Friday, October 16, 2020
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16
October 2020
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  Exposition "Bêtes de scène"
Location:
Espace Monte-Cristo
Fondation Villa Datris Paris
9, rue Monte-Cristo
75020 Paris
M° Alexandre Dumas
France
Phone : +33 (0)1 48 17 60 60
Mail : montecristo@fondationvilladatris.com
Internet Site : www.fondationvilladatris.com
Description:
Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"

Du 14 mars au 12 juillet 2020
Prolongation de l'exposition du 2 septembre au 20 décembre 2020
Du mercredi au dimanche de 11:00 à 18:30

Entrée libre : gratuit

Commissariat d'exposition et scénographie :
Pauline Ruiz et Jules Fourtine

« L'art ne cesse pas d'être hanté par l'animal. »
Gilles Deleuze et Félix Guattari


Pour la troisième année consécutive, l'Espace Monte-Cristo présente à Paris les nouvelles acquisitions de la Collection Fondation Villa Datris (située à L'Isle-sur-la-Sorgue dans le Luberon).
Bêtes de scène à Paris ! Les animaux dans la sculpture contemporaine revisite dans une nouvelle scénographie l'exposition qui a réuni plus de 51 000 visiteurs à l'Isle-sur-la-Sorgue en 2019.
À travers la sélection de 57 sculptures de 29 artistes français et internationaux, elle pose un regard artistique contemporain sur l'animal : de la beauté sauvage à la bête qui sommeille en nous.


Ils nous surprennent, nous font rire, nous agacent et nous émeuvent. Véritables bêtes de scène toujours prêtes à faire le show, les animaux sont une source inépuisable d'inspiration pour les artistes. Pour s'en convaincre, il suffit de faire un tour à la Fondation Villa Datris, qui présente en ce moment 57 sculptures réalisées par 29 artistes contemporains français et internationaux en hommage à ces drôles de bestioles.

Lapin aux aguets de Françoise Pétrovitch, albatros en néons lumineux du collectif Art Orienté Objet, renard blessé de Pascal Bernier, louve folklorique de Katia Bourdarel ... Les animaux sont représentés ici sous toutes leurs coutures. Certains s'inspirent de la mythologie et des récits fondateurs - Kate MccGwire et son serpent à plume rappelant le Quetzalcoatl mésoaméricain, Evert Lindfors revisitant l'Arche de Noé -, d'autres s'intéressent à la frontière entre animalité et domesticité, comme Sébastien Gouju qui imagine une pieuvre vivant dans une salle de bain !

Laurent Perbos joue la carte de l'originalité et de l'humour en affublant un petit oiseau d'une cagoule de catcheur mexicain tandis que Samuel Rousseau revisite les peintures rupestres préhistoriques. Autant d'initiatives surprenantes qui nous invitent à reconsidérer notre rapport avec les animaux.

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Art orienté objet, Albatros, 2017, Collection Fondation Villa Datris
©Franck Couvreur

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Kate MccGWIRE, Paradox, 2019, Collection Fondation Villa Datris
©JP Bland-détail

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Katia Bourdarel, Je suis une louve, 2012, Collection Fondation Villa Datris
© Bourdarel, Paris 2019 Photo Aeroplastics, Bruxelles

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos - Inséparables, rouge gorge et canaris 2014
© Galerie Baudoin / Photographie Jacques Penon et Michel Erlich

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent PERBOS, De Marbre et d'or, 2005
© Galerie Baudoin Lebon / Raphaël Chipault

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos, Sans titre (Lucha Libre), 2017
© Baudoin Lebon / Photographie Laurent Perbos

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos, The Birds, 2012
© Galerie Baudoin Lebon / Laurent Perbos, détail

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Pascal BERNIER, Accident de chasse (renard), Collection Fondation Villa Datris
©Eric de Ville ©Pascal Bernier_ADAGP, Paris 2019

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16:00 [16:00-20:00] Vernissage de Carolyn Carlson
Location:
Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)1 48 04 04 80
Fax : +33 (0)1 48 04 04 80
Mail : info@galerie-gounod.fr
Internet Site : www.galerie-gounod.com
Description:
16.10. - 21.11.2020

Avec la collaboration de la Carolyn Carlson Company et d'Hélène de Talhouët

Vernissage le vendredi 16 octobre, de 16h à 20h
et en présence de l'artiste à partir de 18h

Durant ses années de formation à New York, alors qu'elle danse pour Alwin Nikolais, Carolyn Carlson côtoie l'avant-garde américaine des années 60 comme les musiciens Barre Philips, John Cage et Philip Glass, ou bien encore le philosophe et créateur lumière John Davis, qui devient son compagnon. C'est à cette époque qu'elle réalise ses premières encres, accomplies d'un souffle dans le cadre d'une initia-tion à la méditation zen. Elle y trouve une clé pour son travail de danseuse, « la joie de faire des gestes spontanés sans idée en tête, seulement l'acte de faire » (propos de l'artiste) et ne cessera dès lors d'unir sa pratique de la danse à celles, plus confidentielles, de la calligraphie et de l'écriture.

Source de contemplation, mais également d'inspiration et de création poétique, le dessin spontané vient, ici et là, se mêler aux mots, citations et poèmes, fruits d'un temps plus long, qui est celui de la composition et de la réflexion. Deux temporalités qui, par leur cohabitation sur le papier, semblent désigner les énergies contraires et néanmoins complémentaires qui constituent pour Carolyn Carlson les éléments d'une maîtrise instinctive de la perfection du geste. Ou quand la poésie se dérobe au seul langage pour s'énoncer autrement dans l'espace, c'est-à-dire par la ligne (celle du corps, du signe ou de la lettre) et le mouvement (de la main, de l'esprit et du cœur).

Le CNAP - Centre National des Arts Plastiques vient d'acquérir un ensemble de dix dessins et poèmes autographes de Carolyn Carlson (commission exceptionnelle / Juin 2020).

"A woman of many faces", entretien avec Carolyn Carlson. Propos recueillis par Lydia Harambourg pour la Lettre de l'Académie des Beaux-Arts. À lire [ici]

The Drawer, revue de dessins contemporains, consacrera plusieurs pages à l'artiste dans son prochain numéro à paraître mi-octobre.

Vernissage de Carolyn Carlson
Carolyn Carlson, Solo, 2003. Encre de Chine sur papier vergé, 14,8 x 48,6 cm

À PROPOS DE CAROLYN CARLSON

Née en Californie en 1943, Carolyn Carlson se définit avant tout comme une nomade. De la baie de San Francisco à l'Université d'Utah, de la compagnie d'Alwin Nikolais à New York à celle d'Anne Béranger en France, de l'Opéra de Paris au Teatrodanza La Fenice à Venise, du Théâtre de la Ville à Helsinki, du Ballet de l'Opéra de Bordeaux à la Cartoucherie de Paris, de la Biennale de Venise à Roubaix, Carolyn Carlson est une infatigable voyageuse, toujours en quête de développer et faire partager son univers poétique.

En 1971, elle s'installe à Paris avec John Davis et signe l'année suivante, avec Rituel pour un rêve mort, un manifeste poétique qui définit une approche singulière de la danse, assurément tournée vers la philosophie et la spiritualité. Depuis, son influence et son succès sont considérables dans de nombreux pays européens. Elle joue notamment un rôle-clé dans l'éclosion des danses contemporaines en Europe avec le GRTOP (Groupe de Recherches Théâtrales de l'Opéra de Paris, créé pour elle par le directeur de l'Opéra de Paris Rolf Liebermann qui la nomme étoile-chorégraphe en 1974) puis le Teatrodanza à La Fenice de Venise.

Carolyn Carlson a créé plus d'une centaine de pièces, dont un grand nombre constituent des pages majeures de l'histoire de la danse : Density 21.5, Blue Lady, Signes (créé en collaboration avec le peintre Olivier Debré), Writings on Water, ou encore Dialogue with Rothko. En 2006, son œuvre a été couronnée par le premier Lion d'or jamais attribué à une chorégraphe par la Biennale de Venise. Elle est aussi commandeur des Arts et des Lettres, et officier de la Légion d'honneur.

Fondatrice de l'Atelier de Paris - Carolyn Carlson à la Cartoucherie en 1999, elle a été, avec la Carolyn Carlson Company qu'elle dirige aujourd'hui, artiste associée au Théâtre national de Chaillot de 2014 à 2016.

En 2011, elle fit don de ses archives à la France. Conservées à la BnF, elles y furent exposées pour la première fois au public en 2013/2014. Depuis, son œuvre graphique a notamment été exposée au musée La Piscine de Roubaix (2017), chez agnès b. à Paris (2018) ou encore à Arles à la Chapelle du Méjan (2019).

OUVRAGES POÉTIQUES, LITTÉRAIRES & AUTOBIOGRAPHIQUES

Le Soi et le rien, Actes Sud, 2002 (pensées et poèmes)
Solo, Alternatives, Gallimard, 2003 (poèmes et encres)
Paris-Venise-Paris, Actes Sud, 2010 (Photographies de Claude Lê-Anh, textes et calligraphies de Carolyn Carlson)
Brins d'herbe, Actes Sud, 2011 (haïku)
Dialogue avec Rothko, Invenit, 2011 (poèmes)
Traces d'encre, Actes Sud, 2013 (calligraphies)
Writings on water, Actes Sud, 2017 (catalogue d'exposition)
Au bord de l'infini, traduction de Jean-Pierre Siméon, Le Passeur, 2019 (poèmes et dessins originaux)

SUIVEZ L'ACTUALITÉ DE CAROLYN CARLSON SUR LE SITE DE LA CAROLYN CARLSON COMPANY


[17:00-20:00] Dédicace de Véronique Dorey
Location:
Arts Factory / Bastille
27, rue de Charonne
75011 Paris
M° Ledru-Rollin, Bastille
France
Mobile : +33(0)6 22 85 35 86
Mail : artsfactory@free.fr
Internet Site : www.artsfactory.net
Description:
Le vendredi 16 octobre - dans le cadre de son exposition DER WALD - Véronique Dorey dédicacera le très chic livret éponyme édité par la galerie Arts Factory, troisième opus de la collection p.l.v. ... pour petits . livrets . variés !

L'occasion de (re)découvrir une époustouflante suite de dessins à la mine de plomb, fruit de trois longues années de travail. Sombre et inquiétante, cette forêt de papier évoque un no man's land aux confins de la Rhénanie, hanté par des adolescents désoeuvrés en quête d'échappatoire à leur quotidien. Les compositions denses accentuent la tension et le malaise palpables, tout semble pouvoir basculer d'un instant à l'autre ...


Dans le cadre de l'exposition de Véronique Dorey "Der Wald"

du 22 septembre au 17 octobre 2020
vernissage le mardi 22 septembre de 16h à 21h

Avec l'exposition "Der Wald", Véronique Dorey signe une époustouflante suite de dessins à la mine de plomb. Sombre et inquiétante, cette forêt de papier évoque un no man's land aux confins de la Rhénanie, hanté par des adolescents désoeuvrés en quête d'échappatoire à leur quotidien. Les compositions denses accentuent la tension et le malaise palpables, tout semblant pouvoir basculer d'un instant à l'autre ...

Véronique Dorey est née en 1963,
elle vit et travaille à Paris.
Dessinatrice, elle publie ses premiers récits dès la fin des années 80 dans la revue Métal Hurlant avant de débuter une longue carrière de coloriste pour la bande dessinée. Elle œuvre notamment sur la trilogie "Le roi des mouches" du duo Mezzo / Pirus tout en enfouissant dans ses cartons à dessins d'hallucinantes pépites graphiques.
A la faveur d'une première exposition avec la galerie Arts Factory en mai 2005, ses minutieuses acryliques sur papier sortent enfin de l'atelier, révélant un travail diabolique de précision. Véronique Dorey commence par créer au début des années 90 une suite d'images inspirée par la nostalgie des jouets de son enfance. Elles mettent en scène des bébés surdoués, conducteurs de bolides en tout genre. Suivront au mi-temps des années 2000, les couples légèrement névrosés de la série "A time for love" qui, sous l'apparente tranquillité d'un univers détournant habilement les codes de l'american way of life, laissent surgir un humour noir des plus féroce.
Entre 2011 et 2012, elle donne vie à son "Bestiaire Enchanté". Une nouvelle série de peintures sur bois et de dessins - exposée notamment par la revue HEY ! au musée de la Halle Saint Pierre - où d'évanescentes nymphettes apprivoisent animaux et créatures chimériques dans les méandres d'un Eden féerique.
Entre 2016 et 2017 Véronique Dorey illustre avec talent et sensibilité deux nouvelles de Véronique Ovaldé publiées par les éditions Thierry Magnier : "Quatre coeurs imparfaits" et "La science des cauchemars".

à l'occasion de l'exposition "Der Wald"
la galerie arts factory publie un nouvel opus de la collection p.l.v.
livret 20 pages sous jaquette à rabats
tirage limité à 250 ex. numérotés et signés - 20 €
impression sur papier fine art ivoire 175 g et 270 g
format fermé : 21 x 29.7 cm
format jaquette : 64 x 29.7 cm

=> entrée libre
=> du lundi au samedi de 12h30 à 19h30
=> jauge maximale de 25 visiteurs en simultané
=> gel hydroalcoolique à disposition
=> port du masque obligatoire

Vernissage de Véronique Dorey "Der Wald"
véronique dorey - "armband", série der wald, 2019/2020 - mine de plomb sur papier - 60 x 77 cm

Vernissage de Véronique Dorey "Der Wald"
véronique dorey - "wolfshund", série der wald, 2019/2020 - mine de plomb sur papier - 50 x 65 cm



[18:00-23:00] Finissage du Yellow Fanzine Festival Part2
Location:
Yellow Cube Gallery
Art gallery, book store
78, rue du Dessous des Berges
75013 Paris
M° Bibliothèque François Mitterrand
France
Phone : +33 (0)9 53 17 83 61
Mobile : +33 (0)7 78 80 17 28
Mail : yellowcubegallery@gmail.com
Description:
Finissage du Fanzine Festival Part2

Dernière chance pour venir découvrir le monde de l'auto édition à l'occasion du finissage du Fanzine Festival Part2 !

Nous vous invitons le vendredi 16 octobre 2020 à partir de 18h00 pour un rendez vous à Yellow Cube Gallery.

Le Fanzine Festival Part2 est une exposition autour des fanzine et de l'auto édition, cette exposition à débuter par le lancement du nouveau fanzine "Jalousie" du collectif : Le Petit Trou.

Le Petit Trou a été imaginé par deux artistes originaires du Sud de la France venues conquérir Paris. Dans l'espoir fou d'y transporter leurs univers, d'y creuser leurs repaires.Toutes deux photographes, Gaëlle Dechery et Anaïs Docteur travaillent la photographie, le collage et l'écriture. Chaque numéro du fanzine Le Petit Trou s'articule autour d'un mot clé choisi par l'une de leur lecteur.rice.s, ce mot est alors décortiqué à travers plusieurs séries. La volonté de ce collectif n'est pas seulement de créer une auto édition mais de connecter les artistes afin de faciliter leurs collaborations et de donner naissance à de multiples projets. Pour que chacun construise son petit trou dans le grand monde de l'art.

Derniers instant pour venir découvrir ou redécouvrir l'univers de l'auto édition : des formats minis pour des univers sans limite !

Issu de ces auto éditions retrouvez un travail diversifié allant de la sérigraphie jusqu'à la gravure en passant par le print et la risographie.

Alors pour celles et ceux qui ont un amour pour la photographie, un désir caché pour l'écriture, un faible pour le collage et un penchant pour les bonnes adresses rendez vous pour le finissage du Fanzine Festival Part2 à la Yellow Cube Gallery jusqu'au 16 octobre !

HORAIRES
Exposition : du 9 octobre 2020 au 17 octobre 2020, entrée libre
Finissage : le vendredi 16 octobre 2020 de 18h00 à 22h00

Finissage du Yellow Fanzine Festival Part2

[18:00-21:00] Lancement de la publication "PANAL" de Francesc Ruiz
Location:
Librairie Florence Loewy
Books by Artists
9-11, rue de Thorigny
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 44 78 98 45
Fax : +33 (0)1 44 78 98 46
Mail : info@florenceloewy.com
Internet Site : www.florenceloewy.com
Description:
Vendredi 16 octobre, de 18 à 21h, aura lieu la présentation de PANAL, publication parue dans le cadre de la récente rétrospective de Francesc Ruiz au CA2M Madrid, curatée par Anna Colin. En présence de l'artiste et de la commissaire, la rencontre sera l'occasion de commenter cette nouvelle publication et de discuter individuellement avec le public, dans le respect des gestes barrières.


PANAL, Francesc Ruiz, edited by Anna Colin and published by CA2M, Centro de Arte Dos de Mayo, Madrid, 2020.
Prix : 30 €

Lancement de la publication "PANAL" de Francesc Ruiz

[18:00-21:00] Vernissage de Vincent Alran, Véronique Lonchamp & Doina Vieru
Location:
Espace Beaurepaire
28, rue Beaurepaire
75010 Paris
M° Jacques Bonsergent, République, Goncourt
France
Phone : +33 (0)1 42 45 59 64
Mail : contact@espacebeaurepaire.com
Internet Site : www.espacebeaurepaire.com
Description:
Du 15 au 29 octobre 2020

Peintures & sculptures

Vernissage de Vincent Alran, Véronique Lonchamp & Doina Vieru





[20:00-22:00] Vernissage de Gaspar Willmann "La petite mort"
Location:
EXO EXO
10 ter, rue Bisson
75020 Paris
M° Couronnes, Belleville
France
Mail : info@exoexo.xyz
Internet Site : www.exoexo.xyz
Description:
Vernissage vendredi 16 octobre à 20h
Du 16 octobre au 6 novembre

Direction le quartier de Belleville pour découvrir la nouvelle exposition d'Exo Exo. Fondé par Antoine Donzeaud et Elisa Rigoulet il y a maintenant plusieurs années, cet atelier d'artiste est également galerie, accueillant souvent des projets et expositions menés par de jeunes talents de l'art contemporain. Pour la première fois, c'est le plasticien Gaspar Willmann, récemment diplômé des Beaux-arts de Lyon, qui prend possession du lieu où il y présente une série de peintures et vidéos. D'abord retouchées sur Photoshop avant d'être complétées à l'huile de lin sur la toile imprimée, ses compositions mêlent ses propres images et d'autres glanées sur Internet pour former d'étonnantes natures mortes et paysages hybrides où se confondent basket et tulipe jaune, mégots et rondelle de citron. Entre l'objet et le décor, l'intérieur et l'extérieur, la réalité et le fantasme, toutes les frontières sont explicitement brouillées dans ces toiles alors que celles-ci s'imprègnent d'une inéluctable mélancolie.

Vernissage de Gaspar Willmann "La petite mort"
Gaspar Willmann, "JUMAP (HDmanies)" (2020). Inkjet print and oil on canvas. 188 x 122 cm

Tout part du sentiment de mélancolie qui accompagne souvent la fin, d'une lecture, d'une fête, d'un succès, de vacances, d'étreintes amoureuses, d'un objet de création. Ce moment où l'excitation retombe, se situe précisément entre en faire plus et donc trop ou s'arrêter. C'est dans cet instant, finalement plus dépendant de l'affect que du temps, que s'articule le travail de Gaspar Willman. Ses vidéos produisent des schémas narratifs ultra génériques à partir de banques d'images, de technologies et de plateformes d'échanges de services existantes. C'est pourtant la subjectivité qui intéresse l'artiste dans cette économie standardisée, le lien privilégié qu'il va créer avec ces acteurs, tout d'un coup d'ailleurs un peu moins acteurs. Finalement, ce qui s'achète ici c'est le moment de vérité dans cette longue logorrhée d'un récit de soi plus ou moins pathétique ou plus ou moins spectaculaire.

Sans doute on s'en fout de ce qui départit le vrai du faux. Qu'il faille souvent de la mise en scène pour rencontrer le réel. On s'en fout. Ce qui est intéressant ici c'est la place timide mais quasi sacrée de la subjectivité de l'individu, c'est le maquillage qui voudrait venir dissimuler l'humain mais qui le rend à l'inverse encore plus visible, encore plus beau.

Dans l'ordinateur de Gaspar Willman, un fichier numérique tourne en boucle sur photoshop et ne dort jamais. A certains instants, l'artiste en exporte une image pour l'agrandir, l'imprimer et en faire une peinture, la faire parler. La nature morte est là, dans ce court évanouissement, cette pause dans le ronronnement de cette source qui continue de se transformer sans fin. Ce n'est pas un sujet. Il n'y a d'ailleurs pas de sujets dans les tableaux de l'artiste. Ce sont des arrières plans, des décors, des espaces qui ne se visitent pas et qui utilisent par définition le faux pour faire apparaitre le vrai. Il ne faudrait pas trop en faire un sujet.

Si l'artiste fait exister si violemment ces archétypes, paysages ou portraits, leur prêtant des rôles si flamboyants, c'est pour mieux les exorciser et les faire disparaître. Interrompre la boucle pour conjurer le temps et les habitudes.

- Elisa Rigoulet


It all starts with the feeling of melancholy that often accompanies an ending: the end of a book, of a party, of a success, of a vacation, of a loving embrace, of a creative object. The moment when excitement subsides situates itself precisely between doing more-- and therefore too much-- or stopping altogether. It is in this instant-- ultimately more dependent on affect than time-- that Gaspar Willman's work articulates itself. His videos produce ultra-generic narrative structures gleaned from existing image banks, technologies and service exchange platforms. Yet it is subjectivity that interests the artist in this standardized economy; the privileged relationships that he will create with these actors who will therefore, all of a sudden, be a little less like actors. Ultimately, what is being bought here is a moment of truth in this long logorrhea of a more or less pathetic, or more or less spectacular, self-narrative.

Without a doubt, we don't care what separates what is true from what is false. That it often takes staging to meet with what is real. We do not care. What is interesting here is the shy but almost sacred place of the subjectivity of an individual, it is the make-up that we wish would conceal the human but which, conversely, makes him even more visible, even more beautiful.

In Gaspar Willman's computer, a digital file on Photoshop is on loop and never sleeps. At certain times, the artist exports an image to enlarge it, to print it and paint it, to make it talk. Still Life is there, in this short fainting spell, a pause in the purring of this source that continues to transform itself endlessly. It's not the subject. Besides, there are no subjects in the artist's paintings. These are backgrounds, sets, spaces that cannot be visited and which by definition use the false to make the true appear. One shouldn't make it into too much of a subject.

If the artist brings these archetypes, landscapes or portraits so violently into existence, lending them such flamboyant roles, it is to better exorcise them and make them disappear. Interrupt the loop to ward off time and habits.

- Traduction, Cecilia Granara

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