Saturday, September 19, 2020
Public Access


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Category: All

19
September 2020
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  37ème édition des Journées européennes du patrimoine 2020
Location:
UNLOCATED
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UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
du 19 au 20 septembre 2020

Suivez toute l'actualité des Journées européennes du patrimoine sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #JournéesDuPatrimoine et sur www.journeesdupatrimoine.fr

Les Journées européennes du patrimoine sont organisés par le ministère de la Culture et mise en œuvre par les directions régionales des Affaires culturelles.

Exposition "Bêtes de scène"
Location:
Espace Monte-Cristo
Fondation Villa Datris Paris
9, rue Monte-Cristo
75020 Paris
M° Alexandre Dumas
France
Phone : +33 (0)1 48 17 60 60
Mail : montecristo@fondationvilladatris.com
Internet Site : www.fondationvilladatris.com
Description:
Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"

Du 14 mars au 12 juillet 2020
Prolongation de l'exposition du 2 septembre au 20 décembre 2020
Du mercredi au dimanche de 11:00 à 18:30

Entrée libre : gratuit

Commissariat d'exposition et scénographie :
Pauline Ruiz et Jules Fourtine

« L'art ne cesse pas d'être hanté par l'animal. »
Gilles Deleuze et Félix Guattari


Pour la troisième année consécutive, l'Espace Monte-Cristo présente à Paris les nouvelles acquisitions de la Collection Fondation Villa Datris (située à L'Isle-sur-la-Sorgue dans le Luberon).
Bêtes de scène à Paris ! Les animaux dans la sculpture contemporaine revisite dans une nouvelle scénographie l'exposition qui a réuni plus de 51 000 visiteurs à l'Isle-sur-la-Sorgue en 2019.
À travers la sélection de 57 sculptures de 29 artistes français et internationaux, elle pose un regard artistique contemporain sur l'animal : de la beauté sauvage à la bête qui sommeille en nous.


Ils nous surprennent, nous font rire, nous agacent et nous émeuvent. Véritables bêtes de scène toujours prêtes à faire le show, les animaux sont une source inépuisable d'inspiration pour les artistes. Pour s'en convaincre, il suffit de faire un tour à la Fondation Villa Datris, qui présente en ce moment 57 sculptures réalisées par 29 artistes contemporains français et internationaux en hommage à ces drôles de bestioles.

Lapin aux aguets de Françoise Pétrovitch, albatros en néons lumineux du collectif Art Orienté Objet, renard blessé de Pascal Bernier, louve folklorique de Katia Bourdarel ... Les animaux sont représentés ici sous toutes leurs coutures. Certains s'inspirent de la mythologie et des récits fondateurs - Kate MccGwire et son serpent à plume rappelant le Quetzalcoatl mésoaméricain, Evert Lindfors revisitant l'Arche de Noé -, d'autres s'intéressent à la frontière entre animalité et domesticité, comme Sébastien Gouju qui imagine une pieuvre vivant dans une salle de bain !

Laurent Perbos joue la carte de l'originalité et de l'humour en affublant un petit oiseau d'une cagoule de catcheur mexicain tandis que Samuel Rousseau revisite les peintures rupestres préhistoriques. Autant d'initiatives surprenantes qui nous invitent à reconsidérer notre rapport avec les animaux.

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Art orienté objet, Albatros, 2017, Collection Fondation Villa Datris
©Franck Couvreur

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Kate MccGWIRE, Paradox, 2019, Collection Fondation Villa Datris
©JP Bland-détail

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Katia Bourdarel, Je suis une louve, 2012, Collection Fondation Villa Datris
© Bourdarel, Paris 2019 Photo Aeroplastics, Bruxelles

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos - Inséparables, rouge gorge et canaris 2014
© Galerie Baudoin / Photographie Jacques Penon et Michel Erlich

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent PERBOS, De Marbre et d'or, 2005
© Galerie Baudoin Lebon / Raphaël Chipault

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos, Sans titre (Lucha Libre), 2017
© Baudoin Lebon / Photographie Laurent Perbos

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos, The Birds, 2012
© Galerie Baudoin Lebon / Laurent Perbos, détail

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Pascal BERNIER, Accident de chasse (renard), Collection Fondation Villa Datris
©Eric de Ville ©Pascal Bernier_ADAGP, Paris 2019

08:00  
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13:00  
14:00 [14:00-19:00] Vernissage Guy Denning "Tous surveillés par des machines d'amour et de grâce"
Location:
Galerie Brugier-Rigail
Art Partner Galerie
40, rue Volta
75003 Paris
M° Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 77 09 00
Mobile : +33 (0)6 99 42 10 50
Fax : +33 (0)1 42 77 09 00
Mail : contact@artpartnergalerie.com
Internet Site : www.artpartnergalerie.com
Description:
Vernissage de Guy Denning "Tous surveillés par des machines d'amour et de grâce"

En poussant les portes de la Galerie Brugier-Rigail le 17 septembre, vous pourrez y découvrir la nouvelle envolée angélique de Guy Denning, qui revient avec l'exposition : « Tous surveillés par des machines d'amour et de grâce ». Une fois encore, l'artiste britannique nous éblouit par la finesse de son trait et la puissance de ses sujets ; il ne nous reste, face à ces anges animés, à nous laisser bercer par les flots d'émotions suscitées. Guy Denning nous attrape par les yeux et par le cœur pour nous rappeler, dans un mélange de mélancolie et d'espoir, que pour l'humanité, même au cœur de la tourmente, l'amour résiste.

Exposition du 17 septembre au 12 octobre 2020
Vernissage en présence de l'artiste le samedi 19 septembre 2020 de 14h à 19h

Vernissage de Guy Denning "Tous surveillés par des machines d'amour et de grâce"
Wetbulb temperature, 2020
Conte, pastel, fusain, pochoir et feuille d'or sur papier
60 x 90 cm
Signé en bas à gauche

Vernissage de Guy Denning "Tous surveillés par des machines d'amour et de grâce"
Extinction event, 2020
Conte, pastel, fusain, pochoir et feuille d'or sur papier
90 x 60 cm
Signé en bas à droite

Vernissage de Guy Denning "Tous surveillés par des machines d'amour et de grâce"
Aldebo 0.6, 2020
Conte, pastel, fusain, pochoir et feuille d'or sur papier
90 x 60 cm
Signé en bas à droite

Vernissage de Guy Denning "Tous surveillés par des machines d'amour et de grâce"
NOUVELLE EDITION
Assessment and synthesis édition, 2020
Sérigraphie en 6 passages de couleurs sur papier 100 % pur coton
70 x 50 cm
Edition de 60 exemplaires, signés et numérotés par l'artiste


[15:00-19:00] Vernissage de l'exposition "Aux souffles, aux terres, aux mers, aux lumières"
Location:
Galerie Exit Art Contemporain
2, place Denfert-Rochereau
92100 Boulogne-Billancourt
M° Boulogne - Jean Jaurès
France
Mobile : +33 (0)6 80 45 23 01
Mail : contact@exit-art.fr
Internet Site : www.exit-art.fr
Description:
Vernissage en présence des artistes

Jeudi 17 Septembre
de 18h30 à 22h00

Samedi 19 Septembre
de 15h00 à 19h00

Exposition jusqu'au Samedi 24 Octobre

Pour maintenir la distanciation sociale, le nombre de visiteurs de la galerie sera limité,
avec une entrée échelonnée.
La galerie Exit art contemporain est heureuse de vous inviter à découvrir Aux souffles, aux terres, aux mers, aux lumières, avec la sculpture de Delphine Brabant et la peinture de Julie Susset.

L'air, la terre, l'eau et le feu : les quatre éléments de la nature font référence aux concepts préscientifiques de la Grèce antique pour expliquer toute forme de vie sur terre et sa complexité.
Alors que les langages et les expressions de Delphine Brabant et Julie Susset s'expriment avec des formes et des techniques différentes, la nature et ses éléments sont le fil rouge entre les deux artistes.

Les travaux de Delphine Brabant et de Julie Susset se caractérisent par la vitalité d'une interrogation sur la nature et la beauté de ses formes, et par l'intention silencieuse de vouloir donner à voir l'invisible.
L'œuvre des deux artistes cherche à rendre sensible le caché, explorant de l'intérieur leurs propres émotions.

Aux souffles, aux terres, aux mers, aux lumières veut être une dédicace à notre lien intime avec la nature raconté à travers les langages de l'art et, comme le disait Joseph Beuys, un souhait d'aligner notre intelligence à l'intelligence de la nature.

Vernissage de l'exposition "Aux souffles, aux terres, aux mers, aux lumières"
© Julie Susset, JAÏBA, acrylique sur toile, 200x250 cm (détail)
© Delphine Brabant, Unité I, série Unité, sculpture en plâtre, 60x50x18 cm (détail)

[15:00-19:00] Vernissage de l'exposition "Urbanité"
Location:
Espace d'art Chaillioux Fresnes 94‏
7, rue Louise Bourgeois
94260 Fresnes
M° RER C Gare de Chemin D'Antony
France
Mobile : +33 (0)6 89 91 47 00
Mail : contact@art-fresnes94.fr
Internet Site : www.art-fresnes94.fr
Description:
Vernissage de l'exposition "Urbanité"

8 septembre - 24 octobre 2020
Vernissage Samedi 19 septembre à 15:00 en présence des artistes

Le Trésor de la langue française, référence absolue pour notre langue, donne deux définitions pour le mot Urbanité :

A. Manière civile des anciens Romains [...] ; par extension, politesse fine et délicate, manières dans lesquelles entrent beaucoup d'affabilité naturelle et d'usage du monde.
B. Caractère de ce qui fait une ville [...].

C'est, bien évidemment, dans le second de ces sens que notre exposition s'inscrit. Cependant, nous avons sélectionné six artistes qui tentent de caractériser la ville en usant de cette affabilité qui relève de la définition A. ci-dessus.

Plasticiens, photographes, dessinateurs, peintres... Les six artistes d'"Urbanité", comme chacun.e de nous, ont traversé récemment une phase de confinement. Les espaces urbains nous ont alors été exposés sous un jour nouveau. D'habitude si animées, nos villes devenaient muettes et immobiles. Une occasion d'observer vides ces théâtres de vie. A quoi pensons-nous, si l'on cherche à caractériser la ville, comme le terme "urbanité" nous y invite ? A la rumeur, à l'agitation, à l'asphalte et au béton ? A l'habitat, au bâti, aux loisirs et aux commerces ? Le regard des artistes, tantôt fictif, tantôt factuel, sonde aussi bien les contours et les formes de l'urbanité, que ses usages et ses rituels. Dans leurs œuvres, inspirées le plus souvent par l'Ile-de-France, nous faisons face à des morceaux choisis de perspectives et de paysages urbains, conçus, construits et peuplés par l'homme.

Mamadou Cissé, longtemps Fresnois, nous propose une vision aérienne de villes utopiques, géométriques, vivement colorées, luxuriantes, quasiment baroques. À l'opposé, Julien Cresp se penche sur la déréliction de sites industriels urbains désaffectés, mais toujours imprégnés d'une présence humaine, fût-elle apparemment manquante. Beatriz Guzman Catena fait s'interpénétrer le milieu urbain et les intérieurs domestiques, brouillant ainsi les notions d'intérieur et d'extérieur, de domaine privé et d'espace public. Jean-Marc Besacier géométrise la cité. Thierry Gilotte en construit des modèles réduits, en bois. Camille d'Alençon s'intéresse à des aspects cachés de la ville, souvent nocturnes, montrant que la cité continue à vivre quand la plupart de ses habitants sommeillent.

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Camille d'Alençon

Camille d'Alençon découvre la peinture après s'être familiarisée avec de nombreuses techniques de volume et d'impression. Elle a développé sa pratique de peinture à l'huile en autodidacte, commençant pas réaliser des portraits, tout en continuant à exercer son oeil à travers le dessin et la sculpture. Plus récemment, elle s'est intéressée aux travailleurs du petit matin au marché de Rungis.

Vernissage de l'exposition "Urbanité"
Camille D'alençon, Arrivée A3 nuit, 2019
Huile sur toile - 46 x 80 cm
Courtesy of the artist & Espace d'art Chaillioux, Fresnes

La série qu'elle présente dans cette exposition traite de vues urbaines de Paris, prises dans des lieux habituellement considérés comme indignes d'intérêt pictural, comme le boulevard périphérique ou des chantiers ordinaires, à des heures auxquelles le plus grand nombre de citadins dorment encore. Ce sont, selon ses propres termes, « des instants volés sur les lieux de travail ou les lieux publics. » Elle privilégie ainsi ce qu'elle désigne comme des « non-lieux », sans qualités plastiques ni pouvoir évocateur significatif, si ce n'est de nous révéler les dessous de la machine ville et de ceux qui la font marcher. Elle affiche une volonté assumée d'impertinence, d'incongruité, de susciter simultanément fascination et rejet, tout en prenant le recul nécessaire pour dédramatiser les situations, pour les ramener à leur propre insignifiance... C'est sur cette frontière, sur cette ligne de crête étroite entre drame latent et absence de sens, que Camille d'Alençon nous emmène, au risque de nous faire choir d'un côté ou de l'autre, de nous déstabiliser, pour notre plus grand plaisir.

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Jean-Marc Besacier

Jean-Marc Besacier est architecte de formation. Il a gardé, de cette vocation initiale, un regard analytique et structurant sur les lieux, les paysages urbains, les objets et les personnes qu'il photographie. Les images qu'il nous livre sont des reconstructions raisonnées de la réalité, avec des lignes et des plans nets, comme découpés au scalpel.

Vernissage de l'exposition "Urbanité"
Jean Marc Besacier, Cale sèche, 2017
Tirage photographique - 100 x 145 cm
Courtesy of the artist & Espace d'art Chaillioux, Fresnes

Il affectionne les sujets présentant des formes géométriques, les constructions orthogonales, les perspectives cavalières et les espaces solidement architecturés, en particulier les sites industriels. Il ne dédaigne pas, pour autant, les paysages et les portraits qu'il traite avec la même rigueur constructive. Dans certaines de ses œuvres il se limite au noir et blanc. Ailleurs, quand la couleur intervient, elle joue essentiellement le rôle d'élément structurant, loin de toute tentation d'un quelconque réalisme pictural. Partant de sujets réels, facilement identifiables, Jean-Marc Besacier se livre à un travail de déconstruction et de reconstruction dans une démarche en tous points similaire à celle des peintres - et notamment des cubistes historiques - devant leur sujet.

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Mamadou Cissé

Autodidacte, Mamadou Cissé, né au Sénégal, arrive en France à 18 ans. Il y exerce différents métiers tout en pratiquant le dessin. À partir de 2001, il prend les fonctions d'agent de sécurité de nuit. Ce changement en amène un autre dans sa pratique du dessin. Il entreprend alors de représenter des ensembles urbains vus du ciel. Ses veilles nocturnes lui permettent de réaliser des ensembles kaléidoscopiques soignés, des mégalopoles de plus en plus précises.

Vernissage de l'exposition "Urbanité"
Mamadou Cissé, Sans titre [fragment], 2019
Feutre et gel sur papier - 14 x 21 cm
Courtesy of the artist & Espace d'art Chaillioux, Fresnes

Sous son trait, naissent des ensembles urbains, articulés autour d'axes de circulation dans un savant jeu de perspectives. Ses villes imaginées se font le reflet de projets architecturaux utopistes. La cité est au centre de ses préoccupations et l'architecture une passion. Les grands ensembles sont pour lui un lieu d'émerveillement. Fresnois, il ne se lasse pas de son environnement urbanisé, de cette concentration tant décriée par d'autres. Ses yeux s'élèvent vers les hauteurs, vers ces espaces que l'homme conquiert peu à peu. Derrière cette fascination pour les lieux construits, se dissimule une foi dans le progrès. Mamadou Cissé croit en un futur meilleur aux conditions de vie plus agréables. Ses dessins exécutés au moyen de stylos et de feutres sont les manifestes de villes rêvées. L'incroyable densité de ses environnements urbains traduit son désir de logement pour tous. La couleur y tient une place de premier ordre. Cet artiste-urbaniste utopiste imagine des environnements architecturaux aux murs colorés afin d'apporter joie et gaieté aux habitants.

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Julien Cresp

La série photographique des Wastelands de Julien Cresp explore des bâtiments industriels désaffectés un peu partout dans le monde. Ces constructions abandonnées, vestiges d'une activité humaine disparue, sont traitées comme les pages d'une histoire économique et sociologique des territoires parcourus.

Vernissage de l'exposition "Urbanité"
Julien Cresp, Wasteland #28, 2019
Tirage photographique Fine Art contrecollé sur Dibond avec châssis aluminium dorsal - 80 x 120 cm
Courtesy of the artist & Espace d'art Chaillioux, Fresnes

L'artiste les réinterprète, dans une approche résolument minimaliste, presque ascétique, en mettant en évidence leurs symétries, leurs accords occultes avec une activité désormais difficilement identifiable. Il leur donne ainsi une dimension mystique, leur conférant le caractère de modernes cathédrales, de sanctuaires d'une vie et d'un travail révolus. Elles deviennent des métaphores poétiques pour traduire les peurs qui, plus ou moins consciemment, nous assaillent. En anglais moderne, Wasteland désigne une friche, mais étymologiquement ce mot porte les notions de désert et de gâchis. Ce titre fait aussi écho au célèbre poème de T.S. Eliot (1888-1965), The Waste Land, 1922, dont les premiers vers évoquent l'enterrement d'un mort, avec un mélange de souvenirs et de désirs (mixing / Memory and desire). C'est bien de ceci dont il s'agit dans les photographies de Julien Cresp. Il y est évidemment question de souvenirs, mais on y ressent une présence humaine, fantomatique, qui rétablit un lien entre ces intérieurs apparemment déshumanisés et le grouillement urbain du monde extérieur, celui de ces passants blasés qui ne savent plus percevoir tout un volet de leur propre histoire, pourtant parfois bien proche... Dans la pratique artistique de Thierry Gilotte, le temps de réalisation est aussi celui de la performance et d'un rapport physique à un matériau. Il sculpte des formes dans le bois. La présence charnelle et vivante de cette matière lui permet d'interroger la nature des objets qu'il représente. Ce sont des objets mécaniques, techniques et universels. Des habitats, roues, des tubes, des chaînes. Il accorde une grande importance au plaisir du geste de la taille directe, à l'absence de repentir et donc à l'irréversibilité de cette technique : ses constructions urbaines foisonnantes retracent les nombreuses décisions et contradictions de son processus créatif. Il s'agit aussi de rétablir un rythme humain dans la production pourtant très technique de ses sculptures : rythme du corps et des outils qui différencie leur travail d'un type de productions artistiques contemporaines qui sont déléguées, industrialisées. Attelé à une tâche contre-productive, il met en scène l'inutile dans une société obsédée par l'efficacité. Il y développe une invitation à remettre l'individu au premier plan dans un système à tendance globalisante, à affirmer l'être dans une société technicienne, à proposer grâce à l'art un certain mode d'existence qui diffère de la manière normée d'être au monde dans un contexte d'économie politique imposée.

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Beatriz Guzman Catena

Diplômée en architecture à Buenos-Aires, Beatriz Guzman Catena est devenue plasticienne, mais ses compositions doivent beaucoup à sa formation initiale. Dans ses peintures, elle nous propose de grands espaces, solidement charpentés, mais rendus instables par l'intrusion de couleurs acidulées. Ils se présentent comme des scènes d'un théâtre où se joueraient des drames ou des comédies fortement ancrées dans le souvenir. La question posée est celle de la construction de la réalité et de ses lectures ou interprétations multiples ou changeantes.

Vernissage de l'exposition "Urbanité"
Beatriz Guzman Catena, Lecture III, 2019
Acrylique sur toile - 114 x 196 cm
Courtesy of the artist & Espace d'art Chaillioux, Fresnes

Dans la série de toiles présentées dans cette exposition, le monde domestique, réel ou fantasmé, et la présence urbaine s'interpénètrent dans une approche kaléidoscopique et joyeuse qui rend difficile l'identification de ce qui relève de la sphère privée et de ce qui appartient au monde de la ville. L'intérieur et l'extérieur fusionnent, comme si les individus figurés s'appropriaient leur vision de la cité pour l'intégrer à leur histoire personnelle, des micro-narrations, parfois hallucinées, qui invitent à un voyage, tout aussi géographique que mental, et finissent par contaminer la totalité de la surface picturale. Tout ceci, sans la moindre agressivité mais pour « un long trajet où les choses léguées, ces importants contenants culturels, vont lier les souvenirs passés au présent pour calquer les uns sur l'autre. De cette manière les résonances lointaines seront déposées sur des nouveaux territoires, tels des pigments balayés, venant s'insinuer dans notre présent... »



[16:00-19:00] Vernissage de François Roelants "Les Saint-Barths"
Location:
Secrétariat d'Etat à l'Outre-Mer
Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales
27, rue Oudinot
Hôtel de Montmorin
75358 Paris 07 SP
M° Saint-François-Xavier
France
Phone : +33 (0)1 53 69 20 00
Internet Site : www.outre-mer.gouv.fr
Description:
à l'invitation de Claude Ribbe

dans le cadre de la 37ème édition des Journées européennes du patrimoine 2020

« Les Saint-Barths », l'autre visage de Saint-Barthélemy : Une exposition de François Roelants

Cette année encore, pour les Journées Européennes du Patrimoine, le ministère des Outre-mer a ouvert ses portes au public. L'occasion de visiter les bâtiments de la rue Oudinot chargés d'histoire : l'hôtel de Montmorin est en effet classé au titre des monuments historiques depuis 1926.

De l'antichambre du ministère en passant par le bureau du ministre Sébastien Lecornu, les visiteurs étaient invités à s'imprégner de ces siècles d'Histoire. Et c'est du côté des jardins du ministère qu'une autre histoire était racontée, au travers de l'objectif du photographe François Roelants, celles des Saint-Barths, bien loin de l'image véhiculée par de riches vacanciers qui viennent se reposer sur l'île chaque année.

L'exposition « Les Saint-Barths » a pris place toute la journée au ministère des Outre-mer. Cette exposition éphémère était visible en avant-première, ce dimanche rue Oudinot à l'occasion des journées du patrimoine. François Roelants explique comment il en est venu à vouloir mettre en lumière ces habitants si peu connus de l'Hexagone. Car avant d'être un territoire prisé par les milliardaires et les jet-setters du monde entier, l'île présentait des conditions extrêmement difficiles pour ses premiers habitants. C'est cette histoire que l'artiste a voulu restituer à travers cette exposition.

« Pascal a été le premier Saint-Barth que j'ai rencontré. Mon premier jour de reportage je suis tombé sur lui. Il était jardinier à la collectivité. C'était le dernier sonneur de cloches de l'île. J'ai eu un premier contact discret et timide avec lui. Après, on a beaucoup sympathisé et il m'a beaucoup aidé à approcher les Saint-Barths, et malheureusement il nous a quitté cet été, brutalement. C'est pour cela que lui rend cet hommage et que je lui dédie cette exposition ».

L'occasion de faire plus ample connaissance avec cette île et ses habitants, dont les ancêtres venus de Normandie, de Bretagne, de Vendée et de certaines régions du Nord, présents depuis la fin du 17ème siècle, et de dépasser cette image de carte postale qui lui est accolée. Parmi les visiteurs du jour, la journaliste Claire Chazal qui nous a confié ce qu'elle a ressenti après avoir vu l'exposition.

« Ce qui est très beau, c'est le contraste entre l'idée qu'on se fait de Saint-Barth et puis la tristesse dans certains regards, la gravité, la pauvreté, et c'est ça qui fait l'île de Saint-Barth ».

L'exposition « Les Saint-Barths » sera à retrouver dès l'année prochaine à l'orangerie du Sénat.

[16:00-19:00] Vernissage de Guy de Malherbe "Reliefs"
Location:
Galerie Marie-Hélène de La Forest Divonne
12, rue des Beaux-Arts
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 40 29 97 52
Mobile : +33 (0)6 84 33 98 88
Fax : +33 (0)1 42 71 39 75
Mail : contact@galeriemhlfd.com
Internet Site : www.galeriemhlfd.com
Description:
jusqu'au 31 octobre 2020

Vernissages
jeudi 17 septembre 2020
samedi 19 septembre 2020

Pour son exposition de rentrée de septembre 2020, la Galerie La Forest Divonne - Paris, présentera un nouvel ensemble de peintures de Guy de Malherbe, qui ex-plorent et développent sous le vocable de Reliefs des coquilles d'huîtres, des feuilles d'artichauts ou encore quelques restes de côtelettes d'agneau. Ces vestiges de repas, qui avant de devenir détritus, retiennent encore le regard par leur vibration colorée. Des sujets qui font écho à la grande tradition flamande des Vanités, et qui sont aussi un prétexte aux recherches proprement picturales poursuivies par Guy de Malherbe depuis de nombreuses années : geste, couleur, matière. L'artiste explore la beauté des plus petites choses, comme les restes d'un repas..

Vernissage de Guy de Malherbe "Reliefs"

[16:00-19:00] Vernissage de l'exposition "Journal de bord d'un confinement // Abécédaire"
Location:
Espace d'art Contemporain Camille Lambert
35, avenue de la Terrasse
91260 Juvisy-sur-Orge
M° RER C et D Juvisy-sur-Orge
France
Phone : +33 (0)1 69 57 82 50
Fax : +33 (0)1 69 57 80 01
Mail : eart.lambert@portesessonne.fr
Internet Site : www.portesessonne.fr
Description:
19.09 > 10.10 : Journal de bord d'un confinement // Abécédaire. Réalisations des élèves de l'Ecole d'art durant la période de confinement.

Vernissage le samedi 19 septembre à 16h. Ouverture de l'exposition au public dès 14h.

Pour cette rentrée un peu particulière, l'Espace d'art propose exceptionnellement de découvrir les travaux des élèves de l'école d'art réalisés à distance. Deux fois par semaine était proposé à l'ensemble des ateliers un mot, décliné sous la forme d'un abécédaire : fenêtre, cuisine, atelier, pyjama, union... Ce journal de bord se décline dans des techniques variées.

Du mardi au samedi de 14h à 18h. Entrée libre.

Vernissage de l'exposition "Journal de bord d'un confinement // Abécédaire"





[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Art & couleurs"
Location:
Galerie Libre Est L'Art
52, rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
M° Temple, Arts et Métiers, République
France
Mobile : +33 (0)6 50 53 34 40
Mail : galerie.libre_est_lart@yahoo.com
Internet Site : www.galerie-libre-est-lart.com
Description:
du 19 au 25 septembre 2020

Vernissage de l'exposition "Art & couleurs"

[18:30-21:00] Vernissage de l'exposition "Le château de Versailles dans la bande dessinée"
Location:
Versailles
Versailles
78000 Versailles
M° Gares SNCF Versailles - Chantiers, Versailles - Rive Droite, Versailles - Château, Montreuil, Porchefontaine
France
Internet Site : www.versailles.fr
Description:
Salle du Jeu de Paume : 1 Rue du Jeu de Paume, 78000 Versailles

Vernissage de l'exposition "Le château de Versailles dans la bande dessinée"

19 SEPTEMBRE - 31 DÉCEMBRE 2020
Tous les jours, sauf le lundi ; de 9h à 18h30 (dernière admission 17h45) jusqu'au 31 octobre ; de 9h à 17h30 (dernière admission 16h45) du 1er novembre au 31 décembre.

À l'occasion de BD 2020, l'année de la bande dessinée, portée par le Ministère de la Culture, le château de Versailles consacrera pour la première fois, une exposition sur la représentation de Versailles dans la bande dessinée : jardins, architecture, personnages historiques servent d'inspiration aux auteurs et illustrateurs. Dans la salle du Jeu de Paume, les visiteurs découvriront un Versailles réaliste, insolite ou fantastique.

L'INSPIRATION VERSAILLAISE

Versailles a très largement retenu l'attention des auteurs de bande dessinée. Offrant une multiplicité de décors intérieurs comme extérieurs, le domaine est tout à la fois l'un des hauts lieux de la grande Histoire mais également le théâtre de nombreuses fictions littéraires qui ont nourri l'imaginaire des auteurs de bande dessinée.

L'exposition s'intéressera aux différents lieux du domaine qui ont été représentés, et à la manière dont ils l'ont été, aussi bien en matière de style que de regard porté sur les faits historiques. On trouvera ainsi, non seulement des représentations du château à différents stades de construction, mais aussi des vues des jardins, des châteaux de Trianon et du Hameau de la Reine, ou encore des lieux aujourd'hui disparus comme le château de Marly ou Port Royal des champs.

L'exposition partira à la rencontre de grandes figures de l'Histoire du château : souverains, reines, favorites, courtisans, philosophes du siècle des Lumières, mais aussi personnages héroïsés, comme le chevalier d'Eon ou le masque de fer. Elle mettra également en évidence les liens qui existent entre le Château et des événements historiques parfois éloignés dans le temps et dans l'espace : le rôle de Louis XVI et Lafayette dans la guerre d'Indépendance Américaine ; l'installation du Congrès à Versailles à la suite de la Commune de Paris ; la signature du traité de Versailles mettant fin à la Première Guerre Mondiale.

Une centaine d'œuvres seront présentées dans la salle du Jeu de Paume : planches originales, esquisses, dessins préparatoires, mais aussi des éditions originales d'albums et de revues.

LE CHÂTEAU DE VERSAILLES ET LA BD

Lieu de pouvoir et de représentation depuis sa création et jusqu'à sa transformation en musée dédié « à toutes les gloires de la France » au XIXe siècle, le château de Versailles invite à s'interroger sur l'écriture de l'Histoire par l'image. Ses décors et ses œuvres sont autant de points d'entrée pour aborder l'Histoire de France auprès de tous les publics.

Par ailleurs, le château de Versailles coédite régulièrement des bandes dessinées historiques. Tout dernièrement, un roman graphique sur l'un de ses conservateurs emblématiques, Pierre de Nolhac, a été publié avec la maison d'édition La Boîte à Bulles.


Commissariat de l'exposition

Yves Carlier,
conservateur général au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Jacques-Erick Piette,
responsable du secteur médiation culturelle au château de Versailles.


Vernissage de l'exposition "Le château de Versailles dans la bande dessinée"
Le Château de mon Père,
Maité Labat, Jean-Baptiste Véber, Stéphane Lemardelé, Alexis Vitrebert
© La Boîte à Bulles, 2019

Vernissage de l'exposition "Le château de Versailles dans la bande dessinée"
Ombres et lumières, tome 1,
Régis Parenteau-Denoël
© Editions Glénat, 1997

Vernissage de l'exposition "Le château de Versailles dans la bande dessinée"
Le Château de mon Père,
Maité Labat, Jean-Baptiste Véber, Stéphane Lemardelé, Alexis Vitrebert
© La Boîte à Bulles, 2019

Vernissage de l'exposition "Le château de Versailles dans la bande dessinée"
Histoire de l'Histoire de France, tome 1,
Thierry Laudrain
© Bamboo, 2019

Vernissage de l'exposition "Le château de Versailles dans la bande dessinée"
Mémoires de Marie-Antoinette, tome 2,
Noël Simsolo, Isa Python et Scarlett Smulkowski
© Éditions Glénat 2018

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