Vernissage d'Aurélien Froment "La légende vivante"

Friday, May 29, 2009 18:00-21:00 CEST




Description:
Vernissage Vendredi 29 Mai 18-21h
Exposition du 2 Juin au 18 Juillet 2009
du mardi au samedi de 14h à 19h et sur RDV

La nouvelle exposition d'Aurélien Froment intitulée La légende vivante s'articule en partie autour du numéro dit de « mémoire prodigieuse » du magicien Benoît Rosemont. Ce tour consiste à mémoriser une série de mots au moment où ils sont énoncés par le public, au travers d'associations à degrés divers entre chiffres, mots et images. Ces images qui n'ont pas d'autre support que la mémoire de Benoît Rosemont, Aurélien Froment tente de s'en approcher et d'en explorer la construction.
L'artiste fait apparaître des images qui à défaut de sortir d'un chapeau, ou encore de ses poches, s'animent autour d'un paravent dont la structure offre un cadre à l'exposition. Les images s'en évadent pour prendre place sur les murs, gagnant alors une autonomie par rapport au support de présentation. Contribuant à faire circuler les images, le paravent défini également la circulation dans l'espace de la galerie. L'œuvre intervient alors à la fois comme l'amorce de récits et comme élément scénique.
Dans ce qui pourrait évoquer une mise en scène, avec création de plans et de perspectives ouvrant des possibilités de lecture, on retrouve l'usage récurant chez l'artiste du trompe l'œil et également son souhait de tromper l'œil en jouant avec les différents points de vue, les échelles, les cadrages. Aurélien Froment s'attache à donner d'autres dimensions aux images, comme dans la photographie dbqp (hors-série), 2008, où le corps de l'artiste traverse le passe-partout conçu précédemment par Pierre Leguillon, ou bien encore à accentuer leur planéité, comme dans The Palace of Fine Arts (Panama Pacific International Exposition, 1915), 2008.
Dans l'utilisation des images, c'est l'aspect documentaire plus que narratif qui intéresse Aurélien Froment. Il est en effet possible de considérer tout film de fiction, toute image, sous un axe documentaire. Cette relecture apporterait des éléments représentatifs d'une époque, d'un lieu ; il est alors possible d'en faire une analyse qui relèverait d'une sorte d'archéologie contemporaine - comme dans L'Homme de Rio de Philippe de Broca, où Françoise Dorléac et Jean-Paul Belmondo jouent leurs aventures dans une Brasilia à peine achevée.
C'est dans une architecture en images, et des images, que l'artiste nous invite à cheminer. En effet, Aurélien Froment ne s'intéresse pas tant au but qu'à la trajectoire. En cela il n'est pas de ceux qui pédalent le nez dans le guidon, mais bien de ceux qui tout en pédalant regardent le paysage.
Aurélien Froment utilise les images comme un langage commun, rassembleur de personnes éloignées dans l'espace et le temps. Explorant les représentations, il en présente une lecture empreinte de mobilité découlant des différents positionnements et places qu'il adopte en fonction de ses projets. Une place côté cour? Côté jardin? Ou encore celle du projectionniste? Une fois de plus, une question de point de vue.


Aurélien Froment, Debuilding (Daniel Buren, Murs de peinture, 1965-1977, collections du Musée d'art moderne de la ville
de Paris), 2009, hêtre peint, chaque élément: 2.5 x 5 x 1.25 cm
Location:
Galerie Lucile Corty (Click here to get informations about Galerie Lucile Corty)
2, rue Borda
75003 Paris
M° Arts et Métiers
France
Mail : info@lucilecorty.com
Internet Site : www.lucilecorty.com

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Date: Friday, May 29, 2009
Time: 18:00-21:00 CEST
Duration: 3 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Aurélien Froment
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