Vernissage de Cristine Guinamand "La mort qui tue"

Saturday, November 17, 2007 14:00-23:55 CET




Description:
Du samedi 17 novembre au 23 décembre 2007
Vernissage le samedi 17 novembre de 14h à minuit

LA SORCIÈRE EST BLEUE ET BELLE
J'ai proposé à Cristine Guinamand d'écrire un texte sur ses tableaux aussi soudainement qu'ils m'ont frappé.
C'est comme cela que je les définirais simplement: soudains.
Il se passe des actes très violents entre des personnages équivoques, humanoïdes, animaux humains, bestiaire apocalyptique, squelettes, archanges et démons, dans un espace qui semble être arrêté dans son écoulement ou son écroulement.Un arrêt sur image d'un film, sans époque et ultra violent;probablement celui qu'elle a dans la tête. Et certainement le Notre aussi, enfoui sans doute mais pas si loin.
Ce qui m'intéresse c'est cet arrêt du temps, au moment du coup d'épée. Les outils qu'elle utilise pour y parvenir et la simplicité de ces moyens employés: la Forme.
Le saisissement, la violence, la simplicité, l'évidence, et même le surgissement des figures, tout en découle- (si j'ose dire). Stopper un temps pour le rendre éternel, c'est la peinture non?
Mais comment, et de quel temps parle t-on?
Les figures remontent à la surface de la toile dans le maelström des couleurs et sont saisies à l'instant de leur apparition, dans la violence de leur tentative pour se libérer du fond abstrait lumineux mais menaçant... Et le tableau se fige. Si le tableau, ou le film, continuaient, ces figures redisparaîtraient à coup sur, englouties.Refoulées.
Et justement un des paradoxes formels ( que j'adore ) est que le tableau se construit autant par effacement que par étalement.La couche de peinture est fine, délayée, fluide mais toujours gestuelle. Un rehaut, une épaisseur ou un "effaçage" prennent immédiatement le pas sur le fond et modèlent l'apparition ( et justement il est question assez souvent d'archanges ou de démons, certains tableaux sont carrément bibliques, la vision devenant celle d'un anachorète... ce qu'est parfois Christine G au fond de sa foret )
Ces figures terribles qui apparaissent viennent des profondeurs de la psyché, sans doute de cet endroit si beau et si effrayant qu'est l'inconscient.
Car ce que je viens de décrire se déroule autant sur la toile que dans la tête de celle qui peint.Dans notre tête. Souvent pour décrire l'extérieur (le monde, non ?), il n'y a pas mieux que de donner une image de l'intérieur.
Ce que fait tout ce bestiaire c'est à vous de le découvrir, éprouvant malgré la vitrification picturale des figures un flottement d'incertitude quand au formes qui vous semblaient identifiées.
On est face à ce qui semble être au premier abord ( à cinq métres de distance par exemple) de la peinture de chevalet raffinée ( Gustave Moreau ? ) mais en s'approchant on se retrouve devant de l'expressionnisme presque abstrait, du Wols transfiguré.Le surréalisme et la peinture automatique ne sont pas loin, mais "aidés".
C'est cette spontanéité formelle qui garantit la force et l'émotion de ces tableaux.

Dernier point: ces tableaux sont très beaux, et cela n'aurait aucun intérêt s'il ne racontait pas des horreurs

Texte de Stéphane Pencréac'h
Location:
Galerie Trafic (Click here to get informations about Galerie Trafic)
13, Cité de l'Ameublement
75011 Paris
M° Faidherbe - Chaligny
France
Mail : traficgalerie@gmail.com
Internet Site : galerietrafic.free.fr

Open the map in a new tab
Date: Saturday, November 17, 2007
Time: 14:00-23:55 CET
Duration: 9 hours 55 minutes
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Cristine Guinamand
Number of times displayed: 1422

 



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2018 - Tous droits réservés