Sunday, May 12, 2019
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May 2019
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15:00 [15:00-18:00] Finissage de Philippe Hérard "Cent Regards"
Location:
Joël Knafo Art Gallery
21&24, rue Véron
75018 Paris
M° Abbesses, Pigalle
France
Mobile : +33 (0)7 81 61 21 57
Mail : galerie@joelknafo-art.com
Internet Site : www.joelknafo-art.com
Description:
Philippe Hérard vous donne rendez-vous pour une séance de dédicaces du catalogue de son exposition personnelle "Cent Regards" et la sortie de deux nouvelles estampes signées et numérotées en 25ex.


Exposition du 9 avril au 11 mai 2019
Vernissage mardi 9 avril à partir de 18h

Pour sa troisième exposition personnelle à la galerie Joël Knafo, Philippe Hérard continue son exploration en peinture de la nature humaine entre humour et mélancolie.
Sa palette de couleur pastel et douce contraste avec ses sujets toujours empreints de solitude.

Ses silhouettes peintes ou dessinées, assises et grimaçantes, usent de nombreux stratagèmes pour s'abstraire de leur condition.
Un homme se crayonne un visage d'enfant sur son corps d'adulte sans tête. Certains grimpent en haut d'immeuble avec des bouées quand d'autres tentent de fuir, perchés sur des vaches dont la seule préoccupation est de brouter le champ dont elles sont l'esquisse.

Philippe Hérard nous force à nous arrêter un instant, à considérer l'absurde dans notre quotidien.

Ses personnages sont suspendus dans le temps dans des situations sans dénouement. Dans une immense poésie et une grande simplicité, Philippe Hérard présente une critique acerbe de la société dans laquelle nous évoluons.
Son univers ambivalent, sensible et profondément drôle, trahit à merveille nos questionnements existentiels.

Pour compléter son exposition personnelle, Philippe Hérard réalisera plusieurs collages dans l'espace public en rapport qui mêlent peinture et dessins au crayon.

Vernissage de Philippe Hérard "Cent Regards"

Vernissage de Philippe Hérard "Cent Regards"


[16:00-18:00] Promenade "Notre-Dame au fil des siècles"
Location:
Parvis de Notre-Dame de Paris
Paris Notre-Dame - Place Jean-Paul II
75004 Paris
M° Cité, Saint-Michel, Hôtel de Ville, Châtelet, Maubert - Mutualité
France
Description:
Durée: 2h
GRATUIT

Au départ du parvis Notre-Dame, la promenade propose d'explorer les alentours de la cathédrale pour mieux décrypter ensemble les traces de son histoire et de ses transformations au fil des siècles.

(Itinéraire variable selon les conditions d'accès au site)

Promenade "Notre-Dame au fil des siècles"
Frechot. "Le parvis de Notre-Dame", 1833
Collection du musée Carnavalet - Histoire de Paris
© Musée Carnavalet / Roger-Viollet

[16:00-19:00] Visite de l'exposition "take (a)back the economy"
Location:
Centre d'Art Contemporain Chanot
Centre d'Arts Plastiques Albert Chanot
33, rue Brissard
92140 Clamart
M° Gare SNCF de Clamart
France
Phone : +33 (0)1 47 36 05 89
Fax : +33 (0)1 47 36 05 89
Mail : cacc@clamart.fr
Internet Site : www.cacc.clamart.fr
Description:
Visite de l'exposition avec la commissaire d'exposition, Barbara Sirieix

Vernissage de l'exposition "take (a)back the economy"

take (a)back the economy

Anne Bourse
Eve Chabanon
Hanne Lippard
Ernesto Sartori
Jay Tan

Du samedi 13 avril au dimanche 7 juillet 2019
mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 14h à 18h

Curatrice : Barbara Sirieix ; à l'invitation de Madeleine Mathe

À l'invitation du CACC, la curatrice Barbara Sirieix propose l'exposition « take (a)back the economy » rassemblant les artistes Anne Bourse, Ève Chabanon, Hanne Lippard, Ernesto Sartori et Jay Tan. Le nom s'inspire du titre de l'ouvrage Take Back the Economy paru en 2013 et co-signé par JK Gibson-Graham avec Jenny Cameron et Stephen Healy.

Le travail de JK Gibson-Graham, économistes et géographes féministes, envisage l'économie non plus comme système ou espace capitaliste unitaire mais comme une zone de cohabitation et de contestation de formes économiques multiples - une critique de ce qu'elles nomment le « capitalocentrisme ». À travers l'image d'un iceberg, elles ont mis en valeur différents régimes de visibilité au sein de l'économie. Il y a ce qui est au-dessus du niveau de l'eau - le travail salarié, la production marchande, le commerce capitaliste, et ce qui est immergé - le travail non salarié, les économies non marchandes ou non monétarisées, les transactions dans le foyer ou au sein des communautés, les coopératives, les travailleurs indépendants, le don etc.

Vernissage de l'exposition "take (a)back the economy"
Ève Chabanon, The Surplus of the Non-Producer, 2018 - stuc (plâtre, pigments, colle d'os), acier, bois, plateau : 3 m x 1.5 m, 200kg
Crédits photo: Pierre Antoine - Produit par Lafayette Anticipations - Fondation d'entreprise Galeries Lafayette, Paris.

En soutenant d'autres formes de relations au sein d'une économie diversifiée, leur projet est d'encourager l'autodétermination économique des individus, notamment à travers la création d'un langage plus inclusif. Leurs concepts génèrent des outils de réflexion sur les économies de la production artistique nous permettant de considérer certaines choses moins visibles : ce qui se passe en dehors de la galerie, de l'atelier... ou ce que l'on n'a pas l'habitude de considérer comme faisant partie de l'économie de l'art ou de l'artiste. Quelles sont ces activités invisibles ? Quelles sont les économies non capitalistes d'un artiste ? Quel est le langage de ces économies ? L'intérêt des artistes pour leur production signifie-t-il nécessairement une logique productiviste ? Ces réflexions se positionnent dans un contexte politique où l'économie des travailleurs de l'art est remise en question ainsi que les cadres institutionnels qui l'entourent. Plusieurs études réalisées en France et à l'étranger démontrent que ces travailleurs, bien qu'actifs dans un secteur à forte rentabilité, sont pour la plupart dans une situation de forte précarité.

Vernissage de l'exposition "take (a)back the economy"
Ernesto Sartori, risacche, 2019 - Matériaux divers, dimensions variables
Crédits photo: Aurélien Mole - Courtesy Marcelle Alix, Paris

D'autre part, en pensant la production artistique dans le contexte d'une économie diversifiée, il s'agit de regarder chez les artistes des économies plus lentes, des processus contreproductifs ou des questions écologiques. Les artistes Anne Bourse, Ève Chabanon, Hanne Lippard, Ernesto Sartori et Jay Tan développent des perspectives singulières sur l'économie de la production artistique, qu'il s'agisse de faire interagir celle-ci avec des activités et des objets situés hors de l'espace et du temps symbolique de leur travail artistique, de considérer l'espace politique et géopolitique de la production et/ou du recyclage d'objets ou de langages économiques.


Rendez-vous

Samedi 13 avril 2019 - 17h
Vernissage de l'exposition
Navette gratuite le jour du vernissage en partenariat avec le CAC Brétigny.
Rendez-vous à 15h30 au 104 avenue de France, 75013 Paris (métro : Bibliothèque François Mitterrand).
16h30: vernissage au CACC.
17h30: départ pour le CAC Brétigny. Vernissage de l'exposition « les cellules blanches, nues et le sommeil électrique» | Sébastien Rémy
Réservation indispensable: reservation@ cacbretigny.com

Dimanche 12 mai - 16h
Visite de l'exposition avec la commissaire d'exposition, Barbara Sirieix

Samedi 22 juin - 15h-20h
Samedi Arty - Performance, conférence et enregistrement public de l'émission ForTune avec la collaboration d'Eva Barto et Estelle Nabeyrat diffusée sur la webradio *DUUU.

Vernissage de l'exposition "take (a)back the economy"
Hanne Lippard, The Myths & Realities of Financial Independence, 2018
Vue d'installation, exposition Words don't come easy - Money doesn't either, du 24 novembre 2018 au 10 février 2019, Düsseldorf, KIT - Kunst im Tunnel
Crédits photo : Ivo Faber




[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible"
Location:
Château de Versailles
Place d'Armes
78000 Versailles
M° Gares SNCF de Versailles
France
Phone : +33 (0)1 30 83 78 00
Mail : direction.public@chateauversailles.fr
Internet Site : www.chateauversailles.fr
Description:
5 artistes contemporains au domaine de Trianon
avec Dove Allouche, Nan Goldin, Martin Parr, Eric Poitevin, Viviane Sassen

Commissaires :
Jean de Loisy, directeur de l'école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
Alfred Pacquement, commissaire pour l'art contemporain à Versailles

Architecte-scénographe :
Hala Wardé & son studio HW architecture

C'est dans le cadre intime de Trianon que se tiendra la prochaine exposition d'art contemporain à Versailles. Pour cette édition 2019, Dove Allouche, Nan Goldin, Martin Parr, Eric Poitevin et Viviane Sassen dévoileront des œuvres spécialement créées et en résonance avec les lieux choisis. Un nouveau Versailles se révèle à travers leurs œuvres mêlant création et patrimoine.

Depuis 2008, le château de Versailles organise une exposition consacrée à un artiste français ou étranger. Jeff Koons en 2008, Xavier Veilhan en 2009, Takashi Murakami en 2010, Bernar Venet en 2011, Joana Vasconcelos en 2012, Giuseppe Penone en 2013, Lee Ufan en 2014, Anish Kapoor en 2015, Olafur Eliasson en 2016, l'exposition collective Voyage d'Hiver en 2017 et Hiroshi Sugimoto en 2018 : tous ces artistes ont établi un dialogue original entre leurs œuvres, le château et les jardins de Versailles.


L'exposition annuelle d'art contemporain à Versailles propose à cinq artistes d'investir différents lieux du domaine de Trianon pour retracer leur exploration approfondie du site et de son histoire. «Versailles - Visible / Invisible» voit chacun d'eux porter un regard original et souvent inattendu sur les espaces les plus prestigieux des châteaux mais aussi sur d'autres plus secrets. À la suite de nombreux photographes qui depuis plus d'un siècle ont interprété Versailles, chacun a répondu avec une réelle diversité d'approche à cette commande d'un travail inédit. Tous ont cherché à entrer subtilement en résonance avec ces espaces illustres, sans vouloir les dominer mais plutôt y pénétrer subrepticement.

Parmi les différents matériaux qui ont permis de construire les bâtiments de Versailles, Dove Allouche s'est arrêté sur le gypse dont il a tiré des abstractions aux colorations surprenantes qui sont disposées dans la galerie des Cotelle du Grand Trianon.
Explorant le monde souterrain du système hydraulique des fontaines et retraçant l'assemblée des femmes de la mythologie omniprésente dans la sculpture des jardins, Nan Goldin crée au rez-de-chaussée du Petit Trianon avec Hala Wardé et HW architecture un cheminement empreint de la mémoire sonore de la Marche des femmes conçu par Soundwalk Collective.
Martin Parr, fidèle à sa démarche, trouve dans la foule cosmopolite des visiteurs de Versailles la source d'images tendres et ironiques, aux couleurs vives, qui occupent le Pavillon Frais ouvert pour la première fois au public (Jardin français du Petit Trianon).
Eric Poitevin a choisi l'Orangerie de Jussieu (Jardin du Petit Trianon) pour y déployer deux séries nouvelles ayant pour thème commun la nature : l'une tente de saisir l'image du soleil, hautement symbolique à Versailles, tandis que l'autre traite avec finesse les déploiements graphiques d'une plante : l'angélique.
Viviane Sassen distribue ses images envahies de tâches colorées dans les salons du Grand Trianon. Elle construit une narration témoignant de son exploration intense de la statuaire, de l'histoire du château et de ses occupants, en y faisant entrer des adolescentes d'aujourd'hui.

Jean de Loisy, directeur de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
Alfred Pacquement, commissaire pour l'art contemporain à Versailles
Commissaires de l'exposition


LE DOMAINE DE TRIANON

Créé par Louis XIV qui y fit construire un château de marbre, aujourd'hui appelé le Grand Trianon, le domaine est ensuite transformé par la reine Marie-Antoinette qui trouve au Petit Trianon un refuge aux contraintes de la cour de Versailles. Elle y fait aménager un jardin de style romantique agrémenté de fabriques, d'un théâtre et ensuite d'un hameau.


DOVE ALLOUCHE

Dove Allouche est né en 1972, il vit et travaille à Paris. Son travail consiste essentiellement à entreprendre une tâche, avec laquelle et après laquelle il pourra trouver quelque chose qui était invisible au premier abord. Il ne tente pas de révéler des choses qui sont totalement enfouies, oubliées depuis des centaines ou des milliers d'années, ni de trouver des choses qui ont été cachées par d'autres, un secret que quelqu'un essayerait de dissimuler. Il tente de révéler ce qui est à la fois immédiatement présent et invisible. Son approche est celle d'un presbyte. Il souhaiterait «révéler ce qui est trop près de notre œil pour être vu, ce qui est juste à côté de nous mais à travers lequel nous regardons quelque chose d'autre». Parmi les expositions personnelles récentes : Negative Capability, The Contemporary Art Gallery, Vancouver ; Des caractères extérieurs, gb agency, Paris ; Le beau danger, Peter Freeman, New York. Sélection d'expositions collectives : Autofictions - Dessin contemporain - Musée Wilhelm-Hack, Ludwigshafen ; Histoire(s) d'une collection, Centre Pompidou, Paris ; Una Fornace a Marsiglia, Fondazione Querini Stampalia, Venice ; The Sun Placed in the Abyss, Columbus Museum of Art, Columbus.
Dove Allouche est représenté par les galeries Peter Freeman Inc. (New York) et gb agency (Paris).


LA GALERIE DES COTELLE

La galerie se trouve à l'emplacement d'un treillage de verdure des jardins du Trianon de porcelaine, qui menait au cabinet des Parfums. Elle est éclairée par onze fenêtres vers le midi et cinq seulement vers le nord, celles-ci donnant primitivement sur le jardin des Sources. Le décor sculpté, en particulier les groupes d'enfants surmontant les miroirs, est l'œuvre de Lespingola, Gautier et Legay.
Les tableaux représentent des Vues des jardins de Versailles et de Trianon, tels qu'ils étaient au temps de Louis XIV. Ce sont de précieux documents, car les bosquets qu'ils évoquent ont pour la plupart disparu ou ont été transformés.
Vingt et une peintures sont l'oeuvre de Jean Cotelle. La galerie des Cotelle a fait l'objet d'une importante campagne de restauration récemment achevée.
C'est en ce lieu que fut signé avec la Hongrie, le 4 juin 1920, le traité de paix de Trianon.


NOTE D'INTENTION

Photographe, graveur et dessinateur, il repousse les limites de ces techniques en les confrontant aux phénomènes physiques ou chimiques immémoriaux dont certaines propriétés traversent encore notre univers familier.
Explorant Versailles, il s'intéresse aux matières choisies pour construire et décorer le château : plomb, cuivre, bronze, argent, or, bois, ardoise, brique calcaire, grés, marbre, sont en effet quelques-unes des substances utilisés pour définir sa beauté.
Mais son attention est retenue par le plus simple d'entre eux, le plâtre et donc, la roche sédimentaire dont il est extrait : le gypse. Le gypse est de la famille des évaporites, dont le nom a donné le titre de la série de ces photographies. Cette roche saline se forme par évaporation dans les mers fermées puis, par déshydratation, devient du plâtre.
« J'ai d'abord choisi le gypse pour son abondance qui contraste avec le goût de Versailles pour les choses rares (...). La particularité des roches sédimentaires est de contenir en relative abondance des informations sur nos origines. En somme, je me sers de la sédimentologie pour atteindre une réalité vivante de Versailles, établir une image continue de notre histoire. »
Allant chercher dans une carrière du Pays Basque un bloc de gypse, il en extrait douze lames d'une minceur extrême qu'il utilise comme négatif pour produire les images présentées à Versailles. Alors l'utilisation d'un filtre polarisant permet de faire apparaître les cristaux contenus dans le gypse et de découvrir une musicalité des couleurs produites voici 300 millions d'années et qui pourtant ont des tons proches de celles que l'on rencontre à Versailles comme si une beauté antérieure à l'homme agissait toujours dans ses oeuvres.

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Dove Allouche
Dove Allouche, Evaporites 8, 2019, tirage argentique lambda, 171.5 x 122.5 cm (encadré)
Courtesy de l'artiste, château de Versailles, Peter Freeman Inc. (New York), GB Agency (Paris) © Dove Allouche

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Dove Allouche
Dove Allouche, Evaporites 12, 2019, tirage argentique lambda, 171.5 x 122.5 cm (encadré)
Courtesy de l'artiste, château de Versailles, Peter Freeman Inc. (New York), GB Agency (Paris) © Dove Allouche

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Dove Allouche
Vue de l'exposition « Versailles - Visible / Invisible », château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Dove Allouche ©Tadzio

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Dove Allouche
Vue de l'exposition « Versailles - Visible / Invisible », château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Dove Allouche ©Tadzio


NAN GOLDIN

Nan Goldin vit et travaille entre New York, Paris et Berlin. Nan Goldin reçoit son premier appareil photo à l'âge de 15 ans, elle est alors élève à la « hippie free school » à Boston et commence à prendre des polaroids d'elle-même et de ceux qui l'entourent. En 1977, elle obtient son diplôme de l'école du Musée des Beaux-Arts de Boston et en 1978 elle s'installe à New York où elle continue à documenter sa « famille élargie». Elle va rapidement montrer des diaporamas de ses photographies, accompagnés d'une bande-son dans les boîtes de nuit de la ville. Les images utilisées dans ces diaporamas seront regroupées dans un même diaporama fondateur et dans un premier livre intitulés The Ballad of Sexual Dependency (La ballade de la dépendance sexuelle). En 2018, Nan Goldin et ses proches fondent le groupe P.A.I.N.* (Prescription Addiction Intervention Now - prescription médicale, intervention immédiate contre l'addiction), qui préconise les traitements contre la dépendance et la prévention, en pleine crise des opiacés, et dénoncent la famille Sackler qui a lancé l'OxyContin.
Nan Goldin est représentée par la Galerie Marian Goodman (New York, Londres, Paris).

*L'acronyme P.A.I.N. signifie en anglais douleur, peine.


LE PETIT TRIANON

Achevé par Ange-Jacques Gabriel en 1768, le nouveau château de Trianon est nommé Petit Trianon afin de le distinguer du Trianon de marbre, voisin, qui prend quant à lui le nom usuel de Grand Trianon. Le bâtiment adopte une forme cubique, tandis que sa toiture est dissimulée par une balustrade. Les proportions de l'ensemble de l'édifice en font un chef-d'oeuvre d'harmonie.
Le Petit Trianon et son domaine sont offerts à Marie-Antoinette par son époux Louis XVI. Elle en fait son séjour favori et entreprend d'importants travaux dès 1776, avec notamment l'installation de «glaces mouvantes» dans son boudoir.


NOTE D'INTENTION

Nan Goldin est connue pour son travail photographique rendant compte sans tabous de sa vie et de ses rencontres et dont l'exemple le plus célèbre est son diaporama: The Ballad of Sexual Dependency. Répondant à notre invitation, elle a souhaité donner une résonance politique à son installation en faisant référence à la Marche des Femmes sur Versailles, événement fondateur de la Révolution de 1789. Une telle marche se poursuit aujourd'hui chaque année dans le monde entier et garde toute sa pertinence.
Nan Goldin a choisi les longues et étroites galeries du Petit Trianon pour une expérience immersive qui rend compte de son exploration intense des espaces de Versailles. Avec la collaboration d'Hala Wardé et de HW architecture, elle a conçu une installation en deux parties, traversant le Petit Trianon par un chemin inconnu, déconnecté des salles nobles.
Le visiteur est d'abord plongé dans l'obscurité et le mystère des canalisations souterraines qui conduisent les grandes eaux de Versailles à jaillir vers le ciel, chefs d'oeuvre de la technicité des ingénieurs du grand siècle. D'immenses tirages photographiques l'environnent de toute part dans ce tunnel obscur. Après avoir franchi une sorte de coude et gravi quelques marches il retrouve ensuite la lumière.
Il découvre alors les images des nombreuses figures féminines, déesses et nymphes, que l'on rencontre sculptées dans le marbre au fil de la visite des jardins et du château.
Soundwalk Collective a conçu tout au long du parcours un travail sonore, donnant une voix au monde invisible de ces canalisations centenaires et faisant lire par des comédiennes*, ainsi que par Nan Goldin elle-même, des extraits de la Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne rédigée par Olympe de Gouges en 1791 qui reste aujourd'hui d'une singulière actualité.
*Isabelle Adjani, Elodie Bouchez, Laetitia Casta, Catherine Deneuve, Charlotte Gainsbourg, Isabelle Huppert, Isild Le Besco, Anna Mouglalis, Charlotte Rampling.

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Nan Goldin
Nan Goldin, The pipes, 2018/2019
Courtesy de l'artiste, château de Versailles et Marian Goodman © Nan Goldin

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Nan Goldin
Nan Goldin, Pandora, The garden of Petit Trianon, 2018/2019, 150 x 200cm
Courtesy de l'artiste, château de Versailles & Marian Goodman © Nan Goldin

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Nan Goldin
Vue de l'exposition « Versailles - Visible / Invisible », château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Nan Goldin en collaboration avec Soundwalk Collective, Hala Wardé & HW Architecture ©Tadzio


MARTIN PARR

Né en 1952, Martin Parr est l'un des meilleurs représentants de la photographie documentaire de sa génération. Avec plus de cent livres de ses photographies publiés et trente qu'il a édités, sa contribution à l'héritage de la photographie est déjà établie. Martin Parr travaille également comme curateur. Il a été commissaire de deux festivals, Les Rencontres d'Arles en 2004 et la Biennale de Brighton en 2010. Plus récemment, il a été le commissaire de l'exposition au Barbican, Strange and Familiar (Londres). Depuis 1994, Martin Parr est membre de l'agence Magnum dont il a assuré la présidence de 2013 à 2017. En 2013, il a été nommé professeur invité en photographie par l'université d'Ulster. Les œuvres de Martin Parr sont présentes dans les collections de nombreux musées de premier plan : la Tate, le Centre Pompidou et le Museum of Modern Art de New York.
Martin Parr a créé la Martin Parr Foundation en 2017.
Martin Parr est représenté par kamel mennour (Paris) et l'agence Magnum.


LE PAVILLON FRAIS

Il fut construit par Ange-Jacques Gabriel en 1753. Ponctué de deux bassins, c'est une petite salle à manger d'été, dont les murs sont revêtus d'un treillage et surmontés de vases également en treillage.
L'intérieur, dallé de marbre, était orné de boiseries sculptées par Verberckt peintes en vert et blanc. Deux des panneaux sont actuellement placés au Pavillon français.
Très dégradé à la fin du XVIIIe siècle, le Pavillon Frais et ses portiques de treillages seront démolis en 1810, ainsi que ses parterres et bassins ovales en 1813. Le pavillon a été reconstruit en 1984, mais ces travaux n'ont alors porté que sur le seul édifice de maçonnerie, avec un premier traitement de ses façades en simples panneaux de treillages.
En 2004, "The American Friends of Versailles" s'engagent en faveur des jardins de Versailles en permettant grâce à leur mécénat la restitution du décor extérieur de ce bâtiment.


NOTE D'INTENTION

Martin Parr est un photographe dont le sujet de prédilection - devenu obsession - est l'Homme (et ses objets de consommation) dans tout ce qu'ils ont de plus vivant et débordant. Habitué à traquer à la fois des individualités singulières et des phénomènes de masse répétés, Martin Parr observe et nous confronte, avec humour et lucidité, à ce que nous sommes : une espèce. À Versailles c'est donc une évidence qui s'impose : non pas photographier ce Versailles mythique, historique, fantasmé que l'on a tous en tête, mais bien photographier le Versailles contemporain - celui
que l'on refuse peut être de voir, interchangeable et consommé par sa horde de touristes.
«Quand je travaille sur des endroits éminemment touristiques, c'est mon devoir de montrer la réalité à contre-courant de la mythologie de ces lieux. On ne s'attend jamais à ce que des centaines d'individus fassent la même chose que nous.».
En ressortent une série de clichés exposant les comportements de la foule, les rituels inéluctables, les hotspots, les flux, les attitudes, les habitudes, les repères universels. Ici ou ailleurs, rien ne change. La consommation, la mise en scène sont omniprésentes, le selfie la nouvelle religion. « L'arrivée du smartphone a eu un impact considérable sur le tourisme. Nous sommes tous des touristes, désormais, et nous avons tous des appareils photo. À tel point qu'on a du mal à croire, parfois, que quelqu'un regarde encore quoi que ce soit. » Installées à l'intérieur du Pavillon frais, ce bâtiment entièrement reconstruit dans les années 80 que l'on découvre en toute fin de parcours après avoir affronté la queue interminable de la Cour d'Honneur, la
foule dans la galerie des Glaces et le petit train qui nous mène jusqu'au domaine de Trianon, les photographies de Martin Parr nous révèlent à nous-même. Ensemble ils mettent en exergue cette mise en scène permanente qu'est Versailles.

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Martin Parr
Martin Parr, The Château of Versailles gardens, France, 2018, impression digitale, 72.2 x 111.76 cm
Courtesy de l'artiste & château de Versailles © Martin Parr / Magnum Photos / kamel mennour / château de Versailles

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Martin Parr
Martin Parr, The Château of Versailles gardens, France, 2018, impression digitale, 111.76 x 162.56 cm
Courtesy de l'artiste & château de Versailles © Martin Parr / Magnum Photos / kamel mennour / château de Versailles

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Martin Parr
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Martin Parr ©Tadzio

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Martin Parr
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Martin Parr ©Tadzio

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Martin Parr
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Martin Parr ©Tadzio

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Martin Parr
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Martin Parr ©Tadzio


ERIC POITEVIN

Eric Poitevin est né en 1961 à Longuyon (France), il vit et travaille à Mangiennes (département de la Meuse). Il fut pensionnaire de la Villa Médicis de 1989 à 1990. Qu'il s'attache aux visages d'anciens combattants de la Première Guerre mondiale (1985), aux chevreuils morts (1995), aux crânes et papillons (1994), aux sous-bois (1995), aux arrière-trains de chevaux (1999-2000), ou aux fragments de corps humains (2001), les photographies d'Eric Poitevin résultent d'une prise de décisions progressives. Demandant parfois des mois d'attente pour que le sujet de la photographie parvienne à se constituer tel qu'il le souhaite, il construit alors avec minutie son image. La lumière, parfois naturelle, fait souvent l'objet d'un véritable travail. Lumière, format papier et cadrage doivent répondre à la densité et à la fragilité de chaque sujet représenté.
Eric Poitevin est représenté par la galerie Albert Baronian (Bruxelles).


L'ORANGERIE DE JUSSIEU

Entre 1749 et 1753, l'actuel Jardin français et les bâtiments qui l'accompagnent sont bâtis: Ménagerie (1749), Pavillon Français (1750), Volière (1751), Salon Frais (1753).
Parallèlement à ces constructions, le roi Louis XV, féru de sciences, développe un jardin fruitier, dotés de serres chaudes dans lesquelles sont cultivés ananas et café, ainsi qu'un jardin fleuriste offrant une orangerie, un théâtre de fleurs et de très nombreuses plates-bandes.
L'Orangerie de Jussieu tient son nom du botaniste Bernard de Jussieu, à qui Louis XIV proposa, en 1759, de présider à l'arrangement du jardin botanique.


NOTE D'INTENTION

Eric Poitevin travaille dans la Meuse près de Verdun. Ses photographies accueillent des sujets souvent issus de son environnement proche : chevaux de trait, animaux morts ramenés par les chasseurs, ossements humains, visages marqués par la vie, paysages, taillis, fleurs des champs. Son attention est retenue par les objets témoins simples de la vie auxquels il apporte par ses cadrages ses lumières une dignité particulière. Peu retenu par les décors de Versailles il choisit d'installer dans la pergola de l'Orangerie des plantes familières:
Les angéliques, « fragiles comme toutes les plantes mais charpentées, grandes parfois, résistantes, très présentes dans le paysage bien après la floraison, presque monochromes juste avant de s'effondrer définitivement, moment, entre deux que j'aime beaucoup observer(...) Ces angéliques ne sont pas désordonnées. Elles sont elles-mêmes toutes différentes, très différentes. Regarder sert à cela pour moi, voir d'avantage les différences plutôt que les ressemblances. La série fonctionne un peu à la manière de la musique répétitive que j'aime beaucoup.»
À l'intérieur de l'Orangerie, si les photos du soleil sont une allusion au Roi Soleil, celui d'Eric Poitevin est le soleil pâle de l'hiver et du début du printemps qui, sans pompe, partage son faible éclat avec tous et dont l'image s'oppose au refrain de tous les manuels de photographie, « photographier le soleil n'a aucun intérêt » : « Là aussi, c'est battu d'avance que je suis parti, très angoissé par la conviction d'un échec publique annoncé, à Versailles tant qu'à faire... Aucun masochisme pourtant chez moi, je vous assure, je ne cherche pas l'image impossible. Ayant le sens des plaisirs, je cherche au contraire plutôt les possibles. Réhabiliter, ranimer, dilater, rattraper sont plutôt mes verbes. »

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Eric Poitevin
Eric Poitevin, Sans titre, 2019, Tirage jet d'encre, 190 x 150 cm
Courtesy de l'artiste, du château de Versailles & Baronian-Xippas (Bruxelles) © Eric Poitevin

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Eric Poitevin
Eric Poitevin, Sans titre, 2019, Tirage jet d'encre, 800 x 152cm
Courtesy de l'artiste, du château de Versailles & Baronian-Xippas (Bruxelles) © Eric Poitevin

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Eric Poitevin
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Eric Poitevin © Tadzio

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Eric Poitevin
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Eric Poitevin © Tadzio

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Eric Poitevin
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Eric Poitevin © Tadzio


VIVIANE SASSEN

Née en 1972, Viviane Sassen est une artiste néerlandaise qui vit à Amsterdam. Elle a étudié le design de mode puis la photographie à l'école d'art d'Utrecht (HKU) et à l'Ateliers Arnhem. Ses photographies perturbent sans cesse nos perceptions habituelles : certaines sont soigneusement construites, d'autres présentent des scènes fortuites laissant le spectateur incapable de distinguer celles qui relèvent des fictions imaginaires de l'artiste ou de scènes de vie réelle. Le langage visuel de Sassen est nourri d'une profonde conscience des préoccupations formelles de la peinture, de la sculpture et de la photographie, et également d'un sens aigu de la couleur et de la résonnance optique des motifs et de la forme. Des expositions personnelles ont été récemment organisées au Hepworth Wakefield Museum, UK (2018), Deichtorhallen, Hambourg (2017), au Museum of Contemporary Photography, Chicago (2017), à l'Atelier Néerlandais, Paris (2015). Son travail a été montré dans la principale exposition de la 55ème Biennale de Venise, The Encyclopedic Palace, en 2013.
Viviane Sassen est représentée par la galerie Stevenson (Cape Town).


LE GRAND TRIANON

Le Grand Trianon est un édifice unique en son genre, avec sa loggia centrale ou péristyle qui assure une véritable transparence entre la cour et les jardins.
Jules Hardouin-Mansart entreprend sa construction en 1686 sous l'œil vigilant de Louis XIV. Le château est alors appelé «Trianon de marbre», en raison du marbre de Languedoc qui habille une partie de ses façades. La plupart de ses appartements ont conservé leur remarquable décor sculpté d'origine et présentent aujourd'hui un mobilier Empire de tout premier plan. Quant aux jardins, leurs parterres mettent toujours les fleurs à l'honneur, comme au temps de Louis XIV, où Trianon était surnommé le «palais de Flore»


NOTE D'INTENTION

Viviane Sassen déploie dans les salons du Grand Trianon quelques images monumentales qu'elle a retenues parmi les très nombreuses prises de vues effectuées
lors de son intense exploration de Versailles et de son histoire. Ainsi un recadrage en contreplongée du Milon de Crotone de Puget, le dos de la sculpture de Dionysos ou une lettre codée de Marie-Antoinette à Axel de Fersen, démesurément agrandis et retouchés par des interventions colorées, instaurent un dialogue avec le riche décor des salles.
« J'ai senti, écrit l'artiste, que présenter des photographies dans ce contexte constituait une sorte de défi : il s'agit d'un lieu écrasant non seulement du fait de son importance historique et de son caractère emblématique mais aussi, tout simplement, de par son ampleur architecturale. J'ai senti qu'il était indispensable d'affirmer quelque chose, en termes d'échelle, pour que ces oeuvres soient en mesure de rivaliser avec les vastes dimensions du lieu. »
Viviane Sassen, qui est par ailleurs connue comme photographe de mode, a également choisi de travailler avec des modèles non professionnels rencontrés sur
place qui s'inscrivent plastiquement et chromatiquement dans les salles et s'emparent de leurs ornements. Passé et présent se confrontent.
Ces immenses tirages se retrouvent dans un diaporama que l'on découvrira plus loin, dans le Salon des Jardins. Les images démultipliées en abondance y circulent latéralement révélant des jeux de symétrie et des rencontres surprenantes entre statuaire et modèles vivants, ou autres détails de l'architecture et du mobilier. Un texte poétique de Marjolijn van Heemstra, lu par l'actrice britannique Tilda Swinton, les accompagne. Pour ce projet entièrement inédit, l'artiste voit sa démarche comme une narration mélancolique sur la vie et la mort, Eros et Thanatos.

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Viviane Sassen
Viviane Sassen, Leïla (série "Venus and Mercury"), 2019, impression numérique sur toile, 325 x 250 cm
Courtesy de l'artiste, château de Versailles & Stevenson Gallery (Cape Town) © Viviane Sassen & château de Versailles

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Viviane Sassen
Viviane Sassen, La Voisin (série "Venus and Mercury"), 2019, impression numérique sur toile, 325 x 250 cm
Courtesy of the artist, château de Versailles & Stevenson Gallery (Le Cap) © Viviane Sassen & château de Versailles

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Viviane Sassen
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Viviane Sassen © Tadzio

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Viviane Sassen
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Viviane Sassen © Tadzio

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Viviane Sassen
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Viviane Sassen © Tadzio

Vernissage de l'exposition "Visible / Invisible" - Viviane Sassen
Vue de l'exposition "Versailles - Visible / Invisible", château de Versailles, 2019
Courtesy de l'artiste Viviane Sassen © Tadzio


HALA WARDÉ

Née au Liban en 1965, Hala Wardé est diplômée de l'Ecole Spéciale d'Architecture de Paris où elle a étudié avec Paul Virilio puis Bernard Tschumi et Jean Nouvel avec lequel elle a collaboré pendant plus de 20 ans. En 2008, Hala Wardé crée sa propre structure, HW architecture, et poursuit sa collaboration avec les Ateliers Jean Nouvel dans le cadre d'un partenariat privilégié. Elle a réalisé le projet de One New Change, un grand ensemble de bureaux et commerces à Londres, inauguré fin 2010, et le projet du Louvre Abu Dhabi, qu'elle a dirigé depuis sa conception en 2006 et livré en 2017. En 2016, Hala Wardé a remporté le concours pour le BeMA (Beyrouth, Musée de l'Art) un futur musée de la capitale libanaise. En 2018, son studio a été sélectionné pour concevoir et construire Le Mirabeau dans le quartier maritime de Marseille. En parallèle, Hala Wardé collabore régulièrement avec des artistes pour des interventions spécifiques liées à l'architecture.


SOUNDWALK COLLECTIVE

Soundwalk Collective est un collectif international fondé à New-York en 2000 par Stephan Crasneanscki. Soundwalk Collective explore et révèle par le son les singularités du monde, composant des parcours sonores, des installations en milieu urbain ou naturel, et des albums-concepts avec une constellation d'artistes. Au fil des ans, Soundwalk Collective a joué et exposé dans des institutions internationales telles que le Centre Pompidou à Paris, MADRE Musée d'Art Contemporain de Naples, Shanghai World Expo, Biennale d'Art d'Abu Dhabi, Palazzo Reale à Milan, Times Square à New-York, MuCEM à Marseille, MUDAM à Luxembourg... Des créations plusieurs fois primées, à l'image de The Bronx Soundwalk avec Afrika Bambaataa (Audie Award, 2004), What We Leave Behind autour des archives de Jean-Luc Godard (Globe Radio Awards, 2016) ou encore Illuminations, une immersion au cœur du soufisme avec Patti Smith sur les traces d'Arthur Rimbaud en Abyssinie (Globe Radio Awards, 2018).


NOTE D'INTENTION

En dialogue avec les propositions photographiques de Nan Goldin pour «Versailles - Visible / Invisible», Soundwalk Collective a composé une œuvre immersive en mouvement et en écho à «La Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne» écrite par l'activiste, féministe et dramaturge française Olympe De Gouges en 1791, en réponse à La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. En publiant ce document, Olympe De Gouges espérait souligner l'incapacité de la Révolution Française à reconnaître l'égalité des sexes, échouant cependant à produire un impact durable sur les leaders révolutionnaires. Pour ces écrits, De Gouges fut accusée, jugée et condamnée pour trahison, entraînant son exécution immédiate.
Dans ce réseau de canalisations aux dimensions spectaculaires, faites d'eau, d'ombres et de labeur, Soundwalk Collective explore la genèse sonore de Versailles, la musicalité de ce monde invisible au service du grandiose. Pour honorer les combats de ces femmes muselées par leur temps, Soundwalk Collective mêlent les voix de dix femmes résilientes et présentes au monde à leur tour : Isabelle Adjani, Elodie Bouchez, Laetitia Casta, Catherine Deneuve, Charlotte Gainsbourg, Nan Goldin, Isabelle Huppert, Isild Le Besco, Anna Mouglalis et Charlotte Rampling donnent corps à ces shadow voices qui peuplent le souterrain de l'Histoire et revendiquent leur droit d'exister. Du souterrain à la lumière : une urgence, une énergie pure, une vérité incorruptible.





[19:00-22:00] Cérémonie officielle du congrès de la Société Française d'Ophtalmologie
Location:
Pavillon d'Armenonville
Allée de Longchamp
Bois de Boulogne
75116 Paris
M° Porte Maillot
France
Phone : +33 (0)1 44 30 11 11
Fax : +33 (0)1 44 30 11 12
Mail : l.jean@butard-enescot.com
Internet Site : www.pavillon-armenonville.fr
Description:
Cérémonie officielle du congrès de la Société Française d'Ophtalmologie (SFO)








[22:00-23:55] RuPaul Drag Race "Werg The Race" 2019 Tour After Party
Location:
Badaboum
La Scène Bastille
2 bis, rue des Taillandiers
75011 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 48 06 50 70
Fax : +33 (0)1 48 06 57 07
Mail : contact@scenebastille.com
Internet Site : www.la-scene.com
Description:
RuPaul Drag Race "Werg The Race" 2019 Tour After Party

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