Vernissage de Simon Quéheillard "L'Image dans le papier"

Saturday, September 9, 2006 18:00-21:00 CEST




Description:
09 septembre 2006 - 29 septembre 2006

Simon Quéheillard pour sa première exposition personnelle présente « Ce que j'ai sous les yeux », une trilogie vidéo consacrée aux flaques sur les trottoirs de la ville, « L'image comme trésor », ainsi que des photographies de la série « Tables ».

On peut se servir d'une flaque. Comme se servir d'un marteau. Un usage différent, d'une année sur l'autre. Voir le monde dans une flaque est une fabulation.

La fable pour évader les perceptions. Comme dans ce film, où des enfants s'échappent d'une maison.

La fable c'est dire d'une méchante femme qu'elle est une sorcière, d'une jolie fille qu'elle est une princesse, d'une fille éblouissante qu'elle est une reine, etc.

L'image se décolle, et la photo dit que ma main est sculptée dans du bois.

Lucrèce dit que les flaques sont des images matérielles détachées des objets. Soit un feuillage, son ombre, doublée dans un reflet, puis redoublée dans l'objectif. « Ceci, dit Joseph, me rappelle l'inscription sur les rétroviseurs de camions aux Etats-Unis : CAUTION. THINGS COULD BE CLOSER THAN THEY SEEM. » Toute fable doit son existence à de tels mirages. Les lourdes illusions de la solidité des choses, voilà ce que les flaques prennent pour matériau.

Jamais tu ne toucheras les nuages tels que tu les vois. Le ciel est une photographie. J'avais en tête cette vague histoire, où un enfant ramène des nuages dans un sac du haut de la montagne. De retour, il découvre alors qu'« il est d'autres images, engendrées spontanément, qui se constituent d'elles-mêmes dans cette région du ciel qu'on nomme l'atmosphère » (Lucrèce).

Où vient une image ?

Ce que j'ai sous les yeux. L'amorce d'une image. Ou l'image dans le papier. Quand se cristallise une situation, où des choses sont entrevues comme possibles. Ce que traduit, plutôt bien, what I have before one's eyes, en anglais. Cela bouge sans cesse. N'importe où et n'importe quand.

Distrait pour « éloigné ». L'image commence. Distraction propre au détachement, à la distance. Elle permettait, partout, de voir naître des choses : les images. Au moment où elles se mettent en marche. Elles ne sont pas remarquables, mais simultanément coexistent. C'est une main, avant qu'elles ne les saisisse. Alors tout est disponible, et elles restent en l'état. Cela est une très chouette manière de vivre et qui m'a appris à entendre les choses partout bouger.

Des flaques sont rythmiques, d'autres coloristes... Elles peuvent être aussi un petit bloc compact et autonome (une idée du fragment), une simple surface, ce qui va de pair avec « l'effet de coagulation » (propriété éléctro-statique de l'eau). Elles sont ces petits fragments bleus tombés du ciel, disposés comme ça tombe. Elles peuvent être engendrées d'un seul coup. Ainsi, le reflet ne vous aspire pas dans sa profondeur par un effet de fascination, mais vous exclut par son évidence, dans la sidération.

Toute image est une aberration. Telle Dorothée se retrouvant au pays d'Oz, à la recherche du magicien, et croisant sur son chemin les personnages familiers de la ferme (la maison). Ils se présentent successivement sous la forme d'un épouvantail, d'un lion, d'un bûcheron en fer blanc. Le parapluie que possède la sorcière contient le souvenir de cet arrachement.

De quelle manière une image peut ne pas apparaître ?

Ceci peut être vu comme une image.

C'est un cas de trésor.

Assister à son enfermement.

L'image latente est là, mais elle n'est pas là en elle-même. Seulement pour nous, en tant qu'une image est possible. Quelque chose est possible pourrait être la définition de ce elle est là.

Sa présence pour nous est nécessaire ; « sinon, crois-m'en, l'on ramène au néant toutes les < images > sans exception ».

Simon Quéheillard, extrait de L'image dans le papier, à paraître, ed. Mix.

« Les travaux présentés dans cette exposition ont été réalisés sur une durée de cinq ans, de 2002 à 2006. Tout a commencé avec L'image comme trésor, puis en 2003, avec les flaques, et la vidéo Ce que j'ai sous les yeux, aujourd'hui devenue une trilogie. Puis sont venues les Tables, une série de photographies. L'image dans le papier (autre nom pour image latente) est née de cette rencontre (en écho à la photographie), entre L'image comme trésor et Ce que j'ai sous les yeux, qui à leur manière, tentent de saisir les images au moment de leur surgissement. »

Vernissage de Simon Quéheillard « L'Image dans le papier »
Location:
Galerie Frédéric Giroux (Click here to get informations about Galerie Frédéric Giroux)
8, rue Charlot
75003 Paris
M° Saint-Sébastien - Froissart, Rambuteau
France
Mail : info@fredericgiroux.com
Internet Site : www.fredericgiroux.com

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Date: Saturday, September 9, 2006
Time: 18:00-21:00 CEST
Duration: 3 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Simon Quéheillard
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