Vernissage de Max Boufathal "Dogz in ze Hood"

Friday, May 23, 2008 18:00-21:00 CEST




Description:
Du 24 mai au 19 juillet 2008
Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h et sur RDV
Vernissage le vendredi 23 mai 2008 à partir de 18h

Faire resurgir les mythes en créant des sculptures de divinités, de monstres, d'animaux surdimensionnés est un moyen pour Max Boufathal de raconter de nouvelles histoires, construisant ainsi une culture métisse tout en survolant les cultures classiques. Pour son exposition au CAPC de Bordeaux (février/juin 2008), il a réalisé à partir de sacs poubelles tressés, des œuvres entre costume rituel en attente d'activation et pseudo totem évoquant des oiseaux chimériques et anthropomorphes.

Ainsi, même si il tient compte des acquis de la modernité, il n'hésite pas à piocher dans l'artisanat et dans sa connaissance des esthétiques du monde en mélangeant art tribal et consumérisme. Les œuvres qu'il réalise peuvent donc apparaître comme autant de signes d'une culture neuve, hors norme, marginale.

Déclarant ouvertement « ne sommes nous pas des chiens avec un trop gros cerveau » Max Boufathal donne à celui-ci une place d'honneur dans sa mythologie personnelle, car pour lui l'individualisme et la construction du tissu social amplifiant chaque jour le fossé entre l'homme et sa nature profonde d'animal conscient.

Si le titre « Dogs In Ze the Hood » donné à sa première exposition personnelle à la galerie Anton Weller, évoque donc deux chiens surdimensionnés, travaillés en couverture de survie, il est aussi l'allusion direct à un film des années 90 « Boys In the hood - la loi de la rue » de John Singleton. Dans ce film, la jeunesse d'un ghetto noir affronte la pauvreté, la violence des bandes organisées, la prolifération des armes. Leur sort se joue alors entre délinquance et rédemption, dans une société où les communautés se déchirent comme des chiens sauvages. Ainsi la dimension monstrueuse des sculptures de Max Boufathal rappellent cette violence. Les chiens sont écorchés, la peau est retirée pour laisser apparaître la mécanique, la chair . Le système musculaire désormais apparent est réalisé en couverture de survie. Ce matériau peu cher, utilisé par les premiers secours pour la chaleur qu'il procure au corps, est travaillé par l'artiste dans sa partie argentée, accentuant encore la dureté déshumanisée de l'œuvre.

Au contraire « la salle d'armes » qui accompagne les deux sculptures, conforme au vocabulaire plastique de l'artiste, est constituée à partir d'éléments simples, appropriables: scoubidous, mikados, chambres à air et métaux... Ces armes deviennent alors, grâce à ces matériaux, des objets volontairement ludiques, dont la dangerosité est estompée, exprimant l'inversion du signifiant avec lequel joue l'artiste.

Cette exposition sert-elle de réponse à Max Boufathal lorsqu'il déclare que « si l'art a stoppé la colonisation de son noir intérieur » il se prépare mentalement et physiquement à une nouvelle ère de sélection naturelle car les conditions psychologiques et environnementales de l'homme lui semblent mures pour lui claquer entre les doigts . Refusant de se faire embarquer dans ce suicide collectif, il met tout en œuvre pour y survivre. Il se sert de l'art comme un terrain d'entraînement, qui se trouve être « le plus grand et le plus fourni des obstacles de tous les parcours de survie que
l'homme ait inventé.
Location:
Galerie Anton Weller - Isabelle Suret (Click here to get informations about Galerie Anton Weller - Isabelle Suret)
9, rue Christine
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Michel, Pont Neuf
France
Mail : antonweller@noos.fr
Internet Site : www.antonweller.com

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Date: Friday, May 23, 2008
Time: 18:00-21:00 CEST
Duration: 3 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Max Boufathal
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