Lancement de la monographie de Guillaume Pinard

Saturday, July 6, 2019 15:00-19:00 CEST




Description:
Lancement de la première monographie de Guillaume Pinard, "Du Fennec au Sahara" éditée chez Tombolo Presses.

Ce livre propose une traversée dans l'œuvre de Guillaume Pinard via un entretien au long cours réalisé avec les critiques Franck Balland et Julie Portier. Si le commentaire est venu avant les images, leur agencement guidé par le texte pourrait produire des récits inédits.

Il sera notamment question : du recul du service public, de l'inspecteur Columbo, de la foire au boudin de Locronan, de formes organiques, sexuelles, fécales, de profanation, de copie, de médiation culturelle, de réseaux sociaux, de virtuosité, de rencontre, de Gustave Courbet, de Rahan, de Piet Mondrian, des Pokémon, de peinture, de psychanalyse, du refus de l'inconscient, de micro-histoire, de signes, de l'évolution des espèces, du tarot, de beauté.

*RENDEZ-VOUS LE SAMEDI 6 JUILLET DE 16H À 19H*
avec Guillaume Pinard, Julie Portier et Franck Balland.


Dans le cadre de l'exposition de Guillaume Pinard "Bébé Lune"

17 mai - 6 juillet 2019
PREVIEW Vendredi 17 mai 2019 de 15h à 20h

Le lieu choisi fut une vaste plaine située à l'écart de tout : un site d'où l'observateur jouissait d'un champ de vision dégagé sur le paysage, avec pour seul point de mire l'implacable horizon.
Ce fut cet horizon qui guida l'apparition des images. Tout prit place avec simplicité : le principe de l'exposition se réduisait à une ligne, incise graphique déroulant méthodiquement le temps dans l'espace. Avec une telle clarté de conception, ni choc, ni secousse, ni déraillement à craindre.

Pourtant tout s'emballa. La vitesse des étoiles, la vitesse des comètes, la vitesse des planètes !
L'astre du jour, irradiant tout, jusqu'au monochrome rougeoyant ! Une force psychique étrange orchestrait une série de visions embrassant la totalité du cosmos.

Il fallut regarder la réalité en face.
On y croisa : des duos gémellaires, érotisés, parfois siamois, dont les attributs sexuels ou les atours chevelus captivèrent ; la Chose revêtue de son épiderme de pierre ; des CRS sylvestres ; les yeux revolver du blaireau, du sanglier, du singe, du cochon et du hibou ; un personnage avec une fleur anthropomorphe ; un chien avec un robot.
Les affrontements grotesques succédaient aux drames paysagers.
Entre les corps, des dialogues s'ouvraient, tous incompréhensibles, mais non moins authentiques.

À QUEL MOMENT FUT FOMENTÉ LE MEURTRE DE PYTHAGORE ? Nul ne saurait le dire. Pourtant, le papa du Théorème, une équerre en plastique plantée entre les deux yeux, finit par reposer à même le sol de ce paysage soudainement endeuillé. Au-dessus de l'horizon, suspendue très haut dans le ciel, un adorable Bébé lune surplombait la scène de crime.


NOTES (POUR EN SAVOIR PLUS OU MOINS)

TIMELINE
Actuellement, Guillaume Pinard travaille sur un nouveau catalogue. Un entretien traverse cette édition : à chaque fois que ce texte évoque une oeuvre, l'image de cette dernière apparaît, ce qui met en relation des oeuvres d'époques et de natures très différentes. Inflexiblement, le texte guide l'apparition des images.
Dans le même esprit formaliste, cette nouvelle exposition de l'artiste à la galerie Anne Barrault observe un principe assez simple, réduit à une ligne sur laquelle viennent chronologiquement se poser les oeuvres réalisées depuis trois ans environ.
Cette exposition-travelling, qui mêle peintures et dessins au pastel, trace un paysage hallucinatoire, périmètre peuplé d'invraisemblables voisinages.

TITRE ASTRAL
La mort, le sexe, la nature, la recherche de la beauté : les sujets en art sont assez limités, et bien sûr Guillaume Pinard n'échappe pas à ces questions universelles. Pour pimenter les choses, depuis quelques temps, le cosmos l'appelle. Il vient même de réaliser un monochrome au pastel sec pour la toute première fois.
Au moment de nommer cette exposition, le choix de Bébé lune s'imposa à lui comme une évidence étrange, un titre joli, un tantinet cucul, un titre qu'on n'oserait pas donner à une exposition. Mais banco pour la dimension cosmique.
À titre informatif, Bébé lune est aussi le titre d'une chanson interprétée par Zabou (Breitman) pour le Club Dorothée en 1987. Habillée en pierrot lunaire dans un clip bricolé, Zabou égrène les derniers mots de cette berceuse que sa maman lui chantait quand elle était petite : « Là je n'ai plus de lune car elle s'est envolée / Légère et blanche plume dans les nuées / Rêvez bébé lune, rêvez bébé. »

FRAGMENTS, ÉCLAIRANTS OU OBSCURCISSANTS
Depuis longtemps, la question du portrait obsède Guillaume Pinard, qui multiplie à ce sujet les commentaires et les interrogations : quels régimes de vitalité s'appliquent à la représentation du visage ?

« Dans toutes mes peintures, le regard revient de façon permanente. Comme un réflexe. Quand je ne sais pas quoi peindre, je fais une tête. J'aime bien cette façon d'être regardé par ce qu'on regarde. »

« Faire un portrait doit consister à matérialiser un certain type d'absence.»

« Au fond, toute oeuvre est un visage et c'est à ce vis-à-vis que je veux pouvoir me confronter. Je veux répondre à un signal. Ces dessins sont une façon de répondre à qui me parle depuis un au-delà, sans que je sache vraiment à quoi correspond cette localité. »

« Si un portrait matérialise une absence, est-ce qu'une galerie de portrait représente un tribunal de fantômes? »

« Ou bien on ne représente pas un visage au risque de le fétichiser, ou bien on métamorphose sa forme en permanence.»
« Dans les peintures qui me retiennent, les figures donnent toujours le sentiment de venir de très loin et cependant d'avoir déjà une place en moi lorsque je les rencontre, comme si j'étais leur contre-forme, un recueil où peut se dévoiler la clameur inédite de leur présage. »

PAYSAGES
L'exposition comprend de nombreux pastels de paysages, où la gamme chromatique exulte en saturations poudrées. Ils s'inspirent parfois de modèles du genre, dont Guillaume Pinard capte la vitalité : citons parmi d'autres Arnold Böcklin, Camille Corot, Antoine Watteau ou Jean-Baptiste Siméon Chardin. Parfois aussi, l'artiste part de ses propres sources, photographiques, histoire de varier les plaisirs. Dans ces paysages, selon un principe de collage, Guillaume Pinard subtilise certaines figures pour les remplacer par d'autres : nouveaux venus dans le décor, voici un dalmatien ou un blaireau. Ces scènes bucoliques pourraient facilement évoquer un monde primordial, édénique, indivisé. Toutefois, les corps s'exhibent étrangement dans cette nature intranquille, aux énergies exacerbées. À la fois statiques et vibrants, flottants et pondérables, sereins et fiévreux, de quel scénario contradictoire sont-ils les protagonistes ?

Eva Prouteau
Mars 2019

Vernissage de Guillaume Pinard "Bébé Lune"
Guillaume Pinard
"Concordance", 2019
acrylique sur toile
24 x 19 cm
Location:
Galerie Anne Barrault (Click here to get informations about Galerie Anne Barrault)
51, rue des Archives
75003 Paris
M° Rambuteau, Hôtel de Ville
France
Phone : +33 (0)9 51 70 02 43
Mobile : +33 (0)6 62 28 51 68
Mail : info@galerieannebarrault.com
Twitter account : Anne_Barrault
Instagram account : galerie_anne_barrault
Internet Site : www.galerieannebarrault.com

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Date: Saturday, July 6, 2019
Time: 15:00-19:00 CEST
Duration: 4 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Guillaume Pinard
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