Vernissage de Serge Barès "matière du pixel"

Friday, February 17, 2012 18:30-21:00 CET




Description:
Photo club de Bagneux ( 92220 )
Passage Woodey à 5 mn à pied de la station RER Bagneux Ligne B
(perpendiculaire à l'avenue Albert Petit)

DU 17 FÉVRIER AU 25 FÉVRIER 2012
vernissage le 17 février 2012 à partir de 17h
sur deux WE et sur RDV au 06 85 07 42 62

Le photo club de Bagneux, présente du 17 février au 25 février 2012, de Serge Barès, une série de photographies numériques couleurs intitulées « La matière du pixel ».

Imprimés sur un très beau papier Hahnemüle Fineart Textured Albrecht Dürer 210 gsm les tirages de formats carrés vont du 30x30 au 50x50.
Ce qui surprend au premier abord c'est l'extrême unité de la série et ce que l'on remarque ensuite c'est la matière qui s'en dégage, et qui oriente ce type d'images vers un nouveau pictorialisme. En effet, cette série a la particularité d'avoir été réalisée grâce à un iPhone 4 et le rendu des images est aussi le produit des logiciels associés Hipstamatic ou Instagram, une sensibilité qui s'inscrit dans le courant émergeant de l'iphonographie mais ne cède en rien à une facilité technique.
Certes c'est l'appareil idéal des repérages discrets mais c'est encore ce même appareil qu'utilise Serge Barès lorsque, assuré de l'intérêt des images qu'il a saisit, parfois à la volée, s'en retourne aux emplacements choisis, avec le temps qu'il convient dès lors à un travail approfondit.

Les sujets désignés sont fortement urbains : parkings, trottoirs, routes, espaces publics des centres commerciaux. Ils induisent une certaine absence de pathos qui laisse le champ libre à la plasticité et c'est l'association d'un sujet froid mais épuré, d'une composition privilégiant l'orthogonale, la saturation chromatique, ainsi que la technologie des traitements qui permet d'obtenir un résultat absolument cohérent.
La division classique entre prise de vue et « post traitement » s'en trouve fortement réduite. De même, en choisissant un filtre de virage, un vignetage artificiel mais beaucoup plus en vérité, cela avant même le shoot, la part d'autonomie de l'auteur en est flattée et la tension esthétique de la prise de vue s'en trouve augmentée.

Le photographe présente sans verre ses images qui n'en sont que plus énigmatiques. Cette ambiguïté entre la sensibilité même et les moyens pour ce faire n'est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, et dans un mouvement opposé les approches contemporaines d'un G Richter qui joue de l'ambiguïté entre mimétisme photographique et véracité picturale.

Si la matière digitale qui se dépose sur ce papier très brut ne peut que s'y mêler avec bonheur plus que de « pictorialité » il faudrait parler de « picturalité » tant l'on pourrait s'imaginer être confronté à des peintures géométriques.

Alors qu'aujourd'hui, il utilise sans réserve son smartphone, Serge Barès, né en 1949, à commencé à photographier à la fin des années 60, il a utilisé toutes sortes d'appareils argentiques (du Foca Sport au Yashica Electro 35 en passant par le Nikkormat FT2 et l' Olympus OM4 ). Dans ces années de forte poussée économique, il réalise une belle carrière, en tant qu'ingénieur dans le monde de l'imprimerie.
Mais si l'attirance pour les techniques est un trait marquant de sa vie de professionnelle, il en est un autre qu'il avait d'abord laissé de côté.
En effet, en 1965 tandis qu'une révolution culturelle s'annonce mais n'a pas encore dépoussiérée les stèles et les chevalets des écoles d'art parisiennes, il tente sans l'avoir vraiment préparé le concours des arts décoratifs.

Il le rate hélas et ne pourra revenir à ses aspirations profondes avant longtemps.

Cependant, pendant ces années très denses, a côté des responsabilités qui sont les siennes, il continue de photographier, de dessiner et s'engage dans des mouvements musicaux pointus en animant un blog « ProgRock92 » qui recense plus de deux mille groupes dans la veine de la musique dite progressive.
Après qu'un demi siècle se soit presque écoulé la série qu'il présente à Bagneux semble rejouer la partie artistique que les aléas de la vie ne lui avait pas permis jusqu'alors d'investir. Nous ne doutons pas que cette exposition, par sa qualité et les perspectives qu'elle dégage, en augure de beaucoup d'autres.

Un diaporama qui rend compte des potentialités de la démarche est également visible. L'ensemble, installé dans les locaux mêmes du club de Bagneux, fonctionne avec une scénographie très « underground ».

Vernissage de Serge Barès "matière du pixel"
Location:
Espace Saint-Sauveur (Click here to get informations about Espace Saint-Sauveur)
Hôpital Corentin-Celton
4, parvis Corentin Celton
BP 66
92133 Issy-les-Moulineaux Cedex
M° Corentin Celton
France
Phone : +33 (0)1 58 00 40 00
Fax : +33 (0)1 58 00 40 01
Mail : corentincelton.contact@ccl.aphp.fr
Internet Site : corentincelton.aphp.fr

Open the map in a new tab
Date: Friday, February 17, 2012
Time: 18:30-21:00 CET
Duration: 2 hours 30 minutes
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Serge Barès
Number of times displayed: 26

 



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2020 - Tous droits réservés