749, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN-GP (Château de Versailles) / Franck Raux
La série des Cinq Sens est commandée à Jean-Baptiste Oudry pour le petit cabinet de la Reine, pièce étroite et sans fenêtre servant de passage entre le cabinet intérieur de la Reine et la salle à manger du Roi, dite du « Grand Couvert ». Les œuvres, livrées en 1749, sont encastrées dans une boiserie, au-dessus d'un bas lambris.
Chaque tableau, à l'origine cintré par le haut, décrit une campagne idéale, sorte d'Arcadie naïve dans laquelle se déroule une petite scène champêtre. Ces toiles s'inspirent de la campagne d'Île-de-France, mais également de la peinture de paysage dans l'Italie du XVIIe siècle et de celle des Écoles du Nord.
Dans Le Toucher, deux fermières traient une vache tandis qu'un paysan tire un âne par la bride, tout en le menaçant de son bâton. L'Ouïe est représentée par un joueur de musette au son de laquelle dansent deux villageois. Une lanterne magique symbolise La Vue. Une villageoise, qui tient un enfant par la main, regarde dans la boîte aux illusions, alors qu'une autre paie son tour.
La préparation d'un déjeuner de poisson et de vin fait référence au Goût. Quant à La Cueillette des fleurs, elle évoque L'Odorat.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Une Ferme, d'après Jean-Baptiste Oudry
Marie Leszczyńska (1703-1768)
1753, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© RMN-GP (Château de Versailles) / © Gérard Blot
Marie Leszczyńska copie ici un tableau de JeanBaptiste Oudry, l'un de ses artistes préférés. L'œuvre originale avait été dictée au peintre par le dauphin Louis Ferdinand. Le titre actuel de la toile remonte au XIXe siècle ; au XVIIIe, elle est désignée comme L'Agriculture ou La France. Elle montre une nature idéalisée, généreuse et cultivée, en accord avec les idées du cercle moralisant auquel appartenait le Dauphin. La souveraine peint probablement ce tableau avec l'aide d'Étienne Jeaurat, peintre du Cabinet du roi ; ce dernier guide en effet son pinceau pendant une quinzaine d'années.
Après avoir signé et daté le tableau de 1753, Marie Leszczyńska l'offre à Louis XV à l'occasion des étrennes de 1754. Le monarque l'accroche dans le petit cabinet attenant à sa chambre.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Vase à rocailles à décor de rubans roses et de bouquets de fleurs peints au naturel
Manufacture royale de porcelaine de Sèvres 1757-1758, Porcelaine tendre
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin Ce vase à rocailles d'une extrême rareté, entré récemment dans les collections du château de Versailles, était à l'origine accompagné d'un pendant qui n'est plus connu aujourd'hui. Ils sont achetés par Louis XV en décembre 1758, lors des ventes de la manufacture royale de porcelaine de Sèvres qui se déroulent pour la première fois au château. Cette exposition-vente, initiée sous le règne de Louis XV et dont la pratique perdura jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, permettait à la Manufacture de venir présenter ses dernières productions. À cette occasion, les appartements intérieurs du roi étaient exceptionnellement ouverts à tous.
De forme balustre, ce vase repose sur une base polylobée, dotée de coquilles en relief d'un esprit rocaille affirmé et rehaussée sur le pourtour extérieur de peignés d'or. La panse est ornée d'un savant décor de rubans roses, bordés d'un filet d'or, noués entre eux, disposés très habilement sur plusieurs registres de tailles décroissantes. Entre les rubans s'inscrivent des bouquets de fleurs, également de tailles décroissantes, peints au naturel. La partie supérieure très échancrée se termine par deux volutes en forme d'oreilles. À l'intérieur du vase, on distingue des bouquets de fleurs peints à l'or d'un grand raffinement.
Lors des ventes à Versailles de décembre 1758, plusieurs membres de la famille royale achètent des pièces à fond rose. Celui-ci, créé par Sèvres l'année précédente, constitue la grande nouveauté de l'année.
Ce vase et son pendant ont très probablement été offerts par Louis XV à la Reine, peut-être à l'occasion des étrennes. En effet, l'inventaire après décès de Marie Leszczyńska, dressé en juin 1768, mentionne dans le Grand Cabinet, à Versailles: « deux urnes en mosaïque couleur de rose porcelaine de France », description qui correspond en tous points au vase à rocailles. Cet objet apporte un éclairage nouveau sur les collections de porcelaine de Sèvres de la Reine, encore bien mal connues aujourd'hui.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Tableau du Cabinet des Chinois
Marie Leszczyńska (1703-1768), Henri-Philippe-Bon Coqueret (1735-1807), Jean-Martial Frédou (1710-1795), Jean-Philippe de La Roche (vers 1710-1767), Jean-Louis Prévost (actif de 1740 à 1762), sous la direction d'Étienne Jeaurat (1699-1789)
1761, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Tableau du Cabinet des Chinois
Marie Leszczyńska (1703-1768), Henri-Philippe-Bon Coqueret (1735-1807), Jean-Martial Frédou (1710-1795), Jean-Philippe de La Roche (vers 1710-1767), Jean-Louis Prévost (actif de 1740 à 1762), sous la direction d'Étienne Jeaurat (1699-1789)
1761, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Pièces du nécessaire offert en 1737 à la reine Marie Leszczyńska par Auguste III (1696-1763), roi de Pologne et Électeur de Saxe
Manufacture de porcelaine de Meissen, Saxe
1737, Porcelaine dure
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin
En décembre 1737, le comte Maurice de Saxe (1696-1750) offre à Marie Leszczyńska un somptueux nécessaire à thé et à chocolat en porcelaine de la part de Frédéric Auguste II (1696-1763), électeur de Saxe depuis la mort de son père en 1733, devenu roi de Pologne, sous le nom d'Auguste III. Par ce geste, ce dernier souhaite apaiser les tensions diplomatiques suscitées par la guerre de succession de Pologne et, en particulier, par la mise à l'écart définitive du trône de Pologne de Stanislas Leszczyński.
L'ensemble, très important, comprend à l'origine cinquante-six pièces, toutes ornées des armes de France et de Pologne couronnées, d'un abondant décor peint en miniature et de riches rehauts d'or. Depuis 2014, treize pièces de ce présent, dispersé à la Révolution, sont revenues à Versailles. Elles illustrent la qualité et le luxe des pièces de porcelaine, adressées aux différents princes et grands seigneurs européens par la cour de Saxe. Elles permettent aussi d'évoquer les enjeux diplomatiques, politiques et économiques dissimulés derrière la fabrication de l'or blanc saxon et l'envoi de ces cadeaux.
La France doit à son tour suivre l'exemple saxon à partir de 1758, lorsque Louis XV juge que les productions de la Manufacture royale de porcelaine de Sèvres peuvent figurer parmi les cadeaux diplomatiques de la cour de France. Il en fait une arme diplomatique remarquée

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
La Mort de Saint François-Xavier
Charles-Antoine Coypel (1694-1752)
1749, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin
Exécutée en 1749, cette toile s'ajoute à deux tableaux livrés par le même peintre en 1747, Sainte Landrade instruisant les jeunes personnes qui s'étaient mises sous sa conduite et Sainte Piame retirée avec sa mère dans un village de Haute-Égypte. L'œuvre, commandée par le Dauphin qui partageait avec sa mère un goût certain pour la peinture de Charles-Antoine Coypel, fut installée dans l'oratoire de Marie Josèphe de Saxe, situé derrière la chambre de cette dernière.
Après un séjour en Inde, François-Xavier, fondateur avec Ignace de Loyola et cinq autres compagnons de la Compagnie de Jésus, prit la direction de la Chine. Mais c'est au large de Canton, dans l'île de Sancian, qu'il s'éteignit en 1552, avant même d'avoir atteint le continent chinois et sans avoir eu le temps d'évangéliser le pays. La vision que Charles-Antoine Coypel donne de la mort du missionnaire est particulièrement appropriée à un tableau de dévotion privée. Tout est fait pour émouvoir: le teint plombé, un crucifix entre les mains, le jésuite expire, entouré d'anges.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Marie Leszczyńska, reine de France
Jean-Marc Nattier (1685-1766)
1748, Huile sur toile
© Photo RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot
Le tableau est commandé par la reine elle-même en 1748, en même temps que deux copies (l'une pour le comte de Maurepas et l'autre pour le comte de Pâris-Duvernay). La reine demande expressément à être représentée non pas en tenue d'apparat, mais en « habit de ville ».
Vêtue d'une robe rouge brodée d'hermine et rehaussée par des manchettes en dentelle, Marie Leszczynska est assise dans un fauteuil dont le tissu brodé de fleurs de lis rappelle discrètement le statut du modèle. La reine porte un bonnet de dentelle blanche retenu par une mantille de dentelle noire, symbole d'une félicité domestique étrangère à un portrait d'apparat. L'artiste semble reprendre par cet accessoire et la couleur de la robe des éléments qu'il avait déjà exploités dans le portrait d'Ulrika Lovisa Sparre, comtesse Tessin en 1741 (musée du Louvre). Les regalia habituels, éléments indispensables au portrait d'une reine, ne sont pas présents. Seule la draperie bleue tendue derrière la reine confère une majesté certaine à l'arrière-plan, rythmé par des pilastres doriques ; d'autres objets discrets, tels les bijoux (boucles d'oreilles, collier en pierres précieuses orné d'une miniature représentant saint Jean Népomucène, le saint favori de la reine), apportent de l'élégance et de la grâce au modèle. Marie Leszczynska semble être tirée de sa lecture des évangiles par l'arrivée d'un de ses proches ; le sourire qu'elle esquisse à son approche détermine une certaine intimité et laisse apparaître le portrait d'une femme charmante.
Dernier tableau pour lequel Marie Leszczynska accepte de poser et qui est présenté au Salon de 1748, l'œuvre reçut des critiques enthousiastes tant pour la ressemblance du portrait que pour la « noble simplicité » qui émane de la figure.
Cette toile livre un visage plus humain et plus intime de la royauté, qui correspond profondément à la personnalité de la reine et à son mode de vie. Ayant respecté toute sa vie le protocole de la cour, le roi lui accorde plus de libertés à partir de la fin des années 1740. C'est donc une scène du quotidien que Nattier choisit de représenter dans ce tableau. En effet, il tranche radicalement avec les portraits officiels réalisés par Louis Tocqué en 1740 (musée du Louvre) et Carle Van Loo en 1747 (musée national des châteaux de Versailles et du Trianon). Le portrait au pastel de la reine par Maurice Quentin de la Tour (musée du Louvre), présenté au même Salon, obtient lui aussi un franc succès pour les mêmes raisons.
Le nombre important des copies issues de l'atelier de Nattier, du vivant de la reine mais également de manière posthume, démontre sans ambiguïté le pouvoir de séduction du tableau ainsi que la popularité indéfectible de cette reine. Diffusé par la gravure dès 1755, le portrait perd sa fonction intime pour atteindre un statut iconique en tant que dernier portrait de Marie Leszczynska.








[17:00-19:00] Sur les traces de Léonard De Vinci
Location:
Ambassade d'Italie
Hôtel de Boisgelin
47-51, rue de Varenne
75343 Paris Cedex 07
M° Rue du Bac, Sèvres - Babylone, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 49 54 03 00
Fax : +33 (0)1 49 54 04 10
Mail : ambasciata.parigi@esteri.it
Internet Site : www.ambparigi.esteri.it/Ambasciata_Parigi
Description:
Sur les traces de Léonard De Vinci, entre sciences, technologies et arts figuratifs.

L'Ambassade de France en Italie, l'Institut culturel italien et le Réseau des Chercheurs Italiens en France célèbrent la 2ème édition de la « Journée de la recherche italienne dans le monde » en rendant hommage à Leonard de Vinci, dont nous commémorons cette année le 500e anniversaire de la mort. Des chercheurs italiens basés en France animeront deux tables rondes thématiques : la première consacrée aux apports des sciences exactes à la perception et à la conservation des arts figuratifs (avec Alessia Coccato, Cinzia Pasquali, Edoardo Provenzi et Anna Sconza), et la deuxième à l'impact de l'innovation technologique, et plus particulièrement de l'intelligence artificielle, dans les sciences humaines (avec Paolo D'Iorio, Luisa Dolza, Marta Severo, Matteo Treliani). Les débats seront animés par Camilla Maiani, médiatrice scientifique au Palais de la découverte, et Rossana De Angelis, maître de conférences en sciences du langage à l' Université Paris-Est Créteil (UPEC).

En collaboration avec les associations Alumni PoliMi et PoliTo.

Entrè : Libre
Réservation en ligne :
>> RSVP

Sur les traces de Léonard De Vinci

[17:00-21:00] Vernissage de l'exposition sur Madame de Maintenon
Location:
Saint-Cyr-l'Ecole
Saint-Cyr-l'Ecole
78210 Saint-Cyr-l'Ecole
France
Internet Site : www.saintcyr78.fr
Description:
à l'Hôtel de Ville

Il y a 300 ans, jour pour jour, disparaissait à Saint-Cyr Madame de Maintenon, épouse morganatique du roi Louis XIV, et ancienne gouvernante royale. Elle a fondé à la fin du XVIIe siècle la Maison royale de Saint-Louis. Une exposition lui est entièrement dédiée à l'Hôtel de Ville.

Une exposition sur le tricentenaire de la mort de Madame de Maintenon

Le 15 avril prochain, la Ville organise une cérémonie commémorant le tricentenaire de la mort de Françoise d'Aubigné. Rendez-vous est donné à 17h15, place Madame de Maintenon, afin de rendre hommage à cette grande figure historique de l'Histoire de France. À cette occasion, une exposition, organisée à l'Hôtel de Ville, est dédiée à cette grande dame qui est à l'origine de la fondation de la Maison Royale de Saint-Louis au XVIIe siècle. Cet événement sera à découvrir jusqu'au 3 mai prochain et sera
ouvert à tous les publics ainsi qu'aux écoles de la ville.

L'exposition s'attardera sur le personnage de Françoise d'Aubigné, petite fille du poète protestant, écuyer de la Petite écurie du roi, et gentilhomme de la Chambre du roi, Agrippa d'Aubigné, et sur la création de la Maison Royale de Saint-Louis. Françoise d'Aubigné est née dans la prison royale de Niort, où son père est incarcéré pour dettes.
La jeune femme connaît une enfance difficile et pauvre. Avec sa mère et le reste de la fratrie, elle vit misérablement dans une pièce unique, dans une maison proche du port de La Rochelle. Jeune fille, elle reçoit une éducation protestante, et est élevée par sa tante. Elle séjourne aux Antilles dans les années 1644- 1647, et se marie à 17 ans au poète infirme Paul Scarron, avant de devenir veuve à 25 ans.

Une jeunesse humiliante

La future Madame de Maintenon n'oubliera jamais l'humiliation de la mendicité qu'elle a vécue à l'époque de ses douze ans. La gouvernante des enfants illégitimes de Louis XIV En 1652, grâce au réseau de Paul Scarron, ce mari lourdement handicapé mais très cultivé, elle côtoie les cercles de pouvoir et de la culture du Royaume.
C'est comme cela que Madame de Montespan, maîtresse du roi Louis XIV, l'invite à la cour de France en 1688. En 1670, Madame de Maintenon accepte la charge de gouvernante des enfants illégitimes du Roi Louis XIV et de Madame de Montespan.
Elle côtoie dès lors régulièrement le roi. En 1675, sur les conseils de Madame de Montespan, Louis XIV lui octroie deux gratifications qui lui permettent d'acheter la terre de Maintenon et d'en prendre le nom. Alors que sa protectrice connaît la disgrâce, en raison de son implication dans l'Affaire dite « des Poisons », Françoise D'Aubigné passe en quelques années du statut de gouvernante de la famille royale, à celui de favorite du roi.

Une femme influente

En juillet 1683, à 48 ans, après la mort de la reine Marie-Thérèse d'Autriche, elle devient dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683 l'épouse secrète de Louis XIV. Bien que non officiel, ce statut lui octroie un pouvoir certain. Elle fonde en 1686 la Maison Royale de Saint-Louis, une maison pour jeunes filles de la noblesse désargentée. Elle y fait dispenser aux élèves une éducation exigeante et très novatrice, basée sur des connaissances dans des domaines très étendus, et leur donne les rudiments de savoir vivre à la cour.

L'exposition sera à découvrir à partir du 15 avril, dans le hall de l'Hôtel de Ville, aux horaires d'ouverture. Visite gratuite.

Vernissage de l'exposition sur Madame de Maintenon









[18:00-21:00] Prix Pelléas 2019
Location:
Café Les Deux Magots
6, place Saint-Germain-des-Prés
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 45 48 55 25
Fax : +33 (0)1 45 49 31 29
Internet Site : www.lesdeuxmagots.fr
Description:
Le 15 Avril, le Prix Pelléas, également récompense littéraire, sera remis aux Deux Magots, à l'auteur d'un ouvrage sur le thème de la musique. Ce prix est également doté par le Deux Magots.

RSVP : Jean-yves.clement@wanadoo.fr

[18:00-20:00] Vernissage de Gina Pane
Location:
Londres
London
London
London
M° www.tfl.gov.uk/tube
United Kingdom
Internet Site : www.cityoflondon.gov.uk
Description:
kamel mennour
51 Brook Street
London W1

April 16 - May 30, 2019
Opening on Monday, April 15, from 6 pm to 8 pm.

Following the recent exhibition 'GINA PANE. Terre protégée' at 47 rue Saint-André-des-Arts in Paris, Kamel Mennour is pleased to present a new, forth exhibition of Pane's work in his London space.
Gina Pane was a central figure in the French arts scene in the 1970s-1980s, a prolific artist who skillfully practiced in a range of media throughout her career. These included painting, sculpture, installation, action, and photography, the latter in close collaboration with Françoise Masson, who photographed all of Pane's actions after a period of planning in which the two artists sketched out the imagery of the action in texts and preparatory drawings.
Gina Pane made use of a great range of materials that she chose for their intrinsic qualities and their symbolic overtones (earth, wood, glass, aluminum, iron, lead, copper, tin, felt, marble), as well as objects that could be either playful, using children's toys, or cutting, using broken glass and razors. But between the late 1960s and the end of the 1970s, it was her own body that Pane privileged as the principle material of her creation and the instrument of the new language of body art. 'All my creation is directly materialised by my body as a principle material and tool for my concepts,' Pane wrote in her Notes. It was with her body that she would explore and test the world and its limits like no artist before her.
The current exhibition emphasises the importance of colour, composition, and construction, as well as the diversity of subjects and materials, in Pane's work, with a series of six works chosen to reflect the different stages of her career. These run from her earliest paintings, heavily influenced by geometric abstraction (1964-1967), to the works made in homage to nature (1968-1970), to the heavily symbolic public actions with their rituals of wounding (1971-1979), to the Partitions, her final sculptural works inspired by the lives of the Christian martyrs (1980-1989). With the pieces placed facing one another in chronological order, the exhibition draws out the conceptual and formal coherence of Pane's work, at the crossroads of the poetic and the sacred, politics and questions of identity, the intimate and the extimate, between the earth and the sky.
Gina Pane's basic wish was to awaken people's minds from an anesthetising, media-driven torpor. In the process, she built her own myth and left us with a rich body of work that in its various facets asks questions that are still relevant today. It is a vibrant, open body of work, radical and visionary, generous and sincere, feminine without being feminist, endlessly seeking for an eternal communion with the spectator.

'It is to YOU that I am speaking, because you are the "unity" of my work: THE OTHER.'
Gina Pane, Lettre à un(e) inconnu(e), 1974

- Emma-Charlotte Gobry-Laurencin

Vernissage de Gina Pane
© Gina Pane, Adagp. Courtesy Anne Marchand and kamel mennour, Paris/London

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Heroes Like US" par LôU
Location:
Dernier Bar Avant la Fin du Monde
19, avenue Victoria
75001 Paris
M° Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 53 00 98 95
Mail : contact@dernierbar.com
Internet Site : www.dernierbar.com
Description:
Heroes Like Us vous fait découvrir les personnages comics les plus mythiques comme vous ne les avez jamais vu. Des héros qui, lorsqu'ils enlèvent le masque, la cape et le costume, ne sont finalement pas si différent de nous.

Dans cette exposition, on désacralise le héros, on le découvre dans son quotidien qui ressemble plus qu'on ne se l'imagine au notre.

Une exposition unique pour voir sous un nouveau jour vos héros préférés : Spider Man, Superman, Batman, Hell Boy, Captain Marvel, Spawn, ils vous attendent tous au Dernier Bar avant la Fin du Monde!

Retrouvez nous pour un vernissage avec la présence de l'artiste LôU et un live drawing inédit. Il sera même possible de tenter de remporter une commande auprès de l'artiste.

Rendez vous le Lundi 15/04/19 pour des héros à notre image.

https://www.facebook.com/louxarts
https://www.instagram.com/lou_x_art

Vernissage de l'exposition "Heroes Like US" par LôU

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition "Un autre Monde by GSBTT"
Location:
Quartier de l'Odéon
Quartier de l'Odéon
75006 Paris
M° Odéon, Cluny - La Sorbonne, RER B Luxembourg, Saint-Sulpice, Mabillon
France
Description:
Galerie Solvay by The Trabanoscope
21 rue de Tournon, 75006 Paris
Thibaut JOIRE-NOULENS
06 95 18 48 71
thibautjn@gmail.com

Venez voir la toute nouvelle exposition de Thibaut Joire-Noulens.
Vernissage le lundi avec du Proseco à partir de 18h.
Expo durant toute la semaine de 11h à 19h avec nocturne le jeudi jusqu'a 21h

Vernissage de l'exposition "Un autre Monde by GSBTT"

[18:00-21:00] Visite de l'exposition "Foot et monde arabe - La révolution du ballon rond"
Location:
Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés-Saint-Bernard
Place Mohammed V
75236 Paris Cedex 05
M° Cardinal Lemoine, Jussieu, Maubert - Mutualité, Sully - Morland
France
Phone : +33 (0)1 40 51 38 38
Fax : +33 (0)1 43 54 76 45
Mail : informations@imarabe.org
Internet Site : www.imarabe.org
Description:
Vernissage de l'exposition "Foot et monde arabe - La révolution du ballon rond"

Du 10 avril au 21 juillet

L'Institut du monde arabe, à partir du 10 avril 2019, consacre sa nouvelle exposition temporaire au sport le plus populaire du monde : le football.

Dans une scénographie immersive le visiteur découvre - à la manière d'un joueur entrant sur un terrain de foot - 11 épopées humaines de joueurs et de supporters dans le monde arabe : l'équipe du Front de Libération National de l'Algérie, le célèbre joueur Larbi Ben Barek, l'essor du football féminin en Jordanie ou encore la ville du Caire comme capitale du football...

Quelle est la place du foot dans les sociétés arabes ? Quel rôle jouent les pays du monde arabe au sein de la planète foot ? Qui sont les grands acteurs de ce sport ?

Autant d'angles inédits abordés dans l'exposition pour raconter des histoires du football et apporter une clé de compréhension des enjeux politiques et sociaux structurant le monde arabe depuis le début du 20ème siècle.

LES ONZE TEMPS FORTS DE L'EXPOSITION
Larbi Ben Barek, une légende du football | Le FLN : l'équipe de l'Indépendance | Le Nejmeh SC : le football au coeur du Liban | 1998-2018 : d'une étoile à l'autre | Le football féminin : l'exemple en Jordanie | Le Caire, et le football, entre passion et déraison | Palestine, le football malgré tout | Objectif Qatar 2022 | Les ultras et les Printemps arabes | Le Paris Saint-Germain, au-delà du sport | Le XI de légende du monde arabe.

Vernissage de l'exposition "Foot et monde arabe - La révolution du ballon rond"
Balle | كرة, Yoriyas

Vernissage de l'exposition "Foot et monde arabe - La révolution du ballon rond"
Joseph Ouechen, Enfants jouant au foot dans les rues de Chefchaouen, Chefchaouen, Maroc, 2018










[19:00-22:00] Lancement du livre "Sardou Regards" de Bastien Kossek
Location:
Hôtel Raphael
17, avenue Kléber
75116 Paris
M° Kléber
France
Phone : +33 (0)1 53 64 32 00
Fax : +33 (0)1 53 64 32 01
Mail : management@raphael-hotel.com
Internet Site : www.raphael-hotel.com
Description:
Lundi 15 avril 2019, l'hôtel Raphael situé dans le 16e arrondissement de Paris accueillait la présentation du livre "Sardou Regards". Pour l'occasion, des personnalités du monde de la musique étaient présentes, comme Serge Lama ou Michel Fugain.

Le 17 avril 2019, le livre Sardou Regards (Ramsay) du journaliste Bastien Kossek sortira en librairies. Il s'articule autour de 35 témoignages de proches, complices et membres de la famille de Michel Sardou. Le chanteur des Vieux Mariés, impressionné par le travail de l'auteur, a même tenu à écrire la préface de l'ouvrage. En attendant sa sortie officielle, une soirée de lancement était organisée, lundi 15 mars, à l'hôtel Raphael situé dans le 16e arrondissement de Paris.

Pour l'occasion, plusieurs proches de Michel Sardou étaient présents, à l'image de Michel Fugain, 76 ans, qui était venu avec son épouse, Sanda. Serge Lama était également de la partie, à l'instar du compositeur Jacques Revaux, à qui l'on doit une partie des plus grands tubes de Michel Sardou comme Les Lacs du Connemara, Être une femme, La Maladie d'amour ou encore La Java de Broadway.

Le producteur Valéry Zeitoun, bien connu du grand public depuis la saison 2 de Popstars, a pris la pose en compagnie de son épouse et de Romain Sardou, l'un des fils de Michel Sardou. À 45 ans, l'auteur est marié depuis 1999 à Francesca Gobbi et est père de trois enfants, Aliénor (14 ans), Gabriel (11 ans) et Victor-Scott (9 ans). Lundi soir, il est apparu en compagnie d'une amie. On aurait également pu croire à un meeting de la France Insoumise, puisque Raquel Garrido et son mari Alexis Corbière, présents, se sont montrés très complices.

Le journaliste sportif de France 2 Laurent Luyat a pris la pose avec l'auteur de Sardou Regards, Bastien Kossek. Olivier Wright, l'un des dirigeants de la maison d'édition Ramsay, était également de la partie.

en présence de Michel Fugain et Sanda Fugain, Romain Sardou, Raquel Garrido et Alexis Corbière, Serge Lama, Valéry Zeitoun, Jacques Revaux, Olivier Wright, Claude Pierre-Bloch

Lancement du livre "Sardou Regards" de Bastien Kossek
Raquel Garrido et Alexis Corbière

Lancement du livre "Sardou Regards" de Bastien Kossek
Michel Fugain, Bastien Kossek et Sanda Fugain

Lancement du livre "Sardou Regards" de Bastien Kossek
Valéry Zeitoun, sa femme Lorraine, Bastien Kossek et Serge Lama

[19:00-21:00] Réouverture des Grands Appartements de la Reine
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
Ils étaient fermés depuis janvier 2016 pour une restauration patrimoniale et des aménagements techniques.

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

Réouverture des Grands Appartements de la Reine

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
Du 16 avril au 21 juillet 2019

Le Goût de Marie Leszczynska
Une reine méconnue

Marie Leszczyńska, reine discrète et méconnue, est pourtant celle qui a régné le plus longtemps à Versailles (plus de 42 ans). Durant cette période, elle a fortement influencé l'aménagement du château de Versailles par la création d'appartements privés, ainsi que la vie artistique de son époque par ses nombreuses commandes aux artistes et aux Manufactures. À la cinquantaine d'œuvres, peintures et objets d'art, réunie aujourd'hui, provenant essentiellement des collections du château de Versailles, s'ajoutent plusieurs acquisitions récentes et de première importance pour Versailles.

L'appartement de la Dauphine, qui réouvre à l'occasion de cette exposition, n'est toutefois pas présenté dans son état d'aménagement historique. Il sera remeublé en 2020 après la restauration de l'appartement contigu du Dauphin.

Marie Leszczyńska, une reine polonaise

Rien ne prédispose Marie Leszczyńska à devenir reine de France. Fille de Stanislas Leszczyński, roi déchu de Pologne contraint de céder son trône à l'électeur de Saxe Auguste II, elle s'est établie avec sa famille à Wissembourg (Alsace) en 1719. Sa gloire passée autorise son père à envisager pour elle une union avec un grand personnage. Mais après plusieurs déconvenues, l'histoire prend un autre tour. C'est non pas une alliance de sang royal qui attend la jeune femme, mais une union avec le roi lui-même.

En effet, en 1723, la disparition du Régent fait craindre la consécration de la branche cadette d'Orléans : si Louis XV venait à disparaître sans descendance, l'héritier du trône de France deviendrait le fils du défunt Régent. Or, à ce moment-là Louis XV, jeune roi de treize ans, est fiancé à l'infante d'Espagne, seulement âgée de sept ans. L'alliance est rompue au risque d'un incident diplomatique.

Durant tout son règne, Marie Leszczyńska se plie aux impératifs du cérémonial, s'appliquant à toujours mener une vie exemplaire dénuée d'intrigues. Dans son cadre privé, elle mène une existence simple avec sa famille et un cercle d'amis intimes qui partagent ses goûts. Elle se retire plusieurs heures par jour dans son appartement intérieur pour méditer, prier, effectuer des travaux d'aiguille sur un métier, ou peindre. Selon madame Campan qui l'a connue dans sa jeunesse,
Marie Leszczyńska « avait de la finesse dans l'esprit ».

Après quarante-deux ans passés à Versailles, Marie Leszczyńska est la souveraine à avoir le plus longtemps partagé la vie de la cour versaillaise.

Les partis pris artistiques de la reine

Tout au long de son règne, Marie Leszczyńska exprime son goût personnel, aussi bien en ce qui concerne l'aménagement de ses appartements officiels et privés, que lors des nombreuses commandes qu'elle passe directement aux artistes. La Reine aime s'entourer d'œuvres d'art et notamment des portraits de sa famille.

Ainsi, les peintres les plus talentueux, tels Alexis-Simon Belle, Jean-Marc Nattier, ou encore Pierre Gobert, sont appelés pour exécuter des portraits des dix enfants royaux, nés entre 1727 et 1737.

En ce qui concerne l'aménagement même du Château, Marie Leszczyńska souhaite, dès 1725, mettre sa chambre au goût du jour : des boiseries, exécutées par Vassé, prennent place au-dessus de la cheminée dont on renouvelle le marbre par le choix d'un sarrancolin. Quant aux virtuoses Verbeckt, Dugoulon et Le Goupil, ils sculptent le décor entre les fenêtres. Les dessus-de-porte, toujours en place aujourd'hui, sont commandés pour la Reine en 1734 : par Jean-François de Troy, La Gloire des princes s'empare des Enfants de France, figurant le Dauphin et ses deux sœurs aînées, et par Charles-Joseph Natoire, La Jeunesse et la Vertu présentent les deux princesses de la France. En 1735, le plafond est repeint : Apollon au milieu des Heures par Gilbert de Sève disparaît au profit d'un décor géométrique orné des chiffres entrelacés du couple royal. Au même moment, la Direction des Bâtiments du Roi, sur ordre de Louis XV, demande à François Boucher d'orner les voussures de quatre grisailles représentant des Vertus : La Prudence, La Piété, La Charité, La Libéralité. Mais Marie Leszczyńska doit attendre près de trente ans pour qu'en 1764 la dorure, si fanée, soit restaurée sous la direction de François Vernet.

Au château de Versailles où elle mène une vie réglée par l'étiquette, Marie Leszczyńska aspire à vivre, ne serait-ce que quelques heures par jour, en simple particulière. Chaque après-midi, elle se retire en son appartement privé pour lire, méditer, y recevoir son cercle le plus intime. Aussi la souveraine joue-t-elle un rôle essentiel dans la distribution des espaces situés à l'arrière de son Grand Appartement. Elle est la première à les occuper et à en revoir la distribution.

Commissariat
Gwenola Firmin, Conservateur en chef au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Marie-Laure de Rochebrune, Conservateur en chef au musée National des châteaux de Versailles et de Trianon
Assistées de Vincent Bastien, Docteur en histoire de l'art

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Marie Leszczyńska (1703-1768), reine de France
Alexis-Simon Belle (1674-1734)
1725. Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles (dist. RMN - Grand Palais) / Christophe Fouin

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Stanislas Ier Leszczinski, roi de Pologne
Jean-Baptiste Van Loo (1684-1745)
1727, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© RMN-GP (Château de Versailles) / Gérard Blot
Fièrement campé dans son armure d'apparat barrée du cordon de l'ordre du Saint-Esprit, épée et casque empanaché aux côtés, Stanislas Leszczyński pose en 1727 devant le chevalet de Jean-Baptiste Van Loo.
Exilé à Chambord, il prétend alors au trône de Pologne qu'il a occupé de 1704 à 1709. Il ne le retrouve qu'en 1733, à la mort de son rival, Auguste II de Saxe, mais pour trois années seulement.
L'invasion russe l'oblige en effet à se réfugier à Dantzig, puis il doit en 1736 s'incliner devant Auguste III de Saxe (1670-1733), élu au trône de Pologne. Un compromis est tout de même trouvé en 1737. Le roi déchu renonce
définitivement à la Pologne et reçoit en dédommagement les duchés de Bar et de Lorraine ; c'est ainsi qu'il s'établit en 1738 à Nancy et au château de Lunéville.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Louis XV (1710-1774), roi de France
Anonyme, XVIIIe siècle
Vers 1728
Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© RMN-GP (Château de Versailles) / Gérard Blot
Le Roi, dont la longue chevelure tombe en boucles sur les épaules, arbore le collier de l'ordre du Saint-Esprit. Vêtu du manteau fleurdelisé doublé d'hermine, il se tient debout sur une estrade, près d'une table où sont rassemblés les insignes de son pouvoir : main de justice, couronne et sceptre de Charlemagne. Le grand rideau rouge et or ainsi que le décor architectural grandiose situent la scène dans un intérieur palatial. À l'époque de ce portrait, Louis XV, sincèrement épris de Marie Leszczyńska, avait déjà donné trois princesses à la France.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Marie Leszczyńska (1703-1768), reine de France, et le dauphin Louis Ferdinand (1729-1765)
Alexis-Simon Belle (1674-1734)
Vers 1730,
Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin
Le 4 septembre 1729, Marie Leszczyńska, déjà mère de trois filles, met au monde le Dauphin tant espéré. La continuité dynastique est assurée. Aussi cette naissance est-elle accueillie dans la liesse populaire.
L'année suivante, Alexis-Simon Belle reçoit commande d'une effigie de l'héritier du trône. L'œuvre est placée dans la chambre de l'Appartement des Bains de la reine, le 2 décembre 1730. Ce tableau enthousiasme tant qu'on demande à l'artiste d'en intégrer le modèle dans un portrait d'apparat plus large représentant la reine et son enfant.
Le tout jeune Louis pose ici la main dans celle de sa mère. La reine porte une tenue enrichie d'une parure de grand corps, constellée de diamants et assortie à l'aigrette sertie de brillants qui orne sa coiffure.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Les cinq sens / Une jeune bouquetière (L'odorat)
Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) 1749, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN-GP (Château de Versailles) / Franck Raux
La série des Cinq Sens est commandée à Jean-Baptiste Oudry pour le petit cabinet de la Reine, pièce étroite et sans fenêtre servant de passage entre le cabinet intérieur de la Reine et la salle à manger du Roi, dite du « Grand Couvert ». Les œuvres, livrées en 1749, sont encastrées dans une boiserie, au-dessus d'un bas lambris.
Chaque tableau, à l'origine cintré par le haut, décrit une campagne idéale, sorte d'Arcadie naïve dans laquelle se déroule une petite scène champêtre. Ces toiles s'inspirent de la campagne d'Île-de-France, mais également de la peinture de paysage dans l'Italie du XVIIe siècle et de celle des Écoles du Nord.
Dans Le Toucher, deux fermières traient une vache tandis qu'un paysan tire un âne par la bride, tout en le menaçant de son bâton. L'Ouïe est représentée par un joueur de musette au son de laquelle dansent deux villageois. Une lanterne magique symbolise La Vue. Une villageoise, qui tient un enfant par la main, regarde dans la boîte aux illusions, alors qu'une autre paie son tour.
La préparation d'un déjeuner de poisson et de vin fait référence au Goût. Quant à La Cueillette des fleurs, elle évoque L'Odorat.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Une Ferme, d'après Jean-Baptiste Oudry
Marie Leszczyńska (1703-1768)
1753, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© RMN-GP (Château de Versailles) / © Gérard Blot
Marie Leszczyńska copie ici un tableau de JeanBaptiste Oudry, l'un de ses artistes préférés. L'œuvre originale avait été dictée au peintre par le dauphin Louis Ferdinand. Le titre actuel de la toile remonte au XIXe siècle ; au XVIIIe, elle est désignée comme L'Agriculture ou La France. Elle montre une nature idéalisée, généreuse et cultivée, en accord avec les idées du cercle moralisant auquel appartenait le Dauphin. La souveraine peint probablement ce tableau avec l'aide d'Étienne Jeaurat, peintre du Cabinet du roi ; ce dernier guide en effet son pinceau pendant une quinzaine d'années.
Après avoir signé et daté le tableau de 1753, Marie Leszczyńska l'offre à Louis XV à l'occasion des étrennes de 1754. Le monarque l'accroche dans le petit cabinet attenant à sa chambre.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Vase à rocailles à décor de rubans roses et de bouquets de fleurs peints au naturel
Manufacture royale de porcelaine de Sèvres 1757-1758, Porcelaine tendre
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin Ce vase à rocailles d'une extrême rareté, entré récemment dans les collections du château de Versailles, était à l'origine accompagné d'un pendant qui n'est plus connu aujourd'hui. Ils sont achetés par Louis XV en décembre 1758, lors des ventes de la manufacture royale de porcelaine de Sèvres qui se déroulent pour la première fois au château. Cette exposition-vente, initiée sous le règne de Louis XV et dont la pratique perdura jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, permettait à la Manufacture de venir présenter ses dernières productions. À cette occasion, les appartements intérieurs du roi étaient exceptionnellement ouverts à tous.
De forme balustre, ce vase repose sur une base polylobée, dotée de coquilles en relief d'un esprit rocaille affirmé et rehaussée sur le pourtour extérieur de peignés d'or. La panse est ornée d'un savant décor de rubans roses, bordés d'un filet d'or, noués entre eux, disposés très habilement sur plusieurs registres de tailles décroissantes. Entre les rubans s'inscrivent des bouquets de fleurs, également de tailles décroissantes, peints au naturel. La partie supérieure très échancrée se termine par deux volutes en forme d'oreilles. À l'intérieur du vase, on distingue des bouquets de fleurs peints à l'or d'un grand raffinement.
Lors des ventes à Versailles de décembre 1758, plusieurs membres de la famille royale achètent des pièces à fond rose. Celui-ci, créé par Sèvres l'année précédente, constitue la grande nouveauté de l'année.
Ce vase et son pendant ont très probablement été offerts par Louis XV à la Reine, peut-être à l'occasion des étrennes. En effet, l'inventaire après décès de Marie Leszczyńska, dressé en juin 1768, mentionne dans le Grand Cabinet, à Versailles: « deux urnes en mosaïque couleur de rose porcelaine de France », description qui correspond en tous points au vase à rocailles. Cet objet apporte un éclairage nouveau sur les collections de porcelaine de Sèvres de la Reine, encore bien mal connues aujourd'hui.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Tableau du Cabinet des Chinois
Marie Leszczyńska (1703-1768), Henri-Philippe-Bon Coqueret (1735-1807), Jean-Martial Frédou (1710-1795), Jean-Philippe de La Roche (vers 1710-1767), Jean-Louis Prévost (actif de 1740 à 1762), sous la direction d'Étienne Jeaurat (1699-1789)
1761, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Tableau du Cabinet des Chinois
Marie Leszczyńska (1703-1768), Henri-Philippe-Bon Coqueret (1735-1807), Jean-Martial Frédou (1710-1795), Jean-Philippe de La Roche (vers 1710-1767), Jean-Louis Prévost (actif de 1740 à 1762), sous la direction d'Étienne Jeaurat (1699-1789)
1761, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Pièces du nécessaire offert en 1737 à la reine Marie Leszczyńska par Auguste III (1696-1763), roi de Pologne et Électeur de Saxe
Manufacture de porcelaine de Meissen, Saxe
1737, Porcelaine dure
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin
En décembre 1737, le comte Maurice de Saxe (1696-1750) offre à Marie Leszczyńska un somptueux nécessaire à thé et à chocolat en porcelaine de la part de Frédéric Auguste II (1696-1763), électeur de Saxe depuis la mort de son père en 1733, devenu roi de Pologne, sous le nom d'Auguste III. Par ce geste, ce dernier souhaite apaiser les tensions diplomatiques suscitées par la guerre de succession de Pologne et, en particulier, par la mise à l'écart définitive du trône de Pologne de Stanislas Leszczyński.
L'ensemble, très important, comprend à l'origine cinquante-six pièces, toutes ornées des armes de France et de Pologne couronnées, d'un abondant décor peint en miniature et de riches rehauts d'or. Depuis 2014, treize pièces de ce présent, dispersé à la Révolution, sont revenues à Versailles. Elles illustrent la qualité et le luxe des pièces de porcelaine, adressées aux différents princes et grands seigneurs européens par la cour de Saxe. Elles permettent aussi d'évoquer les enjeux diplomatiques, politiques et économiques dissimulés derrière la fabrication de l'or blanc saxon et l'envoi de ces cadeaux.
La France doit à son tour suivre l'exemple saxon à partir de 1758, lorsque Louis XV juge que les productions de la Manufacture royale de porcelaine de Sèvres peuvent figurer parmi les cadeaux diplomatiques de la cour de France. Il en fait une arme diplomatique remarquée

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
La Mort de Saint François-Xavier
Charles-Antoine Coypel (1694-1752)
1749, Huile sur toile
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
© Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin
Exécutée en 1749, cette toile s'ajoute à deux tableaux livrés par le même peintre en 1747, Sainte Landrade instruisant les jeunes personnes qui s'étaient mises sous sa conduite et Sainte Piame retirée avec sa mère dans un village de Haute-Égypte. L'œuvre, commandée par le Dauphin qui partageait avec sa mère un goût certain pour la peinture de Charles-Antoine Coypel, fut installée dans l'oratoire de Marie Josèphe de Saxe, situé derrière la chambre de cette dernière.
Après un séjour en Inde, François-Xavier, fondateur avec Ignace de Loyola et cinq autres compagnons de la Compagnie de Jésus, prit la direction de la Chine. Mais c'est au large de Canton, dans l'île de Sancian, qu'il s'éteignit en 1552, avant même d'avoir atteint le continent chinois et sans avoir eu le temps d'évangéliser le pays. La vision que Charles-Antoine Coypel donne de la mort du missionnaire est particulièrement appropriée à un tableau de dévotion privée. Tout est fait pour émouvoir: le teint plombé, un crucifix entre les mains, le jésuite expire, entouré d'anges.

Vernissage de l'exposition "Le Goût de Marie Leszczynska"
Marie Leszczyńska, reine de France
Jean-Marc Nattier (1685-1766)
1748, Huile sur toile
© Photo RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot
Le tableau est commandé par la reine elle-même en 1748, en même temps que deux copies (l'une pour le comte de Maurepas et l'autre pour le comte de Pâris-Duvernay). La reine demande expressément à être représentée non pas en tenue d'apparat, mais en « habit de ville ».
Vêtue d'une robe rouge brodée d'hermine et rehaussée par des manchettes en dentelle, Marie Leszczynska est assise dans un fauteuil dont le tissu brodé de fleurs de lis rappelle discrètement le statut du modèle. La reine porte un bonnet de dentelle blanche retenu par une mantille de dentelle noire, symbole d'une félicité domestique étrangère à un portrait d'apparat. L'artiste semble reprendre par cet accessoire et la couleur de la robe des éléments qu'il avait déjà exploités dans le portrait d'Ulrika Lovisa Sparre, comtesse Tessin en 1741 (musée du Louvre). Les regalia habituels, éléments indispensables au portrait d'une reine, ne sont pas présents. Seule la draperie bleue tendue derrière la reine confère une majesté certaine à l'arrière-plan, rythmé par des pilastres doriques ; d'autres objets discrets, tels les bijoux (boucles d'oreilles, collier en pierres précieuses orné d'une miniature représentant saint Jean Népomucène, le saint favori de la reine), apportent de l'élégance et de la grâce au modèle. Marie Leszczynska semble être tirée de sa lecture des évangiles par l'arrivée d'un de ses proches ; le sourire qu'elle esquisse à son approche détermine une certaine intimité et laisse apparaître le portrait d'une femme charmante.
Dernier tableau pour lequel Marie Leszczynska accepte de poser et qui est présenté au Salon de 1748, l'œuvre reçut des critiques enthousiastes tant pour la ressemblance du portrait que pour la « noble simplicité » qui émane de la figure.
Cette toile livre un visage plus humain et plus intime de la royauté, qui correspond profondément à la personnalité de la reine et à son mode de vie. Ayant respecté toute sa vie le protocole de la cour, le roi lui accorde plus de libertés à partir de la fin des années 1740. C'est donc une scène du quotidien que Nattier choisit de représenter dans ce tableau. En effet, il tranche radicalement avec les portraits officiels réalisés par Louis Tocqué en 1740 (musée du Louvre) et Carle Van Loo en 1747 (musée national des châteaux de Versailles et du Trianon). Le portrait au pastel de la reine par Maurice Quentin de la Tour (musée du Louvre), présenté au même Salon, obtient lui aussi un franc succès pour les mêmes raisons.
Le nombre important des copies issues de l'atelier de Nattier, du vivant de la reine mais également de manière posthume, démontre sans ambiguïté le pouvoir de séduction du tableau ainsi que la popularité indéfectible de cette reine. Diffusé par la gravure dès 1755, le portrait perd sa fonction intime pour atteindre un statut iconique en tant que dernier portrait de Marie Leszczynska.

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
Du 16 avril au 21 juillet 2019

A l'occasion du tricentenaire de sa mort, l'épouse secrète de Louis XIV, madame de Maintenon, retrouvera ses appartements au sein du château de Versailles, le temps d'une exposition dédiée, du 16 avril au 21 juillet 2019.

À l'occasion du tricentenaire de la mort de Madame de Maintenon (1635-1719), le château de Versailles met en lumière la destinée exceptionnelle de cette femme qui naquit dans une prison puis devint l'épouse du roi le plus puissant du monde. Présentée dans l'appartement que Mme de Maintenon occupa au premier étage du palais, à proximité de l'appartement du Roi, cette exposition retrace en une soixantaine d'œuvres et documents la vie de cette figure essentielle de la cour. Grâce à une scénographie évocatrice, les visiteurs pourront également redécouvrir un décor emblématique du XVIIe siècle dont aucun exemple ne subsiste à Versailles.

Après une enfance difficile et pauvre, Françoise d'Aubigné épouse à 16 ans le célèbre poète Scarron qui l'introduit dans les cercles précieux de la capitale. Devenue veuve, elle se voit confier la mission d'élever les enfants illégitimes nés des amours de Louis XIV et de Madame de Montespan. Après la légitimation des premiers enfants en 1673, Françoise d'Aubigné s'établit à la cour, et se fait apprécier du souverain. Devenue Madame de Maintenon, elle épouse Louis XIV à la suite de la disgrâce de la précédente favorite et de la mort de la reine Marie-Thérèse. En 1686, aboutissement de son œuvre d'éducatrice, elle est à l'origine de la maison royale d'éducation de Saint-Louis à Saint-Cyr qui accueille les jeunes filles pauvres de la noblesse de France et leur délivre un programme pédagogique d'une grande modernité. Qu'elle fût décriée ou admirée, Madame de Maintenon continue aujourd'hui à fasciner.

L'exposition

Première exposition entièrement consacrée à la marquise de Maintenon, présentée à l'occasion du tricentenaire de sa mort, le 15 avril 1719, celle-ci retrace la destinée exceptionnelle de cette femme, Françoise d'Aubigné, née dans une prison et devenue l'épouse du Roi-Soleil en 1683.

Tableaux, dessins, gravures, livres, sculptures, médailles... Une soixantaine d'œuvres - issues des collections de Versailles et de musées extérieurs - évoque les différentes étapes de sa vie, à travers un parcours suivant l'enfilade des quatre pièces de l'appartement qu'elle occupe entre 1680 et 1715, au 1er étage du corps central du Château.

Décor retrouvé

La scénographie permet d'ailleurs aux murs d'être parés de leurs couleurs d'époque. Richement tendus de lés de soie alternés : damas rouge, damas cramoisi et taffetas rouge pour la seconde antichambre ; damas vert et or pour la chambre ; damas cramoisi et fleurs d'or pour le Grand cabinet ; comme le précisent les inventaires du Garde Meuble de 1708. Une installation rendue possible grâce à la restitution de ces tentures par la plus ancienne manufacture de soieries fondée à Lyon par Louis XIV, Tassinari et Chatel.

Une scénographie évocatrice pour un appartement à redécouvrir

L'exposition est l'occasion d'ouvrir au public l'appartement de Madame de Maintenon et d'y présenter une évocation de ce qui fut son environnement lorsqu'elle occupa les lieux de 1680 à 1715. Relativement modeste au regard des appartements royaux et princiers, le logement est situé à un emplacement prisé et exceptionnel, au premier étage du corps central du palais, tout proche de l'appartement du Roi. L'espace a subi de nombreuses métamorphoses pour les occupants postérieurs à Madame de Maintenon, et surtout à cause des travaux de transformation du palais en musée dédié à toutes les gloires de la France, par Louis-Philippe au XIXe siècle. Pour cette exposition, tableaux, dessins, gravures, livres, sculptures, médailles et documents inédits sont présentés dans les différentes pièces de l'appartement et retracent la destinée de Madame de Maintenon.
La scénographie, particulièrement évocatrice grâce à la restitution des tentures murales, permet de recréer l'ambiance colorée de cette suite de pièces, discrètes mais raffinées, à l'image de leur occupante.Le tissage a été réalisé par Tassinari et Chatel - la plus ancienne manufacture de soieries fondée à Lyon par Louis XIV - à partir de la description figurant dans l'inventaire de 1708 du Garde-Meuble de la Couronne. à cette date, les murs de l'appartement de Madame de Maintenon étaient richement tendus de soieries, réparties en lés alternés dans la plupart des pièces : rouge et brocatelle de Venise pour la première antichambre, rouge et or pour la chambre et le grand cabinet.
Ce type de décor emblématique du XVIIe siècle ayant aujourd'hui disparu à Versailles, l'exposition est l'occasion unique pour les visiteurs de pouvoir admirer l'intérieur d'un appartement de courtisan au Grand Siècle.

Autour de l'exposition

A l'occasion de l'exposition, s'est tenu du 21 au 23 mars 2019 le colloque international "Madame de Maintenon (1719-2019)". Organisé par le Centre de Recherche du Château de Versailles, en collaboration avec l'université de Nantes (AMO) et la La Société Internationale pour l'Étude des Femmes de l'Ancien Régime (SIEFAR), ce colloque a été l'occasion de faire le point sur ce personnage aux multiples facettes en traitant aussi bien des aspects biographiques de la marquise que de sa correspondance ou encore de sa légende littéraire et iconographique.

Commissariat de l'exposition
Alexandre Maral, conservateur général du patrimoine et directeur du Centre de recherche du château de Versailles
Mathieu da Vinha, directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles.

Scénographie : Jérôme Dumoux

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon (1635-1719) en sainte Françoise romaine
par Pierre Mignard dit le Romain
vers 1694
Le portrait de madame de Maintenon a été peint par Pierre Mignard vers 1694. Elle s'y est mise en scène en sainte Françoise romaine, sa patronne. Le livre qu'elle tient ouvert a été rédigé par la sainte, et le passage inscrit en lettres d'or indique la miraculeuse approbation divine. Le sablier fait référence à la rapidité avec laquelle la sainte a suivi les commandements de dieu. La lumière dorée, dans l'angle supérieur gauche de la composition, évoque avec discrétion l'accomplissement du miracle. Les couleurs (bleu et or) et la richesse de l'habit constituent probablement une allusion à son mariage avec Louis XIV en 1683. La main portée sur la poitrine signifie la sincérité de l'engagement religieux de la sainte. N.M.

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon (1635-1719), et sa nièce Françoise d'Aubigné, future duchesse de Noailles
par Louis Elle le Jeune
vers 1689
Françoise d'Aubigné, petite fille du poète Agrippa d'Aubigné, avait été l'épouse de l'écrivain burlesque Paul Scarron avant de prendre soin des enfants illégitimes de Louis XIV : elle sut séduire le roi, devint marquise de Maintenon avant d'épouser morganatiquement le roi en 1683. Elle est peinte assise dans un grand fauteuil donnant la main à sa nièce, Françoise. Les bâtiments de la Maison d'Education de Saint-Cyr, la grande oeuvre de madame de Maintenon, sont représentés à l'arrière-plan à gauche. Le peintre a insité sur le jeu des contrastes : jeunesse et âge mur, satin blanc et satin noir. N.M.

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Le château de Maintenon du côté de l'entrée ; Le château de Maintenon du côté du jardin
Anonyme France XVIIe siècle (graveur)

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Vue générale de l'entrée de la maison des dames de Saint-Cyr proche de Versailles
Pierre Aveline l'Ancien

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Louis XIV tenant le plan de la maison royale de Saint-Cyr
par Nicolas-René Jollain
Le roi, en costume en sacre, est ici portraituré en fondateur de Saint-Cyr, dont il désigne les plans tracés par Hardouin-Mansart. La première pierre de la maison d'éducation avait été posée le 25 avril 1685 et le roi avait signé les lettres patentes instituant la « communauté Saint-Louis de Saint-Cyr » le 2 juin 1686 : les dames faisaient vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et celui de se consacrer à l'éducation des demoiselles ; ces dernières, au nombre de 250, devaient séjourner à Saint-Cyr de sept ans jusqu'à vingt ; au sortir de la maison, elles seraient mariées à de jeunes gentilshommes ou entreraient au couvent. L'inauguration de la nouvelle maison eut lieu le 2 août 1686.

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Portrait de Françoise d'Aubigné, d'après Pierre Mignard
Entre 1660 et 1673, Niort, Musée Bernard d'Agesci
© Collections du musée Bernard d'Agesci - Niort Agglo

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Françoise d'Aubigné, veuve Scarron et les deux premiers enfants du roi et de Madame de Montespan
Attribué à Pierre Mignard (1612-1695)
Huile sur toile
Maintenon, château de Maintenon
Françoise Scarron est représentée ici en Vierge Marie. Elle occupe la position de gouvernante des enfants nés des amours du Roi et de Madame de Montespan depuis 1669. On la voit en compagnie des deux premiers enfants connus - une première fille était née en 1669 et morte en 1672 - du couple adultérin, soit Louis Auguste (1670-1736) et Louis-César (1672- 1683), tous deux légitimés en décembre 1673, sous le nom, respectivement de duc du Maine et de comte de Vexin. Le processus a été habile car si le nom de Louis XIV apparait bien sur les lettres de légitimation, celui de la mère fut omis par crainte de Monsieur de Montespan, en droit de réclamer les enfants réputé juridiquement les siens puisque ceux de sa femme...
En l'absence de la représentation de leur première sœur mais aussi de leur deuxième sœur, Louise Françoise (1673-1743), légitimée plus tard sous le nom de Mademoiselle de Nantes, et future princesse de Condé, on peut supposer que ce tableau date des années 1673-1674. Cette toile est d'une grande importance ; elle est peinte au moment où Louis XIV officialise l'existence de ses bâtards et, par conséquent, également celle de leur gouvernante, laquelle apparaît alors dans la pleine lumière de la cour. Radieuse, Françoise Scarron tient dans ses bras le comte de Vexin (en saint Jean-Baptiste), tandis que le duc du Maine, enfant chéri de la gouvernante, est représenté en jeune berger (Jésus) à sa gauche.

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Pierre le Grand rendant visite à Madame de Maintenon
Thérèse de Champ-Renaud (1861-1921)
Vers 1890
Huile sur toile
Maintenon, château de Maintenon
Le 11 juin 1717, lors de son séjour en France, le tsar Pierre le Grand, tenant à rendre hommage à Madame de Maintenon, se rend à Saint-Cyr, qu'il visite en détail.
Selon les mémoires de Saint-Simon, le tsar se contente d'écarter les rideaux du lit de la marquise et, après l'avoir toisée, s'éloigne sans rien dire. Selon Madame de Maintenon qui relate cette visite dans sa correspondance, il s'assied au pied de son lit, lui demande si elle est malade et, à sa réponse affirmative, l'interroge sur la nature de son mal: « Une grande vieillesse » répond elle. « Il ne savait que me dire, et son truchement ne paraissait pas m'entendre. Sa visite a été fort courte [...]. Le tzar a fait un peu ouvrir le pied de mon lit pour me voir. » Selon une autre source, il dit d'elle : « Elle a trop de mérite, trop rendu de services au roi et à la France. »

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Le Ravissement de Saint Paul, Nicolas Poussin
© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / S. Maréchall

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Petit livre secret Françoise d'Aubigné 1703-1709 Reliure XVIII e siècle, peau mégissée retournée, dos à cinq nerfs orné de caissons à fleurons et d'une pièce de titre « Aoust », chasses et chants dorés Ex-libris de la Bibliothèque du grand séminaire de Versailles H. 12.5 ; L. 8.5 cm
Versailles, bibliothèque municipale, Manuscrits, Ms P 40, f. 70
© Christophe Fouin

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Agrippa d'Aubigné

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Mme de Maintenon déguisée en moine

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Le Camp de Compiègne
Anonyme (graveur), Jacques Langlois (éditeur)
Almanach pour l'année 1699 : Le camp et le siège de Compiègne, commandé par Monsieur le duc de Bourgogne où le roi donne une magnifique représentation de toutes les parties de l'art militaire
1699, Gravure, H. 83.3 ; L. 59.5 cm
Paris, Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, Histoire, Sciences de l'homme, RESERVE QB-201(171, 14)-FT 5
© Bibliothèque nationale de France

Vernissage de l'exposition "Madame de Maintenon - Dans les allées du pouvoir"
Acte de baptême de Françoise d'Aubigné
28 novembre 1635
Document manuscrit
Niort, archives municipales, fonds ancien de la Ville de Niort conservé aux Archives départementales des Deux-Sèvres
© Niort Agglo, Bruno Derbord
L'acte de baptême de Françoise d'Aubigné est conservé dans les registres paroissiaux de Notre-Dame de Niort. Il y est précisé qu'elle était la fille de M[essi]re Constant d'Aubigny seigneur d'Aubigny et du Suirimeau [Surimeau] et de dame Jehanne De Cardillac. [...]
Malgré une arrivée au monde dans le dénuement le plus total en raison des mauvaises affaires menées par son père - alors enfermé dans la prison de Niort, dans la conciergerie de laquelle elle est supposée avoir vu le jour-, la future Madame de Maintenon peut compter sur deux prestigieux témoins lors de sa naissance.
En effet, son parrain n'est autre que François de La Rochefoucauld, fils de Benjamin, comte d'Estissac, et cousin de l'auteur des Maximes, tandis que sa marraine est Suzanne de Baudéan, future duchesse de Navailles et dame d'honneur de la reine Marie-Thérèse. Alors que la mère de sa marraine, Madame de Neuillan, obtient la tutelle de Françoise en 1648 pour l'arracher au milieu protestant dans lequel elle baignait chez sa tante Louise-Arthémise de Villette après la mort de Constant d'Aubigné, l'année précédente, la prude duchesse de Navailles se fera renvoyer en 1664 de la cour pour avoir fait murer la porte qu'empruntait Louis XIV lors de ses pérégrinations nocturnes et amoureuses pour se rendre dans l'appartement des filles d'honneur de la reine...











[20:30-23:00] 2ème cérémonie de remise de prix "Les Topor"
Location:
Théâtre du Rond-Point
2 bis, avenue Franklin-D.-Roosevelt
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt, Champs-Elysées - Clemenceau
France
Phone : +33 (0)1 44 95 98 00
Fax : +33 (0)1 40 75 04 48
Internet Site : www.theatredurondpoint.fr
Description:
France 3 Paris Île-de-France s'associe de nouveau avec le Théâtre du Rond-Point pour retransmettre la 2e cérémonie de remise de prix Les Topor#2, lundi 15 avril. Un événement conçu par Jean-Michel Ribes avec la complicité de Nicolas Topor animé par JM Ribes et Valérie Amarou.

Les Topor#2 : l'événement
La cérémonie sera retransmise en direct et en simultané à 20.30 en Facebook live et sur le site internet de France 3 Paris Île-de-France, sur Culturebox.fr et en différé après le Soir 3 sur l'antenne de France 3 Paris Île-de-France.
La soirée orchestrée par Jean-Michel Ribes et Valérie Amarou, se déroulera dans un décor de Sophie Perez, en musique et n'aura de cesse d'être bousculée par une succession d'interventions inattendues, insolites, burlesques, étranges, voire bizarres, tout comme le seront les lauréats de cette cérémonie.
Les Topor sont des prix destinés à récompenser les créateurs du spectacle vivant oubliés des chapelles du bon goût et de la morale définitive, à saluer les mauvaises herbes de la culture trop folles pour être taillées à la française, les incongrus qui ridiculisent les gens qui savent. Bref, tous ceux qui sautent dans le vide pour découvrir d'autres planètes.
Ces prix qui célébreront toutes les disciplines du spectacle vivant seront remis à des lauréats désignés par un jury composé de personnalités sensibles à l'extravagance, au pas de côté, au monde à l'envers, au rire de résistance, à l'issue de secours, aux utopies, à la joie d'être soi, au chant de baleine devant la lune, à la musique de l'insolence, bref des personnalités qui ne voient pas la beauté que dans les belles choses.
La sélection des spectacles concourant à ce prix sera faite de façon arbitraire par le jury selon ses goûts, ses envies, et pourquoi pas ses amis.
"Tous les prix sont injustes, les Topor le seront encore plus. »
Chaque lauréat recevra une statuette librement inspirée d'un dessin de Roland Topor. Cette année les intitulés des Topor#2 remis seront entre autres : Le Topor « C'est pas parce qu'elle est folle qu'elle ne l'est pas », « J'ai pour ainsi dire pas dormi », « Enfin du cinéma », « Aboiements d'Henri IV », « Grand prix Topor 2019 », « Monstre enfin défendu », «Tant qu'à faire autant que ce soit lui » ...

Rappel des lauréats 2018 :
Grand prix Topor 2018 : Philippe Katerine
Topor du « Mauvais goût revigorant » : Jacques Dutronc
Topor du « Rire de son sexe n'attend pas le nombre des années » : Agnès Hurstel
Topor de « La Boulevardière qui sort du cadre » : Chantal Ladesou
Topor de « L'Obscénité nécessaire » : Vuillemin
Topor SACD* 2018 du « Je ne suis pas parti à l'entracte » : Pierre Guillois
Topor de « La Fée diabolique des Pyrénées » : Jonathan Capdevielle
Topor du « Cinéma comme on en rêve » : Bertrand Mandico
Topor Télérama* 2018 du « Le Théâtre c'est quand même mieux comme ça » : Gwenael Morin
Topor « Grand Topor Panique 2018 »: Steven Cohen
Topor de « L'Incongruité poétique » : Yves-Noël Genod
Topor du « Lancer franc » : Noël Godin
Topor MGEN* 2018 du « Il était temps qu'il l'écrive » : Jacques A. Bertrand
Topor 2018 de « La double vie » : Elzbieta Jeznach

*Parmi ces prix, l'un est estampillé SACD, un autre Télérama et un troisième MGEN.

[20:30-23:00] Avant-première du film "Gloria Bell"
Location:
Cinéma Gaumont Opéra
Gaumont Capucines - ex Paramount Opéra
2, boulevard des Capucines
75009 Paris
M° Opéra, Chaussée d'Antin - La Fayette
France
Internet Site : www.paramount.fr
Description:
En présence du réalisateur Sebastián Lelio et de l'actrice Julianne Moore

en présence d'Elodie Frégé et son compagnon Gian Marco Tavani, Julianne Moore, Elsa Zylberstein, Juliette Binoche

Cette comédie dramatique, écrite et réalisée par Sebastián Lelio, sortira en salles le 1er mai prochain et offre le premier rôle à l'actrice américaine Julianne Moore, également présente lors de l'avant-première à Paris.

Avant-première du film "Gloria Bell"
Sebastián Lelio & Julianne Moore

Avant-première du film "Gloria Bell"
Elodie Frégé et son compagnon Gian Marco Tavani

Avant-première du film "Gloria Bell"
Elsa Zylberstein

Avant-première du film "Gloria Bell"
Julianne Moore

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