Vernissage de l'exposition "Corpus"

Tuesday, February 18, 2020 18:30-21:00 CET




Description:
Mayfly Gallery x Artistik Rezo

Une galerie & une exposition éphémères créées par le MBA marché international de l'art de l'ICART

L'ICART, école du management, de la culture et du marché de l'art a le plaisir de vous convier à la première exposition de la nouvelle galerie éphémère de ses étudiantes en MBA Marché International de l'art. La Mayfly Gallery vous donne rendez-vous du 18 février au 20 février à la galerie Artistik Rezo au 14 rue Alexandre Dumas dans le 11eme arrondissement de Paris pour célébrer le corps. Venez vous faire charmer par les oeuvres d'artistes variés de notre époque à travers différents médiums.

Artistes exposés : After Affect, Sylvie bonnot, Moana Brechoteau, Diane Dedoyan, Juliette Defrance, Herman Friis, François Henri Galland, Harold Harman, Simon Lambrey, Laurent Kohler, Mara & No Luck, Clothilde Matta, Garance Matton, Marianne Mauclair, Ozmo, Gil Rigoulet, Emmanuel Saada, Souhayl, Laura Spiessert

L'exposition Corpus met à l'honneur un sujet à la fois universel et très actuel : la corporalité.
La corporalité exprime, comme l'explique Frans Veldman dans Haptonomie en 2007, l'intégralité/l'unité psychophysique typiquement personnelle de l'individu qui, en se représentant, rend manifeste sa manière-d'être corporellement dans le monde, c'est-à-dire la façon particulière dont il use de son existence corporelle et dont il l'a intégrée dans son être-là. En d'autres termes, les artistes présentés questionnent et dépeignent la conscience d'avoir un corps et/ou d'être un corps.

De quelle manière notre actualité et notre époque contemporaine in-corp(s)-porent t-elles aujourd'hui notre corps ? Est-il sur inervé, connecté par le flux incessant des informations qu'il reçoit telle une ville saturée de réseaux ? Est-il une matrice où les signes s'inscrivent ? Est-il un organisme donnant à voir la synthèse, le miroir de notre temps ? Ou bien encore la partie prenante du monde auquel il appartient ?

Corpus aspire à créer un corpus d'oeuvres de jeunes artistes et d'autres plus confirmés dont le corps est au centre des recherches spirituelles et formelles.

Dans un monde contemporain où le corps est fortement sexualisé et commercialisé, caractérisé par dichotomie, souvent idolâtré, critiqué, stigmatisé, maltraité, les artistes présentés dans Corpus aspirent à dépeindre le monde dans lequel ils évoluent en se détachant des aspirations antiques Gréco-romaines du corps parfait, ou des représentations réalistes du siècle des Lumières, mais en s'inscrivant plutôt dans les interrogations de l'art corporel du XXe siècle. Afin de comprendre et d'accepter notre propre corps, chaque artiste délivre une manière intime et unique d'appréhender le monde.

L'exposition de MayFly Gallery donne à voir la variété de postures que le corps envisage. Ce panorama plastique montre ainsi le degré de disponibilité du corps face au monde et à lui-même.

Vernissage de l'exposition "Corpus"
Vernissage de l'exposition "Corpus"

INTIMITÉ DU CORPS

Comment les artistes perçoivent leur propre corps ? Comment est-il dépeint ? Comment tissent-ils des liens entre leur corporalité et celle d'autrui ?

L'exposition CORPUS organisée par Mayfly, une galerie éphémère créée par les étudiantes de l'ICART en MBA Marché International de l'Art, se tiendra du 18 au 20 février 2020 à la galerie Artistik Rezo. Dans ce cadre, nous présenterons le travail de 19 artistes s'inscrivant dans une thématique atemporelle: la corporalité. Ce panel d'artistes dévoile pour certains l'intimité du corps alors que d'autres incarnent l'utilisation d'un langage non verbal. Certains encore, exaltent le corps comme médium, d'autres traitent de la place de l'Homme dans la société moderne.
Cette semaine, Mayfly met à l'honneur 6 artistes qui s'attachent à dépeindre l'intimité du corps. Ainsi, Diane Dedoyan, Francois Henri Galland, Clothilde Matta, Gil Rigoulet, Emmanuel Saada et Laura Spiessert nous livrent une vision intime et sensible d'un corps, qui leur appartient ou qui leur est étranger...

Diane Dedoyan
La corporalité est un thème qui inspire Diane, car ce qu'elle aime c'est photographier les personnes qui l'intriguent. Elle trouve cela fascinant et enrichissant de créer une dynamique unique avec la personne photographiée. C'est une expérience très personnelle, un réel dialogue qui va impacter les photographies d'une manière particulière. L'intimité du corps est mise à nue et devient fascinante.

François Henri Galland s'intéresse à tout ce qui échappe au visible et que le corps peut ressentir dans son intérieur : les sensations, le ressenti, les vibrations. Les corps représentés nous invitent dans leur intimité, que ce soit dans la passion d'un baiser ou dans un corps à corps déchaîné. Mais l'aquarelle douce et diluée nous permet aussi d'y projeter nos propres souvenirs et émotions, les personnages nous appartiennent.

Clothilde Matta
La série Jealousy of Matter est née lors d'un séjour à Rome. Obsédée par l'omniprésence des statues dans la ville éternelle, Clothilde les a considérées comme un peuple de pierre l'accompagnant partout et un dialogue s'est noué entre elles. De ce dialogue est née une confrontation presque mystique : la perfection immuable des corps de marbre s'est juxtaposée à la beauté mortelle du corps féminin, de la chair, soulevant rivalité et complicité. Un sentiment de jalousie s'est installé : les statues l'enviaient le plaisir et la sensualité, elle jalousait leur immortelle beauté.

Gil Rigoulet
"Mes jours.
Ces Polaroids ne quittent pas les lieux, rangés dans un placard, nul ne les voit. Juste des histoires intérieures, une histoire entre nous, des histoires avec moi, une esthétique de mon quotidien. Sydney. Je pose tout, je me regarde dans le paysage vide d'un lit, je cherche le sommeil, je parle avec mon amie Sylviane, j'écris sans cesse, je lis Bobin. Les vagues massent mon corps chaque matin, le Polaroid est toujours là. Je photographie les pieds et les mains de Dominique, des conversations sur sa terrasse au milieu des eucalyptus et des cris des aras. Il faut attendre. Ces Polaroids passent 18 ans dans une boîte. Les passions se sont éteintes, les objets sont au fond d'un box. Les images peuvent apparaître, enfin. Je les retrouve, ces objets du quotidien, ces corps, beauté éphémère des instants de vie, dans ce regard posé sur l'intimité de mes jours. Au fond, il ne reste que l'image, non fixée, fragile, vouée à disparaître." Gil Rigoulet

Emmanuel Saada
"Aucun visage ne saurait être abordé les mains vides et la maison fermée." Emmanuel Levinas
"22 minutes ici est une histoire de rencontres. Ces femmes, ces hommes, je ne les connaissais pas forcément. Je leur ai d'abord demandé s'ils accepteraient que je les filme en train de ne rien faire- si ce n'est, ÊTRE LÀ. À priori quoi de plus élémentaire ? Je souhaitais simplement que nous puissions nous tenir l'un face à l'autre, pendant au moins 22 minutes. Le nombre 22 représente la réunification de la matière et de l'esprit. Un temps suffisamment long pour que nous puissions éprouver ce que cet échange muet nous inspirait. Un temps pour nous regarder, sans parler, sans chercher à expliquer ou à comprendre. Juste sentir. Entre nous, j'avais installé une caméra pour immortaliser ces rencontres exceptionnelles. Ce travail d'observation à la limite de l'anthropologie a donné lieu à des moments d'une grande humanité. J'ai trouvé une beauté rare dans la façon que chacun a eu d'essayer d'être là, à sa manière, de la façon la plus sincère qui puisse être à cet instant. Cette beauté, cette grâce, je voulais la partager, qu'elle mette en lumière le sentiment de présence au monde qui réside en chacunDans un monde où chacun se définit avant-tout à travers ce qu'il fait, combien de temps accorde-t-on au sentiment d'être ? Vivre le privilège de pouvoir regarder chaque personne aussi longuement en silence m'a profondément touché et m'a également permis de sentir à quel point cela pouvait avoir du sens pour chacun, d'être regardé.Ainsi, dans le regard de cette présence singulière, une même humanité nous rappelle que nous sommes tous "l'autre de quelqu'un"." Emmanuel Saada

Laura Spiessert
L'univers pictural de Laura Spiessert tend à retranscrire la chair ainsi que tout ce qui constitue le corps organiquement, et ce grâce à l'aquarelle. Loin d'être des reproductions frontales d'éléments corporels concrets, les œuvres qu'elle propose sont de l'ordre de la réinterprétation, de l'imagination, et de la métaphore de l'intimité du corps. Là où l'érotisme est sous-jacent, l'eau poétique et l'analogie avec le végétal inévitable, cet espace de la chair imaginaire contourne le réel tout en le questionnant de façon subtil. Laura nous permet, tel un oeil qui se glisse au travers d'une serrure de porte, de saisir un intime fugitif.
Location:
Artistik Rezo Gallery (Click here to get informations about Artistik Rezo Gallery)
14, rue Alexandre Dumas
75011 Paris
M° Rue des Boulets
France
Phone : +33 (0)1 77 12 54 55
Mail : contact@galerieartistikrezo.com
Twitter account : ArtistikGallery
Instagram account : artistikrezo
Internet Site : www.galerieartistikrezo.com

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Date: Tuesday, February 18, 2020
Time: 18:30-21:00 CET
Duration: 2 hours 30 minutes
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: After Affect, Sylvie bonnot, Moana Brechoteau, Diane Dedoyan, Juliette Defrance, Herman Friis, François Henri Galland, Harold Harman, Simon Lambrey, Laurent Kohler, Mara & No Luck, Clothilde Matta, Garance Matton, Marianne Mauclair, Ozmo, Gil Rigoulet, Emmanuel Saada, Souhayl, Laura Spiessert
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