Saturday, September 7, 2019
Public Access


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Category: All

07
September 2019
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  Salon Mer & Vigne
Location:
Parc Floral de Paris
esplanade du château de Vincennes
route de la Pyramide
Bois de Vincennes
75012 Paris
M° Château de Vincennes, RER A Vincennes
France
Phone : +33 (0)1 43 43 92 95
Mail : info@parcfloraldeparis.com
Internet Site : www.parcfloraldeparis.com
Description:
du 6 au 9 septembre

>> invitation

Paris Design Week 2019
Location:
UNLOCATED
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Description:
PARIS DESIGN WEEK se place cette année sous le thème fédérateur "Hybride"

La 9ème édition de Paris Design Week se tiendra cette année du 5 au 14 septembre. Elle investira de nouveaux espaces culturels et plongera la ville dans un bouillonnement d'expositions, de soirées et de promenades thématiques à ciels ouvert. Une occasion rêvée de (re)découvrir les charmes de la capitale !

Le terme hybride renvoie au croisement d'éléments d'espèces, issues ou non d'une même famille. Il peut aussi qualifier un produit ou un objet, composé d'éléments disparates. C'est donc tout l'art du mélange qui est ici à l'œuvre. Dans le monde du design ou de l'architecture, ce mot prend tout son sens. Qu'il s'agisse de mêler des techniques de fabrication, d'associer des matériaux hétéroclites, de faire se rencontrer divers savoir-faire autour d'un même projet, l'hybridation est très souvent de mise.

PARIS DESIGN WEEK invite les visiteurs à une plongée au cœur de ce savant mélange, à travers une programmation éclectique, innovante et surprenante...

Paris Design Week 2019

Fête nationale du Brésil
Location:
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UNLOCATED
Description:
Indépendance proclamée du Portugal en 1822

Coffee Summer Sessions 2019 by Caron
Location:
Boutique Caron
Brûlerie Caron
32, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
France
Phone : +33 (0)1 40 09 23 17
Mail : paris@laboutiquecaron.com
Internet Site : www.cafecaron.com
Description:
Du 20 août 2019 au 7 septembre 2019

// ALERTE EVENEMENT //
Les Coffee Summer Sessions sont de retour ! Un programme totalement gratuit et caféiné à prévoir pour l'été. Devenez barista l'espace d'un jour et testez vos connaissances !
Dégustation, atelier de revalorisation du marc de café ou encore latte art... plein d'animations pour petits et grands, alors n'hésitez plus !

Programme détaillé :

- Mardi : Atelier dégustation de différentes méthodes d'infusions (expresso, piston...)
o Horaire : 14H, 16H, 18H
o Nombre de participants par session : 8 personnes
A chaque infusion, son café !

- Mercredi : Bougie au Marc de café
o Horaire : 14H, 16H, 18H
o Nombre de participants par session : 8 personnes
Saviez-vous que le marc de café est réutilisable ? On vous propose de réaliser une bougie au marc de café !

- Jeudi : Accord Fromage & café
o Horaire : 18h30 à 20h
o Nombre de participant par session : 8 personnes
Découvrez les accords entre le café et le fromage autour d'un afterwork !
>> RSVP

- Vendredi : Latte art
o Horaire : 14H, 16H, 18H
o Nombre de participant par session : 8 personnes
Apprenez l'art du dessin sur cappuccino : Painting, topping. Miam !

- Samedi : Glace au café
o Horaire : 13H, 15h, 17H
o Nombre de participant par session : 8 personnes
Il fait beau, il fait chaud il est temps de déguster une délicieuse glace au café !

Dernier samedi (Samedi 07/09) : TRADITIONNEL BRUNCH BY CARON

#CoffeeSummerSession #bruleriecaron #coffee #caron #coffeetime #happycoffeehour #summer #coffeelovers #coffeeaddict #café #cupofcoffee

Coffee Summer Sessions 2019 by Caron

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00] Conférence de la maison marcoux mexico
Location:
Instituto Cultural de México à Paris
Institut Culturel du Mexique
119, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 44 61 84 44
Fax : +33 (0)1 44 61 84 45
Mail : idemexfra@sre.gob.mx
Internet Site : icm.sre.gob.mx/francia/index.php/fr/
Description:
Dans le cadre de Paris Design Week

Institut Culturel du Mexique x maison marcoux mexico

maison marcoux mexico investit les vitrines de l'Institut culturel du Mexique, du 30 août au 17 septembre. La maison d'édition présente l'ensemble des 8 pièces de la collection imaginée par Constance Guisset à la suite d'une résidence dans la région de Oaxaca : la table sombrero, la carafe penacho et 6 vases de la collection mezcalienne.
Chaque pièce a été conçue et fabriquée au Mexique, par les artisans de Santa Maria Atzompa, choisis par Sylvain Marcoux, le fondateur, pour leur savoir-faire unique.

Conférence le 7 septembre, à 11h, avec Sylvain Marcoux et Constance Guisset.

[11:00-21:00] Vernissage de Stefan Rinck "To eat or to be eaten"
Location:
Semiose galerie-éditions
54, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau, Réaumur - Sébastopol
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : b.porcher@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
7 septembre - 5 octobre 2019

Entretenant de toute évidence un rapport sans complexe avec l'histoire de l'art, Stefan Rinck reprend les formes d'expression figuratives de phantasmes inscrits dans la culture collective. Il ne se soumet pas pour autant aux gestes sémantiques traditionnels comme La Jeune Fille et la Mort, Le Marionnettiste, La Chouette de la sagesse ou Le Singe imitateur, mais transforme les topoï par la force brute du travail de la pierre. Ainsi celle-ci peut-elle affirmer son indépendance ou sa capacité de résistance face à toute tentative de l'artiste de la dominer.

Le langage de la pierre demeure solide, d'un entêtement protestant même. Si Luther avait sculpté plutôt que parlé, ses sculptures auraient ressemblé à celles de Rinck. L'art de Rinck se risque à des écarts aventureux, des formes creuses et des asymétries extrêmes, comme s'il avait conclu un pacte avec la pierre pour qu'elle se tienne tranquille le temps d'une expérience. Elle semble pourtant bomber chastement le torse en levant à bout de bras sa banderole accusatrice : « C'est à cause de toi que je suis atrophiée ! ». Quelle accusation lancée par tous les blocs de pierre aux artistes ! Même Michel-Ange ne réussit pas à exploiter tout le potentiel qui sommeille dans la pierre à l'état brut. Malgré tout, Rinck réalise la prouesse de rendre la sculpture visiblement fière d'opposer à l'absence de vie de sa propre matière un membre dûment en érection. Eros et Thanatos est un chef-d'œuvre de conception sculpturale. La puissance de la forme donne vie à la pierre morte.

Depuis les fables de La Fontaine et les études de Gaspard Lavater (1741-1801) sur la physionomie, nous sommes habitués au grossissement du trait par la caricature et à voir du sens dans la déformation, de l'ordre dans le chaos et une forme dans l'informel. Les figures de singe sont particulièrement prisées dans les caricatures car le fondement des gestes, du mimétisme et des autres moyens d'expression est l'empathie, sentiment parallèle à l'imitation. Le singe est l'animal emblématique des peintres depuis que leur est attribuée l'imitation de la nature, comme est attribuée au singe celle des hommes. Dans les années 1990, Jörg Immendorff a créé un groupe de singes en bronze face auquel l'observateur se sent en empathie avec les animaux. Tout le monde sait que les propriétaires de chiens finissent par ressembler à leur animal.

Avec le panorama des gestes culturels des chimpanzés proposés par Immendorff (ils montrent pour désigner, lisent pour enseigner, offrent pour menacer, professent des banalités pour ne rien dire...), nous accomplissons le « connais-toi toi-même » de la sagesse antique : nous nous reconnaissons mieux dans des animaux que dans nos congénères. Stefan Rinck élargit cette conception de la postériorité par l'antériorité, la spécification des hommes par leurs origines animales, avec le sarcasme nécessaire et la radicalité de pensée de celui qui est resté en rade dans l'évolution : l'homme. Ceci peut tout à fait être compris comme une vision de la mort - mort en tant que fin d'une prétention à un stade supérieur d'évolution. Death Vision, crâne où deux faisceaux de rayons optiques en forme de pyramides jaillissent des orbites, met en évidence cette auto-liquidation de l'homme qui cherche à survivre au-delà de la mort dans l'abstraction.

J'admire Stefan Rinck qui oppose courageusement aux forces anonymes et collectives de la certitude culturo-religieuse sa critique impuissante et son humour mordant. Plutôt qu'exploiter de vieux modes d'expression culturels et religieux pour sa seule gloire, il retourne sur le terrain de l'anthropologie. C'est une stratégie éprouvée de maîtrise de soi-même. Elle consiste par exemple à se demander dans quelle mesure il est aujourd'hui possible d'égaler l'inventivité des générations passées. Serait-on capable de passer du plan incliné à la roue qui tourne ? Pourrait-on inventer à nouveau le calendrier, les prévisions météorologiques ou l'astronomie, chasser les mauvais esprits ou construire une machine à vapeur - sans parler du fait que nous ne sommes même plus en mesure de comprendre les nouvelles inventions, à moins d'être spécialiste. De manière analogue, Stefan Rinck se demande si l'homme moderne serait capable d'activer les modes d'expression séculaires de la psyché et de l'intellect. Il le fait à ses propres risques, sans l'approbation protectrice de la religion et des institutions.

Manifestement, ses sculptures n'attendent pas la bénédiction de monsieur le prêtre ni du critique d'art. Elles font l'effet d'une résistance souveraine contre le clinquant des cérémonies de louanges et de remises de prix. Cette attitude est fondée sur l'idée taboue que l'homme d'aujourd'hui porte en lui toute l'histoire de l'évolution de notre espèce

Ce n'est pas uniquement dans les actes de violence et la concurrence du marché que les comportements ataviques se manifestent. Les formes originelles du comportement expressif transparaissent même dans les vertiges amoureux et l'ivresse de la création artistique - par exemple chez les expressionnistes allemands qui ont remonté le temps vers ceux qu'on nomme primitifs. Chaque phylogenèse est un abrégé d'ontogenèse, ont établi les spécialistes de l'évolution.

« La production d'un artiste contemporain renferme les mêmes expressions du développement psychique et intellectuel que celles qui se sont manifestées dans la grotte de Lascaux ou sur l'île de Pâques. »
Stefan Rinck

Ce qui signifie que chaque œuvre parcourt l'histoire de la production artistique de mille générations. Les sculptures de Stefan Rinck montrent qu'il y a un atavisme spécifique à l'art moderne, à la fois une barbarie du progrès et une primitivité du langage scientifique. Précisément ce que nous croyions avoir laissé derrière nous dans notre comportement, ou ce que nous avons dû abandonner au nom du progrès, se révèle indissociable du modernisme.

Bazon Brock

Source : Extrait de l'essai publié dans la monographie Stefan Rinck par Lubok Verlag en 2016 et traduit de l'allemand par Daniel Fesquet

Vernissage de Stefan Rinck "To eat or to be eaten"
Bourbon Jackal
Grès
Marc Domage


[12:00-20:00] Vernissage de Prune Nourry "Catharsis"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
au 28 rue du Grenier-Saint-Lazare

7 SEPTEMBRE - 19 OCTOBRE 2019
VERNISSAGE LE SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2019 DE 14H À 20H

Après son succès au musée Guimet en 2017, Prune Nourry investit pour la première fois l'espace de la galerie Templon rue du Grenier Saint-Lazare et présente Catharsis. L'exposition, qui sera inaugurée le 7 septembre, rassemble un ensemble de nouvelles sculptures en dialogue avec des extraits de Serendipity, son premier long métrage documentaire.

L'exposition Catharsis marque un tournant dans la démarche créatrice de l'artiste. Depuis plus de douze ans, Prune Nourry développe une œuvre pluridisciplinaire, puissante et sensible explorant le corps au filtre de la question du genre et de l'hybridation. Objective comme un chercheur ou un anthropologue, elle tenait son sujet à distance. Récemment soignée pour un cancer du sein, la jeune femme s'est sentie devenir, le temps du traitement de la maladie, sujet de son propre travail et sculpture aux mains des médecins. Avec Catharsis, armée de ses outils de sculpteur, Prune Nourry se réapproprie son corps et sa féminité, tissant un écho intime entre ses recherches passées et son expérience de vie.

Toutes les sculptures de l'exposition s'inscrivent dans la lignée des ex-voto, ces offrandes populaires qui, sous la forme d'un objet, d'un membre ou d'un organe, cristallisent les remerciements ou les espoirs de guérison des hommes et des femmes confrontés à la peur, à l'infertilité et à la maladie. A toutes les époques et dans toutes les cultures, on retrouve cette idée de transfert d'une émotion vers un objet. Pour créer les œuvres de l'exposition Catharsis, Prune Nourry a travaillé avec des archéologues, des sociologues et des artisans et s'est nourrie des différentes formes et matériaux empruntés par ces objets.


Née en 1985 à Paris, Prune Nourry vit et travaille à New York.

Diplômée de l'École Boulle à Paris en sculpture sur bois, Prune Nourry s'intéresse aux champs de la science et de l'anthropologie, et plus particulièrement aux questions bioéthiques liées à la sélection de l'humain, à travers une pratique qui associe sculpture, installation, performance et vidéo.

Ces dernières années, l'artiste s'est fait connaître par ses projets au long cours, comme son armée de Terracotta Daughters, inspirée des guerriers de terre-cuite de Xi'an, comportant 108 sculptures de petites filles chinoises. Cette armée a parcouru le monde entre 2013 et 2015, de Paris à la Chine continentale en passant par Zurich, New York et Mexico. Elle a été enfouie en Chine en 2015 dans un lieu tenu secret et sera excavée en 2030 avec une équipe d'archéologues.

Prune Nourry a exposé en 2017 au Musée Guimet et en 2018 aux Rencontres photographiques d'Arles. Cet été, le Château de Malromé à Saint-André-du-Bois (Gironde) expose dans une nouvelle scénographie le corpus d'œuvres présentées lors de sa carte blanche au Musée Guimet. Commissariat Richard Leydier.


Film

Réalisé en 2019, le film Serendipity a été présenté au Festival du film de Berlin (section Panorama), à la quinzaine du film documentaire du MoMA, au Festival du Film de Tribeca (New York) et projeté dans le cadre du programme d'Art Basel Film. Il sortira en salles le 18 octobre aux Etats-Unis et le 23 octobre en France.

Vernissage de Prune Nourry "Catharsis"
Copyright Prune Nourry Studio

[12:00-20:00] Vernissage de Regine Kolle "Daisy"
Location:
Gilles Drouault galerie/multiples
Galerie de Multiples, GDM
17, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 48 87 21 77
Fax : +33 (0)1 48 87 21 77
Mail : contact@galeriedemultiples.com
Internet Site : www.galeriedemultiples.com
Description:
Du 7 septembre au 26 octobre 2019

C'est d'abord un sentiment de liberté et de joie de peindre qu'exhale le travail de Régine Kolle.

Tout semble possible. Parce qu'elle démontre que tout est encore possible avec la peinture.

Il n'y a pas de hiérarchie dans les choix des formats, des palettes et des sujets. La peintre n'inventorie pas non plus l'héritage historique, elle assume la totalité du legs. Plus qu'avec n'importe quel(le) autre peintre de sa génération, avec Regine Kolle les questions de figures, de représentation, de dessin, de couleur, de planéité et d'illusion ou, pour employer un langage moderniste, de théâtralité et d'opticalité, sont assumées, posées... et dépassées. Le dessin est une ligne de couleur ou une masse monochrome, les paysages ou les figures ne cessent jamais d'être des taches, l'interpellation du spectateur ne cède rien à la théâtralité... Bref, à force de s'être confrontée à tous les possibles de la peinture, Régine Kolle accueille, réunie et résout ce qui d'habitude ne peut paraître, sur une même toile, que comme une somme de paradoxes irrésolus.

Vernissage de Regine Kolle "Daisy"
Regine Kolle
The new Scribbling Girl, 2019
Oil on canvas
90 x 125 cm
Unique artwork

Vernissage de Regine Kolle "Daisy"

[12:00-20:00] Vernissage de Valerio Adami "Les années 80"
Location:
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville, Les Halles
France
Phone : +33 (0)1 42 72 14 10
Fax : +33 (0)1 42 77 45 36
Mail : info@danieltemplon.com
Internet Site : www.danieltemplon.com
Description:
au 30 rue Beaubourg

7 septembre - 19 octobre 2019

Né en 1935, Valerio Adami apporte depuis plus de 60 ans sa pierre à l'édifice de l'histoire de l'art moderne. Le 7 septembre, la galerie Templon lui rend hommage dans son espace 30 rue Beaubourg présentant un ensemble d'une douzaine de tableaux exécutés par le maître dans les années 80.

« C'est là tout le mystère et la magie de la peinture, de créer un mythe, ce conflit entre temporel et intemporel. »
Valerio Adami

Artiste précoce, Valerio Adami, formé dans la tradition du dessin néo-classique à l'Académie des Beaux-Arts de Brera, fait une rencontre fondatrice pour son parcours alors qu'il n'a que 16 ans : Oscar Kokoschka, dont il découvre le Prométhée à la Biennale de Venise, lui fait comprendre la dimension mentale et la puissance intellectuelle de la peinture. Grand voyageur, Adami quitte l'Italie dès 1955 et nomade vivra entre Londres, Paris et New York, développant une carrière fulgurante qui lui vaudra dès 1964 les honneurs de la Documenta de Kassel et une première rétrospective dès 1970 au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris. Aimant la compagnie des poètes et des écrivains (Italo Calvino, Jacques Derrida, Michel Deguy, Carlos Fuentes, Edouard Glissant, Jean-Luc Nancy, Antonio Tabucchi...), il tient lui-même un journal d'aphorismes où il inscrit ses réflexions sur la construction de ses dessins et de ses tableaux car sa peinture est le fruit d'une analyse subtile qui associe le savoir, la mémoire et les émotions.

Fidèle à sa volonté de contribuer à la fabrique de l'histoire de l'art en tissant les liens entre les générations et les territoires artistiques, la Galerie Templon soutient le travail de l'artiste depuis 2004. Elle a montré ces 15 dernières années, tour à tour, ses dessins, ses peintures et un aspect plus inédit de son travail, ses photographies des années 1960.

En présentant un choix d'œuvres des années 80, la Galerie porte un nouvel éclairage sur une période qui voit l'artiste s'épanouir et trouver sa voix unique et singulière. C'est une période riche en commandes publiques et en expositions. L'artiste réalise les vitraux de l'Hôtel de ville de Vitry, les fresques du Théâtre du Châtelet puis de la Gare d'Austerlitz. Le Centre Pompidou, à l'invitation de Dominique Bozo, lui consacre une exposition en 1985 sous le commissariat d'Alfred Pacquement. Valerio Adami se libère des dictats contemporains et se confronte à l'Orient, notamment l'Inde, où il retourne à trois reprises. Comme d'autres grands peintres de sa génération, Francesco Clemente ou Georg Baselitz, il ancre cependant sa peinture dans la tradition classique occidentale dont il est issu pour créer une œuvre hors de l'air du temps, profondément moderne.

Vernissage de Valerio Adami "Les années 80"
Valerio Adami, L'Ascension, 1984
Acrylique sur toile, 198 x 147 cm
Courtesy of the artist and Templon, Paris - Brussels. Photo : B.Huet-Tutti

[12:00-20:00] Vernissage de l'exposition "C'est la rentrée"
Location:
Galerie Nathalie Obadia (Bourg Tibourg)
18, rue du Bourg Tibourg
75004 Paris
M° Hôtel de Ville, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 53 01 99 76
Mail : info@galerie-obadia.com
Internet Site : www.galerie-obadia.com
Description:
avec :
BROOK ANDREW
RINA BANERJEE
CAROLE BENZAKEN
JOSEP GRAU-GARRIGA
FABRICE HYBER
Benoît MAIRE
SHAHPOUR POUYAN
LAURE PROUVOST
ANDRES SERRANO
JORIS VAN DE MOORTEL
WANG KEPING




[14:00-20:00] Vernissage d'Alan Charlton et Lesley Foxcroft "Angles"
Location:
Galerie Jean Brolly
16, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 88 02
Fax : +33 (0)1 42 78 88 03
Mail : galbrolly@wanadoo.fr
Internet Site : www.jeanbrolly.com
Description:
exposition du 7 septembre au 19 octobre 2019
du mardi au samedi 11h-19h
vernissage samedi 7 septembre 2019 à partir de 14h

Vernissage d'Alan Charlton et Lesley Foxcroft "Angles"

[14:00-19:00] Vernissage d'Enrique Ramírez "Mar mAr maR"
Location:
Galerie Michel Rein
42, rue de Turenne
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 72 68 13
Fax : +33 (0)1 42 72 81 94
Mail : galerie@michelrein.com
Internet Site : www.michelrein.com
Description:
September 7th, 2019 - October 29th, 2019

La galerie Michel Rein est heureuse de présenter la 4ème exposition personnelle d'Enrique Ramírez, après La Gravedad (2016), Los continentes (2016, Bruxelles) et Cartografías para navegantes de tierra (2014).

« Mar mAr maR est une répétition mais aussi un acte de résistance. Il symbolise la résilience du monde. Mar mAr maR n'est pas simplement la mer au sens propre mais c'est toi, moi, l'autre, l'ami, l'inconnu, l'«autre» monde que les médias abandonnent par désintérêt, c'est l'immigré, le déplacé, c'est le navire coulé, c'est la complainte silencieuse de la terre quand elle rencontre la mer.

Quand j'imagine une œuvre, j'essaye de me projeter dans un endroit que je ne connais pas, un endroit dans lequel je voudrais pouvoir entrer et me transporter... Un endroit où l'obscurité permettrait de mieux voir la lumière des images, cette lumière qui n'est pas seulement là pour nous faire voyager mais qui nous invite à partager des idées, des façons de penser, de voir, de ressentir, d'écouter... La mer est comme une fenêtre ouverte sur ce monde de mystères et d'opportunités.

Les œuvres de cette exposition tentent de répondre à ces questionnements. Elles dessinent une carte dont les contours s'inspirent de la carte inversée (América Invertida - 1943) du peintre uruguayen Joaquin Torres Garcia. Cette illustration de l'Amérique Latine mise à l'envers est devenue un symbole des efforts déployés par ce continent pour affirmer sa place centrale. Joaquin Torres Garcia a placé le pôle Sud en haut de la terre, comme une affirmation visuelle de l'importance de l'Amérique latine qui offre une autre vision du monde et non pas celle que le reste du monde cherche à imposer à l'Amérique latine.

Quand je pense à ma terre, je pense à la mer. Je pense à une mer du monde latino-américain, où les eaux s'accrochent sans fin à ce que nous appelons une terre ferme. Nous avons toujours été fluctuants, comme un jardin en éternelle construction, un monde en conflit constant. On a souvent en mémoire des souvenirs imprécis, des images instables que notre mémoire modifie en permanence, comme une dépossession de l'histoire tant elle ne finit jamais d'être racontée, comme les vagues qui ne cessent de rencontrer la terre encore et encore... Mar mAr maR... une répétition, un acte de résistance. »

Texte : Enrique Ramírez, août 2019

Né en 1979 à Santiago, Chili. Vit et travaille entre la France, la Belgique et le Chili.

Enrique Ramírez a participé à la 57ème Biennale de Venise, 7ème Biennale Photo de Daegu (Corée du Sud) et 13ème Biennale de la Havane (Cuba). Il a exposé au Museo Amparo (Mexico), Centro Cultural MATTA (Buenos Aires), Centro Nacional de arte Contemporaneo (Santiago), Palais de Tokyo (Paris), Museo de la Memoria (Santiago), Kadist (San Franciso), Jeu de Paume (Paris), Museo de Bellas Artes (Santiago), Centre Georges-Pompidou (Paris), Video Art in Latin America from Getty Research Institute (Los Angeles), Fondazione Ragghianti (Lucca), Center for Contemporary Art (Tel Aviv), Kunstraum Kreuzberg (Berlin), Musée des Beaux-Arts (Dunkerque). Il a été nominé pour le prix SAM et le prix Meurice pour l'art contemporain. Il a remporté le prix Loop Art Fair, le prix des Amis du Palais de Tokyo et le prix Beyond Memory pour la vidéo Brises.

Ses œuvres font parties de prestigieuses collections telles que MoMA - Museum of Modern Art (New York), Kadist Art Foundation (San Francisco et Paris), PAMM - Pérez Art Museum Miami (USA), Collection Itaú cultural (São Paulo), Museo de la Memoria y los Derechos Humanos (Santiago), FMAC - Fonds Municipal d'Art Contemporain (Paris), Musée national de l'histoire de l'immigration (Paris), FRAC PACA (Marseille), FRAC Bretagne (Rennes), Conseil départemental de Seine-Saint Denis (Bobigny), Museo Amparo (Mexico) etc.

L'exposition est réalisée avec le soutien du Fresnoy - Studio National des Arts Contemporains

Vernissage d'Enrique Ramírez "Mar mAr maR"

[14:00-20:00] Vernissage de Do Delaunay "La chatte de Schrödinger..."
Location:
Galerie du Génie de la Bastille
126, rue de Charonne
75011 Paris
M° Charonne, Alexandre Dumas
France
Mobile : +33 (0)6 26 57 28 36
Mail : contact@legeniedelabastille.com
Internet Site : www.legeniedelabastille.com
Description:
Do Delaunay
"La chatte de Schrödinger...et autres regards quantiques..."

Du 3 au 15 septembre 2019, la Galerie du Génie de la Bastille a le plaisir de proposer l'exposition "La chatte de Schrödinger...et autres regards quantiques..." de l'artiste peintre, sculpteur et graveur, Do Delaunay.

Pour cette exposition, l'artiste Do Delaunay s'est intéressé à l'expérience de mécanique cantique réalisée par Schrödinger. Les conclusions auraient-elles été différentes si l'animal avait été une chatte ? Les oeuvres nous invitent à ouvrir les boîtes de notre regard et à faire se superposer l'imaginaire de la peinture avec l'oeil du regardeur.

Vernissage le samedi 7 septembre de 14h à 20h

Vernissage de Do Delaunay "La chatte de Schrödinger...et autres regards quantiques..."

[14:00-21:00] Vernissage de Dr. Fahamu Pecou "Of Crowns and Kings"
Location:
Backslash Gallery
29, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, République
France
Phone : +33 (0)9 81 39 60 01
Mobile : +33 (0)6 63 60 14 48
Mail : info@backslashgallery.com
Internet Site : www.backslashgallery.com
Description:
6 septembre -> 26 octobre 2019
visite privée le vendredi 6 septembre de 18h à 21h
vernissage le samedi 7 septembre de 14h à 21h
fermeture du 26 septembre au 3 octobre inclus

Depuis de nombreuses années, l'artiste américain Fahamu Pecou examine les codes esthétiques de la société afro-américaine, notamment le langage vestimentaire de la jeunesse noire aux Etats-Unis et ses rapports avec le monde du hip-hop. Grâce à la possibilité de retrouver ses origines avec les tests ADN, Pecou a renoué avec ses racines africaines et a consacré ses dernières recherches picturales à son héritage de l'Afrique de l'Ouest.
Fervent pratiquant de la religion Yoruba, il s'est intéressé à toutes les formes de liturgies et représentations du monde sub-saharien. Cette nouvelle trajectoire de vie l'a mené jusqu'à une thèse de philosophie sur la culture noire en Amérique du Nord.

Pour sa cinquième exposition à Backslash, Pecou poursuit son travail sur les implications communautaires, rituelles et expressives des hommes noirs, et plus précisément sur les traditions et coutumes, quasi protocolaires, liées à leurs cheveux et leurs coiffes.
Of Crowns and Kings revient sur les pratiques séculaires de coiffures des pays africains, notamment celle nommée Amasunzu au Rwanda. Dans les cultures traditionnelles, en plus de leurs valeurs esthétiques, elles définissent le statut et la position de chacun. Les hommes affirment ainsi leurs positions de chefs ou de guerriers et les deux genres expriment leur statut de célibataire. Ces codes, de moins en moins pratiqués en Afrique, ont largement été repris dès les années 1990 par la jeunesse noire internationale, et particulièrement aux Etats-Unis dans le monde du hip-hop.
Pecou en est lui-même un exemple avec sa coupe de cheveux caractéristique que l'on retrouve au fil de ses œuvres. Avec cette nouvelle exposition, il associe le traditionnel et le contemporain dans une série inédite d'œuvres majeures.

Les acryliques sur toile et dessins présentés à Backslash montrent l'artiste à travers un panel large de coiffures et postures liées à la tradition Amasunzu. Les couleurs chatoyantes rappellent les tissus Wax africains ultra-colorés et les postures adoptées par Pecou sont ornées de bijoux cérémoniels. Ces protocoles d'apparat sont devenus, au fil des décennies, les prérogatives de la diaspora africaine, et plus spécifiquement dans le monde noir occidental aujourd'hui grandement en recherche de racines et d'attaches à son passé. L'actrice Lupita Nyong'o est notamment apparue coiffée dans cette tradition en 2018 à la Cérémonie des Oscars à Los Angeles.

Fahamu Pecou est docteur diplômé de l'Université Emory d'Atlanta où il enseigne la philosophie. Son travail a été montré dans de nombreuses institutions prestigieuses à travers le monde, notamment au Museum Of Contemporary Art et au High Museum d'Atlanta, au Halsey Institute of Contemporary Art de Charleston, au Oakland Museum of California ou au Yokohama Museum of Art au Japon, parmi beaucoup d'autres. Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques telles que le Seattle Art Museum, le Smithsonian National Museum of African American History and Culture de Washington, The West Collection de Philadelphie ou encore la Collection Société Générale. Il est récipiendaire de nombreux prix et bourses d'études.
Depuis de nombreuses années, Fahamu Pecou est régulièrement invité à des conférences dans le monde entier pour parler de la place de l'homme noir dans les sociétés occidentales.
Pecou est également vidéaste (son dernier film Emmett Still a été largement primé) et sort régulièrement des albums de hip-hop qu'il écrit et interprète.

Vernissage de Dr. Fahamu Pecou "Of Crowns and Kings"

[14:00-21:00] Vernissage de JP Mika "Bisengo"
Location:
Magnin-A
118, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris
France
Phone : +33 (0)1 43 38 13 00
Mail : info@magnin-a.com
Internet Site : www.magnin-a.com
Description:
7 septembre - 30 novembre 2019
Vernissage samedi 7 septembre, 14h - 21h
Signature du catalogue à 17h et présentation des vestes de l'artiste

"Bisengo, la joie ! C'est pas donné à tout le monde, c'est la grâce"

Bisengo est la première exposition personnelle de JP Mika à Paris, elle présente des oeuvres inédites, créées à Kinshasa et à Paris où l'artiste réside à la Cité Internationale des Arts.

Le peintre JP Mika est le plus brillant héritier des peintres Populaires de Kinshasa dont il se distingue et se distancie, « Je ne suis pas un Peintre Populaire, je suis JP Mika ». Il s'intéresse très jeune au dessin et réalise des décorations sur les murs des commerces et copie des affiches de cinéma. Il s'inscrit ensuite en peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa et commence à fréquenter en tant qu'assistant l'atelier de l'artiste Chéri Chérin. En 2004 il créé son propre atelier. Dessinateur exceptionnel il a longtemps emprunté les thèmes et les compositions de ses aînés et de son mentor. Comme Chéri Samba avant lui, Mika se met souvent en scène dans ses oeuvres, peignant des autoportraits ou s'intégrant dans une composition de groupe, toujours habillé en Sapeur.

Depuis quelques années, il développe un style qui lui est propre. Par ses fonds de tissus imprimés fleuris, sa palette éclatante, son extrême sens du détail, son rythme, ses couleurs et ses sujets, ce jeune artiste qui ressemble tant à ses oeuvres - « Je me dis souvent que je suis une oeuvre d'art » - réalise des tableaux exubérants, étonnants d'inventions et de radicalité. A la différence de ses aînés, les sujets de ses peintures ne sont qu'un prétexte au service d'une oeuvre picturale puissante et sans égal. Il peint avec passion et tendresse une Afrique moderne, dynamique et joyeuse.

« C'est Dieu qui m'inspire, et Kinshasa qui me renforce, moi je suis un dieu en minuscule, la création c'est ma vie ».

Vernissage de JP Mika "Bisengo"
Images: © ADAGP, JP Mika, Kleinefenn, 2019

[14:00-21:00] Vernissage de Liu Bolin "Hiding on the 38th Parallel North"
Location:
Galerie Paris-Beijing
62, rue de Turbigo
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 74 32 36
Mail : paris@galerieparisbeijing.com
Internet Site : www.galerieparisbeijing.com
Description:
Opening on Saturday September 7th from 2pm to 9pm
Exhibition from September 7th to October 9th, 2019

In June 2018, Liu Bolin went to North Korea for the first time, in order to carry out a series of 7 performances on the theme of individual liberties. A Son of the Cultural Revolution who has personal experience with censorship, this journey brings him back to the genesis of his first works. By hiding in front of the North Korean regime's omnipresent images of indoctrination, within a hyper-structured system that leaves no room for the unexpected, Liu Bolin once again puts his silent protest into action.

The exhibition « Hiding on the 38th Parallel North » will also be an opportunity to take part in a live performance during the opening.

Vernissage de Liu Bolin "Hiding on the 38th Parallel North"
Liu Bolin, Hiding in North Korea, Theater, 2018
© Liu Bolin / Courtesy of the artist and Galerie Paris-Beijing

[14:00-19:00] Vernissage de l'exposition "Fil à fil"
Location:
La Réserve d'area
50, rue d'Hauteville
Fond de cour - 2ème étage
75010 Paris
M° Bonne Nouvelle, Château d'Eau
France
Phone : +33 (0)1 45 23 31 52
Fax : +33 (0)1 45 23 37 80
Mail : area.paris@wanadoo.fr, areavolta@gmail.com
Internet Site : www.lareserveparis.com
Description:
Exposition du 7 septembre au 12 octobre 2019
Vernissage le 7 septembre à 19h

Les travaux d'aiguille, depuis les plus lointaines mythologies et dans presque toutes les cultures ne renvoient pas seulement à une activité utilitaire mais servent à interroger le temps. Coudre, tisser, broder, sont des actes qui lient le corps et l'esprit dans un temps donné. Il n'est donc pas étonnant que depuis plus d'un demi-siècle, des artistes contemporains se soient emparés de ces techniques. Parmi les initiateurs de cette tendance, Marie-Rose Lortet fait figure de précurseur. Ses compositions, extrêmement travaillées constituent de fragiles sculptures qui racontent des histoires pleines de malice.
Auprès d'elle, Claire Dubost assemble des éléments de tissu entre eux, parfois elle y adjoint des éléments végétaux pour construire des récits poétiques.
Quant à Kyoko Sugiura, ses récits sont de fils, de perles et de paillettes, associant le dessin à un travail de perlage, elle atteint une grande préciosité.
Toutes trois, de fil en fil, donnent au Récit des rêves de nouvelles écritures.


- Marie-Rose Lortet -

"La vie s'élabore et se tisse de fils fins, parfois elle est cousue de fils blancs, d'autres fois elle se construit de cotons de couleur.
Éléments végétaux, racines, lierre qui grimpe vers la lumière des cimes, troncs de glycine qui s'enroulent jusqu'à l'étouffement. Lorsque l'on croise les doigts, c'est déjà un tricot, même le nœud entrelacs des serpents endormis nous annonce l'amorce d'un tissage. De la boucle rebelle à la tresse, il n'y a qu'un geste. Embrasser, s'enlacer, c'est tresser des liens.
Au fil de la vie, Marie-Rose Lortet nous indique son chemin particulier, reflet des mailles de ses jours, incitant nos connexions neuronales vers le complexe tissage qu'est la mémoire. Dans son travail, on retrouve l'instantané du regard qui transparaît aussi dans les poèmes de Vassily Kandinsky (klânge) et ceux de Jacques Prévert, portant un regard sur des images de couleurs qui semblent naïves, mais ou le sujet et les petits moments de la vie quotidienne établissent de véritables trésors structurels.
Tout peut être tissé ! Peu importe le matériel, un nid d'oiseau, c'est la poésie magistrale du tissage et de la récupération. Chanvre, plastique, épluchure, fil électrique, papiers de chocolats, fil de fer des bouchons de Champagne, pour Marie-Rose Lortet, tout est le résultat d'un long procédé de fermentation créative ou toute chose, à un moment ou à un autre, resurgira, et sera utilisée.

Aux prémices de la naïveté et de la jeunesse s'élaborent « les masques » pour effrayer et calmer les mauvais esprits de l'inconnu. S'ensuivent les longues épopées des « territoires de laines » où les mailles par accumulations formèrent soudain des boursouflures, des excroissances, naquirent « des montagnes dévoreuses de fenêtres... » les araignées ne font pas de fausse maille. Débuta alors, l'époque des fenêtres, petites constructions délicates où se mêlent l'ancien et le nouveau pour nous offrir d'autres horizons. Puis s'érigèrent les sublimes architectures de fils : "paysage cérébral ", architectures de nuages, matérialisation des associations mentales, oeuvres rares dans l'histoire de la sculpture car peu d'artistes ont travaillé ainsi l'intelligence du vide avec autant de brio. C'est la "sculpture réinventée ", où l'on oublie la masse matière pour laisser place à l'âme. Ce n'est ni le poids ni la mesure qui fait l'œuvre sinon l'espace qu'elle nomme, par ses vides. La poésie première des mémoires de la rétine."
Aurélien Lortet - Carmona, mai 2009


- Claire Dubost -

"Mes travaux s'apparentent à l'écriture d'un journal de bord quasi quotidiennement à partir des souvenirs collectés ici ou là au gré des rencontres fortuites ou non avec toutes sortes d'objets d'enchantement qui produisent sur moi, par la seule force de leur charge poétique, le désir de création, l'envie de jouer,
de dessiner, de peindre, d'écrire, de mettre en scène les pièces de ma curiosité, les sources de mon étonnement. Pour autant, bien qu'elles y paraissent autobiographiques, les histoires que je raconte n'ont pas de vocation narrative, elles sont instinctives et analogiques."


- Kyoko Sugiura -

Kyoko Sugiura a commencé par pratiquer diverses techniques de la broderie parmi lesquelles la broderie japonaise au fil de soie. Elle s'est rendue en France en 2009 pour y apprendre les spécificités de la broderie pour la haute couture, notamment le crochet de Lunéville. Elle exerce désormais son art au sein de son atelier Kyoko Création.
La diversité des matériaux utilisés enrichit son univers à la croisée des deux cultures : fils de soie tradiotionnelle de Kyoto, fils fantaisies japonais plein de créativité, perles et paillettes anciennes européennes, dentelles, cuir, métaux et coques de noix...

https://www.kyokocreation.com

Vernissage de l'exposition "Fil à fil"





[15:00-21:00] Dédicace d'Ador
Location:
Le Lavo//matik
arts urbains
20, boulevard du Général Jean Simon
75013 Paris
M° Tram 3a Avenue de France, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 45 83 69 92
Mail : benoit.maitre@wanadoo.fr
Description:
Dédicace d'Ador

[15:00-21:00] Finissage de l'exposition "Murs Ouverts #34"
Location:
Le Lavo//matik
arts urbains
20, boulevard du Général Jean Simon
75013 Paris
M° Tram 3a Avenue de France, Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)1 45 83 69 92
Mail : benoit.maitre@wanadoo.fr
Description:
jusqu'au samedi 7 septembre inclus

[15:00-20:00] Lancement // Coffret de gravures - Nazanin Pouyandeh
Location:
Galerie Sator
8, passage des Gravilliers
(accès par le 10, rue Chapon)
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 04 84
Internet Site : www.galeriesator.com
Description:
- La vie secrète de Mina -

Lors d'une conférence donnée à l'Ecole des Beaux-Arts de Grenoble l'année dernière, Nazanin Pouyandeh rencontre une jeune artiste d'origine iranienne, spécialisée en gravure, Saghi Parkhideh, responsable de la maison d'édition Rezvan Projects. L'échange est enthousiaste et passionné entre les deux plasticiennes. Saghi Parkhideh lui propose donc de réaliser ensemble un coffret de gravures, ce qu'elle n'avait encore jamais fait.

Heureuse de renouer avec la jeunesse artistique iranienne, son pays d'origine qu'elle a quitté il y a de nombreuses années, Nazanin Pouyandeh s'interroge sur l'idée même de coffret, et de ce qui est dissimulé au regard. Cette pensée du secret la conduit vers le choix d'un travail spécifiquement érotique, l'une des composantes de son univers narratif.

Dans la mesure où les gravures seraient produites à Téhéran mais ne pourraient y être ni montrées ni diffusées, cet interdit participe d'autant plus au sentiment de risque et d'excitation. Nazanin Pouyandeh crée donc un personnage de jeune femme appelé Mina dont les fantasmes seraient contenus dans ce coffret et dissimulés à la vue de tous. Ainsi qu'elle l'exprime, le fantasme est inhérent à la vie intérieure de chacun d'entre nous. Le secret en est le prix à payer pour vivre en paix en société.

Dans cet élégant coffret, l'artiste vous livre les fantasmes inavoués de Mina. A vous de les découvrir.

En édition limitée de 20 exemplaires et 3 épreuves d'artiste, chaque coffret comprend 5 gravures signées et numérotées ainsi qu'un dessin original de l'artiste.

[15:00-21:00] Vernissage d'Yvan Salomone "Au-dessous du barrage"
Location:
Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 40 27 05 55
Fax : +33 (0)1 40 27 07 16
Mail : paris@xippas.com
Internet Site : www.xippas.com
Description:
7 septembre - 6 octobre 2019

Xippas Paris annonce l'exposition Au-dessous du barrage, la quatrième exposition personnelle d'Yvan Salomone. L'exposition présente un ensemble d'aquarelles récentes, accompagné d'une sélection de photographies peintes, rarement montrées. Transformés par l'intervention plasticienne (peinture, grattage, feutre..), ces clichés de petits formats rappellent l'importance de la photographie comme point de départ dans le travail de l'artiste. Ils introduisent dans un registre plus intime, une vingtaine d'aquarelles aux couleurs vives, plus larges et de même format.

Yvan Salomone est l'un des rares artistes qui fonde aujourd'hui son travail sur l'intuition d'une parenté profonde entre les deux techniques (peinture et photographie). L'huile, le bitume et la térébenthine qui ont fait les grandes heures de la peinture réputée plénière sont souvent des matériaux de revêtement : l'aquarelle, elle, est un sang clair ou une eau de larme, comme l'est aussi le bain révélateur de la photographie argentique, qu'August Strindberg aimait à comparer à la mer, chargée de chlorure de sodium, de sulfate et de magnésium...

Une eau marine lustrale dans laquelle Yvan Salomone (il vit à Saint-Malo), se plonge chaque jour, hiver comme été, pour recevoir en somme l'onction et le pardon quotidien du matériau avec lequel il collabore en peinture - l'aquarelle est un medium très exigeant, qui implique maîtrise des techniques mais aussi respect de l'accident, patience et précision : l'eau sèche plus vite que l'huile, mais toujours plus lentement qu'on ne le voudrait, et n'autorise aucune correction, aucun repentir, lorsqu'elle s'est évaporée pour laisser à la surface du papier l'empreinte du pigment dont elle était chargée.

« Vous délirez », se dira certainement l'éventuel lecteur ! La chose est possible, naturellement, mais le rituel est une dimension capitale du travail de Salomone. L'artiste s'est fixé depuis 1991 une règle de bénédictin (la cérémonie du bain de mer donne une idée de son aptitude à la discipline !) à laquelle il ne déroge jamais, hors périodes de voyages : successivement sortent de son atelier des aquarelles de grande taille, toujours du même format, inspirées le plus souvent d'un site industriel ou portuaire déserté, ou du no man's land (au sens strict : aucune figure humaine jamais ne traverse les œuvres de Salomone, non plus que celles autrefois d'Eugène Atget) d'un pays oublié - ou plutôt dévasté - par la modernité.

Chaque planche reçoit invariablement un numéro d'immatriculation, ou, disons, d'inventaire, un titre composé de onze lettres, souvent un de ces mots-valises que Salomone, lecteur assidu de Finnegans Wake et d'Ulysse, affectionne, et s'accompagne, en secret ou presque, non pas d'une légende ou d'un commentaire, mais d'une prière laïque, aussi belle qu'hermétique [...].

Extrait adapté du texte de Didier Semin « Peindre au-dessous du barrage », catalogue Yvan Salomone, Déluge & retrait, Ed. Frac Bretagne, 2018, p. 500-502

Vernissage d'Yvan Salomone "Au-dessous du barrage"
Yvan Salomone, 1022_0419_liliadyssea, 2019.
Aquarelle sur papier, 96.5 x 137.3 cm
Courtesy of the artsit and Xippas

[15:00-21:00] Vernissage de Angela Detanico et Rafael Lain "METAMORPHOSES"
Location:
Galerie Martine Aboucaya
5, rue Sainte-Anastase
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 76 92 75
Fax : +33 (0)1 42 76 92 60
Mail : info@martineaboucaya.com
Internet Site : www.martineaboucaya.com
Description:
Vernissage de Angela Detanico et Rafael Lain "METAMORPHOSES"

[15:00-18:00] Vernissage de Christophe Baltimore "Drôle(s) de Monde(s)"
Location:
Myriam Bouagal Galerie
20, rue du Pont-aux-Choux
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Mobile : +33 (0)6 72 07 56 26
Mail : mb@myriambouagalgalerie.com
Internet Site : wwww.myriambouagalgalerie.com
Description:
Vernissage de Christophe Baltimore "Drôle(s) de Monde(s)"

Les voyages, le cinéma, la science... Les romans policiers. La vie, les villes. Les gens, les jeux, le jeu, les enjeux.
Le temps qui passe, qui a passé et qui passera ; le temps suspendu et la mémoire.
Quand le souvenir commence à s'estomper, l'imagination entre en scène. L'esprit est alors mûr pour la création.
Ce n'est pas la réalité qui compte mais l'idée qu'on s'en fait.

Vernissage de Christophe Baltimore "Drôle(s) de Monde(s)"

[15:00-21:00] Vernissage de Mari Minato "Retours d'Orient"
Location:
Galerie Eric Dupont
138, rue du Temple
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 54 04 14
Fax : +33 (0)1 44 54 04 24
Mail : info@eric-dupont.com
Internet Site : www.eric-dupont.com
Description:
Exposition du 7 au 21 septembre 2019

Exposition où sera présenté un ensemble d'oeuvres issues de l'exposition "Vanishing Droplets in a River" qui s'est tenue à Tokyo au printemps 2019 à la Fondation Hermès.

Vernissage de Mari Minato "Retours d'Orient"
Vue de l'exposition "Vanishing Droplets in a River" de Mari Minato à la fondation Hermès de Tokyo, Japon. Courtesy Fondation Hermès de Tokyo, Japon et Galerie Eric Dupont, Paris

[15:00-21:00] Vernissage de Nathalie Elemento "« Motivus » on touche avec les yeux"
Location:
Galerie Maubert
20, rue Saint-Gilles
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul, Bastille
France
Phone : +33 (0)1 44 78 01 79
Mail : galeriemaubert@galeriemaubert.com
Internet Site : www.galeriemaubert.com
Description:
Exposition du 7 septembre au 28 octobre

"« Motivus » on touche avec les yeux" interroge les notions de perception. C'est au travers du regard que la représentation tactile est abordée. Ce projet s'inscrit dans la continuité d'Expolab une exposition, carte blanche faite à l'artiste par l'Espace de l'Art Concret et bénéficie de l'aide à la production de la Fondation des Artistes.

Vernissage de Nathalie Elemento "« Motivus » on touche avec les yeux"
Nathalie Elemento, « Sans motif apparant », 2017 Collection FRAC PACA

[15:00-20:00] Vernissage de Yann Lacroix "Cela ne m'est pas inconnu"
Location:
Galerie Anne-Sarah Bénichou
45, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 44 93 91 48
Mail : galerie@annesarahbenichou.com
Internet Site : www.annesarahbenichou.com
Description:
Pour sa première exposition personnelle en galerie, Yann Lacroix propose un projet inédit, né durant sa résidence à la « Casa de Velázquez » à Madrid. Sa nouvelle série de peintures a été pensée comme une réflexion autour du paysage et de la mémoire.

Du 7 septembre au 12 octobre 2019

Vernissage de Yann Lacroix "Cela ne m'est pas inconnu"

[15:30-18:00] Dédicace de Sophie Fontanel pour "Nobelle"
Location:
Librairie Galignani
224, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Tuileries
France
Phone : +33 (0)1 42 60 76 07
Fax : +33 (0)1 42 86 09 31
Mail : galignani@galignani.com
Internet Site : www.galignani.com
Description:
Dédicace de Sophie Fontanel pour "Nobelle"






[16:00-21:00] Vernissage d'Apostolos Georgiou "Nothing Is Old Because We Are Too Young"
Location:
gb agency
18, rue des Quatre Fils
75003 Paris
M° Rambuteau, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 78 00 60
Mail : gb@gbagency.fr
Internet Site : www.gbagency.fr
Description:
Vernissage Samedi 7 Septembre de 16h - 21h
Adrian Chaillou Jazz Duo de 18h - 21h

Exposition du 7 Septembre - 5 Octobre, 2019

"Nothing Is Old Because We Are Too Young" est la troisième exposition personnelle d'Apostolos Georgiou à gb agency. Composée de peintures récents, l'exposition est précédée d'un titre aussi festif qu'insaisissable. Méfiant à l'égard de toutes étiquettes, que ce soit celles de modes curatoriales bien pensantes que celles confinant les disciplines ou termes artistiques, Apostolos Georgiou défend son droit, à maintes reprises, d'éviter toute classification.
Dans ses œuvres toujours sans titre, l'artiste capture des instantanés de situations qui, dans leur absurdité apparente, sont plus proches d'un rêve que de la vie réelle. Ainsi, dans un tableau, un couple de chiens dont la maison semble être en train d'être vidée, reçoit le même traitement froid que les meubles ou les cartons qui les entourent. Perplexes, ils nous regardent comme s'ils attendaient une explication qui pourrait donner un sens à leur situation.

Vernissage d'Apostolos Georgiou "Nothing Is Old Because We Are Too Young"
Sans titre, 2019, 300 x 230 cm

[16:00-20:00] Vernissage d'Isabelle Le Minh "Before Something New"
Location:
Galerie Christophe Gaillard
5, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 42 78 49 16
Mobile : +33 (0)6 65 15 75 30
Mail : contact@galerie-gaillard.com
Internet Site : www.galerie-gaillard.com
Description:
Main space

7 septembre - 12 octobre 2019

La galerie Christophe Gaillard est heureuse de présenter pour cette rentrée une exposition personnelle d'Isabelle Le Minh, la troisième depuis le début de sa collaboration avec l'artiste en 2009.

Vernissage & présentation de sa première monographie,
After Photography & Beyond
Samedi 7 septembre 2019, de 16h à 20h

La galerie Christophe Gaillard est heureuse de présenter pour cette rentrée une exposition personnelle d'Isabelle Le Minh, la troisième depuis le début de sa collaboration avec l'artiste en 2009.

Depuis maintenant plus d'une dizaine d'années Isabelle Le Minh interroge la nature de l'image, ses objets, ses usages, ses fondements théoriques, ses mythes fondateurs et son histoire. Le développement de la photographie numérique et l'obsolescence présumée du film ont suscité d'autres questionnements sur l'essence même de la photographie.

À travers un travail protéiforme et polysémique, Isabelle Le Minh sonde, non sans humour, les champs les plus divers de la photographie : objets, usages, techniques, histoire et fondements théoriques.

Ayant recours à la citation ou au détournement, ses œuvres jouent avec les mots, les signes et les codes culturels, dans une veine résolument conceptuelle. Hommages et références aux artistes et théoriciens de l'art, aux procédés chimiques, au matériel de prise de vue et aux nouveaux supports technologiques sont autant de jalons qui rythment cette exploration photographique.

Dans les années 1990, Isabelle Le Minh quitte son emploi d'ingénieur-brevets à Berlin et se consacre à la photographie. Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles, elle enseigne aujourd'hui à la Haute école des arts du Rhin de Strasbourg. Lauréate du prix Révélation livre d'artiste de l'ADAGP en 2016 et résidente de la Villa Kujoyama en 2019, elle a exposé notamment au Mois de la photo à Montréal, aux Rencontres d'Arles, à Paris Photo, au Centre photographique d'île de France, à La Maison Rouge, au FRAC Normandie Rouen, au Musée des beaux arts de Mulhouse, au MOCAK à Cracovie et au Goethe Institute à Paris.

Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques et privées dont celles du Fonds National d'Art Contemporain, du Frac Normandie Rouen, du Frac Grand Large - Hauts de France, de Neuflize OBC en France, la collection d'Andra Spallart à Vienne, de la DZ Bank à Francfort, du 21c Museum à Louisville et de Dorfman Projects à New York.

L'exposition sera l'occasion de découvrir la première monographie de l'artiste After Photography & Beyond, avec des textes de Julie Jones (historienne de la photographie), de Joan Fontcuberta (artiste et auteur de nombreux écrits théoriques sur la photographie), de Florian Ebner (conservateur en chef au cabinet de la photographie du Centre Pompidou) et de Véronique Souben (directrice du Frac Normandie Rouen). Cette publication a bénéficié du soutien du Centre national des arts plastiques et paraît aux éditions Dilecta.

Vernissage d'Isabelle Le Minh "Before Something New"

[16:00-20:30] Vernissage de Iulian Bisericaru "Green Mirror"
Location:
Bendana-Pinel Art Contemporain
4, rue du Perche
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 74 22 97
Fax : +33 (0)1 42 74 25 29
Mail : galerie@bendana-pinel.com
Internet Site : www.bendana-pinel.com
Description:
7 septembre > 26 octobre 2019
Vernissage en présence de l'artiste : le samedi 7 septembre 2019 | 16h > 20h30

Bendana | Pinel Art Contemporain a le plaisir de présenter la première exposition personnelle d'Iulian Bisericaru « Green Mirror » à la galerie.

L'aménagement d'espaces verts au sein du paysage urbain devient aujourd'hui une priorité publique et une source d'investissement croissante pour les grandes capitales européennes. Micro-jardins, toits-terrasses ou friches industrielles aménagées en potager, ces « poumons verts » surgissent partout dans la ville. Mais est-ce suffisant ? Ou méprenons-nous sur l'urgence mondiale et la fragilité de notre écosystème ? La relation entre la nature et l'architecture passionne Iulian Bisericaru. Il explore dans son travail les tensions qui naissent de cette union dichotomique en imaginant les paysages les plus utopiques.

Pendant sa résidence à la « Cité internationale des arts », Bisericaru a eu l'occasion d'analyser de près la crise écologique que Paris traverse actuellement et les solutions qui sont avancées par la Ville pour y faire face. Il a pu observer les nombreuses transformations de l'infrastructure de la ville en raison de la multiplication des espaces verts. Paradoxalement, il s'est aussi beaucoup inquiété de l'alerte à la pollution à laquelle les parisiens ont de nouveau fait face au mois de juillet de cette année.

Iulian Bisericaru interroge ces étranges mutations du paysage urbain, et ce qu'elles révèlent de notre société. Comment une ville ou une communauté se reflète-t-elle dans ces choix, et jusqu'où ces réflexions se répercutent-elles dans le temps ?

La série « Green Mirror » invite le spectateur à une introspection approfondie. Nous sommes plongés au cœur de la relation de l'homme à la nature. Pour autant, sommes-nous prêts pour une analyse honnête ? - la communauté scientifique nous a déjà averti - nous aurions atteint le point de rupture, nous ne serions plus qu'une société aliénée au bord de la catastrophe écologique.
Pour les Grecs anciens, le miroir était un portail vers d'autres espaces, vers d'autres mondes, mais il peut aussi être un symbole de vérité, un moyen de révéler notre réalité. À travers ses œuvres, Iulian Bisericaru utilise son expérience personnelle à Paris pour réfléchir aux dynamiques contradictoires de notre relation à l'environnement.

D'un côté, l'homme s'est façonné un micro-cosmos urbain, savant mélange de bâtiments entourés de parcelles de jardins verts. De l'autre, nos sociétés sont confrontées aux conséquences du progrès technologique, au manque de durabilité des villes, et à l'accroissement des inégalité sociales.
Dans ces miroirs teintés de vert, nous pouvons voir à la fois l'ingéniosité et l'aliénation humaine, des forces tantôt créatrices, tantôt destructrices. L'artiste joue avec cette double réflexion, il tente de provoquer une prise de conscience collective et de raviver une certaine honnêteté individuelle face à ces contradictions.
Ces peintures ambivalentes - qui mêlent l'artificiel et le naturel - apparaissent comme un voyage au cœur de notre habitat, dont la construction est irrévocablement liée à notre environnement naturel.

Vernissage de Iulian Bisericaru "Green Mirror"
Iulian Bisericaru, GREEN MIRROR I, 2019, Huile sur toile, 140 x 110 cm

[16:00-21:00] Vernissage de Lionel Estève "Chemical Landscape"
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
Vernissage le samedi 7 septembre, 16h - 21h
7 septembre - 21 septembre, 2019

Après toutes ces années, mon travail est toujours en mouvement. La recherche occupe une place très importante : j'ai toujours cette envie d'inventer de nouvelles choses, d'ouvrir mon travail à de multiples champs ou de nombreux terrains de jeu.

Pour cette exposition je me suis de nouveau servi de cadres en les utilisant comme un objet constituant d'une œuvre d'art. Déjà par le passé, certaines œuvres ne pouvaient exister sans leur encadrement : « inversion magnétique », gouttes d'acrylique sur le verre du cadre, ou encore mes « maladresses » et « dessins à franges ». Cette fois, au risque que cela paraisse ironique, j'ai utilisé les cadres comme des récipients.

J'aimerais que ces dernières œuvres soient perçues comme un geste, un geste simple, celui de verser des matériaux au fond d'un cadre. Le résultat, cette matière coulée, peut être appréhendée de deux façons contradictoires : soit comme un effondrement, soit comme une élévation, soit comme une chute, soit comme une accumulation. Ces matériaux déversés proviennent de l'atelier : perles de plastique, paillettes, chutes de bois ou de plexiglass, de gélatine, sable, verre etc. D'une certaine manière je les ai ici détournés, recyclés. Étonnamment, on peut remarquer que ces matériaux aux couleurs acidulées sont presque tous issus du pétrole. En coulant, en tombant, ils se superposent en strates que l'on peut voir à travers le verre du cadre, comme s'il s'agissait d'une coupe avec ses sédiments, des empreintes de différents temps, comme s'il nous était révélé quelque chose d'enfoui, de caché. Bien sûr cette technique peut s'apparenter à l'art populaire qui consiste à faire des images avec du sable coloré dans des bouteilles. Mais ces éléments, ces perles, ces matériaux en équilibre précaire les uns sur les autres, s'apparentent pour moi plus à de la sculpture qu'à des images puisqu'il est ici surtout question de la loi de la gravité.

Ce qui est donné à voir semble être accidentel, temporaire, instable, remis en jeu si l'on déplace l'œuvre. Bizarrement une œuvre d'art est devenue un objet en mouvement. Ces constructions interrogent la définition d'une œuvre d'art qui se veut comme une chose fixe, maîtrisée, choisie. Ici, il s'agit d'une marque de mouvement, d'un équilibre qui forme une image hasardeuse et aurait pu être toute autre.

Parallèlement à ces cadres, d'autres formes de constructions accidentelles sont exposées. Comme pour les cadres, l'énergie qui est ici à l'œuvre est la pesanteur, mais sous la forme de la force d'attraction, de coagulation. Ainsi, les mêmes matériaux trouvés à l'atelier s'agglutinent et se figent pour former de grosses pépites. De ces agglomérats, de ce milieu hostile, nait une surprenante végétation, témoignage d'une résistance inconsciemment optimiste, de vitalité envers et contre tout. Au milieu de la dernière salle, une imperceptible pluie de cristaux roses se présente comme une autre adaptation de natures en mutation.

L'exposition dans son ensemble évoque un étrange musée d'histoire naturelle principalement constitué de matériaux artificiels. Une collection insolite d'œuvres qui s'effondrent comme bousculées par une tempête et de joyeux minerais chimiques, comme un constat de l'air du temps.

Lionel Estève
Juillet 2019

Lionel Estève expérimente avec différentes matières et différentes techniques artisanales pour créer des objets raffinés comprenant notamment - mais non exclusivement - des collages, des assemblages, des sculptures et des mobiles. Son esthétique inclassable, mélange de divers matériaux, échappe sans réserve à la rhétorique actuelle de l'art contemporain pour évoquer plutôt un sentiment de beauté absolue. Qu'elles soient figuratives ou abstraites, ses visions délicates s'inspirent généralement de motifs trouvés dans le monde naturel ou dans l'expérience sensorielle de celui-ci, source première de sa créativité débridée. Tel un enlumineur de manuscrits, il cherche à passer sous la simple surface des choses et à transcender leurs merveilles par de joyeux artifices.
Lorsqu'il n'orne pas directement des éléments réels comme des plantes ou des pierres, tout ce qui reste parfois de son œuvre sculpturale, mais pratiquement diaphane, est l'effet fascinant d'une lumière chatoyante ou de motifs fractals qui se déploient. Intéressé en outre par la notion de multivers, Lionel Estève expose différentes conceptions de la nature pour explorer la possibilité de mondes parallèles.

Vernissage de Lionel Estève "Chemical Landscape"
Chemical Landscape from India, (details) 2018. Rubber, colored pearls, epoxy, wooden frame. 125 x 90 x 5 cm | 49 3/16 x 35 7/16 x 1 15/16 in © Lionel Estève / ADAGP, Paris, 2019. Courtesy Perrotin

[16:00-19:00] Vernissage de Murielle Joubert "Les Voyageuses"
Location:
Château de La Roche-Guyon
1, rue de l'Audience
95780 La Roche-Guyon
France
Phone : +33 (0)1 34 79 74 42
Mail : service.accueil@chateaudelarocheguyon.fr
Internet Site : www.chateaudelarocheguyon.fr
Description:
Exposition de Murielle Joubert, plasticienne

Du 20 juillet au 24 novembre 2019
INAUGURATION le 7 SEPTEMBRE À 16 HEURES

Le savoir-faire de Murielle Joubert, céramiste à la Manufacture nationale de Sèvres, ainsi que sa fascination pour le jardin et son respect du monde végétal, ont conduit la plasticienne à réaliser en 2018-2019 une résidence au Potager-fruitier labellisé « Jardin remarquable » du château de La Roche-Guyon (Val d'Oise). Du 20 juillet au 24 novembre 2019, dans les Salons et dans le Cabinet de Curiosités du Château, Murielle Joubert présente une exposition « botanique, artistique et poétique » inspirée par la diversité de graines, endémiques ou venues d'autres continents grâce à des botanistes-voyageurs.

Un herbier de porcelaine...
Depuis toujours Murielle Joubert perçoit le végétal comme une source d'inspiration infinie, un monde vivant riche et périssable dont l'aspect résulte du perpétuel équilibre du mouvement cyclique des saisons. Au château de La Roche-Guyon, la plasticienne pose son regard et sa sensibilité sur l'univers de la graine, dans sa diversité de formes et sa « promesse de vie ». Cette profusion d'enveloppes qui cachent en elles tant de secrets - « maillons d'une chaine ininterrompue où l'intérieur ira à l'extérieur, éternel recommencement pour devenir plein avant de n'être plus que vide » -, est une incitation à la curiosité pour redécouvrir plus intimement une Nature multiple que l'on regarde sans la voir, que l'on connaît sans savoir. Une nature qui nous nourrit et sans laquelle nous ne serions pas...
Au fil des saisons, Murielle Joubert a collecté dans le Potager-fruitier des formes végétales pour mettre en scène, au final, plus de 700 pièces de céramiques. Chacune met en avant la richesse de la biodiversité. La scénographie reflète l'aspect sacré et fragile du monde végétal. Les pièces maîtresses sont un herbier de porcelaine et un répertoire de graines en céramique. L'exposition Les Voyageuses est le clin d'œil d'une artiste à l'histoire des plantes mêlée à celle des hommes, en particulier les botanistes-voyageurs. L'exposition peut se comprendre comme un parcours poétique et comme un questionnement philosophique sur notre rapport à l'environnement et notre devenir commun.

Le plus grand potager d'Île-de-France après Versailles
Créé en 1697, réaménagé au début du XVIIIème en cohérence avec l'esprit des Lumières, avec un projet d'autarcie et de modernité au bénéfice de la population alentour, le Potager-fruitier du château de La Roche Guyon est restauré en 2004 dans son tracé de 1741. Il fait partie des 5 jardins remarquables du Val d'Oise. Certifié AB (Agriculture Biologique) depuis 2013, il s'étend sur 3.8 hectares et comprend 4 carrés divisés en 8 triangles, soit 32 parcelles où sont cultivés 675 arbres fruitiers ainsi que des plantes potagères et aromatiques.
Pour l'artiste, « mon exposition, c'est l'idée de la découverte du monde végétal intemporel, le regard permanent découvrant des trésors et le désir d'en partager la richesse, la diversité, la préciosité, la poésie mais aussi et surtout d'en pointer la fragilité ».

>> invitation

[16:00-21:00] Vernissage de Thilo Heinzmann "Voyage, Visage, Passage"
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
Vernissage le samedi 7 septembre, 16h - 21h
7 septembre - 5 octobre, 2019

Cette quatrième exposition de Thilo Heinzmann en collaboration avec la galerie se consacre aux peintures à base de pigments ; une typologie dans l'œuvre de l'artiste qu'il a inventée il y a vingt-cinq ans. Il s'agit de la deuxième exposition organisée à Paris.

«Bien qu'elles soient intuitives, les peintures de Thilo Heinzmann sont empreintes de rigueur et respectent la contrainte esthétique : à la fois romantiques et en accord avec l'industrialisation, l'ingénierie et la fabrication modernes. D'une telle hybridation de l'intention naissent leur ravissement étrange et leurs moments de révélation sensorielle, un point où l'érotisme de la science esthétique est dépouillé et chimique : la volatilité immobilisée.»
(Michael Bracewell, 2013)

Ses œuvres avec des pigments, par exemple, présentent cette poudre comme un élément concret, tel l'une des nombreuses matières constituant notre monde. Elles la transforment également en champs chromatiques explorant sa palette large mais subtile et laissant la couleur agir comme elle le devrait après avoir été libérée du poids de la représentation.

«Dans chaque série, une suite finement calibrée de décisions combine un langage à la fois expérimental et maîtrisé. Son intérêt réside précisément entre le contrôle et l'accident, les paramètres prédéfinis et le hasard. En parallèle, cette urgence provient d'une recherche qui est au fond métaphysique. Les peintures décrivent une traduction de la pensée dans des matériaux, qui se développe progressivement, étape par étape, d'une œuvre à l'autre.
Le travail de Thilo Heinzmann est analytique, mais implique un questionnement énigmatique sur des thèmes formels intrinsèques : il ne s'agit pas d'une peinture « interconnectée ». Il approche ces problématiques comme un connaisseur cherchant à comprendre l'universel qui est formulé dans le studio-laboratoire, sans éléments de temps et de lieu, loin des enjeux sociaux, politiques ou économiques.» (Kirsty Bell, mai 2019)

Avec son nouvel ensemble de peintures exposées ici et spécialement réalisées pour Paris, Thilo Heinzmann met en jeu le large éventail de possibilités provenant de ce domaine. Allant de tonalités douces et subtiles à des nuances excentriques profondes, presque épiques, chaque nouvelle toile suggère une approche du moment présent tout en constituant le désir qui conditionne la peinture.

Né à Berlin en 1969, Thilo Heinzmann fréquente la Städelschule à Francfort au début des années 1990 dans la classe de Thomas Bayrle. Il assiste pendant cette même période Martin Kippenberger.
Voix significative dans une génération de peintres allemands qui portent une grande attention au médium et son histoire, ses œuvres inventives et précises sont guidées par une réflexion sur ce que la peinture peut être aujourd'hui. Utilisant des panneaux de particules, de la mousse de polystyrène, du vernis à ongles, de la résine, des pigments, de la fourrure, du coton, de la porcelaine, de l'aluminium et du hessian, Heinzmann travaille depuis vingt-cinq ans au développement de nouvelles expressions et à un langage visuel unique dans sa pratique. Il s'intéresse à l'espace/présence créé par chaque œuvre, renforcé par les puissantes qualités tactiles de ses peintures. Il invite le spectateur à se familiariser avec certains éléments essentiels: la composition, la surface, la forme, la couleur, la lumière, la texture et le temps. En 2018, il est nommé professeur de peinture à l'Universität der Künste à Berlin.

Vernissage de Thilo Heinzmann "Voyage, Visage, Passage"
O.T., (detail) 2019. Oil and pigment on canvas, plexiglass cover. 83 x 73 x 8.5 cm | 32 11/16 x 28 3/4 x 3 3/8 inch © Thilo Heinzmann / ADAGP, Paris, 2019. Courtesy of the artist & Perrotin

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Hommage à Eric Duyckaerts"
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Internet Site : www.galerieperrotin.com
Description:
Vernissage le samedi 7 septembre, 16h - 21h
7 septembre - 21 septembre, 2019

À l'occasion du vernissage de l'exposition, une conversation entre Christine Macel (conservatrice en chef au Centre Pompidou) et Eric Mangion (directeur du Centre d'Art de la Villa Arson) se tiendra à la galerie le samedi 7 septembre à 16h à l'espace Saint-Claude.

En 1991, Emmanuel Perrotin expose pour la première fois le travail d'Eric Duyckaerts et marque ainsi le début d'une collaboration qui s'étendra sur plus de quinze ans. Cet automne, la galerie rend hommage à l'artiste Belge, décédé en janvier 2019 et présente une sélection de ses œuvres les plus emblématiques comme Conférence sur la main (1993) et Magister (1993).

Pendant de nombreuses années, Duyckaerts a développé un corpus d'oeuvres comprenant des conférences-performances, des vidéos, des objets, des dessins et des textes, dont un livre sur la certitude intitulé Hegel ou la vie en rose.

Dans son exposition de 1993 à la galerie Perrotin intitulée « La main à deux pouces », composée d'une conférence, d'une vidéo, de dessins et d'un moulage de main à deux pouces, il s'interrogeait sur un fait curieux : nous avons un os dans le bras, l'humérus, relié par le coude aux deux os de l'avant-bras, le radius et le cubitus, qui se rejoignent au poignet et se terminent par cinq doigts, dont un pouce.
Mais pourquoi pas deux pouces ou six doigts ? La synergie, grâce à laquelle un plus un peut être égal à cinq, offre une réponse à cette énigme de l'évolution où la somme s'avère supérieure aux parties.
La phénoménologie, méthode selon laquelle la réalité peut se déduire des objets et de leur observation, prend une dimension toute personnelle chez Duyckaerts : les objets sont déformés de façon humoristiquement plausible, au-delà de l'absurdité d'un comique américain comme Steven Wright.

Sa méthode dérive pour partie de l'art conceptuel et des performances des années 1970. Mais à son épistémologie, à son système de connaissances reposant sur les « pourquoi » et les « peut-être » de sa curiosité artistique, il ajoute l'esquive philosophique, la fiction thérapeutique bâtie sur des distorsions vraisemblables. Lesquelles distorsions s'appuient sur des faits, sur l'histoire et sur des développements raisonnés partant d'analogies cosmologiques pour arriver à une logique mathématique. Son verdict est sans appel : « S'il y a décalage entre certitude et vérité, la certitude de ce décalage sabote sa vérité. »

En repoussant les limites du faire (propre à l'homo faber), de la réflexion (propre à l'homo sapiens) et de l'humour (pratiqué par l'homo ludens), il pique l'imagination et annonce de futures découvertes sur les structures symboliques et l'évolution, la répétition et le processus, les mots et les règles (pour reprendre le titre de l'ouvrage du chercheur en sciences cognitives Steven Pinker sur « les ingrédients du langage »), le sens et l'usage. C'està-dire à peu près tout.

Extraits de Jeff Rian, La Vérité selon Duyckaerts, 2007

Né à Liège en 1953, Eric Duyckaerts est un artiste contemporain belge reconnu principalement pour son œuvre mêlant performances et vidéos mais aussi des installations qui permettaient d'étayer ses propos et ses conférences.
Après avoir étudié la philosophie et le droit, il trouve finalement sa voie dans l'art contemporain et s'inscrit à l'Institut des hautes études en arts plastiques de Paris. Il devient à son tour enseignant à l'école Nationale des beaux arts de Bourges, de Dijon, à la Villa Arson de Nice, à l'école nationale supérieure d'arts de Paris-Cergy (ENSAPC), ainsi qu'à l'école supérieure d'art Pays Basque de Biarritz (ESAPB). En 1980, il cofonde le collectif d'artistes liegeois Groupov aux côtés de Michel Delamarre, François Sikivie, Monique Ghysens, Jacques Delcuvellerie, Francis Landrain et Jany Pimpaud. Tourné vers le théâtre, nourri par Fluxus, les Happenings, le Black Mountain College et le Living Théâtre de Julian Beck, Groupov explore les potentialités du théâtre (jeu d'acteur, langage corporel...). Eric Duyckaerts en sera l'un des acteurs, de 1980 à 1987.

En 2007, Eric Duyckaerts a représenté le Pavillon belge à la 52ème Biennale de Venise et y a présenté le "Palais des Glaces et de la Découverte".
La galerie Perrotin a consacré plusieurs expositions personnelles à Eric Duyckaerts en 1993, 1997, 2004 et 2007.
Eric Duyckaerts est décédé en janvier 2019 à Bordeaux à l'âge de 65 ans.

Vernissage de l'exposition "Hommage à Eric Duyckaerts"
Conférence sur la main / Conference on the hand, 1993. Video, durée / duration : 9'00. © Photo : Marc Domage

[16:00-19:00] Vernissage de l'exposition "L'animal en monument"
Location:
Maisons-Alfort
Maisons-Alfort
94700 Maisons-Alfort
M° RER D Maisons-Alfort - Alfortville, Ligne 8 Maisons-Alfort
France
Internet Site : www.maisons-alfort.fr
Description:
Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort
expo@vet-alfort.fr

Du 7 septembre au 3 novembre 2019, l'École nationale vétérinaire d'Alfort, l'Association des anciens élèves et des amis de l'École et le Salon national des artistes animaliers installeront des sculptures animalières de grand format pour la troisième édition d'une exposition de sculptures animalières monumentales à l'École nationale vétérinaire d'Alfort.

"Le temps d'une exposition, l'École nationale vétérinaire d'Alfort (EnvA) propose une autre vision des animaux.
Tout au long de l'année, nous les soignons dans nos hôpitaux universitaires, nous les étudions dans le cadre de la recherche, nous les faisons découvrir à nos 800 étudiants. Notre exposition L'animal en monument est une belle parenthèse. Une parenthèse culturelle, une parenthèse artistique, une parenthèse d'ouverture. Pendant plusieurs semaines depuis 2016, l'École ouvre ses portes au grand public. L'occasion pour nous de voir les animaux avec un nouveau regard, celui du créateur, qui le pense, le sculpte, le décrit et lui donne vie...L'objectif est de mettre en valeur la beauté animale" explique Christophe Degueurce, le directeur.

Les pièces seront présentées dans la cour d'honneur de l'établissement, site ouvert sur la ville : Une école prestigieuse, présente sur le même site depuis plus de 250 ans : C'est sur une initiative de Claude Bourgelat, soutenu par Henri-Léonard Bertin, ministre du roi Louis XV, que l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort (EnvA) vit le jour en 1765, quatre années après la création de l'Ecole vétérinaire de Lyon qui fut le premier établissement de formation vétérinaire créé au monde. Une courte installation de l'Ecole a été localisée aux portes de Paris, puis le site définitif est fixé en 1766, l'Ecole y est toujours restée depuis cette date.
L'ensemble architectural, composé principalement au XIXe siècle, est bordé de bâtiments inscrits au titre des monuments historiques. C'est dans ce lieu rare que les oeuvres seront présentées, dans la cour d'honneur de l'établissement, site ouvert sur la ville, au milieu des statues de personnalités illustres de l'Ecole vétérinaire.
Cette exposition est complémentaire de celle du Salon national des artistes animaliers qui se tient chaque année, à l'automne, à Bry-sur-Marne.

Vernissage de l'exposition "L'animal en monument"

[16:00-19:00] Vernissage de l'exposition "Natural Histories: Charles Jones / Karl Blossfeldt"
Location:
Galerie Miranda
fine photography & selected books
21, rue du Château d'Eau
75010 Paris
M° République
France
Phone : +33 (0)1 40 38 36 53
Mail : enquiries@galeriemiranda.com
Internet Site : www.galeriemiranda.com
Description:
Exhibition until 26 October

Galerie Miranda announces an autumn program of exceptional exhibitions organised in collaboration with Michael Hoppen Gallery (London). Presenting turn of the century vintage works by two master photographers, Galerie Miranda pays tribute to the timeless theme of the wonder and beauty of the natural world, perhaps more relevant today than ever before.

Charles Jones (1866-1959, England) was a gardener who worked on a private estate in Lincolnshire, England, cultivating rich flower beds and fruit and vegetable gardens. Jones was also a skilled photographer and printer, documenting throughout his life the fruit of his labour. The works were never exhibited during his lifetime, and only discovered in 1981 when art historian and photography collector Sean Sexton bought at a London antique market a trunk containing hundreds of unique Jones' prints. Photographing the fruit, flowers and vegetables from the estate gardens, presented against a neutral background that elevated them to the status of a portrait, anticipating later works by modernist masters (Edward Weston, August Kotzsch and Joseph Sudek to name a few), and the industrial typologies of Bernd and Hilla Becher. With a natural command for composition, Jones produced gold toned gelatin silver prints from glass plate negatives; the vegetables, fruit and flowers seem to shimmer with the warmth of the sun, in a deep tribute to the beauty of the natural world. Charles Jones' vintage photographs can be found notably in the collections of the Fine Arts Museums of San Francisco, Achenbach Foundation for Graphic Arts, San Francisco, the Victoria and Albert Museum, London, and the Museum of Fine Arts, Boston. Galerie Miranda will present selected unique vintage prints (made during the latter part of the 19th century) featuring the vegetable portraits: peas, celery, marrows, cabbages, beets, cucumbers...

Karl Blossfeldt (1865-1932, Germany) was a photographer who initially trained as a sculptor and then worked in a foundry, where he often used leaves to decorate his ironworks. Continuing art school in Berlin, he undertook from 1890 and 1896 a photographic study of local common plants intended as a guide to ornamentation but which most of all revealed his talent and passion for photography. Strikingly modern, Karl Blossfeldt's photographs are as appealing today as they were when they were first introduced to the public in his two landmark books Urformen der Kunst ('Archetypal Forms of Art') 1929 and Wundergarten der Natur ('The Wondergarden of Nature'), 1932. What made Blossfeldt's work unique was his extreme technical mastery of photography: he notably specialized in macrophotography to enlarge his plant specimens and even designed a camera for this purpose. As a result, everyday garden flowers are presented in such a way that their rhythmic forms are emphasized to the extreme and the plants take on new and exotic characteristics. Blossfeldt wanted his work to serve as a teaching aid and inspiration for architects, sculptors and artists. It was his firm belief that only through the close study of the intrinsic beauty present in natural forms, that contemporary art would find its true direction. Galerie Miranda will present first edition photogravures of selected plants and flowers.

Vernissage de l'exposition "Natural Histories: Charles Jones / Karl Blossfeldt"

[16:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Topor n'est pas mort"
Location:
Galerie Anne Barrault
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Internet Site : www.galerieannebarrault.com
Description:
vernissage le samedi 7 septembre 2019 de 16h à 20h
exposition du 7 septembre au 5 octobre 2019

exposition collective avec Guillaume Bruère, Nina Childress, Olivia Clavel, Bertrand Dezoteux, Julie Doucet, Paul van der Eerden, Steve Gianakos, Killoffer, Mirka Lugosi, Bertrand Mandico, Antoine Marquis, Guillaume Pinard, Hugues Reip, Jean-Xavier Renaud, Elsa Sahal, Dasha Shishkin, Ernest T., Daniel Spoerri, Nicolas Topor, Henk Visch, Willem, et Roland Topor.

Roland Topor, était un créateur insatiable. Il se définissait simplement comme « un travailleur du papier », mais son œuvre est impressionnante et protéiforme : dessins, romans, films, pièces de théâtre, émissions de télévision.
Son esprit carnavalesque, sa dérision cruelle, son rire tonitruant ont infusé en nous.
Son premier dessin est publié dans la revue Bizarre en 1958, et son premier recueil de dessins datant de 1960 a pour titre « les masochistes ».
En 1962, Roland Topor continue à s'amuser et à nous captiver. Il fonde le groupe Panique avec ses amis Fernando Arrabal et Alejandro Jodorowsky.
Panique est un hommage à Pan, le dieu de l'amour et de la fornication, de l'humour et de la confusion. Panique est né en réaction au dogmatisme d'André Breton, qui n'aimait ni le rock, ni la science-fiction, ni la pornographie.
En 1964, est publié son livre « Le locataire chimérique », qui sera adapté au cinéma, quelques années plus tard, par Roman Polanski. Et son film d'animation « La planète Sauvage » réalisé avec René Laloux, obtient le prix spécial du jury au festival de Cannes 1973.

Dès le début des années 1970, Topor expose régulièrement dans les galeries. Aujourd'hui il est considéré comme l'un des dessinateurs les plus importants du 20ème siècle.

Lors d'un entretien mené par Eddy Devolder en 1994, Roland Topor disait « Je rigole du tragique, la réalité me donne de l'asthme. Je suis comme un gosse à l'école qui écrit et qui dessine, cela fait partie des possibilités humaines de salir du papier. J'aime l'art car c'est une manière d'évacuer la culpabilité et de ne garder que le plaisir ».

Cette exposition n'est pas un hommage à proprement parler. Les artistes invités n'ont pas réalisé de nouvelles œuvres pour l'occasion. Le jeu a simplement consisté à sélectionner des dessins, peintures, et films, par affinité élective, et à faire advenir des connivences.
Topor expliquait que s'il dessinait ou s'il écrivait, c'était pour trouver des alliés.
C'est là tout simplement le projet de cette exposition : retrouver dans ces alliés l'esprit de Topor.

Cette exposition se veut généreuse et foisonnante, à son image, l'occasion de découvrir les œuvres de 21 artistes, ainsi qu'un ensemble de dessins de Roland Topor.


Remerciements chaleureux à Alexandre Devaux, Pacôme Thiellement et Nicolas Topor,
et aux galeries : Air de Paris, Bernard Jordan, Tim Van Laere (Anvers), Semiose, Papillon, Produzentengalerie (Hambourg), and Susanne Vielmetter (Los Angeles).

Vernissage de l'exposition "Topor n'est pas mort"

[16:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Un cercle et son centre en quête l'un de l'autre"
Location:
Jousse Entreprise - Art Contemporain
6, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 53 82 10 18
Fax : +33 (0)1 53 82 13 63
Mail : art@jousse-entreprise.com
Internet Site : www.jousse-entreprise.com
Description:
With works by Louidgi Beltrame, Tim Eitel, Ange Leccia, Seulgi Lee, Eva Nielsen, Pierre Paulin and Gino Sarfatti

vernissage samedi 7 septembre 2019 - 16-21h
exposition du 7 au 21 septembre 2019

Vernissage de l'exposition "Un cercle et son centre en quête l'un de l'autre"







[17:00-20:00] Vernissage de Dan Rawlings "The Earth Exhales"
Location:
Galerie OpenSpace
116, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris
M° Oberkampf, Parmentier
France
Phone : +33 (0)9 80 66 63 94
Mail : contact@openspace-paris.fr
Internet Site : www.openspace-paris.fr
Description:
Pour sa toute première exposition en France, Dan Rawlings montre à la Galerie Openspace une trentaine d'œuvres en métal découpé ainsi qu'une installation in situ.

L'artiste a choisi pour titre « The Earth Exhales », référence à un poème de John Betjeman, journaliste anglais connu pour son engagement écologique. L'auteur écrit ce texte en 1937 à propos de la ville de Slough, alors en proie à un boom industriel aux conséquences désastreuses sur l'environnement. « The Earth exhales » est la toute dernière ligne de ce texte faisant de John Betjeman un précurseur de la collapsologie et donnant à l'exposition parisienne de Dan Rawlings une note dystopique. À la manière d'un Daniel Arsham qui projette le spectateur dans un monde déserté dont ne subsistent que les vestiges de notre industrie et de notre technologie, Dan Rawlings met en lumière ce qui est essentiel et nous montre de manière symbolique la nature reprendre ses droits sur l'industrie.

Vernissage de Dan Rawlings "The Earth Exhales"

Vernissage de Dan Rawlings "The Earth Exhales"

Vernissage de Dan Rawlings "The Earth Exhales"

Vernissage de Dan Rawlings "The Earth Exhales"

[17:00-19:00] Vernissage de Guillaume Couffignal
Location:
Orangerie du Sénat
Orangerie du Jardin du Luxembourg
19 bis, rue de Vaugirard
Jardin du Luxembourg
Accès porte Férou
75006 Paris
M° RER B Luxembourg, Saint-Sulpice, Rennes, Mabillon, Odéon
France
Phone : +33 (0)1 42 64 33 99
Internet Site : www.senat.fr
Description:
Vernissage de Guillaume Couffignal
Vernissage de Guillaume Couffignal

[17:00-22:00] Vernissage de Laura Gozlan "Youth Enhancement Systems ®"
Location:
Galerie Escougnou-Cetraro
anciennement Galerie See studio
7, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 48 87 52 93
Mail : galerie@escougnou-cetraro.fr
Internet Site : www.escougnou-cetraro.fr
Description:
Du 3 septembre et au 12 octobre 2019
Vernissage samedi 7 septembre 2019

«The mummy is rich in youth enhancing systems»*

Du jargon «pharmaco-cosmétique» de l'industrie du prolongement de la vie aux mythes du romantisme noir, il n'y a qu'un pas. C'est ce que nous propose Laura Gozlan dans son exposition Youth Enhancement Systems ® où cosmétique, cure anti-vieillissement, vampirisme moderne et vie éternelle sont issus d'un même imaginaire.

Se nourrissant d'images documentaires relatives aux «Zombie drugs» : Krokodil (désomorphine) et Flakka (alpha-PVP) ou encore aux pétitions en ligne incitant à l'exploitation industrielle du uide de momies récemment excavées à Alexandrie, Gozlan livre une installation vidéo immersive où elle interprète un personnage double, «housewife» anachronique de spot publicitaire et en miroir son incarnation du féminin monstrueux.

* Extrait de la voix-off de la vidéo Y.E.S. - I. ptomaïne, 2019

Vernissage de Laura Gozlan "Youth Enhancement Systems ®"
Laura Gozlan, Mum please, 2019, HD video, 5 min 26, still frame

On oppose habituellement le film à la vidéo (bien qu'on ne sache plus vraiment quelle est la différence entre les deux). Mais il existe bien d'autres lignes de partage dans la production d'images en mouvement, dont l'une tient à la provenance de ces dernières : celle qui sépare la capture et la trouvaille. D'un côté, il s'agit de monter, selon une logique propre, des images de natures souvent hétérogènes, et faites par d'autres. De l'autre, on filme des choses qui ont réellement lieu, qu'on les ait mises en scène ou saisies sur le vif (et bien entendu, la limite entre les deux est toujours un peu floue).
Pour ce qui est de ses productions vidéo, Laura Gozlan a plutôt travaillé ces dernières années du côté de la trouvaille, à partir de ses matériaux de prédilection que sont les gialli (films noirs italiens érotico-horroro-policiers), les fictions de SF, et les documents d'archives scientifiques. Elle a également réalisé des œuvres en images de synthèse (The pattern of abandonment, 2018). Mais pour cette nouvelle exposition, elle renoue avec une manière de faire qu'elle avait largement abandonnée, et repasse à la fois devant et derrière la caméra.
Dans une série de trois courtes vidéos, elle incarne un personnage féminin passablement étrange, dont les attributs envoient un message brouillé, la blouse fluide et la jupe crayon nude connotant une bourgeoisie que la chevelure négligée et la mine déconfite s'appliquent à déconstruire. Cette femme, que l'artiste décrit comme androgyne, accomplit par ailleurs une série d'actions qui semblent obéir à une logique rituelle (fumer des organes, sortir des ossements d'un bassin...).
On retrouve là un certain nombre d'obsessions qui hantent le travail de l'artiste, les zombies, les fantômes, les corps morcelés, et les momies. MUM pls (2018) s'ouvre ainsi sur l'image d'une page du site change.org appelant à -brrrrr- boire « sous la forme d'une boisson carbonée » le jus rouge stagnant dans un sarcophage géant en granit redécouvert l'été dernier en Egypte (35 000 signataires tout de même). Cet imaginaire de la semi-vie est fortement référencé dans le champ cinématographique, de Tourneur à Romero, en passant par les adaptations à succès des livres de Stephenie Meyer, ou les films de la Hammer. Il peut d'ailleurs être interprété comme un discours sur le medium filmique à travers le prisme du mythe de Frankenstein, le logiciel de montage remplaçant la table de dissection dans la production des objets animés.
Le titre de l'exposition et l'ensemble du travail de l'artiste nous envoient cependant sur une autre piste, celle d'un regard posé sur notre environnement technologique (ce qui vaut aussi pour les pièces les moins technologiquement assistées que sont ses sculptures). Cette semi-vie, on peut en effet la comprendre comme un état intermédiaire entre la matière et l'information à l'ère de l'immatériel, une nouvelle forme de chair, pour reprendre le titre d'une de ses récentes expositions (Hail to the New Flesh, 2018), et des promesses de jeunesse éternelle qu'elle offre, une fois l'existence émancipée de toute soumission à la biologie. Le monde de la tech est d'ailleurs truffé de richissimes excentriques persuadés qu'ils parviendront à abolir la mort. C'est ainsi que Ray Kurzweill, pape du transhumanisme, a publié en 1993 un traité de diététique pour prévenir tout risque de cancer, The 10% Solution for a Healthy Life.
Mais devant cette vérité brutale qu'est l'universalité de la mort, toutes les applications du monde ne sont pour l'heure d'aucune aide. Après une décennie d'enthousiasme pour les régimes detox qui ne nourrissent pas, de photoshopage extrême, de flux ininterrompus de tutoriels de maquillages sur youtube, nous semblons soudainement nous rappeler que nous avons un corps, qu'il vieillit, qu'il est même mortel. Et, les systèmes de renforcement de la jeunesse pour super-milliardaires sur lesquels l'artiste est incollable (transfusion de sang d'enfant, cryogénisation, téléchargement d'une e-âme dans un nouveau corps) ne valent probablement pas mieux qu'une bonne couche de fond de teint, qu'un milkshake au jus de momie, ou qu'un rituel ancestral oublié.
Dans ses œuvres, et dans les systèmes organiques que constituent ses expositions, où les formes circulent de l'écran à l'espace physique, Laura Gozlan montre que ces nouveaux rituels de conjuration de la mort n'ont rien de futuristes et qu'ils s'inscrivent dans un temps long. Les premiers traités d'anatomie, les rituels magiques et les pratiques religieuses, côtoient la publicité, les filtres photoshop, l'informatique et les nano-technologies. La convergence de la technologie et de la biologie, que nous observons médusés, a commencé il y a bien longtemps.
Terminons en soulignant que si l'artiste a abandonné pour un temps les séries B italiennes, cette nouvelle exposition pratique allègrement l'art du changement de registre qu'affectionnent tant Argento ou Fulci, les rois du gialli. On a du drame social (mais pourquoi diantre cette femme bourgeoise est-elle en pleine déchéance ?), de l'épouvante (oh mon dieu des cadavres ! ), de l'intrigue (mais à qui donc ces organes appartiennent-ils ?). Quant aux mimiques appuyées, au make-up outrancier du personnage, et aux objets qu'elle manipule, dont un mémorable urinal pour femme transformé en pipe à eau (!), ils confèrent à l'ensemble par moments une indéniable dimension comique.

Le philtre et le filtre, par Jill Gasparina

[17:00-19:00] Vernissage de Nigel Peake "Une Bibliothèque"
Location:
Librairie Yvon Lambert
Yvon Lambert Bookshop
14, rue des Filles du Calvaire
75003 Paris
M° Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 45 66 55 84
Mail : librairie@yvon-lambert.com
Internet Site : shop.yvon-lambert.com
Description:
Vernissage samedi 7 septembre de 17h à 19h
Exposition du 8 au 22 septembre 2019

Vernissage de Nigel Peake "Une Bibliothèque"

[17:00-20:30] Vernissage de l'exposition "Dr. Fox"
Location:
L'Atelier des Vertus
6, rue des Vertus
75003 Paris
M° Arts et Métiers
France
Mail : katiafel@yahoo.fr
Internet Site : www.facebook.com/latelierdesvertus
Description:
Dr. Fox
Médecin.e non conventionné.e

Du samedi 7 septembre au 12 octobre 2019
ouvert vendredi et dimanche 17h30-19h30 & sur rendez-vous

Avec
Katia Feltrin (Pontificall Beuys) Pascal Lièvre
Michèle Magema
Ramuntcho Matta
Myriam Mechita
Côme Di Meglio
Ritual Inhabitual
Jeanne Susplugas
Sarah Touche

Curated by : Katia Feltrin, Jeanne Susplugas, Clément Thibault

« Je suis le blessé et le tué, dit Sophia. Mais je ne suis pas le tué. Je suis celui qui soigne et qui est soigné. »
SIVA, la trilogie divine
Phillip K. Dick, 1980

Elles sont rares les constantes anthropologiques, les phénomènes qui ont caractérisé les humains de tous bords et de tout temps. La souffrance, en tant qu'expérience universelle, tant psychique que physique, a fondé une pratique qui l'est autant, le soin. Prendre soin, c'est étymologiquement retirer la peine. Pure expérience d'empathie, d'altérité et d'amour.
Plusieurs ont vu « l'artiste » - le terme est peut-être trop empreint de connotations occidentales, disons le « faiseur d'image » -, comme un dérivé du chamane, du medecine- man. Parmi les premières images de l'humanité, nombreuses seraient donc celles dont la fonction était de soigner, en habitant un espace magique entre les mondes. Mircea Eliade en avait eu l'intuition, Jean Clotte et David Lewis-Williams ont récemment donné un cadre scientifique à cette intuition, bien que contesté par certains - Les Chamanes de la préhistoire : transe et magie dans les grottes ornées, Seuil, 1997. Pour eux, les hommes préhistoriques allaient dans les galeries souterraines à la rencontre des esprits, cachés derrière les parois des grottes, pour communiquer avec eux, pour soigner. La main soufflé était ainsi moins une image qu'un acte, celui qui consistait à se fondre avec le mur, la pénombre, l'autre monde...
Mais pourquoi, au XXIe siècle, convoquer cette origine, comme si on repliait l'histoire, pour en joindre les deux bouts ? Parce qu'encore, l'image, et encore plus sa création, gardent la trace de cette aura magique, parce qu'encore des artistes, à travers leur pratique, se soignent eux-mêmes, soignent les autres, et soignent le monde, et peut-être plus particulièrement depuis les années 1970, dans ce creuset de chamanisme, de new age et d'écologie qui a vu l'émergence des Gina Pane, Joseph Beuys et autres James Lee Byars. Et parce que le monde, en proie aux errements d'une humanité écartelée entre la perspective de son salut et celle de son extinction, appelle peut-être plus au soin qu'à la virtuosité, qu'au progrès.

Clément Thibault

Vernissage de l'exposition "Dr. Fox"








[18:00-22:00] Finissage de l'exposition "L'Homme sur la Lune - 50 ans"
Location:
Galerie MR80
MR Agency
80 bis, rue de Turenne
75003 Paris
France
Description:
Dans le cadre de la Paris Design Week

A l'occasion de l'anniversaire des 50 ans du premier pas de l'Homme sur la Lune, la Galerie MR 80 dans le marais, expose des photos de mode et d'art qui montrent l'impact de l'expédition lunaire sur l'homme. Mais aussi des objets créés pour ce fameux voyage, des diapositives d'époque... Toutes ces oeuvres sont à découvrir du 21 juillet au 15 septembre de 11h à 19h. Vernissage samedi 20 juillet de 17h à 22h à la Galerie MR80.

Vernissage de l'exposition "L'Homme sur la Lune - 50 ans"

[18:00-21:45] Nocturne du Musée du Louvre
Location:
Musée du Louvre
Place du Carrousel
75058 Paris Cedex 01
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 40 20 50 50
Fax : +33 (0)1 40 20 54 52
Internet Site : www.louvre.fr
Description:
Tous les 1ers samedis du mois de 18h à 21h45.

Dès janvier 2019, l'entrée est gratuite au Musée du Louvre, non pas le 1er dimanche du mois comme à son habitude mais le 1er samedi du mois de 18h à 21h45. Une occasion de visiter les merveilles de cet exceptionnel musée en nocturne !

Ses collections sont réparties en 8 départements : Antiquités orientales, égyptiennes, grecques, étrusques et romaines, Peintures, Sculptures, Objets d'art, Arts de l'Islam et Arts graphiques du Moyen Age jusqu'à 1848.

Accès libre et gratuit.

[18:00-21:00] Vernissage d'imaGilaire, Claire Lioult et Sezny Peron
Location:
Exclusiv Golf Domaine de Feucherolles
RD 307
78810 Feucherolles
M° Gare SNCF Saint-Nom-la-Bretèche
France
Phone : +33 (0)1 30 54 94 94
Internet Site : www.exclusivgolf-feucherolles.fr
Description:
Dada Galerie - Association Arts & Cops
La briqueterie - Bâtiment Les Jardins - RD 307, 78810 Feucherolles
06 13 56 30 02
dadagalerie@gmail.com

Vernissage Exposition Trio - imaGilaire - Claire Lioult et Sezny Peron.
Samedi 7 septembre de 18h00 à 21h00

Vernissage d'imaGilaire, Claire Lioult et Sezny Peron

[18:00-21:00] Vernissage de Coraline de Chiara "Echoes II"
Location:
Galerie Odile Ouizeman
10-12, rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 42 71 91 89
Fax : +33 (0)1 42 71 94 13
Mail : contact@galerieouizeman.com
Internet Site : www.galerieouizeman.com
Description:
VERNISSAGE SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2019 // 18h - 21 h
Exposition du 7 septembre au 26 Octobre

Commissariat Julie Crenn

En janvier 2019, nous avons présenté le premier chapitre de l'exposition Echoes à la Galerie Claire Gastaud à Clermont Ferrand.

Petit à petit, Echoes s'inscrit comme un projet artistique au long court.

Une exposition, qui, comme les rebonds d'un son sur les parois des montagnes en dévoile différentes facettes, ouvre l'espace et une dimension imprévisible chère à Coraline de Chiara. Le premier chapitre était consacré aux lucioles, fragiles et précieuses.

Le second chapitre présenté à la Galerie Odile Ouizeman à Paris, est davantage tourné vers les dormeurs, des présences discrètes, invisibles, résistantes.

L'œuvre de Coraline de Chiara repose sur une manipulation de l'image - objet de sa recherche dont elle annule les frontières et les classifications. Qu'il s'agisse de dessin, de collage, de vidéo ou de peinture, elle « étire l'image ». Celle-ci est travaillée par la superposition et la juxtaposition pour en troubler le sujet et créer une illusion.

Les livres, que l'artiste envisage comme des « objets de pouvoir » représentent une source d'inspiration intarissable. Ils renferment des secrets, des histoires, des images, une mémoire endormie. Sortis des bibliothèques, les livres délaissés, dont le contenu en état de sommeil, ouvrent pourtant des territoires insoupçonnés que l'artiste se plaît à réinvestir et à réactualiser.

Coraline de Chiara opère à des variations entre les échelles, les bavardages, les silences, les révélations, les brouillages et les engourdissements des images récoltées. Elle construit ainsi un paysage transculturel au sein duquel elle articule une pluralité de figures, mythologiques et anonymes, de matériaux et de motifs. Un paysage, une nouvelle géographie dont la carte se déplie à l'infini. Un paysage d'images persistantes, de lucioles ranimées.

Julie Crenn


Un Dimanche à la Galerie
15 septembre à 16h rencontre entre Julie Crenn et Coraline de Chiara


Coraline de Chiara
https://coralinedechiara.com

Vernissage de Coraline de Chiara "Echoes II"

[18:00-20:00] Vernissage de Diogo Pimentão
Location:
Until Then
41, boulevard de Magenta
75010 Paris
M° Gare de l'Est, Jacques Bonsergent
France
Phone : +33 (0)1 85 58 40 22
Mail : gallerie@untilthen.fr
Internet Site : www.untilthen.fr
Description:
07 SEPTEMBRE - 05 OCTOBRE, 2019

[18:00-21:00] Vernissage de Francesc Ruiz
Location:
Librairie Florence Loewy
Books by Artists
9-11, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 44 78 98 45
Fax : +33 (0)1 44 78 98 46
Mail : info@florenceloewy.com
Internet Site : www.florenceloewy.com
Description:
gallery
Francesc Ruiz, Some Street Storyboards

Francesc Ruiz in his third exhibition at Galerie Florence Loewy show us a new body of work where his interest in the visual narratives applied to the city and its subcultures is emdedded with his recent interest on distribution, understood as the choreography that puts merchandise as well as economic, human and cognitive capital into operation.

In contemporary cities there is no longer chance for drift. Invisible circuits and distributive systems affect our walk through the streets. Under the cobblestones there is a conveyor belt driven by an algorithm. On the surface, one million riders head towards their centroid, waiting for their next order to be notified. Last mile delivery. Everything turns yellow, yellow screens, yellow containers, yellow pallet truck, yellow storage systems, keep attention yellow, yellow is the color of acceleration and movement, yellow it is the color of the new neighborhood, the storage units neighborhood, where before there was the dormitory town, where now nobody sleep, a 24/7 screen, surfing, surfing, with the fingers affected by contact dermatitis and the retina detached by the light of the screens.

Surfboard, keyboard, storyboard...


books
Francesc Ruiz, Some Self-published Stuff
+ Sélection #13 by Franck Balland

Vernissage de Francesc Ruiz

[18:00-21:00] Vernissage de Gabriel Orozco
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
7 septembre - 5 octobre 2019
Vernissage le 7 septembre, de 18h à 21h

La galerie Chantal Crousel est heureuse d'accueillir une nouvelle exposition de Gabriel Orozco, du 7 septembre au 5 octobre 2019.

Pour la septième exposition personnelle de l'artiste, une trentaine de nouveaux travaux réalisés entre Mexico et Tokyo seront présentés : sculptures en obsidienne, aquarelles et peintures à l'acrylique sur panneaux de calligraphie japonais (shikishi), et tempera sur toile.

Les années que Gabriel Orozco a passées en Asie (Bali, Tokyo) imprègnent profondément ce nouveau corpus d'œuvres, qui témoigne d'une exploration intuitive mais pourtant géométrique de la forme, de la couleur, des espaces - positifs, négatifs - et renforce le lien étroit qu'entretient l'artiste avec la nature et son environnement, depuis ses débuts.

Il s'approprie, déconstruit ou transforme les objets et les images, en créant son propre système lexical. Ainsi, la récurrence du motif circulaire affirmé avec la série des peintures Samurai est ici mis au service de compositions picturales et sculpturales mouvantes. À la croisée de l'abstraction et du figuratif, ces nouveaux travaux provoquent frictions et déplacements imprévisibles, dans une fluidité sans début ni fin.

Vernissage de Gabriel Orozco

[18:00-21:00] Vernissage de Greyg
Location:
Moret-sur-Loing
Moret-sur-Loing
77250 Moret-sur-Loing
M° Gare SNCF de Moret - Veneux-les-Sablons
France
Internet Site : www.ville-moret-sur-loing.com
Description:
Du 7 septembre au 8 octobre

ATELIER le VIVIER, 12 rue de l'église, 77250-MORET-LOING-ET-ORVANNE

[18:00-21:00] Vernissage de Jon C Pool "Umbra"
Location:
L'Encre de Cthulhu
6, rue Dugommier
75012 Paris
M° Dugommier
France
Mobile : +33 (0)7 82 55 71 98
Mail : lencredecthulhu@gmail.com
Internet Site : www.lencredecthulhu.com
Description:
L'Encre de Cthulhu vous propose une exposition de peintures inédites de l'illustrateur de fantasy Jon C Pool, principalement connu pour son travail sur la franchise "The Curseborn Saga." Il présente ici une vision plus sombre mais tout autant fantastique à travers ses oeuvres entièrement réalisées à la peinture à l'huile.

http://www.joncpool.com
https://www.instagram.com/joncpool

Vernissage de Jon C Pool "Umbra"

[18:00-21:00] Vernissage de Julie Villard & Simon Brossard "Love Human Smell"
Location:
Galerie Rabouan-Moussion
11, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 48 87 75 91
Mobile : +33 (0)6 10 82 39 77
Fax : +33 (0)1 42 71 42 81
Mail : rabouanmoussion@noos.fr
Internet Site : www.rabouan-moussion.com
Description:
Vernissage samedi 7 septembre, 18h-21h
Exposition du 7 au 21 septembre 2019

sur une proposition de Guillaume Breton

Voir les fines cannelures des pièces mécaniques d'un Dyson© comme les délicatesses de l'ornementation contemporaine ? Le bombé d'un ballon d'eau chaude est-il sexy ? À quoi invitent nos objets, nos meubles, nos accessoires ? À un accouplement amusant ? À une étreinte obscène ? En quoi l'art, le design et ses productions, menacent-ils ? Les sculptures de Villard & Brossard témoignent d'une entreprise de réappropriation des formes, de toutes les formes, avec les contradictions de leurs imaginaires associés, sans distinction de provenance, de hiérarchie et sans souci chronologique.

Si le titre, Love Human Smell inquiète un peu - qui sont ces humains dont on aimerait l'odeur ? Pire: qui parle ainsi ? Des sculptures dévoratrices ? - peut-être faut-il l'entendre comme une déclaration d'amour à toutes les formes produites par l'activité humaine, du composant industriel au fragment d'accessoire domestique ; du déchet urbain aux éléments traditionnels de l'aménagement de l'espace ; l'entendre comme une tentative de tout embrasser, c'est-à-dire, prendre dans ses bras.

Ici, le caractère organique et érotique des ensembles décoratifs de la mi-XVIIIème - auquel emprunte l'Art nouveau de la fin XIXème - est plus brutal et toxique. L'intimité à l'ère YouPorn serait génitale plus que domestique et coquette, en attestent les terminaisons ornementales en dildos de certaines des sculptures. Tant pis pour les faunes, les satyres et les bergères. Que font leurs blancs moutons boulonnés au mur ?

L'héritage de l'Art nouveau est passé au ltre de la sensibilité contemporaine - angoisses incluses - et à celui de l'adolescence d'une génération qui va devoir faire avec l'état de la planète, auquel, a priori, pensaient peu un Gallé, un Sauvage ou un Rodin.

Voici d'autres figures, plus « en phase » avec le climat économique d'un temps où les licornes deviennent des poneys arc-en-ciel et hennissent très fort la valorisation à plusieurs milliards de dollars d'une énième startup. Un Art nouveau plus rude, servi par d'autres références, d'autres matériaux et composants de récupération, altérés, moulés, puis multipliés et assemblés ; affronter franchement le caractère décoratif de l'art est peut-être la bonne stratégie.

À l'élégance éloquente des volutes décoratives les artistes imposent le plissé chaussette (ou plissé intestinal), la coulure pâtissière industrielle, les formes issues des procédés insensibles de traitement des plastiques et tôles : emboutissage, moulage, extrusion, etc. Les symétries de rubans et coquilles rococo font leur come-back sous l'aspect nettement moins chic des carters couvre-moteurs ou des fins sillons du ventilateur d'un aspirateur (sans sac).

Il n'est pas question comme au temps de l'Union centrale des Arts décoratifs de « répandre une grâce nouvelle sur les mille objets indispensables aux besoins de l'existence » qui rejoindront la poubelle jaune, et la nature n'est plus cette « source intarissable » devant laquelle s'extasie Gallé en longues heures d'étude. Saturée de pesticides - qui, non contents d'affecter les corps, rayent aussi les abeilles du décor - elle n'a plus vraiment la même odeur. On a l'Art nouveau qu'on mérite.

Celui-ci emprunte à une même volonté d'harmonie unificatrice, même si le contexte diffère. Comment faire avec la promesse du déluge, embarqués dans l'arche de la dette ? Essayer de faire beau quand même, pour prendre la mesure du terrain et des possibilités qu'il recèle, encore.

Vernissage de Julie Villard & Simon Brossard "Love Human Smell"

[18:00-21:00] Vernissage de Kaoru Arima
Location:
Edouard Montassut
61, rue du Faubourg Poissonnière
75009 Paris
France
Internet Site : www.edouardmontassut.com
Description:
FAUST IN MARIENBAD BY PARIS 2019

07.09 - 05.10.19
VERNISSAGE SAMEDI 7 SEPTEMBRE, 18-21H

Kaoru Arima makes small impressionistic portraits. The coloured paint is dabbed onto a black painted background whose square shape is reminiscent of a Polaroid. Sometimes the painting bleeds over the edges of the black background, giving the face a blobby, intrusive cool look while reminding us that portraits, an academic form par excellence, are historically linked to the invention of the background. Each portrait has a title: a forename such as "Pokan" or "Po", a notion such as "Over There" or "The Last Person", or a comment such as "Nasty Looking" or "Dirty Blonde".
Kaoru Arima's close-up portraits are unrecognisable. They are dark-but devoid of pathos. The black background they are painted on gives no indication of the context, and modern illusionist machinery, to which their fluidity might have invited comparison, is absent. They seem to have been taken with a flash, as if they were going to disappear or shatter immediately afterwards; these portraits are pictorially unstable. They are unusual in that they are taken from two viewpoints simultaneously: from the viewpoint of the selfie, and from the other side of what is shown. Amalgamated in Arima's little portraits, these two viewpoints raise the question of the interdependency between images we take of ourselves and the image we have of ourselves: a question that lies a heart of profile management on social media. The fact that in Arima's paintings the eyes are all burnt out / gouged out suggests that the subject of this interdependency moves towards the expropriation of one's self by the image of oneself-beginning with the loss of one's eyes.
Arima's portraits invent a place where the face is lost, and they create a space where this absence can become effective. Each of Arima's paintings attests to this movement and crystallises it. The effectiveness of Arima's portraits comes from their rapid execution, which gives them great intensity, and from the removal of the eyes, which makes the surface and the background interchangeable and suggest that, today, all self-images are in the process of turning themselves into self-compost.
Several small "feeling sculptures" punctuate the exhibition and are presented between the portraits. Titled "Sprout of Empty set", these fist marks made on white paper clay (a mixture of clay, fibres, cellulose and water) are small haptic wall sculptures that represent our desire to see what we want to see in them as we touch them. A slightly swollen mask-portrait of Faust / child size, also made of white paper clay, has two eye sockets and a mouth which appear to be either wide empty or gouged out according to whether one is in front of or behind it.

Alexis Vaillant


Kaoru Arima réalise des portraits impressionnistes de petite taille. La peinture colorée est appliquée par touches sur un fond peint en noir dont la forme carrée rappelle le Polaroid. Il arrive que la peinture déborde un peu du fond ce qui donne à au visage un côté blobby intrusif cool, et rappelle que le portrait, forme académique par excellence, est historiquement liée à l'invention du fond. Les portraits peints de Arima ont des titres qui touchent à la personne : des prénoms comme « Pokan » ou « Po », des notions comme « Over There » ou « The Last Person », ou encore des commentaires genre « Nasty Looking » ou « Dirty Blonde ».
Les visages peints en close-up de Kaoru Arima sont méconnaissables. Ils sont dark-mais sans pathos. Le fond noir sur lequel ils sont peints donne aucune indication de contexte, et évacue la machinerie des mirages contemporains auxquels, éventuellement, leur fluidité aurait pu les rattacher. Exécutés dans l'éclair du flash comme s'ils allaient disparaître ou se fragmenter l'instant d'après, ces portraits sont picturalement instables. Ils ont la particularité d'être réalisés depuis deux points de vue simultanément : autant depuis le selfie que depuis l'autre côté de ce qu'il paraît. Amalgamés dans les petits portraits de Arima, ces deux points de vue évoquent la question de l'interdépendance entre l'image de soi et l'image à soi qui est au coeur de l'économie de la gestion de son profil sur les réseaux sociaux. Le fait que dans les peintures de Arima les yeux soient tous carbonisés ou crevés laissent entendre que le sujet de cette interdépendance entre l'image de soi et l'image à soi va vers l'expropriation de soi qui commence par la perte des yeux.
Les portraits de Arima inventent un lieu pour la perte du visage, et ils ménagent un lieu pour que cette absence devienne efficace. Chaque peinture de Arima atteste de ce mouvement et le cristallise. L'efficacité picturale de ces portraits tient d'une part, dans la rapidité d'exécution qui donne à ces visages une coriace intensité, et, d'autre part, à l'ablation des yeux qui rend interchangeable la surface et le fond, et laisse entendre que toute image de soi est aujourd'hui en instance d'autocompost.
Plusieurs petites sculptures de sensation ponctuent l'exposition en s'intercalant entre les portraits. Intitulées « Sprout of Empty set », ces traces de pressions du poing dans de l'argile à papier blanche (mélange d'argile, de fibres, de cellulose et d'eau) sont des sculptures murales haptiques qui représentent la volonté que nous avons, à voir dans elles, ce que nous voulons y voir, en les touchant. Enfin, un portrait-masque légèrement boursouflé de Faust / taille enfant, lui aussi réalisé en argile à papier blanche, exhibe deux orbites et une bouche vides ou dépouillés, selon qu'on se place devant ou dedans.

Alexis Vaillant

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Kaoru Arima (1969, Japan) lives and works in Ishinomaki, Myiagi, Japan. Recent solo and group shows: Aichi Prefectual Museum of Art, Japan, 2019 ; Edouard Montassut, Paris, 2019 ; Queer Thoughts, New York, 2018 (solo) ; Misako & Rosen, Tokyo, 2015 (solo) ; Kunsthal Kade, Amersfoort, Netherlands, 2013 ; Queer Thoughts, New York, 2013 (solo) ; Misako & Rosen, Tokyo, 2012 (solo) ; Shane Campbell Gallery, Chicago, 2012 ; Bortolami, New York, 2011 ; XYZ Collective, Tokyo, 2011. In the early 2000s Arima took part in important international exhibitions including The Age or Micropop: The New Generation of Japanese Artists, curated by Midori Matsui, Art Tower Mito, Mito (2007); The 54th Carnegie International, Carnegie Museum, Pittsburgh (2004) and How Latitudes Become Forms, Walker Art Center, Minneapolis (2003). In 2019 he was guest curator at the Re-Born Art Festival, Japan. His work features in the collections of the Walker Art Center, Minneapolis; Kadist Collection, Paris-San Francisco; Japigozzi Collection, Geneva; Watari-um Museum, Tokyo ; Iwata-senshinkan Gallery, Inuyama.

Vernissage de Kaoru Arima
Kaoru Arima, Over there, 2019, Oil on canvas, 18 x 14 cm (7 1/8 x 5 1/2 in)

[18:00-22:00] Vernissage de Laurence Jenkell
Location:
Principauté de Monaco
Monte Carlo
Monaco
98000 Monaco
M° Gare SNCF Gare de Monaco - Monte-Carlo
Monaco
Description:
Yacht Club de Monaco
Quai Louis II

Du 12 août au 9 octobre

La galerie Boccara Fine Art présente une exposition de Laurence Jenkell au Yacht Club de Monaco pendant l'été 2019.

Deux vernissages en présence de l'artiste les 14 août et 7 septembre 2019.

Vernissage de Laurence Jenkell

[18:00-21:00] Vernissage de Louise Collet
Location:
Domaine départemental de Méréville
12, rue Victor Hugo
91660 Méréville
France
Phone : +33 (0)1 60 82 57 74
Mail : mereville@essonne.fr
Internet Site : www.mereville.essonne.fr
Description:
du 7 septembre au 27 octobre

Vernissage de Louise Collet

Vernissage de Louise Collet
Vernissage de Louise Collet

[18:00-21:00] Vernissage de Marcus Jansen "Stop, Look and Listen"
Location:
Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 83 38 51
Fax : +33 (0)1 45 83 38 51
Mail : magda@magda-gallery.com
Internet Site : www.magda-gallery.com
Description:
Du 7 septembre au 12 octobre
Vernissage samedi 7 septembre 2019 de 18h à 21h

« Il était une fois... » voici un véritable conte de fées du monde de l'art contemporain que l'on découvre à travers la vie de Marcus Jansen. Remarqué en premier lieu par le commissaire d'exposition américain Jérôme Donson qui a organisé des expositions d'artistes de renom tels que Jackson Pollock, Robert Rauschenberg, Jasper Johns, Willem de Kooning et Franz Kline dans les années 1960, Marcus Jansen n'a pas connu ni chemin tout tracé, ni la facilité.

C'est justement le parcours spécial de Marcus Jansen qui fait de sa peinture une expérience poignante. Marcus Jansen né à New York (1968) est pourtant élevé en Allemagne, pays de son père. Mais au début des années 90 il rejoint les forces armées américaines et se retrouve sans plus d'égards ni de préparation au cœur de la « Tempête du désert ». Face à la violence des combats, traumatisé, il se fait reformer et rentre à New York où il essaye de vendre ses peintures sur les trottoirs de Soho pour survivre.

Le conflit armé, mais aussi l'intensité de l'environnement urbain, sont les catalyseurs de son inspiration, lui inspirant des peintures très expressives, où des paysages urbains post-cataclysmiques sont le lit de son imagination. Qualifié de tenant de l' « Expressionnisme Urbain », Marcus Jansen explore le monde qui l'entoure avec à la fois force et poésie, flirtant avec l'abstrait et le figuratif.

Le travail de Marcus Jansen a été récemment présenté à la Triennale de Milan, au Musée des Beaux-Arts de Taiwan ou encore au Kemper Museum of Contemporary Art qui a acquis aussi ses œuvres, tout comme le Smithsonian Institution à Washington.

Vernissage de Marcus Jansen "Stop, Look and Listen"
Marcus Jansen, Faceless #23, 2012, courtesy Danysz gallery

Vernissage de Marcus Jansen "Stop, Look and Listen"
Marcus Jansen, Dreams between War and Beach, 2017, courtesy Danysz gallery

Vernissage de Marcus Jansen "Stop, Look and Listen"
Marcus Jansen, Phone Infiltrations 3, 2018, courtesy Danysz gallery

[18:00-21:00] Vernissage de Mono Gonzalez
Location:
Le M.U.R.
Modulable, Urbain et Réactif
109, rue Oberkampf
croisement des rues Saint-Maur et Oberkampf
75011 Paris
M° Parmentier, rue Saint-Maur, Ménilmontant
France
Mobile : +33 (0)6 17 76 28 36
Mail : associationlemur@gmail.com
Internet Site : lemur.asso.fr
Description:
Vernissage de Mono Gonzalez

[18:00-21:00] Vernissage de Philippine Schaefer & Hélène Barrier "HUMUS"
Location:
15 Martel
15 curiosity + experiences
15, rue Martel
BAT.1 #4e étage
interphone - intercom : 15 martel
75010 Paris
M° Château d'Eau, Gare de l'Est, Poissonnière
France
Mobile : +33 (0)6 60 22 50 14
Mail : contact@15martel.com
Internet Site : www.15martel.com
Description:
HUMUS
photographies, encres, dessins, installations et vidéos

« Dévorée par la passion, rongée par le devoir, affamée par le désir »

la conversation artistique établie entre ces deux créatrices n'est pas sans rappeler la posture de Penthésilée, reine des Amazones, lors de la Guerre de Troie.

Les deux artistes questionnent notre devenir crépusculaire au travers les lois de la Nature.

Elles interrogent la dureté de ce monde, noir de bile, monochrome, aussi changeant qu'un ciel couvert du nord, annonciateur d'une nouvelle ère.

L'absence de couleurs rehausse les intensités émotionnelles qui se succèdent et font appel à l'alchimie : les substances photosensibles révèlent ce que Philippine Schaefer donne à voir, tandis que les pigments des encres parfois ennoblis des interventions textiles d'Hélène Barrier fixent notre regard.

Ici, tout n'est qu'émotion et métaphore.

Vernissage
samedi 7 septembre 2019 à partir de 18H00

Exposition
du 5 au 30 septembre 2019 de 14H à 19H et sur rendez-vous

Vernissage de Philippine Schaefer & Hélène Barrier "HUMUS"

[18:00-21:00] Vernissage de Romain Bernini "Ailleurs et dans un autre temps"
Location:
Galerie Suzanne Tarasiève
7, rue Pastourelle
75003 Paris
M° Filles du Calvaire, Saint-Sébastien - Froissart, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 76 54
Mobile : +33 (0)6 11 01 16 79
Mail : info@suzanne-tarasieve.com
Internet Site : www.suzanne-tarasieve.com
Description:
07 septembre - 05 octobre 2019
Vernissage samedi 7 septembre 2019 de 18h à 21h

Lʼhistorien dʼart Daniel Arasse avait coutume de dire quʼil fallait savoir attendre que « la peinture se lève ».
Autrement dit quʼelle se révèle, quʼelle vienne à nous pour lever un pan de son voile. Face aux peintures de Romain Bernini, jʼai souvent lʼimpression de voir ce chemin se faire à même la toile : sans attendre trop de notre patience, quelque chose vient au-devant de nous, une figure ou un événement. Et peut-être chez lui la peinture se fixe, sʼarrête dans le moment de ce surgissement, de ce quelque chose qui vient, qui advient. Jʼai lʼimpression que tout lʼart de Romain Bernini, cʼest de faire venir. Dans sa dernière série peut-être plus encore que dans dʼautres, quatre Vénus préhistoriques se détachent sur un fond abstrait et multicolore. Elles viennent de loin, depuis un monde sans âge, dʼune primitivité lointaine. Et lʼartiste les fait venir au premier plan, renversant lʼordre linéaire du temps, lʼanté-figure passant devant la période abstraite, au point quʼelles en deviennent par moments presque pop.

Tout dans cette exposition consiste à faire venir. Faire venir la sculpture dans la peinture, avec ses ombres, ses reliefs et son volume détourés dʼun fond vibratoire. Faire venir le féminin : obscurs objets du désir, démesurément agrandies quand elles sont à lʼorigine minutieusement taillées, mystères de la Préhistoire tant on ignore tout encore de ces figurines et des usages religieux ou votifs qui en étaient fait, ces Vénus premières marquent lʼarrivée de la figure féminine dans son œuvre. Ou encore, par le biais dʼun rideau blanc qui lui sert de chiffon, sur lequel lʼartiste essuie ses pinceaux ou essaie ses touches de couleur comme sur une palette : faire venir lʼatelier dans le white cube de la galerie.

On sait combien le marché favorise aujourdʼhui un certain « retour en force » de la peinture. Mais on pourrait dépasser cette remarque conjoncturelle en faisant état dʼun état jouissif de la peinture actuelle dont Romain Bernini me semble offrir un exemple éclatant : chez lui, comme par exemple chez Ida Tursic et Wilfried Mille, les figures érotisées ou les exubérances exotiques de ses jungles artificielles sont des détours et des manières de célébrer lʼart de la peinture. Voyez comme ici Romain Bernini dit la sensualité de lʼacte de peindre, et combien par ses Vénus préhistoriques nimbées dʼabstraction il touche à la question de lʼaura, cette aura que la photographie a perdue selon Walter Benjamin et que la peinture contemporaine sʼattache à retrouver. A lʼinverse dʼune génération antérieure de peintres aux couleurs fades, éteintes (Luc Tuymans ou Michael Borremans, véritables maîtres du spectral), tandis que chez dʼautres les coulures tristes disent la nostalgie de la « grande peinture » qui régnait hégémonique sur la fabrique des images, à lʼinverse donc tout un paysage pictural contemporain exprime certes la pleine santé économique de la peinture et de lʼart contemporain dans le monde néo-libéral, mais tend plus profondément à montrer la vitalité, la jouissance retrouvée de cet art au contact des autres régimes dʼimages qui auraient pu faire craindre sa disparition. A lʼimage de cet autre visage féminin quʼon aperçoit un peu plus loin dans lʼexposition, tacheté à la façon dʼun maquillage papou, bouche ouverte entre le trouble et lʼextase. Faire venir, cʼest en somme manifester la peinture elle-même, fêter sa « relève » et sa persistance au milieu du flux des visuels et des écrans, et célébrer le rapport sensible et sensoriel au monde, « étrange et pénétrant », quʼelle est encore capable dʼinstaurer.

Jean-Max Colard

Vernissage de Romain Bernini "Ailleurs et dans un autre temps"

[18:00-21:00] Vernissage de Rosângela Rennó "Persistent Image"
Location:
galerie mor charpentier
61, rue de Bretagne
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 44 54 01 58
Mail : contact@mor-charpentier.com
Internet Site : www.mor-charpentier.com
Description:
du 7 septembre au 5 octobre

Historical monuments are built to last forever, their static poses and stone material reveal their perpetual intentions. These monuments might remain, but what happens when their context changes, modernizes, evolves and develops new ways of perceiving the same mementos? Rosângela Rennó's work often dares to venture into the profound implications of memory, as the growth of individuals and the whims of history open up new perspectives for our personal and collective memory.

Vernissage de Rosângela Rennó "Persistent Image"

[18:00-20:00] Vernissage de Tarik Kiswanson "Vessels"
Location:
Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 45 83 71 90
Fax : +33 (0)1 45 70 91 30
Mail : contact.paris@alminerech.com
Internet Site : www.alminerech.com
Description:
7 septembre - 5 octobre 2019

On doit au psychologue suisse Jean Piaget (1896-1980) une théorie du développement cognitif de l'enfant décomposée en quatre stades. Au dernier stade, vers douze ans, les enfants acquièrent une capacité d'abstraction. Ce moment du développement est une préoccupation centrale de l'artiste Tarik Kiswanson, dont le plus récent travail approfondit une réflexion sur sa propre évolution d'immigrant de la première génération ayant grandi en Suède ; il y parvient en dialoguant avec des préadolescents qui partagent des expériences comparables d'aliénation sociale et d'adaptation. À travers des conversations et des performances, Tarik Kiswanson a développé de nouvelles pièces qui parlent de la transition entre enfance et monde adulte et de la compréhension des différentes couches abstraites du soi : identités hybrides, langues multiples et mémoires d'un lieu ou de lieux jamais visités.

Intitulée Vessels, cette exposition est une installation immersive composée de nouvelles œuvres murales, de dessins et d'un nouveau film, The Reading Room.

L'exposition s'ouvre sur un nouveau corpus d'œuvres, Conductive Bodies (2019), une série de sculptures murales, réalisées en incisant des motifs de patronage de vêtements découpés dans des plaques de cuivre. Les formes sont reliées par des fils de coton, créant ainsi un ensemble abstrait soutenu par une tension précaire. Dans ces œuvres, l'artiste adopte une approche intuitive de la matière en créant des formes proches du cocon qui retiennent et chargent leurs propres espaces négatifs.

Dans la salle suivante, on découvre le film The Reading Room (2019), méditation poétique et fragmentée sur la question de l'appartenance et de l'identité comme idées abstraites : que veut dire retourner quelque part ou rechercher quelque chose dont on n'a jamais fait l'expérience ? The Reading Room a été tourné dans la bibliothèque d'Edward Saïd à l'université Columbia de New York City, qui abrite la bibliothèque personnelle de cet intellectuel et théoricien palestinien décédé en 2003. La séquence principale - un jeune garçon qui s'éveille dans la bibliothèque et bégaie en tentant de lire à voix haute - est entrecoupée de photographies d'archives et d'images animées d'un garçon qui se métamorphose et voyage à travers le temps et l'espace. Les scènes, filmées du point de vue de l'enfant, superposent différents plans qui forment des images floues cherchant à s'assembler comme pour recréer une mémoire.

Les dessins de Tarik Kiswanson, préliminaires aux images animées, sont présentés dans la troisième salle. À la fois abstrait et figuratif, le personnage du film apparaît de manière fantomatique dans ces œuvres sur papier. Intitulée Passings (2019), la nouvelle série d'œuvres murales de l'artiste a été développée au cours de sa récente performance Dust (2019), présentée au Centre Pompidou à Paris, pour laquelle l'artiste a produit des textiles uniques à partir de radiographies de robes traditionnelles datant pour les plus anciennes de 300 ans et prêtées par la Fondation Tiraz en Jordanie. Ces tissus revêtus par les jeunes interprètes lors de la performance sont ici présentés sous forme de toiles tendues et comprennent de nouveaux détails, comme des écrits de l'artiste.

L'ensemble de ces travaux exprime une volonté de traiter le passé à travers des archives, des émotions et des expériences afin de créer une identité future qui dépasserait, par la poésie, le simple concept de catégorie et de frontière. L'esprit préadolescent, développant sa capacité de s'extraire du concret pour entrer dans l'abstraction, sert de point de départ à sa réflexion foisonnante, presque sans limites, sur ce que pourrait signifier se sentir chez soi, dans le monde et en soi-même.

Amy Zion

Vernissage de Tarik Kiswanson "Vessels"
Tarik Kiswanson, The Window, 2019
Drawing on paper - 29.5 x 40.5 cm
Courtesy of the Artist & Galerie Almine Rech

[18:00-21:00] Vernissage de Taro Shinoda "What I can do with children and the sun"
Location:
Galerie Frank Elbaz
66, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 48 87 50 04
Fax : +33 (0)1 48 87 52 93
Mail : info@galeriefrankelbaz.com
Internet Site : www.galeriefrankelbaz.com
Description:
September 7 - October 12, 2019
Opening on September 7, 6-9 pm

galerie frank elbaz is pleased to present What I can do with children and the sun, the first solo exhibition in Paris by Tokyo-based artist Taro Shinoda. The exhibition features a series of blueprint works, depicting the movement of the sun on photosensitive paper, on top of which the artist places sand and rocks, exposing them to sunlight and sound vibrations. Additionally, a series of acrylic paintings that are made in collaboration with other individuals is on view. Challenging Shinoda's own aesthetics, these works demonstrate his metacognitive artistic approach toward natural wonder. It is not about what he knows but it is always about what, why and how he thinks.

The modern education system was created about 150 years ago during the Industrial Revolution. It gave people academic opportunities that were once only available to the aristocracy. But, at the same time, education became a tool to standardize knowledge, imposing its values on society at large. The current system continues to produce professionals, experts and scholars, giving them college degrees, in other words, licenses to get a job. As a result, advanced knowledge is divided into categories, making it difficult to become a polymath, the highest form of intellectual existence.

Taro Shinoda is a self-taught artist, who emerged outside of the conventional art education system. Shinoda studied Japanese landscape gardening before deciding to pursue a career in art, making his debut in 1995 with Milk, a kinetic sculpture installation, which recreated the Ryoanji Temple in Kyoto. Since then, he has been exploring the myth and science behind Japanese garden landscape design, an art form that focuses on the relationship between life on earth and the universe. Shinoda also continues to study, particularly the work of Mirei Shigemori, a prominent Japanese garden architect, considered to be one of the foremost historians and designers of Japanese gardens in the modern period. In the past decade, the artist created works in a wide range of media: ink drawings on paper of imaginary garden landscapes, a large-scale kinetic sculpture equipped with a jet engine called God Hand, a mobile sculpture that mimics Engawa (a viewing platform, which is an essential element of Japanese architecture connecting indoors and outdoors), and a series of filmed moon movements captured with a hand-built telescope entitled Lunar Reflexion Transmission Technique. The works all have a different look, but they consistently reveal the artist's deep interest in astronomy and physics.

Shinoda profoundly admires the great polymath Richard Buckminster Fuller, who described our planet as "spaceship earth". He has adopted Fuller's philosophy, voluntarily becoming a passenger on this spaceship. Shinoda continues to present new models, hoping to contribute to navigating the ship to a better destination.

- Kaz Oshiro

Taro Shinoda was born in 1964 and lives and works in Tokyo. His landscape gardening studies background informs his visual practice, with his large-scale pieces suggesting a new kind of relationship between humans and nature, based upon an understanding that sees everything in the universe, including the cosmos itself, as an evolving form of nature coexisting with human endeavor In recent years, by pondering the relationship between humans and the contemporary urban landscape or our everyday settings with their reliance on advanced technological elements, he has been deepening his insight into the concept of 'nature' as an abstraction that includes lifestyle, society and culture within its scope.

His solo exhibitions include The Sun and Mt. Fuji and Steve Reich, Misa Shin Gallery, Tokyo ; Homo sapiens sapiens, Taka Ishii Gallery, Tokyo ; Lunar Reflexions, Isabella Stewart Gardner Museum, Boston ; REDCAT, Los Angeles ; God Hand, Hiroshima Museum of Contemporary Art. Shinoda has also participated in numerous international biennales and group exhibitions: Garden of Earthly Delights, Gropius Bau, Berlin ; Sydney Biennale ; Sharjah Biennale ; Mori Art Museum, Tokyo ; Istanbul Biennale ; Busan Biennale ; Yokohama Triennale.

Vernissage de Taro Shinoda "What I can do with children and the sun"
Taro Shinoda, Paintings of choices #2, 2019, acrylic paint, aluminium, resin
45 x 28 x 3 cm / 17 3/4 x 11 x & 1/8 inches

Vernissage de Taro Shinoda "What I can do with children and the sun"
Taro Shinoda, The Sun and Mount Fuji and Steve Reich, 2019, Ink on paper with plywood frame,
112 x 112 cm (44 1/8 x 44 1/8 inches)

[18:00-21:00] Vernissage de l'Installation lumineuse de Céline Wright avec Grok
Location:
Musée de l'Histoire de France - Centre Historique des Archives Nationales
Hôtel de Soubise
60, rue des Francs-Bourgeois
87, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 27 60 96
Internet Site : www.archivesnationales.culture.gouv.fr
Description:
dans le cadre de Paris Design Week

En avant-première Céline Wright met en scène l'oiseau, sa dernière création, dévoilée au Salon de Milan 2019.

« L'oiseau s'est imposé. Il cherchait un écrin duquel prendre son envol. Il évoque l'espace et la respiration. Je pense au jeu de lumière dans les plumes des oiseaux qui volent. Depuis toujours je les observe, leurs mouvements m'inspirent. Après les nuages, les voiles, place à l'envol de l'oiseau dans cet escalier magistral du Musée des Archives nationales. » Entièrement fabriqué en papier washi (japonais), choisi pour ses qualités de transparence, l'oiseau est 100% nature, 100% fait main, 100% made in France !

Vernissage de l'Installation lumineuse de Céline Wright avec Grok

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition "30 ans à Galerie Richard"
Location:
Galerie Richard
Galerie Jean-Luc & Takako Richard
74, rue de Turenne
3, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 43 25 27 22
Fax : +33 (0)1 43 25 27 23
Mail : paris@galerierichard.com
Internet Site : www.galerierichard.com
Description:
Scott Anderson, Christophe Avella-Bagur, Carl Fudge, Dionisio Gonzalez, Hervé Heuzé, Sebastian Ludwig, Lauren Marsolier, Takesada Matsutani, Kiyoshi Nakagami, Joseph Nechvatal, Laurence Papouin, David Ryan, Jeremy Thomas

Jean-Luc et Takako Richard présentent "30 ans", une exposition anniversaire collective regroupant treize artistes ayant exposé dans les cinq dernières années à la galerie. Les artistes presentent trois oeuvres.

jusqu'au 21 septembre

Vernissage de l'exposition "30 ans à Galerie Richard"

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Arnulf Rainer / Early work"
Location:
Galerie Thaddaeus Ropac
7, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 72 99 00
Fax : +33 (0)1 42 72 61 66
Mail : galerie@ropac.net
Internet Site : www.ropac.net
Description:
7 SEPTEMBRE - 12 OCTOBRE 2019

Bien que non exclusivement, je considère d'abord la création artistique comme un monologue intérieur. Un peu comme le rêve se poursuit dans un sommeil profond, le recouvrement d'une peinture est la continuation de ce monologue dans le silence. Arnulf Rainer, 1973

La Galerie Thaddaeus Ropac a le plaisir de présenter la première exposition monographique d'envergure consacrée aux premières oeuvres d'Arnulf Rainer en France. Arnulf Rainer est considéré comme un pionnier de l'Art Informel en Autriche, mouvement caractérisé par une approche intuitive et expressive d'une abstraction lyrique. Cette exposition réunit dans la galerie du Marais un ensemble exceptionnel de Surpeintures [Übermalungen] rouges et noires datant de 1953 à 1969 ainsi que des Proportions [Proportionsstudien], oeuvres sur papier du début et du milieu des années 1950. Sur les trois étages de la galerie du Marais, l'exposition montre l'évolution du rapport de l'artiste à l'abstraction, depuis la rigueur mathématique des études de proportions à la subjectivité émotionnelle des surpeintures.

Les premières œuvres d'Arnulf Rainer placent l'artiste dans une position singulière, à la croisée de nombreuses influences, entre surréalisme, minimalisme et expressionnisme abstrait. Dans les années 1950, Rainer développe le concept de Surpeinture, influencé par le principe surréaliste de l'écriture automatique. Rainer commence à travailler sur cette série en 1952 après un voyage à Paris qu'il effectue avec sa compatriote, l'artiste Maria Lassnig. À cette occasion il rend visite au poète germanophone d'origine roumaine Paul Celan, pour lequel il nourrissait une grande admiration. Celan traduisait alors en allemand Précis de décomposition (1949), un livre du philosophe roumain Emil Cioran dont il reconnaît l'influence sur sa manière d'envisager la peinture et sur sa pratique ultérieure.

À son retour en Autriche, Rainer commence à peindre sur ses propres tableaux, puis, à partir de 1953, sur des tableaux d'autres artistes en raison de ses maigres moyens financiers. Rainer se souvient: "Je n'avais pas d'argent alors je me rendais au marché aux puces et j'achetais des tableaux anciens. Ces toiles étaient beaucoup moins chères que des toiles neuves. Je m'en servais comme support pour mes peintures et j'ai réalisé qu'il y avait une différence selon que je peignais par-dessus une nature morte ou une figure féminine, vêtue ou non, sur une montagne, un bateau, ou quoi que ce soit d'autre. Cela a eu une sorte de contre-effet sur moi, et j'ai commencé à m'intéresser à la 'surpeinture'."

Convaincu que la peinture est une forme visuelle de la conscience spirituelle, Rainer décrit la spécificité de son travail dans le contexte de l'abstraction gestuelle comme suit: "Contrairement à la peinture gestuelle, la peinture de recouvrement monochrome s'effectue lentement. Car c'est un processus de création passif, le peintre doit écouter avec patience et attendre jusqu'à ce que l'endroit des points à recouvrir se fasse remarquer désagréablement [...]. L'acte organique de créer est peut-être plus essentiel que le tableau fini; car cette participation progressive à l'obscurcissement ou encore à l'immergement du tableau, sa rentrée petit à petit dans dans la paix et l'invisibilité (le grand Océan) pourrait se comparer à l'expérience contemplative de la vie religieuse."

Une sélection d'importantes oeuvres sur papier seront exposées en dialogue avec les Surpeintures. Composées de plusieurs bandes de papier coloré assemblées ensemble à la manière d'un collage, les Proportions (1953-54) combinent l'influence de l'abstraction moderniste et de l'expérimentation dans le domaine du Color Field. Avec un vocabulaire plastique réduit à l'essentiel, ces oeuvres résultent de la volonté de se concentrer exclusivement sur la composition et l'équilibre des formes, loin de toute subjectivité, imagination ou émotion.

Le catalogue qui accompagne l'exposition comprend la transcription de la conversation entre Arnulf Rainer et Hans Ulrich Obrist qui a eu lieu en novembre 2005 au MUMOK [Museum of Modern Art Foundation Ludwig Vienna], ainsi que cinq courts textes d'Arnulf Rainer, écrits entre 1954 et 1976 et un poème de la célèbre poètesse autrichienne Friederike Mayröcker écrit spécifiquement pour l'exposition.

Vernissage de l'exposition "Arnulf Rainer / Early work"

Vernissage de l'exposition "Arnulf Rainer / Early work"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Immatérialité"
Location:
Espace Topographie de l'art
15, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 40 29 44 28
Fax : +33 (0)1 40 29 44 71
Mail : topographiedelart@orange.fr
Internet Site : www.topographiedelart.fr
Description:
Vernissage de l'exposition :
Samedi 7 septembre de 18h à 21h

"IMMATÉRIALITÉ"

Adam Belt
Stephan Breuer
Jean-Baptiste Caron
Charlotte Charbonnel
Caroline Corbasson
Elias Crespin
Liz Deschenes
Thomas Devaux
Pascal Haudressy
Guillaume Millet
Jan Van Munster
Martin d'Orgeval
Vera Röhm

Commissariat : Domitille d'Orgeval

Exposition du 7 septembre au 2 novembre 2019
du mardi au samedi de 14h à 19h

L'exposition réunit une dizaine d'artistes français et internationaux dont les démarches variées convergent dans l'intérêt partagé pour des questions se situant à la frontière de la science et de l'art : espace-temps, phénomènes naturels et cosmiques, lois de la physique et de la mécanique.

Tendant à une dématérialisation des formes, leurs œuvres cherchent à rendre tangible ce qui échappe à la vision humaine, que ce soit par le biais de la photographie (Thomas Devaux, Liz Deschenes, Martin d'Orgeval), de l'installation sonore (Charlotte Charbonnel), de la projection vidéo (Pascal Haudressy), du néon (Jan Van Munster), de mobiles électrocinétiques (Elias Crespin), de la sculpture (Caroline Corbasson, Vera Röhm), de la peinture (Guillaume Millet) ou de techniques inédites (Adam Belt, Stephan Breuer, Jean-Baptiste Caron).

Jouant ainsi de la tension entre visible et invisible, apesanteur et gravité, artificiel et naturel, abstraction et réalité, ces réalisations offrent des expériences visuelles intenses qui invitent le spectateur à s'interroger sur les limites classiques de la perception. Propositions ouvertes, elles renouent avec l'une des préoccupations qui a traversé l'histoire des avant-gardes artistiques du XXe siècle, de Malevitch à Klein en passant par Fontana : trouver dans la matière la voie vers l'immatériel.

Domitille d'Orgeval

Vernissage de l'exposition "Immatérialité"

[18:00-22:00] Vernissage de l'exposition "L'eau dans l'art"
Location:
Galerie Libre Est L'Art
52, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, République
France
Mobile : +33 (0)6 50 53 34 40
Mail : galerie.libre_est_lart@yahoo.com
Internet Site : www.galerie-libre-est-lart.com
Description:
Vernissage de l'exposition "L'eau dans l'art"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "La Rose de la Sainte-Chapelle"
Location:
Bordeaux
Bordeaux
33000 Bordeaux
M° Gare SNCF Bordeaux Saint-Jean
France
Internet Site : www.bordeaux.fr
Description:
Abbaye de La Sauve-Majeure
14 Rue de l'Abbaye
33670 La Sauve

Voyagez au cœur d'un vitrail grâce à une installation-événement à l'abbaye de La Sauve-Majeure !

Cette nouvelle exposition itinérante du Centre des monuments nationaux a été conçue pour faire découvrir au plus grand nombre ce chef-d'œuvre du vitrail gothique.

Elle présente des photographies à taille presque réelles de la grande rose de la Sainte-Chapelle de Paris exposée pour la première fois à l'abbaye de La Sauve-Majeure du 7 septembre 2019 au 5 janvier 2020.

La grande rose de la façade ouest de la Sainte-Chapelle de Paris, sur l'Ile de la Cité, représente, en vitrail, le thème de l'Apocalypse selon saint Jean, dernier livre du Nouveau Testament.

L'exposition se propose ainsi de coucher la rose à l'horizontale dans une installation originale conçue par Alexis Patras et Tania Hagemeister, qui convie les visiteurs à une promenade au plus près des scènes historiées. Le promeneur chemine dans les « allées » du vitrail, progressant de scène en scène, de pétale en pétale, guidé par la carte commentée de Françoise Perrot, historienne du vitrail, ancienne directrice du Centre international du vitrail de Chartres, directrice honoraire de recherches au CNRS et commissaire de cette exposition.

Vernissage de l'exposition "La Rose de la Sainte-Chapelle"

[18:30-23:55] 18ème édition du Festival Silhouette 2019
Location:
Parc de la Butte du Chapeau Rouge
5, avenue Debidour
75019 Paris
M° Pré-Saint-Gervais, Danube, T3 Robert Debré
France
Internet Site : equipement.paris.fr/parc-de-la-butte-du-chapeau-rouge-1811
Description:
Courts métrages et concerts
Parc de la Butte du Chapeau Rouge

ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE


SOIRÉE DE LANCEMENT - MARDI 27 AOÛT

Rendez-vous au Le Hasard Ludique pour lancer la 18ème édition du festival !
Au programme de la soirée : ciné-karaoké et ambiance festive !


PARC DE LA BUTTE DU CHAPEAU ROUGE, PARIS 19ÈME

18h30 - RENDEZ-VOUS CINÉMA
Samedi 31 août - Dimanche 1er septembre - Mercredi 4 septembre
Pour rencontrer et échanger avec des professionnels autour d'enjeux du cinéma et du court métrage.

19h30 - CONCERTS
Tous les soirs du 30 août au 7 septembre

21h - PROJECTIONS
Tous les soirs du 30 août au 7 septembre

Lors de 7 soirées sur le Parc de la Butte du Chapeau Rouge, découvrez notre sélection internationale de courts métrages en tout genre : documentaire, hybride, fiction, clip et animation pour tout âges

Vendredi 6 septembre, découvrez la séance non compétitive « Passages », l'occasion de fêter les 18 ans de Silhouette. Au programme, une sélection de films courts tirés des précédentes éditions qui mettent en lumière le passage d'un âge à l'autre.


EN SALLES

Holiday Inn Express Paris - Canal de la Villette
Trois programmes internationaux pour le jeune public
Graines de spectateurs : dès 3 ans
Ciné-pousses : dès 6 ans
Cinéphiles en herbe : dès 9 ans

DOC
Un programme hybride regroupant des courts métrages à la recherche de structures formelles innovantes.

Grand Parquet
Un programme documentaire et un programme clip pour découvrir le court métrage différemment.


SOIRÉE BILINGUE LSF - DIMANCHE 1er SEPTEMBRE

Pour la deuxième année consécutive, Silhouette s'applique à rendre le festival accessible aux personnes sourdes et malentendantes. La soirée du dimanche est entièrement bilingue en langue des signes française: les interventions sont signées et l'intégralité des films est sous-titrée.


FOCUS PASSAGES - VENDREDI 6 SEPTEMBRE

À l'occasion de nos 18 ans, retrouvez une sélection de films courts tirés des éditions précédentes Silhouette, qui mettent en lumière le passage d'un âge à l'autre.


ÉCO-FESTIVAL

Lauréat du Trophée des événements éco-responsables parisiens en 2018, le Festival Silhouette s'engage année après année à renforcer son aspect durable. Cette année vous pourrez retrouver des ateliers éco-responsables tout au long du festival.

Nous vous recommandons d'apportez vos gourdes car nous ne vendons plus de bouteilles d'eau en plastique.

Éco-cups et pichets seront disponibles et consignés respectivement au prix de 1€ et 2€.


INFOS PRATIQUES

Soirée de lancement - Entrée gratuite
Le Hasard Ludique, 128 avenue de Saint-Ouen, 75018 Paris

Projections en plein air - Entrée gratuite
Parc de la Butte du Chapeau Rouge
5 avenue Debidour, Paris 19e
Métro 11 - Télégraphe
Métro 7bis - Pré St Gervais
Tramway 3bis - Hôpital Robert Debré
Accès aux personnes en situation de handicap

Projections en salles - Entrée gratuite
Holiday Inn Express - Canal de la Villette, 68 quai de la Seine, Paris 19ème
DOC ! - 26 Rue du Dr Potain, Paris 19ème
Le Grand Parquet - 35 Rue d'Aubervilliers, Paris 18ème

Toute la programmation, jour par jour, prochainement en ligne sur association-silhouette.com

18ème édition du Festival Silhouette 2019

[18:30-21:30] Vernissage d'Hélène de Saint Lager
Location:
Île Saint-Louis
75004 Paris
M° Pont Marie, Sully - Morland, Maubert - Mutualité
France
Description:
AYN GALLERY
18-20 RUE SAINT-LOUIS EN L'ILE
75004 PARIS
RSVP: CONTACT @AYNGALLERY.COM

Avec la participation de
VICTORIA EPISCOPO

Exposition permanente du 5 au 14 SEPTEMBRE 2019

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "6 APPARTEMENTS DE DESIGNERS"
Location:
Institut Suédois
11, rue Payenne
Hôtel de Marle
75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert
France
Phone : +33 (0)1 44 78 80 20
Fax : +33 (0)1 44 78 80 27
Mail : info@ccs.si.se
Internet Site : www.ccs.si.se
Description:
Dans le cadre de Paris Design Week et Swedish Design Moves Paris, la saison culturelle de la rentrée à l'Institut suédois, six appartements de résidence ont été réhabilités par autant de duos - marques engagées avec le designer de leur choix. Ils proposent ainsi six déclinaisons possibles de hem dans un hôtel particulier du XVIème siècle. En suédois, le mot hem porte en lui une idée d'appartenance, de lieu de sécurité et de confort avec une charge émotionnelle positive.

Pour relever le défi ont répondu présents :

Carl Malmsten AB - Anna Kraitz
Thomas Eriksson Arkitekter - Ulf Agnér
Beckmans College of Design Stockholm - Paris College of Art
Svenskt Tenn - d'après la philosophie d'Estrid Ericsson et Josef Frank
Gärsnäs - Färg & Blanche
Dux - Septembre Architecture & Urbanisme
Présentation presse le 5 septembre de 14h00 à 17h30.









[19:00-21:00] Cocktail Superfront
Location:
Le Marais
Marais
75004 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau, Arts et Métiers
France
Description:
132, rue de Turenne - 75003 Paris

dans le cadre de Paris Design Week

L'équipe de Superfront est impatiente de vous faire découvrir ses designs en vrai ! Car même si vous avez déjà pu voir les produits Superfront en photo, il n'y a rien de mieux que de les toucher pour vous rendre compte de leur qualité.Twister les façades de vos meubles de cuisine "Metod" ou "Factum", donner une seconde vie à votre dressing "Pax", ou personnaliser votre commode"Besta", c'est la proposition de la marque suédoise qui habille avec style les basics d'Ikea.

Si vous êtes Parisien ou que vous y séjournez, n'hésitez pas à passer au pop-up Superfront afin de faire le plein d'inspirations pour décorer de manière plus élégante, plus moderne et plus intelligente votre intérieur. Vous pourriez même, pour commencer, repartir avec de nouvelles poignées. Car cela va de soi, Superfront les vend dans sa boutique !

L'équipe se réjouit de vous accueillir dimanche ou au cours des trois prochains mois !

Le pop-up sera ouvert du 1er septembre au 30 novembre.
Mardi au Dimanche de 11h à 19h.

Cocktail samedi 7 septembre à partir de 19h (sur invitation).

Présentation presse mardi 10 et mercredi 11 septembre de 11h à 19h.

Cocktail Superfront

[19:00-22:00] Vernissage Paris Design Week
Location:
Le Marais
Marais
75004 Paris
M° Saint-Paul, Hôtel de Ville, Rambuteau, Arts et Métiers
France
Description:
Eric Miomandre
Galerie MI'O
10 rue Caffarelli

Eric Miomandre, Pendant les évènements Paris Design Week la Galerie MI'O expose les Meubles sur mesure d'eric MIOMANDRE et accueille, les créations de Luminaires de sebastien SAUZE de Ligne SAUZE et les créations sur papier et vitrail de l'artiste et designer Tal WALDMAN de Talva D.
Vernissage le Samedi 07 septembre 19:00-22:00

Vernissage Paris Design Week

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "American Design in Paris"
Location:
Galerie Joseph Froissart
7, rue Froissart
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 71 20 22
Fax : +33 (0)1 42 71 00 11
Mail : contact@galeriejoseph.com
Internet Site : www.galeriejoseph.com/espace-evenementiel-paris-froissart
Description:
Dans le cadre de Paris Design Week

En association avec Wanted Design et conjointement aux Rising Talent Awards US organisés par MAISON&OBJET, American Design in Paris est l'occasion pour Triode de mettre en avant un savoir-faire particulier autour du verre et de la lumière. Pour la première fois à Paris, une sélection de nouvelles pièces sera présentée dans une scénographie simple faisant la part belle à cet art très pointu, incluant des pièces de Lindsey Adelman, John Pomp, Roll & Hill, Gabriel Scott, Allied Maker, David Weeks, Jason Miller, Ladies and Gentlemen Studio, John Hogan, Atelier de Troupe, Trueing et Ocrùm.

>> RSVP

Vernissage de l'exposition "American Design in Paris"

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Lainamac, Oh My Laine"
Location:
Heureux les Curieux
23, rue du Pont-aux-Choux
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 45 30 00 89
Mobile : +33 (0)6 8 48 42 61
Mail : contact@heureuxlescurieux.com
Internet Site : www.heureuxlescurieux.com
Description:
dans le cadre de la Paris Design Week

La Paris Design Week chez Heureux les Curieux : « Oh My Laine ! » de LAINAMAC.

Vous voilà de retour, la peau couleur soleil, l'humeur encore vagabonde, l'œil heureux, curieux aussi certainement... Car l'été nourrit, il rafraîchit de nouvelles envies, n'est-ce pas ? Alors venez vous pelotonner au cœur de notre cocon. Avant de se lover près de vos belles mailles d'automne, vous découvrirez que bien entendu la laine se tricote pour emmitoufler et réchauffer, mais pas seulement. Brebis et moutons ont plus d'un tour dans leurs pelotes.

Valoriser une matière première qui vit et revit à l'infini, relocaliser des techniques et savoirs uniques provenant des paysages français, cheminer de la tonte à des contes créatifs, d'un territoire de pâturages à un terrain d'expression foisonnant... LAINAMAC, le réseau professionnel de la filière laine du Massif central, est un fil conducteur qui relie nature et design, pureté et inventivité.

Ainsi, du 4 au 22 septembre, à l'occasion de la Paris Design Week, LAINAMAC dévoilera chez Heureux les Curieux son projet « Oh My Laine ! ». Tricot maille, feutre, tapisserie, tissage, la laine respire de 1001 façons : ici dans la douceur d'un vêtement, là dans le moelleux d'un matelas, de-ci de-là dans la beauté d'un objet... Déroulant sa bobine sur plusieurs années, le projet « Oh My Laine ! » a comme dessein de révéler aux acheteurs et prescripteurs une collection inédite de produits en laine, tous issus d'une trame de manufactures et artisans, engagés et respectueux.

En accueillant entre nos murs les premiers pas d'« Oh My Laine ! » avec une dizaine de labels ambassadeurs de la démarche, vous pourrez défricher la filière laine, plonger parmi les moindres recoins de cette fibre, déshabiller du regard des objets d'excellence, qu'ils soient poétiques et traditionnels, étonnants et novateurs.

La laine se fête, et nous sommes impatients de vous retrouver pour célébrer notre 15ème aventure lors d'un cocktail, le samedi 7 septembre de 19h à 21h.

Vernissage de l'exposition "Lainamac, Oh My Laine"

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "MASTERPIECES 2"
Location:
Galerie Thomas Bernard-Cortex Athletico
13, rue des Arquebusiers
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 75 50 42 65
Mail : info@cortexathletico.com
Internet Site : www.cortexathletico.com
Description:
Lisa Beck / Pierre Clerk / Rolf Julius / Franck Eon / Vincent Gicquel / Thierry Lagalla / Rainier Lericolais / Gorka Mohamed / Anita Molinero / Kevin Rouillard / Sergio Verastegui

Jusqu'au 5 octobre 2019
Horaires modifiés pendant toute la période de l'exposition :
Mardi - Samedi : 12h - 20h30
Dimanche : 12h - 19h

Vernissage samedi 7 septembre 2019 de 19h à 21h

MASTERPIECES est née de notre volonté de présenter des œuvres d'artistes avec qui nous travaillons ou issues de la collection de la galerie.

Pour cet accrochage de rentrée, nous avons choisi de montrer des pièces manifestes, empreintes de manière la plus radicale des réflexions et des obsessions des artistes.

Cette exposition permettra de se reconcentrer sur l'ontologie de nos activités quotidiennes : l'exposition et la diffusion d'œuvres d'art.

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition des Ateliers de Paris
Location:
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris
Hôtel Angoulême Lamoignon
22, rue Pavée
75004 Paris
M° Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 44 59 29 68
Description:
Dans le cadre de la Paris Design Week

Les Ateliers de Paris à la Bibliothèque historique de la ville de Paris

Martial Marquet et Döppel studio, résidents aux Ateliers de Paris, proposent à la Bibliothèque historique de la ville de Paris, dans l'hôtel Lamoignon, l'exposition Fantasmagorie. Elle met en relation une sélection d'objets lumineux dont les matériaux sont associés à la lumière pour former des objets narratifs, voire poétiques, réalisés par une quinzaine de designers français et étrangers : Pierre Charrié, Superpoly, Studio Martes, Studio Mousse, Adam Ruiz, Units... Ces objets lumineux créent une ambiance, un contexte propre à chacun.

Vernissage le 7 septembre

[19:30-23:30] Soirée inaugurale du "Off !" de la rue du Vertbois
Location:
Rue du Vertbois
Rue du Vertbois
75003 Paris
M° Temple, République, Strasbourg - Saint-Denis
France
Internet Site : peopleofvertbois.com
Description:
Dans le cadre du « Off ! » de l'édition 2019 de la Paris Design Week

VENEZ RENCONTRER LES ACTEURS DE LA JEUNE SCÈNE DU DESIGN AU OFF, POUR LA PREMIÈRE FOIS AU VERTBOIS

Toute l'équipe de Paris Design Week à le plaisir de vous inviter à la soirée officielle Paris Design Week le 7 septembre 2019 de 19h30 à 22h

Invitation valable pour 2 personnes, à présenter à l'entrée.
RSVP avant le lundi 2 septembre sur :
>> RSVP

Le OFF - Vertbois
46 Rue Vertbois

À l'occasion de cette soirée évènement, découvrez les lauréats des concours "Design Moi Un Objet" par Ibis Styles et "OI : Expressions Design Awards" par O.I.
Retrouvez également le gagnant du prix Vertbois et l'exposition MINI "Beyond The Car 3".

Dans le cadre du « Off ! » de l'édition 2019 de la Paris Design Week, l'École Bleue Global Design expose dans une galerie du Haut-Marais une sélection de 14 projets de Design Produit d'étudiants de 5e année, diplômés de la promotion 2019 section Design Global.
Du Jeudi 5 au mardi 10 septembre 2019
Du jeudi 5 au lundi 9 septembre, de 12h à 19h
Le mardi 10 septembre, de 12h à 18h
22, rue du Vertbois

Soirée inaugurale du "Off !" de la rue du Vertbois

12:00
13:00
14:00
15:00
16:00
17:00
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22:00
23:00
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