Vernissage de l'exposition collective "Sécurité minimum"

Thursday, March 6, 2008 18:00-21:00 CET




Description:
avec :
Taysir Batniji, Jota Castro, Estefanía Peñafiel Loaiza

Exposition du 6 mars au 26 avril 2008
du mardi au samedi 11h-19h
Vernissage jeudi 6 mars de 18h à 21h

After-party à partir de 23h
au Tania Club - 43 rue de Ponthieu - 75008 Paris - www.myspace.com/letaniaclub

Faisant suite au projet démarré en 2006 avec le Black Panther Party, La B.A .N.K présente Sécurité Minimum, une exposition de groupe articulée cette fois-ci autour du témoignage comme autodéfense. Nous avons demandé à trois artistes, Taysir Batniji, Jota Castro et Estefania Peñafiel, de définir des territoires de réflexion.

Taysir Batniji


Taysir Batniji - Tombée du ciel



Taysir Batniji - Sky over Gaza - diptyque - photographies

Taysir Batniji, né à Gaza, produit des images qui s'emploient à questionner, voire à contredire les clichés médiatiques qui inondent nos écrans. Dans un style poético-documentaire, il fait cohabiter intimité et actualité.
Le diptyque photographique Sky over Gaza, montre une antenne de télévision, sur un fond de ciel nuageux. Deux vues prises involontairement à 3 ans d'intervalle, sensiblement identiques (seules les variations de temps sont perceptibles), anodines.
Dans la vidéo Bruit de fond, on voit un plan fixe du visage surdimensionné de l'artiste qui tente, au gré de plusieurs séquences fixes (« ratages » compris), de contrôler les clignements de ses yeux provoqués par des détonations. Un texte, récupéré dans un quotidien, accompagne cette performance filmée, il s'agit des réponses d'un pilote israélien à une interview. Il y décrit un bombardement aérien et ce qu'il ressent quand il largue ses obus sur sa cible. Ces deux récits du conflit, volontairement mécanisés, d'un côté par le montage d'un visage figé, apathique et de l'autre par des réponses rendues laconiques et dépassionnées par l'effacement des questions, sonnent un peu comme la synthèse de la situation israélo-palestinienne. D'un côté un huis clos, de l'autre un monologue...
L'installation Gaza journal intime #2 présente un amas de valises débordant de sable, érigé à la manière d'une barricade. A ses pieds, un moniteur où défile une série d'images légères retraçant, comme les notes d'un cahier de bord, des moments de flâneries visuelles et/ou sonores, une succession de « temps faibles » au détours desquels le spectateur est pourtant incessamment rappelé aux signes omniprésents d'une actualité conflictuelle. Mobilité immobilisée. Remerciements Sophie Jaulmes

Jota Castro - By any means necessary !


Jota Castro - Les barbares - light box

Jota Castro se définit comme un artiste-militant. De ses précédentes fonctions de diplomate à l'ONU, il garde le goût de l'observation et des analyses sans concessions, parfois cinglantes, de la société. Parlant de lui-même comme d'un « métèque », il revendique par cette mixité ethnique le droit d'embrasser toutes les causes.
Pour parler du génocide rwandais, il montre 1994, un collier géant composé des drapeaux français, belges, américains, associé à ceux du Vatican et des Nations-Unies, avec une machette en guise de pendentif. Tel un bijou à pendre au cou de la diplomatie internationale…
Avec Les barbares, il présente une manifestation de rue à la revendication désuète : « Français, soyez gentils au moins une fois par jour ». Ici, la dénomination de barbares s'entend au sens de ceux qui sont à l'extérieur de l'organisation politique. Cette photographie fige une assemblée d'une vingtaine de personnes d'origine ethniques diverses, brandissant une banderole. L'acte de revendication est détourné, parodié, comme pour mettre en exergue le ridicule du racisme et de l'exclusion que peuvent subir les immigrés (en France).

Estefanía Peñafiel Loaiza - Effacement/mémorisation


Estefanía Peñafiel Loaiza - D'un regard l'autre - installation

Estefanía Peñafiel Loaiza est la benjamine de ce groupe. Originaire de l'Equateur, elle a vécu sur cette ligne imaginaire qui coupe l'humanité en deux. Ce fil, on le retrouve dans la série des Mirages, commencée en 2005 par une vidéo de l'horizon au large de la Havane, suivie par le dessin (invisible) d'un trait de gomme sur un mur. Le triptyque se clos en 2006, par une oeuvre sur la mémoire. Dans cette dernière proposition, l'artiste a travaillé avec des Arméniens et a listé des mots, des dates, des noms qui leur évoquaient le manque et le souvenir. Ceux-ci étaient alors marqués aux doigts sur une vitre, laissant une trace aussi réelle et immatérielle qu'un trait de gomme ou que l'horizon.
Dans l'installation D'un regard l'autre, l'artiste a imprimé 25 000 images dont 1000 fois le regard inquiet et figé d'une jeune femme qui fixe la caméra, l'espace d'une fraction de seconde. Cette 25ème image, tirée du film La bataille d'Alger, nous fait basculer de spectateur à témoin d'un conflit qui fait encore couler beaucoup d'encre.
Pour l'artiste, il est facile de refouler un souvenir, il n'en est pas moins une trace de quelque chose qui a existé. La guerre, les génocides, la colonisation, les révolutions... Les œuvres fantomatiques d'Estefanía Peñafiel Loaiza sont autant de lumières qui nous aident à (re)voir l'histoire.

Vernissage de l'exposition collective "Sécurité minimum"
Vernissage de l'exposition collective "Sécurité minimum"
Location:
La B.A.N.K (Click here to get informations about La B.A.N.K)
42, rue Volta
75003 Paris
M° Arts et Métiers, Temple, République
France
Mail : celine@bankgalerie.com
Internet Site : www.bankgalerie.com

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Date: Thursday, March 6, 2008
Time: 18:00-21:00 CET
Duration: 3 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Taysir Batniji, Jota Castro, Estefanía Peñafiel Loaiza
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