Braquage de Kim Kardashian

Monday, October 3, 2016 02:30 CEST




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Neuf millions d'euros. Le braquage, dont a été victime ce dimanche Kim Kardashian à Paris, est l'un des plus gros vols de bijoux de ces dernières années en France. La star de téléréalité américaine, ligotée pendant l'agression, est profondément « choquée » selon son entourage. Elle a été entendue par la police judiciaire parisienne avant de s'envoler depuis l'aéroport du Bourget tôt ce lundi matin, ont affirmé des sources proches du dossier.

Les faits se sont déroulés vers 02h30 dans la nuit de dimanche à lundi dans une discrète résidence hôtelière de luxe près de la Madeleine et des grands magasins, dans un quartier cossu de la capitale. Cinq « hommes armés et masqués, habillés comme des agents de police » ont d'abord entravé le veilleur de nuit, et deux d'entre eux sont ensuite entrés dans les appartements de la star téléréalité et l'ont tenue en joue. Kim Kardashian a été « ligotée » et « enfermée dans la salle de bain », selon des sources policières. « Elle est vraiment très sonnée, mais, physiquement, elle est indemne », a fait savoir son porte-parole.

Les braqueurs, au nombre de cinq, portaient « des blousons de police », selon une source policière. Seulement deux d'entre eux sont entrés dans la chambre de la star américaine. Au moins un des assaillants était armé. Ils pourraient avoir pris la fuite à vélo puisque des vélos qui se trouvaient dans le hall ont été volés.

Selon une source judiciaire, le butin est conséquent : il est évalué à une bague d'une valeur de quatre millions d'euros et d'un coffret de bijoux pour un montant de cinq millions, soit près de neuf millions d'euros. « Deux téléphones ont également été dérobés », selon une source policière.

La brigade de répression du banditisme (BRB) a été saisie de l'enquête. La préfecture de police de Paris a assuré que « tout » était « mis en œuvre » pour « interpeller les auteurs » du braquage.
La candidate à la primaire de la droite pour la présidentielle Nathalie Kosciusko-Morizet s'est inquiétée sur Europe 1 pour « l'image de Paris » et la « contre-pub que ça représente », alors que le tourisme est déjà en berne depuis les attentats de 2015. Elle a évoqué une « urgence générale sur la sécurité à Paris ».




Braquage de Kim Kardashian à Paris : le parquet veut renvoyer 12 suspects aux assises

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, la star américaine, alors âgée de 36 ans, s'était fait braquer par cinq hommes dans une discrète résidence hôtelière de luxe à Paris.

Le parquet a demandé le renvoi aux assises de douze personnes soupçonnées d'être impliquées dans le braquage spectaculaire, en octobre 2016 à Paris, de Kim Kardashian, dont les bijoux n'ont jamais été retrouvés, a appris, mercredi 3 juin, l'Agence France-Presse de sources judiciaire. Il revient désormais aux juges d'instruction de décider de renvoyer ou non tous ces suspects, dont les cinq braqueurs présumés, devant la cour d'assises de Paris pour un procès qui ne pourrait se tenir avant 2021.

Avec un butin d'environ 9 millions d'euros, le groupe, décrit par les policiers comme une bande de truands à l'ancienne, est soupçonné d'avoir réalisé le plus gros braquage au détriment d'un particulier des vingt dernières années en France.

Une pierre de 18.88 carats

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, la star américaine, alors âgée de 36 ans, s'était fait braquer par cinq hommes dans une discrète résidence hôtelière de luxe à Paris, où elle était venue assister à la Fashion Week. Deux des voleurs l'avaient menacée avec une arme sur la tempe, avant de la ligoter, de la bâillonner, puis de l'enfermer dans la salle de bain.

Les braqueurs avaient emporté plusieurs bijoux en diamant et en or, dont une pierre de 18.88 carats, évaluée à près de quatre millions d'euros.

Leur chef présumé, Aomar Aït Khedache, dit « Omar le vieux », a affirmé aux enquêteurs avoir confié le diamant à une personne dont il n'a pas révélé l'identité et avoir fait fondre les bijoux en or.

Voyages à Anvers, capitale de la joaillerie

Le parquet de Paris demande que ces cinq braqueurs présumés, désormais libres sous contrôle judiciaire, soient jugés notamment pour « vol en bande organisée avec arme », « séquestration » et « association de malfaiteurs », le plus souvent en récidive, selon la source judiciaire.

Le ministère public demande aussi un procès pour Marceau Baum-Gartner, alias « Nez râpé », soupçonné d'être le receleur pour s'être rendu à huit reprises en deux mois à Anvers, capitale de la joaillerie, dont deux fois en compagnie d'« Omar le Vieux ».

La menace d'un procès se précise aussi pour trois proches d'« Omar le Vieux » : son fils, soupçonné d'avoir joué le rôle de chauffeur, sa compagne et un de ses amis accusés tous deux d'avoir participé à l'organisation du coup.

Le père d'un des braqueurs risque, lui, d'être jugé à leur côté pour détention illégale d'armes, et les deux derniers mis en examen pour avoir fourni des informations au gang.




Affaire Kim Kardashian : le braquage raconté par son organisateur

« Le Monde » a pu consulter l'audition d'Aomar Ait Khedache devant les enquêteurs : « C'était une affaire très simple. Ça n'était pas un truc violent. C'est pas un braquo quoi ».

Il a d'abord tenté de nier les faits. A la question de l'un des policiers de la brigade de la répression du banditisme (BRB) sur son rôle dans le braquage de la starlette américaine Kim Kardashian dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, Aomar Ait Khedache, 60 ans, dit le « Vieux », a assuré qu'il ne « voyait pas ce que c'était » et qu'il n'en avait « pas entendu parler ». Puis les enquêteurs ont abattu leur carte maîtresse.

- Comment expliquez-vous la présence de votre ADN sur des serflex ayant servi à la séquestration au domicile de Kim Kardashian ?

- Je ne comprends pas. (...) J'ai travaillé énormément sur des voitures ; il y a eu une période où j'ai vécu chez les gens du voyage. (...) J'ai aussi fait de la rénovation dans des appartements ; ce sont les seuls endroits où j'ai pu me servir de serflex.

M. Khedache, considéré par la police comme l'organisateur du larcin, a enchaîné, comme il pouvait.

- Je crois que vous recherchez quelqu'un qui chausse un 41 et vous ramenez tous les gens qui chaussent un 41 ; maintenant, faut trouver quelqu'un qui chausse un 41. Je fais du 41 ; maintenant, serré ou trop grand, ça rentre toujours.

Le « Vieux », déjà condamné en 2010 tient bon, mais il vient de comprendre que son sort était scellé. Si cinq ADN avaient été isolés sur la scène par la police scientifique, il est le seul dont celui figurait dans le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Au fil des 96 heures de sa garde à vue, et à mesure que les policiers feront état des éléments dont ils disposent, il finira par reconnaître sa participation aux faits, livrant sa version tout en prenant soin de ne pas mettre en cause les autres membres de l'équipée nocturne.

« Il suffisait de regarder sur Internet pour tout savoir »

Son audition, que Le Monde a pu consulter, révèle les détails d'un vol sans précédent dont la résonance médiatique a dépassé les protagonistes eux-mêmes. « Je n'aurais jamais pensé une telle ampleur. C'est parti sur une histoire de... une histoire à très basse échelle. Une agression qui a pris une escalade. Je ne sais plus quoi dire », dira-t-il.

M. Khedache a ainsi confirmé aux enquêteurs qu'ils avaient pu bénéficier de « renseignements très précis » sur les allées et venues de la star à Paris venant de « quelqu'un qui lui était très proche ».

Il a précisé toutefois : « L'affaire proprement dite était donnée sur Internet, avec tout. Les bijoux présentés sur Internet, précisant qu'elle ne portait pas de faux bijoux. Qu'il n'y avait pas de faux, les horaires quand elle venait en France (...) il suffisait de regarder sur Internet pour tout savoir, absolument tout. »

La tentation est trop grande. Les risques minimes et le possible butin maximal. « Ce n'était pas un gros vol à main armé. Il suffisait de neutraliser le veilleur de nuit et d'accéder à la chambre (...) J'ai tout de suite été emballé. C'était une affaire très simple. Ça n'était pas un truc violent. C'est pas un braquo quoi », justifiera-t-il un peu plus tard.

M. Khedache avait pourtant pris de nombreuses précautions. A l'un de ses complices, la police demande à son propos : « Que pensez-vous d'un individu qui utiliserait sur un temps limité, une dizaine de lignes téléphoniques différentes utilisant chaque numéro pour un correspondant unique ? » Celui-ci répondra litotique : « Je pense que c'est quelqu'un qui fait dans la discrétion. »

Une première tentative de braquage avortée

L'équipe dont les enquêteurs pensent qu'elle est composée de neuf personnes en tout, a connu un premier projet avorté. « Une première fois, elle est venue ; tout était prêt pour la recevoir », a expliqué M. Khedache. Mais leur contact en lien avec l'entourage de Kim Kardashian - possiblement le frère d'un chauffeur de maître à qui l'Américaine faisait appel quand elle venait à Paris - leur explique alors que ce n'est pas possible. « Il y avait trop de monde autour d'elle. » Le feu vert final arrivera le 2 octobre.

Sur place, « les choses se passent à peu près bien », explique-t-il. Vêtue d'un peignoir, la jeune femme est paniquée. « On lui prend les bijoux. (...) On la prend. La personne qui est avec moi l'a attachée sur le lit je crois (...) Et je l'ai posée dans la salle de bain. On est redescendu. » « Avec douceur », ajoutera-t-il précisant : « Mais on n'a pas exhibé d'arme devant une femme. »

Quelques instants plus tard, l'équipe de voleurs prend la fuite à pied et à vélos. L'heure est au recel. Après quelques jours passés à Paris, direction Anvers, en Belgique, plaque tournante du commerce diamantaire international.

« Pour que les bijoux ne soient jamais reconnus, on a pris la décision, en commun de les faire fondre. Une des personnes parmi nous s'en est occupée. Il est revenu avec des barres (...) En tout, il devait y avoir huit cent et quelques grammes, ce qui a donné un montant de euh... 25 ou 28 mille, un truc comme ça », assure M. Khedache.

Quant au diamant que Kim Kardashian avait exhibé sur les réseaux sociaux, il affirme qu'« il y a une personne qui l'a » et précise « les gens, aussi bien que moi. Tout le monde a eu peur de vendre, parce que c'est une pierre qui est repérable. »

Contacté, son avocat Me Jean-Yves Liénard tient à souligner que « l'amateurisme de son client et les déclarations qu'il a faites devant les services enquêteurs l'éloignent de l'ancrage dans le grand banditisme que l'on souhaite lui rattacher ». Il déplore par ailleurs que « cette affaire montre l'état de déliquescence dans laquelle nous sommes où une jeune femme qui n'est rien, ni artiste, ni écrivain, devient un phénomène mondial dont la moindre mésaventure obsède la presse internationale. »




Yunice Abbas, braqueur de Kim Kardashian: «J'ai tout de suite regretté d'avoir mis un pied dans cet immeuble»

ENTRETIEN - Dans un livre à paraître ce jeudi, intitulé J'ai séquestré Kim Kardashian, l'un des braqueurs de la star de télé-réalité raconte les coulisses de ce qu'il appelle le «casse du siècle».

L'un des «papys braqueurs», Yunice Abbas, revient sur la folle nuit du 2 au 3 octobre 2016 dans J'ai séquestré Kim Kardashian (Éditions de l'Archipel).

En liberté provisoire depuis octobre 2018, après 22 mois de prison ferme, il attend d'être jugé. Ce livre comme un dernier argument pour convaincre la cour ? Il ne se fait pas d'illusion. Il pense même qu'il pourrait avoir l'effet inverse.

Dans un témoignage inédit, Yunice Abbas, 67 ans, revient pour nous sur cette folle nuit du 2 au 3 octobre 2016, où il a dérobé pour 9 millions d'euros de bijoux à Kim Kardashian, avec quatre autres voleurs, en pleine Fashion Week de Paris. On les a appelés les «papys braqueurs», parce qu'ils avaient - déjà - tous plus de 60 ans à l'époque ; et l'affaire a fait depuis le tour du monde.

Dans son livre co-écrit avec le journaliste indépendant Thierry Niemen, aux Éditions de l'Archipel, il raconte de l'intérieur le montage, le passage à l'acte, puis le fiasco final du vol le plus important jamais réalisé en France aux dépens d'un particulier. Et nous plonge dans deux mondes qu'il connaît bien: le grand banditisme et la prison.
Location:
Hôtel de Pourtalès (Click here to get informations about Hôtel de Pourtalès)
7, rue Tronchet
75008 Paris
M° Madeleine, Havre - Caumartin
France

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Date: Monday, October 3, 2016
Time: 02:30 CEST
Category: Fashion*
Keywords / Tags: Kim Kardashian
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