Vernissage de Giuseppe Gabellone et Jin Meyerson

Saturday, September 9, 2006 16:00-21:00 CEST




Description:
09/09 - 14/10
du mardi au samedi dep 11h à 19h.

Giuseppe Gabellone | 09/09/2006 - 14/10/2006

Il y a des choses que l'on continue de voir alors qu'elles n'existent plus. Dans ses recherches sur l'architecture et la mémoire, Giuseppe Gabellone, né en 1973 à Brindisi (Italie), mène depuis une dizaine d'années une oeuvre dont l'objet existe seulement en fonction de sa représentation exclusive. Qu'il s'agisse d'images photographiques de garages, cours d'immeuble et toutes sortes de no man's land, elles peuvent ainsi accueillir ses sculptures dans un rapport à l'oeuvre recréé via cette mise à distance photographique. Ou qu'il s'agisse de ses sculptures de bas-reliefs japonisants ou de jungles en polyurethane, le spectateur n'aura que cette perception subjective sous un angle et une lumière choisis. Conjuguant dans un même mouvement architecture, sculpture et photographie, Giuseppe Gabellone offre à travers cette trace unique la vision d'un monde fictif, mutant, où l'homme est singulièrement absent. Et si rémanences baroque ou surréaliste il y a, elles ne posent Giuseppe Gabellone qu'en héritier de sa propre démarche. Une démarche visant à ne jamais percer le mystère d'une étrangeté aussi familière qu'inquiétante.

Jin Meyerson | 09/09/2006 - 14/10/2006

On pourrait décrire les derniers tableaux de Jim Meyerson, né en Corée mais élevé aux Etats-Unis, comme une prodigieuse incursion dans le fonctionnement monstrueux de l'imagerie médiatique. Utilisant une panoplie de techniques - encre de Chine, peinture à l'huile, à la bombe, déversements de couleurs acryliques -, Meyerson extrait son iconographie des magazines, la mouline sur son ordinateur, puis la représente dans un style aussi chargé que méticuleux. Si le désastre leste ses compositions, souvent de vastes dimensions, les détails l'emportent dans une saturation optique héroïque et schizophrène évoquée par le titre de sa dernière exposition individuelle new-yorkaise, High Cholesterol Moment.

Le désastre à grande échelle - de l'espèce retentissante des déraillements ferroviaires, bombardements, tremblements de terre, catastrophes aériennes et nucléaires, pour ne citer que ceux-là - est la principale source de ses images. Dans ce sens, Meyerson est un héritier d'Andy Warhol. En même temps, ses créations rappellent les peintures néo-pop de Jeff Koons par leur palette galvanisée et leur riches couches iconographiques. Dans son cas, cependant, ce ne sont pas seulement des images qui se côtoient et se superposent, mais aussi des univers et des plans d'existence entiers. On va de l'histoire de la peinture abstraite, figurative ou historique à l'Histoire tout court, cataclysmique et effroyable. Les perspectives, les échelles, les espaces et les périodes entrent en collision, produisant des juxtapositions improbables, voire sidérantes. Meyerson s'efforce de traiter les événements avant qu'ils se solidifient et que l'info, aussi brute et brûlante qu'une matière en fusion, s'agrège aux couches géologiques de l'Histoire. Mais le plus extraordinaire, dans son approche de l'actualité, est qu'elle confine au chamanisme. Comme s'il pouvait accorder aux médias et à leur foisonnant fonds iconographique une sorte d'existence autonome, ou était en mesure d'écarter le rideau sur leur fonctionnement inconscient. En contemplant ces images désordonnées et agitées, en effet, on a le sentiment de regarder (ou d'être regardé par ?) des viscères qui s'efforceraient d'assimiler leur inassimilable contenu et de le digérer pour ensuite continuer leur dévoration. C'est de l'art fait en serrant le poing, comme aurait dit le poète post-moderne américain Ted Berrigan, qui affirmait « écrire d'une main, l'autre se cramponnant ». Meyerson peint en se cramponnant. Il demande, ou simplement recommande que nous nous accrochions à nos sièges, car la soudaineté est la marque de ses créations. -- Chris Sharp

The recent paintings of Korean-born, US-raised, Jin Meyerson could be said to provide his viewer with a prodigious peak into the monstrous, inner workings of the media's imagery. Combining a panoply of techniques-India ink, oil paint, spray paint, poured acrylic, etc- Meyerson draws his imagery from various magazine sources, churns it all through his computer, and proceeds to depict it in a style as meticulous as it is charged. And while disaster functions as the ballast of these vast compositions, detail wins out in a schizophrenic bravura of optical saturation (as in the title of his last solo New York show, High Cholesterol Moment.)

Disaster on a grand scale- in the whistling key of train wrecks, plane crashes, bombings, earthquakes, nuclear meltdowns, to name a few- is very much the starting point of these pictures. As such Meyerson takes on the legacy of Andy Warhol while evoking the cut up/collage, neo-pop paintings of Jeff Koons, via his galvanized palette and rich layering of imagery. However, in Meyerson's case, it is not just imagery that piles up and is juxtaposed, but whole, disparate worlds or planes of existence, ranging from the history of both abstract and figurative painting to history itself. It's as if Meyerson vouchsafed the media and its fund of imagistic riches a sort of autonomous existence, either that, or simply pulled back the curtain. Because looking at his unruly and roiling imagery, one gets the feeling of gazing into (or being gazed at by?) the visceral unconscious of the media as it "works it out", tries to assimilate its own weltering, unassimilable content, get it down, and make room for more.
This is white-knuckle stuff, as the American poet Ted Berrigan once wrote of his own practice: "One hand writing, one hand hanging on." Meyerson, himself hanging on as he paints, likewise asks us, or rather barely warns us to hang on to our seats when suddenly faced with one of his pictures (because it is always sudden). -- Chris Sharp
Location:
Galerie Emmanuel Perrotin (Click here to get informations about Galerie Emmanuel Perrotin)
76, rue de Turenne
10, Impasse Saint-Claude
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart
France
Phone : +33 (0)1 42 16 79 79
Fax : +33 (0)1 42 16 79 74
Mail : info-paris@galerieperrotin.com
Twitter account : galerieperrotin
Instagram account : galerieperrotin
Internet Site : www.galerieperrotin.com

Open the map in a new tab
Date: Saturday, September 9, 2006
Time: 16:00-21:00 CEST
Duration: 5 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Giuseppe Gabellone, Jin Meyerson
Number of times displayed: 1820

 



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2020 - Tous droits réservés