Vernissage de l'exposition "Plus de croissance, un capitalisme idéal"

Saturday, March 24, 2012 15:00 CET




Description:
Michel Blazy, Maxime Bondu, Mark Boulos, Blanca Casas Brullet, Charlie Jeffery, Toril Johannessen, Dan Peterman, Gustav Metzger, Thorsten Streichardt, Simon Starling, Superflex, Lois Weinberger

samedi 24 mars à 15h : vernissage
navette gratuite sur réservation au 01 64 62 77 77 / 14h30 / Opéra Bastille

dimanche 17 juin à 15h : conférence-projection de Simon Boudvin

DU 24 MARS AU 22 JUILLET 2012

mer, sam, dim de 14h à 19h30
jusqu'à 21h les soirs de spectacle et sur rendez-vous en semaine

Celui qui croit qu'une croissance infinie dans un monde fini est possible est soit un fou, soit un économiste.
Kenneth Boulding, The Economy of Love and Fear : A Preface to Grants Economics, 1973

C'est là de la folie, pourtant il y a de la méthode là-dedans !
Shakespeare, Hamlet, env. 1599

Ferme-modèle, la Ferme du Buisson a alimenté pendant près d'un siècle une usine-modèle : la chocolaterie Menier, qui fut l'un des plus grands empire industriels du XIXe siècle. Dès 1848, pressentant que la révolution industrielle ne peut s'effectuer sans une révolution sociale, la dynastie Menier tente d'instaurer une forme de capitalisme « idéal » unique dans les annales de l'industrie. La production de chocolat croît de manière spectaculaire via les innovations techniques, architecturales et commerciales, « l'invention » de la publicité et d'une stratégie multinationale. Parallèlement, Menier milite pour un impôt sur le capital et bâtit une cité ouvrière offrant pour le bien-être de tous : logements, cantine, soins médicaux, école, magasins coopératifs et caisse d'épargne... « C'est ainsi que tous, nous appuyant les uns sur les autres, nous marcherons d'un élan unanime vers le progrès. C'est ainsi qu'aux révolutions et aux insurrections, fera place une évolution constante remplaçant sans cesse le bien par le mieux. »

Aujourd'hui, alors que nous traversons une crise économique et écologique mondiale, pouvons-nous encore croire à une croissance illimitée ?
La notion de croissance, indissociable des idées, des lois et des pratiques de la modernité, est généralement perçue comme positive, associée à la prospérité et au progrès. Le travail, la productivité, l'accumulation et l'expansion se sont imposés comme des valeurs fondamentales et le mythe de la croissance et du développement est dorénavant partagé par la plupart des pays. Mais au moment même où le monde amorçait son virage vers un système fondé sur la démesure et la surproduction, une partie de la modernité artistique faisait sienne un tout autre credo emprunté à l'architecte Mies Van der Rohe : less is more.

Un siècle plus tard, comment les artistes abordent-ils ce concept de croissance ? S'intéressant à l'économie, à l'urbanisme, à la physique ou à la botanique, ils en font un sujet de recherche mais aussi une manière d'interroger leurs propres méthodes de travail. Dans la lignée d'une série d'expositions réalisées en Suisse et en Allemagne en 2011*, Plus de croissance rassemble des artistes qui explorent l'ambivalence de cette notion à travers des expérimentations physiques, des cycles biologiques, des formules mathématiques ou des commentaires critiques de l'économie mondialisée. Un célèbre fastfood américain disparaît sous les eaux, des plantes exogènes invasives poussent sur les ruines de nos villes contemporaines, les bateaux n'avancent qu'en s'autodétruisant, les pêcheurs du Delta du Niger voient leurs ressources ravagées par l'exploitation du pétrole...

Renvoyant à ce capitalisme du désastre prophétisé par Naomie Klein, les œuvres incarnent aussi bien des crises locales qu'internationales mais elles proposent dans le même temps une réflexion sur la production - et la productivité - artistique.
La logique même de la croissance fait l'objet d'une appropriation par les artistes qui en exploitent à la fois les possibilités (le désir de prolifération et d'autocréation) et les limites (la saturation, l'excès, la perte de contrôle, le travail aliéné). Alors que l'économie capitaliste ignore les phénomènes de dépense improductive ou d'entropie - à savoir la non-réversibilité des transformations de l'énergie et de la matière - les artistes les placent au cœur même de leurs préoccupations pour soulever des questions tant esthétiques qu'économiques, écologiques et politiques.

*Metaphor of Growth, Kunsthalle Baseland (Bâle), Frankfurter Kunstverein (Francfort), Kunstverein Hannover (Hanovre)

- visites guidées les samedis à 16h
- expo-goûter les mercredis à 16h30
- visites instantanées (20 min) sur demande auprès des médiatrices
Location:
La Ferme du Buisson (Click here to get informations about La Ferme du Buisson)
Scène nationale de Marne-la-Vallée
Allée de la Ferme
77186 Noisiel Cedex 2
M° RER A Noisiel
France
Phone : +33 (0)1 64 62 77 77
Fax : +33 (0)1 64 62 77 99
Mail : contact@lafermedubuisson.com
Twitter account : FermeduBuisson
Instagram account : lafermedubuisson
Internet Site : www.lafermedubuisson.com

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Date: Saturday, March 24, 2012
Time: 15:00 CET
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Michel Blazy, Maxime Bondu, Mark Boulos, Blanca Casas Brullet, Charlie Jeffery, Toril Johannessen, Dan Peterman, Gustav Metzger, Thorsten Streichardt, Simon Starling, Superflex, Lois Weinberger
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