| Description: | dans le Project room de la galerie Le vernissage sera suivi d'un concert du groupe ULTRA ORANGE à 21H30 Special guests : Lou Lesage, suivie de Mister Soap & The Smiling Tomatoes JUNK PICTURES Pour sa première exposition dans le Project room de la Blanchisserie Pierre Emery à sélectionné une Trentaine de collages issus d'un travail qu' il réalise depuis bientôt 3 ans. PE est une figure incontournable de la scène Rock Française mais pas seulement. Depuis toujours, il réalise, filme, dessine, bricole des images. Pierre Emery commence a faire des collages avec du scotch a la fin des années 90 avec une série de détournements de posters grand format de pin ups sixties , qu'il entoure de mots déchirés avec du scotch , décollés comme un cut up géant. Ce travail inspirera un film de 52 minutes qu'il réalise avec sa femme Gil Lesage en 1999 : "seven lonely girls". 
Cette collection de 7 courts métrages de 7 minutes entre strip tease et propos noirs, sera suivie par une série de petits films en super 8 "rock'n'roll paradise". Toujours sur le même thème il entame une série de collages en utilisant un portrait de la real doll (une poupée / femme objet sexuel aux dimensions humaines fabriquée sur commande aux Etats-Unis, livrée dans un cercueil et top du fétichisme sur commande) et des titres de chansons. Il travaillera par la suite sur le thème du palindrome réalisant des morceaux ("won't lovers revolt now" sur l'album ultra orange & Emmanuelle) et des vidéos dans lesquels il filme en plan séquence le déroulement de ses rubans de scotch déchirés sur des journaux. Depuis 2007 il travaille sur la série "dead disc" une collection de pochettes de disques vinyles 33 tours et 45 tours qu'il expose a la blanchisserie fin 2009. D'emblée le champ d'action est délimité. PE inscrit son territoire son « rayon d'action » (ce que PE désigne comme le « rond central ») autour du format 45T ou 33T. Il ne s'agit pas de reconstituer des pochettes de disque imaginaires mais de créer des œuvres qui s'inspirent de l'iconographie liée à la culture rock n roll. Un vocabulaire codé, underground et fétichiste qui s'articule autour du Cinéma, de la littérature, des pins up, de la drogue, de la mort…. Les images sont issues de fragments récupérés dans les journaux, les magazines vintage, la bd, à peu près tout ce qui lui passe entre les mains. Il utilise le scotch comme une pellicule cinéma pour fixer les fragments d'image puis assemble le tout .Il en résulte une image qui donne le sentiment davoir été désintégrée, passée sous l'acide, défoncée par le temps, irradiée par le nuage de Tchernobyl. Un peu à la manière d'un Bukowski qui pratiquait le « cut up » littéraire, ici PE opère un cut up pictural. Je diStingue volontairement le principe du cut up à celui du collage : le collage est une forme qui est le fruit d'un travail dont l'objectif est précis, d'un assemblage prédéterminé avec des images qui seraient comme les pièces d''un puzzle. Le cut up est le fruit d'un hasard « contrôlé » un peu sur le principe du cadavre exquis, basé sur la collision de signes. Un peu comme un « random » pictural. En reconstituant des parcelles de mots, de fragments de phrases , d'images déchirées , décollées , lacérées , de textures vitriolées , de souvenirs , PE nous livre une œuvre fantomatique , aux allures monstrueuses , au sens « femme à barbe » du terme. Largement inspirée du Cinéma de Tod Browning ou de .Lynch, le cinéma Z, la sous culture…le psychédélisme et consort le travail de PE semble avoir été conçu comme un montage de toute les scènes refusée par le réalisateurs car surexposées ou mal cadrées. Les outils graphiques, la palette chromatique, le réservoir d'image utilisée donnent l'impression d'avoir été passée, soit dans des samplers ou des pédales d'effets produisant des images en boucles saturées de reverb ou de larsens. « Junk pictures » Les matériaux utilisés sont des matériaux pauvres (dans le sens low tech du terme). Papier journaux, vieux magazines, « esthétique garbage », le tout bricolé avec des ciseaux, de la colle et du scotch parfois jaunis par le temps. La manière dont procède PE, évoque la pratique du montage super 8, du cinéma expérimental à base de grattage ou de détérioration de pellicule. On pense aussi au travail de Raymond Hains, affiches lacérées et décollées faisant apparaître des motifs et des compositions par défaut , Pierre Emery fonctionne par contre à l'inverse il collectionne des déchets d'images qu'il recompose donnant l'impression que l'œuvre produite a été arrachée , confisquée de son environnement naturel. Pierre Emery a été le chanteur du groupe the Cherokees de 1984 a 1989. ( 2 albums sur New Rose ) 1er album solo "Suspense Rubberband" en 1991 ( sur Bondage Records ) Leader de Ultra Orange depuis 1993 ( 1 album sur barclay,2 sur one plus one records) il réalisé en 2007 l 'album ultra orange & Emmanuelle ( sony / bmg ) Musique de films: Martha Martha de Sandrine Veysset , Seven Lonely girls de Pierre Emery et Gil Lesage , Le Scaphandre et le Papillon de Julian Schnabel
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| Location: |
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| Date: | Friday, November 20, 2009 | ||
| Time: | 19:00-21:30 CET | ||
| Duration: | 2 hours 30 minutes | ||
| Priority: | 5-Medium | ||
| Access: | Public | ||
| Category: | Art & exhibition opening* | ||
| Created by: | Arsène Lupin | ||
| Updated: | Monday, November 16, 2009 13:40 GMT | ||
| Number of times displayed: | 256 |
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