Vernissage de l'exposition du Wonder/Liebert "Papapapapaaa papa paam"

Thursday, January 31, 2019 18:00-21:00 CET




Description:
Pour sa carte blanche "Papapapapaaa papa paam" au 44 rue de Montmorency, Nelson Pernisco a convié six artistes issus de l'association Le Wonder. Ils ont tous accepté que leurs œuvres soient parasitées par un champignon, mais selon une contamination positive et inclusive. Car si la mort appelle la vie, la décomposition et la destruction reste la promesse d'un cycle à venir.

Pierre Gaignard, Mahalia Köhnke-Jehl, Grolou Louis Danjou, François Dufeil, Guillaume Gouerou, Thomas Teurlai, Jérôme Clément Wiltz, Marie Limoujoux

"Papapapapaaa papa paam"

Depuis cinq ans, nuit et jour, Le Wonder/Liebert occupe de larges complexes désaffectés de Saint-Ouen à Nanterre, en passant par Bagnolet. L'association façonne ces bâtiments à son image : des lieux hors du temps, habités et pensés, par et pour des artistes, des musiciens, des réalisateurs, des curateurs, des poètes, des cuisiniers et des chercheurs. Fondés par neuf artistes, Le Wonder/Liebert en accueille désormais soixante-cinq, ainsi que trois programmes de résidences internationales, avec la même volonté d'action et d'autonomie. Depuis sa création, les membres de l'Artist-run Space élaguent, bêchent, plantent et arrosent ces anciens espaces de bureaux transformés en ateliers collectifs, où toutes les machines sont mutualisées. Les artistes, et le voisinage, contemplent leur parking se métamorphoser en jardin. Au bord du périphérique parisien pousse des sculptures monumentales, des envies de se retrouver, de célébrer la ville et d'allumer les feux. Sur le bitume, les matières signifiantes s'élèvent et se mêlent jusqu'à se recouvrir, fusionner ou entrer en symbiose. Un musée à ciel ouvert qui transforme ses œuvres au gré des conditions météorologiques, un lieu de déshérence où le public est invité à danser l'opéra-destruction, en vue d'une recréation fédérative. L'ADN du collectif se trouve dans son engagement : organiser un espace de travail et d'expérimentation pour de jeunes artistes, en leur proposant matériel et ateliers à bas coût. Derrière cela, il s'agit d'écrire un récit communautaire, en réinventant les systèmes de production et de diffusion de l'art à la périphérie de Paris, selon une économie solidaire et circulaire.

Le bâtiment est une machine de travail, un organisme géant où grouille une effervescence artistique et cohabitent de nombreuses espèces vivantes et non-vivantes, humaines et non-humaines. Les œuvres et les outils sont des prolongements des êtres, à moins qu'il n'eût s'agit de l'inverse. Cohabiter, c'est aussi se laisser contaminer, voire coloniser, admettre que sa singularité provient de liens qui libèrent. Le succès évolutif est né du rôle crucial de l'interdépendance et de la coopération, avant que le vivant ne découvre qu'il est possible de se parasiter puis de s'entredévorer.
En introduisant dans l'espace d'exposition, les conditions de prolifération d'un champignon, Nelson Pernisco administre ce qui soigne et ce qui rend malade.
À mi-chemin entre le règne animal et végétal, les champignons sont à la fois autonomes en produisant, comme les végétaux, leur propre nourriture et dépendant d'autres organismes pour survivre, comme les animaux. Ils sont la métaphore de ce qui se trame, au quotidien, dans la vie de ces artistes, et de ce qui se joue ici. Pierre Gaignard, Mahalia Köhnke-Jehl, Grolou Louis Danjou, François Dufeil, Guillaume Gouerou, Thomas Teurlai ont tous accepté que leurs œuvres soient parasitées, mais selon une contamination positive et inclusive. Car si la mort appelle la vie, la décomposition et la destruction reste la promesse d'un cycle à venir. De même que dans les forêts naturelles, l'on observe des formes d'entraide entre des espèces d'arbres, grâce au réseau de champignons se développant près des racines, les artistes du Wonder/Liebert ont agencé un système d'échanges et de dons. Les opéras, les barbecues ou les moments de liesse lors de fêtes servent de ciment à la communauté et ouvrent le cercle des initiés à de nouveaux publics. Ils nous rappellent que l'art est le lieu privilégier de la rencontre.

À la moisissure et à la prédation sont préférées les friches d'une collaboration qui maintient la survie de chacun. Ainsi s'achève un deuxième cycle, la tour de Bagnolet sera bientôt vidée et le ventre de la bête migrera et devra s'adapter, à l'issue de cette exposition, à son nouvel environnement.

W/L ft M.Z., janvier 2019
Location:
Galerie Bertrand Grimont (Click here to get informations about Galerie Bertrand Grimont)
42-44, rue de Montmorency
75003 Paris
M° Rambuteau, Arts et Métiers
France
Phone : +33 (0)1 42 71 30 87
Mobile : +33 (0)6 85 45 01 30
Mail : info@bertrandgrimont.com
Twitter account : GalerieBGrimont
Instagram account : galeriebertrandgrimont
Internet Site : www.bertrandgrimont.com

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Date: Thursday, January 31, 2019
Time: 18:00-21:00 CET
Duration: 3 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Wonder/Liebert
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