Saturday, September 12, 2020
Public Access


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Category: All

12
September 2020
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  Paris Design Week 2020
Location:
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Description:
du 3 au 12 septembre 2020

Festival Omnivore
Location:
Parc Floral de Paris
esplanade du château de Vincennes
route de la Pyramide
Bois de Vincennes
75012 Paris
M° Château de Vincennes, RER A Vincennes
France
Phone : +33 (0)1 43 43 92 95
Mail : info@parcfloraldeparis.com
Internet Site : www.parcfloraldeparis.com
Description:
Omnivore
Books & Festivals
100% Young Cuisine

Du 12 au 15 septembre 2020

https://www.omnivore.com
https://www.instagram.com/omnivoreworld

Avis aux gourmands, gloutons, voraces et amoureux de bons produits ! Le plus grand festival food de la rentrée, j'ai nommé Omnivore, fait son grand retour pour fêter ses 15 ans.Au menu : food trucks, conférences et masterclasses de chefs, de quoi ravir les papilles. Suivez le guide, c'est parti !

Il y a 15 ans surgissait un événement hors-normes réunissant une bande de visionnaires bien décidés à secouer le monde de la gastronomie. Des militants d'une cuisine libre, créative et surtout engagée. Le début d'une joyeuse aventure qu'il est temps de partager à nouveau.

Une programmation XXL

Cette année encore, Omnivore met les pieds dans le plat. Après 8 éditions à la maison de la Mutualité, le grand festival food de la rentrée s'installe pour la première fois au Parc Floral de Paris et accueillera le public les 12 et 13 septembre. Et pour ses 15 ans, le festival voit les choses en grand ! Pas moins de 200 grands noms de la cuisine, de la restauration et de l'agriculture seront présents sur 5 scènes et plusieurs invités comme Guillaume Sanchez, Tabata & Ludovic Mey, Adeline Grattard, Giovanni Passerini ou encore Cédric Grolet participeront à une série de talks.

Un festival engagé
Côté food, vous aurez à disposition 6 food trucks où déguster des bouchées asiatiques du kiosque Dim sum, de la viande fumée de The Beast, des glaces artisanales de Glazed, sans oublier la venue exceptionnelle du Lillois Florent et d'Alexandre Mazzia aux volants de leurs camions-cuisines. Rien que ça ! Pour étancher la soif, le grand bar Omnivore proposera sa sélection des vins de Bordeaux, de craft beers, de jus et softs naturels. Et pour confirmer son statut de festival avant-gardiste, Omnivore offrira chaque jour -en partenariat avec Service Compris- la possibilité à de jeunes entrepreneurs de présenter leurs projets lors d'un "pitch contest" devant un jury de chefs et de professionnels. Parce que la cuisine de demain commence dès aujourd'hui !

Festival Omnivore

Exposition "Bêtes de scène"
Location:
Espace Monte-Cristo
Fondation Villa Datris Paris
9, rue Monte-Cristo
75020 Paris
M° Alexandre Dumas
France
Phone : +33 (0)1 48 17 60 60
Mail : montecristo@fondationvilladatris.com
Internet Site : www.fondationvilladatris.com
Description:
Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"

Du 14 mars au 12 juillet 2020
Prolongation de l'exposition du 2 septembre au 20 décembre 2020
Du mercredi au dimanche de 11:00 à 18:30

Entrée libre : gratuit

Commissariat d'exposition et scénographie :
Pauline Ruiz et Jules Fourtine

« L'art ne cesse pas d'être hanté par l'animal. »
Gilles Deleuze et Félix Guattari


Pour la troisième année consécutive, l'Espace Monte-Cristo présente à Paris les nouvelles acquisitions de la Collection Fondation Villa Datris (située à L'Isle-sur-la-Sorgue dans le Luberon).
Bêtes de scène à Paris ! Les animaux dans la sculpture contemporaine revisite dans une nouvelle scénographie l'exposition qui a réuni plus de 51 000 visiteurs à l'Isle-sur-la-Sorgue en 2019.
À travers la sélection de 57 sculptures de 29 artistes français et internationaux, elle pose un regard artistique contemporain sur l'animal : de la beauté sauvage à la bête qui sommeille en nous.


Ils nous surprennent, nous font rire, nous agacent et nous émeuvent. Véritables bêtes de scène toujours prêtes à faire le show, les animaux sont une source inépuisable d'inspiration pour les artistes. Pour s'en convaincre, il suffit de faire un tour à la Fondation Villa Datris, qui présente en ce moment 57 sculptures réalisées par 29 artistes contemporains français et internationaux en hommage à ces drôles de bestioles.

Lapin aux aguets de Françoise Pétrovitch, albatros en néons lumineux du collectif Art Orienté Objet, renard blessé de Pascal Bernier, louve folklorique de Katia Bourdarel ... Les animaux sont représentés ici sous toutes leurs coutures. Certains s'inspirent de la mythologie et des récits fondateurs - Kate MccGwire et son serpent à plume rappelant le Quetzalcoatl mésoaméricain, Evert Lindfors revisitant l'Arche de Noé -, d'autres s'intéressent à la frontière entre animalité et domesticité, comme Sébastien Gouju qui imagine une pieuvre vivant dans une salle de bain !

Laurent Perbos joue la carte de l'originalité et de l'humour en affublant un petit oiseau d'une cagoule de catcheur mexicain tandis que Samuel Rousseau revisite les peintures rupestres préhistoriques. Autant d'initiatives surprenantes qui nous invitent à reconsidérer notre rapport avec les animaux.

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Art orienté objet, Albatros, 2017, Collection Fondation Villa Datris
©Franck Couvreur

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Kate MccGWIRE, Paradox, 2019, Collection Fondation Villa Datris
©JP Bland-détail

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Katia Bourdarel, Je suis une louve, 2012, Collection Fondation Villa Datris
© Bourdarel, Paris 2019 Photo Aeroplastics, Bruxelles

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos - Inséparables, rouge gorge et canaris 2014
© Galerie Baudoin / Photographie Jacques Penon et Michel Erlich

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent PERBOS, De Marbre et d'or, 2005
© Galerie Baudoin Lebon / Raphaël Chipault

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos, Sans titre (Lucha Libre), 2017
© Baudoin Lebon / Photographie Laurent Perbos

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos, The Birds, 2012
© Galerie Baudoin Lebon / Laurent Perbos, détail

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Pascal BERNIER, Accident de chasse (renard), Collection Fondation Villa Datris
©Eric de Ville ©Pascal Bernier_ADAGP, Paris 2019

Fête nationale de Guinée-Bissau
Location:
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Description:
Fête nationale de Guinée-Bissau

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00-21:00] Vernissage d'Oli Epp "Black Swan"
Location:
Semiose galerie-éditions
44, rue Quincampoix
fond de cour
75004 Paris
M° Rambuteau, Etienne Marcel
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : info@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
Project Room

12 septembre - 24 octobre 2020

Semiose a le plaisir de présenter la seconde exposition des œuvres d'Oli Epp. Spécialement conçue pour les trois murs de la Project Room, cette série intitulée « Black Swan » relève de préoccupations personnelles et liées à l'époque, entrelaçant en peinture des anecdotes sensibles et des théories contemporaines.

Comment est venue l'idée de vous concentrer sur le motif du cygne ?

Je suis tombé sur un article de journal à propos d'une mère cygne morte d'un chagrin d'amour. Un groupe de jeunes vandales a attaqué à coup de pierres et de briques le nid qu'elle partageait avec son partenaire, brisant leurs œufs non éclos. Les cygnes sont connus pour s'accoupler pour la vie, pourtant le mâle a été tellement stressé par l'attaque qu'il est parti. La femelle, après avoir vu ses œufs détruits et son partenaire la quitter, a été retrouvée morte dans son nid le 20 mai 2020.

Cette histoire m'a beaucoup fait penser à l'amour, à l'intimité et au chagrin, et la manière dont cela peut s'étendre au-delà du genre humain et tout affecter.

Par ailleurs, le cygne noir est une métaphore pour la prémonition, l'angoisse devant un évènement imprévu aux conséquences catastrophiques, tel que le décrit Nassim Nicholas Taleb dans son essai Le Cygne noir : La puissance de l'imprévisible (2010). Nous sommes en train de vivre actuellement un épisode « cygne noir ». L'impact du coronavirus a irrévocablement changé notre monde, à l'heure où nous continuons de naviguer dans le chaos qu'il a provoqué et que le confinement est progressivement levé. Ces peintures reflètent l'époque actuelle.

Avec un rideau en guise de fond, leur mise en scène théâtrale suggère un évènement qui n'est pas réel, un drame trop surréaliste pour être vrai, ce à quoi la vie ressemble ces jours-ci. L'évènement « cygne noir » occupe le centre de la scène, pendant que tout le reste a été suspendu et mis de côté.

La série comporte trois tableaux. Comment les peintures s'articulent-elles les unes aux autres ?

La série fonctionne en crescendo : le cygne noir mute d'un animal simple à un monstre à deux puis trois têtes pendant que le visiteur se déplace d'une peinture à l'autre.
Dans Shield, la mère cygne surveille son œuf blanc. Elle regarde le spectateur en face, ailes relevées, prête à défendre et à attaquer. Dans Omen, le cygne à trois têtes prend une qualité de dominant et résume l'étrange monstruosité de l'animal hybride. Les pierres vertes autour des pattes du cygne donnent l'impression qu'il prend part à une sorte de rituel, une cérémonie de danse ou un acte de divination. Cette peinture en particulier est celle qui rend le mieux l'idée d'un évènement imprévisible, la théorie du cygne noir.

Pourquoi est-ce que le rideau de fond revient régulièrement dans vos peintures ?

J'aime l'idée de mettre en scène de manière théâtrale les animaux et les figures. C'est une façon de leur prêter une plus grande attention en les plaçant au point focal. Cela suggère également un évènement qui a été dramatisé ou qui n'est pas réel. Mes œuvres évoluent habituellement dans un espace hyper-réaliste, dans lequel les évènements qui se déroulent à l'intérieur de la peinture semblent surréalistes ou absurdes. L'emploi du rideau comme fond renforce encore cet effet.

Qu'est-ce que le changement de direction de votre iconographie, des humains vers les animaux, annonce-t-il ?

J'ai senti que j'avais passé beaucoup de temps à développer ma peinture figurative et j'étais prêt à aborder une nouvelle série qui n'inclurait pas d'éléments considérés comme des marques de fabrique de mon style, tels que les figures humanoïdes ou des logos. Cela représentait un nouveau défi de penser comment les animaux pourraient habiter un espace virtuel et peint ; comment la nature pourrait être reformatée dans mon esthétique « digitale pop post-internet », comment mon langage visuel pourrait altérer les formes des animaux, leurs couleurs, etc. C'est ainsi que je me suis retrouvé à créer d'étranges animaux hybrides : prendre des éléments connus et les emmener dans l'inconnu de la peinture.

Vernissage d'Oli Epp "Black Swan"
Oli Epp, Omen, 2020
Huile et acrylique sur toile, 180 x 160 cm / 70 7/8 x 63 inches
Photo Mark Blower. Courtesy Semiose, Paris.

[11:00-21:00] Vernissage de Françoise Pétrovitch "Forget Me Not"
Location:
Semiose galerie-éditions
44, rue Quincampoix
fond de cour
75004 Paris
M° Rambuteau, Etienne Marcel
France
Phone : +33 (0)9 79 26 16 38
Mail : info@semiose.com
Internet Site : www.semiose.com
Description:
12 septembre - 24 octobre 2020

Françoise Pétrovitch m'a dit un jour que c'était pendant leur réalisation qu'elle aimait le plus ses œuvres, contredisant le principe selon lequel une soupe ne se mange pas aussi chaude qu'elle a été préparée. Immédiatement exécutées, immédiatement savourées. Cette peinture faite d'un coup, sans repentirs ni retours ou superpositions laborieuses, glisse sur le support avec la facilité d'une main habile. Le geste de Françoise Pétrovitch est celui du bien fait artisanal, de la main qui connaît son outil et son médium. L'aisance manuelle est réitérée d'une œuvre à l'autre, chacune reprenant le geste accompli pour en jouir à nouveau. À voir ce plaisir glissant, on en oublie que Françoise Pétrovitch a été formée à la gravure, art du raclage et du grattage où l'instrument s'enfonce plus qu'il ne glisse. Comme si la peinture à l'encre ou à l'huile était une libération, un relâchement de la tension éprouvée par la main qui grave. « Je travaille "avec" les aventures de l'encre, pas "contre" - comme dans le cas de la gravure. »

Formée en arts appliqués, l'artiste en a gardé une attention particulière au savoir-faire technique. Elle exploite les spécificités de chaque médium tout en transposant, traduisant les procédés de l'un dans l'autre. Le travail sur toile reprend les effets de l'œuvre sur papier, comme l'usage de la réserve qui se trouve alors matérialisée par une peinture blanche. Sur la feuille de papier, la réserve fait office de dessin, de contour, et cette limite entre le peint et le non-peint est une frontière indépassable. C'est dans la maîtrise de la réserve que se distingue cette main habile, dessinant dans la couleur avec les trouées de blanc, comme dans ces enfants au squelette où l'ossature apparaît en réserve à l'intérieur des lavis. De la même manière, dans la figure du Fumeur, tout l'intérêt iconographique réside dans cet effet formel de la fumée qui traverse et fracture le visage d'un éclair blanc. Dans cette peinture liquide, la réserve est la partie solide, fixe, immobile, encerclée ou encerclant les eaux mouvantes de l'encre. On ne sait jamais vraiment si c'est elle qui limite les étendues d'encre ou si c'est l'encre qui détermine les plages laissées libres.

Dans les peintures à l'huile, réalisées récemment dans l'atelier normand de Verneuil-sur-Avre, les blancs sont les zones les plus denses de l'œuvre, comme dans Lucie (2020) et Aveuglé (2020) où l'opacité du blanc est redoublée par ces mains qui masquent les visages, annihilant leur individualité. Chez Françoise Pétrovitch, il n'y a jamais de portrait (même dans Lucie, qui représente pourtant la fille de l'artiste). Ces portraits-qui-n'en-sont-pas présentent des visages aveuglés par des mains opaques à la blancheur de plomb. Un dessin au trait rouge, typique du travail de l'artiste depuis une quinzaine d'années, intervient dans le blanc pour cerner mains et visages. On le retrouve également dans la série des insectes, inspirée des peintures faussement scientifiques qui jalonnent l'histoire de l'art. Adoptant des formats inhabituellement petits, Françoise Pétrovitch quitte le monde des humains, des oiseaux et des mammifères pour celui des insectes, ces derniers introduisant le monde végétal dont ils sont organiquement et mimétiquement proches.

Fidèle à l'encre et au papier, Pétrovitch n'en déjoue pas moins leurs limites par un agrandissement des formats à l'échelle de la peinture sur toile, voire de la peinture murale où le dessin intervient sur une surface blanche illimitée. Une amplification formelle accompagne cet élargissement du support. Évitant les concentrations, le grand format permet une extension de la fluidité de l'encre, dans un univers sans horizon ni profondeur. L'œuvre de Françoise Pétrovitch joue des effets de la peinture, mais ce sont des effets sans spectacle. Il n'y a ni coulisses ni arrière-plan. Tout est visible. La peinture ou l'encre forment un voile que l'on peut soulever, redoublant ainsi la transparence d'une peinture qui ne cache rien, pas même cette angoisse dissoute dans la virtuosité manuelle.

Choghakate Kazarian

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Choghakate Kazarian est conservatrice du patrimoine et historienne de l'art. Elle s'intéresse particulièrement à l'art de l'après-guerre et l'outsider art, ainsi qu'aux processus créatifs. Alors qu'elle était conservatrice au Musée d'Art Moderne de Paris (FR), elle a assuré le commissariat de plusieurs expositions sur Lucio Fontana, Piero Manzoni, Karel Appel et Henry Darger. Ses publications portent sur ces mêmes artistes ainsi que sur Marcel Duchamp, Louis Michel Eilshemius et Stéphane Mandelbaum. Diplômée de l'École du Louvre, de la Sorbonne (en philosophie) et de l'Institut National du Patrimoine, elle mène actuellement un Ph. D. sur l'artiste américain Albert Pinkham Ryder au Courtauld Institute of Art à Londres (UK). Elle est également editor-at-large au Brooklyn Rail (New York, US).

Vernissage de Françoise Pétrovitch "Forget Me Not"
Françoise Pétrovitch, Lucie, 2020
Huile sur toile - 240 x 160 cm / 94 1/2 x 63 inches
Photo Hervé Plumet. Courtesy Semiose, Paris.

[11:00-21:00] Vernissage de Miryam Haddad "La complainte de Yam"
Location:
Galerie Art : Concept
4, passage Sainte-Avoye
entrée par le 8, rue Rambuteau
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 53 60 90 30
Fax : +33 (0)1 53 60 90 31
Mail : info@galerieartconcept.com
Internet Site : www.galerieartconcept.com
Description:
Du 12 septembre au 24 octobre


[12:00-18:00] Vernissage de l'exposition "Le pouvoir se charge de vous #3"
Location:
Galerie Jeune Création
43, rue de la Commune de Paris
Komunuma
93230 Romainville
M° Bobigny - Pantin - Raymond Queneau
France
Mobile : +33 (0)6 15 60 43 76
Mail : jeunecreation@gmail.com
Internet Site : www.jeunecreation.org
Description:
12-26.09 2020
mer. sam. 12h-18h

Au grès des pérégrinations s'ouvre le troisième chapitre du « Le pouvoir se charge de vous». La majorité des oeuvres sont restées, d'autres sont parties. Celles encore présentes, sur le même mur, s entremêlent, comme une évocation de l'épaisseur d'événements antérieurs. Les nouvelles contributions dessinent les pages blanches de l'espace d'exposition qu'elles inaugurent. Tour à tour rêves, angoisses et songes, les oeuvres décrivent une danse autour des charges de pouvoir que nous portons ou subissons.

Le récit de cette exposition est désormais inséparable de la création de la 70e édition de Jeune Création. Pour quelques mois dans ses propres entrailles, l'exposition a renfermé le magma d'énergies brulantes. La lave a empli les murs du sous sol de la galerie devenu fournaise. Puis, sous l'apparence d'une fumée vibrante elle s'est répandue à Pantin, Marseille et Paris, devenant terre, eau, air.

Vernissage de l'exposition "Le pouvoir se charge de vous #3"

[12:00-22:00] Vernissage de la 70ème édition de Jeune Création
Location:
Galerie Thaddaeus Ropac Pantin
69, avenue du Général Leclerc
93500 Pantin
M° Gare SNCF Pantin
France
Phone : +33 (0)1 55 89 01 10
Fax : +33 (0)1 55 89 01 11
Mail : galerie@ropac.net
Internet Site : www.ropac.net/contact/paris-pantin
Description:
« En Être », est le titre de la 70ème édition de l'association Jeune Création, qui se déroulera du 12 au 26 septembre 2020.

Plus de 200 artistes de toutes générations participent à ce parcours d'expositions entre la Galerie Thaddaeus Ropac à Pantin, l'espace Niemeyer à Paris, la galerie Jeune Création à Romainville et la Cabane Georgina à Marseille.
Camille Aumont Carnel, autrice du livre "Je m'en bats le clito", influenceuse et entrepreneuse féministe, est la marraine de cette 70e édition.
Cet anniversaire célébrera les liens généreux entre artistes, amateurs d'arts et les soutiens de l'association. « En Être » fait écho au désir, à la simplicité et au faire ensemble.


« Rassembler ce qui est épars »

Du 12 au 26 septembre 2020
ouvert du mar.-dim. de 10h à 19h
fermé les lun. et le dim. 20.09

vernissage, sur inscription, le sam. 12.09 de 12h à 22h
>> RSVP


En signe de solidarité avec la communauté artistique en ces temps difficiles, la galerie Thaddaeus Ropac Paris Pantin accueillera une exposition en collaboration avec l'association d'artistes Jeune Création pour soutenir les jeunes artistes et les galeries émergentes. L'espace d'exposition de 2 000 m2 de la galerie sera consacré à la présentation des œuvres de 120 artistes sélectionnés par Jeune Création afin de favoriser la promotion et la vente de leurs œuvres. L'exposition aura lieu du 12 au 26 septembre 2020 et le produit des ventes sera directement reversé aux artistes ainsi qu'à leurs galeries.

Pour Thaddaeus Ropac "il s'agit d'une période sans précédent pour beaucoup d'entre nous, mais dans le monde de l'art, c'est un moment particulièrement difficile pour la nouvelle génération d'artistes et les jeunes galeries. En mettant à disposition notre plus grande galerie et ainsi que l'infrastructure nécessaire pour promouvoir les œuvres de 120 jeunes artistes, nous apportons notre soutien à ceux qui en ont le plus besoin".

De son côté Jérémy Chabaud, directeur de Jeune Création affirme qu'en "cette période troublée de crise sanitaire, la galerie Thaddaeus Ropac et Jeune Création s'unissent avec un entrain et une solidarité renforcés pour affirmer leur soutien aux artistes. Chacun sera invité à créer, à réfléchir et à agir ensemble en faveur de la liberté de création".

L'exposition intitulée "En Être" est présentée par Jeune Création comme "un rituel de récréation célébrant les joies et les angoisses du monde, ses morts et ses renaissances".

Reflétant la diversité des pratiques actuelles, les œuvres présentées par la centaine d'artistes se déclinent sur tout type de média : peintures, sculptures, installations, performances, photographies et vidéos. Mêlant œuvres individuelles et œuvres collectives, l'exposition sera présentée dans trois salles de la galerie de Pantin. Les espaces extérieurs de la galerie feront l'objet d'une programmation spéciale, notamment d'une performance rituelle autour de l'équinoxe d'automne, le 22 septembre après 18h. La fin de l'exposition sera également marquée par une journée de performances le samedi 26 septembre de 12h à 19h.

L'exposition de Pantin est accompagnée d'autres sections du programme "En être", présentées à la Cabane Georgina à Marseille (22 août - 20 septembre), à l'Espace Oscar Niemeyer à Paris (11 - 25 septembre, vernissage le vendredi 11 septembre de 18h à 22h) et à la Galerie Jeune Création à Romainville (12 - 26 septembre, vernissage le 12 septembre de 12h à 22h).

Fondée en 1949, Jeune Création soutient les jeunes artistes émergents depuis plus de 70 ans. La galerie Thaddaeus Ropac collabore pour la troisième fois avec Jeune Création.

Vernissage de la 70ème édition de Jeune Création




[14:00-20:00] Vernissage d'Armelle de Sainte Marie "Garden Party"
Location:
Galerie Jean Fournier
22, rue du Bac
75007 Paris
M° Rue du Bac
France
Phone : +33 (0)1 42 97 44 00
Fax : +33 (0)1 42 97 46 00
Mail : info@galerie-jeanfournier.com
Internet Site : www.galerie-jeanfournier.com
Description:
La Galerie Jean Fournier est très heureuse de présenter Garden Party, la première exposition personnelle d'Armelle deSainte Marie à la galerie. Depuis 2009, Armelle de Sainte Marie mène de front plusieurs séries picturales. Deux de ces séries composent la sélection de l'exposition : Odyssées et Vanités hybrides auxquelles viennent s'ajouter des œuvres récentes, Jardin et Garden Party dont le même élan vital sous-tend l'ensemble du travail. Cette exposition marque également la parution de la première monographie de l'artiste.

Vernissage d'Armelle de Sainte Marie "Garden Party"
Armelle de Sainte Marie, Odyssée 41, 2020, acrylique sur toile, 92 x 73 cm
© JC Lett / A de Sainte Marie, Galerie Jean Fournier, Paris, 2020.

[14:00-19:00] Vernissage de Gérard Traquandi "Réjouis-toi ..."
Location:
Galerie Catherine Putman
40, rue Quincampoix
75004 Paris
M° Rambuteau, Les Halles, Châtelet
France
Phone : +33 (0)1 45 55 23 06
Fax : +33 (0)1 47 05 61 43
Mail : contact@catherineputman.com
Internet Site : www.catherineputman.com
Description:
12 septembre - 24 octobre 2020
Vernissage Samedi 12 septembre 14:00 - 19:00

Cette exposition fait la part belle au travail sur papier de l'artiste et s'inscrit dans l'histoire de la collaboration singulière entre Gérard Traquandi et la galerie.

A l'occasion de l'édition en 2020 d'un portfolio de xylographies, la galerie présente une part importante des gravures de l'artiste qu'elle a éditées depuis vingt ans, accompagnée d'une sélection de dessins et monotypes.

« Gérard Traquandi s'est toujours passionné pour les zones obscures de l'art, entre l'unique et le multiple, entre l'original et la reproduction. Ses simili-gravures, ses phototypies, ses résinopigmentypes, ses gommes bichromatées, se tiennent à mi-chemin entre la photographie et l'estampe, entre le dessin et l'image imprimée » écrivait en 1997 Jean-Pierre Angremy dans l'introduction du livret publié à l'occasion de l'exposition que la Bibliothèque Nationale consacrait aux impressions de l'artiste marseillais. Bien que n'ayant plus de rapport avec la photographie, les gravures, monotypes, transferts et dessins préparatoires que l'artiste expose aujourd'hui à la galerie Catherine Putman bousculent toujours les limites des genres et des catégories.

Ces œuvres sur papier, érudites et sensuelles, subtiles sous leur apparente simplicité, témoignent de l'art confirmé de l'estampe de Gérard Traquandi.

« Réjouis-toi »

Ces premières paroles adressées par l'archange Gabriel à la Vierge dans le récit de l'Annonciation, «représentation du mystère de l'Incarnation, de l'irruption de l'incommensurable dans le monde réel», forment le titre, repris pour l'exposition, du portfolio de xylographies en clair-obscur sur le thème des cinq sens que Gérard Traquandi a récemment réalisé pour la galerie Catherine Putman. Inspirées de l'esthétique précieuse des estampes imprimées en « chiaroscuro » de la Renaissance et du maniérisme italien, chaque planche est composée dans une gamme tonale limitée à deux couleurs, délicates demi-teintes, dont la superposition (planche de trait et planche de teinte) produit ombres et lumières, volume et mouvement. Dans un mélange inédit de sacré et de profane, Traquandi convoque l'iconographie religieuse pour suggérer chacun des sens : la silhouette tout juste esquissée de la Vierge de l'Annonciation tendant l'oreille pour l'ouïe, ou celle de l'apôtre Thomas se penchant sur le corps du Christ pour le toucher. Les motifs, légers, ramenés à l'essentiel, cadrés serrés, mouvement, geste, semblent produits au pinceau, à la manière du dessin au lavis avec lequel la gravure en clair-obscur a toujours flirté. Ces xylographies sont le fruit d'un lent processus de composition-décomposition de l'image que laissent deviner les dessins préparatoires présentés avec les planches du portfolio.

Le dessin est au cœur du travail de Traquandi. Partant de croquis saisis sur le motif, dans la nature ou au musée, ici des scènes peintes ou sculptées dont le trait ininterrompu du stylo enregistre les rapports de masse et les rythmiques, l'artiste construit ses images en jouant des décalages et contretemps propres aux techniques d'impression. Issus de ces procédés indirects, les gravures, les aquatintes ou les transferts semblent porter le souvenir des sensations saisies dans le croquis.

La lumière et le rythme
Un triptyque d'aquatintes en noir, vert et orange, sans titre, restitue la magie des vibrations de la lumière sur les grandes fenêtres du Louvre. Bruns tourmentés ou roses transparents, des lavis d'aquatinte composent de merveilleux paysages abstraits, ciels d'orage ou de soleil couchant, sur lesquels, parfois, s'inscrivent les arabesques d'une ligne d'eau forte.

On retrouve dans les estampes de Gérard Traquandi les subtiles harmonies chromatiques de ses peintures. On y voit aussi l'attention extrême portée au choix des papiers, mats ou nacrés comme dans la série imprimée sur Chine collé sur laquelle le délicat trait de pointe sèche suggère le frémissement d'une branche de pin. Dans les monotypes, le procédé de transfert des motifs sur la feuille depuis un fond monochrome (à la façon du papier carbone) confère une délicate fragilité aux motifs de feuillage, fruits et fleurs qui enchantent par leur grâce et leur musicalité.

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Cécile Pocheau Lesteven
(Juillet 2020)

Conservateur en chef des estampes contemporaines et livres d'artistes
à la Bibliothèque nationale de France

Vernissage de Gérard Traquandi "Réjouis-toi ..."
Gérard Traquandi Réjouis-toi ..., 2020
Xylographie - 25 x 15 cm

Vernissage de Gérard Traquandi "Réjouis-toi ..."
Gérard Traquandi, Réjouis-toi ..., 2020
Xylographie - 25 x 15 cm

Vernissage de Gérard Traquandi "Réjouis-toi ..."
Gérard Traquandi, Réjouis-toi ..., 2020
Xylographie - 25 x 15 cm

Vernissage de Gérard Traquandi "Réjouis-toi ..."
Gérard Traquandi, Réjouis-toi ..., 2020
Xylographie - 25 x 15 cm

Vernissage de Gérard Traquandi "Réjouis-toi ..."
Gérard Traquandi, Réjouis-toi ..., 2020
Xylographie - 25 x 15 cm

Vernissage de Gérard Traquandi "Réjouis-toi ..."
Gérard Traquandi, Sans titre #1, 2006
Eau forte - 66 x 50 cm





[15:00-21:00] Vernissage d'Arnaud Vasseux "Poisson cathédrale"
Location:
Les Instants Chavirés
ancienne Brasserie Bouchoule
2, rue Emile Zola
7, rue Richard Lenoir
93100 Montreuil
M° Robespierre
France
Phone : +33 (0)1 42 87 25 91
Mail : infos@instantschavires.com
Internet Site : www.instantschavires.com
Description:
Exposition du samedi 12 septembre au dimanche 8 novembre 2020
Vernissage : samedi 12 septembre de 15h à 21h


RENDEZ-VOUS dans l'exposition

Dans le cadre de la situation sanitaire liée au COVID 19, le masque est obligatoire
pour les adultes et la jauge limitée pour les visites et les événements de l'exposition.
Masques et gel mis à disposition du public.

> samedi 12 septembre - 15h/19h
vernissage en présence de l'artiste

> dimanche 13 septembre - 17h
concert in situ de Lê Quan Ninh (percussions)
entrée libre dans le cadre de l'exposition

> dimanche 20 septembre - 19h/21h
La teinturière de la lune, séance d'écoute de Jérôme Poret
entrée libre

> samedi 10 et dimanche 11 octobre
Portes ouvertes des ateliers de la ville de Montreuil
entrée libre

> samedi 17 octobre - 17h
dans le cadre de l'exposition
Revox, papier, ciseau de Liz Rácz et Jérôme Noetinger
entrée libre

> dimanche 18 octobre - 17h
projection du film Before we go (2014) en présence de son réalisateur, Jorge Leon
accompagné par Arnaud Vasseux. Attention, jauge très limitée, entrée sur réservation,
contact : guillaume@instantschavires.com

> dimanche 25 octobre - 17h
concert in situ de Timothée Quost (trompette - électroniques)
entrée libre dans le cadre de l'exposition

> dimanche 8 novembre - 16h/20h
finissage de l'exposition
rencontre entre Arnaud Vasseux & Marie Cantos, autrice de textes
& directrice artistique de l'ahah (Paris) à 16h.

Vernissage d'Arnaud Vasseux "POISSON CATHÉDRALE"

Qui sait à qui l'on écrit, pour qui, et, surtout, quand sera lu un texte ?

Pour vous, la visite de l'exposition personnelle d'Arnaud Vasseux débutera peut-être avec ces mots, à l'entrée des Instants Chavirés.

À moins qu'elle ne débute, toujours avec ces mots, avant même que l'artiste ne soit arrivé à Montreuil, qu'il n'ait commencé le « montage » comme l'on dit dans notre jargon professionnel...

En réalité, elle avait peut-être même déjà débuté, il y a quelques semaines déjà, avec un titre attrapé au vol, à la lecture d'une newsletter des Instants Chavirés, d'une invitation électronique.

Oui, c'est peut-être cela, l'entrée dans l'exposition, son titre : Poisson cathédrale. Un drôle de titre, n'est-ce pas ? J'avoue partager cela avec Arnaud, le goût des titres. Ce n'est pas le cas de tou-te-s les artistes et/ou commissaires. Apparemment, il n'y a pas que le goût des titres que nous partageons, lui et moi. Il y a aussi des lectures. Celles de Claude Simon notamment. Ses romans et, en l'occurrence, également le peu d'écrits critiques ou théoriques dont on peut le créditer : des retranscriptions de conférences célèbres qui témoignent de l'humilité de celui qui reçut pourtant le Nobel de Littérature en 1985.

Le « poisson cathédrale » par lequel vous entrerez peut-être dans l'exposition personnelle d'Arnaud Vasseux aux Instants Chavirés, des semaines avant qu'elle n'ait lieu, ou même longtemps après qu'elle a été démontée (car il y a aussi ces visites qui ne se feront qu'à travers quelques vues d'exposition, des années plus tard- qui sait à qui l'on écrit, pour qui, et quand sera lu un texte, écrivais-je plus tôt...), bref, ce « poisson cathédrale », il donne aussi son titre à l'une des célèbres Quatre conférences de Claude Simon, réunies aux Éditions de Minuit1. Quatre conférences où, auscultant l'oeuvre de ses maîtres, l'écrivain rejoue les tours et détours - jusqu'à l'étourdissement - propre à sa prose, les obsessions, les va-et-vient du détail au grand angle et réciproquement, pour revenir à ce même détail, dessus, autour, peut-être pas le même, mais si, à ça près le même, et puis peu importe : le détail, celui qui obsède précisément, celui qu'on ressasse et qu'on réécrit, qu'on diffère et différencie, mais qui, in fine, résiste.

Ce « poisson cathédrale » auquel Claude Simon fait référence, c'est un poisson bouilli sur la table du Grand-Hôtel de la Plage de Balbec où le jeune Proust déjeune avec sa grand-mère dans À l'ombre des jeunes filles en fleurs2, poisson que la frustration et la rêverie mêlées vont rendre vaste, puis monstrueux, et bientôt survivant des temps les plus reculés, tel un fossile, la perfection de son dessin, de son architecture d'arêtes, immémoriale, en faisant une « polychrome cathédrale de la mer ». Et le paysage tout entier, son horizon marin autant que les convives autour - des plus contemporains -, son histoire invisible et sa géologie tangible, tout semble se déployer depuis le plat posé là. Cela, « par le seul pouvoir de la langue », dit Claude Simon3.

Pour l'auteur du Jardin des Plantes et de La Route des Flandres (entre autres merveilles), chez Proust, les noms, au sens de substantif commun et pas seulement d'identités propres, « sont comme les moules des idées »4. À sa suite, Arnaud Vasseux écrivait en prélude à cette exposition, mais j'imagine que cela vaut pour toute sa recherche formelle et intellectuelle, que « certains objets sont comme les moules de nos idées » qu'il faudrait pouvoir ouvrir » pour deviner en creux ce qu'ils contiennent »5.

Je me suis souvent dit des oeuvres d'Arnaud qu'elles travaillaient (j'utilise le terme à dessein) à l'endroit des noms justement. Ceux qu'on peine à trouver, à donner. Qu'elles m'apparaissaient comme les images des rêves, avec une puissance d'évocation telle que je m'en trouvais bouche-bée, que j'en restais longtemps bouche-bée.

Le travail d'analyse (que ce soit celui du-de la critique, ou bien celui qui occupe à se perdre sur un divan ou dans les méandres d'un tapis) : le travail qui consiste à aider à formuler, au creux de la bouche, dans le creux de la bouche, ce qui s'est déjà formé sous nos yeux), le travail d'analyse, donc, consisterait à ouvrir le moule par la dénomination. Mais alors, si les noms eux-mêmes « sont comme les moules des idées », che fare ?

Pour son exposition personnelle aux Instants Chavirés, Arnaud Vasseux entrelace le souvenir de trois chorégraphies « marquantes »6 : Café Müller de Pina Bausch (1978), Projet de la matière d'Odile Duboc (1993) et Aatt enen tionon de Boris Charmatz (1996). Il en transpose dans son langage plastique ce qui en constitue l'os, l'arête ici. Des gestes et/ou des éléments de décor devenus protagonistes de ces pièces historiques au même titre que les danseur-se-s. Les chaises de Pina, la structure scénographique de Charmatz, la douce géométrie des mouvements de Duboc.

« Savais-tu que le terme « cathédrale » venait du latin cathedra, ae, f. signifiant... chaise, mais aussi fondement ? » demandais-je à Arnaud au cours d'une discussion, des mois avant son exposition. Et de le quitter ce jour-là en me disant en mon fort intérieur que, décidément, les oeuvres des artistes sont comme les moules des idées.

Marie Cantos, juin 2020
_______________
1 Simon, Claude, Quatre conférences, textes établis et annotés par Patrick Longuet, Paris, Les Éditions de Minuit, 2012
(« Le Poisson cathédrale » occupant les pages 11 à 38).
2 Proust, Marcel, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, réédition, Paris, Gallimard, coll. »Quarto », 1999, p.550-551.
3 Simon, C., op. cit., p. 13.
4 Simon, C., ibid., p. 21.
5 Vasseux, Arnaud, statement pour le CP de l'exposition Poisson cathédrale, janvier 2020.
6 Id.

Vernissage d'Arnaud Vasseux "POISSON CATHÉDRALE"

Arnaud Vasseux
Né en 1969

Dans sa pratique, il donne une place déterminante à l'approche et à la manipulation des matériaux dans l'élaboration du sens. Attentif aux changements d'états et aux phases de transition, il interroge autant la nature que l'usage de ce qui constitue la sculpture et fait advenir des formes qui combinent fragilité, instabilité et résistance. Son travail met en jeu les notions d'espace, de temporalité distinctes et de lieu par l'exploration des possibilités issues des techniques du moulage et de l'empreinte. Ses sculptures, le plus souvent éphémères et construites à même le lieu naissent d'une confrontation sensible et inquiète de l'espace physique et de son histoire, faisant de l'exposition un moment d'intensification de l'expérience, d'hypothèses et de récits.

Parmi ses expositions récentes, nous signalons les expositions personnelles Du double au singulier au Frac Occitanie Montpellier et au musée Henri Prades - site archéologique Lattara (2017), Mémoires matérielles à la galerie Particulière, à Bruxelles (2016), Physique des surfaces à la galerie White Project à Paris (2015), Continuum, murmure au Domaine de Kerguéhennec (2013). Il a récemment participé aux expositions collectives suivantes : En réserve à la galerie Angle Art Contemporain (2019), Mais il y a ce lieu qui nous maintient à l'espace des Mécènes du sud à Montpellier (2019), Une maison de verre conçue en 2017 par le CIRVA au musée Cantini à Marseille, et à Nuage au musée Réattu en Arles en 2013.

Plus d'infos :
documentsdartistes.org/vasseux

Vernissage d'Arnaud Vasseux "POISSON CATHÉDRALE"

L'association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d'Île-de-France.

Vernissage d'Arnaud Vasseux "POISSON CATHÉDRALE"

[15:00-20:00] Vernissage dde Romain Battaglia et Christian Guy "COLORS"
Location:
Galerie de la Clé
23, rue Michel Le Comte
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Mail : info@galeriedelacle.com
Internet Site : www.galeriedelacle.com
Description:
Vernissage de l'exposition COLORS du photographe Romain Battaglia et du peintre Christian Guy, Samedi 12 Septembre de 15 heures à 20 heures

Exposition du 12 au 26 Septembre 2020

Entre photographie et peinture, le travail croisé de Christian Guy et de Romain Battaglia a de commun la couleur, le sens du figuratif et de l'évasion. La présentation commune de leurs œuvres donne lieu à une prise de perspective colorée et détaillée sur leurs imaginaires respectifs.

Vernissage dde Romain Battaglia et Christian Guy "COLORS"

[15:00-21:00] Vernissage de Debza - DXTR - Shane "COLLECTIVE"
Location:
Loft du 34
34, rue du Dragon
75006 Paris
M° Saint-Sulpice, Sèvres - Babylone
France
Mail : loftdu34@gmail.com
Description:
Vernissage public // Samedi 12 septembre 2020 de 15h à 21h

Exposition du 13 septembre au 4 octobre 2020 / 14h à 19h
Tous les jours sauf le mardi et le mercredi.

"Collective" adj. Qui concerne une collectivité de personnes ou d'objets caractérisés par des traits communs ou considérés comme tels.
[1 association de 3 artistes.
3 univers rassemblés pour 1 exposition. ]
Debza, Shane et Dxtr composent le collectif artistique de cette exposition.
Debza prend des risques tant dans ses illustrations que sur les associations de couleurs.
Il cherche de manière constante à rendre son travail audacieux et évolutif en traduisant des émotions fortes autant sur ses toiles que dans la rue.

Shane jongle entre graphiste pour les plus grandes marques et artiste street art de renom, deux facettes qui se complètent et font de lui un éternel soucieux du détail créant des oeuvres qui offrent plusieurs degrés d'interprétations.

Dxtr est considéré comme le savant fou du dessin animée, il explore sans fin son amour pour les comics et crée des personnages pop tous plus surréalistes les uns que les autres.
Chacun possède un monde imaginaire riche et singulier, ces trois artistes semblent si éloignés cependant une fois leur individualité transcendée et additionnée cela donne lieu à un projet commun saisissant.
Au premier plan on découvre une inspiration commune issue de la culture japonaise. Ils la retranscrivent à travers des éléments plus ou moins prononcés ici et là. En effet ils ont concentré leur affection mutuelle sur cette tendance japonisante pour en faire l'un des fils conducteur de l'exposition.
Au deuxième plan on admire le travail de trois autodidactes qui interprètent à leur façon l'illustration et explorent l'art graphique sur toile. Ils décortiquent tour à tour cette culture et les codes qui s'en suivent pour se les réapproprier dans leurs oeuvres.

Le détail et la rigueur que l'on retrouve dans les traits est un héritage d'un graphisme esthétique entremêlé à la réalité du street art.

"Collective" du 13 septembre au 04 octobre 2020 au coeur du loft du 34 vous plonge donc dans un méli mélo d'inspirations et d'idées diverses afin de créer une nouvelle dynamique entre ces trois artistes et votre regard.

Vernissage de Debza - DXTR - Shane "COLLECTIVE"

[15:00-19:00] Vernissage de Kerdalo "Paris, ville lumière"
Location:
Artclub Gallery
172, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Palais Royal - Musée du Louvre
France
Phone : +33 (0)1 47 03 42 20
Mail : contact@artclub.fr
Internet Site : www.artclub.fr
Description:
du 12 septembre au 3 octobre

Vernissage de Kerdalo "Paris, ville lumière"

[15:00-19:00] Vernissage de l'exposition croisée "Bernard Pras - Anna Kache"
Location:
Maison Elsa Triolet - Aragon
Moulin de Villeneuve
Rue de Villeneuve
78730 Saint-Arnoult-en-Yvelines
M° Gare SNCF de Dourdan
France
Phone : +33 (0)1 30 41 20 15
Fax : +33 (0)1 30 41 43 92
Mail : info@maison-triolet-aragon.com
Internet Site : www.maison-triolet-aragon.com
Description:
Sculpture, couture, photographie

Du 12 septembre au 29 novembre 2020

L'art est un jeu. Un jeu sans fin, nous dit le philosophe. Mais un jeu. Un jeu entre un imagier et un regardeur. Libre au premier de faire croire au second que son oeuvre est belle, vraie, absente. Libre à celui-ci d'y croire, d'y voir la vie ou, au contraire, de n'y voir que de l'art, de l'artifice, un métier. [...]

Un jeu comme un tour de passe-passe, au terme duquel Bernard Pras divulgue le truc, l'astuce. La clef donnée, tout s'éclaire, tout se recompose. La dimension illusionniste révélée, le réel apparaît.
Colin Lemoine, "L'illusion, cet accès au réel"

Bernard Pras est diplômé des Beaux-Arts de Toulouse en 1974. Trouvant sa voie artistique dans les années 80, il est le fondateur du concept d'aquagravure et s'épanouit, dans les années 90, dans l'anamorphose. Il réalise des installations et assemblages d'objets divers tels des effets d'optique, et joue ainsi avec le regard du spectateur. La photographie, par essence plane, permet cette illusion. Anna Kache vit et travaille à Montreuil avec Bernard Pras, et se démarque par sa couture sur photographie.

Anna Kache invente un monde écarlate, éclaté par le désir et le désordre, un monde de fils dérangés dans lesquels se tissent ds espoirs, des fiascos, des fantasmes. Elle tricote, attache, ligote, rapièce, raccommode, suture : des cris, des pleurs, des silences, des fièvres, des joies, des crève-coeurs. L'attente devient une fureur solitaire, et la couture un médium, une action, un message. Ses oeuvres sont des paires de claques autant que des gestes de caresses où l'extrême féminin se joue de son genre.

Julie Estève & Agnès Vannouvong

Vernissage de l'exposition croisée "Bernard Pras - Anna Kache"
Bernard Pras, Bashung, Inventaire : 210, 60 x 80 cm, 2018

Vernissage de l'exposition croisée "Bernard Pras - Anna Kache"
Anna Kache, Étendoir, vêtements, bois, métal, 165 x 250 cm, 2010


[12 septembre 1896]
Elsa Triolet, née Ella Kagan, aurait eu 124 ans ce jour.






[16:00-20:00] Signature du livre "Les Authentiques" par Catherine Panchout et Yves Michaud
Location:
Galerie Pierre-Alain Challier
Pacea
8, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 49 96 63 00
Mail : galerie@pacea.fr
Internet Site : www.pacea.fr
Description:
Dans le cadre de l'exposition "Les Authentiques - Les Pionnières II"

« Les Authentiques », Les Pionnières II, à l'heure où beaucoup d'artistes ce sont isolés pour quelques semaines dans leur lieu de création, un nouveau livre passionnant pour entrer dans l'intimité de 25 ateliers d'artistes, génération de femmes engagées, grâce aux photographies de Catherine Panchout et aux textes d'Yves Michaud.

25 femmes, 25 artistes du XXIème siècle

Lydie ARICKX
Elisabeth BALLET
Rina BANERJEE
Valérie BELIN
Carole BENZAKEN
Béatrice CASADESUS
Hélène DELPRAT
Valérie FAVRE
Gloria FRIEDMANN
Monique FRYDMAN
Claire-Jeanne Jézéquel
Marina KARELLA
Laurie KARP
Catherine LOPES-CURVAL
Federica MATTA
Gabriela MORAWETZ
Shirin NESHAT
Françoise Pétrovitch
Alexandra ROUSSOPOULOS
Michaële-Andrea SCHATT
Kiki SMITH
Barbara THADEN
Agnés THURNAUER
Tatiana Trouvé
Sophia VARI

Vernissage de l'exposition "Les Authentiques - Les Pionnières II"
Vernissage de l'exposition "Les Authentiques - Les Pionnières II"
Vernissage de l'exposition "Les Authentiques - Les Pionnières II"
Vernissage de l'exposition "Les Authentiques - Les Pionnières II"

[16:00-21:00] Vernissage de Simon Martin "14h sur le lit"
Location:
Jousse Entreprise - Art Contemporain
6, rue Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 53 82 10 18
Fax : +33 (0)1 53 82 13 63
Mail : art@jousse-entreprise.com
Internet Site : www.jousse-entreprise.com
Description:
12 septembre -> 10 octobre 2020
Vernissage 12.09.2020 de 16h à 21h

Simon Martin couche sur la toile, la teneur de ce qu'il aime. Des personnes, des fleurs, le reste, partagent une même langueur, enregistrée en des surfaces aux gammes crayeuses, d'une sensualité toute minérale. Par la peinture, il transforme l'instant en image selon une stratégie férocement photographique, relevant de l'écriture par la lumière. Une forme d'insolation est ainsi opérée par les tâches radieuses que le peintre compose sur sa pellicule de lin. Elles impriment un sentimentalisme sans émotion. L'onirisme sucré qui s'en dégage, provient peut-être de cette temporalité propre aux tableaux éclairés par des astres encore inconnus. Jour et nuit.

Joël Riff, 2020

Vernissage de Simon Martin "14h sur le lit"
Simon Martin, "Sur le lit, ton T-shirt à la clarté du jour", 160 x 260 cm, huile sur toile, 2020, crédit Julie Coulon

[16:00-19:00] Vernissage de l'exposition "Ce qui ne tourne pas, tombe."
Location:
Espace Oscar Niemeyer
Siège national du Parti Communiste Français
2, place du Colonel Fabien
6, avenue Mathurin Moreau
75019 Paris
M° Colonel Fabien
France
Phone : +33 (0)1 40 40 12 12
Internet Site : www.pcf.fr
Description:
Porte C
Entrée libre sur inscription

12.09-25.09.2020
Vernissage le 12.09 de 16h à 19h

Carla Adra, Chevaline Corporation, Zoé Cosson, First Laid, Juan Ignacio Lopez et Jesse Wallace, artistes et collectifs d'artistes issu.e.s de l'Ecole Supérieure d'Art et de Design (ESAD) de Reims ont effectué une résidence avec les astrophysicien.ne.s du Paris Centre for Cosmological Physics (PCCP).

Le dialogue est ouvert avec plusieurs chercheur.e.s et technicien.ne.s à l'oeuvre dans cette usine où divers concepts et théories sur le Cosmos et sur les objets qui l'habitent sont abord.s.

Pour conclure cette résidence, ils organisent en septembre « Ce qui ne tourne pas, tombe. », une exposition à l'Espace Niemeyer inscrite dans le parcours hors-les-murs des 70 ans de Jeune Création. Ce projet est née sous l'impulsion de Matteo Barsuglia, directeur des résidences au PCCP et Giuseppe Gabellone, artiste et enseignant à lʼESAD de Reims.

L'Espace Niemeyer ouvrira donc ses portes du 14 au 25 septembre du lundi au vendredi de 10h à 18h (dernières entrées à 17h).

Partenaires de l'exposition: Jeune Création, Espace Niemeyer, ESAD de Reims, Fondation Clermont-Tonnerre, Fonds de dotation Physique de l'Univers, Paris Centre for Cosmological Physics, Laboratoire Astroparticules et Cosmologie, Labex UnivEarthS.
Police de titrage : Marie-Mam Sai Bellier.

Vernissage de l'exposition "Ce qui ne tourne pas, tombe."








[18:00-20:00] Vernissage d'Emily Sundblad "Promenade des Anglais"
Location:
Campoli Presti
6, rue de Braque
75003 Paris
M° Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 40 29 08 92
Mail : info@campolipresti.com
Internet Site : www.campolipresti.com
Description:
12 September - 17 October 2020
Opening 12 September from 6 to 8 pm

Vernissage d'Emily Sundblad "Promenade des Anglais"









[19:00-21:00] Vernissage d'exposition collective
Location:
Barbizon
Barbizon
77630 Barbizon
France
Internet Site : www.barbizon.fr
Description:
Galerie Roz et Winkler
33, Grande rue à Barbizon

Vernissage d'exposition collective

[19:00-22:00] Vernissage de David Aiu Servan-Schreiber "Les Pieds sur Terre"
Location:
A. galerie
4, rue Léonce Reynaud
75116 Paris
M° Alma - Marceau
France
Phone : +33 (0)1 47 20 79 88
Mobile : +33 (0)6 20 85 85 85
Mail : arnaud.adida@orange.fr
Internet Site : www.a-galerie.fr
Description:
du 12 septembre au 2 novembre

Vernissage de David Aiu Servan-Schreiber "Les Pieds sur Terre"
Tartenia

12:00
13:00
14:00
15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
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