Vernissage de l'exposition "Automne", carte blanche à Françoise Monnin

Saturday, September 19, 2009 15:00-21:00 CEST




Description:
du 19 septembre 2009 au 24 octobre 2009

Patience, nuance, résistance

Quel être vivant ne redoute pas la diminution de la lumière, la perte de la chaleur ? Insidieuse, progressive, la course des saisons oblige, en Automne, à entrer en résistance.
Les civilisations, comme les feuilles, connaissent ces descentes de sève cycliques, ces moments de patine inéluctable, ces périodes d'épuisement temporaire. De fruits trop mûrs.
« Rêver, c'est le bonheur ; attendre, c'est la vie» dit Victor Hugo. Dans de tels moments, il importe de croire aux cycles ; de s'inspirer des plantes, qui sèchent pour préparer le terrain à de nouvelles pousses.
Leçon de patience, l'Automne est l'allié des êtres d'expérience et de travail. Des laboureurs. Pour eux, les jours qui passent sont des complices.

« En Automne, écrit Khalil Gibran, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles. »

En Automne, les forces vives sont souterraines. La survie s'organise. Il s'agit de juguler les instincts, d'envisager la nuance.
Si le printemps appartient aux grandes gueules, l'Automne fait la part belle aux fines gueules. Demi-teintes et demi-tons constituent autant d'allégories de sa magie.
Vendémiaire, Brumaire, Frimaire... Les trois mois qui le constituent, selon le calendrier républicain, ne portent-ils pas les noms les plus poétiques ?

La plus complexe des saisons est donc la plus propice aux imaginations subtiles. Attendez-vous donc à découvrir, dans cette exposition, des trésors raffinés.

Ousmane SOW - Né en 1935 à Dakar - Automne mythique
On ne présente plus ce célébrissime sculpteur, ayant abandonné, à l'âge de cinquante ans, son métier de kinésithérapeute, pour se consacrer au modelage de corps monumentaux. Ceux des Nouba (1984), des Masaï (1988), des Zoulous (1991), des Peulh (1993). Puis (1999) ceux de trente-cinq acteurs de la bataille de Little Big Horn, fameuse victoire des Sioux et des Cheyennes. Autant d'hommages à des ethnies menacées, courageuses, résistantes.
En 2002 Sow a commencé la série des Grands Hommes : Victor Hugo, le Général de Gaulle, Nelson Mandela... Tous ceux, dit l'artiste, « qui m'ont permis de croire en l'homme ».
De la Biennale de Venise à la Documenta de Cassel, en passant par la Passerelle des Arts où son exposition a accueilli, à Paris, en 1999, trois millions de visiteurs, ses œuvres provoquent toujours une intense émotion.
Le public ignore que, depuis 2004, Sow imagine aussi des œuvres dont le format est plus intime : les Petites Sculptures Noubas. La présentation de certaines d'entre elles, dans l'exposition Automne, est pour nous un immense honneur.

Thierry BORREDON - Né en 1963 à Paris - Automne magique
« Je suis un photographe de rue, de terrain. Je ne réfléchis pas, je marche à l'instinct, à l'émotion. Les images viennent à moi» dit Borredon, qui surprend la beauté de certains hasards, la grâce de quelques rencontres.
Lauréat du prix Artween en 2009, il a exposé au salon MACParis en 2008. Grand reporter à ses débuts, après des études de travaux publics, d'architecture intérieure et de photographie, il est fameux pour ses images parues dans Muséart, Grand Reportages, Le Figaro Magazine ou VSD. Depuis vingt ans, il pose sur l'urbain comme sur l'humain - les toxicomanes de Russie, l'ambiance d'Istanbul ou les accouchements à domicile dans le Sud de la France -, un regard infiniment plus poétique que documentaire.

Faust CARDINALI - Né en 1961 à Paris - Automne chronologique
Maître d'art à vingt ans, section arts et métaux, après des études d'art en Toscane, Cardinali développe parallèlement un métier d'orfèvre et une carrière de plasticien. Point commun ? Une sensualité affirmée, puissante mais raffinée, incarnée par des matières liquides et des couleurs célestes. Exposant en Europe et en Corée, il réalise surtout des installations spectaculaires, comme Baptême, une affaire liquide (église Saint Sulpice, Paris 2001) ou Cinq cent mille artistes (Château de Poznan, Pologne 2006).
Depuis 1975 il rédige des textes, analysant les mécanismes oniriques, psychanalytiques et humoristiques qu'il met en œuvre. « Couleur, coule heure. À quelle heure ça coule ? La liquidité de la couleur m'intéresse plus que la couleur, qui empêche souvent la réflexion. La résine, en séchant lentement, plastifie la couleur. Retourner régulièrement sur chaque espace plastifié, c'est prolonger l'orgasme jusqu'à l'éternité. Chaque jour, une couche, une peau de résine, frise la couleur. Puis le temps passe et l'espace s'endurcit ».

Arnaud COHEN - Né en 1968 à Paris - Automne critique
« Save the market, Nationalize art dealers» dit une affiche, récemment placardée par Cohen sur la façade de la Galerie Emmanuel Perrotin. Dénonçant les mécanismes de validation de l'art officiel, ce drôle de plasticien fait rire et réagir. « Je me définis comme un punk post néo-dadaïste » dit-il.
Depuis vingt ans, il invente des dispositifs constitués d'objets et de mots, volés à la société de consommation et subvertis. Exposant depuis 1997 en Europe - grâce notamment à la Galerie Marwan Hoss - il a abandonné en 2005 son premier métier (de consultant en stratégie) afin se consacrer entièrement à des actions urbaines ; et à la production d'objets dérangeants, mettant en abîme les failles du progrès moderne. Et célébrant le caractère sexuel de nombre de situations.

Alain DELPECH - Né en 1956 à Montauban - Automne mystique
Formé aux écoles des beaux-arts de Paris et d'Oslo, lauréat en 1984 de la Bourse des Métiers d'art, Delpech développe une œuvre constituée de bois gravés, de burins, de peintures à l'huile et de fer découpé. Exposées en Europe depuis 1983, ses œuvres figurent dans des collections publiques importantes qui les ont acquises, la Bibliothèque Nationale de France, les artothèques de Caen, Toulouse et Saint-Maur, par exemple.
Souterrain, organique, son univers labyrinthique évoque des espaces flamboyants, habités par des êtres aux allures de flammèches, des lueurs incandescentes, des fluides sensuels.

Stéphane Érouane DUMAS - Né en 1958 à Boulogne Billancourt - Automne atmosphérique
Ancien élève de l'Académie Julian et de l'École nationale supérieure des arts décoratifs (Paris), Dumas expose depuis 1990, en Europe, des paysages subtils. Ses Marées basses, ses Falaises, comme ses Arbres, ses Forêts et, plus récemment, ses Reflets, constituent autant d'alibis permettant de célébrer les espaces propices à la métamorphose. Dilatant les limites, concentrant les cœurs, il incarne des présences, envisage des apparitions. Chaque forme est une concentration, chaque fond, une circulation. La peinture affirme ici sa mission de perpétuelle alchimie.
« Tous les êtres circulent les uns dans les autres », écrivait Diderot. « Tout minéral est plus ou moins plante (...). Qu'est ce qu'un être ? La somme d'un certain nombre de tendances ». Interrogeant ces dernières, Dumas célèbre la magie de leurs combinaisons.

François HOUTIN - Né en 1950 à Craon - Automne féerique
Initié à la gravure chez Jean Delpech, Houtin devient jardinier, décorateur floral et paysagiste. À partir de 1979, il se consacre essentiellement à l'imaginaire de la Nature et des Jardins par la gravure, le dessin à la pierre noire et le lavis d'encre de Chine.
Après 1990, quelques créations de jardins importants (projet de rénovation du Jardin des Tuileries, Jardin de Planbessin) ponctuent des expositions de lavis et gravures, comme celle de Bagatelle en 1992.
À partir de 1995 il travaille sur des carnets chinois, développant de multiples variations végétales sur : les Bougeoirs, les Cabanes, les Fabriques, les Temples d'amour, les Ponts, les Nymphées, les Cœurs, les Brise-vent et les Totems. En 2001, il réalise aussi des cairns, en Bretagne et en Sicile, et de nombreuses cabanes.
Son œuvre, largement diffusé en Europe, est abondamment représenté à la Bibliothèque Nationale de Paris.

Malgorzata PASZKO - Née en 1956 à Varsovie - Automne cosmique
Formée aux beaux-arts de Varsovie et de Paris, lauréate de nombreux prix - celui de Rome en particulier -, Paszko expose depuis trente ans, en Europe et au Liban, des dessins et des peintures, qui mettent en scène l'intimité de son atelier, de sa demeure et de ses promenades dans la nature normande, où elle s'est installée il y a vingt ans.
« La tache est beaucoup plus importante que le trait, dans ce que je vois » : les paysages qui habitent cet œuvre depuis plusieurs années font la part belle à la magie des reflets perçus ; à leur manière de sublimer la lumière, de dilater les contours, de suggérer des miracles. Retranscrites, les émotions ressenties face à ce spectacle se muent en surfaces troublantes. La Peinture prend alors le relais de la Nature.

Thilleli RAHMOUN - Née en 1978 à Alger - Automne électrique
Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des beaux-arts de Paris en 2007, Thilleli Rahmoune exposait sept ans plus tôt, déjà, au Musée National des beaux-arts d'Alger. Son trait hypersensible définit des situations plus oniriques que quotidiennes.
Le lit est moelleux mais la fenêtre grillagée ; le sofa, accueillant, la télévision qui lui fait face, insolente ; l'horizon, immense mais barré par un balcon ; l'espace, aéré, mais le ventilateur, indispensable. Il y a « toujours quelque chose qui cloche », dans ces images sublimant la notion d'impossible confort, ces allégories désuètes de l'intranquillité. Emblématiques, ici et là abondent des évocations de la survie maintenue. Réseaux électriques bricolés ou perfusions fragiles, des câbles et des tuyaux zèbrent les sols, animent les parois, créent des liens. « Ceux qui volent n'ont pas peur de tomber » : à cette devise de l'artiste correspondent nombre des situations qu'elle imagine.

Anne Marie SABATIER - Née en 1947 à Paris - Automne idyllique
C'est Place du Tertre, à Montmartre, et sur le port de Saint-Tropez, qu'a démarré la carrière autodidacte de Sabatier. Présentées en Europe, aux Etats-Unis et au Japon depuis quarante ans, ses toiles naïves évoquent un Paris idyllique et des campagnes bienheureuses. Les pêcheurs n'y sont jamais bredouilles. Les cueillettes ne peuvent qu'y être miraculeuses. Les promeneurs vaquent à bicyclette ou en montgolfière. Au loin, les montagnes s'arrondissent doucement, les ruisseaux serpentent tranquillement. Bannissant à tout jamais le concept de catastrophe.
De la manière minutieuse qu'a l'artiste de représenter le moindre pétale, la plus infime fenêtre, de la façon obsessionnelle dont elle aligne symétriquement certaines rangées d'arbres ou de colonnes, sourd toutefois, ici ou là, une savoureuse « inquiétante étrangeté ».
Location:
Galerie Samantha Sellem (Click here to get informations about Galerie Samantha Sellem)
5, rue Jacques Callot
75006 Paris
M° Odéon, Saint-Germain-des-Prés, Mabillon
France
Phone : +33 (0)1 56 24 34 74
Mobile : +33 (0)6 12 46 07 77
Fax : +33 (0)1 56 24 34 74
Mail : galeriesellem@wanadoo.fr
Twitter account : SamanthaSellem
Internet Site : www.galeriesellem.com

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Date: Saturday, September 19, 2009
Time: 15:00-21:00 CEST
Duration: 6 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Françoise Monnin
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