Vernissage de l'exposition collective "Summertime love"

Saturday, June 12, 2010 16:00-21:00 CEST




Description:
avec Jean-Pierre Bertrand, Delphine Coindet, Jean-Charles Hue, Didier Fiuza Faustino, Hans-Peter Feldmann, Sylvie Fleury, Didier Marcel, ORLAN, Franck Scurti, Ida Tursic & Wilfried Mille, Christian Ward, Raphaël Zarka

12.06 - 24.07.2010
Vernissage samedi 12 juin 2010, 16-21h

Jean-Pierre Bertrand, né en 1937, travaille à Paris. Son art ne cesse de s'emparer de toutes sortes de matériaux et de surfaces d'inscriptions avec lesquels il constitue tant des tableaux que des installations. Chacun de ses tableaux est un écran en soi qui fonctionne de façon autonome, un lieu cadré à la fois surface et volume infra-mince jouant d'effets de matières et de textures, qui en appellent notamment à des mélanges substantiels et organiques peu commun. Chaque peinture est la mise à vif d'humeurs, de fusions, de traces, de taches, de tout un lot de qualités tant plastiques que sensibles qui renvoient le fait de peinture à l'ordre du vivant, mieux, de l'incarné.
Acid Juicy, 2006, est une association de deux ensembles de lettres-mots en néons, placés l'un sous l'autre dont l'un est en lettres blanches et l'autre en lettres jaunes. Pour Jean-Pierre Bertrand, "ces ensembles de lettres accompagnent les surfaces, les somment de révéler leur jouissance à apparaître qui n'a d'égal que l'effet de leur propre disparition à l'intérieur du cadre. Ils sont en résonance avec le phénomène du vivant dans une dualité énigmatique".

Delphine Coindet, née en 1969, vit et travaille à Lausanne. Depuis ses débuts, Delphine Coindet imagine une formule afin d'accomplir un travail de sculpture et de peinture sans les contraintes de l'atelier. Elle utilise le dessin numérique et donne ensuite à réaliser ses projets à des fabricants industriels. Les objets imaginés sont soit empruntés à la réalité, soit sont des formes plus abstraites sans fonction apparente. Au-delà de la sculpture, c'est l'installation d'un environnement qui nous est donnée, comme si l'univers du virtuel d'où ces projets sont nés se matérialisait dans notre espace réel, dans lequel chacun peut effectivement circuler.
Fontaine, 2000, l'eau se fige, au cœur du cliché, dans un bleu piscine ; le minimalisme radical de Delphine Coindet n'exclut pas la fiction dans la construction de la forme.

Didier Fiuza Faustino, né en 1968, vit et travaille à Paris. Il est le co-fondateur du "Bureau des Mésarchitectures". Sa démarche prend des formes variées : recherche expérimentale, aménagement d'espaces publics, installation, construction de maisons individuelles. Construction éphémère à Paris ou conception d'un terrain de basket pour un seul joueur à Porto au Portugal, Didier Fiuza Faustino utilise l'architecture dans l'intention de créer une œuvre forte et dérangeante toujours en relation à l'homme.
Naked Lunch, 2010, est un objet ambigu à la fonction indéterminée et à l'esthétique sculpturale. Il invite le corps à adopter différentes postures jusqu'au point de total abandon. Introduit dans l'espace comme un objet-meuble, il brouille la distinction entre public et privé par sa valeur à la fois fonctionnelle et contemplative.
Heaven, 2010, est une perturbation infinitésimale d'une surface monochrome blanche, une apparition à la fois fragile et symbolique d'un idéal inaccessible.

Hans-Peter Feldmann, né en 1941, vit et travaille à Düsseldorf. Depuis la fin des années soixante, il compose des éditions de carnets réalisés à partir d'images trouvées, comme des cartes postales, des coupures de journaux ou des affiches. Ces images, qui constituent une partie de son impressionnante « Archive d'Images », sont classées selon un système de série éminemment personnel. En utilisant les techniques de reproduction ou de la photographie notamment, afin d'explorer les arcanes de la vie quotidienne, Feldmann donne une crédibilité aux formes artistiques déconsidérées telles que l'album photographique, et ne sous-estime pas le pouvoir des entreprises artistiques les plus communes.
Three Gracies, relief en plâtre peint, rejoint les oeuvres de Feldmann inspirées par des sculptures classiques de l'histoire de l'art, à l'image de David et Venus. Peinte en couleurs artificielles, elle suggère quelque chose de bon marché, évoquant le kitsch.

Sylvie Fleury, née en 1961, vit et travaille à Genève. Reconnue pour ses installations et ses sculptures, elle se joue des codes et s'amuse à croiser les univers, entre le féminin et le masculin ou l'art et la mode dont elle explore les relations d'emprunts et inversions multiples. Ses oeuvres s'appuient généralement sur l'exposition d'objets a priori investis dans la société d'une forte valeur esthétique et d'un attachement sentimental voir sexuel ou fétichiste. Le travail de Sylvie Fleury est l'illustration parfaite d'une société repue d'elle-même qui se satisfait de la superficialité qu'elle engendre.
ALAÏA Shoes, 2003, chaussures en bronze, montre plus d'amour que de haine pour les objets. L'artiste joue avec la fétichisation de la mode, des formes et des marques, consciente de leurs significations cachées et de leurs nuances.

Jean-Charles Hue, né en 1968, vit et travaille à Paris. Ses films, entre chaleur érotique et violence larvée, évoquent l'atmosphère trouble des communautés gitanes. Jean-Charles Hue a reçu le premier prix à Mulhouse 001, à LOOP à Barcelone en 2006, et a exposé à la Fondation Ricard en 2007.
"Alors que Parabellum girl (2003) enlace entre ses jambes Sunny boy, celui-ci passe une commande de puchkas (Flingues). C'est un cérémonial qui unit la danse, une idole faite de « lipstick traces » et le spectre d'une arme. Les forces et les formes s'unissent pour ne former plus qu'une « Parabellum girl »." Jean-Charles Hue

Didier Marcel né en 1961, vit et travaille à Dijon. Fragments de nature détournés, objets usuels, maquettes architecturales, les dispositifs de Didier Marcel troublent les repères du spectateur. Le paysage, œuvre centrale, est prélevé en morceaux et mis à portée de main dans des sculptures destinées à l'espace intérieur. Premier lauréat du Prix Paul Ricard (1999), il est aujourd'hui l'un des artistes les plus respectés de sa génération, comme l'atteste sa nomination au Prix Marcel Duchamp en 2008. Une exposition personnelle au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris est programmée en octobre 2010.
Sans Titre, 2008, tronc d'arbre blanc à l'écorce poudreuse, repose sur un piètement chromé, un marquage fluorescent évoque le tag urbain et/ou le marquage forestier.

ORLAN vit et travaille à Paris. Artiste historique, elle questionne la pression sociale et culturelle exercée sur le corps des femmes. ORLAN brise les murs entre cultures, pratiques artistiques, âges, espace et temps, réel et irréel. Son travail photographique commence en 1964-1965. Elle utilise aussi l'installation, la vidéo, la performance, la sculpture, les nouvelles technologies. ORLAN a reconstruit son image, loin des standards conventionnels, dans le but de produire des images nouvelles qui sont le processus de prise de possession de son corps libre. Elle expose actuellement une série de Robes au musée Bourdelle.
Les oeuvres de la série Skaï and Sky and Vidéo, 1983, empruntent leur iconographie à l'histoire de l'art occidental. Quête de l'identité féminine et critique des pressions religieuses.

Ida Tursic & Wilfried Mille, nés en 1974 à Belgrade et à Boulogne-Sur-Mer, vivent et travaillent à Dijon. Depuis la naissance de leur œuvre commune au début des années 2000, les peintures figuratives d'Ida Tursic et Wilfried Mille interrogent le fantasme et la réalité, le visible et sa représentation, le sujet reste le même : l'image et son support. Leurs grandes toiles recyclent des images préexistantes extraites de magazines, de films ou d'autres médias, mélangeant le glamour, la pornographie, la mode, le luxe et la mort. La qualité de leur travail vaut à Ida Tursic et Willfried Mille de remporter le 11e Prix Fondation d'entreprise Ricard en 2009.
Facial Abstract 4, 2010, met en scène un visage de femme et l'érotisme qui s'en dégage, en utilisant une image typique de la pornographie, dans une explosion somptueuse des sens et par une mise en scène luxuriante et baroque.

Franck Scurti, né en 1965, vit et travaille à Paris. Vide et plein, contenu et contenant, espaces courbes et complexes, déchirures : l'objet interroge les limites de sa propre forme, de son essence et de son usage, comme la nature de ses modes de production. Selon l'artiste, Broodthaers, Picabia, Manzoni, mais aussi Francis Ponge lui ont appris à « mieux regarder les objets, à essayer de les comprendre. » Déconcertant autant par sa diversité que par une apparente absence d'unité stylistique, son œuvre est une entreprise de mise en situation de soi, entre le réel et ses représentations, par rapport à des enjeux esthétiques, historiques ou économiques mais aussi par rapport aux choses et aux événements.
I Love you = UNO, 2000, fleurs en tissus peintes aux couleurs et emblèmes de différents pays. Comme une pousse émergeant du sol, chaque drapeau se divise en un nombre de bourgeons territoriaux et semble être absorbé par cette forme naturelle, ce qui dénonce leur construction artificielle. Rassemblées en bouquet, ces fleurs présentent un univers géopolitique satirique.

Christian Ward, né en 1977 au Japon, vit et travaille à Londres. « De 1999 à 2002, Christian Ward étudie à Londres, à la prestigieuse Royal Academy of Arts. C'est là qu'il entame les séries de peintures qui le feront rapidement connaître sur la scène londonienne puis internationale. Sur des très grands formats horizontaux sont représentés de vastes paysages imaginaires, franchement psychédéliques, dont la construction par étagement de plans successifs renvoie ouvertement à la peinture sino-japonaise. Chez Christian Ward, les infinies possibilités de l'imaginaire sont contraintes par une « peinture de précision, une grammaire picturale qu'il a pris soin d'élaborer, de complexifier au fil des années.» *
Untitled (Love) 2009, est un dessin, au principe géométrique, réalisé au crayon de couleurs.

Raphaël Zarka, né en 1977 à Montpellier, vit et travaille à Paris. Raphaël Zarka s'inscrit dans la chronologie de l'objet, en procédant par la transformation de celui-ci, jouant des processus de dérivation, contamination de formes et de sens. Il duplique et décline les objets, historiques, artistiques ou pratiques. Comme un moyen de déployer leur rapport au monde, et d'assurer leur permanence s'ils devaient être voués à l'oubli.
Ptolémaïques 2, 2009, est une œuvre composée de trois bilboquets posés sur une étagère en merisier et en cuivre, évoquant la terre magnétique de Galilée que l'on retrouve dans les tirages photographiques que Raphaël Zarka a réalisés au Musée d'Histoire de la Physique de l'Université de Padoue, ainsi qu'une référence à la collection de bilboquets de son père.

* Raphaël Zarka à propos de Christian Ward, Balanced Rock, mars 2010 Galerie Michel Rein

Location:
Galerie Michel Rein (Click here to get informations about Galerie Michel Rein)
42, rue de Turenne
75003 Paris
M° Chemin Vert, Saint-Paul
France
Phone : +33 (0)1 42 72 68 13
Fax : +33 (0)1 42 72 81 94
Mail : galerie@michelrein.com
Twitter account : michel_rein
Instagram account : michel_rein
Internet Site : www.michelrein.com

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Date: Saturday, June 12, 2010
Time: 16:00-21:00 CEST
Duration: 5 hours
Category: Art & exhibition opening*
Number of times displayed: 2077

 



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