Tuesday, February 2, 2021
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February 2021
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  Exposition de Daniel Buren & Philippe Parreno "Simultanément"
Location:
Galerie Kamel Mennour (rue du Pont de Lodi)
6, rue du Pont de Lodi
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 56 24 03 63
Fax : +33 (0)1 40 46 80 20
Mail : galerie@kamelmennour.fr
Internet Site : www.kamelmennour.fr
Description:
5 rue du Pont de Lodi, Paris 6

Daniel Buren, Philippe Parreno
Simultanément, travaux in situ et en mouvement

5 décembre 2020 - 30 avril 2021
du mardi au samedi, de 11h à 19h

À l'occasion de l'ouverture du nouvel espace de la galerie au 5 rue du Pont de Lodi à Paris, Kamel Mennour est heureux de présenter la première exposition conjointe de deux artistes majeurs de la scène artistique française et internationale : Daniel Buren et Philippe Parreno.

Daniel Buren vit et travaille in situ.
Philippe Parreno vit et travaille à Paris.


Ce qui est vrai pour les nombres, la physique quantique nous dit que ce n'est pas forcément vrai pour les objets. Un objet plus un objet ne font pas toujours deux objets.

Si exposer, c'est aussi s'exposer - à un autre -, les artistes ont ici décidé d'apparaître ensemble.

Il y a l'idée d'un assemblage, d'une sympoïétique : il s'agit de l'assemblage de deux travaux constitués ensemble et connectés entre eux, qui produit quelque chose de l'ordre de l'automation.

L'exposition s'intéresse à la manière dont les choses apparaissent et disparaissent, ce qui est la définition d'un fantôme ou de n'importe quelle forme qui se manifeste. Les moines copistes parlaient de fantôme quand ils se souvenaient avoir déjà lu une phrase dans un ouvrage au moment où ils la recopiaient. Le fantôme c'était le re-lu. Il représente l'incertitude ou l'inachevé, mais aussi le ré-inventé. Ces quasiobjets possèdent une existence inachevée. Le monde n'est pas seulement hanté par des fantômes, il est également transformé en permanence par eux. On n'y échappe pas. Un objet, n'importe lequel, n'existe pas sans son exposition, il répond à un nouveau récit ou à une nouvelle mise en scène, il apparaît dans un nouveau rituel.

Il y a une suspension des frontières entre les choses, l'espace et nos interventions. Le lieu de développement du travail, ici l'espace d'une galerie, devient partie intégrante de celui-ci, qui se situe dans un jeu constant entre le site et sa transformation artistique.

C'est en fait le même problème topologique que l'on rencontre si l'on veut produire une pile voltaïque efficace qui requiert d'augmenter les points de pourcentage d'électrolytes dans un volume limité. On ne peut pas voir l'espace en un seul coup d'œil, mais plutôt à travers un parcours. Il s'agit donc plus d'un voyage linéaire qui se replie dans un espace riemannien.

Comment une forme apparaît-elle ? Comment est-il possible que quelque chose comme cela puisse apparaître ? S'interroger sur la condition de possibilité de l'art signifie parler de "l'ex-istence" d'une forme, de sa présence. Il faut que ça respire, parce qu'il faut qu'il y ait du souffle pour que la forme se forme et que le lieu ait lieu. C'est là la dimension extatique de toute chose qui vit d'apparition et de disparition, et qui cherche à échapper à son propre corps pour devenir événement et non objet.

L'espace s'ouvre et se ferme au rythme d'une forme qui elle aussi cherche à exister, à apparaître au regard, à manifester. Un espace vivant au temps de son propre dévoilement. Un espace stochastique, et donc hasardeux, composé de clignotements et d'événements. Tout est respiration et mouvement dans ce lieu qui n'en est jamais vraiment un, puisqu'il se forme et se déforme sans cesse. Répondre à la question de l'apparition d'une forme revient donc d'une certaine manière à parler de rythme.

Tout travail d'exposition devient donc aussi par la même occasion un travail d'articulation du souffle, un travail de respiration.

- Philippe Parreno

Vernissage de Daniel Buren & Philippe Parreno "Simultanément"

Vernissage de Daniel Buren & Philippe Parreno "Simultanément"

Vernissage de Daniel Buren & Philippe Parreno "Simultanément"

Vernissage de Daniel Buren & Philippe Parreno "Simultanément"

La Chandeleur
Location:
UNLOCATED
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UNLOCATED
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Description:
Le 2 février, 40 jours après Noël

La Chandeleur est une fête religieuse chrétienne officiellement appelée la Présentation du Christ au Temple. On disait aussi autrefois Hypapante. Elle commémore la Présentation de l'enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification (ou les relevailles) de sa mère, la sainte Vierge (Luc, II, 22).

Elle est actuellement fixée au 2 février.

Historique

Le nom populaire de cette fête en français, Chandeleur, a une origine latine et païenne : la festa candelarum ou fête des chandelles, d'après une coutume consistant à allumer des cierges à minuit en symbole de purification.

Chez les Romains, on fêtait les Lupercales aux environs du 15 février, fêtes inspirées de Lupercus, dieu de la fécondité et des troupeaux. A la même époque, on trouve également la fête de Feralia.

Chez les Celtes, on fêtait Imbolc le 1er février. Ce rite en l'honneur de la déesse Brigid, célébrait la purification et la fertilité au sortir de l'hiver. Les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles.

Au Ve siècle, le pape Gélase Ier substitue cette fête aux antiques lupercales ou aux fêtes de Proserpine et de Cérès. Selon Lévitique 12, un petit garçon premier né doit être présenté au Seigneur par sa mère, 40 jours après la naissance, avec une offrande de deux tourterelles. Le rite observé par la Sainte Famille est décrit en Luc 2, 21-24.

Dans les églises, on remplace les torches par des chandelles bénites dont la lueur éloigne le Mal et rappelle que le Christ est la lumière du monde. Les chrétiens rapportent ensuite les cierges chez eux afin de protéger leur foyer. C'est à cette époque de l'année que les semailles d'hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner des crêpes, symbole de prospérité pour l'année à venir.

Mais ce n'est qu'en 1372 que cette fête sera officiellement associée à la purification de la Vierge.

Hypothèse de l'ours

Longtemps en Europe, l'ours fut l'objet d'un culte qui s'étendit de l'Antiquité jusqu'au cœur du Moyen Âge. Les peuples germains, scandinaves, et dans une moindre mesure celtes, célébraient la sortie d'hibernation de l'ours vers la fin du mois de janvier ou le tout début du mois de février. Mais la date faisant l'objet des plus importantes célébrations était le 24 janvier dans la majeure partie de l'Europe. Il s'agissait du moment où l'ours sortait de sa tanière pour voir si le temps était clément. Cette fête était caractérisée par des déguisements ou travestissements en ours, et des simulacres de viols ou d'enlèvements de jeunes filles.

L'Église catholique chercha pendant longtemps à éradiquer ce culte païen. Pour ce faire, elle institua la Fête de la Présentation de Jésus au Temple qui est célébrée le 2 février et qui correspond à la Fête de la Purification de la Vierge Marie. Cependant, les célébrations de l'ours et du retour de la lumière continuaient lors de feux de joie et autres processions de flambeaux. Le pape Gélase Ier institua donc au Ve siècle la fête des chandelles.

Du XIIe au XVIIIe siècle, la chandeleur fut appelée « chandelours » dans de nombreuses régions françaises où le souvenir du culte de l'ours était encore très présent.

Il est indéniable qu'il subsista longtemps des cultes païens en Europe que les souverains chrétiens et les Églises ont cherché à éradiquer. Mais pour que « l'hypothèse de l'ours » soit ici éclairante, il faudrait, selon certains, qu'elle soit opérante à Rome au milieu du Ve siècle, là où la fête de Noël a été fixée au 25 décembre, et à Jérusalem, là où l'usage liturgique s'est établi de fêter la Présentation. En fait il n'y a pas besoin de cet éclairage, le calendrier chrétien lui-même s'en chargeant. En effet on y voit que la Chandeleur y est fixée au 2 février, et la Sainte-Brigitte au 1er février (Brigitt étant le nom de la Déesse celtique, célébrée à date équivalente). Il y a également la Saint-Ours d'Aoste, la Saint-Blaise (qui signifie "ours"). De plus la Chandeleur est l'ouverture de la période carnavalesque ; or l'ours est l'animal carnavalesque par excellence.

Reste que la "festa candelarum" à Rome commémorait la recherche de la Déesse de la Lumière Perséphone enlevée par le Roi de l'Autre Monde Hadès, par sa Mère la déesse de la Vie Déméter. Perséphone n'étant plus dans notre monde les ténèbres étaient omniprésentes, sa mère a alors éclairé sa recherche avec une torche, et a fini par obtenir que sa fille serait sur Terre et sur l'Olympe pendant 2/3 de l'année (période claire), et dans l'Autre Monde (les Enfers) durant 1/3 du temps (saison hivernale). La fête des chandelles symbolise le retour de la Lumière. Février par ailleurs tire son nom de "februar": purifications (depuis l'Antiquité). Le christianisme a donc placé la fête de la Purification de la Vierge à ce moment. La purification dont il s'agit est celle de la sortie de la "ténèbre hivernale". Les mythes de la Belle au Bois dormant ou de Thésée et Ariane (par exemple) narrent la libération de la lumière (l'Aurore de l'année) par le "chevalier solaire". D'ailleurs la Belle au bois dormant ne s'appelle-t-elle pas... Aurore?

Symbolique

France ; Belgique ; Suisse
La Chandeleur, fête des crêpes.

Aujourd'hui, on connaît surtout la Chandeleur en tant que jour des crêpes. On raconte que c'est ce même pape Gélase Ier qui faisait distribuer des crêpes aux pèlerins qui arrivaient à Rome.

On dit aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps après l'hiver sombre et froid.

Tradition

Il existe encore de nos jours toute une symbolique liée à la confection des crêpes. On fait ainsi parfois sauter les crêpes de la main droite en tenant une pièce d'or, (par exemple un Louis d'or) ou à défaut une monnaie, et ce dans la main gauche afin de connaître la prospérité pendant toute l'année, il s'agit de faire en sorte que la crêpe atterrisse correctement dans la poêle. On dit aussi que la première crêpe confectionnée doit être gardée dans une armoire et qu'ainsi les prochaines récoltes seront abondantes. Il est parfois précisé qu'il s'agit du sommet d'une armoire et que la crêpe est alors réputée ne pas moisir et éloigner la misère et le dénuement. A l'occasion de la Chandeleur, toutes les bougies de la maison devraient être allumées. La tradition demande aussi de ne ranger la crèche de Noël qu'à partir de la Chandeleur, qui constitue la dernière fête du cycle de Noël.

Mexique

C'est l'occasion de manger des tamales. C'est aussi un jour férié.

États-Unis et Canada

La célébration de la Chandeleur a été remplacée par le jour de la marmotte.

Proverbes

De nombreux proverbes sont également associés à la Chandeleur. En voici quelques-uns :
À la Chandeleur, l'hiver se meurt ou prend vigueur.
À la Chandeleur, au grand jour, les grandes douleurs.
À la Chandeleur, grande neige et froideur.
À la Chandeleur, la neige est à sa hauteur, ce qui signifie que c'est souvent à cette date que l'épaisseur de la neige est à son maximum, au Québec.
À la Chandeleur, le froid fait douleur.
À la Chandeleur, le jour croît de deux heures.
À la Chandeleur, Quéré fait des crêpes jusqu'à pas d'heure.
À la Chandeleur, Rose n'en sentira que l'odeur.
Rosée à la Chandeleur, l'hiver à sa dernière heure.
Si la chandelle est belle et claire, nous avons l'hiver derrière.
Si le ciel n'est ni clair ni beau, nous aurons plus de vin que d'eau (Bordelais).
Si la Chandeleur dégoute, l'hiver est passé sans doute.
Chandeleur à ta porte, c'est la fin des feuilles mortes.
Chandeleur sans chaleur, crêpes sans odeur.

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14:00 [14:00-17:00] Vernissage de Marcos Uriondo "L'exposition que j'aurais aimé vouloir faire"
Location:
Galerie du Haut-Pavé
3, quai de Montebello
75005 Paris
M° Maubert - Mutualité, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 43 54 58 79
Mail : contact@haut-pave.org
Internet Site : www.haut-pave.org
Description:
Vernissage le mardi 2 février 2021
Exposition du 2 au 20 février 2021

Marcos Uriondo est lauréat du prix de la Galerie du Haut-Pavé pour Jeune Création 2020.

Suite à sa participation remarquée à la 69ème édition de Jeune Création en 2020, Marcos Uriondo s'est vu décerner le prix indépendant de la Galerie du Haut Pavé qui accueille sa première exposition personnelle dans ce lieu historique dédié à la découverte de jeunes artistes contemporains.

Comme le fait remarquer Lena Peyrard, Marcos Uriondo investit les murs de la galerie qu'il transforme en un terrain de jeu associant le langage à un corpus de peintures, de sculptures et d'objets domestiques transfigurés. L'exposition que j'aurais aimé vouloir faire dessine, avec humour et un sens aigu du second degré, le portrait en creux de l'artiste et des conditions dans lesquelles son travail a pris forme :


C'est un refrain entêtant « If I am only my toughts, let me be one, let me be one ». Un air suave du groupe indé Loving dans la playlist proposée par Marcos Uriondo pour accompagner ce qu'il nous avoue être L'exposition que j'aurais aimé vouloir faire. Car c'est en musique que l'artiste nous invite à parcourir l'exposition qu'il a imaginée à la galerie du Haut Pavé, suite à une participation remarquée au salon Jeune Création en février 2020. Né en 1990 à Madrid, Marcos Uriondo vit et travaille à Paris. Effectuant des allers-retours incessants entre une idée et son figuré, son terrain de jeu est celui du simulacre et de l'illusoire où les plans, les échelles et les matières se superposent. C'est alors que la surface plane d'une toile devient le lieu privilégié pour aborder la profondeur, ou bien encore que des objets domestiques deviennent les porte-paroles (au sens littéral) d'une rhétorique propre à l'artiste.
« Si je ne suis que mes pensées, laisse-moi en être une » indique la chanson. Ses pensées, Marcos les formule en espagnol dans son esprit et s'adonne à une acrobatie mentale avant de s'exprimer en français, langue qu'il côtoie chaque jour dans sa ville d'adoption. C'est justement dans cet interstice que se situe l'exposition, mettant en lumière un délire linguistique peuplé de faux-amis.
Dans L'exposition que j'aurais aimé vouloir faire, l'artiste nous invite à considérer l'influence des mots dans notre rapport aux autres et dans notre positionnement au monde, s'emparant pour cela de situations cocasses et de malentendus auxquels il est confronté au quotidien. Comme Alice suivant le lapin blanc, Marcos nous transporte dans un monde peuplé d'objets aussi merveilleux qu'étranges et porteurs d'une narration au vocabulaire singulier : celui de l'absurde, où le langage lui-même devient un simulacre. Dans l'espace de la galerie, l'artiste présente un ensemble de pièces comme autant d'anecdotes de son vécu qu'il retranscrit sous forme plastique, flirtant avec le surréalisme. Ici l'objet domestique est saboté. Il côtoie l'organique qui prend vie là où on ne l'attend pas. Presque tentaculaire, un ingénieux système d'arrosage irrigue les différents éléments présentés et dessine aux murs une série de phrases, venant ainsi rythmer la déambulation comme un tempo de plus en plus fort tandis que la pensée s'émiette.
Avec L'exposition que j'aurais aimé vouloir faire, c'est donc le langage que Marcos Uriondo transcende, créant par le truchement d'un vocabulaire formel et délirant une mosaïque infinie de jeux linguistiques. Véritable acrobate de la rhétorique, Marcos en possède la sensibilité, une certaine forme d'agilité et même l'humour. « If I am only my toughts, let me be one, let me be one » résonne encore dans nos oreilles alors qu'à ces paroles viennent s'ajouter d'autres voix intérieures provenant d'histoires qui s'entrechoquent dans l'espace de la galerie.

Lena Peyrard

Vernissage de Marcos Uriondo "L'exposition que j'aurais aimé vouloir faire"
"Ciseaux" (série Jeu de Mains), 2019
huile sur toile, 70x100cm

Vernissage de Marcos Uriondo "L'exposition que j'aurais aimé vouloir faire"
Le bon plan, 2020, gaufre volée, terreau et graines d'herbe à chat

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