Vernissage de l'exposition collective "MAPPE"

Thursday, June 4, 2009 18:00-21:00 CEST




Description:
Du 5 juin au 30 juillet 2009
Vernissage le jeudi 4 juin

La galerie Di Meo vous invite à découvrir les œuvres de 6 artistes italiens, pour qui les cartes géographiques constituent un thème important dans leur travail.

Les cartes géographiques, « mappe » en italien, sont une source d'inspiration majeure dans l'histoire de l'Art Moderne, comme cela fut le cas pour Jasper Johns, Rauschenberg et Pierre Alechinsky.
Que leur interprétation soit politique ou poétique, chacun des cinq artistes présentés nous offre sa vision du monde à travers des « mappe ».
La carte du Monde d'Alighiero e Boetti tissée en Afghanistan met en évidence la division politique des continents.
Luciano Fabro met en scène des Italie parfois suspendues, parfois posées, utilisant plomb, cuivre, fourrure, or, verre, critiquant ainsi la riche tradition culturelle italienne et son boom capitalistique d'après guerre.
Salvo réalise une série de cartes de Sicile et d'Italie, cartes dont il ne conserve que les contours et remplit l'intérieur de noms d'artistes ou d'écrivains, auxquels il ajoute son nom comme pour s'insérer dans la réflexion sur le rapport entre l'art et l'histoire.
Piero Pizzi Cannella propose une vision plus poétique que politique du monde, désirant ainsi peindre des territoires imaginaires, encore vierge des pulsions destructrices de l'être humain.
Riccardo Gusmaroli trace sur les cartes des voyages imaginaires à l'aide de traits de couleur ou à l'aide de petits bateaux en papier qui viennent rebondir sur les cotes de la péninsule Italienne, formant ainsi des courants et des vagues, tels des essaims d'abeilles se perdant et se retrouvant dans l'océan des illusions.
Finalement pour David Reimondo le monde et les villes sont avant tout une histoire d'être humain. C'est pourquoi il réalise ses cartes à partir de pain, symbole religieux évident du corps humain.

Alighiero e Boetti (1940-1994)
La série des cartes du monde sur broderie est réalisée à partir d'un planisphère de 1969. Sur ces planisphères politiques sont représentés les drapeaux de chaque pays. L'idée est de rendre évidente la division politique des continents. Dans chacune de ces Mappe, la bordure contient la signature, la date, le lieu d'exécution, une éventuelle dédicace et des éléments narratifs, parfois en langue farsi (le perse afghan). À noter que la plupart de ces broderies ont été réalisées à partir de métiers à tisser afghans. Boetti est en effet passionné par les cultures non-occidentales, notamment l'Afghanistan, pays dans lequel il effectua de nombreux séjours.
« Pour moi, le travail des broderies Mappa est le maximum de la beauté. Pour ce travail je n'ai rien fait, rien choisi, dans le sens où le monde est fait tel qu'il est, et non pas comme je l'ai conçu, les drapeaux sont ceux qui existent, et je ne les ai pas créés ; en résumé je n'ai absolument rien fait » Alighiero e Boetti, 1974.

Luciano Fabro (1936-20007)
Il prenait possession des cartes de la péninsule italienne, parfois suspendues, parfois posées, utilisant des bandes de plomb, des fils de cuivre, de la fourrure, de l'or, du verre et des miroirs. L'utilisation de ces matériaux constituait une critique de la riche tradition culturelle italienne et de son boom capitalistique d'après guerre.
Fabro a réalisé toute une série « d'Italie » ; on peut d'ailleurs parler de son « théâtre des Italie » comme un théatre de marionnettes, chaque Italie jouant un personnage, indiqué par son titre : Italia Ipocrita, Italia del dolore ou Italia all'asta...la morphologie pouvant être conditionnée par le caractère. Fabro avait d'ailleurs conçu un dispositif de présentation pour la galerie Stein en 1975, qu'il avait nommé Coreografia, réunissant plusieurs des Italie déjà créées.
Le thème des cartes d'Italie a toujours été important pour Fabro, car sa première œuvre fut réalisée avec une vieille carte d'Italie appartenant à son père.

Salvo (b. 1947)
De son vrai nom Salvatore Mangione.
Il réalise une série de cartes de Sicile et d'Italie dans les années 70, cartes dont il ne conserve que les contours et remplit l'intérieur de noms d'artistes ou d'écrivains auxquels il ajoute son nom en guise de signature. Son nom ou son visage apparaissent souvent dans ses œuvres, se mettant lui même en scène en se substituant à des personnages historiques ou écrivant son nom comme pour son œuvre « Salvo e vivo ». L'ironie et la provocation mystificatrice de soi s'insère donc dans la réflexion sur le rapport entre l'art et le passé.

Piero Pizzi Cannella (b. 1955)
Bienvenue sur les terres imaginaires de Pizzi Cannella, dans un monde qui n'existe qu'en peinture, car il est absolument impossible d'en identifier quelconque pays ou autre territoire connu !
Pizzi Cannella a commencé à dessiner ses cartes pendant la première guerre d'Iraq. Pourtant il nous propose une vision plus poétique que politique, du monde. Il a en fait voulu peindre des territoires imaginaires, encore vierge des pulsions destructrices de l'être humain. Puis il en a fait une utilisation plus complexe, utilisant à la fois les cartes comme sujet de son travail et comme support pour d'autres motifs.

Riccardo Gusmaroli (b. 1963)
L'artiste a toujours détourné des objets de la vie quotidienne pour les transformer et les insérer dans ses œuvres. Son travail lui permet de prendre possession des objets, tout en attirant l'attention du public sur ce qui est essentiel pour lui.
Laissons nous guider par ses cartes géographiques qui, à l'image des premiers cartographes, ont dû compenser les déficiences de certitude par leur imagination. C'est l'imagination qui nous dessine ces petits bateaux en papier qui viennent rebondir sur les cotes de la péninsule italienne, formant ainsi des courants et des vagues, tels des essaims d'abeilles se perdant et se retrouvant dans l'océan des illusions. Les voyages ne finissent pas à un endroit précis mais s'ouvrent sur des chemins divers.

David Reimondo (b. 1972)
Il utilise le pain comme symbole évident du corps humain. Ce corps est caractérisé par une modification lente et sans fin, qui est aussi bien physique que virtuel, toujours dirigé par l'esprit : c'est pourquoi il utilise de la mie de pain industriel, de la forme d'un carré, elle rappelle les pixels. Ce corps est tatoué par le feu, utilisant des icônes populaires de l'imaginaire commun. L'exploration des cartes du monde et des villes vient de cette idée, car ils sont une expression du langage humain codifié.


Piero Pizzi Cannella
Mappa per andare via
2007
38 x 57 cm
Location:
Galerie Di Meo (Click here to get informations about Galerie Di Meo)
9, rue des Beaux-Arts
75006 Paris
M° Saint-Germain-des-Prés, Odéon, Mabillon
France
Mail : contact@dimeo.fr
Internet Site : www.dimeo.fr

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Date: Thursday, June 4, 2009
Time: 18:00-21:00 CEST
Duration: 3 hours
Category: Art & exhibition opening*
Number of times displayed: 2052

 



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