Thursday, February 20, 2020
Public Access


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Category: All

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February 2020
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18:00 [18:00-20:00] Signature par Sabrina Vitali du livre "Fabrica"
Location:
Galerie Claudine Papillon
13, rue Chapon
Code immeuble : 8719
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 29 07 20
Fax : +33 (0)1 40 29 07 90
Mail : contact@galeriepapillonparis.com
Internet Site : www.claudinepapillon.com
Description:
Éditions RVB Books, 2019


Dans le cadre de l'exposition de Sabrina Vitali "Fabrica"

Résidence LVMH Métiers d'Art
Curator Léa Chauvel-Lévy

30 janvier - 22 février 2020

"Mon travail se déploie comme une image ouverte sur les profondeurs d'un corps vivant, offrant au visiteur cheminant, une expérience intérieure. Il est une réflexion sur la naissance des formes et les différents temps de l'œuvre, de la fabrication à la destruction, pour constituer un cycle de métamorphoses. Mes pièces sont des entités baroques pensées comme des architectures vivantes, activées par des performances, ou simplement par la déambulation des visiteurs. Elles sont élaborées dans un mouvement de va-et-vient de la structure à de la surface, de l'ossature au drapé, selon un processus de fabrication ritualisé, qui participe du sens et de la poésie des formes qu'il engendre."


Sabrina Vitali - Née en 1986 à Thionville. Vit et travaille à Paris.
Diplômée de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2010, Sabrina Vitali effectue de nombreuses résidences. Elle a remporté le 32ème Prix International de la Fondation Takifuji en 2011. Elle a participé à plusieurs expositions collectives, notamment au Palais de Tokyo en 2018, et a déjà réalisé plusieurs expositions personnelles en France et également au Japon.

Exposition réalisée en partenariat avec LVMH Métiers d'Art

Vernissage de Sabrina Vitali "Fabrica"

[18:00-21:00] Vernissage d'Endre Tót
Location:
Salle Principale
28, rue de Thionville
75019 Paris
M° Ourcq, Crimée
France
Phone : +33 (0)9 72 30 98 70
Mail : gallery@salleprincipale.com
Internet Site : www.salleprincipale.com
Description:
20 février - 25 avril 2020

La galerie Salle Principale présente pour la première fois le travail de l'artiste hongrois Endre Tót. Il est l'une des figures emblématiques de l'art conceptuel et du Mail art à l'échelle internationale. Tót a développé ses idées conceptuelles avec les séries de Nothingness, Joy ainsi que Rain à partir de 1971. La première manifestation du Nothingness est apparue avec l'usage du caractère Zéro qui s'inscrit sur différents supports et dans différents médias. Les soi-disants Joys ou Gladnesses de Tót étaient des parodies humoristiques de la culture de l'optimisme qui ont occupé ses séries d'actions et ses œuvres durant de très longues années. L'exposition à la galerie nous en délivre un certain nombre.

[...] Sans exposition, sans perspective de partage, sans réception, quel intérêt y a-t-il à créer ? ... Afin d'éviter la censure de son pays, il se rend secrètement à Belgrade, capitale de ce qui était alors la Yougoslavie, et envoie ses œuvres à l'Ouest. En s'emparant de toutes les possibilités offertes par le Mail art, ses nouveaux travaux peuvent enfin circuler, être communiqués, photocopiés, renvoyés ; ils ont une adresse. En 1971, le jeune historien de l'art Jean-Marc Poinsot l'invite à envoyer des contributions pour son ouvrage Mail art, communication à distance, concept ainsi qu'à la section « Envois » de la VIIe Biennale de Paris. Tót acquiert alors une reconnaissance internationale et se met à écrire spontanément aux artistes exposés. La série Rain - cartes postales sur lesquelles les barres obliques typographiques symbolisent une pluie artificielle - signale cependant très concrètement la séparation (My Rain, your Rain_, 1971-79), l'isolement (Isolated Rain_, 1971-79) ou l'intériorité de l'artiste reclus (Inside Rain, 1971-79). S'il est ici, il vous écrit, car vous êtes là-bas. En envoyant ses travaux hors du pays, l'artiste s'octroie la maîtrise des modes de circulation de son œuvre ; celle-ci franchit le rideau de fer. Il affirme par-là puissamment son individualité, à une époque où elle est volontairement empêchée par l'État totalitaire.

- Sophie Lapalu, critique d'art et curatrice - extrait du texte d'exposition Endre Tót, 2020

Vernissage d'Endre Tót
Endre Tót, We are glad if we are happy, 1971-1976/2015
Photographie - 12 x 18 cm - Edition de 10

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Paysages / Présages (volet 2)"
Location:
Le 6b
6-10, quai de Seine
93200 Saint-Denis
M° RER D Saint-Denis, Basilique de Saint-Denis
France
Phone : +33 (0)1 42 43 23 34
Mail : contact@le6b.fr
Internet Site : www.le6b.fr
Description:
Exposition du 20 Février au 7 Mars
Ouverture: du mercredi au vendredi 14h-18h, samedi et dimanche 14h-19h

Vernissage le 20 Février à 18h
Finissage le 7 Mars à 18h

Commissariat : Collectif Körper

Avec: Isabel Aguera, Adrien Belgrand, Nicolas Bernière, Romain Bernini, Katia Bourdarel, Klervi Bourseul, Marie-Pierre Brunel, Marcos Carrasquer, Thomas Cartron, Sylvain Ciavaldini, Gaël Davrinche, Danielle Delgrange, Cornelia Eichhorn, Nathalie de la Grandville, Sarah Jérôme, Yann Lacroix, Marc Lathuillière, Cedric Le Corf, Frédéric Malette, Filip Mirazovic, Clément Montolio, Hélène Muheim, Barbara Navi, Maël Nozahic, Simon Pasieka, Julien Pelletier, Johanna Perret, Abel Pradalié, Nazanin Pouyandeh, Guillaume Querré, Arnaud Rochard, Nelly Stetenfeld, Clément Verger, Sylvain Wavrant et Aude Bourgine, Katharina Ziemke


Paysages / Présages

La représentation du paysage, thème majeur de l'histoire de l'Art, évolue à travers les époques à mesure que l'Homme prend conscience du rapport qu'il entretient avec son environnement: alors que dans l'antiquité grecque et romaine il n'était peint que comme "fond" pour mettre en contexte une scène principale, sa présence prend d'avantage d'importance durant le Moyen Age chrétien où il est perçu comme œuvre divine. À la Renaissance, le paysage exprimait les utopies urbaines et politiques: d'abord perçu au travers des fenêtres dans les tableaux représentant des scènes intérieures, le paysage va prendre une place de plus en plus importante jusqu'à occuper toute la surface de la toile.
Bien plus tard, les artistes transcendent le réel à la manière des surréalistes et le paysage imaginaire est revendiqué comme sujet de peinture au même titre que ses représentations naturalistes ou impressionnistes. Le paysage prend sens, il est recueil de mémoire chez Anselm Kieffer, témoin du temps qui passe chez David Hockney.

C'est un catalyseur qui nous révèle à nous-même, on choisit d'y voir la beauté ou la destruction, on peut y lire les cartes divinatoires de notre destin sur cette terre: à l'heure où le dérèglement climatique et les problèmes environnementaux sont au cœur des débats sociologiques, scientifiques et politiques, les artistes choisissent de faire un constat, de mettre en garde, de prédire un monde en perdition, un futur apocalyptique ou au contraire, ils rêvent à de nouvelles utopies, quelque part entre le jardin d'Éden et la cité idéale

"Paysages/Présages" propose au public une lecture en quatre parties du regard des artistes sur la teneur onirique du paysage:

"Rêve d'Éden" nous offre une vision fantasmée du paysage sauvage (Arnaud Rochard, Nicolas Bernière, Romain Bernini), contemplatif (Hélène Muheim, Adrien Belgrand). Il est l'écrin de la nudité des premiers Hommes qui semblent vivre en harmonie avec la nature et les élèments (Abel Pradalié, Maël Nozahic, Nazanin Pouyandeh, Simon Pasieka, Katia Bourdarel). Cette vison extatique semble pourtant fragile, prête à basculer, avons-nous devant les yeux le paradis terrestre ou un écran de fumée?

Nous passons de cet univers idyllique aux palmiers fouettés en pleine face par le dérèglement climatique que représente Katharina Ziemke. Les scénes extérieures créés numériquement par Guillaume Querré nous laisse à penser que la nature ne sera bientôt plus qu'un souvenir (Cornelia Eichhorn, Julien Pelletier) et que son idée même est dépassée par un nouveau rapport de l'humain au non humain (Marc Lathuillière, Clément Verger). "Pressentiments" nous laisse deviner la disparition de notre environnement tel qu'on le connais (Nelly Stetenfeld), nous met face aux dégâts causés par nos industries (Johanna Perret). Ici, l'oiseau de mauvais augure plane déjà.

Les œuvres du chapitre "Tourments", expriment la violence, le chaos, la transformation morbide de notre environnement: les images des forêts en feu (Danielle Delgrange) succèdent aux paysages de carte postale, comme un avant/après. La nature y est agressive ou agressée (Cedric Le Corf, Sylvain Wavrant et Aude Bourgine), théâtre des guerres et de la misère humaine (Marcos Carrasquer, Isabel Aguera, Nathalie de la Grandville), ruines (Sylvain Ciavaldini). La carte de tarot représentant la mort s'est abbatue sur ce monde qui s'autodétruit, faisant tabe rase du passé, du présent, du futur aussi ?

Une région, une situation mal définie, telle est le sens littéraire des "Limbes". Ce dernier chapitre nous laisse entrevoir des paysages mentaux (Sarah Jérôme, Gaël Davrinche, Frédéric Malette, Klervi Bourseul) qui semblent provenir de souvenirs d'un monde révolu (Filip Mirazovic, Yann Lacroix), d'un delirium tremens (Clément Montolio, Marie-Pierre Brunel). Vidé de peur, d'angoisse, plongé dans l'attente d'un réveil (Thomas Cartron), d'un passage, vers une renaissance, un nouveau cycle.

Le collectif Körper, commissaire d'exposition

Vernissage de l'exposition "Paysages / Présages (volet 2)"


[19:00-23:55] OCCIPUT - lectures performées
Location:
Caserne de Reuilly
La Gare XP - La Gare Expérimentale
20 bis, rue de Reuilly
71, boulevard Diderot
75012 Paris
M° Reuilly - Diderot, Faidherbe - Chaligny
France
Mail : contact@garexp.org
Internet Site : www.garexp.org
Description:
La Gare eXPérimentale
18 Bulevard Sérurier, 75019 Paris


Pierre Escot
OCCIPUT, poème sexuel, éditions L'Espace d'En Bas
avec CD, lien numérique et dessins
avec les sons de David Fenech, Gerome Nox, Olivier Guillerminet, Emmanuel Mailly
The Imaginary Soundscapes et Human Koala
et les dessins et peintures de Chloé Poizat, Elise Beaucousin, Fabienne Gaston-Dreyfus et Clara Citron

Gare XP, le 20 février à partir de 19H, 18 boulevard Sérurier, 75019.

Lectures performées de Pierre Escot avec :
Human Koala
Gerome Nox
David Fenech

DJ set Olivier Guillerminet


OCCIPUT, l'édition, contient un CD et un lien numérique avec une lecture et des interventions musicales de David Fenech, Gerome Nox, Olivier Guillerminet, Human Koala, The Imaginary Soundscapes (F.Nogray-S.Rives) avec des dessins et peintures de Chloé Poizat, Elise Beaucousin, Fabienne Gaston-Dreyfus et Clara Citron.

Pierre Escot est écrivain, poète, éditeur et plasticien. Son œuvre se déploie dans les domaines de la photographie, de la vidéo, de l'installation, du livre d'artiste et de la poésie. Son écriture entre récit, prose et poème lie écriture, démarche plastique et détournement en travaillant la question du langage et de son support ( pots en verre, sous-vêtements, diaporamas )

David Fenech est un musicien parisien, guitariste, chanteur, improvisateur. Son style est en marge du rock, du jazz et des musiques improvisées . Il a enregistré et joué avec des musiciens aussi divers que Felix Kubin, Jad Fair, Tom Cora, Gary Lucas, Nurse With Wound, Pierre Bastien, Jac Berrocal, Ghédalia Tazartès et de nombreux autres... Il a écrit des logiciels musicaux (à l'IRCAM), enregistré une pièce de musique concrète à l'INA GRM, composé des musiques pour le théâtre et pour le cinéma, construit de petits robots musicaux

https://davidfenech.fr
https://www.youtube.com/watch?v=WS_BM167S08

Gerome Nox développe une musique composée de matières sonores diverses, électroniques et électroacoustiques. Il sculpte le son, manipule bruits et ambiances, produisant une énergie parfois violente, proche des climats agressifs, jubilatoires et oppressants des milieux urbains et industriels, alternant entre la puissance, l'excès et un minimalisme des plus épurés. Il collabore avec Black Sifichi au sein du groupe BlackNox et aussi régulièrement avec des artistes plasticiens et chorégraphes tels que: Alain Declercq, Emmanuelle Huynh, Claude Lévêque, Barbara Mavro Thalassitis, Michele Murray, Pierre Petit, Martine Pisani, Christian Rizzo, Ultralab...etc...

https://vimeo.com/163097401

Human Koala dont le premier instrument de musique fut un ordinateur, expérimente sous de nombreux pseudos (Human Koala, Hector Kafka, Route 606, Dr Riot and miss Velvet, Wet Kimono) : Drone, Modular Noodle, Hip-hop perturbé, Electro-rock, Cinématique zombie, Electronica organique à tendance schizo, Techno froide et acide. Du moment que ça crisse, ça grouille, ça siffle, ça perturbe, ça gratte, cela l'intéresse.

http://soundcloud.com/human-koala
http://soundcloud.com/hektor-kafka

Olivier Guillerminet, artiste et ingénieur, co-fondateur de Studio Bruyant et du label Darling Dada. Ses projets alternent installations et performances autour de la gamification. Les expériences proposées empruntent autant à l'art génératif qu'au jeu vidéo. Il nous fera sauter, sautiller et danser avec un dj set dont il a le secret.

https://www.studiobruyant.com/fr/
http://www.darlingdada.com/fr/

OCCIPUT - lectures performées

[19:00-21:00] Vernissage de la 5ème édition de la vente Now!
Location:
Sotheby's
76, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
M° Champs-Elysées - Clemenceau, Miromesnil
France
Phone : +33 (0)1 53 05 53 05
Fax : +33 (0)1 47 42 22 32
Internet Site : www.sothebys.com
Description:
du 18 au 27 février

[19:30-23:00] Lancement Zig Kinetica
Location:
Quartier Saint-Honoré, Royale et Madeleine
Rue Saint-Honoré
Rue Royale
Place de la Madeleine
75001 Paris
M° Concorde, Madeleine, Tuileries
France
Description:
Reebok Paris
12 Boulevard de la Madeleine

Reebok et Togaether te donnent rendez-vous le 20 février à partir de 19h30 en entrée libre au Reebok Flagship Store du 12 Boulevard de la Madeleine (75009) pour célébrer le lancement de la ZIG KINETICA.

Exposition, customization, Live Paintin, Dj Set...

Lancement Zig Kinetica




[21:00-23:55] Vernissage d'Ulla von Brandenburg "Le milieu est bleu"
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
Du 21/02/2020 au 17/05/2020
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi

Pour cette nouvelle exposition au Palais de Tokyo, Ulla von Brandenburg (née en 1974 à Karlsruhe, vit et travaille à Paris) a imaginé un projet total et évolutif, inspiré du théâtre, de son imaginaire et de ses conventions. Autour de la notion de rituel, entendue comme possibilité d'explorer les relations entre l'individu et le groupe, de créer ou non du commun, l'artiste invite le public à prendre part à une expérience immersive et renouvelée des thèmes, des formes et des motifs qui irriguent son œuvre : le mouvement, la scène, la couleur, la musique, le textile...

Installations, sculptures, performances et films spécialement conçus pour l'exposition se répondent et s'enchevêtrent dans un récit ouvert, entre authenticité et artifice, monde naturel et activités humaines, intérieur et extérieur, fiction et réalité.

Comme souvent dans son travail, le public est invité à pénétrer dans les œuvres présentées, à franchir des seuils matérialisés par de larges pans de tissus. Dès le hall d'entrée, une vaste installation de rideaux peints au centre percé d'un grand cercle, comme des dispositifs optiques inspirés par l'ouverture d'un objectif photographique, est ainsi présentée. Ce passage préparatoire, cette traversée du quatrième mur à la fois ouverte et fantasmée vers l'exposition, offre une première immersion dans la couleur, une réflexion sur la nature et la fragilité du matériau mais aussi sur sa capacité à évoquer immédiatement un univers, factice ou réel.

Ce double rapport à l'image, à la construction d'un cadre de représentation et à l'engagement du corps se poursuit dans une très grande installation textile, qui met par ailleurs à jour l'intérêt de l'artiste pour ce matériau transportable et modulable, qui circule, s'échange et se métamorphose au fil des époques et des communautés qui le produisent. Celle-ci se déploie à travers cinq environnements réalisés avec des tissus colorés provenant de pièces antérieures de l'artiste. Chacune de ces cabanes à la géométrie incertaine est dotée d'une fonction ou d'une temporalité : action, figure, rituel, nuit, habitat. Chaque samedi pendant toute la durée de l'exposition, cinq danseur.se.s construisent et déconstruisent ces espaces en manipulant à travers un certain nombre d'actions ritualisées les œuvres-accessoires qui y sont présentées : morceaux de craie surdimensionnés, cordes, cannes à pêche, quilts, poupées jumelles des interprètes, bols, botte de foin, nasses, tissus déchirés envahissant progressivement le sol, etc. L'exposition affirme ainsi sa capacité de transformation, créant des récits sans cesse renouvelés, des combinaisons singulières.

Par des jeux de récurrences de gestes, de costumes et d'accessoires, ces performances hebdomadaires annoncent le film situé au cœur de l'exposition, tourné en pellicule couleur avec ce même groupe de comédien.ne.s / danseur.se.s. au Théâtre du Peuple de Bussang dans les Vosges. Erigé à flanc de montagne à la fin du XIXème siècle, ce théâtre populaire et humaniste, dont la devise inscrite sur le fronton annonce : « Par l'art pour l'humanité » possède entre autres particularités d'avoir un fond de scène s'ouvrant sur la forêt, afin, selon son créateur, « d'assainir l'art par la nature ». En investissant ce lieu chargé historiquement et symboliquement d'un « idéal tout à la fois humaniste et artistique [qui] consistait à créer dans les montagnes vosgiennes une fête théâtrale destinée à l'ensemble du peuple, dans toutes ses composantes sociales », Ulla von Brandenburg imagine un conte comme un rite de passage, une ethnologie fantasmagorique. Il s'agit en effet pour l'artiste de filmer une « micro-société, comme s'il s'agissait de la dernière de son espèce, de témoigner de son fonctionnement, de ses valeurs mais aussi de sa capacité à changer et à s'ouvrir sur l'extérieur. » Elle actualise par ailleurs une pensée du populaire, du commun, de la communauté, cherchant à abolir les distinctions entre le public et le privé, le professionnalisme et l'amateurisme, la sédentarité et le nomadisme, la nature et la culture. On peut alors y voir de nombreuses variations sur la perte, le don, la transmission, l'abandon, la fuite ou encore une chorégraphie sans autre objet qu'elle-même.

Ouvrant sur une dimension plus onirique, la dernière partie de l'exposition est composée d'une installation labyrinthique dont les pans de tissus bleu délavés, eux aussi recyclés, accueillent cinq projections de films tournés sous l'eau dans lesquels des objets (un miroir, un escarpin, une robe...) apparaissent et disparaissent comme à la suite d'un naufrage. En contrepoint au monde terrestre et rural du début de l'exposition, ces visions subaquatiques évoquent alors tout à la fois un au-delà, une disparition de l'humain ou une plongée dans son inconscient.


« Le tissu me permet de camoufler, de cacher, d'habiller le cube blanc du musée et par là de changer les systèmes de valeurs et les cadres de pensée. J'utilise des tissus pour créer des espaces dans lesquels on peut prétendre se trouver ailleurs, tomber pour ainsi dire dans d'autres mondes. (...) Dans un espace où sont suspendus des rideaux, la séparation entre intérieur et extérieur, ou entre différents mondes, devient floue. Et ce flou amène à se demander où l'on est. »
Ulla von Brandenburg


Ulla von Brandenburg

Ulla von Brandenburg est une artiste allemande née en 1974 à Karlsruhe et installée à Paris depuis 2005. Après une formation en scénographie à Karlsruhe et une brève incursion dans le milieu théâtral, elle se forme à la Hochschule für Bildende Künste à Hambourg. Son œuvre se caractérise par la diversité des supports et des médiums (installations, films, aquarelles, peintures murales, collages, performances...) qui se répondent les uns aux autres et qu'elle met en scène en fonction des espaces d'exposition. Maîtrisant parfaitement les codes de la scénographie, nourrie de littérature, d'histoire des arts et d'architecture mais aussi de psychanalyse, de spiritisme et de magie, elle emprunte aussi bien aux rituels ésotériques et aux cérémonies populaires qu'aux mécanismes et aux codes du théâtre pour explorer la construction de nos structures sociales. Masques, costumes, décors et accessoires relevant de différentes traditions populaires lui permettent ainsi de transgresser symboliquement les normes et les hiérarchies en mêlant subtilement la réalité et les apparences dans des mises en scènes théâtrales.

Reconnu internationalement, son travail a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, comme récemment au MRAC à Sérignan (2019), à la Whitechapel Gallery à Londres (2018), au Musée Jenisch Vevey en Suisse (2018), au Kunstmuseum de Bonn (2018), au Perez Art Museum de Miami (2016) ou encore au Contemporary Art Museum de Saint Louis (2016). Ses œuvres font partie de collections prestigieuses comme celle de la Tate Modern à Londres, du Mamco à Genève, du Centre Pompidou à Paris ou du Mudam à Luxembourg. Son travail est représenté par la galerie Art:Concept à Paris, la galerie Pilar Corrias à Londres, la Produzentengalerie à Hambourg et la galerie Meyer Riegger à Karlsruhe.

Vernissage d'Ulla von Brandenburg "Le milieu est bleu"
Ulla von Brandenburg, C, Ü, I, T, H, E, A, K, O, G, N, B, D, F, R, M, P, L, II, 2019 Tissus teints, cordes, film super 16 mm, couleur, son (10'), dimensions variables photo : Andrés Lejona, Casino Luxembourg courtesy de l'artiste and Art : Concept, Paris

Vernissage d'Ulla von Brandenburg "Le milieu est bleu"

[21:00-23:55] Vernissage de Kevin Rouillard "Le Grand mur"
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
Du 21/02/2020 au 17/05/2020
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi

#KevinRouillard

Kevin Rouillard - Le Grand mur
Lauréat du PRIX SAM pour l'art contemporain 2018

Essentiellement sculpturale, la pratique de Kevin Rouillard est inscrite dans un processus de prélèvement et de récupération, qui questionne d'une part le contexte d'émergence des formes qu'il récupère, et d'autre part les conditions d'apparition des œuvres qu'il crée. Ses grands assemblages de panneaux métalliques, carcasses de bidons brûlés et dépliés, sont pour lui une manière d'évoquer le monde ouvrier et la circulation des biens à travers le monde. Lauréat du Prix Sam pour l'Art Contemporain 2018, Kevin Rouillard a conçu son exposition au Mexique, au cours d'un voyage qui lui aura autant fait rencontrer l'imaginaire sculptural précolombien que la réalité politique d'un pays partageant sa frontière avec les États-Unis. Intitulé « Le Grand mur », ce nouveau projet fait donc résonner le contexte géographique et social mexicain dans la pratique de l'artiste, faite de grands assemblages de tôles monochromes, qui viendront dessiner un paysage absent de signes et de repères.


Kevin Rouillard (diplômé de l'ENSBA Paris en 2014) est né en 1989 à Vendôme. Il vit et travaille à Marseille.

Commissaire : Franck Balland

Cette exposition bénéficie du soutien de :
SAM Art Projects

Vernissage de Kevin Rouillard "Le Grand mur"
Vue d'exposition, « Le Nouveau Monde Industriel », GALLERIA CONTINUA / Les Moulins, France, 2016 Crédit photo : Oak Taylor-Smith

[21:00-23:55] Vernissage de Nicolas Daubanes "L'Huile et l'Eau"
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
Du 21/02/2020 au 17/05/2020
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi

#NicolasDaubanes

Nicolas Daubanes - L'Huile et l'Eau
Prix des Amis du Palais de Tokyo 2018

Les sources conceptuelles du travail plastique de Nicolas Daubanes se situent dans l'histoire des formes de résistance et de résilience.
À travers le dessin et la sculpture, ses médiums de prédilection, l'artiste développe depuis plusieurs années une recherche plus spécifique sur la question de l'enfermement et ses conséquences tant physiques que psychologiques. Métaphore d'un monde où la liberté est en constante négociation, cette recherche l'engage à observer la manière dont les dispositifs de contrôle ont envahi les espaces publics mais également privés, et comment certaines stratégies d'opposition s'organisent pratiquement.

Lauréat du Prix des Amis du Palais de Tokyo 2018, Nicolas Daubanes s'est intéressé à différentes manifestations populaires (de la Commune de Paris aux actions récentes pour les droits identitaires) pour extraire des gestes, des slogans et des stratégies de résistance. Il croisera ces citations surgies de la rue avec le langage du rap, autre forme populaire de révolte poétique.


Nicolas Daubanes (diplômé de la HEART Perpignan en 2012) est né en 1983. Il vit et travaille à Marseille.

Commissaire : Franck Balland

Vernissage de Nicolas Daubanes "L'Huile et l'Eau"
Prison Saint-Michel, Toulouse, 200x280 cm, 2017 Vue de l'exposition du Grand Prix d'Art Contemporain Occitanie, Lieu-Commun, Toulouse, 2017. Crédit photo : Damien Aspe

[21:00-23:55] Vernissage de l'exposition "Notre monde brûle"
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
Du 21/02/2020 au 17/05/2020
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi

Notre monde brûle
En collaboration avec le MATHAF

L'exposition Notre monde brûle propose un regard engagé sur la création contemporaine depuis le Golfe Persique où les guerres et les tensions diplomatiques n'ont cessé de déterminer l'histoire de ce début de XXIe siècle. Le titre fait explicitement référence aux drames humains que génèrent les conflits successifs dans cette région tout en intégrant de manière plus large les catastrophes écologiques incarnées par les immenses feux de forêt destructeurs de l'Amazonie à la Sibérie en passant par la Californie. Mais le feu n'est pas uniquement l'affirmation d'un péril. De façon ambivalente, il est aussi le symbole du formidable élan démocratique que connait cette même région à travers les Printemps arabes.

De la destruction des trésors irakiens (Michael Rakowitz) au sort des réfugiés syriens (Monira Al Solh) en passant par le financement des Talibans à travers l'exploitation du lapis lazuli en Afghanistan (Asli Cavusoglu), Notre monde brûle présente un maillage complexe d'évènements auxquels les oeuvres d'art se réfèrent tout en offrant de multiples échappées poétiques. L'exposition ouvre d'ailleurs sa réflexion à la problématique de l'Anthropocène (John Akomfrah, Yto Barrada, Raqs Media Collective) et à la question de l'usage des ressources naturelles (Monira Al Qadiri, Sammy Baloji, Fabrice Hyber) afin de participer au débat sur la nécessité de changer notre rapport exclusivement utilitariste à l'environnement.

Avec :
John Akomfrah, Mustapha Akrim, Francis Alÿs, Kader Attia, Mounira Al Solh, Bouthayna Al Muftah, Monira Al Qadiri, Sophia Al Maria, Sammy Baloji, Yto Barrada, Aslı Çavuşoğlu, Faraj Daham, Bady Dalloul, Inji Efflatoun, Khalil El Ghrib, Mounir Fatmi, Fabrice Hyber, Dominique Hurth, Amal Kenawy, Amina Menia, Shirin Neshat, Otobong Nkanga, Sara Ouhaddou, Michael Rakowitz, Younes Rahmoun, Wael Shawky, Oriol Vilanova, Danh Vo, Raqs Media Collective

Programmation culturelle avec :
Bolatito Aderemi-Ibitola, Francis Alÿs, Tania Bruguera, Bady Dalloul, Irreversible Entanglements, Jane Jin Kaisen, Katia Kameli, Basim Magdy, Amina Menia, Sara Ouhaddou, Raqs Media Collective et Ben Russell.

Commissaire : Abdellah Karoum
Co-commissaire : Fabien Danesi

Elle affirme justement que les oeuvres ont une puissance d'intervention en prenant position face aux désordres du monde. Le feu revient alors à l'intensité de la création artistique - à l'image des oeuvres qui s'inscrivent dans la lignée des soulèvements populaires du monde arabe (Shirin Neshat, Amal Kenawy, Bady Dalloul) et témoignent d'un profond désir de justice sociale (Mustapha Akrim, Danh Vo, Faraj Daham, Kader Attia). Dans une visée post-coloniale, la démultiplication des récits historiques (Amina Menia, Bouthayna Al Muftha, Wael Shawky, Dominique Hurth) est alors une façon d'affirmer des narrations alternatives et par là même de tracer les prémisses d'une société pluraliste, aux structures moins hiérarchiques et plus horizontales.

Notre monde brûle est une exposition d'Abdellah Karroum, fondateur de l'Appartement 22 à Rabat en 2002, curateur de la Triennale aux côtés d'Okwui Enwezor en 2012, et actuellement directeur du Musée Arabe d'Art moderne et contemporain (MATHAF) à Doha. Fondé en 2010 à partir de la collection privée du Sheikh Hassan Bin Mohamed bin Ali Al Thani, le MATHAF se concentre plus particulièrement sur les pratiques artistiques du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et de sa diaspora en présentant une écriture de l'histoire de l'art polyphonique qui propose une autre lecture que celle déterminée par le point de vue occidental. Engagé dans une approche post-coloniale, le MATHAF insiste sur les échanges culturels et interroge l'héritage artistique du Qatar en lien avec la globalisation. Prônant l'essor de la modernité dans les pays arabes, il développe ses activités dans le domaine éducatif et se veut une institution à la fois localisée et ouverte dans un monde aux multiples centres. Le MATHAF se définit ainsi comme un musée non hégémonique et non normatif qui appelle de « nouvelles relations de pouvoir et des traductions culturelles » dans la lignée de la pensée d'Okwui Enwezor.

Vernissage de l'exposition "Notre monde brûle"
Wael Shawky, Al Araba Al Madfuna III, 2016 Installation vidéo, 27'02"
Courtesy de l'artiste

[21:00-23:55] Vernissage des nouvelles expositions
Location:
Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna, Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 23 54 01
Fax : +33 (0)1 47 20 15 31
Mail : info@palaisdetokyo.com
Internet Site : www.palaisdetokyo.com
Description:
Du 21/02/2020 au 17/05/2020
À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi

Ulla von Brandenburg "Le milieu est bleu"
Kevin Rouillard "Le Grand mur"
Nicolas Daubanes "L'Huile et l'Eau"
"Notre monde brûle"

Et aussi :

- Performance de Tania Bruguera
Œuvre performative en collaboration avec le Dr Julia Shaw. Sessions collectives proposées au public toutes les 30 minutes.

- R22 Art Radio
Pendant toute la durée de l'exposition, la R22 Art Radio s'installe au Palais de Tokyo. Plateforme de débats, d'interviews et d'archives, la R22 proposera au public de suivre les différents temps forts de l'exposition à travers de nombreux podcasts et émissions, tout en offrant une lecture parallèle riche en idées et analyses.

19:00
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