Vernissage "Michel Macréau - Renverser les barrières pour peindre"

Thursday, May 18, 2006 18:00-22:00 CEST




Description:
œuvres des années 1960 - 1994

16 Mai - 30 Juin 2006

L'œuvre de Michel Macréau, l'un des premiers artistes que la galerie a soutenu, à partir de 1994, en pleine crise de l'art avait surpris par sa nouveauté quand elle fut présentée aux publics pour la première fois en 1960. On considéra ensuite cet artiste comme un précurseur de la figuration narrative des années 65 (Monory, Rancillac, Télémaque et Voss...) puis de Jean-Michel Basquiat, son cadet de vingt-cinq ans.

Certains des thèmes abordés, sont proches de la critique sociale qu'affectionnait la figuration narrative. La peinture de Macréau contenait une force libératrice d'une intensité qui anticipait certains slogans de mai 68. Et dans les années 1970, Macréau fut l'un des premiers à recourir aux graffitis et aux bombages dont il croyait à la force révolutionnaire.

Dans ses peintures les plus fortes, il a su créer très tôt un style neuf qui est bien celui d'un précurseur. Il peignait en une seule séance, le support à plat au sol, en bondissant autour avec la souplesse d'un félin et sans craindre les effets du hasard.

Ses œuvres sont d'une grande économie de moyens. Il lui a suffi souvent de très peu de couleurs pour transformer un dessin en véritable peinture. Sans rien d'inutile, ni effet décoratif, ni effet de taille. Et ses longs traits déliés, souvent continus, pleins d'acuité, réalisés parfois à la seringue lui permettront de rendre beaucoup plus complexes les portraits et autoportraits, les couples, les corps, de les enrichir d'anecdotes, de les doter aussi d'une grande richesse psychologique, voire psychanalytique ou bien de donner une vision intime des mystères du corps féminin sans précédent.

Rien d'étonnant que des peintres "expressionnistes" ne l'aient également admiré. Je pense en particulier à Paul Rebeyrolle qui, après avoir découvert son œuvre chez des amis communs, se précipita le lendemain à la galerie pour organiser une exposition à Eymoutiers de celui qu'il a appelé dans le catalogue "son frère en peinture".

Macréau réfléchissait beaucoup à son art, à ce qu'il peignait, à la manière de le faire, au sens de sa peinture à l'époque où il vivait, ce qui lui a donné le recul et la lucidité nécessaires pour créer une œuvre qui ne soit pas qu'impulsive et tienne dans le temps.

N'empêche que s'il peignait, c'est aussi parce qu'il ne pouvait pas faire autrement. Il peignait pour vivre, vivait pour peindre et déprimait quand il peignait peu.

Ce combat pour l'existence chez cet être clairvoyant et lucide, fin observateur des autres, cette volonté de trouver une unité, de réconcilier nos contraires, d'essayer d'exister sans naïveté en tant que "sujet" et ses interrogations sur notre destin après la mort étaient aux antipodes de la pensée correcte des intellectuels de l'époque.

Face à la toile, il finissait par réconcilier les inconciliables, ses pulsions sexuelles, son moi le plus obscur, avec un besoin d'amour et de spiritualité qui deviendra essentiel avec les années, à partir de 1982-1985, sans que l'on puisse dire, comme cela a été trop souvent fait, qu'une période éclipse l'autre. Dans les deux, on peut découvrir des chefs d'œuvres qui n'ont pas vieilli, bien au contraire, dix ans après sa mort.


1962 : Première exposition personnelle à la galerie Raymond Cordier. Succès immédiat : l'œuvre séduit par sa nouveauté

1964-1965 : Participation à plusieurs expositions importantes consacrées à la figuration narrative.

Années 1970 : Traversée du désert. Son œuvre ne suscite plus d'intérêt et il se sent très seul, s'interroge sur le sens de son œuvre par rapport à celle de ses contemporains. Sa dépression le conduit à trop boire et à faire des séjours par intermittence dans une maison de repos. Il continue à peindre mais peu.

Années 1980 : ce sont les années du renouveau. Il va mieux d'autant qu'il se sent conforté par l'arrivée d'une nouvelle génération plus proche de lui : A.R. Penck, Robert Combas et surtout Jean-Michel Basquiat, même si son parcours reste très différent. Vers 1985, il renoue avec le succès. Avec d'importantes expositions à la galerie Goerg Nothelfer à Berlin, à la galerie Barbier-Beltz à Paris, à la Fiac et aux foires de Bâle et de Cologne.

Années 1990 : plusieurs rétrospectives, au musée d'Annecy, à Bourges (maison de la culture André Malraux, musée, Chapelle), au musée d'Alençon, au musée d'Istres, à l'Espace Paul Rebeyrolle à Eymoutiers puis en 2002 au musée de Martigues.
Location:
Galerie Alain Margaron (Click here to get informations about Galerie Alain Margaron)
5, rue du Perche
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 74 20 52
Fax : +33 (0)1 42 74 20 89
Mail : amargaron@wanadoo.fr
Twitter account : GalerieMargaron
Instagram account : galerie_alainmargaron
Internet Site : www.galeriealainmargaron.com

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Date: Thursday, May 18, 2006
Time: 18:00-22:00 CEST
Duration: 4 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Michel Macréau
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