Vernissage d'Alexis Cordesse "Olympe"

Wednesday, April 19, 2017 18:00-21:00 CEST




Description:
19 avril - 21 mai 2017
Vernissage Mercredi 19 avril 18:00 - 21:00

Rencontre Dimanche 21 mai 15:00 - 16:00
Discussion avec Alexis Cordesse et Pierre Wat, historien d'art.

Concert Dimanche 21 mai 16:00 - 17:00
Récital de Marc-Olivier de Nattes, violoniste, membre de l'Orchestre National de France.

dans le cadre du Mois de la Photo du Grand Paris 2017

Série-récit spirituel à proximité du mont Olympe, territoire réputé pour la beauté et la rudesse de ses paysages, dans le contexte d'une Grèce en crise.

À l'occasion du Mois de la Photo du Grand Paris 2017, la maison des arts centre d'art contemporain de Malakoff présente Olympe, la nouvelle série du photographe Alexis Cordesse. Depuis le milieu des années 90, Alexis parcourt les terrains de l'actualité à la recherche des formes susceptibles de traduire une autre réalité que celle qui nous parvient généralement par le biais des médias. Ses travaux photographiques sont souvent des objets hybrides qui explorent la part de manque des images et leur relation au récit historique. En 2015, il voyage en Grèce pour réaliser un travail documentaire sur la crise économique et ses conséquences sociales. Parti de Thessalonique, l'artiste s'éloigne de son itinéraire initial et passe à proximité du mont Olympe, qu'il décide de gravir. De cette rencontre avec une montagne, Alexis Cordesse tire un récit poétique dans lequel l'Olympe se révèle le territoire d'une quête esthétique et spirituelle. L'exposition regroupe une vingtaine de photographies produites spécifiquement pour ce projet, avec le soutien de la FNAGP. À l'issue de l'exposition, et pour accompagner les réflexions du centre d'art sur la question du document, l'artiste revient, à travers la présentation d'extraits de travaux antérieurs, sur l'évolution de sa démarche.

Photographe français né en 1971, Alexis Cordesse vit et travaille à Malakoff (92). Il est représenté, à Paris, par Les Douches la Galerie. D'abord photoreporter, Alexis couvre les conflits majeurs de l'après guerre-froide, au Moyen-Orient, en Afrique et en Europe. Ses photographies sont publiées dans la presse française et étrangère, et exposées au festival Visa pour l'Image (1992). Il participe au premier World Press Master Class (1995). À partir du milieu des années 90, en quête de nouvelles formes, sa pratique s'éloigne du photoreportage. Il retourne sur les terrains de l'actualité avec d'autres exigences éthiques et plastiques. S'agissant du Rwanda, de la Palestine, et, dans un autre registre, du combat social en France, il réinvente une durée et une distance et propose des formes susceptibles de traduire une autre réalité que celle qui nous parvient généralement par le biais des médias. Ses travaux photographiques sont souvent des objets hybrides qui explorent la part de manque des images et leur relation au récit historique. Leur dimension réflexive interroge les spécificités du médium.

Alexis est, entre autre, l'auteur d'une trilogie consacrée au génocide des Tutsi du Rwanda: Itsembatsemba (1996), L'Aveu (2004), Absences (2013). Ses travaux ont été présentés à la Dokumenta XI à Kassel (2002), à l'ICP à New York (2003), à Paris lors du Mois de la Photo (2010), au Louvre dans le cadre de l'exposition Une brève histoire de l'avenir (2015). Ils sont présents dans de nombreuses collections publiques et privées, dont le Fonds National d'Art Contemporain, le musée Nicéphore Niépce, la Bibliothèque nationale de France, la collection Neuflize Vie. Le court-métrage Itsembatsemba a reçu, en 1997, le Merit Winner au San Francisco International Film Festival, ainsi que la mention spéciale au Festival du cinéma documentaire de Bilbao la même année. Il a reçu, en 2010, pour sa série Borderlines, le Prix Lucien & Rodolf, ainsi que le Prix Arcimboldo en 2011.

« À l'automne 2015, je voyageais dans le nord de la Grèce pour réaliser un projet sur le thème du paysage politique, en lien avec la crise que traverse le pays depuis une décennie. Traversant la région du mont Olympe, je me suis souvenu d'une conversation que j'avais eue, quelques jours plus tôt, avec un ami grec de Thessalonique. Il m'avait parlé de la beauté et de la rudesse des paysages de ce territoire protégé. Gravir l'Olympe. L'idée me vint et s'imposa telle une promesse. Le lendemain, j'entamais, sous une pluie fine, ma première ascension. Le massif était recouvert d'un épais brouillard. Je montais sans visibilité. Avec l'altitude, la pluie se transforma en neige. La pierre devint glissante. Finalement, à la nuit tombée, j'arrivais au refuge situé en haut du plateau des Muses. Le surlendemain, les nuages se dissipèrent et je découvris l'impressionnante théâtralité du site. Prolongé par la chaîne des aiguilles, face au trône de Zeus, le plateau est bordé de précipices offrant une vue sur l'ensemble du massif et la mer Égée. Les jours suivants, je commençais l'exploration de la montagne des Dieux. Je marchais, grimpais, descendais, tantôt sous les nuages, tantôt au-dessus. Les paysages changeaient avec les dénivelés : forêts de chênes, de sapins, parois pelées par le vent, sommets couverts par les premières neiges où tout se confond. Je contemplais l'infini et l'éternité face à face. Le spectacle était total. Rien, en bas, ne laissait présager de cette grandeur. Puis mon appareil tomba en panne et je redescendis vers la plaine.

Je rentrais transformé par ce premier séjour sur l'Olympe. Après m'y être longtemps confronté, j'avais soudain décidé de m'éloigner de la fureur du monde et de gravir une montagne. Le rythme de la marche, l'altitude et le froid, la présence de la nature, ma présence dans la nature, la densité du minéral, avaient modifié mes états de conscience. La séparation entre le sujet et l'objet s'était progressivement effacée, laissant émerger un sentiment de fusion avec les éléments. Je renouvelai l'expérience à l'occasion d'autres séjours. L'Olympe était devenu le territoire d'une quête spirituelle et esthétique. Dans cet état d'extrême présence au monde, j'ai réalisé des images qui s'apparentent à des visions oniriques ; leurs dimensions poétique et méditative en sont l'essence. Elles dialoguent avec la peinture abstraite (Rothko, Benrath,...) et jouent, de manière assumée, avec les clichés du romantisme pour mieux en souligner l'échec, la perte définitive d'une certaine vision de la nature. Associant des éléments disparates, le sublime et le banal, l'intime et l'universel, le dedans et le dehors, ces photographies sont des sortes de contre-images médiatiques. Elles témoignent, en réponse à la violence du monde, d'un désir de l'habiter poétiquement ».

Vernissage d'Alexis Cordesse "Olympe"
Alexis Cordesse, série Olympe, 2015-2016
Copyright Alexis Cordesse
Location:
Maison des Arts de Malakoff (Click here to get informations about Maison des Arts de Malakoff)
105, avenue du 12 février 1934
92240 Malakoff
M° Malakoff - Plateau de Vanves
France
Phone : +33 (0)1 47 35 96 94
Fax : +33 (0)1 47 35 91 54
Mail : maisondesarts@ville-malakoff.fr
Twitter account : MdaMalakoff
Internet Site : maisondesarts.malakoff.fr

Open the map in a new tab
Date: Wednesday, April 19, 2017
Time: 18:00-21:00 CEST
Duration: 3 hours
Category: Art & exhibition opening*
Keywords / Tags: Alexis Cordesse, Mois de la Photo du Grand Paris
Number of times displayed: 261

 



Investigations et photos
Abecedaire Parisien - Agenda - A propos - Contact

Agence Germain Pire tm - Investigation - Photo Hype - Renseignement de la nuit - © 2005-2015 - Tous droits réservés