Finissage de Patrick Chelli "Portraits cachés"

Saturday, May 18, 2013 15:00-18:00 CEST




Description:
Vernissage le Jeudi 11 Avril 2013 à 18h en présence de l'artiste

Une exposition hors les murs sera présentée parallèlement au restaurant L'ALCAZAR, 62 Rue Mazarine (Paris 6e).

L'exposition se tiendra du 11 Avril au 18 Mai 2013.

Résidant à Paris, Patrick CHELLI est un artiste autodidacte, un élève de l'école des « Arts Emiettés » : uniquement guidé par son sens de l'observation et l'écoute de ses aînés. S'inspirant des surréalistes, d'objets de récupération et même de vieux papiers et caractères typographiques, il exprimera son langage au travers du Collage dans les années 90 puis, au fil des années, travaillera la sculpture, les reliefs et la photographie.
Du jeudi 11 avril au samedi 18 mai 2013, il présente à la Galerie Daniel Besseiche ses «PORTRAITS CACHÉS», série de photographies d'une amusante subtilité où les acteurs - artistes et anonymes - se jouent de leur propre identité sociale.
Outre le fait de dissimuler, ce jeu de cache-cache met en exergue la singularité de chacun des interprètes de Patrick CHELLI. Ce dernier démontre ici tout son talent de metteur en scène à travers de nombreuses références faites à l'Histoire de l'Art.

Les Portraits de Patrick Chelli

Imaginons que nous soyons dans une autre époque où les jeux de la mondanité, du paraître, du spectacle, de la vie des arts soient dans une dimension sociale moins « exhibitionniste », plus libertaire et où la photographie serait comme une révélation, un relevé d'identité juste mâtiné d'un halo de « joie » du sujet. Ou bien considérons un certain type de portrait photographique sous un autre aspect, l'instantané d'un individu pris dans le quotidien de sa vie, dans une situation où son exposition privée donnerait des clés de son statut. Ainsi le photographe intervient, à ce stade-là, pour cadrer la gestuelle, le physique de son modèle, dans ses conventions sociales et privées, dans ce qu'on nomme la réalité du monde où il agit. Mais, à une différence minime, le photographe le fait dériver devant son appareil, détourne la stricte vision « naturelle » de la réalité pour en révéler une nouvelle, singulière, atypique, intime.

Les portraits cachés de Patrick Chelli ont cette particularité : « ils dissimulent des visages que nous connaissons pour mieux les dévoiler ». Les personnages apparaissent ici avec leurs attributs mais sensiblement voilés. C'est leur position face à l'appareil, à la mise en scène du photographe qui délivre le message, le sens de l'image que l'artiste instaure. Dans un monde pléthorique d'images mis à la disposition de tous via le Net et les réseaux sociaux, une certaine société joue à se découvrir sous des facettes les plus banales et les plus stéréotypées. Dans ces portraits d'artistes et d'anonymes, Patrick Chelli a utilisé un vocabulaire gestuel où mains, colonnes, multiples gestes de dissimulation des visages ou des corps laissent échapper une part d'eux-mêmes aussi révélatrice qu'un portrait photographique classique. Pris sur le vif, ou dans des circonstances sociales mondaines, les personnages se prêtent au jeu du photographe qui les cadrent et les montrent sous différents aspects peu conventionnels. Tout en voilant pour certains d'entre eux les « motifs » de leur célébrité, leur reconnaissance immédiate du public. Il y a aussi beaucoup d'humour dans ces portraits : voyez Gilbert & George, Yu Min Jun et quelques autres.
Patrick Chelli fait aussi référence à la peinture, et, notamment, aux Annonciations chez les peintres de la Renaissance italienne, aux colonnes, à l'ange Gabriel, à Marie, au jeu de cache-cache que l'on trouve dans les tableaux. Un clin d'œil.

Il n'y a pas si longtemps, Andy Warhol avait introduit dans ses portraits flashés de stars une certaine « distance » en les magnifiant, en les irradiant de couleurs fluorescentes et parfois en les dotant d'un côté délavé. Il montrait à sa manière un aspect de la « mondanité », de ce qu'on appelle aujourd'hui les « people », bien avant que notre époque baigne allègrement dans ce phénomène parasitaire et dérivé du fameux film de Fellini, la Dolce vita, avec l'invention du terme « Paparrazo », nom du personnage du photographe qui accompagne le héros, joué par Marcello Mastroianni. Patrick Chelli a renversé les paramètres dans son processus créatif comme il le faisait auparavant dans ses collages, ses sculptures, ses assemblages d'éléments qui pouvaient sembler disparates ou incongrus - disons surréalistes, pour en donner une nouvelle vision. En ce sens, on peut évoquer à ce propos ce que Guy Debord écrivait : « Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. » Mais le monde a encore changé, et, le rapport photographique doit sans cesse renouveler son approche du réel et de la réalité, par une esthétique différente.
©Patrick Amine, 2013.

Finissage de l'exposition "PORTRAITS CACHES" de Patrick Chelli
Location:
Galerie Daniel Besseiche (Click here to get informations about Galerie Daniel Besseiche)
33, rue Guénégaud
75006 Paris
M° Odéon, Mabillon, Pont Neuf, Saint-Michel
France
Phone : +33 (0)1 40 46 08 08
Mobile : +33 (0)6 99 23 62 19
Fax : +33 (0)1 40 46 08 60
Mail : info@besseiche.com
Twitter account : GDBesseiche
Internet Site : www.besseiche.com

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Date: Saturday, May 18, 2013
Time: 15:00-18:00 CEST
Duration: 3 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Patrick Chelli
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