Inauguration de l'exposition "Americans in New York"

Saturday, November 24, 2007 16:00-21:00 CET




Description:
Exposition du 24 novembre 2007 au 12 janvier 2008
Vernissage samedi 24 novembre de 16h à 21h

avec : MATTHEW DAY JACKSON, MARC GANZGLASS, JILL MAGID, LAUREL NAKADATE, MIKA ROTTENBERG

CURATOR AMI BARAK

Cette exposition conçue par Ami Barak présente les travaux de cinq jeunes artistes américains vivant à New York, ville emblématique et incontournable de la création contemporaine.

Il était une fois et encore une fois l'Amérique, toujours de retour comme si Nietzsche présidait à ses destinées. Mais dans le paysage contemporain, une ville reste le lieu emblématique, carrefour de toutes les rencontres et de tous les essais et surtout le thermomètre et le tensiomètre d'une actualité aussi bien marchande que purement artistique. New York n'est pas la capitale des USA mais elle est sans conteste le nombril de l'art contemporain mondial. La ville reste incontournable et rien ne semble pouvoir la détrôner malgré les impressions et les attentes sournoises que tout acteur extérieur souhaite dans son for intérieur. Dans cette métropole tentaculaire, les artistes affluent de toute part aussi bien des autres états, que de l'étranger et l'émulation sous tend l'intégrale de la scène new-yorkaise. Et dans le contexte actuel un constat s'impose, les forces de la globalisation présentes aussi dans le champ de l'art laissent paradoxalement une voie assez large à des horizons culturels qui s'efforcent d'y échapper. New York n'est pas l'Amérique dit-on mais l'Amérique a besoin de New York pour exister globalement ce que cette petite exposition essaiera de démontrer sous la forme de quelques tranches d'actualité à fort relent identitaire.


MATTHEW DAY JACKSON
Né en 1974 à Panorama City (Californie), vit et travaille à Brooklyn, New-York.
Le travail de Matthew Day Jackson prend la forme d'anti-monuments qui posent un regard critique sur nos icônes culturelles, pour mieux adresser l'effet de « romantisation » des événements politiques américains passés et actuels. Influencé par la notion d'« art pour le prolétariat » héritée du constructivisme russe, Jackson emploie des matériaux exhumés de son passé, son atelier et sa culture au sens large, aussi bien qu'une imagerie empruntée à l'histoire américaine, à la mythologie amérindienne ou à l'histoire de l'art. Chaque élément, qu'il soit matériel ou symbolique, est dépositaire d'une signification à la fois personnelle et universelle. Une fois assemblés, ces éléments créent une structure narrative qui met en lumière la foi de l'artiste dans les capacités rédemptrices d'idéaux en apparence vieillots.


MARC GANZGLASS
Né en 1973 à Washington D.C, vit et travaille à Brooklyn, New-York.
Marc Ganzglass présentera dans l'exposition son installation « Meteorite Inclusions ». « En travaillant à l'usine de fabrication de plomberie Kohler à Kohler dans le Wisconsin, j'ai collaboré avec des chimistes et des techniciens de l'usine afin d'inclure, dans une production limitée de fontaines en fonte, des fragments de la météorite Sikhote Alin (Sibérie, 1947). » Marc Ganzglass. « Meteorite Inclusions » renvoie à deux histoires divergentes du fer : celle du fer formé dans l'espace et celle du fer tel qu'il a été développé ici sur terre, comme matériau social. Cette oeuvre poursuit l'enquête de l'artiste sur les sublimes ironies du matériau et de l'industrie. Son élégance subtile et conceptuelle suggère immédiatement une référence à l'urinoir de Duchamp.


JILL MAGID
Née en 1973 à Bridgeport, Connecticut, vit et travaille à New-York.
Diplômée du MIT, Jill Magid est également une ancienne résidente de la Rijksakademie d'Amsterdam. Elle a bénéficié d'expositions personnelles dans diverses institutions internationales, Musée d'Art Contemporain de Taipei (2003), Tate Liverpool (2004), Stedelijk Museum Bureau Amsterdam (2005), Sparwasser, Berlin (2007) et Centre D'Arte Santa Monica, Barcelone (2007). Dans son installation « Auto Portrait Pending », Jill Magid signe un contrat avec une société qui lui permettra de devenir un diamant après son décès. Le contrat spécifie l'accord autour de cette transformation et donne les détails du diamant final. A sa mort, le diamant sera créé à partir de ses cendres. Il s'agira d'un diamant rond d'un carat placé sur un anneau en or. Jusqu'à la création du diamant, l'anneau, le contrat conclu avec la société, le statement de l'artiste et le Contrat Bénéficiaire constituent l'oeuvre d'art. « Auto Portrait Pending » attend son collectionneur.


LAUREL NAKADATE
Née en 1975, vit et travaille à New-York.
« Plus exhibitionniste que Madonna en concert et encore plus faussement innocente que Britney Spears dans le clip de « Oops I did it again », Laurel Nakadate explore, depuis sa sortie de l'université de Yale, les stéréotypes liés à son identité féminine nippo-américaine. Jouant d'un corps de lolita malgré ses 30 ans bien sonnés, l'artiste pousse à l'extrême les fantasmes du spectateur masculin moyen, s'introduisant chez les hommes qui l'abordent dans la rue (en général de vieux garçons chauves et bedonnants) pour danser avec eux une chorégraphie de Britney ou, en tenue de Jeannette, leur proposer de lui fêter son anniversaire autour d'un gâteau à la crème. Dans « I want to be the one to walk in the sun » (2006), L. Nakadate voyage dans l'Amérique des « truckers » et de la country music, des hôtels de passe de la Nouvelle Orléans aux stations-service de l'Iowa, en frottant son personnage de Lolita aux paysages (séance de poledancing dans un parking désert) et aux américains moyens rencontrés, ainsi qu'à quelques animaux (habillée en soubrette, elle se filme en train de se faire « prendre » la jambe par un chien). » Isabelle Alfonsi in « 02 », automne 2007


MIKA ROTTENBERG
Née en 1976 à Buenos Aires, Argentine, vit et travaille à New-York.
Mika Rottenberg crée dans ses images fixes ou animées des scènes et des situations dans lesquelles des personnages rejouent un théâtre sociologique fantasmatique qui emprunte ses ingrédients à une iconographie de foire et offre comme résultat un cabinet de curiosité où le travail, les immigrés et surtout les femmes sont représentés en avatars d'une réalité américaine à peine travestie.
Mika Rottenberg est diplômée de Columbia University (2004). En 2005, son installation vidéo « Tropical Breeze » a été montrée dans l'exposition « Greater New York » à P.S.1. « Mary's Cherries » (installation vidéo, 2004) a fait partie de « New Works/New Acquisitions » au Museum of Modern Art, New York et Dough (Oslo version) dans « Uncertain States of America » au Astrup Fearnley Museum of Modern Art in Oslo. « Americans in New York » est sa première exposition à Paris.

Location:
Galerie Michel Rein (Click here to get informations about Galerie Michel Rein)
42, rue de Turenne
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 72 68 13
Fax : +33 (0)1 42 72 81 94
Mail : galerie@michelrein.com
Twitter account : michel_rein
Instagram account : michel_rein
Internet Site : www.michelrein.com

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Date: Saturday, November 24, 2007
Time: 16:00-21:00 CET
Duration: 5 hours
Category: Art & exhibition opening*
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