Tuesday, October 8, 2019
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08
October 2019
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08:00  
09:00 [09:00] Inauguration du Centre de Conservation du Louvre
Location:
Musée du Louvre-Lens
99, rue Paul Bert
62300 Lens
M° Gare SNCF de Lens
France
Phone : +33 (0)3 21 18 62 62
Fax : +33 (0)3 21 18 62 65
Mail : info@louvrelens.fr
Internet Site : www.louvrelens.fr
Description:
Inauguration du Centre de Conservation du Louvre

10:00  
11:00  
12:00  
13:00  
14:00 [14:30-18:00] Conférence & dédicace de Michael Goodwin, auteur de "Economix"
Location:
Citéco - La Cité de l'économie
Hôtel Gaillard
1, place du Général-Catroux
75017 Paris
M° Malesherbes
France
Phone : +33 (0)1 86 47 10 10
Internet Site : citeco.fr
Description:
Conférence de Michael Goodwin, auteur d'Economix, le 8 octobre à la Cité de l'Économie

Rendre accessible 400 ans d'économie au plus grand nombre avec simplicité et humour ? C'est le pari fou réussi de Michael Goodwin et de son roman graphique, ECONOMIX, devenu culte !

À l'occasion de sa venue en France, Michael Goodwin racontera sous la forme d'une conférence animée plusieurs moments clés de notre histoire économique. De Keynes à Thomas Piketty, en passant par l'économie féministe et les enjeux du monde de demain, l'économie mise en bulles par Goodwin invite à une exploration humoristique de notre histoire !

14h30-15h15 : Conférence à l'auditorium
16h - 18h : Séance de dédicace pour tout achat d'un album en boutique

Rendez-vous le 8 octobre à Citéco !

Conférence & dédicace de Michael Goodwin, auteur de "Economix"




[17:30-22:00] Finissage de Niloufar Banisadr "Hommage À Magritte"
Location:
Galerie 55Bellechasse
55, rue de Bellechasse
75007 Paris
M° Solférino, Varenne
France
Phone : +33 (0)1 75 57 39 39
Mobile : +33 (0)6 98 22 15 15
Mail : Info@55bellechasse.com
Internet Site : www.55bellechasse.com
Description:
Vernissage Jeudi 26 Septembre à partir de 18h30
Exposition jusqu'au 8 Octobre

Galerie 55Bellechasse a le plaisir de vous convier au vernissage de l'exposition des derniers travaux photographiques de Niloufar BANISADR autour d'un "Hommage À Magritte", qui aura lieu le Jeudi 26 Septembre à partir de 18h30 à la Galerie 55Bellechasse. Ses photographies seront présentées jusqu'au 8 Octobre.

"Si la photo ne saurait mentir, compte tenu de son objectivité, elle n'est pas le froid miroir que nous renvoie la technologie. Elle capte avant tout des images habitées, c'est-à-dire, empreintes des sensations ourdies par la main et l'esprit qui les ont générés.

Niloufar Banisadr appartient à cette catégorie d'artiste requise par les mirages du réel, qu'elle revisite à sa manière fluide et métaphorique. Rompue aux aménagements structurels et aux manipulations les plus exigeantes, elle n'a pas cédé à l'image de constat, mais a levé une ronde de visions allégoriques, axées sur le mouvement et les incidences de la lumière. En résulte une succession de formes ventilées et de voilages tremblé, où s'immiscent certains symboles du pays au loin.

Néanmoins, l'Iran n'est pas le seul objet de la quête d'harmonie de Niloufar, car d'autres fois se profilent des dispositifs géométrisants, dédoublés ou en surimpression, à l'architecture légèrement grillagée, qui déclinent plusieurs angles de perception. Plus avant, entre deux rideaux à rayure ou bien à même le support, s'intercalent deux ballons colorés en suspension, qui à la fois créent des tensions par leur décalage, et portent au rêve en versant du côté d'un surréalisme dans le sillage de Magritte. Sauf qu'ici, ce n'est pas la légende qui importe, mais le talent de la photographe.

Au fil de ces séquences signifiantes et contrastées, où l'on sent la maîtrise de l'œil enregistreur, se dégagent une élégance et une justesse dans les cadrages et le rendu iconographique, qui réverbèrent ce qu'il y a d'unique dans une œuvre : la présence."

Texte de Gérard XURIGUERA

Vernissage de Niloufar Banisadr "Hommage À Magritte"





[18:00-20:00] Vernissage d'Elena Perlino "Pipeline (2005-2012)"
Location:
Librairie La Nouvelle Chambre Claire
3, rue d'Arras
75005 Paris
M° Cardinal Lemoine
France
Phone : +33 (0)1 42 01 37 36
Mail : lachambreclaire@la-chambre-claire.fr
Internet Site : www.la-chambre-claire.fr
Description:
L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime a classé le Nigeria dans la liste des huit pays ayant le taux le plus élevé de traite des êtres humains dans le monde.
Depuis de nombreuses années, Elena Perlino travaille sur ce sujet vital, se concentrant principalement sur les connexions avec l'Italie, pays où se développe une vaste industrie du sexe, basée sur la traite de femmes africaines. Son travail tente de montrer la complexité de l'expérience de ces femmes, documentant leur vie quotidienne à Turin, à Gênes, à Rome, à Naples et à Palerme.

Exposition du 8 octobre au 2 novembre 2019

Vernissage d'Elena Perlino "Pipeline (2005-2012)"

[18:00-21:00] Vernissage de Jean Leclercq "HUMPF !"
Location:
Arts Factory / Bastille
27, rue de Charonne
75011 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Mobile : +33(0)6 22 85 35 86
Mail : artsfactory@free.fr
Internet Site : www.artsfactory.net
Description:
du 9 octobre au 9 novembre 2019
vernissage le mardi 8 octobre de 18h à 21h

En partenariat avec les éditions Knock Outsider & La S Grand Atelier :
centre d'art brut basé à Vielsalm (Belgique), laboratoire artistique, terrain d'échanges et de création entre artistes déficients mentalement et artistes contemporains.

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Alors que le 9e art n'en finit pas d'interroger ses propres codes, c'est presque par effraction que Jean Leclercq - artiste brut et dessinateur compulsif - percute, tambour battant et à grands renforts d'onomatopées, la scène graphique contemporaine. Boulimique possesseur de bandes dessinées, il s'empare de ses modèles et affiche cet automne la beauté sans filtre de ses créations sur les murs de la galerie Arts Factory.
Crash ! Bang !! Plouf ! Allez ! ... bienvenue dans l'univers chaotique et burlesque de HUMPF!

Né en 1951 à Esneux (Belgique), Jean Leclercq fréquente depuis 2008 La "S" - Grand Atelier un jour par semaine : le mardi. S'inspirant d'images préexistantes, il réalise surtout des portraits : acteurs célèbres, politiciens ou grandes figures de l'Histoire. Toutefois, lors de ces visites hebdomadaires, il n'est pas rare de le voir portant un volumineux sac poubelle dont il vide prestement le contenu : des dessins par dizaines réalisés à son domicile. Cette production parallèle est assez différente tant par la technique que par les sujets. Il redessine et agrandit des cases de bande dessinée tel un Roy Lichtenstein des Ardennes, le caractère aseptisé en moins. En choisissant ses visuels, Jean Leclercq fait feu de tout bois : classiques franco-belge, super-héros Marvel/DC enfin réunis sous une même bannière, Mickey Parade ou pockets de gare italiens souvent glanés sur les marchés aux puces.

Envisageant la bande dessinée comme un inépuisable réservoir d'illustrations, il ne témoigne pas d'une très grande attention pour la dimension narrative de celle-ci. "Je ne lis jamais, je marque les mots" affirme-t-il ... le sens des phrases contenues dans les bulles ne semble pas l'intéresser davantage. Pourtant, l'exposition HUMPF!, comme le livre publié aux éditions Knock Outsider, donnent à voir une foisonnante encyclopédie en mode post-situationniste sur la forme de littérature la plus populaire du XXe siècle; une émouvante anthologie, pétrie d'humanité.

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HUMPF! - par jean leclercq
préface de erwin dejasse et atak
français / anglais - 440 pages quadri - 17 x 20 cm
couverture souple avec jaquette américaine - 39 euros
un ouvrage publié par les éditions KNOCK OUTSIDER
qui s'émancipent désormais des éditions FRMK pour devenir un label indépendant

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En contrepoint du solo show Jean Leclercq, la galerie Arts Factory présente une sélection d'oeuvres produites par les habitués de La "S" - Grand Atelier, avec notamment la participation de Gabriel Evrard, Régis Guyaux, Alexandre Heck, Pascal Leyder et les collaborations entre Margaux Duseigneur & Jean-Michel Bansart, Dominique Goblet & Dominique Théate .

Fidèle à une volonté d'explorer la scène graphique contemporaine dans son spectre le plus large, cette exposition est loin d'être la première incursion de la galerie Arts Factory dans le domaine de l'art outsider. Dès 1998 elle programme avec Pascal Saumade l'exposition collective "Rock 'n' Folk Art" suivie par "American Outsider Artists" en 2003. On lui doit également les principales présentations parisiennes des travaux de Guy Brunet ou du regretté Daniel Johnston; deux artistes entrés ces dernières années dans la prestigieuse Collection de l'Art Brut à Lausanne.

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JEAN LECLERCQ - PRINCIPALES EXPOSITIONS

12/11/2019 > 20/12/2019 : exposition collective : "frissons pop"
La "S" grand atelier, vielsalm

08/10/2019 > 09/11/2019 : exposition personnelle "humpf !"
galerie arts factory, paris

04/10/2019 > 02/02/2020 : exposition collective "l'amérique n'existe pas"
art & marges musée, bruxelles

27/09/2019 > 05/01/2020 : exposition collective "obsessions"
MIMA / Millennium Iconoclast Museum of Art, bruxelles

29/09/2017 > 28/01/2018 : exposition collective
"knock outsider komiks", art & marges musée, bruxelles

31/03/2017 > 02/04/2017 : exposition collective "brut?"
galerie alice, bruxelles / dans le cadre du festival what is it ?

26/01/2017 > 29/01/2017 : exposition collective "knock outsider komiks"
hôtel saint simon, FIBD angoulême

18/10/2016 > 23/10/2016 : "rétrospective inaugurale"
galerie spend, paris / dans le cadre du fanzines festival

Vernissage de Jean Leclercq "HUMPF !"

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Knock Outsider ! Art Brut Made in Vielsalm"
Location:
Arts Factory / Bastille
27, rue de Charonne
75011 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Mobile : +33(0)6 22 85 35 86
Mail : artsfactory@free.fr
Internet Site : www.artsfactory.net
Description:
KNOCK OUTSIDER ! Art Brut Made in Vielsalm
exposition collective du 9 octobre au 9 novembre 2019
vernissage le mardi 8 octobre de 18h à 21h

En contrepoint du solo show Jean Leclercq, la galerie Arts Factory présente une sélection d'oeuvres produites par les habitués de La "S" - Grand Atelier, avec notamment la participation de Gabriel Evrard, Régis Guyaux, Alexandre Heck, Pascal Leyder et les collaborations entre Margaux Duseigneur & Jean-Michel Bansart, Dominique Goblet & Dominique Théate .

Fidèle à une volonté d'explorer la scène graphique contemporaine dans son spectre le plus large, cette exposition est loin d'être la première incursion de la galerie Arts Factory dans le domaine de l'art outsider. Dès 1998 elle programme avec Pascal Saumade l'exposition collective "Rock 'n' Folk Art" suivie par "American Outsider Artists" en 2003. On lui doit également les principales présentations parisiennes des travaux de Guy Brunet ou du regretté Daniel Johnston; deux artistes entrés ces dernières années dans la prestigieuse Collection de l'Art Brut à Lausanne.

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Une exposition organisée en partenariat
avec les éditions Knock Outsider & La S Grand Atelier :
Centre d'art brut basé à Vielsalm (Belgique), laboratoire artistique, terrain d'échanges et de création entre artistes déficients mentalement et artistes contemporains

Vernissage de l'exposition "Knock Outsider ! Art Brut Made in Vielsalm"

[18:30-21:00] Vernissage "DEVENIR // Il est plus beau d'éclairer que de briller seulement"
Location:
Collège des Bernardins
20, rue de Poissy
75005 Paris
M° Cardinal Lemoine, Maubert - Mutualité
France
Phone : +33 (0)1 53 10 74 40
Mail : communication@collegedesbernardins.fr
Internet Site : www.collegedesbernardins.fr
Description:
Ancienne sacristie

jusqu'au 14 décembre 2019

Artistes Gwendoline Perrigueux, Anne Rochette et Cyril Zarcone
Sous le commissariat de Sophie Monjaret

Le Collège des Bernardins, en partenariat avec les Beaux-Arts de Paris, invite 3 artistes à investir l'espace de la sacristie pour questionner la notion de transmission.

1 professeure, 2 élèves, 3 artistes
Anne Rochette, professeure à École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris exposera aux côtés de Gwendoline Perrigueux et Cyril Zarcone, deux de ses anciens élèves devenus artistes de la scène contemporaine et représentés aujourd'hui par la galerie Eric Mouchet. L'exposition propose, à travers une sélection d'œuvres créées pour l'occasion, un dialogue inédit entre l'enseignante et les deux jeunes artistes.

La question de la transmission
Avec cette exposition, l'enjeu est de questionner les traces imperceptibles, voire invisibles, de la notion de transmission, envisagée comme une traversée, un passage, un apprentissage et non une fin en soi. En rompant avec la vision classique et parfois archaïque du rapport maître/élève traditionnellement inculquée, l'exposition la renouvelle intégralement : il s'agit moins d'une frontalité que d'un équilibre des différences, une triangularité entre trois propositions artistiques, qui dialoguent les unes avec les autres.

Le volume au cœur de l'ancienne sacristie
Les trois artistes qui s'expriment ici ont comme dénominateur commun la notion d'espace et de volume. Des sculptures en hauteur, au sol, verticales ou horizontales, des installations en métal, en bois, ou en carreaux de faïence prendront place sous les voûtes historiques de la sacristie.

Vernissage "DEVENIR // Il est plus beau d'éclairer que de briller seulement"






[19:00-21:00] Vernissage d'Hélène Fromen "Le fil d'Hélène"
Location:
Galerie Mondapart
80, rue du Château
92100 Boulogne-Billancourt
M° Boulogne - Jean Jaurès
France
Phone : +33 (0)9 52 77 76 41
Mail : contact@mondapart.com
Internet Site : www.mondapart.com
Description:
Vernissage d'Hélène Fromen "Le fil d'Hélène"

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "L'instant Revue K, poésie, peinture"
Location:
Centre Culturel Tchèque
18, rue Bonaparte
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 53 73 00 22
Fax : +33 (0)1 53 73 00 27
Mail : ccparis@czech.cz
Internet Site : www.czechcentres.cz/paris
Description:
La collection l'Instant réunit des poètes et des artistes français, tchèques, américains, allemands, camerounais...dans des éditions à tirage limité. Son esprit se situe dans la continuité de la Revue K, fondée à Paris par Jiří Kolář en mars 1981 au début de son exil parisien.

L'Instant Revue K, poésie, peinture
- 8 octobre 19H : VERNISSAGE de l'exposition L'instant Revue K, poésie, peinture

EXPOSITION
Du 8 octobre au 2 novembre
mardi - samedi : 13H-18H

29 octobre 19H30 : présentation et lecture des deux nouveaux ouvrages de Jan Sojka et Radek Fridrich

La collection l'Instant de la Revue K est un espace de rencontres entre la poésie et l'art, où ces deux médiums se répondent, et donnent ensemble le ton à la collection.

Roman Kameš, éditeur de la Revue K et artiste, nous propose une exposition d'originaux : peintures, gouaches, encres, photogravures des artistes qui inspirent si merveilleusement les ouvrages de la collection L'Instant.

Radek Fridrich, Barthélémy Toguo, Pierre Alechinsky, Jiří Kolář, Martin Kolář, Maëlle Labussière, Philippe Agard, Jean-Pierre Plundr, Roman Kameš, Kuniichi Uno, Marc Schildge, Marcel Beaujard, Robin Chapman, Peter Miller, Jaroslav Macek, Jean-Pierre Pincemin, Jan Voss.

Des ouvrages de la Revue K, ainsi que les tirages de tête, seront présentés en accompagnement de l'exposition.


Une partie des oeuvres est prêtée à cette occasion par la Galerie Lelong & Co Paris.

Vernissage de l'exposition "L'instant Revue K, poésie, peinture"

[19:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Toulouse-Lautrec. Résolument Moderne"
Location:
Grand Palais
Galeries Nationales du Grand Palais
avenue Winston Churchill
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau
France
Internet Site : www.grandpalais.fr
Description:
Galeries nationales

9 octobre 2019 - 27 janvier 2020

Depuis 1992, date de la dernière rétrospective française de l'artiste, plusieurs expositions ont exploré les attaches de l'oeuvre de Toulouse-Lautrec avec la « culture de Montmartre ».

Cette approche a réduit la portée d'un artiste dont l'œuvre offre un panorama plus large.

L'exposition du Grand Palais - qui réunit environ 200 oeuvres - veut, à la fois, réinscrire l'artiste et dégager sa singularité.

Si l'artiste a merveilleusement représenté l'électricité de la nuit parisienne et ses plaisirs, il ambitionne de traduire la réalité de la société contemporaine dans tous ses aspects, jusqu'aux moins convenables.

L'exposition montre enfin comment cet aristocrate du Languedoc, soucieux de réussir, a imposé son regard lucide, grave et drôle au Paris des années 1890 et pourquoi Toulouse-Lautrec s'inscrit comme un précurseur de mouvements d'avant-garde du 20e siècle, comme le futurisme.

Exposition coproduite par les musées d'Orsay et de l'Orangerie et la Rmn - Grand Palais avec le soutien exceptionnel de la ville d'Albi et du musée Toulouse-Lautrec. Exposition conçue avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, détentrice de l'ensemble de l'œuvre lithographié de Henri de Toulouse-Lautrec.

L'exposition bénéficie du soutien d'ING, de la MAIF et de la Fondation Louis Roederer.

Vernissage de l'exposition "Toulouse-Lautrec. Résolument Moderne"

Trois rejets conditionnent la vision courante de Henri de Toulouse-Lautrec : il aurait méprisé les valeurs de sa classe, négligé le marché de l'art, exploité le monde de la nuit parisienne et du sexe tarifié ; en le regardant de haut. La libération des formes et la verve satirique du meilleur de l'œuvre en seraient la garantie visuelle.

A cette vision conflictuelle de sa modernité, typique des années 1970-1980, il faut en substituer une autre, plus positive. Cette exposition - qui réunit environ 200 œuvres - veut, à la fois, réinscrire l'artiste et dégager sa singularité. La contradiction n'est qu'apparente, tant Lautrec lui-même a agi simultanément en héritier, en homme de réseau, en conquérant de l'espace public et en complice du monde qu'il a traduit avec une force unique, rendant plus intense et significative « la vie présente ». Plutôt que de l'affilier à la caricature qui cherche à blesser, voire humilier, il faut le rattacher à une lignée très française du réalisme expressif, brusque, drôle, direct (dirait Yvette Guilbert) dont sa correspondance égrène les noms : Ingres, Manet, Degas. Comme eux, Lautrec fait de la photographie son alliée. Plus qu'aucun autre artiste du XIXe siècle, il s'associa des photographes, amateurs ou professionnels, fut conscient de leur pouvoir, servit leur promotion par l'affiche. L'archive photographique de Lautrec rejoint, du reste, les pratiques du jeu aristocratique sur les apparences et les identités qu'on échange à plaisir, moyen de dire que la vie et la peinture n'ont pas à se plier aux limites ordinaires. Tout l'enchantait.

Depuis 1992, date de la dernière rétrospective française de l'artiste, maintes expositions ont cherché à réinscrire l'œuvre de Toulouse-Lautrec (1864-1901) dans la « culture de Montmartre » dont il serait, à la fois, le chroniqueur et le contempteur. Le Paris des plaisirs interlopes et des aliénations modernes, du cancan au bordel, aurait trouvé en lui son complice et son juge. Cette approche sociologique, heureuse par ce qu'elle nous dit des attentes et inquiétudes de l'époque, a réduit dramatiquement la portée d'un artiste que ses origines, ses opinions et son esthétique ouverte préservèrent de toute tentation inquisitrice. Lautrec ne s'est jamais érigé en accusateur des vices urbains et des nantis impurs. Par sa naissance, sa formation et ses choix de vie, il s'est plutôt voulu l'interprète pugnace et cocasse, terriblement humain au sens de Daumier ou Baudelaire, d'une liberté qu'il s'agit de mieux faire comprendre au public d'aujourd'hui. A force de privilégier le poids du contexte ou le folklore du Moulin-Rouge, on a perdu de vue l'ambition esthétique, poétique, voire politique, dont Lautrec a investi ce qu'il apprit, tour à tour, auprès de Princeteau, Bonnat et Cormon. Comme l'atteste sa merveilleuse correspondance, Manet, Degas et Forain lui ont permis, dès le milieu des années 1880, de transformer son naturalisme puissant en un style plus incisif et caustique. De vraies continuités s'observent de part et d'autre de sa courte carrière. L'une d'entre elles est la composante narrative dont Lautrec se départit beaucoup moins qu'on pourrait le croire. Elle est particulièrement active aux approches de la mort, vers 1900, quand sa vocation de peintre d'histoire prend une tournure désespérée. L'autre dimension de l'œuvre qu'il convient de rattacher à son apprentissage, c'est le désir de représenter le temps, et bientôt d'en déployer la durée plus que d'en figer le mouvement. Encouragé par sa passion photographique et l'adoubement de Degas, électrisé par le monde des danseuses et des inventons modernes, Lautrec n'aura cessé de reformuler l'espace-temps de l'image.

Dès que l'œuvre bascule dans cette synthèse saisissante, dont il faut rapprocher la démarche des anciens condisciples de l'atelier Cormon (Louis Anquetin, Emile Bernard, Vincent Van Gogh), Lautrec développe une stratégie entre Paris, Bruxelles et Londres, que l'exposition souligne en distinguant la face publique de son œuvre du versant plus secret. Lautrec renonce au Salon officiel, non à l'espace public, ni au grand format. Preuve qu'il cherchait bien, comme Courbet et Manet avant lui, une relève de la peinture d'histoire par l'exploration de la société moderne en ces multiples visages, au mépris parfois des bienséances. Qu'il ait joui du spectacle de Montmartre, qu'il ait célébré l'aristocratie du plaisir et des prêtresses du vice à la façon de Baudelaire, est indéniable. La maison close lui offre même un espace où les femmes jouissent d'une indépendance et d'une autorité uniques, si paradoxales soient-elles. Nul autre peintre, en outre, n'a trouvé les moyens de communiquer l'éclat dur des éclairages et des reflets, la fièvre d'une clientèle aguerrie aux excès, l'électricité du cancan. Le mouvement, que rien ne bride, se décompose devant nos yeux, aboutissant aux affiches les plus dynamogènes, comme aux estampes de Loïe Fuller et aux panneaux de la Goulue, également cinématographiques. Il y a là une folie de la vitesse et une capacité pré-futuriste qui réunit le cheval au galop, le chahut des cabarets, la fièvre vélocipédique à l'automobile. Mais la magie des machines ne parvient pas à déshumaniser la peinture, toujours incarnée et même les affiches les plus économes de moyens. De même que ses écrivains d'élection, de Jules Renard aux familiers de la Revue blanche, Lautrec est parvenu à concilier la fragmentation subjective de l'image et la volonté de hisser la vie moderne vers de nouveaux mythes. Entre peinture, littérature et nouveaux médiums, l'exposition trouve son chemin, au plus près de cet accoucheur involontaire du XXe siècle.

Vernissage de l'exposition "Toulouse-Lautrec. Résolument Moderne"
Henri de Toulouse-Lautrec, Au salon : le divan (Détail), c.1893
Huile et pastel sur carton - 60 x 80 cm
São Paulo, museu de arte de Sao Paulo © Museu de arte de Sao Paulo / Photo João Musa

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