Thursday, October 22, 2020
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Category: All

22
October 2020
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  Exposition "Bêtes de scène"
Location:
Espace Monte-Cristo
Fondation Villa Datris Paris
9, rue Monte-Cristo
75020 Paris
M° Alexandre Dumas
France
Phone : +33 (0)1 48 17 60 60
Mail : montecristo@fondationvilladatris.com
Internet Site : www.fondationvilladatris.com
Description:
Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"

Du 14 mars au 12 juillet 2020
Prolongation de l'exposition du 2 septembre au 20 décembre 2020
Du mercredi au dimanche de 11:00 à 18:30

Entrée libre : gratuit

Commissariat d'exposition et scénographie :
Pauline Ruiz et Jules Fourtine

« L'art ne cesse pas d'être hanté par l'animal. »
Gilles Deleuze et Félix Guattari


Pour la troisième année consécutive, l'Espace Monte-Cristo présente à Paris les nouvelles acquisitions de la Collection Fondation Villa Datris (située à L'Isle-sur-la-Sorgue dans le Luberon).
Bêtes de scène à Paris ! Les animaux dans la sculpture contemporaine revisite dans une nouvelle scénographie l'exposition qui a réuni plus de 51 000 visiteurs à l'Isle-sur-la-Sorgue en 2019.
À travers la sélection de 57 sculptures de 29 artistes français et internationaux, elle pose un regard artistique contemporain sur l'animal : de la beauté sauvage à la bête qui sommeille en nous.


Ils nous surprennent, nous font rire, nous agacent et nous émeuvent. Véritables bêtes de scène toujours prêtes à faire le show, les animaux sont une source inépuisable d'inspiration pour les artistes. Pour s'en convaincre, il suffit de faire un tour à la Fondation Villa Datris, qui présente en ce moment 57 sculptures réalisées par 29 artistes contemporains français et internationaux en hommage à ces drôles de bestioles.

Lapin aux aguets de Françoise Pétrovitch, albatros en néons lumineux du collectif Art Orienté Objet, renard blessé de Pascal Bernier, louve folklorique de Katia Bourdarel ... Les animaux sont représentés ici sous toutes leurs coutures. Certains s'inspirent de la mythologie et des récits fondateurs - Kate MccGwire et son serpent à plume rappelant le Quetzalcoatl mésoaméricain, Evert Lindfors revisitant l'Arche de Noé -, d'autres s'intéressent à la frontière entre animalité et domesticité, comme Sébastien Gouju qui imagine une pieuvre vivant dans une salle de bain !

Laurent Perbos joue la carte de l'originalité et de l'humour en affublant un petit oiseau d'une cagoule de catcheur mexicain tandis que Samuel Rousseau revisite les peintures rupestres préhistoriques. Autant d'initiatives surprenantes qui nous invitent à reconsidérer notre rapport avec les animaux.

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Art orienté objet, Albatros, 2017, Collection Fondation Villa Datris
©Franck Couvreur

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Kate MccGWIRE, Paradox, 2019, Collection Fondation Villa Datris
©JP Bland-détail

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Katia Bourdarel, Je suis une louve, 2012, Collection Fondation Villa Datris
© Bourdarel, Paris 2019 Photo Aeroplastics, Bruxelles

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos - Inséparables, rouge gorge et canaris 2014
© Galerie Baudoin / Photographie Jacques Penon et Michel Erlich

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent PERBOS, De Marbre et d'or, 2005
© Galerie Baudoin Lebon / Raphaël Chipault

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos, Sans titre (Lucha Libre), 2017
© Baudoin Lebon / Photographie Laurent Perbos

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Laurent Perbos, The Birds, 2012
© Galerie Baudoin Lebon / Laurent Perbos, détail

Vernissage de l'exposition "Bêtes de scène"
Pascal BERNIER, Accident de chasse (renard), Collection Fondation Villa Datris
©Eric de Ville ©Pascal Bernier_ADAGP, Paris 2019

08:00  
09:00  
10:00  
11:00 [11:00-20:30] Vernissage de Bojan Sarcevic "L'Extime"
Location:
Galerie Frank Elbaz
66, rue de Turenne
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 48 87 50 04
Fax : +33 (0)1 48 87 52 93
Mail : info@galeriefrankelbaz.com
Internet Site : www.galeriefrankelbaz.com
Description:
22 octobre 2020 - 27 février 2021
Week-end d'ouverture du jeudi 22 au dimanche 25 octobre 2020

Vernissage de Bojan Sarcevic "L'Extime"

[11:00-20:00] Vernissage de Jean-Luc Moulène "Implicites & Objets"
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
22 octobre - 28 novembre 2020
Ouverture le 22 octobre 2020, de 11h à 20h

Pour sa sixième exposition à la Galerie Chantal Crousel, Jean-Luc Moulène propose un paysage sculptural où l'abstraction se présente comme une force de pensée, d'imagination, évoluant conjointement avec une figuration forte et fixe dans un espace ritualisé.

Au centre de la première salle, un objet abstrait, la Montagne pourpre (2019) est installée sur son socle. Conçue à partir de modélisation 3D et produite par machine-outils, cette imposante sculpture abstraite en mousse dure est une surface remplie. Elle est conçue par l'artiste comme un monochrome en trois dimensions. Cette abstraction colorée est placée sous le regard d'un ensemble de sculptures inédites en béton, produites manuellement, les Implicites (2020). Assemblés autour de la Montagne pourpre et adossés au mur, ils l'observent à distance mais par cette observation, les Implicites sont également amenés à regarder leur propre intériorité. En effet, suivant le même protocole de production déjà utilisé pour la série des Tronches (2014-2017)*, ce sont des figures retournées, inversées, intériorisées puis remplies de béton - des effigies aux corps et faciès distordus.
L'aspect du béton diffère d'une sculpture à l'autre tant par sa couleur (nuances de gris) que par son traitement de surface (cire, époxy). La forme des corps et leurs attributs surgissent de leur propre effacement par l'action de remplissage. On peut parler ici de mise en scène de leur existence sensible.

Au cœur de la seconde salle, nous trouvons une sculpture totémique en bronze sur socle haut, Pyramid'os (2020). Ici, les os longs des membres du corps humain forment les arrêtes d'une pyramide et en délimitent les surfaces ou plutôt l'absence de surface puisque son cœur reste vide ; les articulations, quant à elles, en deviennent les sommets.
La Pyramid'os partage son espace avec un portrait dessiné (Tronche, 2020) et plusieurs autres objets dont une figure Implicite de taille réduite (Redux Implicite, 2020) également adossée au mur et présentée en hauteur sur le même plan et face à la pyramide.

En résonnance avec les œuvres dont nous avons précédemment parlées, la troisième et dernière salle, latérale à la première, présente trois sculptures dont deux grandes abstractions posées sur tables. Reprenant les questions formelles soulevées par la Montagne pourpre, la Montagne blanche (2020) a une forme abstraite quelconque**. C'est un grand monochrome blanc qui garde en surface les traces de la peinture à l'huile. Toutes ces traces renvoient directement aux gestes visibles de l'artiste peignant sa toile. Autre variation, Nature Morte (2020) est également une peinture en relief, un volume avec des éléments réalistes et non dissimulés cette fois-ci, tels que des os et des cailloux.
« L'abstraction [...] n'est pas simplement un thème, une technique ou un style, mais un protocole évolutif qui permet à la pensée de voir l'image d'elle-même du point de vue d'une matière qui la traque implacablement. »***
Enfin, ces deux abstractions côtoient une dernière sculpture posée sur une poutre de bois, Yeux bleus (2020). En position d'observateur, cet objet est composé de deux pierres trouvées, collées entre elles par de la pâte époxy. Sur sa partie supérieure, se répandent des centaines de Nazar boncuk, petites amulettes traditionnelles turques en verre destinées à protéger contre le mauvais œil. Non sans rappeler l'abstraction quelconque présentée à la Biennale de Venise en 2019 (Pale blue Eyes, 2019), ces yeux, qui semblent se multiplier, regardent la scène et épient tant les sculptures que les visiteurs.

Comme le disait très justement Philippe Vasset, on aime « s'attarder dans les expositions de Jean-Luc Moulène : pleines d'énigmes et de détails suggestifs, ce sont de véritables machines à fiction. »****


Au cours de ces deux dernières décennies, les œuvres de Jean-Luc Moulène ont été présentées dans les plus grandes institutions et lors des plus importants évènements internationaux, parmi lesquels : les expositions More or Less Bone au SculptureCenter, New York, États Unis (2019) ; The Secession Knot à Secession, Vienne, Autriche (2017) ; Jean-Luc Moulène au Centre Georges Pompidou, Paris, France (2016) ; Il était une fois à la Villa Médicis, Rome, Italie (2015) ; Documents and Opus (1985 - 2014) au Kunstverein de Hanovre, Allemagne (2015) ; Jean-Luc Moulène . works au Beirut Art Center, Liban (2013) ; Jean-Luc Moulène au Modern Art Oxford, Oxford, U.K. (2012) ; Opus + One, Dia: Beacon, Beacon, New York, États Unis (2012) ; Jean-Luc Moulène au Carré d'art - Musée d'art contemporain de Nîmes, France (2010) ; ou encore Le Monde - le Louvre au Musée du Louvre, Paris, France (2005) ; et sa participation à de nombreuses biennales : 58ème Biennale de Venise, Italie (2019) ; Biennale de Taipei, Taïwan (2016) ; Biennale Internationale Design, Saint-Etienne, France (2015) ; Biennale de Sharjah, Émirat Arabes Unis (2011) ou encore la Biennale de Sao Paulo, Brésil (2002).


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* Jean-Luc Moulène travaille sur la série des Tronches entre 2014 et 2017. Ce sont des masques d'Halloween en latex, d'abord retournées à l'envers par l'artiste puis dans lequel il verse du béton. Quand ce dernier est sec, le latex est retiré, le béton ciré, le masque posé sur une couverture et exposé ainsi. Le béton est alors gris ou coloré. Un ensemble de Tronches fut notamment présenté dans l'exposition personnelle de l'artiste à la Villa Médicis en 2015.
** Le terme « quelconque » est fréquemment utilisé dans le lexique de Moulène. Il s'agit de formes, de choses, quelconques dont nous ne connaissons ni l'organisation, ni la composition ni la transformation.
*** Reza Negarestani dans "Torture Concrete: Jean-Luc Moulène and the Protocol of Abstraction", Sequence press editions, New York City, États-Unis, 2014, p.5 - traduction de l'anglais.
**** Philippe Vasset dans « Un rituel sans liturgie », catalogue de l'exposition Jean-Luc Moulène, éditions Centre Georges Pompidou et Dilecta, Paris, 2016, p. 108.

Vernissage de Jean-Luc Moulène "Implicites & Objets"
Jean-Luc Moulène, Vue de l'exposition Implicites & Objets, 2020.

[11:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Greene Naftali at Galerie Chantal Crousel"
Location:
Galerie Chantal Crousel
10, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 77 38 87
Fax : +33 (0)1 42 77 59 00
Mail : galerie@crousel.com
Internet Site : www.crousel.com
Description:
Greene Naftali at Galerie Chantal Crousel
Arrangement in Gray

22 octobre - 28 novembre 2020
Ouverture le 22 octobre 2020, de 11h à 20h

Monika Baer, Jana Euler, Rachel Harrison, Jacqueline Humphries, Walter Price, Andy Robert, Gedi Sibony, Josef Strau

Greene Naftali Gallery, New York est heureuse de présenter une exposition collective sur invitation de la Galerie Chantal Crousel, Paris. L'exposition réunira une sélection d'œuvres d'artistes reconnus tels que Rachel Harrison, Jacqueline Humphries, Monika Baer, Gedi Sibony et Josef Strau, ainsi que de nouvelles peintures de Jana Euler, Walter Price et Andy Robert.

Le titre Arrangement in Gray - emprunté à la sculpture de Rachel Harrison - fait référence au tableau Arrangement in Grey and Black No. 1 (1871) de l'artiste de renom James Abbott McNeill Whistler. Il souligne le lien avec l'histoire de la peinture et ses myriades de récits, explorant ainsi la manière dont l'art se positionne en ces temps incertains. Cette exposition crée des expériences artistiques singulières notamment en raison du contexte actuel si particulier, celui où les déplacements sont restreints. Chaque artiste exposé entretient avec Paris un lien passionné, celui d'une histoire qui s'inscrit dans le temps.

https://www.greenenaftaligallery.com

[11:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Instructions pour couper les ficelles"
Location:
Galerie Alberta Pane
ex : Kernot Art Gallery
47, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Etienne Marcel, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 43 06 58 72
Mobile : +33 (0)6 11 29 40 94
Mail : info@galeriealbertapane.com
Internet Site : www.galeriealbertapane.com
Description:
Oct 22ND - Dec 05TH 2020

L'exposition présente des oeuvres de Gayle Chong Kwan, Gaetano Cunsolo, Léonard Martin et João Vilhena et sera exceptionnellement ouverte le dimanche 25 octobre de 14h à 19h.

The exhibition brings together four artists from different backgrounds whose practice often reveals what hides behind the artwork's production, what is offstage.

In 1969 Julio Cortázar publishes the sequel of his "Instructions on How to Climb a Staircase". In this text, he writes a guide to climb a staircase upside down. The nature of a user manual is treated in a parodic way following a series of disconcerting instructions.

Under the gaze of Cortázar's instructions, each work could be a step to follow from a non-prescriptive and non-linear manual.
Once cut, the strings no longer connect the work and its author. It is with the action of the viewer that they catch their breath, that the scenery is rebuilt and moved by the thrill of new perspectives.


La scène du théâtre a été désertée. Les marionnettes et les ruines du décor gisent au sol. Leurs ficelles, toujours visibles, ont été coupées.

« Instructions pour couper les ficelles » rassemble quatre artistes d'horizons différents dont la pratique dévoile souvent l'arrière-scène ou le hors-champ de l'œuvre. Dans la prise de vue des décors conçus à l'atelier de Gayle Chong Kwan, les dessins habiles de João Vilhena, les escaliers de Gaetano Cunsolo ou les peintures de Léonard Martin on reconnaît les coulisses, les entrailles de l'œuvre, ce qui est normalement dissimulé, ignoré ou situé hors du regard des spectateurs.

En 1969 Julio Cortázar publie la suite de ses « Instructions pour monter un escalier ». Il s'agit cette fois d'un mode d'emploi pour monter un escalier à l'envers. Le genre prescriptif qui caractérise le mode d'emploi y est traité de manière parodique dans une suite d'instructions déconcertantes.

Le temps de l'exposition, sous le regard des instructions de Cortázar, chaque œuvre serait une étape à suivre issue d'un mode d'emploi non prescriptif et non linéaire.
Une fois coupées, les ficelles ne relient plus l'œuvre et son auteur. C'est à l'aide de l'observateur qu'elles reprennent le souffle, que le décor se reconstruit, mû par l'élan des nouvelles perspectives.

Vernissage de l'exposition "Instructions pour couper les ficelles"




[14:00-21:00] Vernissage de Philippe Baudelocque "Inomi Tanae"
Location:
ADDA & TAXIE gallery
35, avenue Matignon
75008 Paris
M° Miromesnil, Saint-Philippe-du-Roule, Franklin D. Roosevelt
France
Mail : adda@addagallery.com
Internet Site : www.addataxie.com
Description:
Vernissage le jeudi 22 octobre de 14h00 à 21h00 en présence de l'artiste.
Exposition du 22 octobre au 12 novembre 2020.

La galerie ADDA & SARTO est heureuse de présenter une nouvelle série d'œuvres en couleur de PHILIPPE BAUDELOCQUE.

Connu pour ses grands dessins au pastel blanc sur fond noir, PHILIPPE BAUDELOCQUE explore aujourd'hui la couleur afin d'étendre son rayon d'action, sous la forme de dessins de mots.
Depuis les années 90, il pratique le graffiti de manière expérimentale, par le travail de la lettre en essayant de trouver sa voie. Il y revient aujourd'hui de manière plus personnelle, en choisissant de représenter les mots prononcés dans son quotidien. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers comme le cosmos, les autres formes de vie, les symboles, la Connaissance.


« In the beginning, there was the Word.
On the streets and in the yards, the word was the Name. And the name was everything.
It was persona and place, form and content, truth and fiction.»


« Au commencement, il y avait le Mot.
Dans les rues et dans les jardins, le mot était le Nom. Et le nom était tout.
C'était la personnalité et le lieu, la forme et le contenu, la vérité et la fiction. »

(Carlo Mc Cormick au sujet du travail de l'artiste Donald "Dondi" White)


PHILIPPE BAUDELOCQUE est né en 1974 à Yerres. Il fait ses premiers pas artistiques dans la scène graffiti des années 1980 : il en gardera la passion du travail de la lettre, la monumentalité de la peinture, l'énergie et l'envie de confronter l'art à l'environnement.
Diplômé de l'École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2002, BAUDELOCQUE est exposé au salon du dessin contemporain Drawing Now (2014), au Museum of Modern Art MACRO (Rome) et intègre les collections du Museum d'Histoire Naturelle d'Orléans et du Centre Pompidou.
Il multiplie les muraux XXL, de Paris à Hong Kong en passant par le Canada et le Japon. Il collabore avec de grands noms comme agnès b., Le Palais de Tokyo, Hermès, ou encore plus récemement Pierre Hermé.

Aujourd'hui, l'artiste opère une translation en ne représentant plus uniquement son pseudo mais un ensemble de mots, tous porteurs d'une énergie basée sur l'élargissement de la conscience :
Inomi Tanae.

Vernissage de Philippe Baudelocque "Inomi Tanae"

Vernissage de Philippe Baudelocque "Inomi Tanae"





[15:00-20:00] Vernissage de Diana Quinby "Nouveaux Dessins : Couples, Autoportraits, etc."
Location:
Galerie Arnaud Lefebvre
10, rue des Beaux-Arts
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 43 54 55 23
Mobile : +33 (0)6 81 33 46 94
Mail : arnaud@galeriearnaudlefebvre.com
Internet Site : www.galeriearnaudlefebvre.com
Description:
22 octobre - 28 novembre 2020

Vernissage en présence de l'artiste
jeudi 22 octobre de 15h à 20h

Pour sa troisième exposition personnelle à ma galerie, Diana Quinby présente des dessins qu'elle a réalisés récemment dans son nouvel atelier.
Diana Quinby a déployé une impressionnante énergie pour préparer cette exposition : en plus de produire plusieurs grands dessins, elle a rédigé un texte pour le catalogue de l'exposition dont elle a aussi fait la maquette.
La présence de Diana Quinby se fait partout voir et ressentir dans cette exposition : dans les Autoportraits, dans les Couples de dos, dans le texte sur son travail...
Si son exposition présente une telle intensité, c'est probablement parce que l'image qui résulte de ces autoportraits et de ces corps nus est déroutante. On a la sensation que lors de l'élaboration des dessins, Diana Quinby a laissé tomber les barrières du réel pour s'ouvrir à une autre forme de rapport avec son dessin. Elle a accueilli les failles et les imperfections qui transgressent l'image dans son sens conventionnel et qui s'expriment en particulier dans ses portraits. Son dessin nous expose un autre regard sur les choses, il questionne la norme de la beauté et finalement notre rapport au monde.

Arnaud Lefebvre

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Diana Quinby par Diana Quinby

(...) Occuper l'espace, affirmer une présence féminine, oser montrer, raconter une histoire de corps de femme qui n'exhibe ni séduction ni beauté idéalisée, mais qui se révèle tel qu'il est vu, vécu et ressenti par l'artiste au moment d'inscrire les traits sur la feuille, tels sont les enjeux des dessins de Diana Quinby. La série de couples tronqués, vus de dos ou de face, constitue peut-être un commentaire sur l'égalité entre les hommes et les femmes, sur l'équilibre au sein du couple, sur la persévérance et le vieillissement. Ces couples de dos semblent tournés vers un horizon hors de vue, inconnaissable au spectateur, qu'ils doivent confronter ensemble. Mais ces corps quelque peu dérangeants, voire embarrassants, car ils nous mettent en face de notre propre corporéité, constituent aussi des sortes de paysages, des territoires parcourus de traits. La multitude de traits fluides nous invitent à promener notre regard dans la matière, à prendre plaisir à suivre la main de l'artiste dans le processus du dessin. Dans la série de dos, l'artiste expérimente des différences subtiles dans les gris, dans la mise en espace des formes et des réserves. Par la lente accumulation de traits, elle raconte le dessin en train de se faire, tout en inscrivant la peau de sa propre histoire.

Extrait du texte "Diana Quinby par Diana Quinby" dans le catalogue*
DIANA QUINBY - NOUVEAUX DESSINS : COUPLES, AUTOPORTRAITS, ETC.
publié à l'occasion de cette exposition.
_______________________

* Catalogue au format 22 x 22 cm, 28 pages, 12 reproductions en quadrichromie, 200 exemplaires
texte de l'artiste (bilingue français/anglais)
ISBN 9 7829140650 30

Vernissage de Diana Quinby "Nouveaux Dessins : Couples, Autoportraits, etc."
Photographie Diana Quinby, vue d'atelier, août 2020

[15:00-20:00] Vernissage de l'exposition "Robert Rauschenberg - Night Shades and Phantoms"
Location:
Galerie Thaddaeus Ropac
7, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire
France
Phone : +33 (0)1 42 72 99 00
Fax : +33 (0)1 42 72 61 66
Mail : galerie@ropac.net
Internet Site : www.ropac.net
Description:
Vernissage de l'exposition "Robert Rauschenberg - Night Shades and Phantoms"
1. Robert Rauschenberg, Drums (Night Shade), 1991, Tarnish and silkscreen ink on brushed aluminum, 121,9 x 91,2 cm (48 x 35,875 in). Driveway Detour (Night Shade), 1991. Tarnish and silkscreen ink on brushed aluminum. 122,2 x 152,3 cm (48.125 x 60 in). 2. Robert Rauschenberg, Marsh Haven (Phantom), 1991, Silkscreen ink on anodized mirrored aluminum, 152,5 x 123,2 cm (60 x 48,5 in). 3. Robert Rauschenberg, Avenue (Night Shade), 1991, Tarnish and silkscreen ink on brushed aluminum, 211,5 x 121,5 cm (83,25 x 47,875 in). 4. Robert Rauschenberg, Hydro (Night Shade), 1991, Tarnish and silkscreen ink on brushed aluminum, 122 x 213,2 cm (48 x 83,875 in). All images © Robert Rauschenberg Foundation / Licensed by ADAGP, Paris, 2020. Photos of the works: Glenn Steigelman

22 OCTOBRE - 5 DÉCEMBRE 2020

Ce que [Rauschenberg] a inventé avant tout [...], c'est une surface picturale qui accueille le monde à nouveau. - Leo Steinberg, 1972.

Les surfaces tourbillonnent par réflexion, leur aspect argenté, onirique, comme une échappée du subconscient étalée et brossée. Cela équivaut à peindre le temps atmosphérique, la météo Rauschenberg - instinctive, ouverte et assez libre. - David Salle, 2020.

La Galerie Thaddaeus Ropac est heureuse de présenter les Night Shades et Phantoms (1991) de Robert Rauschenberg, deux séries de peintures sur métal créées à partir de photographies sérigraphiées et de coups de pinceaux sur des supports en aluminium, du 22 octobre au 5 décembre dans son espace du Marais. Réalisées au mitan des dix années pendant lesquelles il expérimente avec le métal, ces œuvres se démarquent par leur palette de gris, allant du clair-obscur expressif des Night Shades à la translucidité éthérée des Phantoms. Rauschenberg crée des images oniriques qui apparaissent et disparaissent au gré des jeux de lumière, d'ombres et de reflets sur la surface des œuvres. Jouant avec la perception du spectateur, ces œuvres sont sensibles à leur environnement. Elles brouillent la frontière entre le monde et l'espace pictural, rappelant la célèbre maxime de l'artiste : « La peinture a un rapport avec l'art et avec la vie. Ni l'un ni l'autre ne peuvent être fabriqués. (J'essaie de travailler dans l'intervalle qui les sépare). » Organisée en collaboration avec la Fondation Robert Rauschenberg, l'exposition présente également une sélection de photographies prises par l'artiste ayant servi d'images sources pour les peintures exposées.

L'un des artistes les plus influents du XXe siècle, Rauschenberg a révolutionné l'espace pictural en associant peinture, photographie et sculpture de manière extrêmement inventive. À partir du milieu des années 1980, à la suite d'un séjour au Chili, il délaisse la toile au profit, dans un premier temps, de plaques de cuivres, puis de laiton, de bronze et, dans le cas des Night Shades et des Phantoms, d'aluminium brossé et poli. L'utilisation du métal dans son travail remonte à ses premiers assemblages sculpturaux, constitués d'objets trouvés et notamment de débris industriels, comme ses Elemental Sculptures (1953/59), mais aussi ses Combines (1954-64) et, plus tard, les Gluts (1986-89/1991-94). Dans les Night Shades et les Phantoms, Rauschenberg se sert du métal comme d'un dispositif pictural qui renvoie à la réalité d'un monde industrialisé tout en agissant comme une surface réfléchissante qui capture images, impressions et souvenirs.

Pour réaliser la série des Night Shades, Rauschenberg a sérigraphié des images sur de l'aluminium poli ou brossé, appliquant d'un geste énergique un agent de ternissure appelé Aluma Black. Certaines images ont été assombries par la ternissure, laissant voir des coulures noires expressives ; dans d'autres cas, Rauschenberg a mélangé le vernis avec des pigments qui ont résisté à la ternissure, produisant des effets de matière qui renforcent la qualité picturale des œuvres. Pour les Phantoms, Rauschenberg a expérimenté avec un autre type de métal : l'aluminium anodisé poli. Celui-ci a rejeté l'agent de ternissure, produisant des images spectrales qui apparaissent et disparaissent selon le point de vue du spectateur. Ainsi, les Phantoms ont été créés suite aux premières expérimentations avec les Night Shades, devenant presque leur double fantomatique. Le titre des Phantoms fait allusion aux effets fantasmagoriques produits par la surface réfléchissante, tandis que le terme Night Shades correspond à une plante produisant des baies noires toxiques (belladone en français) ; comme mot composé, le terme est également associé au crépuscule ou à la tombée d'un rideau.

Rauschenberg a utilisé ses propres photographies dans le processus sérigraphique. Celles-ci ont été prises au cours de ses différents déplacements à travers les États-Unis et à l'étranger, entre 1979 et 1991, notamment lors de ses voyages pour le Rauschenberg Oversea Culture Interchange (ROCI) (1984-91), un projet qui avait pour but de faire communiquer différentes cultures à travers des échanges créatifs.

En réunissant des éléments provenant de sources et de lieux variés dans un même espace pictural, Rauschenberg exprime un désir d'interconnectivité. Les éléments sont réunis dans des compositions qui incitent le spectateur à créer ses propres associations entre les images. L'iconographie est extrêmement riche et variée. Des scènes urbaines ainsi que des artefacts historiques et culturels, tels que le mur de Berlin ou un temple malaisien, sont juxtaposées à des images d'arbre, de faune et de flore, et, parfois, combinées à des élans gestuels qui accentuent le sentiment de vitalité et de mouvement. Et pourtant, les images peuvent être difficiles à saisir, leur évanescence et leur superposition rappelant également le caractère fuyant de la mémoire.

Dans le catalogue de l'exposition, l'artiste David Salle écrit : « Rauschenberg a fait en sorte que les formes et les masses s'envahissent et s'affectent mutuellement, dynamisant la surface afin de produire un impact pictural, qui s'inscrit lui-même dans quelque chose de plus grand, de plus profond. C'est quelque chose de difficile à qualifier, mais il imprègne l'expérience visuelle d'un sentiment d'élévation, d'une expérience suspendue, en mouvement. »

Le processus de Rauschenberg, qui consiste à incorporer ses propres photographies d'impressions et d'expériences personnelles passées, suggère également une approche auto-réflexive et rétrospective. Ce n'est peut-être pas une coïncidence si, en 1991, l'année même de la création des Night Shades et des Phantoms, le travail de Rauschenberg fait l'objet d'expositions importantes retraçant l'ensemble de sa carrière, présentées au Whitney Museum of American Art, New York, à la National Gallery of Art, Washington, D.C. et à la Menil Collection, Houston.

Les dernières rétrospectives de son œuvre ont eu lieu à la Tate Modern, Londres (2016), au Museum of Modern Art, New York (2017) et au San Francisco Museum of Modern Art (2017).

L'exposition est accompagnée d'un catalogue richement illustré, avec un texte de l'artiste David Salle et de l'auteure Sarah French.

Vernissage de l'exposition "Robert Rauschenberg - Night Shades and Phantoms"
Robert Rauschenberg. Photograph © 1991 Sidney B. Felsen.

A PROPOS DE L'ARTISTE

Au cours de ses soixante années de carrière, l'artiste américain Robert Rauschenberg (1925-2008) a puisé son inspiration dans des expériences et des collaborations très diverses, gardant toujours un esprit d'expérimentation qui l'a mené à explorer constamment de nouveaux matériaux et des nouvelles techniques. Bien qu'il ait refusé toute affiliation à quelque mouvement que ce soit, il est considéré comme l'un des artistes les plus influents de l'après-guerre depuis l'expressionnisme abstrait.

Rauschenberg assiste aux cours du Kansas City Art Institute et, plus tard, de l'Académie Julian à Paris, mais c'est le Black Mountain College, en Caroline du Nord, où il entre en 1948, en même temps que sa camarade et future épouse, l'artiste Susan Weil, qui constitue l'une des expériences les plus formatrices du jeune artiste. Il y étudie sous la direction du peintre et professeur au Bauhaus Josef Albers et y rencontre le compositeur John Cage et le chorégraphe Merce Cunningham avec lesquels il noue une longue amitié et multiplie les collaborations artistiques. Le trio participe à Theater Piece #1 (1952), une performance multimédia - aujourd'hui considérée comme le premier « Happening » - qui intégrait poésie, musique, danse et film, ainsi que les White Paintings (1951) de Rauschenberg, suspendues au plafond. Cage fait une description mémorable des White Paintings, les comparant à des « aéroports pour les lumières, les ombres et les particules », qui « attrapaient tout ce qui leur tombait dessus », parlant d'elles comme d'une source d'inspiration pour sa propre composition légendaire 4'33" (1952).

Vers la fin de 1953, Rauschenberg commence à intégrer une kyrielle de matériaux et d'objets de récupération dans ses Red Paintings (1953-54), lesquelles allaient évoluer vers sa série pionnière, connue sous le nom de « Combines ». Intégrant toutes sortes d'éléments, du bouc naturalisé au panneau signalétique et au dessus-de-lit, ces œuvres abolissent la frontière entre peinture et sculpture, introduisant une nouvelle relation entre le spectateur et l'œuvre d'art. En 1962, Rauschenberg commence à faire des peintures combinant des traces gestuelles avec des images sérigraphiées tirées de journaux, de magazines et de ses propres photographies. À la suite de sa première rétrospective, organisée par le Jewish Museum, à New York, en 1963, Rauschenberg reçoit le Grand prix de peinture à la Biennale de Venise de 1964.

Au cours des décennies suivantes, l'œuvre de Rauschenberg témoigne de son engagement collaboratif avec des danseurs, des artisans et des ingénieurs du monde entier. Tout en concevant les lumières, les décors et les costumes des productions avant-gardistes de Merce Cunningham, Trisha Brown et Paul Taylor, entre autres, Rauschenberg a chorégraphié ses propres performances, à commencer par Pelican, en 1963. Il co-fonde Experiments in Art and Technology (E.A.T.) avec l'ingénieur Billy Klüver, dont le but était d'associer artistes et ingénieurs dans des projets collaboratifs. Avec Klüver, Rauschenberg réalisa des œuvres comme Oracle (1962-65), intégrant la technologie des transistors radio sans fil, et l'installation lumineuse interactive Soundings (1968).

En 1970, Rauschenberg établit sa résidence permanente sur l'île de Captiva, en Floride, où il réalise plusieurs séries d'œuvres, parmi lesquelles les Cardboards (1971-72), sculptures murales réalisées à partir de cartons usagés, et les chamarrés Jammers (1975-76) réalisés à partir de morceaux de tissu. Son expérimentation avec les techniques d'impression se poursuivit également sur toute une variété de supports, dont les transferts au solvant sur tissus Hoarfrosts (1974-76), les œuvres multimédia Spreads (1975-83) et celles sur métal des années 1980-1990 avec la série des Shiners, Urban Bourbons, Borealis, Night Shades et Phantoms. Outre sa propre pratique artistique, Rauschenberg devient le porte-parole des artistes et de la communauté artistique dans son ensemble. En septembre 1970, il fonde Change, Inc., une organisation à but non lucratif qui venait en aide aux artistes pour leurs dépenses pressantes, et, de 1984 à 1991, il finance sur ses propres fonds le projet Rauschenberg Overseas Culture Interchange (ROCI). À l'occasion de ce vaste programme itinérant, Rauschenberg se rend dans dix pays - Mexique, Chili, Venezuela, Chine, Tibet, Japon, Cuba, URSS, Allemagne et Malaisie - dans le but d'établir un dialogue et une entente interculturelle à travers le processus de création.






[16:00-20:00] Vernissage d'Astrid de La Forest "Figures"
Location:
Galerie Documents 15
15, rue de l'Echaudé
75006 Paris
M° Mabillon, Saint-Germain-des-Prés
France
Phone : +33 (0)1 46 34 38 61
Mail : info@galeriedocuments15.com
Internet Site : www.galeriedocuments15.com
Description:
LA GALERIE DOCUMENTS 15
a le plaisir de vous inviter à l'ouverture de l'exposition

ASTRID DE LA FOREST - FIGURES

Jeudi 22 octobre, de 16h à 20h en présence de l'artiste

& samedi 24 octobre, de 12h à 20h en présence de l'artiste à partir de 15h

Exposition du 23 octobre au 5 décembre 2020

Catalogue
Texte de Léonor de Récondo

Vernissage d'Astrid de La Forest "Figures"
Sans titre (Figure n°9), 2019 - Carborundum et pointe sèche sur encre - 102 x 72 cm © G. Plouvier, 2020

Vernissage d'Astrid de La Forest "Figures"
Sans titre (Figure n°8), 2019 - Carborundum et pointe sèche sur encre - 72 x 150 cm © G. Plouvier, 2020








[18:00-22:00] Nocturne - LE PARI(S)
Location:
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
UNLOCATED
Description:
LE PARI(S)
semaine de l'art contemporain à Paris

19.10 - 25.10.2020
Nocturne jeudi 22 octobre de 18h à 22h

une semaine d'intense activité artistique dans les galeries et institutions parisiennes, parrainée par le Comité des Galeries d'Art. En partenariat avec Artsy :
www.leparis.art

Nocturne - LE PARI(S)

[18:00-20:30] Vernissage d'Antony Donaldson
Location:
Galerie Laurent Strouk
2, avenue Matignon
75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt
France
Phone : +33 (0)1 40 46 89 06
Mobile : +33 (0)6 71 09 71 68
Fax : +33 (0)1 40 46 89 04
Mail : galerie@laurentstrouk.com
Internet Site : www.laurentstrouk.com
Description:
22.10.2020 - 14.11.2020

Antony Donaldson : A l'origine du Pop Anglais

Antony Donaldson fait partie des artistes mythiques du Pop Anglais. Son analyse originale et schématique des formes et des couleurs proposées par l'environnement urbain, marie efficacité et étrangeté, figuration et géométrie avec une iconographie marquée par la répétition stroboscopique de pin-up girls, de voitures de courses, de façades de cinémas, d'hommages à l'histoire de l'art... Sa toile Take Five conservée à la Tate Modern de Londres est le premier tableau Pop entré à la Tate Gallery dès 1963 !

Flashback historique :

Une des caractéristiques du Pop Art en Grande-Bretagne est son lien étroit avec la révolution culturelle que vont personnifier aussi bien les Beatles et les Rolling Stones avec leur musique, Mary Quant et sa mode sublimée de la mini jupe, Twiggy et sa coupe de cheveux extravagante, Michelangelo Antonioni avec Blow-Up et tous les réalisateursde cinéma de la Nouvelle Vague. Les vers célèbres de Philip Larkin dans Annus Mirabilisdatent précisément cette arrivée d'une ère nouvelle en proclament ironiquement : « Les relations sexuelles ont commencé/En mille neuf cent soixante-trois/Entre la fin de la censure de Lady Chatterley/ Et le premier 33 tours des Beatles ! »

A l'époque du Swinging London, après les précurseurs de l'Independent Group Richard Hamilton, Edouardo Paolozzi, ceux du Royal College of Art Peter Blake, Richard Smith... c'est en février 1961, lors de l'exposition The Young Contemporaries à la Royal Society of British Artists (RBA Gallery) que le Pop Art explose en Grande-Bretagne et prend véritablement la forme d'un mouvement cohérent. Une nouvelle garde d'artistes composée d'Antony Donaldson, Collin Self, Jann Haworth, David Hockney, Derek Boshier, Patrick Caulfield, Peter Phillips, Allen Jones, Pauline Boty, Ron Kitaj sans oublier Gerald Laing, l'incarne avec brio. En 1961 le président de l'exposition de The Young Contemporariesest Peter Phillips et l'année suivante c'est au tour d'Antony Donaldson. A partir de ces deux premières éditions, l'esthétique du Pop Art se repend en Europe continentale et dans le monde entier.

Pin-up girls, cinéma et Bain Turc :

La galerie Laurent Strouk pour cette exceptionnelle exposition Antony Donaldson propose des séries rares d'œuvres consacrées aux pin-up girls des années 1960, des tableaux historiques des années 1970 qui présentent les façades Art Deco des cinémas de Los Angeles et une série plus récente de tableaux qui nous plonge dans une relecture polychrome du Bain Turcde Jean Dominique Ingres.

Les œuvres des années 1960 montrent des juxtapositions très rythmées de pin-up en sous-vêtements, des compositions constituées de montages en séquence. Avec le maniement d'images de strip-tease Antony Donaldson exprime ouvertement ce que cache la publicité, le désir et l'érotisme. Ses audaces formelles n'excluent en rien le lyrisme ou le romantisme et loin de sombrer dans la vacuité formaliste, elles l'autorisent à une peinture d'un réalisme supérieur, en phase avec les sixties, radiographiant la mutation des mœurs. Devant ses portraits de femmes on découvre l'intérêt du peintre à ses débuts pour les célèbres Femmes de Willem de Kooning. A sa suite, il opère un corps à corps avec la toile, véritable fusion avec le sujet. Mais face à la terribilitades Womende De Kooning, aux bouches voraces et carnivores, aux corps ravagés, aux attributs sexuels agressifs, Antony Donaldson oppose un certain équilibre dans la composition et une plus grande tendresse dans les poses qui se font face et se répondent même s'il y a aussi chez lui une même volonté de glacer une image en mouvement. L'élimination des yeux, de la bouche dans un visage, la concentration sur l'essentiel de la forme, toutes ces simplifications, permettent d'éviter la banalité de trop d'expressivité. Antony Donaldson a aussi beaucoup travaillé sur les variations et sur la répétition presque frénétique d'une même image en jouant sur l'asymétrie et des jeux de miroirs et la couleur est aussi un de ses sujets principaux.

Chez Antony Donaldson, la symétrie, la répétition, le reflet, le dédoublement, toutes ces figurations duplicatives exacerbées par la permanence rétinienne, sont là pour traduire et/ou questionner des structures symboliques, sociales ou esthétiques. En regardant une image identique dans un miroir, dans une œuvre diptyque, dans une seule toile, semblable, mais pas unique, chacun peut s'interroger. La répétition devient autant imagination que forme vide et pure du temps. Comme chez Arman dans ses accumulations d'objets quotidien, Andy Warhol et sa répétition de photographies de photomaton ou Hervé Télémaque et son utilisation sérielle du logo Banania, il semble que la répétition permette surtout une mise à distance des choses. D'ailleurs Antony Donaldson précise : « J'aime créer une tension dans le tableau par la répétition et surtout en utilisant la symétrie placée dans des endroits asymétriques. »

En 1966, Antony Donaldson avait reçu une bourse du Harkness Fellowship pour partir Outre-Atlantique. Après un road trip de deux mois au volant d'une grosse Chevrolet à travers le continent nord-américain, il s'est posé à en Californie à Los Angeles. Il y connaissait deux amis artistes : Joe Goode et Edward Ruscha. Il rencontre ensuite Bob Graham et John McCracken. Ce qui a changé dans sa création à L.A. est lié à deux événements : un grand atelier et un compresseur avec un aérographe et des pistolets à peinture. En roulant à travers la Cité des Anges, Antony Donaldson a découvert d'incroyables vieux cinémas qui surgissaient de terre comme des cathédrales au beau milieu des rangées de bungalows. Il a pris alors des photos de tous ces cinémas Art Déco qui vont donner naissance à une importante série de toiles marquées par des jeux de lignes et une certaine abstraction géométrique. Dans Fly the Frendly Sky,la première toile qu'il a réalisée en Californie, présentée dans le cadre de l'exposition aux côtés de la toile monumentale Alex Brand Avenue, Antony Donaldson fait partir de larges fuseaux en perspective isométrique de chaque côté du tableau : les projections se propagent comme des faisceaux lumineux triangulaires, partant du bas pour laisser apparaître au sommet le corps galbé de deux femmes. Ses tableaux historiques, en relation avec les préoccupations esthétiques de son ami Edward Ruscha, proposent une fusion entre le corps et l'architecture, le rêve et la réalité, le désir et son accomplissement.

L'exposition à la Galerie Laurent Strouk fait aussi la part belle a l'interprétation récente du Bain Turcoù l'artiste revient aux préceptes fondamentaux du Pop Art faits de détournements, de pastiches, de parodies, de travestissements, de démystifications, de gestes iconoclastes afin d'affirmer un désir de renouvèlement des formes artistiques. Il saisit l'esprit de l'œuvre qu'il copie et s'inscrit dans une continuité tout en se libérant du modèle en ajoutant sa touche personnelle, moderne et humoristique. Cette malice est lisible quand il remplace la belle qui se fait coiffer au centre du tableau par une jolie blonde pulpeuse à la chevelure épaisse et moutonneuse ! En se plongeant de manière répétitive dans l'étuve du Bain Turc, il laisse balader son œil de peintre, soit pour isoler la femme de dos au turban jouant de la viole, soit pour se concentrer dans les figurines de l'arrière plan. la relecture récente d'Antony Donaldson du Bain Turcde Jean Dominique Ingres propose une fiction totale, ou les odalisques d'aujourd'hui sont en talons aiguilles et en bikinis. Tout un programme... Quand il cite cette source particulière, ce dernier chef-d'œuvre de Ingres où il reprend des figures déjà représentées dans ses toiles précédentes comme La Baigneuse Valpinçon, Antony Donaldson propose un compte-rendu de toute sa propre production. On pense évidemment à ses différentes approches du corps féminin depuis ses mémorables pin-up girls des années 1960, ses découpes de silhouettes en fibre de verre, ses toiles laquées qui représentent des danseuses du Lido ou encore ses sculptures en bronze dont la taille réduite évoque le monde équivoque des poupées. Cette exceptionnelle exposition présente des œuvres historiques liées autant à l'érotisme du Pop Art des années 1960 qu'à une approche plus minimale de la peinture.

La galerie Laurent Strouk en association avec la Mayor Gallery de Londres édite une monographie d'Antony Donaldson avec des avants propos de Hervé Télémaque, Edward Rusha et Allen Jones, une préface de Marco Livingstone et un texte de Renaud Faroux.


Biographie Antony Donaldson :

1939 : Né en Angleterre.

1958-62 : Etudie à la Slade School of Fine Art, Londres.

1966-68 : Vie et travaille à Los Angeles.

1968-1992 : Vie et travaille à Londres.

Depuis 1992 : Vie et travaille entre Londres et la France.

Vernissage d'Antony Donaldson

Vernissage d'Antony Donaldson

[18:00-21:00] Vernissage de Philippe Mayaux "Butterfly Divinities"
Location:
Galerie Loevenbruck
6, rue Jacques Callot
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 53 10 85 68
Fax : +33 (0)1 53 10 89 72
Mail : contact@loevenbruck.com
Internet Site : www.loevenbruck.com
Description:
23.10.2020-05.12.2020
Vernissage : 22.10.2020

Il y a une forme de pudeur dans la peinture de Philippe Mayaux. Avec une grande délicatesse, une attention sincère pour le regardeur, il ne délivre pas d'emblée la gravité existentielle de son œuvre.

Parce ce qu'il sait que la vérité est ailleurs, il nous fait d'abord le coup du peintre-camelot, iconographe bon marché de monstres mi-hard-rock mi-train-fantôme (on en devine l'adolescence entre Gotlib et The Residents), qui fait peur pour rire. Mais cachée derrière les masques de fête foraine se révèle alors la vraie science (vs fiction), celle de la peinture.
Philippe Mayaux est un alchimiste. Le monstre qu'il affronte depuis toujours, et singulièrement dans ses derniers tableaux, c'est le monstre de la peinture. En ce sens, loin du registre pop, auquel il est parfois associé, c'est en tant que peintre fondamental qu'il expose cet automne à la galerie Loevenbruck.

Les peintures récentes de Philippe Mayaux sont plus réflexives que jamais. Intitulées « Butterfly Divinities », elles composent un ensemble de petits tableaux où sur fond intergalactique se déploie un gang bang de têtes gargouillesques, pratiquement all-over. La méthode qui produit ces figures est simple ; comme tout dans l'Univers, tout part d'une tache, qui se dédouble, puis se démultiplie.
Ici, pas de psychologie à la Rorschach, les bouches grimaçantes s'extraient de la matière première, telles les ombres de la Caverne. Et en un battement d'ailes, le papillon se fait dieu et appelle Philippe Mayaux à surpasser d'une dimension encore - au moins - l'étoilement de sa peinture.

Philippe Mayaux voit surgir à la surface le monde intérieur du tableau, et sa peinture en fixe l'empreinte. Au-delà des illusions ludiques des paréidolies, des exercices de divination dans le marc de café, les tableaux de la série « Butterfly Divinities » ne nous disent rien de l'avenir ou de nous-même, et c'est pourquoi ils sont à la fois beaux et angoissants, absolument contemporains. Fixés ainsi pour l'éternité, ce sont les portraits des tableaux eux-mêmes qui nous regardent en miroir et nous percent de leurs pupilles aveugles.

Nicolas Chardon
Paris, le 14 septembre 2020

[18:00-20:00] Vernissage de l'exposition "La FIAC à la galerie"
Location:
Galerie Max Hetzler
57, rue du Temple
75004 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)1 57 40 60 80
Mail : info@maxhetzler.com
Internet Site : www.maxhetzler.com
Description:
22 - 31 octobre 2020

Nocturne des galeries jeudi 22 octobre jusqu'à 20h
Ouverture exceptionnelle dimanche 25 octobre de 14h à 18h

AI WEIWEI
DARREN ALMOND
GIULIA ANDREANI
LOUISE BONNET
André Butzer
WILLIMAM N. COPLEY
JEREMY DEMESTER
IDA EKBLAD
Günther Förg
CHARLES GAINES
Loris Gréaud
RAYMOND HAINS
TURSIC & MILLE
Raphaela Simon

La FIAC ne pouvant avoir lieu cette année, nous avons prévu de présenter notre stand rue du Temple, ainsi que nous l'avions fait pour le stand de Bâle qui avait été présenté dans la galerie de Bleibtreustrasse à Berlin.

Pour cette édition inhabituelle sera exposé pour la première fois une oeuvre inédite de Giulia Andreani, « La Jeune et la Vieille Sorcières », 2020, tapisserie de 235 x 175 cm environ, première oeuvre de ce type réalisée par l'artiste.

Outre Giulia Andreani, le travail des artistes français que nous défendons sera à l'honneur: Jeremy Demester, Loris Gréaud et Raymond Hains.

Enfin, une sélection d'oeuvres d'Ai Weiwei, Darren Almond, Louise Bonnet, André Butzer - exposé actuellement à la galerie et jusqu'au 17 octobre - William N. Copley, Günther Förg, Charles Gaines, Raphaela Simon et Tursic & Mille complétera cette proposition.

Toutes les mesures de protection et de sécurité seront prises. Le port du masque et le lavage des mains au gel hydroalcoolique sera obligatoire et un nombre limité de visiteurs sera autorisé en même temps.

Vernissage de l'exposition "La FIAC à la galerie"
AI WEIWEI
Zodiac: Rat, 2018
peinture avec des briques LEGO, montées sur aluminium
115 x 115 cm.; 45 1/4 x 45 1/4 in.
édition 1 de 10, plus 2 EA
© studio Ai Weiwei

Vernissage de l'exposition "La FIAC à la galerie"
GIULIA ANDREANI
La Jeune et la Vieille Sorcières, 2020
laine, soie, mohair, lurex
environ 235 x 175 cm.; 92 1/2 x 68 7/8 in.
édition de 5, plus 1 EA
Photo: Charles Duprat

[18:00-21:00] Vernissage de l'exposition "Le lien - corps en éclosion"
Location:
Galerie Hors-Champs
20, rue des Gravilliers
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Rambuteau
France
Phone : +33 (0)9 53 48 14 04
Mail : galerie.hors.champs75@gmail.com
Internet Site : www.galerie-hors-ch​amps.com
Description:
La Galerie Hors-Champs présente

« Le lien - corps en éclosion »

Damien Bockenmeyer
Dylan Caruso
Claudie Dadu
Marielle Degioanni

Exposition du mardi 20 octobre au dimanche 06 décembre 2020
Vernissage le jeudi 22 octobre 2020 de 18 heures à 21 heures

[18:00-22:00] Vernissage du Salon Galeristes 2020
Location:
Carreau du Temple
3, rue Dupetit-Thouars
4, rue Eugène Spuller
75003 Paris
M° Temple, Filles du Calvaire, République
France
Mail : accueil@carreaudutemple.org
Internet Site : www.carreaudutemple.eu
Description:
Jeudi 22 octobre 2020
18h/22h, vernissage
Sur invitation uniquement


Accès Premier Cercle

Jeudi 22 octobre 2020
13h/18h, avant-première presse et collectionneurs
18h/22h, vernissage professionnel
Sur invitation uniquement

Vendredi 23 octobre 2020
10h/14h, petit-déjeuner invités
Sur invitation uniquement

Samedi 24 octobre 2020
10h/14h, petit-déjeuner invités
Sur invitation uniquement

Dimanche 25 octobre 2020
10h/14h, petit-déjeuner invités
Sur invitation uniquement


Ouverture au public
Vendredi 23 octobre 2020
Samedi 24 octobre 2020
Dimanche 25 octobre 2020
14h/20h
Plein tarif 10 euros
Tarif réduit 5 euros

12:00
13:00
14:00
15:00
16:00
17:00
18:00
19:00
20:00
21:00
22:00  
23:00  
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