Vernissage de Bianca Bondi "Moths drink the tears of sleeping birds"

Wednesday, July 3, 2019 18:00-20:00 CEST




Description:
VNH Gallery est heureuse d'annoncer l'exposition personnelle de Bianca Bondi intitulée « Moths drink the tears of sleeping birds » (du 3 au 27 juillet 2019).

Pour sa première exposition personnelle chez VNH Gallery, Bianca Bondi a choisi un titre énigmatique, inspiré d'une étude scientifique rapportant qu'une espèce de papillon de nuit a développé l'aptitude de boire les larmes d'oiseaux endormis 1. Si rien n'illustre directement cette étonnante observation dans l'exposition, on reconnaît néanmoins dans ce choix l'élan qui pousse Bianca Bondi à toujours nourrir son travail de sciences naturelles et d'histoires, de culture religieuse, ésotérique ou magique. Le mouvement des larmes de l'oiseau absorbées par le papillon correspond à une figure récurrente dans les pièces de l'artiste : celle du passage, de la mutation des matières, et de leur circulation.

L'installation Have you accepted Christ as your personal savior... occupe la première salle de l'exposition. Elle présente des croix lumineuses de taille et de couleur différentes superposées dans l'espace, dont les câbles d'alimentation dessinent comme un réseau de veines reliant la terre et le ciel. Des plantes grimpantes, notamment du lierre, occupent le sol de l'installation. L'idée de cette pièce lui est venue à la suite de l'incendie de Notre-Dame. Pour l'artiste, il ne s'agit pas tant de la blessure d'un monument emblématique, mais plutôt d'un rare moment de conscience collective et de la poursuite d'une transformation lente d'un site « sacré » dans un temps très long. Depuis la découverte d'un pilier au XVIIIème siècle, les historiens supposent qu'un temple païen, dédié à Jupiter, était érigé sur l'actuel emplacement de la cathédrale. Ces temples paléochrétiens étaient parfois construits en fonction d'une particularité géographique, ou d'un élément remarquable du paysage, comme un arbre à la forme étrange et évocatrice. Ce sont ces passages - d'une culture animiste, puis polythéiste à un religion unique - qui intéressent Bianca Bondi, qui a voulu que cette oeuvre métaphorique représente son héritage multiculturel : à la fois catholique et africain.

Dans la deuxième salle, l'artiste a choisi de présenter une nouvelle série de trois sculptures, les Ectoplasm, qui là encore mêlent de nombreuses influences non seulement culturelles, mais aussi matérielles. Il s'agit de trois momies, enfermées dans des vitrines, dont la tête est matérialisée par un objet. Leurs corps sont constitués de morceaux de soie traités de façon à ce qu'ils ressemblent à du latex ou de la peau, auxquels elle ajoute différents ingrédients, en particulier des graines de Ceiba. Ils sont comme fripés et donnent l'impression d'avoir été lentement vidés de leur substance, comme dans ces images de défunts ou de médiums, très populaires à l'époque victorienne. Ces Ectoplasm semblent avoir capté les énergies des deux assiettes et d'une amphore qui sont les esprits et les visages symboliques d'une mère, d'un fils et d'un esprit saint, si l'on s'en réfère au sous-titre de chaque pièce. Cette œuvre est à nouveau l'occasion pour l'artiste de superposer des croyances animistes et chrétienne, dont elle semble vouloir concilier les nombreux symboles dans des figures qui sont de véritables compressions du temps, laissant place à des interprétations magiques et spirituelles.

Autour de ces sculptures, l'artiste présente ses « peintures », la série Overlay qui est le fruit de diverses expériences alchimiques qu'elle opère à partir d'un grand dessin de près de neuf mètres de long. Elle couvre tout d'abord cet immense ruban de papier noir de multiples dessins qu'elle reproduit, dans une pratique proche de la méditation. Il s'agit la plupart du temps de schémas astronomiques, de figures magiques ou même mathématiques qu'elle dessine plus à la craie. Elle recouvre ensuite ces croquis avec différentes matières, du sel, du latex ou des pigments dorés, en les appliquant couche par couche, de sorte que ces surfaces commencent à altérer les figures qui deviennent de plus en difficile à déchiffrer, jusqu'à se mêler en une seule matière picturale au fil du temps et des transformations chimiques qui s'opèrent entre les différents ingrédients. À la fin de ce long processus, la surface du papier ressemble à une sorte de cartographie d'un territoire inconnu. Elle découpe alors cette nouvelle « peau » en différents morceaux qu'elle tend sur châssis, créant une série complète de toiles qui continuent à évoluer lentement dans le temps, les dessins d'origine remontant en étranges figures, vers la surface.

Ainsi les œuvres de Bianca Bondi ne peuvent jamais apparaître comme achevées ou définitives : c'est un peu comme si elles continuaient à vivre de l'intérieur, comme des expressions, des condensations de la vie psychique de l'artiste, et de son atelier.

- Gaël Charbau

Bianca Bondi est née en 1986 à Johannesburg (Afrique du Sud). Elle vit et travaille actuellement à Paris (France).

Vernissage de Bianca Bondi "Moths drink the tears of sleeping birds"
Location:
VNH Gallery (Click here to get informations about VNH Gallery)
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
France
Mail : gallery@vnhgallery.com
Internet Site : www.vnhgallery.com

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Date: Wednesday, July 3, 2019
Time: 18:00-20:00 CEST
Duration: 2 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Bianca Bondi
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