An evening with Al Pacino

Monday, October 22, 2018 19:00-22:00 CEST




Description:
Le tout-Paris ne parle que de ça : les 22 et 23 octobre, l'acteur de Scarface, Le Parrain, etc., joue au théâtre de Paris An evening with Al Pacino, one man show durant lequel il se confiera sur son parcours et ses plus beaux rôles, images à l'appui.

L'heureux producteur du spectacle n'est autre que le Marseillais Richard Caillat, qui avait déjà fait revenir au théâtre Alain Delon, Isabelle Adjani, ou Daniel Auteuil. "J'ai toujours rêvé de faire venir une star américaine, raconte-t-il, encore tout excité par cette rencontre. Je suis allé le voir à Broadway avec Jean Reno jouer dans Les Marchands de Venise. À la fin de la pièce, Jean, qui le connaît, me l'a présenté dans les loges, et je me suis jeté à l'eau : je lui ai dit que je rêvais de le produire à Paris. Il m'a répondu : c'est un cadeau que vous me faites ! Il m'a donné son numéro. par la suite, on a échangé par textos, c'était assez surréaliste !" Au fil des rencontres, Al Pacino lui propose de donner un one man show pour lequel il aurait carte blanche. "Cela ne se refuse pas ! Ce sera une soirée intime qu'il a donnée quelques fois à Sydney et à Glasgow. Dans le teaser du spectacle, il dit au public : "Je monte sur scène, mais je ne sais pas ce qui va se passer." Il y a beaucoup d'improvisation. Aucune soirée ne ressemble à la précédente."

"Recevoir des SMS d'Al Pacino, c'était un peu surréliste!"

Si Richard Caillat entre ainsi dans la cour des grands, c 'est qu'il a les épaules pour le produire. Dans sa première vie, l'homme d'affaires a fondé et dirigé HighCo, groupe de marketing ciblé sur la grande distribution. Fleuron de l'économie aixoise, le groupe, entré en Bourse en 1996, compte aujourd'hui près de 700 collaborateurs dans 14 pays. À la tête d'HighCo, Richard Caillat trouve un peu de place dans son agenda serré pour sortir au théâtre le soir, notamment au théâtre de Paris, voisin du siège parisien d'HighCo. Suite à une rencontre, il décide de produire son premier spectacle en 2010, la Mère de Florian Zeller, avec Catherine Hiegel. "J'ai commencé à participer aux réunions de production et aux répétitions, ça a été comme un coup de foudre amoureux. Je ne dormais plus. J'ai dit à ma femme : Je vais changer de vie. Je vais faire du théâtre. Je ne sais pas si elle m'a cru." Banco, la pièce rafle deux Molière. Après ce succès, sa société Arts Live Entertainment prend une autre dimension. "J'étais fatigué par le marketing et la finance, mon rôle de président d'HighCo était très exposé aux marchés financiers, j'avais envie de tourner la page, de changer de vie. Alors autant choisir quelque chose qui me faisait vibrer." Or deux passions animent le patron marseillais : l'OM et le théâtre. Son projet de reprise du club olympien capote, mais dans la production, tout va très vite. Il propose alors à deux autres patrons marseillais à la réussite éclatante de participer à l'aventure: Jacques -Antoine Granjon, PDG de vente-privée, et Marc Simoncini, ancien PDG de Meetic, qu'il croise régulièrement au Vélodrome. "Je leur ai demandé de s'associer avec moi pour produire des spectacles de théâtre, en mettant Internet au coeur de la production et de la distribution." Se joint à eux Xavier Niel, le boss de Free, BFM, le Monde. Pas le style de patron à considérer la culture comme une danseuse. "C'est assez mineur dans sa galaxie d'activités, mais je confirme qu'il n'aime pas perdre !, s'exclame Richard Caillat. J'ai eu beaucoup de succès, mais aussi un flop : Kinfisher avec Isabelle Adjani, une pièce qui s'est mal passée, il a fallu changer de metteur en scène quelques semaines avant la première. Il m'a fait savoir qu'il n'avait pas trop apprécié. Mais ce qui nous rassemble, tous les quatre, c'est notre ouverture d'esprit et notre goût d'entreprendre, le goût du risque tout simplement."

"Dans les milieux parisiens, il vaut mieux dire qu'on va voir Booba que Sardou"

Arts Live Entertainment rachète le théâtre de Paris en 2013, puis La Michodière, et les Bouffes parisiens, ce qui fait du producteur un acteur majeur du théâtre privé. Le profil boursier de Richard Caillat, et celui de discounter de Jacques-Antoine Granjon ne passent pas inaperçus dans le monde culturel, et ne sont pas forcément du goût de tout le monde. "Je me souviens d'un article de Libé qui criait à la fin de la culture !" Richard Caillat n'en a cure. "Il y a un snobisme des tutelles et même des artistes. Çela m'est complètement égal. Je peux produire à la fois Marcial Di Fonzo Bo, la "crème de la crème" du théâtre public au Rond-Point, comme Amanda Lear dans une comédie de boulevard, je n'ai aucune barrière ! Je suis fan de Michel Sardou, je le dis toujours. Même si dans les milieux parisiens, il vaut mieux dire qu'on va voir Booba que Sardou en concert."

Décidé à moderniser le théâtre, quitte à bousculer les habitudes de la profession, il a mis en vente le one man show d'Al Pacino sur le site de vente-privée.com à des tarifs, qui démarrent de 90 € et vont jusqu'à 500 €. "Le système de billetterie du théâtre est très inabouti en France, quand j'ai racheté La Michodière, on en était encore à la vente au kiosque ! Comment créer des réseaux sociaux pour faire connaître les pièces, comment fidéliser les spectateurs avec des cartes prépayées ? Il y a plein de choses à imaginer." En passant par vente privée, la pièce bénéficie d'une belle vitrIne auprès des 16 millions de membres qui visitent le site tous les jours. Cela suffira-t-il pour vendre des places au prix moyen de 300 euros, des tarifs qui ont scandalisé les fans ? Au lendemain de la mise en vente, 70 % des places s'étaient écoulées. Pari gagné. On ne se refait pas.

Le prix des places scandalise les fans

Si l'annonce de la venue d'Al Pacino a fait le buzz début septembre, les fans ont déchanté lors de la commercialisation des places. Pour voir Al Pacino en live (et sans sous-titrage, il faut en effet débourser 90 € minimum, des places qui se sont arrachées en quelques minutes. Le ticket moyen est de 300 €, tandis que les places les plus chères s'affichent à 950 € pour le pack Premium, qui comprend un "accueil personnalisé par nos hôtesses, champagne et boissons, un cocktail après spectacle en présence de Monsieur Al Pacino durant 30 minutes, une photo avec l'artiste, un cadeau prestige et un placement privilège". Les admirateurs de l'acteur américain ont rivalisé d'humour dans des tweets assassins, du style : "Bonjour @cetelem pouvez me financer pour aller voir #AlPacino au théâtre de Paris ?". Ou "Hey Al Pacino t'es un acteur, pas un loyer." Ou bien encore : "#AlPacino your price is too high to come in Theatre de Paris in October :) but I'm still a fan. Good trip with your rich audience. #theatre #paris #ventesprivees".

"Quand vous allez au théâtre à New York ou à Londres, les places les moins chères tournent autour de 150 dollars, les places les plus chères sont à 300 dollars, on est dans ces prix-là", répond Richard Caillat, qui rappelle que le spectacle est produit sans mécène ni subvention publique, ce qui ne lui laissait, selon lui, pas le choix sur la politique tarifaire. "À Paris, c'est une première dans le théâtre, cela ne s'est jamais fait, mais l'événement est exceptionnel." Richard Caillat poursuit : "Ce sont des tarifs qui se pratiquent pour la danse classique ou pour les concerts : si vous voulez des belles places pour voir les Stones, Beyonce, ou Paul McCartney, c'est 500 euros. Pour le théâtre, c'est une première. C'est cher, très cher, mais c'est Al Pacino à Paris."

Le producteur rappelle l'occasion est inédite, dans un théâtre à l'italienne, c'est-à-dire dans un cadre intime et privilégié, et pas dans un Zénith, "où l'on voit l'artiste sur grand écran".

"An evening with Pacino" : la star américaine se raconte deux soirs à Paris

L'acteur de 78 ans, qui vient de tourner Once upon a time de Quentin Tarantino, aux côtés de Leonardo DiCaprio dans le rôle principal, sera au théâtre de Paris les 22 et 23 octobre prochains. Il se produit dans un one man show, "une soirée intime durant laquelle l'acteur revient sur ses plus grands rôles au théâtre et au cinéma, sous forme de confidences, images à l'appui". Le show, qui a déjà été donné à Melbourne et à Glasgow, laisse une large part à l'improvisation. "Al Pacino m'a demandé de lui laisser carte blanche, cela ne se refuse pas ! s'exclame Richard Caillat. Un soir j'étais chez lui dans sa cuisine. Il a commencé à jouer des extraits du Parrain, de Scarface, ou à me déclamer du Richard III. J'étais fasciné !"

Bête de scène, Al Pacino a en effet commencé sa carrière sur les planches, et n'a jamais "lâché" le théâtre, malgré un emploi du temps dense au cinéma. "Il est sur scène tous les deux ou trois ans, entre deux tournages, il aime ça, la scène l'habite." Grand admirateur de Shakespeare, il a d'ailleurs réalisé caméra à l'épaule le documentaire Looking for Richard, en hommage au dramaturge.


Sa bio

25 avril 1940 : naissance à New York. Fils de Salvator Pacino, tailleur de pierre, et Rose Gerard, sans profession, tous les deux originaires de la Sicile, il grandit dans le Bronx, élevé par ses grands-parents maternels.

1971 : Al Pacino obtient le rôle principal dans "Panique à Needle Park" de Jerry Schatzberg, un drame où il joue un accro à l'héroïne. Son interprétation attire l'attention de Francis Ford Coppola, qui le choisit pour le rôle de Michael Corleone dans "Le Parrain".

1972 : "Le Parrain" lui ouvre les portes de la gloire. Il a 32 ans.

1973 : Il incarne Serpico de Sidney Lumet, un policier aux prises avec la corruption.

1974 : "Le Parrain 2".

1983 : l'acteur incarne Tony Montana dans le film culte "Scarface".

1995 : Pacino retrouve De Niro dans "Heat" de Michael Mann.

1996 : Il réalise "Looking for Richard", un documentaire à la recherche de Shakespeare à travers la mise en scène de Richard III.

2004 : "Le Marchand de Venise" au théâtre d'après Shakespeare.

2019 : Sortie de "Once upon a time in Hollywood" de Quentin Tarantino. Il incarne l'agent d'une star de télévision, jouée par Leonardo DiCaprio.

An evening with Al Pacino
Location:
Théâtre de Paris (Click here to get informations about Théâtre de Paris)
15, rue Blanche
75009 Paris
M° Trinité - d'Estienne d'Orves, Blanche
France
Phone : +33 (0)1 48 74 10 75
Fax : +33 (0)1 48 74 28 09
Mail : contact@theatredeparis.com
Twitter account : Theatre2Paris
Instagram account : theatredeparis
Internet Site : www.theatredeparis.com

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Date: Monday, October 22, 2018
Repeat Type: Daily;Until=10/23/2018 October 23: October 23 October 23, 2018: October 23, 2018 October 2018: October 2018 20:00
Time: 19:00-22:00 CEST
Duration: 3 hours
Category: Entertainment & theatre*
Keywords / Tags: Al Pacino
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